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mardi, 20 mai 2008

LES CHOSES COMMENCENT A BOUGER DANS CE PAYS. NOUS N’EN DEMANDONS PAS MIEUX !

a46effb51fdc3e419f6ada342b7601d6.jpgChers bien-aimés frères et sœurs ivoiriens,

C’est de façon récurrente, persistante, têtue, que nous avons décrié les dérives éthiques et morales, la corruption aggravée et le racket quasi institutionnel dans notre pays, la Côte d’Ivoire, ainsi que l’immobilisme déconcertant de nos gouvernants, là où le minimum pouvait être assuré.
Nos dénonciations, jérémiades, gémissements et soupirs semblent, enfin, avoir été entendus. Le sommet de l’Etat sort de sa torpeur et les militaires passent aux actes. Témoignage.


I – LE COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU 15 MAI 2008.

Le Conseil des Ministres qui s’est tenu le Jeudi 15 Mai 2008, de 12 heures 15 minutes à 13 heures 50 minutes, au Palais de la Présidence de la République, sous la présidence du Chef de l’Etat, son Excellence M. Laurent GBAGBO a été, pour tous les Ivoiriens amoureux de leur pays, porteur d’une grande espérance et le sujet d’une grande joie et d’une grande satisfaction, relativement à la question de la lutte contre le racket et la corruption, dans notre pays. Et pour cause. C’est la première fois, à notre connaissance, que ce sujet fait formellement l’objet d’une intervention, en Conseil des Ministres, du Chef de l’Etat, consignée dans le communiqué officiel et est appelé à constituer l’ordre du jour central d’un Conseil des Ministres extraordinaire. Extraits :

« Avant d’aborder l’ordre du jour du Conseil, le Chef de l’Etat a fait un tour d’horizon de l’actualité sociopolitique nationale.
Il a ainsi abordé successivement la dernière réunion du CPC, la gestion de la crise relative à la cherté de la vie et le racket ainsi que la corruption (…)
Le racket et la corruption qui alimentent les débats dans l’opinion publique ont (…) constitué les préoccupations du Chef de l’Etat.
Pour apporter des réponses à ces préoccupations qu’il a lui-même relevées lorsqu’il était encore dans l’opposition politique, le Président de la République a décidé de la tenue d’un Conseil des Ministres consacré à ces questions pour y trouver des solutions. A cet effet, le Premier Ministre et les Ministres concernés prépareront dans un bref délai, une communication ».

Merveilleux ! Si, toutefois, cela peut se traduire en actes concrets et fermes, à brève échéance ! C’est tout ce que nous avons toujours demandé. Tous le savent, nous n’avons raté aucune occasion de critiquer le Président de la République, quand nous avons estimé que malgré tous ses efforts remarquables pour sortir le pays de la crise, il ne faisait pas assez dans certains domaines, et DIEU seul sait si nous avons été caustique, le cas échéant, tout patriote que nous sommes.
Aujourd’hui, nous estimons qu’il a pris une initiative hautement louable et républicaine. Il ne faut pas faire la fine bouche et le lui reconnaître simplement, en toute honnêteté. Monsieur le Président, félicitations et courage ! Que DIEU vous fortifie et vous bénisse dans cette nouvelle option !

II – LE DISCOURS DU PREMIER MINISTRE DANS LA REGION DE SEGUELA

A la faveur de son déplacement dans la région de Séguéla, dans le cadre du regroupement des éléments des Forces Nouvelles de la zone 5, le Premier Ministre SORO KIGBAFORI Guillaume a solennellement réaffirmé cette option nouvelle, qui s’inscrit désormais dans une ligne politique gouvernementale. Extrait :

« Le Secrétaire Général des FN a rappelé à ses chefs de guerre que le processus de DDR dans lequel ils se sont librement engagés en signant l’Accord de Ouaga, c’est pour le bien-être de la population qui a trop souffert des affres de ces longues années de crise. Il les a donc enjoints de mettre fin au racket et à toutes les autres exactions contre les populations. Une interpellation fortement applaudie par la population qui s’est massivement déplacée pour écouter le Premier Ministre.
‘‘Les populations ont eu à souffrir de certaines actions. Je pense qu’il est temps que nous nous améliorions sur le terrain. La question du racket, je vais de plus en plus en parler. Parce que ce n’est pas normal que sur les barrages on continue de prendre de l’argent à des populations qui ont été appauvries par cette situation de guerre. Nous sommes là pour aider les populations et non pour les faire souffrir. Et désormais, je serai ferme’’, a averti Soro.
Le Premier Ministre a aussi annoncé que dans les tout prochains jours, le gouvernement va prendre des mesures MUSCLEES (dixit le Primus) pour s’attaquer de façon frontale à la corruption vertigineuse qui gangrène l’Administration ivoirienne parce que ‘‘ce n’est pas normal qu’on paye pour avoir un concours ou un examen.’’
in Le Matin d’Abidjan, No 759 du Lundi 19 Mai 2008.

En attendant de prendre l’entière mesure de la bonne foi et de la capacité réelle de nos gouvernants - à travers leurs différentes déclarations - à vider ce vieux contentieux social, nous ne pouvons que nous féliciter de cette option nouvelle qu’ils ont prise et que nous considérons, pour notre part, comme une avancée significative dans la recherche des voies de sortie de cette véritable gangrène nationale.

III – LA NOUVELLE POSTURE DE L’ETAT-MAJOR DES ARMEES FACE AU FLEAU DU RACKET

L’une des choses qui nous procurent une joie immense, en ce moment, et qui nous redonnent espoir en la Côte d’Ivoire, c’est la décision prise par l’Etat-major des Armées, avec à sa tête le Général Philippe MANGOU, de passer à la répression ferme contre le racket, après la phase de sensibilisation (que nous avons trouvée longue et déprimante), considérée désormais comme achevée.
Enfin, une volonté clairement affichée (avec des dispositions formelles et objectives) de lutter contre le racket.
Les pièces administratives désormais exigibles aux passagers et aux conducteurs sont on ne peut plus clairement définies, des contacts des commandements centraux de la Gendarmerie et de la Police sont même donnés pour leur saisine par toute personne victime de tracasseries routières ou de racket, obligation est faite aux Forces de l’Ordre de porter dorénavant leurs badges et matricules afin d’être formellement identifiables et des contrôles inopinés par des patrouilles mixtes (autorités civiles et militaires), instaurés. Une toile qui ne manquera pas de se refermer sur les agents laxistes et véreux qui ne manquent pas, en Côte d’Ivoire. Bon vent à vous, Général Philippe MANGOU !

IV - RACKETS ET BAVURES POLICIERES: LE COMBAT HAUTEMENT LOUABLE DE ANGE KESSY

Notre joie a été encore plus grande quand nous avons lu, dans le quotidien Le Temps du lundi 28 Avril 2008, la communication du Commissaire du Gouvernement Ange KESSY, qui dénote une volonté farouche d’extraire l’ivraie de cette noble institution qu’est l’Armée ivoirienne :

« Comme la grande muette, tout ce qui touche à l`armée est toujours resté discret, ce qui a bien évidemment laissé l`impression d`une forêt sacrée impénétrable, infranchissable mais malheureusement où l`on pense que tous les coups sont permis. Or, c`est justement l`institution où par excellence, tous les coups ne sont pas admis. C`est pourquoi, il convient qu`au moment où l`on parle de plus en plus de réforme de l`armée, où l`objectif de l`autorité militaire est de rapprocher le peuple de son armée (Armée - Nation) de montrer à ce peuple, ce qu`on reproche à ses soldats et surtout comment la justice traite ces reproches qu`on leur fait pour qu`il n`ait pas l`impression d`une impunité, car un peuple ne soutient son armée que lorsqu`elle est propre, lorsqu`elle est sans reproche mais surtout lorsque ce peuple sait qu`il n` y a pas d`impunité. C`est pourquoi, nous comprenons les ivoiriens quand ils réclament que les brebis galeuses soient punies dans l`armée et c`est cela tout le fondement de la politique criminelle militaire(….).

(…)La politique criminelle militaire en Côte d`Ivoire lutte inlassablement contre l`impunité. Au départ, en effet, les sanctions des infractions militaires avaient pour but de rappeler à l`ordre et ramener la nécessaire discipline. Maintenant avec le développement et l`allure que prend la nouvelle forme de délinquance, il y a lieu d`administrer de véritables corrections à nos hommes qui ternissent l`image de l`Armée et contribuent à la détérioration, dans leurs actes, des rapports entre le peuple et ses Forces de Défense et de Sécurité. Des coups et blessures à l’escroquerie, tout y passe : de nouvelles formes de délits ont émergé dans certains corps : il s` agit par exemple, de l` escroquerie au visa : mesdames et messieurs faites beaucoup attention à ces corps habillés qui vous promettent des visas, ce sont des escrocs. Nos grands bandits habillés en treillis sont tous transférés à la MACA pour y purger les peines dans les mêmes conditions que les plus dangereuses crapules. Quand on examine le tableau de l`évolution de la délinquance, on se rend compte, bien vite que deux fléaux ont considérablement augmenté. Ils ont si dangereusement crû qu`ils ont dépassé le cadre du simple délit pour se hisser au rang de véritable problème de société.

Les bavures et les rackets

Les bavures

Les bavures sont des actes ou faits commis généralement par les forces de l`ordre, volontaires ou involontaires et qui ont gravement troublé l`ordre public. Ces cinq dernières années, nous avons enregistré 11 bavures policières dont sept déjà jugés ; le reste devant les cabinets des juges d`instruction ; l` année 2008 doit être la plus riche en bavures puisque dans le seul mois de mars - avril 2008, nous avons compté 5 bavures, soit en moyenne une bavure toutes les semaines.

Le racket

Appelé extorsion de fonds, il est établi quand, par des menaces ou autres intimidations actives ou passives, l`agent contraint un individu automobiliste en général, à lui remettre de l` argent ou tout autre bien. Au niveau des poursuites, c`est-à-dire: constater, réunir les indices, rechercher les auteurs, nous allons changer de stratégie pour adopter une thérapie de choc. Désormais, toute personne victime- ou témoin d`un délit de racket peut filmer ou photographier l`agent à l`aide de son portable et envoyer les films par e-mail à l`adresse :
tribunalmilitaireci@yahoo.fr. Je souhaite que les journalistes portent cette adresse dans leurs journaux tous les jours jusqu`à ce que la population ait une parfaite connaissance de cette adresse qui doit constituer un réflexe simple chez toute personne victime de tracasserie, brimade ou racket. Pas besoin de donner son nom ou de demander le nom de l`agent incriminé. L`heure, la date et le lieu précis suffisent. Ce n`est pas tout : une patrouille anti-racket sillonnera les rues et les quartiers d` Abidjan mais également à l`intérieur du pays
Le Parquet militaire se chargera des auteurs et les mettra à la disposition du Tribunal. Nous demandons donc la collaboration de tous car la lutte contre le racket est une affaire de tous, le parquet ne pourra pas être présent sur tous les lieux de commission du délit. Bavure et racket "étant intimement liées, l`un se perpétrant très souvent à cause de l`autre, ils sont considérés comme préoccupation première de la politique criminelle militaire à compter de maintenant. Comme un mal qui refuse de guérir, faisant rechuter le patient à chaque fois qu`on le soigne, le médecin administrant une thérapie de choc en associant plusieurs médicaments, nous allons passer à une étape supérieure de la lutte. Désormais, ce ne sont pas les “petits” seulement que nous allons poursuivre. “Allez sur le terrain, encadrez mieux vos hommes” disait le général de brigade commandant le CeCOS. Dans un dossier de racket ou de bavure, le responsable, ainsi que la chaîne de toute la hiérarchie devra répondre devant le Tribunal militaire. Il expliquera par exemple pourquoi, en tant que chef, il ne se transporte jamais à un barrage ne serait-ce que pour voir comment les hommes qu`il place aux barrages travaillent, réaliser si les critiques et reproches sont fondés ou pas. Oui, il faut que les chefs répondent des actes de leurs éléments même si la responsabilité pénale est individuelle ; tout chef dont l`élément est poursuivi pour racket ou bavure sera appelé devant le Tribunal miliaire en qualité de témoin, s`expliquer sur les agissements de ses éléments. Citons par exemple ce cas, le plus récent : l`affaire Pokou Laurent tabassé à Marcory au même moment où une dame au Plateau subissait les violences physiques de deux autres policiers. Qu’en est-il de ceux qu`on ne voit pas, qu` on n`entend pas, parce qu`ils ont eu peur de les dénoncer ; le racket est devenu, mesdames et messieurs, un problème social en Côte d`Ivoire auquel il faut impérativement et maintenant trouver solution. Le Président de la République l`a dénoncé lui qui connaît tous les problèmes des ivoiriens, il s`est élevé contre le racket de nos forces sur les barrages et contre nos propres frères et sœurs. Le premier ministre n`exprimait pas moins son ras-le-bol, lui qui déclarait à propos du racket : “souvent, j`ai honte !” Il est d`autant plus préoccupant qu`il devient un problème politique car il est souvent cité comme un facteur favorisant la hausse des prix. Le Président Fologo l`a dénoncé, lui qui appelait à trouver un remède au racket. Les voyageurs, transporteurs, commerçants, étudiants, journalistes, bouchers, commerçants de vivriers, tous sans exception dénoncent le racket. Si les ivoiriens ne le supportent plus, c`est parce qu`il a atteint des proportions qui ont dépassé le seuil du tolérable : ils ne se cachent même plus, maintenant ils font la monnaie, quelle honte, quel choc de la conscience ou bien ils sont nés avant la honte, quand même si vous n`avez pas honte, ayez pitié, ayez peur de Dieu ! Des comportements exaspérants qui poussent à bout de patience des chefs, des vrais chefs.
Ainsi, l`un des plus brillants de nos généraux, le Général de Brigade Guiai Bi ne s`exclamait-il pas après la bavure de Yopougon : “Il n`est écrit nulle part que le contrôle systématique des véhicules de transport en commun et des particuliers fait partie des tâches, au CeCOS. Les contrôles de véhicules ne s`effectuent que lorsque les indices ou des renseignements reçus font soupçonner qu`ils transportaient des produits délictueux tels la drogue, la fausse monnaie, de l`argent ou des objets volés ; l`acharnement qu`exerce certains éléments du CeCOS à l`encontre des chauffeurs de gbaka ne se justifie donc pas, surtout que depuis trois ans, aucun document n`indique qu`on a fait telle ou telle saisie de drogue, des personnes recherchées dans un camion ou dans un gbaka. Alors, le général de s`interroger : Que cherchez-vous dans les gbaka si ce n`est de l`argent ? Et le général qui continue d`éclairer, qu`excédés par le racket systématique, certains ne voient même plus l`importance de se mettre en règle. Certains chauffeurs répliquent par l`indiscipline née de leur ras-le bol, les agents se sentent humiliés et l`irréparable survient”. Merci mon général, mille fois merci de penser et de dire ce que les ivoiriens pensent. Au cours d`un contrôle, j`ai demandé à un élément de la BAE ce qu`il faisait à côté d`un taxi, ‘‘De quelle unité êtes-vous ? Lui ai-je demandé : BAE, répond-il : ça veut dire quoi BAE ? Brigade anti-émeute ; fier qu`il est de le préciser. Bien. Alors, dites-moi, il y a quelle émeute dans ce taxi que vous contrôlez…. ?’’ Ce sont autant d`anecdotes que nous rencontrons tous les jours malheureusement avec des gens qui ne savent même pas pourquoi ils sont là, pourquoi ils portent le prestigieux uniforme des Forces de Défense et de Sécurité, un uniforme cocufié tous les jours par des inconscients plus avides d`argent que de l`honneur et la dignité de leur corporation. Que doit-on attendre d`individus pareils ? La prison et la radiation, rien d`autre. Oh, je sais combien de personnes s`apprêtent à me répondre : le racket n`est pas le seul fait des Forces de Défense et de Sécurité. Oui mais n`oubliez pas deux choses:

1 - D`abord, ils sont sur la route, visibles, en contact direct et tout ce qu`ils font est observé par tous. Dans un car, à bord d`un taxi ou d`un véhicule personnel tout le monde les regarde. Ils sont exposés à la vue de tous.

2- Ensuite, nous reconnaissons que la corruption, le racket, la violence sont des poisons qui minent notre société ; ce n`est pas discutable et ils sont à tous les niveaux condamnables.

Ensuite les Forces de défense et de sécurité doivent les premiers montrer l`exemple et être irréprochables. Si nous voulons lutter contre la corruption et le racket dans notre pays, il urge que nous commencions par ceux qui minent nos Forces de Défense car c`est à eux qu`appartient la charge de combattre par la recherche, des auteurs de la corruption et autre, et les déférer devant les tribunaux, c`est par eux que doit commencer la remise en cause, le nettoyage. Allons au Ghana, ce pays qui était connu il y a 20 ans pour l`une des polices les plus ripoux est aujourd’hui, cité en exemple et de bel exemple. Nous avons pris leur place il y a 20 ans, c’est-à-dire au moment où les autres changent et avancent, c`est là que nous reculons à pas de géants. C`est inacceptable. Je me suis rendu en Namibie, même décor : jamais vu la couleur de la tenue d`un policier : une Police discrète, dans un pays pourtant réputé à cause de son voisinage avec l`Afrique du Sud, être un foyer criminogène intense. C`est ici qu`on voit les policiers partout dans toutes les rues en train de traîner de vieux pneus qui ne contribuent qu`à enlaidir les routes. La lutte contre le racket doit être un combat national et doit être à compter de maintenant, considéré comme l`ennemi n°1 du peuple ivoirien. Sa lutte doit s`étendre à tous les niveaux : éducation familiale, formation de base, formation permanente, la répression doit être vraiment au stade de la thérapie de choc, constater, arrêter, poursuivre, juger et condamner pour extirper de nos rangs, cette race de nos forces dont les agissements délictueux de plus en plus fréquents provoquent une dangereuse et regrettable dégradation des nécessaires rapports entre la population et ses Forces de Défense et de Sécurité. La lutte contre le racket est l`affaire de tous. Si vous ne vous reprochez rien, si vous êtes en règle vis-à-vis des règlements, refusez de donner de l`argent, prenez au besoin des photos sur les tentatives d`intimidation des agents, laissez au besoin votre véhicule et rendez-vous au parquet, il y aura toujours un magistrat disponible pour vous écouter et aller voir ce qui se passe. Madame, vous qui m`avez un jour dans le journal Le Patriote, interpellé en ces termes : Nous vous voyons toujours sur le terrain mais nous ne sentons pas le résultat, nous ne voyons pas les procès. Les procès, nous les débutons aujourd’hui et se poursuivront tous les jours pendant toute l`année pour juger tous ceux qui ternissent l`image de l`armée par leur comportement qui attentent aux libertés individuelles violant gravement les droits humains. Prenez patience, nous ne finissons pas avec eux le même jour mais nous y croyons. J’ai fait un rêve

Nous n`avons pas la prétention d`y parvenir seulement demain ou après demain mais un jour, nous y arriverons, car comme Martin Luther King, I’ve a dream ;
Oui, Monsieur le Président, Monsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs, j`ai fait un rêve : celui d`une Côte d`Ivoire débarrassée du racket, de la corruption.

J`ai fait le rêve d`une Côte d`Ivoire, qui sera un jour, l`exemple d`une moralisation irréprochable de son armée et de ses Forces de l`ordre. Comme le Ghana, cité plus haut, la France, les Etats-Unis, l`Australie, j`ai rêvé d`une Côte d`Ivoire avec sa police, sa Gendarmerie qui feront mieux que ces pays, aimés de l`extérieur, adulée et applaudie de son peuple, à commencer par ceux qui sont le premier contact avec l`étranger c’est à dire, aux frontières terrestres, à l`aéroport, au Port, puis sur les routes, ensuite dans nos quartiers. J`ai fait le rêve d`une côte d`Ivoire où l` orphelin ou celui qui n’a personne derrière lui, est traité et considéré de la même façon aux barrages, dans les bureaux, partout sans être racketté. J`ai fait un rêve, celui d`une Côte d`Ivoire où le racket n`existe plus ou presque, ou la population est conseillée et orientée au lieu d`être violentée, battue, brimée et humiliée, où nos frères sont disponibles et courtois au lieu d`être sur les nerfs, ou nos Forces ouvrent leurs bras pour accueillir le civil en détresse au lieu d`être celui qu`on fuit ou contre qui on porte plainte.

J`ai fait un rêve, j`ai fait un rêve ».
in Le Temps du Lundi 28 Avril 2008.

Chères autorités ivoiriennes, au-delà de la joie que suscitent chez nous ces nouvelles dispositions, nous aimerions être rassurés que ces mesures ne dureront pas le temps d’un feu de paille et que vous ne ferez preuve d’aucune faiblesse quand sera venu le moment de sévir réellement, et surtout de sévir contre vos proches.
Nous voulons voir assainie la Côte d’Ivoire, à commencer par vos entourages et les trois milieux les plus corrompus du pays, par ordre de…désolation (selon une étude du CIRES) : 1- La Justice, 2- Les Forces de l’Ordre (corps habillés) et 3- Les Hôpitaux.

Que DIEU bénisse la Côte d’Ivoire !



DINDE Fernand AGBO

17:55 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne, Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

Commentaires

Mon cher Fernand,

Je te félicite pour ton texte...
Je voudrais t'inviter à ne pas commencer à te réjouir ... parce que "les choses commencent à bouger". Car ... Les choses ont toujours commencé à bouger Côte d'Ivoire et en Afrique, elles commencent toujours.
Alors, sans être ni pessimiste, ni nihiliste, je voudrais que nous puissions continuer nos prières et nos pressions, afin que soit élaboré un véritable plan pour une Renaissance de la Côte d'Ivoire et pour une Renaissance des Ivoiriennes et des Ivoiriens. Un véritable plan avec son mode d'application sur le terrain, ainsi que ses modes d'évaluation ...
Reçois mes très cordiales salutations et mes sincères félicitations pour le travail de réflexion et de proposition que tu publies régulièrement avec amour. Sois béni !

Écrit par : Sethi | mardi, 03 juin 2008

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