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lundi, 30 juin 2008

OPERATION "MAINS PROPRES", EN COTE D'IVOIRE: RETOUR DE L'ETAT DE DROIT OU OPERATION COSMETIQUE

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Dans une analyse mi-figue mi-raisin, objective, l'ami Yao Prao Séraphin, Président du MLAN, se félicite de l'avènement du grand curage mis en branle, par le Président GBAGBO, pour nettoyer les écuries d'Augias, et s'interroge, par la même occasion, sur la bonne foi de cette Opération "Mains Propres", lancée dans la filière Café-Cacao, en Côte d'Ivoire, à quelques mois de l'élection présidentielle. Lu pour vous.


Décidément, la Côte d’ivoire reste l’un des pays africains aux actualités brûlantes. La dernière en date concerne l’opération mains propres initiée par le président Laurent Gbagbo. Cette opération qui se résume à de nombreuses arrestations des auteurs présumés des détournements de fonds de la filière café cacao. Pour le Mouvement de Libération de l’Afrique Noire (MLAN), le cas ivoirien intéresse la jeunesse populaire africaine au moins pour deux raisons. Premièrement, le pays est longtemps resté la vitrine de l’Afrique de l’Ouest et une chasse gardée française. Deuxièmement, depuis 2000, le pays a un président qui selon ses dires, partage nos valeurs, c’est-à-dire redonner aux africains la fierté d’être noirs et amorcer une véritable indépendance. Pourtant, ces dernières années, la Côte d’ivoire est devenue l’un des pays africains le plus corrompus. L’enrichissement illicite est devenu la règle et la saine gestion une exception. Le point d’orgue a même été atteint avec le déversement des déchets toxiques pour des billets de CFA. Vous imaginez chers lecteurs notre étonnement face à ce revirement encourageant certes mais soupçonneux. La présente réflexion essaie de comprendre si le retour de l’Etat de droit est effectif dans ce pays ou c’est juste une opération électorale.

Le fouet dans la cour ou l’opération mains propres

Après s’être débarrassé de son ex directeur de protocole, Son Excellence Allou Wanyou Eugène, ce sont les responsables de la filière café cacao qui font les frais du « moteur diesel » très remonté. Pour comprendre, rappelons qu’au lendemain des indépendances, les caisses de stabilisations ont été crées dans presque tous les pays africains. Mais à la faveur des ajustements structurels, ces caisses ont été liquidées ou remplacées par d’autres structures. C’est le cas de la Côte d’ivoire où la CAISTAB a été remplacée par de nombreuses structures dont la BCC (Bourse du café et cacao), Fonds de Développement pour la promotion des activités des producteurs café- cacao (FDPCC), A.R.C.C( Autorité de Régulation du Café Cacao) société d’Etat chargée de la régulation administrative, F.G.C.C. Fonds de Garantie des Coopératives Café/Cacao, F.R.C. Fonds de Régulation et de Contrôle. Ce sont donc les responsables de certaines structures qui sont aujourd’hui mis au banc des accusés. Il s’agit Pêle-mêle, de Tapé Do Lucien, Amouzou, Théophile Kouassi, Angeline Kili, Firmin Kouakou, Tano Kassi, Kouassi Tohouri Prospère Mmes Dago Sophie-Laure et Obogui, née Houssou Amenan Rosine, tous des barons de la filière de la filière café-cacao. Ils y ont été déférés par le juge d’instruction Gadji Gnakalé Joachim qui les a placés sous mandat de dépôt. Les chefs d`accusation qui sont retenus contre eux sont, entre autres, abus de biens sociaux, faux et usages de faux, utilisations illicites de ressources communes, etc. Ces arrestations de ces présumés délinquants économiques laissent croire à un retour de l’Etat de droit dans un pays où il suffit d’arpenter les couloirs des hauts lieux pour devenir riches. Lato sensu, l'Etat de Droit, avec des majuscules, quand à lui est au minimum un système institutionnel dans lequel les administrations publiques sont soumises au droit, et ou, la légitimité du droit a administrer pour le prince provient d'un contrat ou d'un ensemble de texte statutaire dûment validé par la population, a ce titre l'Etat de Droit est l'ensemble des administrations d'Etat légitime devant une population et ayant force droit sur un territoire dûment délimité. Et aujourd’hui ce que font les juges ivoiriens ou du moins la justice ivoirienne sonne comme le retour de cet Etat de droit car en pratique, le principe de l'État de droit suppose l'existence de juridictions indépendantes, compétentes pour trancher les conflits entre les différentes personnes juridiques en appliquant à la fois le principe de légalité, qui découle de l'existence de la hiérarchie des normes, et le principe d'égalité, qui s'oppose à tout traitement différencié des personnes juridiques. Le MLAN soutient de telles actions et souhaite que cela ne se limite pas seulement à cette filière mais à tous ceux qui ont en charges la gestion des deniers publics.


L’ombre d’une opération cosmétique

Habitué à l’incohérence temporelle des hommes politiques qui à l’approche des élections font ce qu’ils n’ont jamais fait auparavant, faut-il croire à la sincérité d’un médecin qui laisse se propager un virus pour vouloir le soigner après ? bien sur que non, c’est là nos inquiétudes. Comment comprendre que les auteurs des déchets toxiques qui ont fait plusieurs morts ont été mis en liberté et même réhabilités dans leur fonction. Dans une république ou du moins dans un Etat de droit, le droit est opposable et applicable à tous, pourquoi donc ce traitement différencié ? Quel est cette justice au comportement caméléonesque ? Pour que cette opération ait une crédibilité, il faudra laisser la justice dire le droit afin que ceux qui ont le privilège de servir leur peuple ne confondent pas la caisse et leurs poches. Il est difficile d’accorder plus de crédit qu’il en faut à cette opération au regard du mutisme des autorités ivoiriennes vis-à-vis des habitudes dont on a point connu sous les autres mandatures. Des dignitaires du pouvoir qui se sont enrichis au vu et au su de tous en si peu de temps. Le cri d’alarme du professeur Mamadou Koulibaly n’a même pas ébranlé les fondamentaux de ces demeurés de la république. A quelques coudées des élections, cette opération mains propres ressemble plus à une opération de charme. Mais les africains ne sont pas dupes et nous invitons les ivoiriens à exiger des sanctions et des coupables surtout les vrais car il ne suffira pas de trouver des boucs émissaires et laisser en liberté les vrais voleurs. Ce serait une injure aux pauvres paysans qui sous le soleil douloureux, à la cadence de la daba et de la machette, travaillent pour leur survie.
Dans sa parution du 27 juin 2008, le journal le patriote faisait état de la prudence de certains ivoiriens quant à l’issu de cette affaire. Le souhait du peuple ivoirien, c’est qu’elle aille plus loin et que rien n’entrave sa mise en œuvre. «Que ça ne soit pas de la poudre aux yeux du peuple»

La justice ivoirienne sur le perron de l’histoire


Dans le dossier sur le Café-Cacao, la justice ivoirienne a un coup à jouer. Celui de sa réhabilitation. Depuis la mise sous les verrous des barrons de la filière Café-Cacao, ils sont nombreux les ennemis de cette opération main propre qui doutent de la capacité de la justice ivoirienne à faire triompher le droit. La justice ivoirienne a une occasion de réenchanter le regard que l’on a d’elle depuis quelques années, une justice boiteuse, partisane et incapable de prendre des initiatives comme la mise en examen des personnes soupçonnées de fraude. Dans cette affaire infecte, le président du Conseil économique et social (CES), Laurent Dona Fologo, dont les propos sont repris vendredi 27 juin 2008, par le quotidien gouvernemental Fraternité Matin, disait "qu’il est important que cette opération aille jusqu’au bout. (...) L`heure de l`impunité est terminée". Le MLAN souhaite vivement que ceux qui, face à l’argent, manifestent le reflexe de Pavlov, avec une envie effrénée de piller ce qui ne leur appartient pas, soient traités à la mesure des sommes volées. Nul n’est au dessus de la loi, et la justice ivoirienne doit donner un signal fort à ceux qui sont habitués à la république des « protégés ». Dura lex sed lex (La loi est dure mais c'est la loi). Il est temps de frapper le bois vert pour donner une leçon au bois sec. Faisons en sorte chers frères ivoiriens que la vérité ne trébuche point à la place publique.

Que la justice de Dieu se manifeste !
Vive la Nouvelle Côte d’Ivoire !

Le président du MLAN
Prao Yao Séraphin
www.mlan.fr
contact@mlan.fr

19:20 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

dimanche, 29 juin 2008

LA "GAY PRIDE" (FIERTE HOMOSEXUELLE), UNE HORREUR ET UNE EFFROYABLE ABOMINATION

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Chers Tous,

Chaque année, il nous est donné de voir, en pareille période, la « Gay Pride », cette parade infâme, ignoble, nauséeuse dans laquelle les homosexuels de toute couture et de tout poil (pédérastes, lesbiennes, travestis et transsexuels) viennent se donner en spectacle au monde entier, avec fierté, sous nos yeux incrédules de partisans de la vertu morale.

Cette année encore, la tradition a été respectée (particulièrement en Europe) et même largement amplifiée par les media les plus puissants du monde, ce samedi 28 Juin 2008, dans le laxisme moral le plus total et le plus général.

Pendant combien d’années encore l’éducation familiale traditionnelle résistera t-elle à ces coups de boutoir et à des assauts aussi terribles, cautionnés par ceux qui sont sensés nous gouverner dans ce monde, avec responsabilité et justice, dans l’éthique et la morale ?
Pendant combien d’années encore arriverons-nous à tenir en laisse notre jeunesse et nos enfants matraqués de toutes parts par la pornographie ambiante, envahissante, gluante, rampante, dégoulinante, déguisée, affichée (CD, vidéo, revues, magazines, films à l’eau de rose, etc) et par la célébration des anti-symboles (stars porno, acteurs homo, stars du showbiz sans morale, désaxés sexuels) ?

