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        <title>REGARDS CROISES: Le Blog de Fernand Dindé - afrique</title>
        <description>Pour un regard différent, libre et indépendant sur la Côte d'Ivoire et le monde! DIEU vous bénisse !</description>
        <link>http://regardscroises.ivoire-blog.com/afrique/</link>
        <lastBuildDate>Thu, 08 Jan 2009 21:17:09 +0100</lastBuildDate>
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        <copyright>All Rights Reserved</copyright>
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                <title>FRANCE-GABON: L'AVOCAT THIERRY LEVY INTERDIT DE MONTER DANS UN AVION POUR LIBREVILLE</title>
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                <author>noreply@ (Fernand AGBO DINDE)</author>
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                                <category>France</category>
                                <category>Gabon</category>
                                                <pubDate>Thu, 08 Jan 2009 21:03:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://regardscroises.ivoire-blog.com/media/02/02/1843566424.jpg&quot; id=&quot;media-11736&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;Me THIERRY LEVY.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Libération.fr.&lt;br /&gt;Défenseur de Gabonais qui ont été écroués pour «propagande» contre le régime d'Omar Bongo, il lui a été signifié que son visa avait été annulé.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Sans précédent», selon l’avocat William Bourdon, qui pourtant en a vu d’autres. Ce matin, son confrère, Me Thierry Lévy, défenseur des Gabonais écroués la veille pour «propagande», a été «empêché» en fin de matinée par la police aux frontières (PAF) à Roissy de prendre un avion pour Libreville. Me Lévy était en salle d’embarquement quand les policiers sont venus lui signifier que son visa de quatre jours avait été annulé in extremis par les autorités gabonaises «pour raisons de sécurité».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En réalité, l’affaire dite des «biens mal acquis» est en train de prendre des proportions inattendues. Le 2 décembre dernier, l’association anti-corruption Transparency international et un ressortissant gabonais, Gregory Ngbwa Mintsa, déposaient une plainte à Paris visant les présidents gabonais, congolais et équato-guinéen sur l’acquisition de biens immobiliers en France. La famille Bongo posséderait ainsi 39 propriétés en France, notamment à Paris. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un militant demande des comptes sur la gestion financière du Gabon &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une première plainte avait auparavant été classée sans suite par la justice française. Mais, cette fois, la constitution de partie civile, grâce à l’implication d’un citoyen gabonais, pourrait entraîner la désignation d’un juge d’instruction par la justice française.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Très inquiètes, les autorités de Libreville ont alors décidé de réagir sans ménagement. Fin décembre, le plaignant Gregory Ngbwa Mintsa (défendu par Me Bourdon), deux activistes de la société civile et deux journalistes étaient arrêtés et placés en garde à vue. Quatre d’entre eux ont été incarcérés hier pour «propagande» en vue de déstabiliser le régime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On leur reproche d’avoir eu en main une lettre ouverte au président gabonais Omar Bongo, publiée en décembre par Bruno Ben Moubamba, responsable en Europe du réseau d’ONG gabonaises «Acteurs libres de la société civile». Ce dernier y demande notamment «des comptes sur la gestion financière du pays depuis 40 ans». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une affaire qui risque de gêner considérablement Paris &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toute cette affaire risque de gêner considérablement Paris, déjà en délicatesse avec plusieurs pays africains suite à des enquêtes judiciaires ouvertes en France (Angola, Djibouti, etc.). Omar Bongo, au pouvoir depuis 1967 à Libreville - un record en Afrique - est en effet l’un des meilleurs alliés de la France sur le continent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le «doyen», comme il aime à se faire appeler, connaît toutes les arcanes du pouvoir en France, et se plaît à rappeler qu’il est devenu chef de l’Etat lorsque de Gaulle était à l’Elysée. Et le président Bongo n’hésite pas à évoquer les largesses dont il fait profiter ses amis à Paris, de gauche comme de droite. Le 6 mai 2007, il fut le premier dirigeant étranger à féliciter Nicolas Sarkozy de vive voix pour son élection. Deux mois plus tard, ce dernier se rendait à Libreville pour son premier déplacement sur le continent. 
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                <title>AFRIQUE: LA RESURGENCE DES COUPS D'ETAT ET DES TENTATIVES DE COUPS D'ETAT</title>
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                <author>noreply@ (Fernand AGBO DINDE)</author>
                                                <category>Afrique</category>
                                                <pubDate>Sun, 04 Jan 2009 17:51:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://regardscroises.ivoire-blog.com/media/02/02/515270517.jpg&quot; id=&quot;media-11685&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;LANSANA CONTE.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Analyse. Par Komi TSAKADI&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dernier coup d’Etat militaire en date sur le continent africain, intervenu en Guinée, le 23 décembre dernier au lendemain de la mort du Président Lansana Conté qui avait dirigé le pays durant 24 ans, vient s’ajouter à la longue liste des coups d’Etat et tentatives de coups d’Etat ayant fait du continent africain le lieu privilégié de ce mode d’accession au pouvoir en ce XXIe siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Définitions du coup d’Etat&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour définir le coup d’Etat, nous retiendrons quelques exemples de définitions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Paul LEROY, « le coup d’Etat s’analyse en un changement de gouvernement opéré, hors des procédures constitutionnelles en vigueur, par une action entreprise au sein même de l’Etat au niveau de ses dirigeants ou de ses agents. Cette action (…) est soudaine et sollicite généralement la force » (« Le coup d’Etat », in O. DUHAMEL et Y. MENY, Dictionnaire constitutionnel, Paris : P.U.F, 1992, p. 240).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Jean-Pierre PABANEL, « c’est une pratique volontaire et consciente de l’armée ou d’une partie de celle-ci pour s’emparer des institutions étatiques et occuper le pouvoir d’Etat » (Les coups d’Etat militaires en Afrique noire, Paris : L’Harmattan, 1984, p. 5).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Issaka SOUARE, c’est « une saisie illégale au plus haut niveau de l’autorité d’un Etat par un nombre restreint des officiers militaires dans une opération discrète qui ne dépasse pas quelques jours » (Guerres et civiles et coups d’Etat en Afrique de l’Ouest : comprendre les causes et identifier des solutions possibles, Paris : L’Harmattan, 2007, p. 55).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces définitions permettent de distinguer le coup d’Etat du conflit armé interne ou de la rébellion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, contrairement à un conflit armé interne ou à la rébellion, le coup d’Etat ne dure pas longtemps. Il se caractérise par sa soudaineté, sa brièveté. Le caractère discret du coup d’Etat implique un nombre réduit d’acteurs alors que pour le conflit armé interne, on a besoin d’un grand nombre de personnes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Condamnation du coup d’Etat comme mode d’accession de pouvoir en Afrique&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant la période 1960-1990, la seule forme de prise de pouvoir dans les pays africains était le coup d’Etat : 267 coups d’Etat ou tentatives de coups d’Etat ont été dénombrés (1). L’adoption de nouvelles Constitutions instituant le multipartisme par les pays africains dans les années 1990 avait fait croire que la période des coups d’Etat, qui était le seul moyen de prendre le pouvoir auparavant dans un contexte de parti unique, était révolue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il continue de ponctuer la vie politique des pays africains. En moyenne, on dénombre par an au moins 3 coups d’Etat ou tentatives de coups d’Etat depuis 1990, à tel point qu’en juillet 1999, lors du 35e sommet à Alger (Algérie) de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) devenue Union africaine (UA), une déclaration condamnant l’usage du coup d’État comme mode d’accession de pouvoir en Afrique a été adoptée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour autant, il y a lieu de constater que ce texte n’a pas fait baisser cette moyenne. On continue de recenser des coups d’Etat et tentatives de coup d’Etat sans compter ceux imaginaires ou inventés par certains dirigeants pour détourner l’attention de leurs citoyens sur les vrais problèmes et faire des purges et des exécutions sommaires et extrajudiciaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Causes des coups d’Etat en Afrique&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La déclaration d’Alger ne semble pas avoir mis fin à la pratique des coups d’Etat militaires comme mode de conquête de pouvoir et l’Afrique sera, sans nul doute, en proie dans les mois et les années à venir, à un nombre sans cesse croissant de projets de coups d’État, voire des coups d’État si leurs causes ne sont pas identifiées en vue de les prévenir. Les signes avant-coureurs sont perceptibles dans bon nombre de pays africains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, selon beaucoup d’auteurs, « l’environnement sociopolitique » prévalant dans les pays concernés est la cause principale des coups d’Etat. Selon ces auteurs, la faible culture politique, voire son inexistence dans certains pays, rend vulnérables ces pays à l’intervention militaire dans les affaires politiques (2).