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lundi, 24 mars 2008

DROIT DE REPONSE A THEOPHILE KOUAMOUO

Jeudi 13 Septembre 2007


DROIT DE REPONSE

A un article de Monsieur Théophile KOUAMOUO
(Rédacteur en Chef au quotidien LE COURRIER D’ABIDJAN)



Ce jeudi 13 Septembre 2007, suite aux appels téléphoniques de deux amis très chers, quelque peu apeurés, je cours aux journaux et grande est ma surprise de lire dans le quotidien NOTRE VOIE, N° 2783, l’article intitulé « MA PART DE VERITE », de Théophile KOUAMOUO, dans lequel je suis, nommément cité dans une affaire qui transparaît comme une campagne perverse dirigée contre le FPI et le camp présidentiel, et menée par Nathalie YAMB, dite Mahalia NTEBY, Analyste politique et Sylvestre KONIN, Directeur de Publication, au quotidien LE COURRIER D’ABIDJAN.

Vu la gravité des faits relatés et les interprétations tendancieuses qui peuvent être faites de mes écrits sur le Net, je me réserve ce droit de réponse audit article, que j’invite le quotidien NOTRE VOIE à publier, par parallélisme de forme, pas que je sois foncièrement opposé à Monsieur KOUAMOUO, mais pour faire d’importantes précisions et rétablir ainsi la vérité, qui ne doit pas être altérée par quelques confusions liées, au caractère tout à fait traumatisant, il faut l’avouer, du préjudice moral subi par le brillantissime Rédacteur en Chef du quotidien LE COURRIER D’ABIDJAN, à la suite de son limogeage.

Remontons à la genèse de ma mésaventure : Le Jeudi 30 Août 2007, j’ai envoyé à toute la presse ivoirienne et à mes correspondants sur le Net, une lettre ouverte à Monsieur le Président de la République de Côte d’Ivoire titrée « Jusqu’à quand serez-vous en état de grâce, Monsieur le Président ? », publiée le Mardi 04 Septembre 2007, par le quotidien LE NOUVEAU REVEIL et le lendemain, Mercredi 05 Septembre 2007, par le quotidien LE COURRIER D’ABIDJAN.

Mon soucis, en écrivant au Président de la République était de l’interpeller publiquement, en tant que chrétien évangélique et en tant qu’enfant de DIEU (conformément à l’Ecriture), sur une question grave : L’effroyable corruption et l’impensable absence d’éthique qui prospèrent, à l’heure actuelle, dans le pays, et lui proposer des recours qui, sur la base de la Parole de DIEU, peuvent lui valoir l’agrément et l’approbation de DIEU, qui est son seul véritable allié dans cette crise et qu’il ne devrait pas se mettre à dos, en couvrant des coupables.
Faute de quoi, il exposerait toute la Côte d’Ivoire à d’obscures périls, notamment à un jugement divin, étant entendu que de mon avis, c’est la dimension spirituelle qui préside à la crise ivoirienne.

Cette lettre m’a valu des dizaines et des dizaines d’appels téléphoniques de félicitation et d’encouragement, de SMS et de mails, en provenance du monde entier, d’Ivoiriens de toutes conditions, cadres et chômeurs, jeunes et vieux, hommes et femmes, de toutes localités et de toutes obédiences politiques, ainsi que d’amis de la Côte d’Ivoire, de ressortissants de la sous-région et du reste du monde.
Le caractère principal qui ressort de leurs adresses est le grand amour qu’ils portent tous à la Côte d’Ivoire. Mais à côté de cela, j’ai noté la détresse et la quasi désespérance qui commencent à les gagner quant à l’avenir de notre beau pays, où les mœurs, la morale et l’éthique sont en nette déperdition.

Je qualifie, moi-même, mon initiative isolée et tout à fait personnelle, d’acte d’amour et d’audace pour la Côte d’Ivoire. Je suis foncièrement patriote (au sens le plus noble du terme) et je ne m’en défends pas.
Je suis père de trois merveilleux enfants et époux d’une femme adorable, pour lesquels je souhaite et désire le meilleur, dans un pays où il fait bon vivre. J’aime mon pays. Ce beau pays. Jusqu’à la lisière, à la limite de la déraison. Cette terre mienne, je ne l’aime pas pour un régime, je l’aime pour elle-même. Je l’aime, tout court.
Comme je l’ai aimée sous le Président HOUPHOUËT, comme je l’ai aimée sous le Président BEDIE, comme je l’ai aimée sous le Président GUEI, et comme je continue de l’aimer, de toute mon âme, sous le Président GBAGBO, qui incarne notre lutte actuelle pour une véritable indépendance nationale, politique et économique.

Oui, chers compatriotes, ce type d’Ivoiriens existe bel et bien. Et on doit, enfin, en tenir compte dans ce pays et arrêter d’étiqueter machinalement les Ivoiriens, selon les chapelles politiques, pratique qui a pour inconvénient majeur de bannir de l’arène politique l’auto-critique et la rectitude, et dont l’étroitesse d’esprit et de vue n’est pas le moindre mal.

Alors, je ne voudrais pas que, par un article de journal, Monsieur Théophile KOUAMOUO, dont je suis (soit dit en passant) l’un des plus indécrottables admirateurs et le frère en CHRIST, associe mon nom (à son corps défendant ou par inadvertance) à ce qu’il expose, lui-même, comme une cabale politique et une querelle éditoriale, qui pourraient me présenter et me dépeindre, dans l’imagerie populaire, comme un ennemi du FPI, du Président GBAGBO et, par raccourci (comme nous savons si bien le faire dans ce pays), de la Côte d’Ivoire.

On peut être patriote sans appartenir au FPI ou à un quelconque autre parti politique, d’ailleurs. J’en suis moi-même la preuve, autant que tous les Ivoiriens qui ont dressé leur poitrine contre l’imposture. Les partis politiques ne doivent pas prendre la Résistance nationale en otage. Elle nous concerne tous.
Ce n’est pas le FPI qui a sauvé la Côte d’Ivoire de l’embrigadement de quel pays vous savez et de tous ses ennemis. C’est le peuple tout entier, ce sont tous les Ivoiriens amoureux de leur pays, par la main de l’Eternel, à travers les longues nuits de veille et les tout aussi longs jours de jeûne de guerriers spirituels qui veillent, à la brèche, sur la muraille de la Côte d’Ivoire. Ces anonymes-là, ce sont eux la vraie force de cette nation, et rien d’autre.

Mon écrit au Président de la République ne peut donc être interprété comme une entente entre Nathalie YAMB, dite Mahalia NTEBY, Sylvestre KONIN et moi.
La preuve de tout ce que je dis est que Théophile KOUAMOUO, qui est mon correspondant sur le Net (je raffole de sa belle plume), et qui a reçu mon mail titré « LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE », au même titre que tout mes correspondants, se trompe quand il lie ma lettre ouverte au Président à un commentaire, une réponse que j’aurais apportée à Mahalia NTEBY, sur son blog (http://saoti.over-blog.com), après la lecture de l’interview qu’elle a accordée à Sylvestre KONIN.
Il peut le vérifier dans sa boîte électronique, que je lui ai bel et bien envoyé ce mail (que j’avais déjà rédigé plusieurs jours auparavant), le Jeudi 30 Août 2007, autant qu’à TOUTE la presse ivoirienne et à TOUS mes correspondants sur le Net, quand je me suis rendu à la solde, à Yamoussoukro. Yamoussoukro pour deux raisons : La ville où je réside n’abrite aucune agence de ma banque et n’a plus de cyber-café.
Mon initiative n’a donc jamais été inspirée de l’interview de Mahalia NTEBY par Sylvestre KONIN.
Ce n’est qu’après coup, lors d’un voyage sur Abidjan, que j’ai eu connaissance de cette interview, dans le quotidien LE COURRIER D’ABIDJAN du Mardi 04 Septembre 2007, et c’est seulement à cette occasion que, pour apporter un commentaire à cet article, j’y ai posté mon adresse au Président de la République. La nuance vaut son pesant d’or et rend indispensable, impérieuse, mon droit et mon devoir de réponse.
Mes allusions à Mahalia NTEBY et à Sylvestre KONIN (et à tous les autres d’ailleurs), dans ma lettre ouverte au Président, tiennent simplement à mes lectures antérieures et non à l’interview en question.

Pour le reste, je suis sincèrement abattu qu’un brillant journaliste comme lui puisse subir toutes ces turpitudes, jusqu’à perdre son emploi. Mon implication dans cette malheureuse affaire est un affreux concours de circonstances et n’enlève en rien toute la considération respectueuse que m’inspirent son talent et son engagement personnel dans la cause ivoirienne.

Quant à Sylvestre KONIN, je l’en conjure, au nom du DIEU de Vérité et de Justice que j’adore, de réparer ce tort qu’il fait à Théophile KOUAMOUO et que je considère, personnellement, comme la plus grosse erreur professionnelle de sa carrière. Le moment n’est pas propice, ni l’idée opportune.
Au demeurant, l’humilité et le pardon élèvent, mais l’orgueil abaisse. Et sa décision unilatérale et abrupte apportera, sans l’ombre d’un doute, de l’eau au moulin de la thèse qui veut qu’il soit gouverné et mu par des émotions nocives et par l’obsession d’une campagne perverse contre le FPI et le camp présidentiel, à l’origine ou ayant contribué aux attaques médiatiques de l’Opposition, dont a récemment fait l’objet, le Professeur Mamadou KOULIBALY, Président de l’Assemblée Nationale et Numéro deux du Régime FPI.
Cher Sylvestre KONIN et Cher Théophile KOUAMOUO, n’offrez pas la Côte d’Ivoire en spectacle, une fois de plus. Une fois de trop.



Que DIEU bénisse la Côte d’Ivoire, une, indivisible et prospère !

18:30 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Ma lettre ouverte au Président de la République | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

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