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vendredi, 25 avril 2008

MES PROPOSITIONS POUR LA COTE D'IVOIRE (2)

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II- Quelques pistes de solutions

Devant une peinture presqu’apocalyptique et aussi peu enviable de la situation, on se sent quelque peu défaillir face à l’immensité de la tâche de restauration.
Mais il ne faut pas en rester là. Que proposons-nous comme pistes de solutions à explorer à nos gouvernants, pour aider à notre façon, la Côte d’Ivoire, notre pays - si profondément chéri mais aussi si malheureusement meurtri - à sortir de l’ornière ?

Sans prétention aucune, je voudrais soumettre à ceux qui ont la lourde responsabilité de conduire la Côte d’Ivoire vers des rivages plus paisibles, ces quelques propositions (en vrac) pour l’examen desquelles ils voudront bien distraire un peu de leur temps.

1- Tout d’abord, que le Président de la République ne donne pas le sentiment au peuple qu’il est déconnecté de ses réalités (corruption, achat de diplômes, achat de l’admission aux concours de la Fonction Publique, de la Police, de la Gendarmerie et de la Douane), en tenant des discours aussi impopulaires qu’inopportuns du genre « la corruption a toujours existé, en Côte d’Ivoire » ou « les Ivoiriens exagèrent tout ». Il est à mille lieux d’imaginer à quel point ce type de propos le dessert !
Il est peut-être encore un peu populaire mais le regard du peuple sur lui a changé et son audience baisse de jour en jour, à cause de sa gestion maladroite de ce type de dossier. J’espère qu’on le lui dit et j’espère aussi que lui-même s’en rend un peu compte.

2- Il serait souhaitable que le Président de la République reconnaisse ouvertement et formellement l’état de déliquescence morale et spirituelle de la nation et la corruption généralisée dans le pays (ce ne serait pas pour lui de la faiblesse ou un aveu d’impuissance, nous en sommes tous comptables). Ensuite, il pourrait demander aux Ivoiriens, à travers un forum ou individuellement, de faire des propositions pour en sortir, qui seront analysées et prises en compte, autant qu’elles seront pertinentes, réalistes et réalisables.

3- J’exhorte, personnellement, le Chef de l’Etat à ne pas être si sentimentaliste et à sévir dès maintenant, de peur que si les élections tardent à venir (rien ne nous dit, en effet, que ses adversaires politiques et ses ennemis d’ici et d’ailleurs lui permettront de les faire tenir dans les échéances désormais si clairement déterminées), les Ivoiriens ne soient définitivement déformés.
Aujourd’hui, la recherche du gain et la corruption sont les premiers réflexes des Ivoiriens. Cela est devenu leur seconde nature. Attendre après la crise pour essayer de les redresser pourrait s’avérer tard ou herculéen comme tâche.
Ce serait comme tenter de redresser un arbre adulte déformé depuis sa jeunesse. Les racines seraient déjà trop profondes et les structures du bois trop fortifiées pour qu’une telle entreprise ait des chances de réussite.
Si le Président ne commence pas à sévir maintenant, à la fin de la crise (déjà incertaine, malgré les dates arrêtées et les professions officielles de bonnes intentions), il lui faudra, à lui ou à son successeur, devenir un dictateur pour y parvenir.

4- Et il doit commencer par ses proches. Etre réticent ou hésitant à sévir contre ses proches (qui ne sont les moins coupables, loin s’en faut), le rend totalement impuissant à demander des comptes à qui que ce soit.
Il doit être plus exigeant envers les siens qu’envers les autres parce qu’il a une image à défendre qu’il ne doit pas les laisser corrompre impunément sous le prétexte qu’il leur est redevable. En ce moment-là seulement il sera à l’aise pour exiger des autres de la droiture, de l’équité et de l’intégrité, en ce moment-là seulement il sera à l’aise pour sévir contre tous.
Autrement, cette bataille, il l’a déjà perdue. Même après la crise, il en sera encore à chercher ses marques et à se demander comment s’y prendre.
Il devrait changer de logique. Je suppose qu’il doit se dire, certainement, qu’il ne peut pas sévir contre les siens quand ses adversaires sont intouchables à cause des accords qui lui lient les mains.
Il devrait plutôt raisonner de cette façon : « Je dois châtier les miens pour pouvoir sévir librement et durement contre mes adversaires ».