Bien malin qui me dira à quoi ressemblera notre monde dans 20 années encore. Certainement, à pire que la jungle.
Bientôt, nous aurons droit à la parade des zoophiles (qui couchent avec les animaux) et ce ne sera peut-être pas encore le pire ! ! !
Peut-être qu’on aura droit, pendant qu’on y est, à des partouses entre hommes et bêtes, dans une si inextricable orgie, un tel écheveau indémêlable de perversions que les entrailles de l’enfer même s’en émouvraient.

Et pourtant, cette loi royale des Ecritures Saintes a été édictée pour garder notre monde de la dérive : « Tu ne coucheras point avec un homme comme on couche avec une femme. C’est une abomination. Tu ne coucheras point avec une bête, pour te souiller avec elle. La femme ne s’approchera point d’une bête, pour se prostituer avec elle. C’est une confusion » (Lévitique 18 : 22, 23).
Oui, « se vantant d’être sages, ils sont devenus fous » ! (Romains 1 : 22).


L’Epître de Paul aux Romains, chapitre 1, dans le Nouveau Testament, est le parfait tableau de cette descente vertigineuse dans les profondeurs abyssales de l’égarement et de la misère spirituels.

Sel de la terre, où caches-tu ta saveur ? Défenseurs de la morale, où êtes-vous ? Chevaliers de la vérité et des valeurs cardinales, où vous cachez-vous ? Docteurs de l’éthique, que devenez-vous ?
Le bruit assourdissant de votre silence et la violence de votre inertie laisse interdits les Fils de la Justice !


Que DIEU ait pitié de notre monde !



Nota Bene : Je serais ravi et franchement honoré de partager votre opinion sur la question, sur l’un ou l’autre de mes blogs :

- http://dindefernand.over-blog.com
- http://regardscroises.ivoire-blog.com.

Pour moi, une des solutions (oh, très partielle) à ce mal lancinant, serait de faire, dans la même période et dans le monde entier, une contre-manifestation, pour célébrer l’hétérosexualité et le mariage, et cela, par tous ceux qui voudraient que soit promue la morale et qui voudraient vivre dans un monde, un tant soit peu, sain.
Qu’en pensez-vous ? Vos avis sont attendus !
Je vous recommande, à ce propos, une de mes suites de lecture, sur l’ouvrage du frère et ami Josué GUEBO : L’Eglise, le sida et la légitimation silencieuse de l’homosexualité. Cliquer ICI pour la lire.


Que DIEU vous bénisse, richement !




DINDE Fernand AGBO

19:00 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Informations diverses | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

samedi, 28 juin 2008

TAGGUE PAR EDGAR YAPO SUR OBAMA

fd413e99a40afcfae49cdba8b02ad067.jpgEdgar Yapo: "J'ai eu l' honneur d'être taggué par Théo (Théophile Kouamouo). Le truc - très difficile au demeurant - c'est de dire en seulement 3 petites phrases ce qu'on pense d'Obama.

Je m'y suis prêté à la suite de mes frères Delugio, Kwaame, voici ce que cela a donné.

"Barack Obama est la face la plus noble du rêve américain. Son élection à la tête des Etats-Unis d’Amérique serait la variante politique de l’exploit de Neil Armstrong : marcher sur la lune. Obama, étendard d’une Amérique appelée à être la terre originaire du progrès".

Mes Taggués sont :

Dindé
Madison"

http://leblogdedgaryapo.ivoire-blog.com/

Réponse au très cher frère: "Cher Edgar, tu m'as taggué et c'est seulement cet après-midi que je m'en suis rendu compte. Je suis impardonnable. Mille excuses.
Au demeurant, je voudrais me prêter à l'exercice initié par l'excellent Théo (une vraie colle):

Barack Obama, candidat à l'élection présidentielle américaine, rien que cela, un symbole inouï de la grandeur du peuple américain et de la percée (dans l'imagerie des peuples africains) des noirs.
Mais point n'est besoin de s'illusionner, l'Amérique restera toujours l'Amérique!


Salut à toi, cher frère, et à tous!"

NB: Vu mon grand retard (puisque Théo a déjà publié toutes les contributions sur son blog http://kouamouo.ivoire-blog.com), je m'abstiens de tagguer un autre bloggueur. Mais cela a été un réel plaisir pour moi d'y apporter ma toute petite pierre!

20:35 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Etats-Unis d'Amérique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

vendredi, 27 juin 2008

BARACK OBAMA ET SA FAMILLE DU KENYA

 
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De l'ainé Paul ARNAUD:

CHERS AMIS, Je vous donne en partage, cette photo de Barack Obama (qu'on ne présente plus?) avec sa famille. Une photo qui date de 1987. Une année au cours de laquelle, avant son entrée à la faculté de droit d'Harvard, il s'est rendu à 26 ans au Kenya, le pays de son père Barack Hussein Obama sr (1936-1982). Un voyage dans le Kenya profond (des hutes) qu'il décrit longuement dans les pages 315 à 452 de son livre: <<LES REVES DE MON PERE, l'histoire d'un héritage en noir et blanc>>. Je conseille à chacun la lecture de ce livre. Amicalement.

PARIS ENTEND CONTRER L'INFLUENCE CHINOISE, EN AFRIQUE

fb3cd374f7e017d7d01f2f8f5c6be6b8.jpgLe nouveau «Monsieur Afrique» du président Sarkozy veut faire de la défense de
ses intérêts économiques le cœur de sa politique africaine. La promotion des
droits de l'homme passe au second plan.



C'est le chiffre qui fait peur à Alain Joyandet, nommé en mars par Nicolas
Sarkozy pour piloter la politique africaine de la France: «Il y a déjà 900000
Chinois en Afrique, alors que les Français sont moins de 300000.»
Au moment où le décollage économique du Continent noir se dessine, l'ancienne
puissance coloniale craint d'être supplantée par une cohorte de nouveaux venus
- Chine et Etats-Unis en tête - qui cherchent à s'assurer l'accès aux matières
premières, débouchés commerciaux et positions stratégiques.

«Avec ou sans nous?»

«Il est clair que l'Afrique est en train de bouger, a expliqué Alain Joyandet
jeudi après une série de voyages sur place. Des pays qui ne s'intéressaient pas
au continent africain y investissent beaucoup. [...] L'Afrique s'éveille, est-ce
qu'elle s'éveillera avec ou sans nous?»

Pour Nicolas Sarkozy, comme pour son nouveau secrétaire d'Etat à la coopération
et à la francophonie, la France doit réagir. Les mots-clés de sa diplomatie
africaine seront désormais «realpolitik» et «parts de marchés». «Il faut
absolument qu'on mette fin à une certaine période de naïveté», estime Alain
Joyandet. En clair: la défense des intérêts économiques devient prioritaire,
celle de la démocratie un peu moins.

Le virage est radical. Car il y a deux ans, lors d'un discours remarqué au
Bénin, Nicolas Sarkozy s'était posé en champion des droits de l'homme sur le
continent noir. «Il n'y a pas d'exception africaine, pas de prétendue
spécificité culturelle qui justifierait je ne sais quelle incompatibilité entre
l'Afrique et la démocratie, affirmait-il. Quoi qu'on ait pu penser pendant si
longtemps, la dictature, ce n'est pas la stabilité. [...] Nous mettons-nous à
ce point en danger en disant à haute et intelligible voix les torts que causent
les excès d'un dictateur à son propre pays?»

Principe de réalité

Depuis, le principe de réalité a repris le dessus. Le prédécesseur d'Alain
Joyandet, Jean-Marie Bockel, a été muté aux Anciens combattants après avoir
dénoncé les «pays qui gaspillent leurs propres ressources» et critiqué le
président du Gabon, Omar Bongo, pour la gestion de ses revenus pétroliers.
Celui-ci a d'ailleurs été le premier dirigeant africain à recevoir la visite
d'Alain Joyandet. «Cela a permis de régler le malentendu qui existait, explique
le nouveau secrétaire d'Etat, de mettre fin à une ambiance qui n'était pas très
bonne.»

Ce n'est pas le seul geste d'apaisement adressé par la France aux plus
inamovibles autocrates africains. L'enquête ouverte par la justice française
sur les patrimoines de cinq dictateurs - Omar Bongo (Gabon), Denis Sassou
Nguesso (Congo-Brazzaville), Blaise Compaoré (Burkina Faso), Eduardo Dos Santos
(Angola), Teodoro Obiang (Guinée équatoriale) - a été classée sans suite. Elle
avait révélé, notamment de la part des deux premiers cités, l'accumulation de
richesses imposantes sous forme d'appartements parisiens, de voitures de
super-luxe et de comptes bancaires détenus par des sociétés luxembourgeoises.

La nomination d'Alain Joyandet est un autre signe. D'abord parce que ce patron
de presse de Franche-Comté - il possédait L'hebdo de Besançon et Le
Châtillonnais -, qui est aussi maire de Vesoul, ne connaissait pas grand-chose
à l'Afrique. Or en France, il est de tradition de placer des novices à la
Coopération, pour éviter qu'ils ne dérangent les habitudes du «village»
franco-africain. «Il fallait un type qui n'ait aucun réseau en Afrique, qui
soit vraiment aux ordres de l'Elysée», commente Antoine Glaser, directeur de la
Lettre du Continent, une publication spécialisée.

Alain Joyandet est donc un fidèle de Nicolas Sarkozy. Il l'a aidé lorsque le
futur président connaissait sa traversée du désert, dans les années 1990. Les
deux hommes ont fait du vélo ensemble et, concernant l'Afrique, se retrouvent
sur une idée simple: «Ne pas se laisser tailler des croupières par les
Chinois.» La démocratie attendra. Comme le dit Alain Joyandet: «Le
développement économique est peut-être la meilleure solution pour encourager
une démocratie durable et irréversible.»

AUTEUR:www.letemps.ch - Sylvain Besson
2008-06-19 21:47:26

17:45 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, France | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

PERFORMANCE: UN ORDINATEUR DEPASSE LA BARRE DU PETAFLOP

f65735af2190abdd8433b76f5787cee3.jpgUn ordinateur militaire américain vient de dépasser la barre mythique du pétaflop: un million de milliards d’opérations en virgule flottante par seconde!

Il est 2 fois plus puissant que son prédécesseur, le fameux Blue Gene d’IBM qui avait lui-même suivi Deep Blue qui avait battu Garry Kasparov, alors champion du monde d’échecs.

Ce nouveau monstre appelé RoadRunner a également été fabriqué par IBM. Il coûte 133 millions de dollars.

Un pétaflop, ça représente quoi? Eh bien, ce sont les 6 milliards d’êtres humains de cette planète qui calculent 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 pendant 46 ans pour égaler une journée de travail de RoadRunner.

Son architecture est essentiellement basée sur un réseau de 12′960 processeurs Cell (soit 116′000+ noyaux - “cores” - de traitement) , créés par IBM pour la PS3 de Sony. Ce processeur est déjà celui qui a permis aux PS3 du réseau Folding@Home de dépasser aussi le pétaflop l’an dernier mais de façon distribuée sur l’Internet. Le plus dur dans un tel système, c’est de trouver du travail en parallèle à tous ces processeurs….

Bien sûr, une telle puissance de calcul va permettre des avancées massives dans de multiples domaines scientifiques. Mais, Monsieur Tout Le Monde peut aussi se réjouir: ce genre d’architecture très parallèle deviendra la base de nos PCs domestiques un de ces jours ….. avec juste un peu moins de processeurs.

Dans le passé, les technologies militaires passaient dans les systèmes industriels avant de finir dans les produits de grande consommation.

Avec ce processeur Cell, il semble que le parcours du chemin inverse soit en train d’émerger!

Et ce n’est pas un exemple isolé: n’est-on pas en train de vivre cela avec d’autres domaines comme Google Maps, etc… ?

Source: http://www.20mai.net/2008/06/19/un-ordinateur-depasse-la-barre-du-petaflop/

17:25 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Informations diverses | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

ET SI L'AFRIQUE REFUSAIT LA DEMOCRATIE?

aead4b161f85b7f05871508c0dd21c8b.jpgEt si l’Afrique refusait la démocratie? [ 6/27/2008 ]

La tendance à substituer à la démocratie la pyromanie se généralise sur notre
continent. Est-ce un phénomène de type négroïde ou une manipulation blanche? Qui
peut, et comment arrêter le cercle vicieux de ces élections onéreuses soldées
par des affrontements sanglants pour finir avec un partage déréglé du pouvoir? A
la condition que les africains actualisent leur conception de ce pouvoir et
comprennent la défaite électorale et l’alternance politique comme des lois de
la nature, la démocratie sera vaine sur le continent. Le projet des Etats-Unis
d’Afrique, en conséquence, restera un voeu pieux, une fausse route, une grossière
tromperie.

Par : Kodjo EPOU



Le président Mugabé promet la guerre à son peuple en cas de défaite à l’élection
présidentielle.Le petit dictateur se croyant irremplacable au Zimbabwe a
poussé,par la force brutale,son rival à un retrait de la course.Idriss Deby,en
dépit des feux recurrents des rebelles sous ses fenêtres,s’accroche à un
fauteuil présidentiel qu’il ne doit plus qu’à l’asssistance française.Lansana
Conté pense que la démocratie,c’est l’affaire des autres et que les guinéens
doivent l’aimer jusqu’à l’idôlatrie ou mourir.Idem pour le burkinabé
Compaoré.Omar Bongo,Paul Biya et peut-être Wade,eux,explorent ardemment les
voies constitutionnelles de s’assurer que leur succession ne soit envisageable
qu’à la manière togolaise.Au sujet justement du Togo,la Communauté
Internationale,tout en veillant sur ce pays comme du lait sur le feu, retient
son souffle,ne sachant pas le genre de spectacle qu’il lui réserve pour
2010.Toute la Corne de l’Afrique est assise sur la braise alors que dans les
“monarchies” maghrébines, alternance politique ne semble pas avoir son
équivalent en arabe.L’Afrique refuse t-elle la démocratie? Peut-elle s’en
passer?

Mugabé, une plaie qui révèle la tragédie africaine.

Les difficultés du Kénya,l’année dernière,à consolider sa stabilité politique et
sa démocratie encore récemment citées en exemple n’ont rien de nouveau sur le
continent. Les situations analogues sont légion.Au Nigéria,les élections
générales de 2007 ont été ternies par des fraudes massives.Pourtant,il avait
été espéré que ce géant d’Afrique qui avait inauguré,en 1991,une ère
démocratique après de tumultueuses décennies de régime militaire,reste dans
cette voie moderne de tranfert de leadership au plan national.

Lorsqu’en décembre l’élection du président de l’ANC avait chassé de la tête du
plus grand parti d’Afrique du Sud Tabo M’BEKI,l’homme qui a échoué de répondre
aux attentes de son peuple,cette élection a fait venir un autre au caractère
discutable et sur qui pèsent des soupçons de malversations financières.La
succession de M’beki par ZUMA peut être perçue comme démocratique.Seulement,à
voir le système sud-africain de l’après Mandela,il présente beaucoup plus des
caractéristiques de parti unique;les élites de l’ANC (African National
Congres), fort de la prédominance numérique sont en train de mener le pays dans
la mauvaise direction,amenuisant les immenses espoirs suscités par la fin de
l’apartheid.Les récentes violences xénophobes commises sur les étrangers vivant
en Afrique du Sud,violences face auxquelles le président M’beki a fait preuve
d’une incompétence notoire,sont les effets de la décadence du système en
place.L’Afrique du Sud est en passe de trahir ses obligations de puissance
continentale.

Son voisin,le Zimbabwe est mis au ban de la Communanté Internationale. Le parti
gouvernant, la ZANU, au pouvoir depuis 28 ans,avait,malgré l’échec patant de
celui qui est passé du héro libérateur en dictateur meurtrier,donné à ce
dernier carte blanche et consacré sa candidature.Les résultats du premier tour
de l’élection qui a suivi n’ont jamais été proclamés en bonne et due
forme.Ainsi l’a voulu l’hectogenaire qui fera arrêter ses opposants politiques
engagés dans la course au second tour contre lui.N’est-ce pas une grande honte
pour les peuples d’Afrique lorsqu’un de leurs dirigeants se déclare prêt pour
la guerre en cas de défaite électorale?

N’est-ce pas une pure moquerie à la démocratie que de faire croire que le peuple
Zimbabwéen ait pu apporter son soutien à un président aussi
brutal,qu’intolérant, et qui, de surcroît,l’a rendu misérable.Mugabé, pour
sécuriser un second tour de la honte, a distribué voitures flambant neuves,
tracteurs, maisons clés à main et liasses de billets de banque aux Chefs
traditionnels,aux Chefs de la police et aux vétérans de guerre.Au même moment,
les sympatisants de l’opposition sont,eux, empêchés par la force d’avoir accès
à leur part de l’aide alimentaire internationale.Théoriquement, la démocratie
empêche de tels abus tout comme elle empêche la militarisation abusive et
irrationnelle d’un pays aux dépens de la production,génératrice de
richesses.Pour cela elle fait peur.

Similation

En Afrique, les périodes électorales sont celles des plus folles adversités
inter-ethniques et de crispation sociale. Pas de débats publics – l’arbre à
palabre en était dans le bon vieux temps – sur les questions sociales,malgré
l’existence,dans nos pays, de graves problèmes de santé, d’éducation, de
sécurite alimentaire et de pauvreté.

Les campagnes électorales sont identiques,dans le fond et dans la forme.Les
candidats débarquent en hélicoptère chez des populations qui ne reçoivent ces
genres de visites qu’une fois tous les quatre ou cinq ans. Habillés en grands
boubous brodés qui coûtent parfois jusqu’à mille dollars
américains(l’équivalent de trois ans de salaires pour certains de leur
compatriotes),ils trônent au podium pour suivre les Alleluias qui leur sont
dédiés par des paysans vieillis de plusieurs années parce que malnutris et
physiquement ruinés par l’usage de techniques agricoles traditionnelles.

Après avoir écouté d’une oreille distraite ces populations hôtes,ils prononcent
de vagues discours puis, quittent les lieux comme ils sont venus,brassant la
poussière dans les pauvres visages vides d’espoirs pour un lendemain meilleur.
Les élections se succèdent et se ressemblent. Des fois les messages délivrés
par les différents candidats se limitent à des promesses(fausses) de
construction de routes et d’hôpitaux ou encore d’écoles. Pas de déballage de
projets de gouvernement viables, ni d’agenda d’exécution des urgences
nationales.L’inexistence d’une feuille de route claire engendre,chez les
nouveaux élus – ils sont très rares – ou nos éternels reélus,les improvisations
qui sont généralement les causes premières des mandats présidentiels élastiques
et sans fin en Afrique.On verra des Chefs d’Etats solliciter cinq ou dix ans
supplémentaires après en avoir passés 15,20,25 à la tête de leurs pays .La
repression sanglante vient comme riposte au refus des populations de céder au
prolongement illégal ou immérité du mandat présidentiel.Ces populations sont
alors traitées d’insoumises à l’autorité,de manupulées par
l’extérieur,d’assoiffées de pouvoir ou accusées de trahison,d’atteinte a
l’ordre public et à la sûreté de l’Etat.

Tous, des “mugabes”

La plupart de nos Chefs d’Etat sont de potentiels “mugabés”,remplis de haines
latentes contre leur peuple,beaucoup plus enclins à déclencher des conflits
inter-ethniques pour justifier leur maintien au pouvoir que de donner à manger
à leurs administrés et de travailler pour la paix intérieure.Les exemples
d’élections libres facilitant la transmission pacifique de l’autorité d’un
leader à un autre – ce qui est la première base de la démocratie – sont
rarissimes sur le continent.La manipulation des urmes, des citoyens,des caisses
et de l’opinion internationale est la préoccupation dominante chez nos
présidents,au détriment du pain,de l’eau et de l’électricité,bref,du minimum
vital pour les populations.

C’est pourquoi, à la place de l’alternance que voulaient les Kénynans, KIBAKI
leur offrira une stupide guerre civile. C’est aussi pourquoi YAR’ADUA ne sera
élu que par moins de 30% de l’électorat Nigérian. C’est enfin pourquoi sur les
48 pays de la partie subsaherienne du continent, seulement 5 ont connu des
élections multipartites crédibles et sans bain de sang entre 1990 et 2004.Ce
survol ne laisse pas entrevoir une réelle volonté de nos dirigeants à concevoir
une démocratisation apaisée de l’Afrique.

La situation socio-politique au Zimbabwe est trop sévère pour être
ignorée. Qu’est-ce qui retient l’Amérique et l’Europe? Naturellement, Harare
n’est pas assise sur du pétrole. Qu’est-ce qui retient l’ONU? Rien. Cette
Organisation qui a toujours joué au médecin après la mort a un choix: ou elle se
contente de ces molles condamnations sans effet et disparaît, ou elle
commence par agir, pour gagner en crédibilité et existe. Que font les chefs
d’Etat africains? Rien. Naturellement. Ils sont tous des “mugabes” ou presque.
Finalement, doit-on avoir honte d’être africain?

Kodjo Epou
Oakdale, USA

16:10 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique | Lien permanent | Commentaires (2) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mercredi, 25 juin 2008

LA MALEDICTION DE L'OR NOIR

d776a8a4585987f86fcef5474d6eb8eb.jpgCourrier international - n° 920 - 19 juin 2008

En couverture/ Ce monde qui vient : Quand le baril de brut vaudra 200 dollars, (il y aura)
plus de pays pétroliers et plus de guerres.

Instabilité, corruption, insurrections… De nombreux pays, nouveaux producteurs,
connaîtront bientôt la malédiction de l’or noir, explique un politologue
américain.


Le monde est aujourd’hui beaucoup plus pacifique qu’il y a quinze ans. Mais si,
globalement, la violence est en recul, les Etats producteurs de pétrole
représentent une proportion croissante des pays victimes de conflits. Ils sont
désormais le théâtre d’un tiers des guerres civiles, de faible ou de forte
intensité, contre seulement un cinquième en 1992. A en croire certains,
l’invasion américaine de l’Irak montre que le pétrole provoque des conflits
entre Etats. Mais, le plus souvent, il engendre plutôt des affrontements
internes.
Le nombre de conflits liés aux pays producteurs est voué à augmenter, la
prodigieuse hausse des prix du brut poussant davantage d’Etats en développement
à produire du pétrole et du gaz. Plus d’une dizaine de pays en Afrique, sur la
Caspienne et en Asie du Sud-Est sont récemment devenus, ou vont bientôt
devenir, des exportateurs importants. Quelques-uns d’entre eux, comme le Tchad,
le Timor-Oriental et la Birmanie, ont déjà connu des conflits civils. La plupart
des autres sont pauvres, non démocratiques et mal gouvernés, et sont par
conséquent particulièrement susceptibles de basculer dans la violence. Enfin,
les prix record du secteur représentent une aubaine économique qui a souvent
tendance à entraîner de nouveaux troubles.

Autrefois promis à un bel avenir, l’Algérie et le Nigeria ont sombré.

Le pétrole n’est pas un cas unique. Les diamants et d’autres minerais engendrent
des problèmes comparables. Mais l’hydrocarbure, en tant que bien le plus
recherché de la planète et dont les Etats dépendent plus que de l’or, du cuivre
ou de n’importe quelle autre ressource, a un impact plus marqué et plus
généralisé.
Les booms pétroliers des années 1970 ont accouché de formidables richesses, et
débouché par la suite sur de terribles malheurs dans bien des pays du monde en
développement. A l’époque, les Etats producteurs ont connu une croissance
rapide. Mais au cours des trente ans qui ont suivi, beaucoup ont été paralysés
par un endettement écrasant, un fort taux de chômage et le ralentissement,
voire le déclin, de leur économie. Près de la moitié des membres de
l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) étaient plus pauvres en
2005 que trente ans auparavant. Des Etats riches en pétrole et autrefois promis
à un brillant avenir, comme l’Algérie et le Nigeria, ont sombré dans la
décadence après des décennies de conflits internes.
Ce sont des victimes de ce que l’on appelle la malédiction de l’or noir. Un
aspect du problème est un syndrome économique appelé la “maladie hollandaise”.
Ce nom vient des difficultés que traversèrent les Pays-Bas dans les années
1960, après la découverte de gaz naturel en mer du Nord. Un pays en est affligé
quand il devient un exportateur important de ressources naturelles. Cela fait
monter la valeur de sa monnaie, ce qui rend ses exportations de produits
agricoles ou manufacturés moins compétitives à l’étranger, et les fait chuter.
Privé des bénéfices d’une base agricole et manufacturière dynamique, le pays
dépend alors de ses matières premières et se retrouve à la merci de marchés
internationaux souvent volatils. Au Nigeria, par exemple, le boom pétrolier du
début des années 1970 causa une dégringolade des exportations agricoles, qui
passèrent de 11,2 % du PIB en 1968 à 2,8 % en 1972. Le pays ne s’en est
toujours pas remis.
L’afflux soudain de devises est une autre facette du problème. Rares sont les
pays pétroliers suffisamment disciplinés sur le plan budgétaire pour investir
prudemment cette manne. Les gouvernements du Kazakhstan et du Nigeria ont par
exemple englouti leurs revenus pétroliers dans la construction de nouvelles
capitales, tout en ne parvenant pas à alimenter en eau potable les nombreux
villages qui en manquent sur leurs territoires.
La richesse pétrolière crée également des problèmes politiques, souvent pires
que les désagréments économiques. Elle a tendance à accroître la corruption, à
renforcer le pouvoir des dictateurs et à fragiliser les jeunes démocraties.
Plus les gouvernements d’Iran, de Russie et du Venezuela ont gagné d’argent
grâce à leurs exportations de pétrole et de gaz, moins ils se sont montrés
redevables vis-à-vis de leurs citoyens, et plus il leur a été facile de faire
taire ou d’acheter leurs opposants. Les risques de conflit armé représentent le
principal danger chez ces nouveaux exportateurs. Cela peut aller du combat
sécessionniste local – comme dans le delta du Niger ou dans le sud de la
Thaïlande – à la véritable guerre civile, comme c’est le cas en Algérie, en
Colombie, au Soudan et, bien sûr, en Irak.

La solution serait pour les pays riches de moins consommer

L’exploitation du pétrole peut susciter des conflits de trois manières. Elle
peut d’abord créer une instabilité économique, source de troubles politiques.
Ensuite, les revenus servent souvent à financer des mouvements
insurrectionnels, puisqu’il est relativement facile de trouver des fonds dans
un pays possédant des hydrocarbures. Les rebelles peuvent voler des stocks et
les revendre sur le marché noir (c’est le cas en Irak et au ­Nigeria),
extorquer de l’argent aux compagnies pétrolières situées dans des régions
isolées (comme en Colombie et au Soudan) ou encore trouver des partenaires
commerciaux prêts à les soutenir financièrement en échange de leur future
bienveillance au cas où ils parviendraient au pouvoir (Guinée-Equatoriale et
république démocratique du Congo). Enfin, l’exploitation pétrolière encourage
les mouvements séparatistes. Les ressources pétrolières ou gazières d’un pays
sont généralement localisées dans des enclaves économiques qui fournissent une
grande partie des revenus de l’Etat central, mais où les habitants ont du mal à
trouver un emploi et subissent les conséquences néfastes de cette activité,
comme la perte de leurs droits de propriété et des dommages environnementaux.
Pour rétablir une forme d’équilibre, certains habitants demandent donc
l’autonomie, comme dans les régions pétrolifères de Bolivie, d’Indonésie,
d’Iran, d’Irak, du Nigeria ou du Soudan.
Cela ne signifie pas que le pétrole est l’unique cause de ces conflits. Mais son
exploitation exacerbe des tensions latentes et donne aux gouvernements ainsi
qu’à leurs opposants les moyens les plus virulents de s’affronter. La meilleure
solution consisterait pour les pays riches à réduire considérablement leur
consommation de pétrole et de gaz afin d’inciter les pays en développement à
trouver un chemin plus viable pour sortir de la pauvreté. Mais, compte tenu de
l’extrême dépendance des économies occidentales vis-à-vis de l’énergie fossile
et de la demande croissante de l’Inde et de la Chine, même un changement de cap
radical ne ferait pas évoluer la situation avant plusieurs dizaines d’années.
En attendant, une approche différente s’impose. Quatre pistes sont envisageables
: couper les vivres aux rebelles qui bénéficient de la vente du pétrole ;
inciter les gouvernements des Etats pétroliers à plus de transparence ; les
aider à mieux gérer leurs ressources financières ; et faire pression sur les
pays récalcitrants pour qu’ils respectent les droits de l’homme et qu’ils
négocient le cas échéant avec les mouvements rebelles dont les revendications
sont légitimes.

* Professeur associé de sciences politiques à l’université de Californie à Los
Angeles.

Michael L. Ross*
Foreign Affairs

23:40 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

ETUDES STRATEGIQUES, ANALYSE ET ANTICIPATION: L'AFRIQUE, ZERO POINTE !

153aff9dea48c68d2d7ce6c07f8b5fc6.jpgAdou KOFFI, Professeur de philosophie: "Tout juste pour faire partager ce point de vue. Ce message date d'il y a quelques années."

Quand l'Afrique se soustrait à la marche du monde.


Il arrive dans la vie qu'une conversation banale nous secoue pendant des heures, voire des jours. J'attendais tranquillement un ami au terminus d'autobus de Montréal, quand un monsieur d'un certain âge a pris place à mes cotés avant d'engager l'une des conversations les plus enrichissantes de ma vie. Professeur d'études stratégiques dans un institut international, l'homme connaît le continent africain comme le fond de sa poche. Son analyse, son point de vue sur notre avenir, donne froid dans le dos. Et s'il vous plait, ne sortez pas la rancune du « colon nostalgique ». Lisez avec la tête et la raison ce qu'il dit. Je vous rapporte fidèlement ses constats :

Le vendredi 28 juillet 2006: « Cela fait maintenant plus de 25 ans que j'enseigne la stratégie. Dans ma carrière, j'ai eu affaire à des dizaines d'officiers et de hauts fonctionnaires africains. Je suis malheureusement obligé de vous dire ceci : Du point de vue des études stratégiques, de l'analyse et de l'anticipation, je leur donne un gros zéro pointé. Nos stagiaires africains sont très instruits, ils ont de belles tenues militaires ou manient le français de manière remarquable, mais, dans les cours, ils ne nous apportent rien. Tout simplement, parce qu'à ma connaissance, dans toute l'Afrique francophone, il n'y a pas un seul centre d'études stratégiques et internationales, avec de vrais professionnels à leur tête. Je vais vous expliquer pourquoi je n'ai aucun espoir pour ce continent. Au moment où je parle, le monde fait face à trois enjeux principaux : L'énergie, la défense stratégique et la mondialisation. Donnez-moi un seul cas où l'Afrique apporte quelque chose. Rien. Zéro. Commençons par l'énergie et, précisément, le pétrole. Tous les experts mondialement reconnus sont unanimes à reconnaître que d'ici 15 à 20 ans, cette ressource sera rare et excessivement chère. En 2020, le prix du baril tournera autour de 120 dollars. C'est conscients de cette réalité que des pays comme les USA, la France, la Chine, le Royaume Uni, etc., ont mis sur pied des task force chargés d'étudier et de proposer des solutions qui permettront à ces nations de faire main-basse sur les ressources mondiales, de s'assurer que, quoi qu'il advienne, leur approvisionnement sera assuré. Or, que constate-t-on en Afrique ? Les dirigeants de ce continent ne sont même pas conscients du danger qui les guette : Se retrouver tout simplement privé de pétrole, ce qui signifie, ni plus ni moins, un retour à la préhistoire ! Dans un pays comme le Gabon, qui verra ses puits de pétrole tarir dans un maximum de 10 ans, aucune mesure de sauvegarde, aucune mesure alternative n'est prise par les autorités. Au contraire, elles prient pour que l'on trouve d'autres gisements. Pour l'Afrique, le pétrole ne comporte aucun enjeu stratégique : Il suffit juste de pomper et de vendre. Les sommes récoltées prennent deux directions : les poches des dirigeants et les coffres des marchands d'armes. C'est pathétique. Ensuite, la défense stratégique. L'Etat de déliquescence des armées africaines est si avancé que n'importe quel mouvement armé, disposant de quelques pick-up et de Kalachnikov, est capable de les mettre en déroute. Je pense qu'il s'agit plus d'armées de répression intérieure que d'armées de guerre ou de défense intelligente. Pourquoi ? Parce que, comparées aux armées des nations développées, de la Chine, de l'Inde ou du Pakistan, les forces africaines rappellent plus le Moyen-âge que le 21è siècle. Prenez par exemple le cas de la défense anti-aérienne. Il n'y a quasiment aucun pays qui possède un système de défense équipé de missiles anti-aériens modernes. Ils ont encore recours aux canons antiaériens. Les cartes dont disposent certains états-majors, datent de la colonisation ! Et aucun pays n'a accès à des satellites capables de le renseigner sur les mouvements de personnes ou d'aéronefs suspects dans son espace aérien, sans l'aide de forces étrangères. Quelle est la conséquence de cette inertie ? Aujourd'hui, des pays comme les Etats-Unis, la France ou le Royaume-Uni peuvent détruire, en une journée, toutes les structures d'une armée africaine, sans envoyer un seul soldat au sol. Rien qu'en se servant des satellites, des missiles de croisière et de bombardiers stratégiques. A mon avis, et je crois que je rêve, si les pays africains se mettaient ensemble, et que chacun acceptait de donner seulement 10 % de son budget militaire à un centre continental de recherche et d'application sur les systèmes de défense, le continent peut faire un pas de géant. Il y a en Russie, en Ukraine, en Chine, en Inde, des centaines de scientifiques de très haut niveau qui accepteraient de travailler pour 3000 dollars US par mois, afin de vous livrer des armes sophistiquées, fabriquées sur le continent, et servant à votre défense. Ne croyez pas que je rigole. Il ne faut jamais être naïf. Si la survie de l'Occident passe par une recolonisation de l'Afrique et la mainmise sur ses ressources naturelles vitales, cela se fera sans état d'âme. Ne croyez pas trop au droit international et aux principes de paix, ce sont toujours les faibles qui s'accrochent a ces chimères. Je pense qu'il est temps de transformer vos officiers (dont 90 % sont des fils à papa, pistonnés, qui ne feront jamais la guerre, et je sais de quoi je parle) en scientifiques capables de faire de la recherche et du développement. Mais, je suis sceptique. Je crois que ce continent restera enfoncé dans le sommeil jusqu'au jour où le ciel lui tombera sur la tête. Enfin, la mondialisation. Malheureusement, comme dans tous les autres sujets qui ont fait leur temps, les stagiaires africains que nous recevons sont d'excellents perroquets, qui répètent mécaniquement les arguments qu'ils entendent en Occident. A savoir, il faut la rendre humaine, aider les pays pauvres à y faire face. Vous savez, dans mes fonctions, il y a des réalités que je ne peux dire, mais je vais vous les dire. La mondialisation est juste la forme moderne de perpétuation de l'inégalité économique. Pour être clair, je vous dirai que ce concept a un but : garder...(intacte l'hégémonie des pays développés sur le monde. NDE)

16:55 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique | Lien permanent | Commentaires (3) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

Pr SERY BAILLY: L'ELECTION DU 30 NOVEMBRE 2008 EST PERILLEUSE

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Dans une interview que le Professeur SERY BAILLY a accordée à notre frère et ami Serge GRAH, il donne, sans détours, son opinion sur sa vision de l'élection présidentielle du 30 Novembre 2008, en Côte d'Ivoire. Une opinion poignante mais d'une analyse élevée et d'un réalisme déconcertant! Lu pour vous sur le blog de Serge GRAH: http://sergegrah.centerblog.net. Extrait.

Professeur, c’est dans exactement 5 mois qu’aura lieu l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire. Comment la voyez-vous ?

Cette prochaine élection présidentielle est très importante. Car elle va mettre fin à des mythes. Parce que cette élection va permettre à chacun des hommes politiques Ivoiriens de savoir ce qu’il pèse véritablement. Mais c’est une élection qui sera difficile. A l’image de tout accouchement, la femme est entre la vie et la mort. Cependant, il faut faire en sorte que l’accouchement se passe bien… Cette élection est donc périlleuse parce que la Côte d’Ivoire arrive en bout de chute. Certains hommes politiques vont prendre leur retraite, et en effet, ils voudraient y aller dans certaines conditions. Ils vont donc jouer leur va-tout. Gbagbo également qui a résisté durant toute la crise, voudra enfin pouvoir mettre son programme en œuvre. De mon point de vue, le pouvoir qui sortira de cette élection sera légitimé. Mais ça ne veut pas dire que la crise sera résolue pour autant. Parce que cette crise n’est pas seulement une affaire politique. Il y a aussi sa dimension sociale. Il faut qu’au sortir de cette élection, il y ait un pouvoir crédible qui relance la Côte d’Ivoire. La relancer autant dans la reconstruction physique que humaine.

Mais très peu d’Ivoiriens parient pourtant sur la tenue de ce scrutin, en tous cas à la date indiquée…

C’est pourquoi j’utilise l’image de l’accouchement. Vous connaissez une femme qui va accoucher et qui n’est pas inquiète qui n’a pas peur ? C’est d’abord douloureux, ensuite il y a le risque qu’elle subisse une césarienne, qu’elle décède même. Il est donc normal que nous soyons tous angoissés. Mais un homme politique, un intellectuel ne doit pas se limiter à l’angoisse. Il doit comprendre l’angoisse et chercher les moyens de la contourner… Cette élection ne sera pas facile. Il y aura des grincements de dents, peut-être des affrontements. Mais les Ivoiriens doivent y croire, car elle est très importante pour notre histoire. Parce qu’à partir de cette souffrance, nous déboucherons sur une nouvelle Côte d’Ivoire. Et quel que soit le résultat de ce scrutin, le président Gbagbo sera déjà rentré dans l’histoire, par sa résistance et par sa générosité. Et les autres qui ont compris qu’il faut mettre fin à la rébellion, seront eux aussi rentrés dans l’histoire.


Source: http://sergegrah.centerblog.net

16:10 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne, Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mardi, 24 juin 2008

UNE BLAGUE PLUS QUE REALISTE ET REVELATRICE

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Le cerveau le plus cher ?
C'est un drôle de marché, un homme fait une petite promenade lors d'une journée
de vente au
rabais, à Montréal. Il aperçoit au loin un drôle de vendeur dans un stand
avec des
grosses boîtes. Il demande au vendeur :

-'Qu'as-tu à cacher tes marchandises pourtant à vendre?'
L'autre lui répond
-'Des cerveaux d'hommes!' Le Monsieur, intéressé,prend un ton sérieux et baisse
sa voix pour chuchoter dans l'oreille du vendeur :

'Combien pour celui dans la première boîte?'

-'20.000$, c'est un cerveau américain...la base du capitalisme'

-'Et dans la deuxième...?'

-'30.000$, cerveau allemand! Base de la méthodologie.'

-Et dans la troisième...?'

-'50.000$, cerveau japonais! C'est la base de la haute technologie dans le
monde'

-'Et dans celle que tu caches à l'arrière...là?'

-'Celui-là est un cerveau africain, je le vends à 1.000.000$...'

Le monsieur, très étonné, écarquille grandement ses yeux et demande :

-'Pourquoi un prix si cher pour un cerveau africain?'

-'Puisqu'il n'a pas encore servi, il est à l'état presque neuf...'


VIVEMENT QUE L'AFRIQUE SE METTE AU TRAVAIL ! ! !

23:45 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Humour | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

lundi, 23 juin 2008

LUTTE CONTRE LE RACKET, EN COTE D’IVOIRE : ALLER PLUS LOIN

d30f4d76f9ed9d0a47465cda287ecb71.jpgChers Bien-aimés frères et sœurs ivoiriens,


Véritablement, un jour nouveau se lève sur la Côte d’Ivoire, un vent nouveau souffle sur la terre d’Eburnie. Un jour après lequel nous avons profondément soupiré et que nous avons obstinément réclamé à travers blogs et articles de journaux, au risque de transparaître comme un adversaire politique et d’être taxé de citoyen idéaliste et irréaliste.

De mémoire d’ivoiriens, jamais une telle opération de moralisation de la vie publique n’a été entreprise, dans notre pays. Elle n’est qu’à ses débuts et déjà que de victimes de taille !
Et selon les dires du Président de la République, d’autres secteurs feront l’objet d’un assainissement profond, dans les prochains jours et mois. De quoi ôter le sommeil aux indélicats de tout poil et de tout acabit qui prolifèrent, en ce moment, dans notre pays.

Aujourd’hui, le fléau du racket des FDS est en passe d’être jugulé. Si toutefois les choses continuent d’évoluer dans le sens que nous souhaitons tous, c’est-à-dire celui de la rigueur et de la répression sans faiblesse.
Ces derniers temps, c’est un véritable bonheur de prendre nos routes, d’Abidjan à l’intérieur du pays, tant la circulation est fluide et les contrôles, professionnels et courtois. On se croirait, à la limite, dans un autre pays. Tant le contraste avec ce qui se faisait, il y a seulement quelques temps, est grand. Tous les usagers de la route y trouvent leur compte et les commerçants en bénissent DIEU. C’est tant mieux pour notre économie.
Même si quelques résistants malencontreux y apporte un son discordant, le processus est engagé et franc. Pour une fois, dans notre pays.
Et la disparition, sur nos artères, de tous les véhicules sans-papiers - de véritables tombeaux roulants - qui foisonnaient dans notre capitale économique, Abidjan, n’en est pas le moindre des bénéfices.

Au niveau du concours d’entrée à l’Ecole Nationale de Police, quatre agents des forces de l’ordre dont un commissaire, ont été mis aux arrêts, pour avoir extorqué de l’argent à des candidats auxquels ils promettaient l’admission. Nous voulons voir de tels actes multipliés par mille, dans ce pays. Vivement merci, Monsieur le Ministre de l’Intérieur !
Nous attendons toujours de voir de telles opérations au Ministère de la Fonction Publique, après les colloques, les séminaires, les rencontres et les discours. Viendront-elles, ne viendront-elles pas, DIEU seul le sait. Et DIEU seul sait si ce ministère regorge de réseaux de toutes sortes à démanteler.

Toujours à l’actif du Ministre de l’Intérieur, Monsieur Désiré TAGRO, nous avons eu le bonheur d’assister à l’arrestation de certaines de nos sœurs, streap-teaseuses, qui écumaient les super-maquis et certains établissements de nuit, où elles faisaient régner en maître le sexe débridé.
Ces établissements ont été fermés et il serait juste de mettre également aux arrêts les propriétaires de tels trous à rats.

Et que dire de l’opération « mains propres » qui a cours en ce moment dans la filière Café-Cacao et qui a déjà vu l’arrestation de certains gestionnaires de la filière, dont des barons du régime au pouvoir ? Une véritable bénédiction de DIEU pour notre pays! Enfin, un signal fort à tous les Ivoiriens qui se croyaient tout permis et assurés d’impunité, à la faveur de la crise militaro-politique que traverse la Côte d’Ivoire.
J’étais de ceux qui trouvaient le Président GBAGBO trop sentimentaliste et prisonnier de calculs politiques. Je viens, avec émerveillement, de découvrir l’autre face de l’homme. Ce GBAGBO-là, nous l’aurions voulu pour au moins quatre mandats, en Côte d’Ivoire, si cela était possible.
Monsieur le Président, votre peuple est avec vous et vous soutient dans tout ce que vous entreprenez, en ce moment, pour moraliser la vie publique dans notre pays. Nous imaginons la difficulté et l’immensité de la tâche pour vous. Nous vous souhaitons beaucoup de courage et de fermeté, les deux seules dispositions d’esprit qui pourront sauver la Côte d’Ivoire.

Une autre affaire pendante attend d’être élucidée : L’assassinat du Commissaire BRIDJI Zogoé, ancien Directeur d’Interpol Côte d’Ivoire. Il n’est pas acceptable qu’une aussi haute autorité policière soit assassinée, qui plus est dans son pays, et que la police nationale soit incapable, en deux ans, d’en trouver la moindre piste. Qu’une telle affaire ait été classée sans suite, c’est une insulte à l’intelligence des ivoiriens.
A la faveur du procès intenté contre le quotidien LE MATIN D’ABIDJAN, dont les investigations pointues ont mis à mal et ébranlé des intérêts obscurs et mafieux, le dossier a été remis en selle, par la justice. Vivement que la lumière se fasse sur cette affaire scabreuse qui n’honore pas notre pays.

Chers ivoiriens, comment ne pas se réjouir devant de telles avancées et devant le branle-bas qui s’est emparé de la Côte d’Ivoire, après l’amorce de cette opération de moralisation de la vie publique ?
Le racket au sein des FDS est en voie d’être enrayé ou, pour ne pas paraître trop optimiste, réduit. Mais si nous voulons que le mal soit circonscrit pour longtemps, il faut l’attaquer à sa racine. J’arrive au fond de ma pensée.
En effet, après la publication par la presse ivoirienne (le quotidien LE MATIN D’ABIDJAN, N° 762 et 763 des Jeudi 22 et Vendredi 23 Mai 2008) de mon article « Racket, dérives éthiques et morales, corruption… : Quand les choses bougent enfin», de nombreux FDS d’Abidjan et de l’intérieur du pays m’ont appelé et, avec beaucoup de retenue et de courtoisie (parce que selon eux, ils avaient des raisons d’en avoir après moi), ils m’ont exposé les vraies sources du racket, en leur sein.

Premier fait relevé : Le racket est (ou était) commandité et pratiqué par la hiérarchie. Puisqu’il fallait, après chaque sortie, reverser obligatoirement aux chefs leurs parts, qui ne pouvaient souffrir aucun retard. La discipline militaire étant de rigueur, il était quasi impossible d’échapper à cette pression, où tout compte fait, chacun trouvait son compte.
Selon leurs dires, ils sont souvent envoyés en mission commandée sans moyens, même quand l’Etat ou le Président de la République, personnellement, fait l’effort de leur payer des frais de mission. Ils ne voient jamais la couleur de cet argent (comme on dit chez nous) ou très peu.
Dans d’autres cas, ce sont les primes de surveillance ou de garde dans les établissements ou sociétés d’Etat qui sont rondement payées mais dont ils ne bénéficient pas ou, au meilleur des cas, n’en reçoivent que la part congrue.

Deuxième fait relevé : Le dénuement quasi total et le sous-équipement des services de sécurité où il est rare de trouver des machines à dactylographier (même s’il est à signaler qu’elles sont totalement dépassées et désuètes) en nombre raisonnable, pour l’établissement des documents du service. L’informatique y fait presque figure de science-fiction.
Ils sont ainsi pratiquement obligés d’acheter leurs propres fournitures de bureau. Mais le faire avec quel budget, quand aucune dotation de l’état ne vient vous soulager et qu’on vous signifie que vous ne pouvez non plus vous offrir le luxe d’arrêter le service ? Une manière tacite de vous dire que vous devez vous « débrouiller ». Cela signifie quoi, en clair, « se débrouiller » ? La question reste posée.
« Dans certaines unités, nous avons, disent-ils, des effectifs de 37 à 43 éléments pour une ou trois machines à écrire. Pas d’ordinateur (un rêve). Nous sommes obligés de tout acheter. Même les convocations et les carnets de déclaration, documents typiquement militaires, nous sont vendus par des civils ». Inconcevable !

Troisième fait, des plus graves : Les FDS sont obligés d’acheter curieusement elles-mêmes, leurs tenues de services (vous avez bien lu) chez des privés, ainsi que leurs chaussures (brodequins) et bien d’autres accessoires militaires, alors qu’elles y ont parfaitement droit, de la part de l’Etat de Côte d’Ivoire. Impensable !
« Nous travaillons, disent-ils, dans des conditions calamiteuses. Les budgets des brigades sont gérés par les Commandants de Compagnies, pour les gendarmes. Pourquoi ? s’interrogent-ils. Qu’en font-ils ? Et depuis belle lurette, nous ne sommes plus habillés. Alors que nous ne sommes pas autorisés à nous présenter en tenues débraillées ou délavées devant les hautes autorités. Nous payons donc nous-mêmes des tenues que nous sommes sensés recevoir gratuitement de l’Etat. Mais avec quel argent ? »
« Nous n’avons pas été honorés à l’issue de la guerre que, dit-on, nous n’avons pas gagnée. Nous avons accusé le coup, dignement, sans broncher. Aujourd’hui, on nous fait une chasse serrée pour une affaire de racket dont nous ne sommes pas les principaux instigateurs. Que nous veut-on, enfin ? Nous sommes aussi des hommes, des êtres humains. Nous connaissons aussi ce que c’est que la honte, le déshonneur et la frustration. Nous sommes fatigués. Fatigués de servir de bouc émissaires pour couvrir les fautes de nos chefs. Nous n’en pouvons plus. Nos hautes autorités doivent en tenir compte, avant que l’irréparable se produise ».

Quatrième fait souligné, avec force et insistance, par les FDS : Le mode de recrutement à la Police et à la Gendarmerie et les conditions de la formation : 800 000 à 1 000 000 francs ou rien, pour être admis au concours.
Les élèves gendarmes sont pressurés dans les écoles où ils sont en formation. Sur une bourse de 98 000 francs, on leur donne 2 000 francs. Oui, vous avez bien lu, 2 000 francs.

A Toroguhé, les élèves gendarmes payent 2 000 francs par jour de popote, à l’établissement. A leur sortie, disent les FDS, les élèves gendarmes sont désespérément pauvres, dépourvus de toute économie. Sans compter le fait qu’ils ont dû payer leur admission au concours à prix d’or et, souvent, en s’endettant gravement. Quelle réaction plus naturelle et logique que celle de chercher à amortir son investissement, à la sortie de l’école ?

Les examens professionnels sont étiquetés, en termes numéraires. Du BAP (Brevet d’Aptitude Professionnelle), BA (Brevet d’Arme), BTGM (Brevet de Technicien de la Gendarmerie Mobile), OPJ (Officier de Police Judiciaire) au BTGD (Brevet de Technicien de la Gendarmerie Départementale), il faut payer de 150 à 300 000 francs, pour espérer être admis.

Pour être inscrit au tableau d’avancement, il faut payer 150 000 francs pour le grade de Maréchal des Logis Chef (MDL/C) et 200 000 francs pour le grade d’Adjudant.
Les FDS m’ont interpellé en m’amenant à convenir avec eux que les agents pauvres et les intègres ne pouvaient pas évoluer, professionnellement, dans un tel environnement.

Ils sont formels : « Le racket des chefs s’exerce sur nous tous les jours, depuis le recrutement jusqu’à la retraite, en passant par la formation dans les écoles de Gendarmerie et de Police, les examens professionnels, les mutations, les avancements et les inspections des unités. On nous parle de probité alors qu’à chaque pas, on dresse des obstacles sur notre chemin qui nous conduisent dans le sens diamétralement opposé et nous empêchent d’avancer et d’être justement des modèles et des poches de moralité ».
« Combien de duperies, de violences, de corruptions, de mensonges, d’hypocrisies, d’oppressions contre les faibles et de brimades injustes se cachent sous les dehors civilisés, vernis et pommadés de la grande muette ? »
« Ce que nous réclamons, disent-ils avec force, ce sont de meilleures conditions de travail. Qu’on nous donne d’abord les moyens avant d’exiger de nous des résultats. Nous voulons la revalorisation de nos salaires de misère qui, la retraite venue, s’amenuisent comme peau de chagrin, débarrassés qu’ils sont des charges militaires, de la sujétion et de l’allocation familiale. Notre sacerdoce, nous l’avons toujours accompli, en maintenant la République debout, sans moyens. Il ne faut pas, à défaut de nous rendre honneur après la guerre, nous honnir, nous humilier, nous livrer à la vindicte populaire, pour nous demander, le moment venu, de bomber nos poitrines contre les balles ennemies ».

Chers frères et sœurs ivoiriens, après avoir longuement écouté et lu les policiers et gendarmes qui se sont - en groupe et individuellement - adressés à moi, en me demandant d’être leur porte-voix, j’ai nettement ressenti dans leurs propos une frustration profonde et de la révolte, devant le matraquage dont ils disent être injustement victimes.
Ayant participé à la dénonciation sans relâche de ce fléau qu’est le racket des FDS, j’ai trouvé juste de leur accorder un droit de parole et - par souci d’équité et de justice - de faire connaître leur version des faits.
Les propos tenus et les informations données dans cet article sont les leurs et n’engagent qu’eux. Mais il était, tout de même, important qu’un peu d’attention y soit accordée.

Au moins sur un point, je suis entièrement d’accord avec eux : On ne peut pas prétendre lutter contre le racket des forces de défense et de sécurité, en Côte d’Ivoire, et continuer à entretenir des systèmes honteux de spoliation dans leurs écoles de formation et tout au long de leur carrière. C’est immoral !

Lutter contre le racket, nous y adhérons tous, sans ambages. Mais il faut aller plus loin. Il faut attaquer le mal à la racine plutôt que de se contenter de l’élaguer, d’en couper les branches. La haute hiérarchie militaire saura traduire en faits constructifs ses récriminations, pour donner plus de dignité à notre armée, qui a déjà donné les preuves de sa loyauté et qui ne doit pas être bradée aussi facilement, au regard des faits graves que ses éléments nous ont relatés.



Que DIEU bénisse la Côte d’Ivoire !

03:25 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

jeudi, 19 juin 2008

GUY-PATRICK GOMEZ: QUELQUES PISTES DE REFLEXION POUR LUTTER CONTRE LA CORRUPTION, EN COTE D'IVOIRE

ba57973c7981547984f385b0ac5a6819.jpgA la faveur de nos échanges pour rechercher des solutions à la corruption et au racket dans notre pays, le frère et ami Guy-Patrick GOMEZ, a proposé sur mon post "Lutte contre la corruption en Côte d'Ivoire: Le MLAN propose", cette remarquable contribution qui mérite d'être partagée avec vous, en première page, sur ce blog. Bonne lecture!

Le petit Robert, définit la corruption comme le moyen que l’on emploie pour faire agir quelqu’un contre son devoir, sa conscience, le fait de se laisser corrompre.
Cette définition met en jeu, le corrupteur et le corrompu, la subornation et l’achat de conscience.
Nous avons tenté, à notre humble niveau, de comprendre comment naît la corruption, et comment nous pourrions la juguler. Il ne s’agit pas d’une étude ou d’une démarche scientifique, c’est plutôt un condensé de réflexions et de pistes que nous aimerions explorer et faire partager.
La corruption gangrène toute la Côte d’Ivoire, elle embaume l’air que nous respirons, elle retarde notre développement, elle est à l’origine de notre immobilisme et de notre laxisme, elle tue l’État de droit, chaque jour elle nous enfonce un peu plus dans l’abîme du sous-développement que nous vivons comme une fatalité, parce que les bras nous en tombent, nous sommes blasés, et en même temps ‘‘heureux de descendre dans les chemins bourbeux’’ de la facilité, de l’argent facile, du ‘‘m’as-tu vu’’.

Nous avons constaté que la corruption se forme toutes les fois que la demande est exagérément plus élevée que l’offre de bien ou de service (public ou même privé...) et que la fourniture de cette offre résulte du parcours du combattant, de la lourde bureaucratie.
La corruption naît également toutes les fois que l’on est pris à défaut devant le respect des lois, et qu’on ne veut pas en subir la rigueur. Le racket découle de la corruption, c’est une extorsion de fonds très souvent sans contrepartie.

Cela peut paraître théorique, mais nous pensons que combattre la corruption exige des reformes administratives, mais également des reformes de notre appareil judiciaire.

Pour ce qui est des reformes administratives

Les processus d’obtention ou de délivrance de documents ou services doivent être simplifiés au maximum, démocratisés (vulgarisés) et accessibles. L’automatisation des tâches, par l’utilisation de systèmes d’information et de NTIC appropriés, devrait en faciliter l’accès.
Plus concrètement, si l’intervention humaine nécessaire pour l’obtention d’un passeport est réduite au strict minimum et rendue impersonnelle par l’usage de l’Internet (E-Gouvernance…) la corruption en serait d’autant plus réduite.
Plutôt que de créer des sites web pour la Présidence ou la Primature, nous devons investir dans un système d’information (informatisation de l’administration ivoirienne) en réseau pratique fiable, sécurisé , rapide et accessible à tous les administrés, y compris dans nos sous-préfectures et nos hameaux.
Les gains économiques sont énormes. Cela est à notre portée, des structures existent déjà pour réfléchir à l’informatisation de notre administration.

Ces solutions ont toutes pour objectifs de réduire le déséquilibre entre l’offre et la demande, à l’origine de la corruption.
Par ailleurs, nos administrations manquent de moyens de contrôle; cela aussi conduit au laxisme et à la corruption. Comme pour les stratégies d’entreprises, le contrôle est un outil indispensable de rétroaction, d’actions correctrices et de mesure de performance. Un accent et des ressources doivent y être mis.
Le champ des reformes administratives est vaste, nous laissons aux spécialistes le soin d’enrichir le débat.

Abordons maintenant celui des reformes de notre appareil judiciaires


La lutte contre la corruption passe par de vigoureuses reformes dans notre appareil judiciaire.
Sans être juriste, nous avons constaté que là où la justice est libre, crédible, rapide et juste, les hommes réfléchissent par deux fois avant de s’adonner à la corruption. La corruption résulte très souvent d’un arbitrage personnel entre coûts (ou risques encourus) et bénéfices (gains). Si le corrupteur s’aperçoit que les risques encourus sont facilement gérables, la corruption s’impose comme le meilleur choix pour lui.
C’est à ce niveau que la justice, combinée au contrôle et à la transparence, prend toute sa valeur. C’est elle qui va dissuader les malfrats en puissance. C’est elle qui va punir les coupables, quelles que puissent être leurs catégories socioprofessionnelles.
Les objectifs à assigner aux reformes de la justices sont :
- Transparence,
- Célérité,
- Autonomie,
- Crédibilité
- Accessibilité
- Utilisation de la technologie et du système d’information (NTIC) appropriés.

Nous laissons le soin aux hommes de droit de définir les conditions pour que ces objectifs soient atteints.
Mais nous demeurons convaincus que si notre justice joue pleinement son rôle, les ivoiriens pourront l’utiliser comme arme pour toutes les déviances observées, quelles que soient leurs origines.
Les américains, en situation de conflit, aiment souvent rappeler qu’ils connaissent leurs droits, car ils savent qu’ils peuvent faire confiance en leur justice toutes les fois que leurs droits sont bafoués. Et nul n’est au-dessus de la loi, dans ce pays ; qui ne se souvient du Watergate, de l’Irangate ou plus récemment de l’affaire Monika Levinsky, aux Etats-Unis.

C’est de la justice que viendra la solution à la lutte contre la corruption. Elle doit être combinée aux reformes administratives.
Telles sont mes quelques pistes de réflexion.

23 octobre 2007 15:48 Pu

http://agentdechangement.blogspot.com/2007/10/quelles-contribition-pour-lutter-contre.html

Guy-Patrick GOMEZ

21:10 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne, Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

TOUT JUSTE POUR VOUS ARRACHER UN ECLAT DE RIRE!

ae49881fe9d3f703b09dac82d66adc85.jpgPour le meilleur et le pire !

Une femme accompagne son mari chez le médecin. Après un examen minutieux du mari, le docteur prend l'épouse à part pour lui dire les résultats :
- Votre mari a une dépression très grave due au stress professionnel et familial. Si vous ne faites pas tout le nécessaire voulu, il va sans doute mourir. Voici donc mes recommandations :
* Tous les matins, il faut lui préparer un petit déjeuner copieux et sain.
* Laissez-le se lever tard, s'il le désire.
* La journée, soyez aimable avec lui, sans lui apporter de contrariétés et faites en sorte qu'il soit toujours de bonne humeur.
* Faites-lui des bons petits repas chauds et, lorsqu'il rentre tard le soir, faites-lui un dîner spécial.
* Surtout ne l'embêtez pas avec du travail domestique et ne discutez pas vainement avec lui car ceci pourrait aggraver son stress.
* Il faut le détendre : mettez donc des dessous sexy tous les soirs et faites-lui des massages relaxants aux huiles parfumées.
* Encouragez-le à regarder du sport à la télé et surtout, le plus important faites-lui l'amour plusieurs fois dans la semaine, n'importe où, n'importe comment, en acceptant tout ce qu'il pourra vous demander.
* Si vous pouvez faire tout cela pendant au moins 10 à 12 mois, je vous assure que votre mari récupérera la santé totalement !

Lorsqu'ils sortent de chez le médecin, le mari demande à son épouse :
- Alors, qu'est-ce qu'il a dit le médecin ?
- Il dit que tu vas mourir.

Ah, les femmes! Salutations!

20:25 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

UN HUMOUR TOUT A FAIT LOGICIEL!

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OBJET: PROBLEME LOGICIEL
« PRIERE PARTICIPER A LA RESOLUTION DE CE PROBLEME INFORMATIQUE »

Petit problème technique.

Monsieur le Responsable de l'Assistance Technique,

Il y a un an et demi, j'ai changé ma version Fiancée 7.0 par la version Épouse 1.0 et j'ai observé que le programme a lancé une application inattendue appelée Bébé 1.0 qui prend beaucoup d'espace sur mon disque dur.

Dans la notice, cette application n'était pas mentionnée.

D'autre part, Épouse 1.0 s'auto installe dans tous les autres programmes et se lance automatiquement dès que j'ouvre n'importe quelle autre application, parasitant l'exécution de celle-ci.

Des applications telles que : Bière entre copains 10.3, Nuit de bringue 2.5 ou Dimanche foot 5.0 ne fonctionnent plus.

De temps en temps se lance un programme occulte (virus ?) appelé Belle-mère 1.0, lequel : soit plante le système, soit fait que Épouse 1.0 se comporte de manière totalement inattendue.

Je n'arrive pas à désinstaller le programme, et ceci est très irritant, surtout lorsque j'essaie d'exécuter l'application Dimanche câlin 3.0.

J'envisage de revenir au programme que j'avais avant, Fiancée 7.0 mais le processus de désinstallation Épouse 1.0 me semble fort complexe, et je ne mesure encore pas bien les risques que cela peut comporter pour les autres applications comme Bébé 1.0 qui je l'avoue est très conviviale.

Pouvez-vous m'aider ?
Un utilisateur démoralisé..

Réponse

Cher utilisateur

Votre plainte est très fréquente parmi les utilisateurs, mais elle est due, la plupart du temps, à une erreur basique de conception.

Beaucoup d'utilisateurs passent de n'importe quelle version de Fiancée X.0 à Épouse 1.0 avec l'idée fausse que Épouse 1.0 n'est qu'un programme de divertissement et d'utilités.

Cependant Épouse 1.0 est bien plus que ça : il s'agit d'un OPERATING SYSTEM complet, créé pour contrôler et gérer toutes vos applications.

Si votre installation est bien faite, il est presque impossible qu'il y ait le moindre problème ou que le système se bloque.

Mais vous devez éviter l'utilisation excessive des touches ESC ou SUPPR , car il vous faudra ensuite utiliser la commande DES EXCUSES.exe/ fleurs/All pour que le programme re-fonctionne normalement.

Épouse 1.0 est un programme extrêmement intéressant mais qui peut générer un coût élevé s'il est mal utilisé.

Je vous conseille d'installer un software additionnel pour améliorer la rentabilité d' Épouse1.0, par ex. : Fleurs 5.0, Bijoux 2.3 ou bien SéjourauClubmed 3.2. Vous pouvez aussi vous servir de Ouimonamour 8.0 ou bien de Tuasraisonmachérie 14.7. Vous pouvez les télécharger sur Internet, leurs résultats sont assez satisfaisants.

N'installez jamais : Secrétaireenminijupe 3.3, Expetiteamie 1.1 ou Bandedepotes 4.6. Ces programmes ne fonctionnent pas dans l'univers Épouse 1.0 et pourraient causer des dommages irréversibles dans votre système.

Bonne chance !



Le Service d'Assistance Technique

20:15 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mardi, 17 juin 2008

JAPON: UN DIRIGEANT PENSE QU'OBAMA VA PERDRE PARCE QU'IL EST NOIR

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TOKYO (AFP) - Le numéro deux du gouvernement japonais a estimé que le candidat
démocrate à la présidentielle américaine Barack Obama aurait beaucoup de mal à
l'emporter parce qu'il est noir, un propos publié par un magazine mais démenti
par son entourage.

Le Shukan Bunshun, l'un des deux plus importants hebdomadaires d'information
japonais, a rapporté une déclaration du porte-parole et numéro deux du
gouvernement, Nobutaka Machimura, affirmant: "au-delà des apparences, les
Etats-Unis sont un pays très conservateur".

"Obama est noir et Hillary (Clinton) est une femme. Je pense que ça sera
difficile pour eux de gagner", a déclaré M. Machimura selon le Shukan Bunshun
qui cite des propos tenus en février devant la presse.

"Il est probable que McCain remporte finalement l'élection", a-t-il ajouté selon
le magazine.

Un assistant de M. Machimura a formellement démenti vendredi que le porte-parole
ait tenu de tels propos.

"Le reportage est totalement sans fondement. Vous ne devriez pas vous laisser
manipuler par le reportage d'un magazine aussi stupide", a-t-il déclaré à
l'AFP.

Le cabinet de M. Machimura a envoyé une lettre de protestation au magazine.

"Il n'est pas dans mon esprit de discriminer les noirs ou les femmes. La
secrétaire d'Etat (Condoleezza) Rice a été la personne en qui j'avais le plus
confiance quand j'étais ministre des Affaires étrangères", a souligné M.
Machimura au Shukan Bunshun, selon cette lettre rapportée par son cabinet.

M. Machimura, un haut responsable du Parti libéral démocrate (droite) au
pouvoir, avait provoqué une controverse le mois dernier, lorsqu'il avait
déclaré à des étudiants que leur devoir était de se marier, ajoutant: "j'ai
produit des enfants et rempli mon devoir".

16:50 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Etats-Unis d'Amérique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

L'HOMMAGE D'UN AFRICANISTE A LA RESISTANCE IVOIRIENNE

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Bruno Vécarte, universitaire franco-gabonais (Sciences Politiques - Paris), africaniste et polémiste invétéré rend, dans ce papier, un hommage franchement remarquable à la Résistance ivoirienne. Lu pour vous.


La France et Bongo n’ont pas honte !



Les images de réussite des émirats pétroliers du golfe persique nous montrent à quel point nous sommes damnés. « Damnés de la terre » comme l’avait décrit Frantz Fanon de son vivant.

Ces images flamboyantes témoignent de la Richesse, de la Grâce et de cette Liberté que n'ont malheureusement pas tous ces conducteurs d’hommes qui ne sont pas pénétrés par la lumière divine, et qui rament à vue dans le noir de leur inconscience.

Depuis 1967, