dimanche, 29 janvier 2012
SENEGAL - ABDOULAYE WADE OU L'ARCHETYPE DE L'INCONSISTANCE AFRICAINE

C'est simplement scandaleux ! Abdoulaye Wade, le président sénégalais sortant, va donc concourir, le 26 février prochain, à 85 ans déclaré, à l'élection présidentielle. Au delà du fait qu'une loi ne serait rétroactive, la question de l'âge du "Pape du Sopi" se pose avec acuité. Ne peut-il pas s'inspirer de Léopold Sédar Senghor ? Ce dernier, premier président sénégalais (1960-1980), avait volontairement quitté ses fonctions, à 74 ans, simplement pour se reposer.
Les Africains, à toutes les échelles, pas seulement au niveau de leurs élites, prennent la retraite comme une sanction. C'est ainsi qu'on voit ce grabataire faire du forcing. Mais pourquoi papy fait-il ainsi de la résistance alors qu'il pouvait lancer un poulain de son parti ? Ses partisans que j'ai rencontré me disent qu'en 10 ans à la tête du Sénégal, il a fait mieux que Senghor et Diouf réunis, comme si c'était le débat.
Pire, manipulant à son compte la Conseil constitutionnel, selon Seneweb, l'homme s'apprêterait à faire invalider à leur tour, les candidatures "de Macky Sall, d'Idrissa Seck et de Cheikh Tidiane Gadio, tous des fils putatifs du leader du PDS (parti de Wade, Ndrl) et reniés finalement. Quant à Youssou Ndour qui a déposé un recours, il a annoncé avoir 100 000 signatures alors que le Conseil constitutionnel lui reproche d'avoir fourni une liste de 12.936 électeurs appuyant sa candidature dont seuls 8.911 ont pu être identifiés et leurs signatures validées.
Avec la même condescendance habituelle, le Département d'Etat américain, par la voix de son ambassadeur à Dakar au Sénégal, demande aux Sénégalais de respecter la décision du Conseil constitutionnel. Wade se fout royalement des Sénégalais et ne pense qu'à sa petite personne. Quand on sait que ce clown était allé pérorer à Benghazi pour demander le départ de Kadhafi alors que la Libye était agressée, il est étonnant que lui, s'accroche au pouvoir avec le silence assourdissant de la soi-disant "communauté internationale". Il avait enfin promis, de ne pas se représenter. Cet homme a tué la démocratie sénégalaise !
Source: ALLAIN JULES
00:05 Publié dans Afrique, Etats-Unis d'Amérique, Sénégal | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : afrique, abdoulaye wade, l'archétype de l'inconsistance de l'afrique, le pape du sopi, macky sall, idrissa seck, cheikh tidiane gadio, le pds parti de wade, wade candidat de l'élection présidentielle du 26 février 2012, le conseil constitutionnel sénégalais, youssou n'dour
samedi, 28 janvier 2012
ALASSANE OUATTARA ET ABDOULAYE WADE FONT LA HONTE DE L'AFRIQUE

Afrique, mon Afrique, où vas-tu ?
Côte d'Ivoire - Tant que les Africains accepteront de se faire marcher sur les pieds, rien ne changera. Vraiment rien. J'ai été choqué de voir le président ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, être reçu en France, à l'aéroport d'Orly, pour sa visite... officielle, être accueilli par le ministre français de l'Intérieur, Claude Guéant. Comment peut-on envoyer un ministre recevoir un président ?
Le premier-ministre français François Fillon n'a pas daigné, lui aussi, se déplacer. Que vaut un chef d'Etat africain ? Le mépris que les pays occidentaux ont vis à vis de leurs homologues africains, devrais-je dire sous-préfets africains, est abyssal. La France a organisée une pseudo parade aux Invalides à l'honneur de son hôte ivoirien. Fastueux, avec escorte de la Garde républicaine à cheval et à moto, ce n'était que moquerie.
Comment l'Afrique est méprisée et maltraitée par la France ? Le président ivoirien vient de montrer l'illustration. Mais, il y a pire. Comment un chef d'Etat africain peut-il se déplacer en allant sur une chaîne de télévision ? Non, vous ne rêvez pas, Alassane Dramane Ouattara s'est rendu en début d'après-midi à LCI au lieu que la chaîne aille à lui. Ridicule.
Sénégal - Le Conseil constitutionnel a accepté 14 candidatures dont celle d'Abdoulaye Wade à l'élection présidentielle du 26 février à l'issue d'une longue séance de délibération. Il faut savoir que le même conseil n'accepte dans ses textes que deux candidatures alors que Wade court pour un 3e mandat. A gerber. Après l'annonce, hier soir, vendredi, de nombreux incidents ont eu lieu. Nous en saurons un peu plus dans la journée.
Craignant la popularité de l'artiste Youssou Ndour, le Conseil constitutionnel sénégalais a déclaré sa candidature irrecevable, sans toutefois précisé dans son arrêté, ce qui motivait sa décision. Elle est belle la démocratie sénégalaise, avec Wade aux commandes. Quelle honte ! Youssou Ndour ne fait pas seul les frais de cet arrêté scélérat. Ceux qui l'accompagne dans son malheur sont: Kéba Keinde et Abdourahmane Sarr.
Bien sûr, puisque Abdoulaye Wade est l'ami de Sarkozy, ou plutôt son laquais, vous n'entendrez ici chez nous en France, aucune voix s'élever contre ce viol du peuple sénégalais perpétré par cet homme qui a détruit la belle démocratie sénégalaise. Il ne reste qu'à l'opposition sénégalaise d'avoir un candidat unique sinon, ça va encore être la bérézina.
Source: ALLAIN JULES
22:40 Publié dans Afrique, France, Sénégal, Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : côte d'ivoire, alassane ouattara et abdoulaye wade honte de l'afrique, visite d'état d'alassane ouattara en france, conseil constitutionnel sénégalais, youssou n'dour, les laquais de la france en afrique
OUATTARA, PORTEUR DE VALISES, AU SECOURS DE SARKOZY

Une visite d'État qui cache pas mal de particularités. Ouattara, le Chef d'État ivoirien est paraît-il en visite d'État à Paris. Ce voyage ne nous leurrons pas, fait absolument partie intégrante du coup d'État planifié par la France de Sarkozy. Il mérite qu'on s'y attarde un peu pour lever le voile sur ce que nous avons baptisé avant le coup d'Etat, «kaléidoscope d'un coup d'Etat planifié » dans une série d'articles dans le quotidien « Le Temps ».
Une des clauses secrètes ne prévoyait pas seulement mais exigeait le retour de l'ascenseur, en temps opportun, au Président français. Et ce temps opportun avait un nom, « renflouer mes caisses de liquidités » et un moment « pendant la campagne de l'élection présidentielle française ».
Cette clause est entrée dans sa phase exécutoire avec ce voyage qui, de toutes les manières n'avait aucun caractère urgent, sinon que de voler financièrement au secours d'un ami en pleine difficulté électorale.

A - Genèse d'une malédiction
Esprits cartésiens, abstenez-vous, car vous n'y comprendrez rien. Par contre, ceux qui comme Jacques Chirac prêtent une attention particulière à ces curiosités irrationnelles, comprendront aisément, parce que le monde que nous vivons, se vit avec une grande part de mystère et de foisonnements mystiques qu'on ne peut nier aveuglement au nom de la science qui elle-même a montré ses limites, face à ces curiosités mystiques. Ce n'est pas toujours que 2 +2 = 4, non et non ! Tout comme personne ne peut affirmer péremptoirement aujourd'hui sans risque de se faire lyncher, qu'un couple de mariés serait forcément une union d'un homme et d'une femme ! Ce qui a été le cas pendant des siècles !
Pour toute souvenance, rappelez-vous de ce voyage impromptu de Jacques Chirac à Yamoussoukro, candidat à l'élection présidentielle contre Balladur, où selon ses propres dires, il avait rencontré une vieille sorcière baoulé, aux fins fonds de la forêt qui lui avait prédit que «cette fois-ci, c'était la bonne » ; entendez par là que lui Jacques Chirac sera élu président ; effectivement, il a gagné cette élection face à l'équipe balladurienne dirigée par un certain Sarkozy. Cependant si Chirac reconnaît plus tard publiquement les prédictions avérées de la vieille femme baoulé concernant sa victoire, il ne dit pas un mot de la contrepartie exigée par elle. Sauf que le non-respect de cet engagement va faire ressurgir plus tard les conséquences dramatiques de cette inconséquence bien française!
En effet, la vieille sorcière avait demandé à son partenaire du moment de prendre l'engagement au nom de la France (elle avait vu venir les choses, au fond de son pot-à-rat, une sorte de boule de cristal) de défendre et de protéger la Côte d'Ivoire, en tout temps, en tous lieux et en toutes circonstances. Et voici pourtant, la France délinquante de Sarkozy, le voyou qui réunit une horde de barbares sortie du fond des âges pour détruire le pays. Le pacte d'alliance est jeté aux orties et conséquemment, l'irrévérencieuse France a commencé sa descente aux enfers puisqu'elle venait de manger son totem : C'est la malédiction de la vieille sorcière de Yamoussoukro. Sarkozy comme Œdipe a violé un tabou. Dans ces conditions, il n'y a rien de surprenant de le voir embourbé dans la fange de toutes les affaires sales de la Vème République, assistant impuissamment à la rétrogradation de la France dans tous les domaines, a tel point que ce n'est plus l'Allemagne, la compagne de route de la France, mais plutôt l'Espagne, à laquelle il s'accroche comme une bouée de sauvetage pour exister! Or, il y a seulement un trimestre, Sarko le bref, jouant au chef d'orchestre de l'UE parlait de l'Espagne avec un mépris voué aux petites nations. Sarko, le bref, comme sur un navire en déperdition cherche vainement une bouée de sauvetage sans succès, condamné comme Sisyphe à l'éternel recommencement ! La violation du serment de Yamoussoukro a cédé la place à la malédiction rampante de la vieille femme baoulé qui fait des ravages dévastateurs.
Partant, Ouattara entame son voyage à Paris pour voler au secours de son ami Sarko en pleine noyade.

B - Voyage d'Etat?
Pour rappel lorsque Feu Houphouët-Boigny entame sa visite d'Etat en France, en 1976, sous le Président Valery Giscard d'Estaing, j'ai souvenance que depuis la frontière Suisse, son avion avait été escorté par quatre mirages français jusqu'à l'aéroport du Bourget. L'escorte jusqu'à l'Hôtel Marigny où il fut logé était particulièrement impressionnante! Rien de tout cela pour une visite présentée comme estampillée d'une auréole exceptionnelle. Ouattara arrive pour sa première visite d'Etat, j'insiste sur la 1ère visite d'Etat car depuis le Coup d'Etat français, l'homme aux ordres, n'a été qu'un commis voyageur permanent entre Paris et Abidjan. Sur le Tarmac à l'arrivée, ni le Premier ministre François Fillon, ni le patron de la diplomatie française, Alain Juppé n'ont daigné faire le déplacement. Sans doute, ils n'aimeraient pas s'afficher avec le tyran sanguinaire d'Abidjan.
Mais une présence très remarquée et non innocente (nous le verrons par la suite) de l'ancien Secrétaire général de l'Elysée, aujourd'hui Ministre de l'Intérieur officiellement, mais en réalité le patron des officines occultes de Sarkozy. Protocolairement, cela pourrait être un sujet à débats.
Au-delà des flonflons, des youyous et des salamalecs de bonne convenance, un voyage d'état a quelques avantages que l'on ne saurait négliger, entre autres les franchises qui vous permettent de remplir vos aéronefs de tout ce vous voulez sans être soumis à aucune fouille. Ainsi vous comprenez aisément la présence du Ministre de l'intérieur pour éviter tout couac. On peut apporter avec soi quelques mangues, papayes, cocos, bananes ivoiriennes, mais aussi quelques mallettes bien bourrées de billets pour les marques d'attention ou dans le cadre d'échanges de bons procédés pour les gens du serail.

C - Ces mallettes invisibles
Invisibles ? Oui, pour les regards indiscrets et les fouineurs mal intentionnés, mais indispensables pour un Sarkozy asséché financièrement pour une présidentielle qui s'annonce coûteuse. Or, toutes les affaires les plus sales, se succèdent avec un point focal, l'entourage très proche de Sarko-Le Bref, quand ce n'est pas lui-même qui est mis en cause directement : affaire Karachi, affaire Clearstream, les révélations de Mediapart sur l'affaire de fonds Volter, Affaire Bettencourt...et patati patata !
Et toutes ses affaires ont aussi un point commun, une odeur sulfureuse et mafieuse d'argent sale autour des différentes campagnes électorales présidentielles ; scenario apocalyptique financier dans lequel patauge Sarkozy : on y découvre que tous les personnages présents dans le synopsis sont des personnages baignant dans les trafics d'armes, de commissions et de retro-commissions, bakchichs, jouant les entregents entre les palais présidentiels du Maghreb, du Machrek, du Proche-Orient et les hommes politiques européens et particulièrement français, dont Sarkozy.
En un mot, l'argent sale a circulé. Seulement, les temps ont changé. Le vent violent du Printemps arabe a fermé à double tour les portes, les sources des mannes tunisienne et égyptienne.
Quant à la Lybie de feu Ghadaffi, pourvoyeuse de fonds du clan Sarkozy, elle est anéantie totalement par Sarko, le nihiliste, qui voulant l'or tout de suite, a tué la poule aux œufs d'or, espérant pouvoir s'emparer aisément du pactole libyen stocké en France. Convaincu de la complicité des bandits du fameux CNT libyen ! Échec et Mat !
Guéant, alors Secrétaire général de l'Elysée, ayant lamentablement échoué dans sa quête auprès du Président Gbagbo à Yamoussoukro ! Échec et Mat aussi, ce dernier ne mangeant pas de ce pain. Après le coup d'État, le Premier ministre Fillon, dans sa tentative de ravitailler le clan en commissions et de retro-commissions, en versant des subventions aux entreprises françaises sur la table, pour les récupérer sous la table, s'est trouvé coincé par le fait que les caisses du Trésor français sont vides ! Là aussi, Échec et Mat !
Et voici donc que Sarkozy est sans le sou pour la campagne électorale. Alors l'Homme hésite à déclarer sa candidature. Ainsi son ami Ouattara, lui-même en délicatesse financière à Abidjan, râcle les fonds du Trésor ivoirien, vole au secours de son « ami avec qui les convergences de convictions sont parfaites », lors de ce simulacre de visite d'État. Suivons bien, si la moisson est fructueuse, Sarkozy annoncera sa candidature à la présidentielle très prochainement! Voici la confirmation de ceux qui veulent voir en Ouattara, un sous-préfet de France en Côte d'Ivoire.
Par: Khalil Ali Kéïta, sur sa Facebook
Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL
13:55 Publié dans Afrique, Crise ivoirienne, Europe, France, Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : côte d'ivoire, visite d'état d'alassane ouattara en france, ouattara porteur de valises, ouattara au secours de nicolas sarkozy, affaire karachi, affaire clearstream, révélations de médiapart sur l'affaire de fonds volter, affaire bettencourt
DEPUIS SA PRISON DE LA HAYE, CE QUE GBAGBO DEMANDE AUX IVOIRIENS

Le dimanche 29 janvier prochain, cela fera deux mois que le président Laurent Gbagbo a été déporté à La Haye, dans la prison de Scheveningen. Mais cette autre épreuve n'a en rien altéré son moral et sa détermination à poursuivre le combat qu'il mène avec acharnement malgré la diversité de l'adversité.
Déjà, lors de sa première comparution, le lundi 5 décembre dernier, le président Gbagbo avait annoncé les couleurs. «On ira jusqu'au bout», avait-il assené. Même s'il est détenu arbitrairement à la prison de Scheveningen, Gbagbo atteste que ses conditions de détentions sont mille fois meilleures à celles du goulag de Korhogo, où Ouattara le détenait. En deux mois à La Haye, le président Gbagbo a reçu plus de visiteurs qu'il n'en a reçu en sept mois de détention à Korhogo. Du beau monde a pu voir le plus célèbre prisonnier au monde à l'heure actuelle, notamment plusieurs de ses collaborateurs, des membres de sa famille...
En tout cas, c'est un Laurent Gbagbo plus que déterminé et combattif qu'il a été donné de découvrir dans la prison de Scheveningen, selon les dires des happy few qui ont vu l'homme qui continue de hanter le régime fébrile d'Abidjan.
A un de ses visiteurs, le président Laurent Gbagbo donnera un message particulier à transmettre aux Ivoiriens. Dans un contexte qu'il sait particulièrement pénible pour ses compatriotes qui continuent de souffrir le martyre. «Ne vous découragez pas, ne baissez pas les bras», a dit en substance le président Gbagbo. Qui a invité les Ivoiriens à songer à reconstruire le pays, à sauver la Côte d'Ivoire. «Malgré l'adversité, les difficultés, continuez à vous battre pour la Côte d'Ivoire, notre seul pays. Parce que nous n'avons que ce pays là. Les autres peuvent semer le désordre et s'en aller, mais nous c'est notre terre», a fait savoir le président Laurent Gbagbo.
En tout cas, en ce qui concerne le combat pour l'histoire qu'il mène depuis La Haye, le président Gbagbo a réaffirmé sa détermination à aller jusqu'au bout. Selon notre source, le Woody de Mama est dans une grande forme physique ; il n'a en rien perdu sa bonne humeur et surtout son sens de l'humour. Il se dit déjà préparé moralement et physiquement à affronter les autres étapes de la procédure. Pour lui, le temps, l'autre nom de Dieu, finira par donner raison aux Ivoiriens.
Gérard Koné
Source: LE NOUVEAU COURRIER
ET POURTANT C'EST UNE MILICE

Nous avions déjà dit dans les colonnes de votre quotidien préféré (Aujourd'hui, Ndlr) que Dramane Ouattara n'est pas l'homme qu'il faut pour doter la Côte d'une armée nationale. Aujourd'hui, sous la pression des miliciens qu'il a utilisés pour faire la guerre au régime de Laurent Gbagbo, il ne sait pas où donner de la tête.
En principe il ne devrait pas avoir de problème. S'il est venu avec des emplois, il n'y a rien de plus aisé que d'en donner pour permanemment caser tous ces jeunes à qui on a promis au minimum une situation stable pour les inciter à prendre les armes. Ou s'il est venu avec les pluies de milliards, pourquoi ne pas libérer ces "guerriers" en leur donnant le pécule promis en échange des armes qu'ils gardent par devers eux ?
Dramane Ouattara n'a pas de solution, même la solution à ses propres promesses devenues problèmes. Son ministre délégué à la défense monsieur Paul Koffi Koffi parle d'encaserner au bas mot 40.000 jeunes dans une sorte d'"armée de réserve". Il les appelle tantôt les "associés" tantôt les "assimilés" et il dit d'eux qu'« ils ne seront plus militaires, mais seront sous un commandement militaire. Il n'est pas question qu'ils soient engagés et embauchés par l'armée. Il faut que cela soit clair (...) on sait qu'ils ont des armes. Nous allons voir dans quelle mesure il faut récupérer ces armes dès qu'ils entrent en caserne ».
Dans cette déclaration qui pue la naïveté subtile de son auteur, on voit que le gouvernement de Dramane évite soigneusement de nous dire qu'il est en train de se doter d'une milice personnelle. Ce n'est pas parce qu'elle sera appelée "armée de réserve" qu'elle sera moins paysanne, moins ethnique et moins délinquante. Dans ce pays, on a toujours considéré que les jeunes qui se sont constitués spontanément en mouvement d'auto-défense étaient des miliciens de Gbagbo. Sur quelle base Dramane Ouattara pense-t-il ne pas faire pire en créant une "armée de réserve" essentiellement composée de ses partisans, lui qui a "monocolorisé" le parlement d'une nation qui compte au moins 60 ethnies ?
Joseph Marat
Source: Le blog de Joseph Marat
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DINDE Fernand AGBO
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vendredi, 27 janvier 2012
VISITE D'ALASSANE OUATTARA A PARIS: LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT NICOLAS SARKOZY

La visite d'Alassane Ouattara en France, ce mercredi 25 janvier, pour quatre jours est une occasion pour la France de se poser - et de lui poser, les vraies questions concernant la situation en Côte d'Ivoire.
Alors qu'il semble prévu, lors de cette visite, de « saluer les progrès faits par la Côte d'Ivoire depuis le départ du Président Gbagbo », nous invitons le Président Nicolas Sarkozy, le Premier ministre François Fillon, le Ministre des Affaires étrangères et européennes Alain Juppé, le Président de l'Assemblée Nationale Bernard Accoyer, le Président du Sénat Jean-Pierre Bel, et la Présidente du MEDEF Laurence Parisot, à aborder les vrais sujets suivants :
1. Processus de réconciliation nationale
Alors que le pays est toujours divisé par le résultat d'élections présidentielles que nous continuons de contester (et pour lesquelles nous attendons toujours un recomptage des voix, qui nous a été refusé par les instances internationales contre toute logique de droit et de fait), rien dans l'action d'Alassane Ouattara n'a favorisé la réconciliation d'un pays divisé en deux. Au contraire, la sécurité de son régime est assurée, avec l'assistance de l'armée française, par des chefs de guerre qui depuis 2002 , vivent en marge de l'Etat et l'état de droit et que toutes les ONG reconnaissent comme étant à la fois, les auteurs des crimes contre l'humanité comme ceux de Duékoué et qui se sont enrichis au détriment de l'Etat de Côte d'Ivoire grâce aux trafics illégaux du cacao et du diamant. Et depuis le renversement du Président GBAGBO, la situation sécuritaire n'a malheureusement pas changé, la population continuant à être terrorisée par les chefs de guerre. Les tensions ne font donc que s'exacerber.
Le transfèrement illégal du Président Laurent Gbagbo le 29 novembre dernier approuvé par le Gouvernement OUATTARA, qui fait suite à sa détention illégale et arbitraire, a été effectué à un peu plus d'une semaine des élections législatives en Côte d'Ivoire du 11 décembre 2011. Nous sommes donc en présence d'une manœuvre politique qui a tente de mettre à l'écart l'un des acteurs clés de la vie politique ivoirienne, père du multipartisme et de la démocratie en COTE D'IVOIRE, fondateur du FPI et initiateur de la plate-forme CNRD-FPI.
Cela a eu pour résultat de renforcer encore les exactions dont sont régulièrement victimes les sympathisants et partisans du Front Populaire Ivoirien/CNRD (FPI). Ainsi, le 21 janvier dernier, un partisan du FPI est mort et beaucoup ont été blessés lors d'une attaque à coups de pierres et armes blanches, menée par des partisans du Gouvernement contre un rassemblement de ce parti. Ces violences ont été condamnées fermement par les Etats-Unis et par la Convention de la Société Civile ivoirienne (CSCI), qui ont appelé au « dialogue ». La France s'est tue. Mais nous voulons croire qu'elle attendait cette visite officielle pour exprimer sa position.
2. Mise en œuvre du processus démocratique dans le pays
Les élections législatives du 11 décembre dernier ont montré à quel point la démocratie en Côte d'Ivoire était sortie affaiblie. Ce scrutin, boycotté par les partis proches du Président Laurent GBAGBO - donc par la principale force d'opposition en Côte d'Ivoire, enregistre, avec moins de 15%, le plus faible taux de participation jamais connu en Côte d'Ivoire. Les résultats ne sont donc pas représentatifs puisque moins de 8% du corps électoral dans son ensemble a voté pour Alassane Ouattara.
Les Ivoiriens ont exprimé, par leur abstention, le fait qu'ils n'étaient pas dupes : ils demandent un vrai débat politique et démocratique et rappellent que, dans l'état actuel de la crise ivoirienne, la normalisation de la vie politique ne peut se faire sans le Président GBAGBO.
3. Situation des exilés, des déplacés de guerre à l'intérieur du pays, des exilés et des Etudiants
Selon le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), il reste aujourd'hui quelque 500 000 personnes déplacées à l'intérieur du pays qui ont été pillés et chassées de leurs maisons par les forces de Alassane OUATTARA. Un chiffre auquel il faudrait ajouter près de 2 500 000 réfugiés ivoiriens dans les pays voisins. Soit près de trois millions d'Ivoiriens qui ne peuvent participer à la vie démocratique dans leur pays.
N'était-il pas plus urgent de faciliter et d'accompagner leur retour, plutôt que d'organiser des élections législatives auxquelles plus de trois millions de citoyens ne pouvaient physiquement participer compte tenu des conditions précaires de sécurité ?
N'aurait il pas mieux valu allouer les dépenses liées à cette parodie d'élection à la réouverture des universités ivoiriennes dont la fermeture décidée par Alassane OUATTARA, prive ainsi les étudiants et la société ivoiriens de toute perspective d'avenir ?
En conclusion, nous appelons le Président Nicolas Sarkozy, le Premier ministre François Fillon, le Président de l'Assemblée Nationale Bernard Accoyer, le Président du Sénat Jean-Pierre Bel, et la Présidente du MEDEF Laurence Parisot à faire passer la promotion de la paix, de la stabilité et de la démocratie en Côte d'Ivoire, au-dessus de considérations financières et commerciales qui au fond ne servent ni les intérêts de la FRANCE ni ceux de la COTE D'IVOIRE.
Nous les invitons donc à demander, lors de leur rencontre avec Alassane Ouattara, des engagements fermes pour que soit lancé un véritable processus de réconciliation nationale qui suppose que soit immédiatement engagées des discussions avec le Président Laurent GBAGBO.
L'avenir de la Côte d'Ivoire, plus que jamais incertain, est à ce prix.
Ampliation:
Au Premier ministre François Fillon, au Ministre des Affaires étrangères et européennes Alain Juppé, au Président de l'Assemblée Nationale, Bernard Accoyer, au Président du Sénat Jean-Pierre Bel, et la Présidente du MEDEF Laurence Parisot.
Le Ministre Koné Katinan Justin,
Porte-parole du Président Laurent Gbagbo
20:26 Publié dans Crise ivoirienne, France, Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : côte d'ivoire, lettre ouverte du porte-parole de laurent gbagbo, lettre ouverte à nicolas sarkozy, processus de réconciliation nationale, processus démocratique en côte d'ivoire, situation des exilés, déplacés de guerre, medef, laurent gbagbo, visite d'alassane ouattara en france
DRAMANE OU LE PERIL DE L'ETHNOCENTRISME

Répondant aux griefs ethnocentriques reprochés à son régime, Dramane Ouattara a fait la déclaration suivante : « Il s'agit d'un simple rattrapage. Sous Gbagbo les communautés du Nord, soit 40% de la population était exclue des postes de responsabilité... ». Quand le premier responsable d'un Etat ouvre ainsi clairement le débat sur les clivages ethniques, peut-on encore reprocher à sa population de s'y engouffrer?
Sans entrer dans la véracité de ses propos, on ne peut pas s'empêcher d'avoir honte d'être le sujet d'un dirigeant aux propos aussi controversants. Ce Monsieur a dit dans les mêmes circonstances que c'est parce qu'il est nordiste qu'on ne voulait pas qu'il soit candidat. Cela nous a coûté plus de 20 ans d'instabilité. Parce que les gens du nord se sont effectivement mis dans la tête qu'ils étaient exclus. Nous avions pensé à la boutade d'un homme aveuglé par une ambition démesurée. Nous étions loin de croire que cela était l'expression d'un calcul minutieux pour l'application d'une politique ethniciste qui n'aura rien à envier au nazisme.
L'idéologie nazie n'était rien d'autre que la promotion d'une race sur les autres. Ce que cette idéologie, tirée des tréfonds des théories sur la supériorité de la race aryenne, a produit en Europe est encore vivace dans la mémoire collective de notre humanité. C'est pour tourner le dos définitivement aux affres de la barbarie hitlérienne qu'il est recommandé de défendre en priorité les valeurs universelles d'humanité avant celles très basses de la race et de l'ethnie. C'est au nom de ces valeurs qui révèlent la profondeur des grands hommes qu'on a combattu le colonialisme, le nazisme, l'apartheid et toutes les formes d'impérialisme.
Et c'est pour ne plus regarder dans le rétroviseur de notre bestialité que partout dans le monde, les organes de régulations de la presse traquent tous les propos à caractère raciste et ethnique. Sans entrer dans la véracité de ce que Dramane Ouattara dit et qu'aucun responsable politique n'a jamais dit en Côte d'Ivoire, je voudrais savoir de quel droit les gens du Nord devrait être représentés à plus de 40% dans l'administration d'un Etat qui compte 60 ethnies ? Où serait aujourd'hui la Côte d'ivoire, ou bien où allons-nous si chaque leader politique devrait faire du rééquilibrage ou du rattrapage en fonction de son ethnie ?
Joseph Marat
Source: LE DEPECHE D'ABIDJAN
17:17 Publié dans Crise ivoirienne, France, Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : côte d'ivoire, joseph marat, dramane ou le péril de l'ethnocentrisme, alassane ouattara, laurent gbagbo, colonialisme, nazisme, apartheid, clivages ethniques, supériorité de la race aryenne
UNE COTE D'IVOIRE SANS COMPASSION NI DEMOCRATIE

« La nouvelle Côte d'Ivoire », un refrain que nous avons entendu à moult reprises depuis la tristement mémorable date de la sanglante transition du 11 avril 2011. Nous avions espéré qu'après l'immense traumatisme causé, à cette occasion, au peuple ivoirien, cette « nouvelle Côte d'Ivoire » nous présenterait un visage moins hideux. Hélas, sa laideur historique (de mémoire d'Ivoiriens), ses rides affreuses et la cruauté de ses yeux injectés de sang ainsi que ses crocs insatiables de notre chair ne se sont pas adoucis ni revêtus d'un peu d'angélisme.
C'est, en effet, avec consternation que nous apprenons, ces dernières semaines, la dégénérescence de la santé de nos frères ivoiriens tombés sous le coup des sanctions et des mesures répressives du pouvoir Ouattara, pour le seul crime d'avoir été proches du président Laurent Gbagbo ou d'avoir travaillé sous sa gouvernance, au moment où Alassane Ouattara, du haut de son piédestal de l'Hôtel du Golfe, décrétait un arrêt de travail général pour asphyxier non pas un « adversaire » mais un « ennemi » politique, appelant et applaudissant au passage l'embargo meurtrier de l'Union Européenne contre la Côte d'Ivoire.
Ainsi, plus de 400 personnalités de la république, cadres, sympathisants de La Majorité Présidentielle (LMP), militants du FPI, militaires de divers rangs et journalistes ont vu leurs comptes mis sous scellé et leurs avoirs gelés. Au nombre de ceux-ci, l'illustre Ministre d'Etat Paul-Antoine Bohoun Bouabré, grand serviteur de l'Etat de Côte d'Ivoire, père du « budget sécurisé » et du « budget de sauvegarde », mort en exil, le mercredi 11 janvier 2012, à l'hôpital Hadassad Ein-Kerem de Jérusalem en Israël. On le savait très malade, souffrant d'une grave insuffisance rénale et ayant ses avoirs gelés.
Ne serait-ce qu'au nom de l'humanité qui nous lie et qui nous différencie des animaux, et qui démarque la société des hommes de la jungle, le gouvernement ivoirien ou même le chef de l'Etat, d'autorité, n'aurait-il pas pu faire une exception pour sauver celui qui a servi avec abnégation son pays et qui n'était d'ailleurs pas un acteur de premier plan de la crise postélectorale ? Pourquoi l'avoir contraint à manquer de soins et à dégrader ainsi irrémédiablement son état de santé au point d'en arriver à avoir urgemment besoin d'une greffe de reins ?
Pour pousser l'inhumanité à son extrême, le quotidien pro-Ouattara, Le Nouveau Réveil, croyant tenir un scoop et apporter un démenti aux allégations d'indigence sanitaire du Ministre d'Etat Paul-Antoine Bohoun Bouabré, barre à sa Une N° 2993 du jeudi 19 janvier 2012 : « Bohoun soigné dans l'hôpital le plus cher au monde et pendant 9 mois, il payait ses soins », avec en prime un véritable reportage sur l'hôpital israélien titré : « Tout sur le prestigieux centre médical Hadassa de Jérusalem ». Jouissance malsaine ! Jouissance impie ! Que gagne le pouvoir Ouattara à exposer ainsi un mort et à le poursuivre outre-tombe ?

Curieusement, quand dans nos investigations, nous avons cherché à lire le fameux article qui relatait tous ces faits et intitulé « Le régime Ouattara accusé pour rien : Bohoun Bouabré soigné durant 9 mois dans un hôpital de classe mondiale », plus aucune trace du papier. Le lien http://news.abidjan.net/h/423405.html, où était antérieurement logé le brûlot, affiche en anglais : « The page cannot be found ». En clair, « Page introuvable » ! Moralité de l'affaire, cet article n'est qu'un ramassis de mensonges grotesques. Sinon, pourquoi l'aurait-on retiré du Net ? Etait-il compromettant pour ses auteurs ? Etalait-il leur manque de professionnalisme et leur insensibilité déroutante ? Auraient-ils été soudainement saisis d'une tardive compassion humaine ou d'une subite résurgence d'humanité ? Il faudra le leur demander. Toujours est-il que le fameux article n'est plus en ligne.
Au demeurant, il ne doit pas être étonnant ni constituer un crime de lèse-majesté qu'un serviteur de l'Etat du rang de Paul-Antoine Bohoun Bouabré ait quelques amitiés et relations dans le monde, aux plus hauts niveaux. Aurait-il fallu, pour faire plaisir à Ouattara et à son régime en pleine dérive tyrannique, qu'il n'en usât pas une ultime fois, dans l'espoir de sauver sa vie et ne pas être ainsi prématurément arraché à l'affection profonde des siens ? Bien curieuse philosophie de la vie, tout de même !
Bohoun Bouabré aura tout tenté pour avoir la vie sauve. « Après la chute de Laurent Gbagbo, il avait dépêché des émissaires auprès du nouveau pouvoir d'Alassane Ouattara pour négocier le dégel de ses avoirs ou, à défaut, obtenir une prise en charge de l'Etat. Mais, cette demande lui avait été refusée », nous rapportait le site du journal d'actualité en continu, Jeune Afrique, le mercredi 11 janvier 2012, le jour même de son décès. Le nouveau régime ivoirien sombre dans la méchanceté aveugle et l'injustice vengeresse. Qui pourra l'arrêter ? La compassion naturelle a quitté la terre d'Eburnie. Requiem pour la Côte d'Ivoire fraternelle, où il faisait bon vivre même en temps de crise ! Haro sur une « Côte d'Ivoire nouvelle », sans âme !
Au-delà du cas retentissant qu'est celui du Ministre d'Etat Bohoun Bouabré, ce sont des centaines d'ivoiriens qui meurent en exil et dans notre pays, dans des camps de réfugiés ou de déplacés, dans des départements et régions pillés, dévastés, déshérités pour cause de guerre comme l'Ouest de la Côte d'ivoire, en silence, dans l'anonymat le plus complet et dans l'indifférence absolue d'Alassane Ouattara et son régime. Les vivants, grands malades en sursis ou illustres inconnus sinistrés de la guerre, sont en train de mourir sans que le gouvernement ivoirien ne s'en sente concerné ou ne s'en préoccupe, outre mesure. Simplement parce que leurs comptes ou ceux de leurs proches sont mis sous scellés et qu'ils ne peuvent plus faire fasse à leurs responsabilités familiales et sociales. Quand on sait qu'en Afrique, le cadre du village nourrit des dizaines de personnes et en scolarise ou prend en charge bon nombre d'autres, on imagine aisément la détresse et le désastre que vivent ces 400 personnes aux avoirs gelés et leurs familles. Alassane Ouattara n'en a cure. Une telle cruauté ne s'est jamais vue en Côte d'Ivoire, de mémoire d'ivoiriens. Aucun ivoirien n'en a jamais été capable.

Nous avons actuellement, pendant sur le bras, les cas de l'animateur de Radio Côte d'Ivoire, Paul Dokui, malade et luttant contre la mort au Ghana, de la brillante présentatrice du 20h de la RTI, Awa Ehoura Tabitha, dont les avoirs ont été gelés, qui a été mise en chômage technique et qui n'arrive plus à se soigner convenablement (pour la grande diabétique qu'elle est), et dans une moindre mesure, de l'ancien directeur de Radio Côte d'Ivoire, le journaliste Eloi Oulaï, heureusement entouré par des amis médecins. Tous les trois ont vu leurs comptes mis sous scellé. La journaliste Awa Ehoura a récemment lancé un véritable SOS : « Qu'on débloque mon compte pour que je me soigne ». C'est finalement sous le poids moral de toute la mobilisation que les Ivoiriens ont mise en branle pour secourir la journaliste que les autorités judiciaires s'exécuteront. Le samedi 21 janvier 2012. Près d'une année après la décision scélérate. Qu'en est-il des 400 autres cas ? Pour l'heure, c'est le statu quo absolu.
Quant à la démocratie, nous en faisons tout bonnement le deuil sous le régime Ouattara. Car comment comprendre qu'on fasse le tour du monde pour annoncer que la paix est revenue, que la démocratie est de retour, que l'état de droit est restauré et que la Côte d'Ivoire s'est retrouvée, et continuer de brider de la sorte l'opposition et la museler ?
Pour preuve, la cérémonie de présentation officielle du livre-témoignage de Charles Blé Goudé, « Côte d'Ivoire, traquenard électoral », prévue pour se tenir le mercredi 18 janvier 2012, au Baron de Yopougon et annoncée longtemps à l'avance, s'est achevée dans la plus grande confusion : un commando des FRCI, sous les ordres du lieutenant Seydou Traoré, s'est présenté aux portes de la salle avec pour instruction de prendre Martial Yavo, le président intérimaire du COJEP (Congrès Panafricain des Jeunes et des Patriotes de Charles Blé Goudé). Un tel ordre de mission n'étant pas du goût des participants à la rencontre, les membres du COJEP présents se constituent en bouclier humain pour faire échec au commando. Le commissaire Lézou du 16ème arrondissement de Yopougon, venu à la rescousse de l'escouade, instruit l'intervenant du jour de ne pas tenir de propos « subversifs ». Qu'appelle-t-il propos subversifs ? Relater des faits dont tous les ivoiriens ont été témoins, fin 2010 et début 2011 ? Au final, le désordre s'étant installé, l'organisateur principal (Martial Yavo) et l'intervenant du jour (Dr Augustin Guéhoun) ayant été exfiltrés, la cérémonie de dédicace du livre « Côte d'ivoire, traquenard électoral » n'a pu se tenir. La Côte d'Ivoire est en pleine anti-démocratie. Un régime stalinien n'aurait pas mieux fait.

Un militant du FPI blessé par balle et gisant sur le podium du meeting
Que dire alors du meeting de rentrée politique du FPI, soutenu par le CNRD, à Yopougon place Ficgayo, le samedi 21 janvier 2012, qui avait recueilli tous les accords de façade des autorités ivoiriennes et qui s'est brutalement achevé dans le sang, par la faute des partisans de Ouattara, incorrigibles adeptes de la violence et du crime, payés et envoyés en mission punitive encadrée contre le FPI ? Une manifestation pacifique qui s'est soldée par au moins 2 morts et 67 blessés dont des cas graves. Quand est-ce qu'un meeting du RDR, ou même de l'opposition dans sa globalité, a subi pareille incursion, sous Gbagbo ? La presse proche de Ouattara, pour justifier l'injustifiable, reproche aux leaders du FPI d'avoir tenu des propos incendiaires et provocateurs (qui restent d'ailleurs à prouver). Loin de nous l'idée de défendre un quelconque propos mais, objectivement, le RDR est-il le mieux placé pour donner des leçons en la matière ? Les premiers spécialistes des propos guerriers et insurrectionnels sous Gbagbo n'étaient-ce pas Alassane Ouattara et Hamed Bakayoko, actuels chef de l'état et ministre de l'intérieur ? Ont-ils été un seul jour inquiétés ? Trois fois non ! De quoi se plaignent donc les militants et journalistes du RDR ?
Au surplus, pourquoi le régime Ouattara, bien que détenant le pouvoir, est-il si frileux au point de bafouer, avec une telle goujaterie, le droit de réunion et de rassemblement, le droit de penser différemment, le droit d'expression, véritables piliers de la démocratie, jusqu'à se faire condamner par des alliés comme les Etats-Unis et l'ONUCI ? A la vérité, seul un régime d'exception, qui sait ne pas être parvenu au pouvoir par la voie démocratique, peut être aussi épidermique et réactionnaire. Le pouvoir Ouattara voudrait nous révéler, par ce trait psychologique très caractéristique, qu'il n'a pas gagné l'élection présidentielle de 2010 qu'il ne s'y prendrait pas autrement. Il fait preuve d'une frilosité déconcertante et d'une paranoïa que seuls ont les putschistes. C'est, de façon parfaite, le même manque de sérénité qu'on observe chez tous les voleurs et chez tous les usurpateurs. Le régime Ouattara en est-il un ? Ses actes le laissent penser. Vivement, le retour de la compassion et de la démocratie, en terre ivoirienne.
Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !
In le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier" N° 426 du jeudi 26 janvier 2012.
03:28 Publié dans Crise ivoirienne, Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : côte d'ivoire, une côte d'ivoire sans compassion ni démocratie, gel des avoirs de plus de 400 pro-gbagbo, awa éhoura tabitha, éloi oulaï, paul dokui, cojep, charles blé goudé, présentation officielle du livre-témoignage de charles blé goudé, côte d'ivoire traquenard électoral
A LA FAVEUR DE LA VISITE DE SES AVOCATS, DEPUIS ODIENNE, SIMONE GBAGBO PARLE AUX IVOIRIENS: «QUOI QU'ON VOUS FASSE, PARDONNEZ»

Arrêtée en même temps que son époux le président Laurent Gbagbo, Simone Ehivet Gbagbo est détenue à Odienné depuis le 12 avril dernier, dans la résidence de l'ex-chancelier où elle passe ses journées entre prières et méditation de la Bible, lecture et les films comiques ivoiriens. Aujourd'hui, la présidente du groupe parlementaire Fpi lance un message fort aux Ivoiriens depuis sa prison d'Odienné.
C'est une femme moralement forte, même si depuis près de dix mois elle n'a pas revu ses enfants. La Première Dame Simone Ehivet Gbagbo n'a rien perdu de sa sérénité et de son assurance (...) En ces moments de montée de violences perpétrées par des pro-Ouattara, elle a insisté sur le fait que les Ivoiriens doivent pardonner et ne pas avoir un souci de vengeance.
Simone Gbagbo demande aux Ivoiriens de demeurer dans la prière. «C'est vrai que ça été dur pour vous, mais pardonnez. N'ayez pas un esprit de vengeance quoiqu'on vous fasse subir. Priez pour nous». C'est le message que Simone Gbagbo a adressé aux Ivoiriens, il y a quelques jours et que notre source nous a rapporté. L'ex-président du groupe parlementaire du Fpi a surtout invité les Ivoiriens à ne pas avoir de la rancœur, malgré toutes ces épreuves. Des propos qui interviennent au moment où le Fpi a subi une énième poussée de violence des partisans de Ouattara. Selon notre source, Simone Gbagbo a surtout demandé aux Ivoiriens de prier pour le président Gbagbo, pour elle et son fils Michel, ainsi que pour tous ceux (les prisonniers politiques, Ndlr) qui sont incarcérés en ce moment. Afin qu'ils recouvrent la liberté.
Selon notre source, l'épouse du président Gbagbo a pu surmonter toutes ses épreuves et n'en veut à personne pour tout ce qu'on lui a fait subir. Elle se fait du souci pour son fils Michel dont elle n'a aucune nouvelle depuis sa «déportation» à Odienné. Elle n'a pu communiquer avec ses filles aujourd'hui en exil. Quand à son époux, le président Gbagbo, c'est via les chaînes étrangères qu'elle entend parler de lui, quand ce n'est pas par le biais de son collège d'avocats. Simone Gbagbo croit qu'elle sera libre bientôt, puisqu'elle demeure convaincue de ce qu'ils n'ont rien fait.
Pour ce qui est de son divertissement, elle s'adonne à la marche dans la cour de la résidence, généralement les après-midi pour se dégourdir un peu les jambes. Elle écoute des enseignements bibliques via Cd et affectionne beaucoup les films comiques, en particulier à l'ivoirienne. Elle évite surtout les films d'action.
Frank Toti, in le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier" N° 426 du jeudi 26 janvier 2012.
03:25 Publié dans Crise ivoirienne, Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : côte d'ivoire, simone gbagbo à odienné, simone gbagbo s'adresse aux ivoiriens, quoi qu'on vous fasse pardonnez, présidente du groupe parlementaire fpi, la première dame simone éhivet gbagbo