5- Nous ne devons pas continuer de nous sentir bien dans cet Etat informel qu’est devenu la Côte d’Ivoire et de nous y accommoder.
L’heure est venue de mettre la Loi au-dessus de tous. Il nous faut faire de l’observation absolue de la règle de droit le véritable fondement de notre nation. Cela doit être palpable, senti et vu par tous, sans aucune concession ni favoritisme.
Le Chef de l’Etat doit véritablement mettre la Loi au-dessus de tous ! Ne serait-ce que sur le plan administratif. Cela aura l’effet de soulager grandement le peuple et de lui attirer son adhésion.
Le fait d’avoir accordé un blanc-seing à la rébellion au nom de la paix, ne doit pas nous autoriser à élever l’impunité au rang d’institution nationale. La rébellion est un fait à considérer comme une exception qui est survenue dans notre pays. Elle doit justement confirmer la règle du droit. Ce n’est pas parce qu’au nom de la paix, nous avons tendue la main et pardonné à la Rébellion que le reste des Ivoiriens doit se croire tout permis et qu’on en arrive à déglinguer notre pays. Ce n’est pas acceptable.
La crise passera, un jour. La Rébellion avec. Que deviendra alors, après, notre nation, quand la morale, l’éthique et les valeurs auront « totalement foutu le camp », par notre laxisme, notre sentimentalisme, notre attentisme et notre trop grande tolérance ?

6- Il nous faut rendre à nouveau l’Etat fort, en le restaurant dans ses missions régaliennes et sa raison d’être, c’est-à-dire la protection et la satisfaction des besoins des populations, en restaurant la justice sociale et en restaurant le Droit, envers et contre tout. Sans calcul politique, le Président dut-il y laisser ses amitiés. Qu’à cela ne tienne, le peuple qui l’a élu lui apportera son appui, et le SEIGNEUR ETERNEL qui l’a hissé sur le piédestal où il est, sa caution. C’est cela l’essentiel, c’est cela le plus important !

7- Reformer la Justice ivoirienne. Elle a été déclarée le milieu le plus corrompu de Côte d’Ivoire par une étude du CIRES.
Vouloir restaurer le Droit sans reformer la Justice est une entreprise vouée à l’échec !

8- Promouvoir, en tout temps et contre vents et marées, en temps favorable ou non, l’éthique et les valeurs. C’est ce qui va donner des fondements solides à notre nation. Car la Côte d’Ivoire est très corrompue : En matière de bonne gouvernance et parlant de pays les moins corrompus, elle est classée 151ème sur 163 (selon Transparency International) et 164ème sur 177 (selon le Rapport annuel 2006 du PNUD sur le Développement Humain).

9- Exiger et promouvoir le mérite et la compétence à tous les niveaux, en tout et partout, sans faiblesse.

10- Infiltrer les réseaux de corruption (vente de diplômes, concours de la Fonction Publique, Trésor Public, Contrôle Financier, etc.), remonter les filières et sévir de façon implacable et sans miséricorde. Quand même se mettrait en mouvement l’armada des interventionnistes et autres médiateurs villageois, ethniques, régionalistes et claniques, qui ne manqueront pas de se mettre en branle, dans cette Afrique quelquefois solidaire dans le mal.

11- Les grèves intempestives trouvent souvent leur fondement dans l’enrichissement illicite qui a cours, aujourd’hui, dans le pays, de sorte que les moindres revendications servent de prétexte à la radicalisation.
Ce n’est pas tant le fait que ceux qui s’enrichissent illicitement dans ce pays soient riches ou prospères qui gêne, mais l’ostentation et l’étalage impudent qu’ils en font. Et ensuite l’égoïsme et la méchanceté dont ils font preuve.
Offusqués, les moins nantis se disent que s’il y a tant d’argent dans le pays, alors ils réclament ici et maintenant leur part. D’où la radicalisation des grèves et des luttes syndicales, en Côte d’Ivoire. Quoi de plus normal ?
La solution - plus que de vouloir à tout prix faire comprendre à l’honnête citoyen que le pays est en crise et a, de ce fait, d’énormes difficultés financières qui ne lui permettent pas de donner une suite favorable et immédiate à leurs revendications légitimes - est de ne laisser aucune malversation impunie et de montrer sa détermination au peuple, qui pourra alors accepter de consentir tous les sacrifices et se faire le chantre de la bonne gouvernance et de la droiture, partout et en tout.