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout porte à croire que l’Union Africaine et ses partenaires, tels que l’Union Européenne, les Nations Unies, l’Organisation internationale de la Francophonie, pourtant engagés dans la prévention des conflits, n’ont pas encore pris l’ampleur de ce phénomène, se contentant à l’annonce de chaque coup d’État ou tentative de coup d’État déjoué, de condamner sans s’attaquer aux causes sous-jacentes, notamment l’opposition muselée, le refus d’alternance, les élections truquées, le « tripatouillage » des Constitutions pour supprimer la clause de limitation des mandats à deux quinquennats ou pour léguer le pouvoir à qui on veut, le plus souvent au fils du président comme au Togo…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce feuilleton sans fin de coups d’État et de tentatives de coups d’État appelle à une réflexion urgente sur le mécanisme d’accession au pouvoir en Afrique. Pour ce faire, tout comme le bannissement des coups d’État, les fraudes électorales, les missions internationales d’observation électorale dévoyées, les « tripatouillages » des Constitutions doivent être condamnés et sanctionnés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Quelle solution ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Union Africaine, par la déclaration d’Alger de 1999, condamne toute rupture de l’ordre constitutionnel résultant des coups d’État avec des sanctions automatiques contre les auteurs. Mais aucune mesure n’est prévue contre les dirigeants qui usent de manœuvres frauduleuses et du « tripatouillage » des Constitutions pour se maintenir durablement au pouvoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au risque de voir se proliférer dans les prochaines années, des coups d’État « libérateurs », pour changer de régime et favoriser l’alternance, les signes annonciateurs (bâillonnement de l’opposition, fraudes électorales, « tripatouillage » des Constitutions…) subsistant dans bon nombre de pays, il est impératif pour l’Union Africaine et ses partenaires de repenser la gestion du pouvoir politique dans les pays africains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il convient de renforcer les capacités des acteurs politiques à animer une vie politique apaisée et démocratique en Afrique, ce qui implique l’exigence d’élections libres et transparentes pouvant conduire à des alternances démocratiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A défaut d’élections libres et transparentes qui pourront permettre de voir se succéder aux affaires des hommes et des femmes plus inspirés et animés par l’exigence de résultats, proposant des idées nouvelles et performantes pour sortir résolument les populations de la misère, nous assisterons à la multiplication des coups d’État et des projets de coups d’État avec le « risque jurisprudentiel Bozizé-Guéi » (3), contre les dirigeants africains dont la mauvaise gouvernance et le refus de l’alternance cristallisent nombre de critiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Loin de moi l’idée de défendre ou de justifier les coups d’État ou les projets de coups d’État, même ceux qualifiés de pro-démocratiques car ayant pour objectif de créer les conditions de l’essor de la démocratie. D’ailleurs quelle opposition dans beaucoup de pays sur le continent ne s’en prévaudrait pour souhaiter la même thérapie à son profit ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le risque est grand que la résurgence des coups d’Etat persiste car l’Union Africaine pas plus que ses partenaires, malgré leur condamnation de toute prise de pouvoir par ce biais, ne sont pas en mesure de faire pression sur les dirigeants actuels des pays africains pour garantir des élections libres et transparentes aux populations africaines et un droit de l’opposition à une alternance démocratique, meilleurs antidotes contre les coups d’Etat en Afrique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***********************************************************************************************&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) T.Y. WANG, « Arms Transfers and Coup d’Etat: A study on Sub-Saharian Africa », Journal of Peace Research, 1998, vol. 35, n° 6, p. 669.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(2) I. SOUARE, Guerres et civiles et coups d’Etat en Afrique de l’Ouest : comprendre les causes et identifier des solutions possibles, Paris : L’Harmattan, 2007, p. 132.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(3) Il s’agit des militaires qui prennent le pouvoir et qui, à la suite de la transition, décident de se présenter aux élections, contrairement au président Toumani Touré qui ne s’est pas présenté aux élections après avoir conduit la transition au Mali.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;************************************************************************************************&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Biographie sommaire&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha BENCHENANE, Les coups d’Etat en Afrique, Paris : Publisud, 1983.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Edouard N. LUTTWAK, Coup d’Etat, mode d’emploi, Paris : Odile Jacob-Opus, 1996.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean-Pierre PABANEL, Les coups d’Etat militaires en Afrique noire, Paris : L’Harmattan, 1984.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Issaka SOUARE, Guerre civiles et coups d’Etat en Afrique de l’Ouest, Paris : L’Harmattan, 2007.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Coups d’Etat et tentatives de coup d’Etat en Afrique depuis 1999&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1999&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;9 avril, Niger, coup d’Etat&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;30 avril, Comores, coup d’Etat&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;24 décembre, Cote d’Ivoire, coup d’Etat&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;2001&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;8 janvier, Cote d’Ivoire, tentative de coup d’Etat&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;16 janvier, Congo Démocratique, tentative de coup d’Etat&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;22-23 juillet, Burundi, tentative de coup d’Etat&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;28 mai, Centrafrique, tentative de coup d’Etat&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;19 décembre, Comores, tentative de coup d’Etat&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2-3 décembre, Guinée-Bissau, tentative de coup d’Etat&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;2002&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;19 septembre, Cote d’Ivoire, tentative de coup d’Etat&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5 août, Niger, tentative de coup d’Etat&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;25 octobre, Centrafrique, tentative de coup d’Etat&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;2003&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;15 mars, Centrafrique, coup d’Etat&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;7-8 juin, Mauritanie, tentative de coup d’Etat&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;9 juin, Liberia, tentative de coup d’Etat&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;16 juillet, Sao Tomé e Principe, tentative de coup d’Etat&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;14 septembre, Guinée-Bissau, coup d’Etat&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fin septembre, Burkina Faso, tentative de coup d’Etat&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;2004&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mars, Guinée-Equatoriale, tentative de coup d’Etat&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;28 mars, Congo Démocratique, tentative de coup d’Etat&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;11 juin, Congo Démocratique, tentative de coup d’Etat&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;9 août, Mauritanie, tentative de coup d’Etat&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;28 septembre, Mauritanie, tentative de coup d’Etat&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;2005&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5 février, Togo, coup d’Etat&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3 août, Mauritanie, coup d’Etat&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;2006&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;22 mars, Gambie, tentative de coup d’Etat&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;13 avril, Tchad, tentative de coup d’Etat&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Août, Burundi, tentative de coup d’Etat&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;2007&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;19 juillet, Liberia, tentative de coup d’Etat&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;2008&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6 août, Mauritanie, coup d’Etat&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;22 novembre, Guinée-Bissau, tentative de coup d’Etat&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;23 décembre, Guinée, coup d’Etat&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;SOURCE:&lt;/u&gt; &lt;a href=&quot;http://www.rdpg.org//index.php?option=com_content&amp;task=view&amp;id=5400&amp;Itemid=1&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;http://www.rdpg.org//index.php?option=com_content&amp;task=view&amp;id=5400&amp;Itemid=1&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://regardscroises.ivoire-blog.com/archive/2008/11/29/comment-internet-sape-les-bases-morales-de-nos-jeunesses.html</guid>
                <title>COMMENT INTERNET SAPE LES BASES MORALES DE NOS JEUNESSES</title>
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                <author>noreply@ (Fernand AGBO DINDE)</author>
                                                <category>Afrique</category>
                                                <pubDate>Sat, 29 Nov 2008 22:53:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://regardscroises.ivoire-blog.com/media/01/02/505899771.jpg&quot; id=&quot;media-11271&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;PHOTO CYBER.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Trouver, aujourd'hui, un poste dans un cyber, à Abidjan (où j'ai élu domicile depuis quelques semaines pour une formation professionnelle), en vue  d'effectuer des recherches sérieuses, est un vrai cauchemar! La raison? Des arnaqueurs de tout poil et de tout acabit (particulièrement nos frères nigérians) qui occupent inutilement les écrans pendant des heures et des heures et de jeunes gens, filles et garçons, véritables accros des sites de rencontres et de pornographie, qui ne vous laissent plus le temps de remplir vos engagements vis-à-vis de vos lecteurs, sur les blogs, et d'effectuer vos travaux de recherches! Franchement déprimant!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est une grande douleur pour moi de voir tous ces jeunes ne trouver d'autre intérêt à Internet que l'accès au sexe facile, les relations libertines et l'arnaque. Nombre d'entre eux se font passer pour des jeunes filles (quite à utiliser des photographies de leurs soeurs ou de leurs amies, ou même d'inconnues), avec la claire intension de séduire, de tromper et de se faire de l'argent, sur la base de monsonges bien ficellés. Quel naufrage pour la jeunesse ivoirienne. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je croyais les jeunes ivoiriens seuls à se pervertir de la sorte. Que neni! Un article camerounais lu sur &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.20mai.net&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;u&gt;www.20mai.net&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, nous édifie sur la dérive et la catastrophe qui sont en cours dans nos pays, du fait de la pauvreté et de la misère. Bonne lecture!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les cybers cafés de Yaoundé sont désormais envahis par une clientèle de plus en plus jeune.&lt;br /&gt;Loin d’y aller pour effectuer des recherches académiques, les jeunes y vont pour rencontrer des blancs. Aucun obstacle ne semble pouvoir arrêter ces internautes qui sont prêts à tout pour quitter le pays.&lt;br /&gt;La toile est désormais assimilable à un marché de bétail. A la merci des proxénètes et des trafiquants de toutes sortes les jeunes filles qui veulent trouver des preneurs sont amenées à développer toutes sortes d’ astuces pour se faire remarquer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut par exemple citer :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;- L’envoi des photos en petite tenue, &lt;br /&gt;- Se déshabiller devant une webcam pour montrer sa poitrine et son sexe &lt;br /&gt;- Se masturber et regarder son partenaire le faire devant une webcam . &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les gérants de cybers café ont flairé la bonne affaire et ont installé des cabines privées avec webcam. Le coût de la navigation sur internet à partir d’une cabine privée est parfois le double du prix normal, mais cela ne suffit pas à décourager les jeunes filles qui ne pensent qu’à se mettre à l’abri des regards indiscrets pour satisfaire la perversité de leur futur époux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu importe que l’homme rencontré soit un vieillard, un handicapé, ou un psychopathe, l’essentiel est qu’il soit un blanc afin que l’obtention du visa d’entrée dans un pays européen soit facilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le coupable de cette dépravation n’est autre que la pauvreté: une pauvreté morale qui à l’exemple d’un cancer ronge petit à petit toutes les bonnes mœurs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Trouver l'âme soeur grâce à Internet&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’il est vrai qu’il n’y a pas de lieu standard de rencontre, on peut tout de même constater la multiplication des sites de rencontre sur internet. En effet, au lieu d’aller danser ou draguer dans les cafés, beaucoup préfèrent l’intimité d’un clavier, d’un écran d’ordinateur et surtout d’un pseudonyme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque la solitude devient lourde à porter, internet se présente comme une solution facile pour faire des rencontres. Toutefois, les romances virtuelles cachent parfois quelques pièges :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;- L’on n’est pas toujours sûr de la bonne foi de son interlocuteur &lt;br /&gt;- Le risque de tomber sur des psychopathes, et des escrocs est plus élevé sur les sites de rencontre. &lt;br /&gt;- Les correspondants mentent souvent sur leur apparence physique et leur situation matérielle ce qui cause de grosses déceptions lors de la   rencontre réelle. &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les rencontres sur internet n’ont pas que des inconvénients:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;- Les personnes timides et mal dans leur peau ont à travers internet, l’occasion de sortir virtuellement de leur coquille. &lt;br /&gt;- Internet est également un moyen puissant de créer des liens entre les gens qui en ont envie. &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme le montrent quelques avis recueillis dans les rues de Yaoundé, au Cameroun, l’idée générale est que les gens qui s’essaient aux rencontres sur internet le font plus par intérêt que par amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Anne-Mireille NZOUANKEU.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A propos de l'auteur: Anne-Mireille est une jeune journaliste qui a fait ses armes à Camer.be, au quotidien camerounais &quot;Le Jour&quot; avant de rejoindre l'aventure 20mai.net&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://regardscroises.ivoire-blog.com/archive/2008/11/26/pourquoi-je-blogue-sur-l-afrique.html</guid>
                <title>POURQUOI JE BLOGUE SUR L'AFRIQUE?</title>
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                <author>noreply@ (Fernand AGBO DINDE)</author>
                                                <category>Afrique</category>
                                                <pubDate>Wed, 26 Nov 2008 22:47:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://regardscroises.ivoire-blog.com/media/01/00/1317216335.jpg&quot; id=&quot;media-11239&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;LA CARTE DE L'AFRIQUE 2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;Voici le nouvel exercice auquel nous convie le &quot;chef du village&quot; &lt;a href=&quot;http://kouamouo.ivoire-blog.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;Théophile KOUAMOUO&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;: &quot;Avec la participation de tous les blogueurs afro-orientés, j'aimerais bien lancer une nouvelle &quot;chaîne de blogs&quot;, après la première &quot;Barack Obama à travers le regard d'un Africain&quot;. J'aimerais que nous nous exprimions sur le thème suivant : pourquoi bloguer sur l'Afrique ? A bien y réfléchir, cela ne va pas de soi : déjà parce qu'Internet n'est pas une réalité franchement démocratique en Afrique. Bloguons nous pour la diaspora et le vaste monde, coupé de nos contemporains sur le continent ? Blogue-t-on sur l'Afrique comme on blogue sur l'Europe ou l'Asie ? La blogosphère afro-orientée a-t-elle quelque chose de spécifique à offrir au concert de l'universel version 2.0 ? &lt;br /&gt;Le principe de la chaîne est simple. Je tague un certain nombre de personnes, qui en font de même, pendant deux semaines. Je suis sûr que de belles choses se dégageront. Ma réponse à moi :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&quot;Je blogue sur l'Afrique avec joie parce que je crois que c'est de nos voix individuelles et mêlées que naîtra la renaissance africaine qui arrivera aussi sûrement que le rêve de Martin Luther King est devenu réalité quarante années plus tard. Je lis les blogs afro-orientés avec bonheur parce qu'ils me donnent une image moins monolithique et moins catastrophiste du continent et de ses habitants.&quot; Théophile KOUAMOUO.&quot; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'exercice, je l'avoue n'est pas évident. Mais j'ai été tagué par l'ami &lt;strong&gt;&lt;u&gt;&lt;a href=&quot;http://leblogdeyoro.ivoire-blog.com/archive/2008/11/26/pourquoi-je-blogue-sur-l-afrique.html#comments&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;YORO&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt; et je me dois de répondre à l'appel. Voici donc ma réponse à moi:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&quot;Je blog sur l'Afrique pour deux raisons simples: Par militantisme (panafricaniste) et par patriotisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1) Par militantisme&lt;/strong&gt;, parce que j'estime que les Africains doivent prendre totalement conscience de leur besoin d'union et d'indépendance véritable. L'Afrique est victime de trop d'injustices, de pillage, de prédation (avec la complicité de gouvernements fantôches et de fils indignes) et encore l'objet de trop de convoitises impérialistes qu'il faut dénoncer avec la plus grande énergie, parce que constituant institutionnellement la plus grande faiblesse de nos jeunes Etats, qui ne sont pas toujours maîtres de leur destinée, qui gagneraient à faire bloc contre les appétits et les visées extérieurs et à s'unir dans une véritable politique de développement global.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;2) Par patriotisme&lt;/strong&gt;, parce que j'aime profondément cette terre mienne qui est bien souvent présentée sous des prismes déformants, dévalorisants et dégradants alors qu'elle recèle énormément d'intelligences et de compétences capables de la propulser en avant, qui ne demandent qu'à être franchement utilisées, en faisant abstraction de toutes les considérations politiciennes paralysantes qui nous ont toujours retardés. Cet immense amour pour mon continent m'amène à ne faire preuve d'aucune complaisance sur nos tares, errements et lacunes propres en tant qu'Africains, et à les dénoncer vertement, sans faire acception de personnes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, il est bien de reconnaître que tous, en Afrique, n'ont pas accès à Internet et que ce travail de dénonciation, de sensibilisation et de conscientisation est une oeuvre de longue haleine qui portera, à terme, ses fruits parce que je crois que la conceptualisation de notre lutte fait des émules, dans le silence des cyber-cafés, dans le silence de nos écoles, de nos bureaux et de nos domiciles. Cette lutte devrait pouvoir révolutionner, à la longue, les mentalités des jeunesses africaines actuelles que nous sommes et de celles qui sont à venir, pour une Afrique nouvelle, libre, indépendante et prospère.&lt;br /&gt;Oui, la liberté se trouve au bout du changement de mentalité et au bout de la lutte pacifique et persévérante!&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je tague à mon tour:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href=&quot;http://leblogdedgaryapo.ivoire-blog.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;Edgar Yapo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href=&quot;http://www.levillage62.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;Paul Arnaud&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; et &lt;br /&gt;- &lt;a href=&quot;http://arbre-a-palabres.ivoire-blog.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;Brym&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;DINDE Fernand AGBO&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
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                <title>DRAME EN RD CONGO: LE VIOL COMME ARME DE GUERRE !</title>
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                <author>noreply@ (Fernand AGBO DINDE)</author>
                                                <category>Afrique</category>
                                <category>RD Congo</category>
                                                <pubDate>Thu, 20 Nov 2008 13:26:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://regardscroises.ivoire-blog.com/media/01/01/1253048678.jpg&quot; id=&quot;media-11095&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;SOLDAT CONGOLAIS 2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;Chers Tous. Visionnez ces 12 films, atrocement inhumains, décrivant la barbarie de la guerre sans nom, en RDC ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le viol est devenu une pratique courante dans l'Est de la République Démocratique du Congo. La population locale est la proie de groupes armés, qui la harcèlent dans une impunité quasi totale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces films décrivent des scènes terribles, témoignages de victimes à l'appui, de femmes violées et torturées. Des femmes sans âge, jeunes et moins jeunes, mais qui ont en commun d'avoir subi des violences sexuelles inouïes. Ce sont des Congolaises vivant dans la province située à l'Est de la RDC et livrée à une guerre civile : le Sud-Kivu, non loin de la frontière poreuse, et violée aussi, avec le Rwanda. Les films ? &quot; Viol, une arme de guerre, au Congo &quot;… A découvrir!&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;Cliquez &lt;strong&gt;&lt;u&gt;&lt;a href=&quot;http://diasporacongolaisedefrance.com/VIDEOS%20SUR%20LE%20VIOL%20EN%20RDC.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ICI&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt; pour visualiser les vidéos.
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                <title>MONNAIE OU RELIQUE COLONIALE: COMMENT LE FRANC CFA RETARDE LES PAYS DE LA ZONE FRANC</title>
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                <author>noreply@ (Fernand AGBO DINDE)</author>
                                                <category>Afrique</category>
                                                <pubDate>Mon, 17 Nov 2008 13:34:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    Novembre 9, 2008 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://regardscroises.ivoire-blog.com/media/01/01/1857713315.jpg&quot; id=&quot;media-11009&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;1000 FRANCS CFA ANCIEN.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Face à une Amérique en crise et à la panique qui règne sur les marchés financiers mondiaux, les gardiens du Temple de la Banque Centrale Européenne se veulent les garants d’une stabilité monétaire et d’un euro fort. Leur attitude s’inscrit en faux contre celle des dirigeants des deux économies les plus puissantes de l’Europe, à savoir la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français, Nicolas Sarkozy, qui craignent que le maintien d’un Euro fort  mène les économies européennes à la ruine. A leur inquiétude devrait faire écho, en théorie, le désarroi de leurs collègues des pays d’Afrique membres de la zone franc. En effet, leur monnaie, le franc CFA, étant ancrée à la monnaie européenne à un taux fixe surévalué, on est en droit de penser qu’ils ne pouvaient manquer de s’interroger sérieusement sur l’avenir, sinon sur le destin du franc CFA. Cette monnaie, dont la convertibilité fait les choux gras des spéculateurs, est une source majeure de perte de compétitivité, d’évasion de capitaux et de controverses quant à son rôle, supposé ou réel, dans la crise qui continue de plomber les économies des pays de la zone franc dans un contexte de turbulence économique, notamment financière, à l’échelle mondiale.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’histoire du CFA est étroitement liée à celle de la colonisation des pays africains. Durant la période coloniale, Français et Anglais, deux des pays colonisateurs de la région, avaient mis respectivement sur pied la zone franc et le « board of currency » pour doter leurs empires africains d’un système monétaire unifié. Ce système était subordonné au franc français et à la livre sterling.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au lendemain de la proclamation des indépendances nationales à partir de la fin des années 1950, les ex-colonies anglaises ont démantelé leur zone monétaire commune pour mener des politiques monétaires souveraines et autonomes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;•En revanche, dans la zone franc, seuls quelques pays en ont fait de même  la Guinée, la Mauritanie, Madagascar, le Mali (provisoirement), l’Algérie, le Maroc, la Tunisie, le Cambodge, le Laos et le Vietnam. &lt;br /&gt;•Les pays qui ont choisi de demeurer dans le giron de la France en conservant leur monnaie unique, le Franc CFA, sont : Djibouti, le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la République Centrafricaine, les Comores, le Congo, la Côte-d’Ivoire, le Gabon, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Tchad et le Togo. La Guinée Equatoriale et la Guinée-Bissau se sont jointes à eux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La France a doté cette monnaie d’une convertibilité qu’elle s’est engagée à garantir sous réserve de la rétention de tout ou partie des avoirs extérieurs en devises de ces pays dans un « COMPTE D’OPERATION » ouvert auprès du Trésor Public français par les banques centrales de la zone franc:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1.la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) &lt;br /&gt;2.la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) .&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;LA FRANCE S’EST EGALEMENT ARROGEE UN DROIT DE VETO DANS LA GESTION DE CES BANQUES CENTRALES. DE MEME, TOUT CHANGEMENT DES REGLES DU JEU AU SEIN DE LA ZONE MONETAIRE FRANCOPHONE NECESSITE UN ACCORD PREALABLE AVEC LA FRANCE.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On devine aisément les implications qui s’attachent au corset ainsi créé quand on connaît l’importance de la monnaie dans la marche d’une économie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://regardscroises.ivoire-blog.com/media/00/02/1893806033.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://regardscroises.ivoire-blog.com/media/00/02/722972137.jpg&quot; id=&quot;media-11010&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;FRANCS CFA BILLETS.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Celle-ci a, en effet, trois fonctions traditionnelles:&lt;br /&gt;1.Elle est, d’abord, une unité de compte, &lt;br /&gt;2.ensuite un moyen de paiement, &lt;br /&gt;3.et enfin un instrument de réserve. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Son émission ayant constitué de tout temps un droit régalien réservé aux seuls dirigeants des territoires indépendants, les détracteurs de la zone, qualifiant ces accords monétaires de relique coloniale, ont demandé leur abrogation. Les tenants du système, quant à eux, pour justifier le maintien du franc CFA, arguent du privilège de disposer d’une monnaie unique convertible et la capacité des pays de la zone à satisfaire les trois critères sur lesquels doit reposer une politique monétaire durable, à savoir la stabilité interne et externe et la croissance économique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout Etat réglemente comme il l’entend la sortie de sa monnaie nationale et l’entrée des monnaies étrangères sur son territoire par le biais de sa politique de change, sa monnaie pouvant être transférable, c’est-à-dire convertible sur le marché international des changes. La convertibilité d’une monnaie réside dans sa capacité à être échangée contre une autre devise. Par exemple, des dollars peuvent s’échanger contre des euros et vice versa. Ces monnaies sont convertibles entre elles et cette convertibilité signifie que les banques centrales qui les ont émises s’engagent à les racheter. Lorsqu’une monnaie est convertible, le gouvernement qui l’émet en autorise la sortie. C’est généralement le cas des pays développés à économie de marché. &lt;strong&gt;LA CONVERTIBILITE N’EXCLUT PAS L’EXISTENCE D’UN CONTROLE DES CHANGES PLUS OU MOINS COERCITIF, EN PARTICULIER POUR LES RESIDENTS QUI PEUVENT ETRE SUJETS A DES RESTRICTIONS DANS L’USAGE DES MONNAIES ETRANGERES ET DANS LES MONTANTS QU’ILS PEUVENT TRANSFERER. C’EST LE CAS DU FRANC CFA DONT LA CONVERTIBILITE EST RESTREINTE A L’EURO ET LE LIBRE TRANSFERT A LA FRANCE.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LE FRANC CFA, MONNAIE COMMUNE, EST SUPPOSE CONTRIBUER A UNE PLUS GRANDE TRANSPARENCE DES PRIX, A L’ELIMINATION DES DISTORSIONS LIEES AU RISQUE DE CHANGE ENTRE MONNAIES NATIONALES ET DE FRAIS BANCAIRES INUTILES. SON OBJECTIF THEORIQUE EST AUSSI DE CREER UNE DISCIPLINE MONETAIRE ET BUDGETAIRE SAINE. CETTE MONNAIE DEVAIT ASSURER A LA FOIS UNE STABILITE DES PRIX, UNE ABSENCE DE DEVALUATIONS COMPETITIVES ENTRE PAYS MEMBRES DE L’UNION MONETAIRE ET L’OBTENTION DE TAUX D’INTERET REELS BAS ET STABLES FAVORABLES A LA CROISSANCE ET A L’EMPLOI.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, force est de constater que la convertibilité et le libre transfert du franc CFA favorisent une sortie massive des capitaux à travers le transfert, sans risque de change des bénéfices des entreprises du secteur privé, françaises dans leur très grande majorité. Elle encourage également l’exode des revenus des ménages expatriés vers leur pays d’origine. Ces flux monétaires et commerciaux qui passent tous par le filtre des banques centrales ont pour seule destination l’Hexagone. C’est le cas depuis la mise en place, en 1993, du régime de contrôle de change par la France. &lt;strong&gt;ENTRE 1970 ET 1993, LE RAPATRIEMENT DES BENEFICES ET DES REVENUS D’EXPATRIES S’EST ELEVE A 6,3 MILLIARDS DE DOLLARS ALORS QUE LES INVESTISSEMENTS ETRANGERS S’ELEVAIENT A 1,7 MILLIARDS DE DOLLARS. LES RAPATRIEMENTS ONT DONC ETE QUATRE FOIS SUPERIEURS AUX INVESTISSEMENTS.&lt;/strong&gt; De même, anticipant une dévaluation qui était devenue inéluctable eu égard à la détérioration des comptes dans les années 1990 et le refus de la France de soutenir les budgets africains, les placements spéculatifs effectués en francs CFA en France entre janvier 1990 et juin 1993 s’étaient élevés à 928,75 milliards de francs CFA soit environ 1,416 milliards d’euros .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De surcroît, en contrepartie de la garantie de convertibilité du CFA, d’abord en franc français puis en euro, la France exige depuis 1960 que les pays de la zone déposent leurs réserves de change sur un compte du Trésor Public français. A l’aube des indépendances le dépôt exigé était de 100%. Il a été réduit à 65% en 1973, puis plafonné à 50% depuis septembre 2005, le reliquat devant servir au remboursement de la dette extérieure des pays membres. Mais, hormis les « gourous » des finances françaises, nul ne sait ce que recèle en réalité ce compte d’opérations et ce que la France fait des très importantes sommes qui y sont déposées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’après la convention sur ce compte, signée en 1962 entre le ministère français de l’Économie et ses ex-colonies membres de la zone franc, le Trésor français perçoit, en cas de découvert, des agios payés par les banques centrales. En revanche, il leur verse des intérêts si les comptes sont créditeurs. Depuis la mise en œuvre des accords de coopération monétaire, le compte d’opération n’a été débiteur temporairement qu’à cinq reprises depuis 1973, le solde étant créditeur de manière ininterrompue depuis janvier 1994. Le rapport 2005 de la zone Franc montre que les banques centrales détiennent des records de réserves au Trésor français estimées à 6300 milliards de FCFA, équivalents à 9,6 milliards d’euros soit un taux de couverture de l’émission monétaire supérieur à 110 %, alors que la convention de 1962 n’exige qu’un taux de couverture de 20 %. Entre janvier et décembre 2006, les avoirs extérieurs nets de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest avaient progressé de 544,3 milliards de F CFA (830 millions d’euros) pour se situer à 3 710 milliards de F CFA (5,7 milliards d’euros). Sur la même période, ceux de la Banque des Etats de l’Afrique centrale avaient augmenté de 1757 milliards (2,7 milliards d’euros) pour atteindre 4382 milliards de FCFA (6,7 milliards d’euros).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les pays membres de la zone franc, dont certains sont classés parmi les plus pauvres du monde, selon leur indice de développement, se voient ainsi privés par la France d’énormes ressources financières qui auraient pu être investies dans les secteurs clés de leurs économies (production vivrière, éducation, santé, logements et infrastructures). LE PLUS REVOLTANT DANS CE MARCHE DE DUPES EST QUE LA FRANCE SE SERT DE L’ARGENT DE CES PAYS POUR LEUR CONCEDER DES PRETS A DES TAUX PROHIBITIFS. LE COMBLE EST QUE LES PAYS DE LA ZONE, NON CONTENTS DE SE VOIR AMPUTER D’UNE PART IMPORTANTE DE LEURS REVENUS, S’ENDETTENT AUPRES DE LA BANQUE MONDIALE ET DU FMI AUX CONDITIONS DRASTIQUES QUE L’ON SAIT AU LIEU D’USER DE LEURS PROPRES AVOIRS CONFISQUES PAR LA FRANCE. En se comportant comme des victimes consentantes, lesdits pays n’ont fait que traduire une attitude éminemment freudienne des Noirs qui confine à l’auto-flagellation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce qui concerne la stabilité interne de la zone franc, le rattachement du franc CFA au franc Français et aujourd’hui à l’euro était censé permettre aux autorités monétaires de la zone franc d’imposer la discipline anti-inflationniste de la Banque de France et maintenant de la Banque européenne. La zone s’est toutefois révélée impuissante à contrecarrer la flambée des prix du pétrole, des matières premières et des denrées alimentaires provoquées en partie, par la progression de la demande des Asiatiques en matières premières, particulièrement des Chinois. L’augmentation des prix des denrées alimentaires a donné naissance à des émeutes de la faim dans nombre de pays d’Afrique parmi lesquels figurent des pays de la zone franc tels que la Côte d’Ivoire, le Cameroun, le Burkina Faso et le Sénégal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à la stabilité externe, c’est à dire la stabilité d’une monnaie sur les marchés des changes, elle est étroitement liée à la politique de change qui la sous-tend. Les pays de la zone franc ont opté pour une politique de taux de change fixe alors que le taux de change de l’euro sur lequel il est arrimé est flottant et ne cesse de s’apprécier . La politique d’un euro fort et de taux d’intérêts élevés poursuivie par la Banque Centrale Européenne (BCE) pour juguler tout risque d’inflation et attirer les capitaux étrangers en Europe prive les pays de la zone franc de compétitivité. Le franc CFA est surévalué par rapport aux autres monnaies des pays du Sud avec lesquels il est en concurrence. LES PRODUITS LIBELLES EN FCFA DEVIENNENT TROP CHERS ET LES PAYS DE LA ZONE SE RETROUVENT AINSI EXCLUS DES MARCHES DU SUD. La politique d’un euro fort est préjudiciable aux économies de la zone franc comme l’a été auparavant la politique d’un franc fort menée par l’ex ministre de l’économie et des finances, Pierre Bérégovoy, sous le gouvernement socialiste de François Mitterrand. L’appréciation de l’euro par rapport au dollar ruine les économies des pays de la zone Franc. De janvier 1999 à mai 2008, l’euro est passé de 1,17 à 1,59 dollars, ce qui signifie que le franc CFA, monnaie des économies jugées parmi les plus indigentes du monde, s’apprécie par rapport au billet vert. Cela ne manque pas de poser problème, car les prix des principaux produits d’exportation de la zone comme le café, le cacao et le coton sont libellés en dollars, tandis que ceux de leurs plus gros volumes d’importation le sont en euros. EN EFFET, SE FAIRE PAYER SES EXPORTATIONS EN MONNAIE FAIBLE ET REGLER SES IMPORTATIONS EN MONNAIE FORTE NE PEUT QUE PROVOQUER UNE INCIDENCE NEGATIVE TRES HANDICAPANTE SUR LES BALANCES COMMERCIALES, AU POINT QUE LA QUESTION D’UNE NOUVELLE DEVALUATION DU FRANC CFA, A SEULE FIN D’ACCROITRE ARTIFICIELLEMENT LA COMPETITIVITE DES EXPORTATIONS DE LA ZONE FRANC, SE POSE A NOUVEAU. Quel contraste avec la Chine qui, depuis le 1er Janvier 1994, a ancré sa monnaie, le yuan, au dollar à un taux de change extrêmement bas, ce qui lui donne un avantage compétitif par rapport à ses concurrents occidentaux et des possibilités d’exportation accrues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La zone franc a également été promue comme étant un espace propice à la croissance économique de ses membres. La croissance économique est sujette au niveau des taux d’intérêt et des liquidités mises en circulation par la Banque centrale, au volume des investissements et des échanges commerciaux. La masse monétaire en circulation dans la zone franc se mesure à l’aune des seuls échanges entre la France et ses alliés africains, aux transferts des travailleurs émigrés, au rapatriement des capitaux spéculatifs et aux décaissements des bailleurs de fonds. Dans un tel contexte, les taux d’intérêt demeurent toujours élevés. Leur haut niveau est préjudiciable à tout essor économique et prive les entrepreneurs de ces pays des crédits bon marché sans lesquels il n’y a point d’existence pour les petites et moyennes entreprises ni de classe moyenne vecteur de développement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La convertibilité du franc CFA et son arrimage à l’euro éliminant tout risque de change entre les zones franc et euro, cela était censé faciliter l’afflux des investissements productifs créateurs d’emplois, en provenance d’Europe. En réalité, les investissements dont ont bénéficié les pays d’Afrique se sont portés quasi exclusivement dans l’exploitation des ressources naturelles. Les investissements directs étrangers (IDE), en Afrique, ont atteint 38 milliards de dollars US en 2007 contre 126 milliards de dollars en Amérique latine et aux Caraïbes, 224 milliards de dollars pour les pays d’Asie du sud et d’Océanie, 98 milliards de dollars pour les pays de l’Europe du sud-est et de la Communauté des États Indépendants (CEI). Durant la période 2002 - 2004, les IDE en Afrique avaient seulement été de 1,2 milliards de dollars . L’accroissement enregistré est essentiellement dû aux investissements en provenance des pays émergents d´Asie : Hong-Kong, République de Corée, Chine, Inde et Malaisie et non d’Europe. Ils sont concentrés dans les industries extractives et ne bénéficient qu’à un nombre limité de pays tels que le Nigeria, l’Angola, le Mozambique, le Soudan, le Congo Brazzaville, la Guinée Equatoriale ou la République démocratique du Congo. CES INVESTISSEMENTS DANS L’EXPLOITATION DES RESSOURCES NATURELLES, PARTICULIEREMENT LE PETROLE ET LES MINERAIS, PERPETUENT LA DEPENDANCE DE LA REGION ET SON APPAUVRISSEMENT RESULTANT D’UNE EXPLOITATION SYSTEMATIQUE DE SES RESSOURCES SANS LA CONTREPARTIE D’INVESTISSEMENTS PRODUCTIFS, DE CREATIONS D’EMPLOIS ET D’EXPORTATIONS DE BIENS MANUFACTURES. IL EN EST DE MEME DES FLUX COMMERCIAUX ENTRE LES PAYS DE LA ZONE FRANC ET CEUX DU RESTE DU MONDE QUI SE REDUISENT A L’IMPORTATION DE PRODUITS MANUFACTURES ET A L’EXPORTATION DE PRODUITS DE BASE, CE QUI EXCLUT TOUT DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL AUTONOME. Ceci devrait inciter les Africains à promouvoir la diversification des investissements, à renforcer leurs capacités productives dans leurs autres secteurs économiques et à développer un espace légal régissant les partenariats entre les filiales étrangères et les entreprises locales pour favoriser le transfert de la technologie dont la région a besoin pour s’industrialiser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’EXISTENCE D’UN MARCHE UNIQUE DEPOURVU DE BARRIERES COMMERCIALES OU FINANCIERES ET D’ENTRAVES A LA LIBRE CIRCULATION DES BIENS ET DES CAPITAUX SONT LES CONDITIONS SINE QUA NON POUR TIRER LE MAXIMUM DE BENEFICES D’UNE MONNAIE UNIQUE. POURTANT, CE MARCHE UNIQUE DANS LEQUEL LES PAYS DE LA ZONE FRANC SONT SUPPOSES EVOLUER N’A D’EXISTENCE QUE DE NOM. ILS EN SONT ENCORE, DEPUIS PRES DE DEUX DECENNIES, A S’ECHINER A METTRE EN PLACE UNE UNION DOUANIERE AU SEIN DE L’UNION ECONOMIQUE ET MONETAIRE OUEST AFRICAINE (UEMOA) ET DE LA COMMUNAUTE ECONOMIQUE ET MONETAIRE DE L’AFRIQUE CENTRALE (CEMAC), LES DEUX ORGANISATIONS CHARGEES DE LA MISE EN PLACE DE L’HARMONISATION DES REGIMES FISCAUX ET DES POLITIQUES DE CONVERGENCE ECONOMIQUE DE LEURS MEMBRES. Il faut se souvenir que de 1945 à 1960, la coopération monétaire et la coordination des politiques économiques avec la France, dans le cadre de la zone franc, s’étaient en effet appuyées sur une intégration politique, économique et monétaire complète ainsi qu’une libre circulation des personnes, des biens et des services. Le choix des pays africains qui ont décidé de rester sous la tutelle monétaire de la France aurait donc été justifié si ces mêmes pays avaient maintenu le marché commun et les structures fédérales dans lesquels ils opéraient sous le régime colonial. Mais ils n’en ont rien fait. BIEN AU CONTRAIRE, ILS SE SONT EMPLOYES A LES DEMANTELER DES LEUR ACCESSION A L’INDEPENDANCE. EN ERIGEANT DES BARRIERES DOUANIERES ENTRE EUX, LES AFRICAINS SE SONT DELIBEREMENT COUPES LES UNS DES AUTRES, CREANT DE FACTO UN ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE IMPROPRE A L’ADOPTION D’UNE MONNAIE UNIQUE. De plus, les banques centrales de la zone franc n’ont aucune existence juridique sur le marché des changes. Il revient donc à la Banque Centrale Européenne (BCE), qui a hérité des accords franco-africains, d’agir en leurs noms. MAIS QUAND LA BCE INTERVIENT SUR LE MARCHE INTERNATIONAL DES DEVISES, C’EST POUR DEFENDRE L’EURO ET NON LE FCFA. CETTE SOUS-TRAITANCE DE LA GESTION DU FRANC CFA A LA BCE CONSTITUE UN FREIN SUPPLEMENTAIRE AU PROCESSUS D’INTEGRATION DES ECONOMIES DES PAYS DE LA ZONE ET A L’ACCROISSEMENT DE LEURS ECHANGES INTRA-COMMUNAUTAIRES.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ces circonstances, il y a quelque chose de kafkaïen dans cette démarche qui consiste à démanteler des structures pour ensuite essayer de les remettre en place à rebours. Cela engendre des distorsions structurelles, institutionnelles et économiques dont les dirigeants et les élites francophones d’Afrique noire n’ont cure, d’autant qu’ils en tirent des intérêts personnels. En effet, la convertibilité du FCFA est un moyen bien commode pour eux de disposer de fortunes considérables et d’immenses domaines immobiliers dans l’Hexagone.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les crises économiques et financières qui affectent les pays de la zone franc depuis les années 1990 sont les manifestations les plus éloquentes de l’échec des politiques et des choix qui ont prévalu en son sein. Elles ont conduit à la dévaluation de 100% du franc CFA en janvier 1994 et à la paupérisation qui a conduit aux désordres que l’on sait et qui vont aller s’aggravant A MOINS QUE L’ON METTE FIN AU SYSTEME D’EXPLOITATION INSTITUTIONNALISEE QUE REPRESENTE LA ZONE FRANC.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En l’état actuel du développement des économies africaines, la norme, en matière de politique de change devrait reposer sur l’inconvertibilité et l’intransférabilité des monnaies nationales. Lorsqu’un Etat interdit la sortie de sa monnaie nationale, cette monnaie est dite non convertible donc non transférable. Dans ce cas, un contrôle des changes hermétique donne le monopôle des monnaies étrangères aux autorités monétaires qui contrôlent toutes les opérations de change avec l’extérieur. Cette restriction légale assure une gestion rigoureuse des rentrées et des sorties de devises, ce qui permet de les allouer en priorité au développement des secteurs clé des économies concernées. Cette situation est d’ailleurs fréquente dans le monde en particulier dans les pays en voie de développement (PED) très déficitaires qui connaissent de graves difficultés de paiements. C’est également le cas des économies régulées de type semi-étatique où l’Etat prend en charge le contrôle des secteurs essentiels de l’économie comme en Chine, en Inde ou au Vietnam. Rappelons également que pendant longtemps l’échange de francs français contre des devises n’était pas libre mais réglementé. Une convertibilité externe du franc, rétablie en 1958 pour les non-résidents, n’était pas totale pour les résidents. Par exemple, ceux-ci ne pouvaient pas sortir des capitaux hors des frontières sans autorisation administrative. Quant au géant chinois, soucieux de ne pas faire peser des risques importants sur sa croissance économique par une sortie incontrôlée de devises, il n’autorise pas la libéralisation de son marché des changes et sa monnaie, le yuan, n’est pas librement convertible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;AU VU DE CE QUI PRECEDE, LES AVANTAGES AVANCES POUR LE MAINTIEN DE LA CONVERTIBILITE DU FRANC CFA SE REVELENT ETRE UN SUBTERFUGE QUI INSTITUTIONNALISE L’APPAUVRISSEMENT SOCIO-ECONOMIQUE DES PAYS DE LA ZONE FRANC. ILS SE DOIVENT D’Y METTRE FIN, DE RECOUVRER LA GESTION DE LEURS RESERVES DE CHANGE, D’INSTITUER UN STRICT REGIME DE CONTROLE CHANGE ET D’ETENDRE LES POLITIQUES D’HARMONISATION FISCALE ET DE CONVERGENCE ECONOMIQUE QU’ILS MENENT AU SEIN DE L’UEMOA ET DE LA CEMAC A L’ENSEMBLE DES PAYS MEMBRES DE LA COMMUNAUTE ECONOMIQUE DES ETATS DE L’AFRIQUE DE L’OUEST (CEDEAO), L’ORGANISATION MANDATEE PAR L’UNION AFRICAINE (UA) POUR COORDONNER LES POLITIQUES D’INTEGRATION DANS LA SOUS-REGION.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;*SANOU MBAYE, &lt;br /&gt;économiste, ancien fonctionnaire international, auteur de l’Afrique au secours de l’Afrique, à paraître en janvier 2009, aux Editions de l’Atelier.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Source: 20mai.net&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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                <title>FRANCE-RWANDA : REPONSE DU BERGER A LA BERGERE</title>
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                <author>noreply@ (Fernand AGBO DINDE)</author>
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                                <category>France</category>
                                <category>Rwanda</category>
                                                <pubDate>Wed, 12 Nov 2008 14:09:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://regardscroises.ivoire-blog.com/media/02/00/1578979270.jpg&quot; id=&quot;media-10962&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;PHOTO GENOCIDE.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;« A malin, malin et demi ! ». Il n’y a pas adage plus indiqué pour dépeindre l’escalade diplomatique qui a cours, en ce moment, entre le Rwanda et la France.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, il y a deux années de cela (en 2006), la France, pour se donner bonne conscience devant la communauté internationale ou donner le change, à travers le Juge Jean-Louis BRUGUIERE, lance un mandat d’arrêt européen contre 9 personnalités et autorités rwandaises qu’elle suspecte d’avoir participé à l’assassinat, le 6 Avril 1994, de l’ex-Président Juvénal HABYARIMANA, dont la mort a servi d’élément déclencheur à l’effroyable génocide tutsi.&lt;br /&gt;Cette méprise (je dirais plutôt, cette incongruité hallucinante) va lui coûter la peau du dos : Le Rwanda, pays modeste du Tiers-monde, rompt ses relations diplomatiques avec la France et expulse son ambassadeur. Qui l’eût cru ? L’ampleur médiatique de l’affaire met la France dans ses petites chaussures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un pays dirigé par des hommes humbles et conséquents aurait fait pression pour qu’un mandat d’arrêt aussi illogique qu’illégal, et même insultant, soit, séance tenante, retiré.&lt;br /&gt;Mais que non ! Comme il fallait s’y attendre de la part de la France, impérialiste, orgueilleuse et inutilement provocatrice, se prenant pour le centre intouchable du monde, ledit mandat d’arrêt reste en l’état. On me parlera de séparation de pouvoirs. Je n’en disconviens nullement. Mais cela, c’est quand l’image de la « La Grande France » n’est pas susceptible d’être écorchée ! En dehors de ce cas précis de figure, la justice et le pouvoir français ne font qu’une seule et même entité. Au nom de la gloire de « La Grande France » ! Autrement, les auteurs de la tuerie innommable de l’Hôtel Ivoire, en Novembre 2004, à Abidjan, auraient déjà été jugés et écroués.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://regardscroises.ivoire-blog.com/media/00/01/1124202487.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://regardscroises.ivoire-blog.com/media/00/01/737628800.jpg&quot; id=&quot;media-11094&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;ROSE KABUYE ET KAGAME.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;C’est donc en toute logique que l’Allemagne exécute la consigne internationale, en arrêtant, dans la journée du dimanche 9 Octobre 2008, Rose KABUYE, la Directrice du Protocole d’Etat rwandais. Aubaine inespérée ! Rose KABUYE accepte d’être extradée, en France, pour que le débat se déporte désormais dans la « surface de réparation » - pour parler comme les footballeurs - de la France dont le rapport d’une commission d’enquête rwandaise publié, en Août 2008, a établi, avec des preuves plus qu’accablantes, la responsabilité et l’implication dans le génocide de 1994. Lire le rapport ? Cliquer &lt;strong&gt;&lt;u&gt;&lt;a href=&quot;http://regardscroises.ivoire-blog.com/rwanda/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ICI&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://regardscroises.ivoire-blog.com/media/01/01/150894292.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://regardscroises.ivoire-blog.com/media/01/01/1767207999.jpg&quot; id=&quot;media-10989&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;PAUL KAGAME.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Pour arranger les choses et mettre une pression totale à la France, le Président rwandais, Paul KAGAME expulse l’ambassadeur d’Allemagne au Rwanda et actionne les services judiciaires rwandais pour lancer (très bientôt) des mandats d’arrêts internationaux contre 23 personnalités françaises dont la responsabilité est établie dans la préparation et l’exécution du génocide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, la France a trouvé à qui parler, elle qui croyait avoir affaire à ces chefs d’états liges qu’elle régente, en Afrique. &lt;br /&gt;Nous l’avons dit sur ce blog, à la faveur de la célébration du Mois de la Résistance ivoirienne : « La France paiera, un jour, pour tous ses crimes, en Côte d’Ivoire et en Afrique ! » &lt;br /&gt;Oui, l’heure est venue pour la France de rendre compte au monde de sa participation au génocide rwandais. L’occasion est trop inespérée pour être manquée. Même si nous ne nous faisons pas l’illusion de croire que les pays puissants de ce bas monde vont aider à traduire la France devant le TPI (qui, du reste, est le tribunal des vaincus et des faibles) ou lever le petit doigt pour infliger des sanctions à leur pair, eux qui font pareil sous d’autres cieux, si ce n’est pire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon vent au Président Paul KAGAME et au peuple rwandais dans leur quête de justice ! Nous, jeunes africains, les assurons de notre total et indéfectible soutien !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que DIEU bénisse le Rwanda et que DIEU bénisse l’Afrique !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;DINDE Fernand AGBO&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
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                <title>L'AFRIQUE N'A PAS D'HISTOIRE</title>
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                <author>noreply@ (Fernand AGBO DINDE)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 12 Nov 2008 13:55:22 +0100</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://regardscroises.ivoire-blog.com/media/02/00/1317216335.2.jpg&quot; id=&quot;media-10961&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;LA CARTE DE L'AFRIQUE 2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;A maître Abel kassi, avocat international émérite. En hommage à ses idées lumineuses et tous les brillants cerveaux africains encore mal exploités.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’instabilité chronique, les conflits incessants semblent être les marques déposées du continent africain. Un continent qui, des siècles auparavant, a connu des époques de lumière. Notamment sous l’Egypte antique. En ces périodes-là, l’Afrique fut la boussole du monde. &lt;br /&gt;Aujourd’hui, c’est une tautologie de l’affirmer, l’Afrique va mal. Et ce malaise suscite des débats tranchés entre anthropologues de tout acabit, Afro-pessimistes et ceux qui croient encore en la capacité du véritable vieux continent, berceau de l’humanité, à renaître de ses cendres funestes héritées d’une histoire qui à notre sens n’est pas vraiment la sienne. De ce point de vue, ces passions ne devraient pas se poser. Car il est une vérité universelle qui trouve tout son sens dans la substance même de la dialectique hégélienne. Une Vérité magistralement exploitée par Karl Marx et qui ne laisse nulle place à la fatalité: La dialectique.&lt;br /&gt;Loin de nous l’idée de faire de l’esprit, mais le principe même de la vie et partant de la dynamique de toute société humaine rend ce débat forclos. &lt;br /&gt;En revanche, ce qui nous paraît fondamental se résume en  un vrai diagnostic du mal être africain sans lequel tout débat sur l’avenir de notre continent se retrouve faussé à la base. L’Afrique telle qu’il nous l’a été démontré par Cheick Anta Diop et, avant lui, des savants arabes, grecs et romains a été l’épicentre de la civilisation humaine notamment sous l’Egypte pharaonique. Un continent où les peuples du monde venaient s’abreuver à la source du savoir. Elle a aussi connu de brillantes autres civilisations entre le VIII et le XVIè siècle. Les témoignages sont édifiants en la matière.&lt;br /&gt;Celui de l’archéologue Mauny ne dit pas autre chose. Parlant de la ville de Koumi-Saleh, capitale de l'empire du Ghana (XIIIème siècle), il écrit ceci : &lt;br /&gt;« Le centre de la ville est articulé autour d'une grande place d'où partent plusieurs rues ; dallages sur le sol, plaques sur le sol, plaques épigraphes, peintures en inscription sur les murs, escaliers de pierres [...]. Tout ceci nous permet de nous faire une idée de ce que fut une civilisation qui fleurit en ces lieux ». &lt;br /&gt;Une description qui rompt d'avec les clichés caricaturaux dépréciatifs d'anthropomorphistes occidentaux tel le comte arthur de Gobineau, soutenu dans ses errements par des africains eux-mêmes dont le journaliste ivoirien Venance konan,auteur de ''Les prisonniers de la haine''.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’image de l’empire du Ghana, l’empire du mali  – dont Tombouctou et Djéné, fondées entre les IXè et Xèmes siècles, étaient au XVIème siècle de grands centres d'échanges commerciaux- , l’empire Songhaï, le royaume du Congo, le royaume d’Ethiopie et bien d’autres encore ont connu de brillantes civilisations. Oeuvre des africains eux-mêmes.&lt;br /&gt;L’Afrique influençait, tout en écrivant sa propre histoire, l’histoire de l’Humanité. Cependant, au cours de son évolution, deux faits marquants connus de tous, affectent grandement son histoire et signent par la même occasion sa descente en enfer. De ces deux moments - l’esclavage et la colonisation-, il nous semble crucial de nous attarder sur le deuxième pan qui, à nos yeux, apparaît comme le coup de grâce porté à l’histoire de notre continent. &lt;br /&gt;Il convient, en tant qu’africains, de ne pas se voiler la face. L’Afrique s’est faite complice de l’esclavage. Ce que reconnaît explicitement l’écrivain journaliste ivoiro-antillais Serges Bilé, auteur de ’’noirs dans les camps nazi’’, dans son nouveau livre &quot;Quand les Noirs avaient des esclaves blancs&quot;. Même si son intention, à travers ce livre, est d’ôter tout complexe d’infériorité aux Noirs vis-à-vis des occidentaux quant à leur passé d’esclaves ou de descendants d’esclaves. &lt;br /&gt;On se faisait des guerres pour avoir le maximum de ‘’marchandises’’. Ce commerce de la honte a grandement contribué au rayonnement de certains empires comme ceux du Ghana, du mali et l’empire Songhaï pour ne citer que ces exemples. &lt;br /&gt;La multiplication des conflits entre peuples, tribus, royaumes et empires africains,  motivée par le juteux commerce des esclaves porté à l'échelle industrielle avec l'arrivée des européens, a eu pour effets l’affaiblissement de notre continent et de nous mettre à la merci d’une Europe hégémonique ainsi que des peuples arabes venus d’Asie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si en participant au pillage de ses ressources humaines et de ses propres richesses naturelles, en échange de babioles et autres pacotilles, les africains ont écrit avec l’apport de l’Europe une page sombre de leur histoire ; peut-on en dire de même au sujet de la colonisation ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;La colonisation, elle, revêt un tout autre sens. Car elle marque la fin de l’histoire de l’Afrique. &lt;br /&gt;Contrairement à l’esclavage dont l’occident a contribué au développement, la colonisation consacre le moment où l’histoire de l’Afrique s’est arrêtée par la ruse et la force pour faire place à l’histoire de l’Europe à travers l’Afrique et les Africains. A compter de cette période jusqu’à ce jour, la dynamique de notre continent est rythmée par l’occident au gré de ses exigences. Il définit ses orientations selon les besoins de son histoire et impose à l’Afrique  la cadence qu’elle lui exige.  Si bien que les africains s’interrogent sur leur devenir, leur histoire présente et future. Une angoisse à laquelle l’ex ministre malienne et écrivain engagé Aminata Traoré donne  tout son sens dans le résumé de son livre, ‘’L’Afrique humiliée’’:« Nous, peuples d’Afrique, autrefois colonisés et à présent recolonisés à la faveur du capitalisme mondialisé, ne cessons de nous demander : que sommes-nous devenus ? ». &lt;br /&gt;Cette question identitaire démontre, si besoin l'est encore, l'absence d'une histoire propre aux peuples africains depuis la période de la colonisation.&lt;br /&gt;De la colonisation à aujourd’hui, ce sont les occidentaux qui font une partie de leur histoire, en Afrique. Et les africains n’en sont que les instruments. Or tout instrument ou outil n’a pas d’histoire propre. Il  n’a d' &quot;histoire’’ que l’usage que le maître en fait. &lt;br /&gt;C’est pourquoi, il ne nous semble pas opportun  d’affirmer comme René Dumont-en mettant en avant les travers de nos sociétés et les fléaux qui minent le continent depuis la colonisation jusqu’à nos jours- que ''l’Afrique (noire) est mal partie''. Car depuis la période coloniale, elle s’est arrêtée. Et elle n’est pas encore (re) partie. On ne peut donc juger de la valeur de son départ. C’est une autre Afrique, l’instrument de l’Occident, qui est en marche.&lt;br /&gt;L’histoire de l’Afrique, celle des africains, ne redémarrera que lorsque l’Afrique imprimera sa raison à son évolution, autrement dit, quand elle redeviendra l’actrice principale de son destin et se l’appropriera. Car un esclave, un colonisé (mental ou physique) n’est rien d’autre qu’un instrument et, en tant que tel, n’a  pas d’histoire. &lt;br /&gt;Aminata Traoré, à ce sujet, traduit bien une des voies à suivre pour redémarrer notre histoire : ‘’Le défi auquel nous faisons face aujourd’hui, c’est d’imaginer des perspectives d’avenir centrées sur les êtres humains. Une réappropriation de nos destins qui fait appel à nos langues, à nos repères, à des valeurs de société et de culture qui nous sont familières ». &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;                                                                       &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Carell BOHUI-BACLAUD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Consultant en communication &lt;br /&gt;et en stratégie politique et sociale&lt;br /&gt;+226 78 32 31 71   &lt;br /&gt;Ouaga, le 09 Août 2008.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
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                <title>CRISE FINANCIERE MONDIALE: QUEL ENSEIGNEMENT POUR LES PAYS AFRICAINS DE LA ZONE FRANC?</title>
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                <author>noreply@ (Fernand AGBO DINDE)</author>
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                                                <pubDate>Fri, 07 Nov 2008 13:42:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://regardscroises.ivoire-blog.com/media/02/02/679907639.jpg&quot; id=&quot;media-10843&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;Franc CFA 1.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;Depuis février 2007, une crise qui a débuté aux Etats-Unis, à Wall street, s’est amplifiée pour prendre des proportions insoupçonnées ces derniers mois. Comme tous les événements hors du commun, les commentaires fusent de partout. Les uns parlent de « séisme financier » tandis que d’autres parlent de « tsunami financier », jamais expérimenté par l’économie mondiale. Ces termes parfois puissants semblent pourtant refléter la réalité actuelle des économies au regard de l’énormité du désastre. Jamais une crise n’a aussi fait l’unanimité quant à la thérapie à adopter : pays socialistes et libéraux ont compris la nécessité de réguler les marchés par l’Etat, &quot;la main invisible&quot; d’Adam Smith étant vraiment invisible.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Dans ce flot de commentaires, l’Afrique n’est pas en marge, elle aussi a eu droit à des analyses économiques de la crise financières. Pour  la Secrétaire générale adjointe de l'Onu, Asha-Rose Migiro, au cours d'une réunion ONU-Union Africaine (UA) à Addis Abeba, la crise financière globale risque d'aggraver le sous-développement et la crise alimentaire, en Afrique. Cette observation de l’organisation onusienne coïncide avec l’analyse de  la plupart des spécialistes sur les conséquences de cette crise en Afrique.  Le présent article se propose de revisiter cette crise dans sa globalité, c’est-à-dire ses origines, les leçons tirées, mais surtout, nous voulons insister sur l’impératif pour l’Afrique et, en particulier, les pays africains de la zone franc, de saisir l’importance de la dimension monétaire dans le développement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Origine de la crise&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme introduit plus haut, la crise des subprimes a débuté à Wall street, au Etats-Unis. Les banques les plus prestigieuses et les plus arrogantes aussi, ont commis des fautes graves. Si la crise a éclaté en 2007, elle trouve son fondement dans la mini-récession traversée par les Etats-Unis en 2001 et dans la folie des innovations financières ces deux décennies passées. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En premier lieu, disons qu’après les attentats du 11-Septembre 2001, le gouvernement américain avait alors pour priorité la relance de l’économie. Pour maintenir la confiance et surtout accroitre les liquidités pour soutenir l’économie, la Fed a baissé son taux directeur, de 6,5% jusqu’à ce qu’il atteigne 1% en 2003 niveau le plus bas depuis 1958.  La réserve fédérale (FED) a  commencé à le remonter, progressivement, qu’à partir de 2004.  L’intention était de procéder à une forte injection de liquidités pour éviter tout risque de récession en dopant la croissance. Cette abondante liquidité, du fait de la baisse des taux d’intérêt à long terme, accompagnée d’une sous évaluation des risques liés à la volatilité des prix des actifs, et des règles comptables inadaptées, ont fini par accroitre les mauvais crédits. On voit bien que   c’est donc le laxisme monétaire qui a régné aux Etats-Unis ces dernières années qui est mis en cause. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En deuxième lieu, nous pouvons citer la dérégulation accélérée et sauvage de la sphère financière au cours des deux dernières décennies. L'expression d'innovation financière a désigné cette nouvelle donne : l'incorporation de nouvelles technologies dans le secteur bancaire et financier (exemple d'Internet), l'introduction de nouveaux instruments de placement ou de financement, l'apparition de nouveaux marchés de capitaux. Selon les cas, elle correspond à des changements à la marge ou, au contraire, à de vrais bouleversements (comme l'essor, à partir des années 1970 aux États-Unis et plus tard ailleurs, des marchés d'instruments dérivés - contrats à terme ferme, swaps, options, etc. Le marché des produits dérivés représente aujourd’hui environ 55000 milliards de dollars. Ce système de goinfrerie débridée a donc provoqué des dégâts incalculables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La dérégulation et le laxisme américain en matière monétaire après le 11 septembre 2001 ont favorisé le boom de crédits malsains. Entre 2000 et 2007, la dette des ménages américains est passée de 85% du PIB à 116%, soit un endettement supplémentaire de 5000 milliards de dollars d’euros. Les ménages ne pouvant plus rembourser leurs prêts hypothécaires et les banques ne pouvant se refaire sur le prix des maisons en chute libre, les prêteurs, disséminés dans le monde entier avec le mécanisme de la titrisation, se retrouvent avec des créances pourries, ce qui va occasionner pour eux des pertes substantielles.&lt;br /&gt;Il faut également citer les  fonds spéculatifs (hedge funds) qui ont très largement contribué à la formation du grand casino mondial de la finance. Avec la succession d’événements parfois interdépendants, la crise est devenue finalement manifeste. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La manifestation de la crise&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Trésor américain a décidé le dimanche 7 septembre, de mettre sous tutelle gouvernementale les organismes de refinancement hypothécaire Freddie Mac et Fannie Mae, afin de restructurer leurs finances particulièrement touchées par la crise financière. Washington a signé un chèque de 200 milliards de dollars pour assurer la survie de ces deux entreprises. Le tournant dans cette crise a été la chute de Lehman Brothers qui a  fait faillite le 15 septembre 2008. En ne sauvant pas cette grosse entreprise, l’Etat américain voulait donner à tort un signal aux banques trop laxistes. L’Etat a apporté par contre une aide de 85 milliards de dollars à l’assureur AIG (ex numéro un des assurances au niveau mondial) pour éviter une crise financière planétaire car AIG compte 74 millions de clients dans le monde, employant 116.000 personnes dans 130 pays. Mais en contrepartie, l’ensemble des actifs d’AIG, évalués à 1.050 milliards de dollars en juin 2008, seront apportés comme garantie à la banque centrale, le prêt ayant été calqué sur celui consenti pour sauver le constructeur automobile Chrysler dans les années 80.  Mais voici que  le 29 septembre 2008, toutes les bourses mondiales s’effondrement, elles ont perdu la boussole. Pour sauver le système financier, le plan Paulson a donné le ton avec 700 milliards de dollars déboursés pour venir au secours  des banques en détresse.&lt;br /&gt;En Europe,  au total, entre le 15 et le 30 septembre, la BCE a sorti 914 milliards d’euros de ses caisses, à la demande de la FED, pour lubrifier les marchés. Les mesures prises ont eu pour objectif de s’attaquer à la fois aux problèmes de liquidités et de solvabilité des banques. Les gouvernements européens, ont de leur côté relevé le gant avec l’injection de 1500 milliards d’euros (360 milliards pour la France, 480 milliards d’euros pour l’Allemagne, 380 milliards d’euros pour la GB, etc). Aujourd’hui la crise est manifeste avec à sa clé la raréfaction du crédit, qui a son tour crée le chômage. Dans ce tourbillon monétaire et financier, on aura vu tous les acteurs reconnaître la nécessité du retour de l’Etat comme garant de la stabilité de l’économie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La nouveauté dans la gestion de la crise : le retour de l’Etat&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a eu des crises dans l’histoire. On peut citer  entre autres,  la panique bancaire de 1907, le krach de 1929 (le jeudi  24 octobre), la crise pétrolière de 1973, le lundi noir de 1987 où le dow jones a perdu 22,6%, la crise asiatique débutée le 2 juillet 1997 qui dura jusqu’en 1998 et la crise actuelle. Mais ce qui est frappant dans cette dernière, c’est le grand retour de l’Etat dans la gestion du marché. Par exemple, la Grande Bretagne, par le biais de son premier ministre, Gordon Brown, a annoncé dimanche 17 février la nationalisation de la Northern Bank, un établissement de Newcastle qui a subi de plein fouet la crise des subprimes. C'est la première fois depuis les années 1970 qu'une société est officiellement nationalisée au Royaume-Uni. Début octobre 2008, le gouvernement britannique annonçait un plan de soutien aux huit plus grandes banques du pays. A Londres, les huit banques concernées par  ce plan de sauvetage sont Abbey, qui appartient à l'Espagnol Santander, Barclays, HBOS, qui est en train d'être rachetée par Lloyds TSB, HSBC, Lloyds TSB, Nationwide Building Society, la plus grosse banque non cotée du  pays, Royal Bank of Scotland et Standard Chartered. Toutes ont confirmé leur participation au plan de recapitalisation. La participation de l’Etat  s'élevait jusqu'à 50 milliards de livres (65 milliards d'euros), ce qui revient à une nationalisation partielle. Le Trésor devait débloquer 200 milliards de livres pour leur assurer une liquidité suffisante à court terme. &lt;br /&gt;Face donc à ce véritable «tsunami» qui menace la finance internationale, les sommes en jeu sont colossales et les mesures prises sont à la mesure de l'enjeu: elles ne tiennent plus compte des préjugés politiques et idéologiques. Ainsi, les gouvernements prennent des mesures contraires à leurs choix politiques. Des exécutifs de droite sont amenés à nationaliser des banques pour éviter la banqueroute, alors que des équipes de gauche soutiennent des banques privées, pour ne pas sombrer avec leur économie. &lt;br /&gt;Il fallait le faire car le virus  s’est propagé à l’économie réelle avec le chômage comme premier symptôme. En effet, le chômage est la conséquence directe car lorsque les perspectives ne sont pas bonnes, une entreprise qui doit diminuer sa production préfère d’abord faire l’ajustement avec les emplois. &lt;br /&gt;Au delà du chiffon rouge des normes comptables  que certains  dirigeants politiques agitent, puisqu’en période de fièvre, le meilleur moyen de la nier est encore de casser le thermomètre qui la mesure, c’est le système même qui a pris l’eau et le monde entier l’a compris. C’est pourquoi les nationalisations des banques sont devenues la mode en Europe et aux Etats-Unis.&lt;br /&gt;Aujourd’hui, en France, en Allemagne, en Grande Bretagne, aux Etats-Unis et même dans le monde entier, le retour de l’Etat est manifeste et son action justifiée. On peut pourtant se poser la question de savoir si les pays africains, surtout ceux de la zone franc africaine ont saisi le clignotant que l’histoire leur donne. C’est de cela que nous allons parler à présent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L’Afrique et la crise financière mondiale &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons dit plus haut que le  sujet était complexe et les commendataires fusaient de partout, chacun avec sa grille de lecture. L’actualité nous apprend que le crédit est devenu rare et tout le monde est à sa recherche, comme Orphée à la recherche de son Eurydice. Il fut un temps où New York était la capitale  financière mondiale, où le dollar était la monnaie universelle, où la signature de l’Etat américain était la plus sûre au monde. Ce temps est aujourd’hui révolu avec cette crise. La main tendue des grandes banques américaines aura fait l’effet d’un coup de revolver dans la maison des libéraux. Ceux qui brandissaient la main invisible comme infaillible n’y voient que du feu. Tout cela est vrai mais que l’Afrique sache qu’elle n’est pas concernée par ce vent violent. Cette crise est l’affaire de ceux qui ont compris l’importance de la monnaie dans la marche de l’économie et qui en ont abusé. Au lieu que l’argent soit utilisée pour soutenir le capitalisme d’entrepreneur, il a été utilisé, comme au casino, à faire des paris, de la pure spéculation. Comment les économies qui n’ont rien compris de l’importance de la dimension monétaire dans le développement puissent être affectées drastiquement par cette crise ? Quelqu’un qui est en jeûne peut-il avoir une overdose de nourriture ? Cela relèverait de la pure magie ! Étant donné l’extraversion très forte des économies africaines, la crise financière pourrait  avoir des conséquences  sur les économies africaines, parce que la conjoncture économique devient morose en occident.  Le président Wade a raison de dire sur RFI, que « cette crise sera limitée pour l’Afrique. Même si chez moi, il y a des banques qui vont s’effondrer ». Les pays africains de la zone franc peuvent se tranquilliser, car leur secteur bancaire est quasiment exempt de tout risque systémique du fait d’une régulation  excessive et conservatrice. A cela, il convient d’ajouter la surliquidité bancaire au sein de l’UEMOA et de CEMAC depuis 1997. À titre d’exemple, pour la zone UEMOA,  fin 1999, les réserves constituées excédaient les réserves  requises de 293 milliards de FCFA contre 298 milliards en 1998. En juin 1999, ces réserves atteignaient 434 milliards soit 7 fois le montant des réserves obligatoires. En 2003, l’excédent s’élevait à 418 milliards pour se situer en 2006 à 205 milliards de FCFA. Dans ces conditions comment l’argent qui « dort » peut-il perturber une économie ? En tout cas, pour ceux qui veulent se donner de l’importance en croyant que l’Afrique connaitra la situation des autres pays du monde, il est temps de ne pas déraisonner. Une preuve comme si ce que nous venons de dire ne suffisait pas, les dirigeants de 20 pays ont été invités à participer à un sommet économique qui se tiendra à Washington le 15 novembre prochain afin de discuter de l'actuelle crise financière, de ses causes et des moyens d'y mettre fin par des règlements plus efficaces et des réformes, on remarquera qu’aucun pays de la zone franc ne fait partie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rappelons que les membres du G20 sont les ministres des finances et les directeurs des banques centrales des 19 pays suivants, dont les pays membres du groupe des huit (G8) (Allemagne, Canada, États-Unis d'Amérique, France, Italie, Japon, Royaume-Uni, Russie) et les grandes économies émergentes (Afrique du Sud, Arabie saoudite, Argentine, Australie, Brésil, Chine, Corée du Sud, Inde, Indonésie, Mexique, Turquie).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est temps que les pays de la zone franc comprennent que les mécanismes du franc CFA jouent contre la performance de leurs économies, que les banques qui y sont, n’ont pas vocation à financer le développement mais le transfert de nos matières premières, que la surévaluation de cette monnaie esclave ne nous a pas permis de faire partir une fusée sur la lune comme l’ont fait les chinois et les indiens. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La crise aura donné une seule leçon  capitale: le capitalisme est l’hydre de Lerne. Il dispose de multiples formes et la crise en est l’occasion pour se métamorphoser. Mais les pays de zone franc ont-ils appris quelque chose de cette crise ? ont-ils compris que le destin de l’homme se joue sur la monnaie ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dieu aide les pays africains de la zone franc à comprendre l’importance de la monnaie dans le développement économique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Prao YAO séraphin&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Economiste, chercheur au CREPEM de Grenoble&lt;br /&gt;Spécialiste du franc CFA, Président du MLAN.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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                <title>ENLEVEMENTS, DISPARITIONS ET CRIMES RITUELS EN AFRIQUE NOIR: CAS DU GABON</title>
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                <author>noreply@ (Fernand AGBO DINDE)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 06 Nov 2008 13:54:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://regardscroises.ivoire-blog.com/media/01/00/1568471095.jpg&quot; id=&quot;media-10812&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;CRIME RITUEL.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;Gabon : 13 crimes rituels recensés en un mois (depuis septembre 2008).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Treize crimes rituels ont été enregistrés au Gabon depuis le mois de septembre, ont affirmé des représentants de la société civile, le samedi 29 Octobre 2008, à Libreville, dénonçant une augmentation de ces pratiques et une &quot;banalisation&quot; du phénomène par les autorités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&quot;A Libreville, nous avons totalisé cinq cas, et à l'intérieur du pays, (...) huit cas depuis le mois de septembre&quot;, a déclaré lors d'une conférence de presse Jean-Elvis Ebang Ondo, président de l'Association de lutte contre les crimes rituels (ALCR).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce chiffre pourrait cependant être en deçà de la réalité, l'ALCR ne disposant pas &quot;d'antennes&quot; dans tout le pays, a estimé M. Ebang Ondo, dont le fils de 12 ans a été enlevé, tué et mutilé en mars 2005.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bilan a été établi sur la base d'informations recueillies par des membres de l'ALCR, a-t-il précisé, regrettant une &quot;banalisation&quot; du phénomène par les autorités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon des organisations non-gouvernementales (ONG), les crimes rituels sont pratiqués par des réseaux secrets, pour prélever du sang et certaines parties du corps des victimes (yeux, sourcils, oreilles, sexe, langue, lèvres, bouts de peau), censés offrir jeunesse, santé, richesse, réussite ou pouvoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les autorités gabonaises reconnaissent l'existence de crimes rituels mais estiment que leur nombre est bien moindre que celui avancé par les ONG. Interrogé sur le sujet par l'AFP en mars, le ministre de l'Intérieur André Mba Obame avait déclaré: &quot;Ces crimes alimentent la rumeur. Mais les gens ont tendance à considérer chaque cadavre retrouvé, chaque corps un peu abîmé par la mer ou autre chose, comme un crime rituel&quot;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marc Ona Essangui, de l'ONG Brainforest, a fustigé l'inertie de la justice face à ces crimes, ce &quot;qui pousse les auteurs de ces actes à (les) perpétuer&quot;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A cause de cette impunité, &quot;nous nous retrouvons dans une insécurité juridique&quot;, a-t-il accusé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&quot;Les crimes rituels ont longtemps été dénoncés&quot; au Gabon, mais &quot;jamais élucidés&quot;, a souligné Georges Mpaga, président du Réseau des organisations libres de la société civile pour la bonne gouvernance au Gabon (ROLBG), suggérant notamment la création de &quot;brigades d'éveil et de dénonciation&quot;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&quot;Le travail que nous menons nécessite beaucoup de prudence, parce que nous avons en face de nous un système bien organisé, qui nous tend des pièges tout le temps&quot;, a encore affirmé M. Ebang Ondo de l'ALCR.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Récemment, le quotidien national L'Union a rapporté qu'une quinquagénaire a été tuée et &quot;dépecée&quot; dans un village du nord-ouest du Gabon. Les restes de son corps, auquel manquaient &quot;certaines parties&quot;, ont été retrouvés le 13 octobre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source: AFP
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