12- Les fondements de la Fonction Publique et de la nation elle-même sont en train d’être gravement sapés parce qu’en Côte d’Ivoire, on recrute au rabais : Les nouveaux fonctionnaires sont d’un niveau, aujourd’hui, totalement déconcertant, lamentable.
Tout juste un exemple parmi mille : Des professeurs de lettres recrutés au niveau de la Licence (diplôme bien souvent acheté) et envoyés sur le terrain, sans être passés par l’ENS, qui n’ont aucune connaissance académique (impensable pour des licenciés !), et à plus forte raison pédagogique.
L’effet induit, c’est que ceux qui travaillent dur et se cultivent pour donner des cours consistants à leurs élèves, se découragent dans le travail (qui finalement repose sur eux) et finissent par se démobiliser.
L’Etat ne peut pas laisser un département aussi capital que l’éducation aller à vau-l’eau ! Nous ne devrions pas, au nom de l’urgence de recruter du personnel éducatif, accepter que des enseignants du Secondaire contournent l’ENS.
Le Chef de l’Etat doit faire corriger cette bévue. Les résultats et les conséquences sont totalement désastreux pour le pays. Il n’y a qu’à voir le niveau désespérant de nos élèves, aujourd’hui.

13- L’embauche au privé n’existe presque plus. La quasi-totalité des Ivoiriens qui, aujourd’hui, cherchent ou aspirent à trouver du travail, se tournent donc vers la Fonction Publique. Mais là, les nouveaux critères souterrains et obscurantistes en vigueur ferment la porte aux plus démunis et, bien souvent, aux plus méritants.
De sorte que si vous voulez être et rester honnêtes dans ce pays et ne compter que sur vos efforts et votre mérite, vous risquez de ne jamais avoir de travail dans le public.
Résultat : Même les plus intègres et les plus justes s’acoquinent avec la fraude. Pour les plus inflexibles, c’est quelquefois l’impossibilité assurée de travailler et le désespoir.
Effet induit : Le désamour pour le pays et pour le sommet de l’Etat.
La piste de solution que je propose, c’est comme je l’ai dit plus haut, d’infiltrer et de détruire ces réseaux, pour donner la même chance à tous et redonner espoir aux Ivoiriens (notamment les jeunes) et sauver, ainsi, la Fonction Publique ivoirienne.

14- Le Président de la République doit savoir que c’est l’ETERNEL, son DIEU, qui l’a investi sur ce pays et qu’au-delà des reformes politiques et économiques qu’il devait amener en Côte d’Ivoire pour son éveil, sa libération du joug colonial et sa prospérité, c’est un sacerdoce que DIEU lui a donné.
Or la corruption effroyable de notre nation lui donne une polarisation spirituelle totalement négative. Aller aux élections dans ce contexte est une grande bombe spirituelle qui risque de brûler et de détruire le pays par la guerre civile, qui pourrait être (devant la démission des hommes) un moyen divin de nettoyage spirituel.
Il devrait donc, au plus tôt, travailler à l’enrayer ou, au pire des cas, à la minimiser.

15- Certains compagnons du Président n’ont aucun sens des valeurs ; ils n’en ont tout simplement pas. De sorte qu’ils arrivent à commettre les actes odieux que nous condamnons tous, avec la plus grande désinvolture.
En fait, c’est de la méchanceté. Ils n’aiment pas le Président GBAGBO. Seul compte pour eux leurs intérêts, leur profit et leur prestige. Durent-ils en jouir sur les décombres de la Côte d’Ivoire !
Le Président devrait se débarrasser d’eux et les remplacer par des hommes compétents, intègres, craignant DIEU (si possible) ou qui ont une moralité à toute épreuve. Sans attendre la fin de la crise. Si la Refondation doit se faire avec les hommes que nous voyons actuellement, elle a déjà échoué et je peux dire que le Président est en train de conduire le pays dans l’impasse.

16- Nous devons tous travailler à réarmer mentalement, spirituellement et moralement l’Ivoirien :
Mentalement : L’Etat doit lui réapprendre à reprendre espoir en son pays et à l’aimer (en lui donnant une chance égale avec les autres ivoiriens, en instaurant une véritable justice sociale).
Spirituellement : Nos Autorités doivent solliciter et amener les hommes de DIEU de toutes les confessions, à intensifier leurs enseignements sur la sainteté, la crainte de DIEU et l’amour de l’homme, le prochain, en promouvant une véritable solidarité (les plus forts et les plus riches doivent aider les plus faibles et les plus pauvres). Valable également pour le sommet de l’Etat, qui doit réduire son train de vie au profit du peuple.
Moralement : Nous devons tous dénoncer les dérives morales et les condamner publiquement (particulièrement au sein des cultes), promouvoir le civisme et l’éthique (rôle de l’Etat et de la Société Civile) et donner aux Ivoiriens une nouvelle échelle des valeurs, fondée non plus sur l’argent et la jouissance impie mais la droiture, l’honnêteté, les bonnes mœurs dont nos médias publics doivent se faire l’écho, plutôt que de nous abrutir de danses et de musiques crétines et de films qui célèbrent les embrassements érotiques, la nudité et le sexe.
Pour cela, le Président doit s’entourer d’hommes qui, en plus de leurs compétences, craignent DIEU ou sont d’une excellente moralité.


Telles sont (en vrac) mes propositions pour la Côte d’Ivoire. Fasse DIEU qu’elles soient lues et amplifiées par ceux qui aiment ce pays !

Que DIEU bénisse la terre d’Eburnie !


DINDE Fernand AGBO

11:35 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Crise ivoirienne et Politique ivoirienne, Société ivoirienne, Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (8) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

Commentaires

Mon Frère,

Je t'ai lu avec beaucoup d'intérêt, et à travers ces lignes, transpire ton amour pour ta patrie, notre patrie.
Je voudrais juste soumettre quelques éléments à la réflexion.

Le Président Laurent Gbagbo a livré sa lecture des problèmes de la Côte lors d'une interview accordée à la chaine 3A Télé Sud, j'espère qu'elle sera rediffusée sur nos antennes. Il ne nie pas du tout la gabegie dont les journalistes se font l'écho. Son analyse est la suivante:
Un crime est un crime, s'il doit sévir, cela devra être fait sans discrimination entre ses proches et les autres. On ne peut avoir de justice à deux vitesse qui va être sévère avec ses proches et laisser les autres au non de la paix et la réconciliation.
Si nous mettons les crimes économiques sur une échelle, les rebelles détiendront sans conteste, la palme d'or.
Qu'adviendrait-il du processus de paix si "le processus de Kimberly de certification de l'origine des diamants et autres pierres précieuses, était mis en branle et qu'il indexait le chef des forces nouvelles et sa bande? Transparancy International a chiffré à environ 50 millions de dollars par an le pillage en zone FAFN.
Au nom de quel principe moral le Président Gbagbo devrait-il poursuivre ces proches en justice et accorder l'impunité aux FAFN? Si l'on peut piller et bénéficier de l'impunité parce qu'on est rebelle, autant que nous tous nous nous inscrivions dans la rébellion.

Sous un autre angle, en poursuivant Soro et sa bande en justice pour crime économique, aurions nous pu signer les accords de paix de Ouaga? Serions-nous toi et moi en train de coucher tranquillement sur courriel nos propositions pour les maux que tu dépeins? Aurions nous connu cette relative paix? Bédié et ADO auraient-ils pu ou eu le courage comme ils le font actuellement, de se promener partout en CI pour insulter Gbagbo, Ban Khi Moon serait-il venu en à ABJ, Les leaders des partis politiques auraient-ils pu signer un code de bonne conduite ?

Ceci est le premier dilemme auquel est confronté le Président de la République. Et la dessus, on peut être ou ne pas être d'accord avec lui, mais si nous proposons des mesures, qu'elles soient justes et équitables.

A mon sens, lorsque tous les secteurs d'activité ou tous les corps sociaux sont gangrénés, la solution c'est de résoudre le point commun entre eux tous, car nombre des problèmes sont la résultante de certains précédents. Et le point commun, le PGDC (Plus Grand Déséquilibreur Commun), c'est la crise, elle a exacerbé tous les maux de notre société.

Chacun d'entre nous a des preuves qu'il a été victime de dépossession de son bien par la rébellion, pourquoi ne portons nous pas plainte? Ces questions si simples, nous avons honte de nous les poser.

Je suis sûr que, comme bon nombre d'ivoiriens, tu as compris que la rebellion a été une aubaine pour l'opposition ivoirienne, elle (l'opposition) est la plus chouchoutée, elle est rémunérée, sa sécurité est garantie par les FANCI et l'ONUCI... Elle a aider la rébellion à faire du chantage (par l'entremise du RHDP) pour s'offrir ce que même en rève elle n'aurait pu se permettre, d'abord pour se remplir les poches, et ensuite pour avoir les moyens de (l'Etat) pour compétir contre le Président Gbagbo.
Existe-t-il, une opposition en Afrique et même en occident qui ait autant de privilèges et au nom de quoi? Aujourd'hui, des institutions ont été exigées, et créées de toute pièce pour permettre à notre opposition d'être au contrôle de tout le processus électoral. Ces dites institutions ont été crées sur le dos du contribuable et la plus part des partis politique y ont des représentants, qui vont y retirer des chèques de plusieurs millions, tous les mois. Qu'appportent-ils à la misère des ivoiriens? Sont-ils indispensables, si oui, pourquoi, ces CEI et autre CNSI, ou SAGEM n'ont pas été créées sous Bédié ou sous ADO?

Tel est le deuxième dilemme; au nom de la paix nous avons monté des commissions et autres structures de toute pièce, pour entretenir les partis politiques et leurs membres, et cela à coup de milliards.

Qui est corrompu, et qui ne l'est pas? Nous autres qui sommes éloignés (?) du gâteau national, qu'aurions nous fait s'il nous avait été proposé?

Je ne veux pas aller plus loin, je laisse tout cela à notre réflexion collective.

GPG

Écrit par : Gomez | samedi, 26 avril 2008

Cher GOMEZ,

Ce que tu exposes est, en effet, un dilemme pour le Président GBAGBO. Entièrement d'accord avec toi, là-dessus!
Mais entre temps, que faisons-nous pour notre pays, à part les élections auxquelles aspirent les hommes politiques et qui ne constituent même pas une garantie de restauration et de redressement pour le pays.

Même dans 10 ans, nous serons encore à tenir ce discours: Si on n'a rien fait aux rebelles, ce n'est pas le citoyen qui a commis une faute si minime en comparaison, que nous allons enfermer. Que devient alors la Côte d'Ivoire? Une amnistie, c'est quand même aussi la Loi!
Cela ne doit pas servir de prétexte, ad vitam, pour laisser plonger irréversiblement notre pays! Fermons alors les Tribunaux et annonçons la mort officielle de la Côte d'Ivoire!

A quel moment, d'après toi, faudra t-il commencer à sévir et contre qui? Ou sommes-nous tous blanchis, à jamais, pour tous nos crimes?

Je verse ces quelques propos à notre réflexion commune.

Soyez bénis!

Dindé Fernand.

Écrit par : Dindé | samedi, 26 avril 2008

le véritable problème de la côte d'ivoire se trouve bien sur dans le statut qu'on accorde au pouvoir gbagbo : victime, complice ou responsable de la rébellion ....

les propositions, on peut en faire même au diable afin qu'il soit plus clément envers les hommes, mais n'oublions pas comment le diable est né ? sur quoi fonde -t-il sa longévité ?
on peut inventer des qualités au diable mais que chacun n'oublie pas d'où vient ce diable !!!

la rébellion, la chienlit et le désordrene sont que les conséquences de l'hold-up électoral de 2000 !!!
s'il y'a des pourfendeurs(rebelles) du mal (FPI) qui font le mal , je ne m'en réjouis pas mais je comprends au moins la logique...

la tricherie n'enfante pas le succès , bien au contraire !!!

Écrit par : Krathos | dimanche, 27 avril 2008

Fernand Dindé, c'est par hasard que je suis tombé sur ton Blog:

T'es pas intelligent!

Tu vois, les intellectuels jaunes et blancs eux ne bavardent pas. Mais ils développent par exemple des nouveaux produits ou font tout pour attirer des nouveaux investisseurs.

En CI, des idiots comme Charles Blé Goudé, duquel tu n'auras jamais la force de te distinguer, ont chassé nos investisseurs étrangers. Et si tu regrettes que tout va mal, alors il serait bien si tu avais l'intelligence et le courage d'avouer que surtout des gens -qui te sont proches ethniquement- tels que Blé Goudé ont foutu le bordel dans notre pays.

Moi je te dis que je crois vraiment en Dieu. Mais quand je vois le nègre chez nous je constate:

1. D'abord il tue ses frères qui sont moins paresseux, par jalousie, sous prétexte que ça serait pour se libérer de la France ou de je ne sais quoi.

2. Puis après, quand tout va mal, il bave des choses du genre: "IL faut se libérer spirituellement pour faire avancer le pays".

J'AI HONTE.

Écrit par : Louis | samedi, 03 mai 2008

BONNE CHANCE.

Allez, je suis vraiment déprimé, parce que certains chez nous bavardent trop.

Mais je vois que tu es encore jeune. Et que tu cherches peut-être vraiment une solution?

Je te souhaite donc bonne chance. Et que nous puissions tous un jour vivre dans une Côte d'Ivoire qui fonctionne et qui sert surtout son peuple.

SALUTATIONS.

Écrit par : Louis | samedi, 03 mai 2008

Merci KRATHOS et LOUIS pour vos deux contributions, que j'apprécie dans leurs singularités respectives. Tout cela participe de la démocratie de la dialectique nationale.

Je tiens néanmoins à dire à KRATHOS que je ne suis aucunement de la même ethnie que BLE GOUDE (étant du Sud, presque lagunaire) et que même si je l'étais, cela n'aurait aucune espèce d'importance pour moi, parce mes opinions n'ont aucune espèce de connotation ethnique!

Que DIEU vous bénisse et qu'il garde la Côte d'Ivoire, notre pays, elle en a plus que jamais besoin!

Dindé Fernand.

Écrit par : Dindé | mardi, 06 mai 2008

Fernand,

Mon propos n'était pas d'absoudre tous les criminels au col blanc, mais plutôt d'attirer l'attention de bons nb. de nos concitoyens sur la trop grande propension à tout remettre sur le Chef de l'Etat,c'est lui qui doit tout faire.

Sais-tu que pour toutes les commissions qui ont été mises en place avec les accords de Prétoria et de Ouaga, pour accompanger lle processus électoral(?), la CI dépense des milliards chaque mois, sans que cela n'apporte un début de soulagement à la pauvreté grandissante.

Les commissaires ( de ces organes) perçoivent des chèques allant de 1 millions à 2 millions, les nouveaux salariés des dits organes ont des salaires et dotations carburant qui ne correspondent à rien. Des missions sont inventées chaque jour pour se payer des perdiems.
J'aime évoquer ces cas pour attirer ton attention sur le fait que lorsqu'on doit procéder à des redressements ( financiers), le bon sens voudrait qu'on commence par les postes les plus budgétivores.

Si on doit prendre des mesures, elles doivent commencer par là ou' ça nous fait le plus de mal, c'est en cela que la célébration du retour des FANCI en caserne, n'est pas qu'un simple symbole; l'entretien des FANCI, leurs "Haut les cœurs" nous coût plus de 6 milliards par mois. Si officiellement ils retournent en casernes, il ne devrait donc plus avoir de prime à leur payer. C'est donc un pb de résolu.

L'Etat prélève des TSE (Taxe spéciale d'équipement), qui permettent aux impôts d'avoir de nouveaux bâtiments biens équipés pour faire leur travail.

Ces taxes peuvent être utilisées pour non seulement informatiser la justice ivoirienne, mais également permettre de faire de profondes reformes. La justice est le point de départ de la lutte contre la corruption, le racket, l'enrichissement illicite, les fraudes... Toute bonne reforme dans le sens de la bonne gouvernance doit passer nécessairement par la justice afin qu'elle soit plus crédible, plus rapide, plus efficiente, et plus transparente. Mais le flou arrange nombre de nos concitoyens, c'est là qu'ils prospèrent.

Si nous réussissons à engager des reformes courageuses au niveau de la justice, beaucoup de nos maux seront automatiquement réglés. Et sur ce sujet, j'ai fait beaucoup de propositions.

Tu remarqueras que je ne prends que les PGCD ( plus grands déséquilibreurs communs), et la justice ivoirienne en fait partie. On ne peut pas s'assoir pour régler individuellement et séparément chacun des maux que tu as souligné dans ton précédent mail. Pour ça, il faut attendre après les élections. Mais si on veut que les choses bougent, il faut monter aux ivoiriens que personne n'est intouchable. Et cela c'est la justice qui peut le faire, si on lui en donne les moyens, et les moyens ils existent, ne serait-ce que par le biais des TSE.

Tu vois donc que je ne demande pas que nous croisions les bras pour attendre, mais plutôt que nous touchions au cœur de nos problèmes. Si tu as fois en la justice, demain tu pourras porter plainte contre le DG de l'ENA ou de l'école de police avec des preuves à l'appui et avoir gain de cause et la situation se redressera d'elle même sans que le Chef de l'Etat n'ait à intervenir.

Telle est ma vision.

Bonne journée

Écrit par : GOMEZ | vendredi, 09 mai 2008

Cher GOMEZ,

Je te remercie pour cet éclairage qui me permet de mieux saisir ta pensée. Ta vision est EXCELLENTE !
Mais c'est le temps qu'il nous faudra pour la mettre en oeuvre qui m'angoisse. Nous n'avons pas assez de temps, le pays sombre! Il faut commencer quelque chose!

Sois béni, homme frère!

Dindé Fernand.

Écrit par : Dindé | vendredi, 09 mai 2008

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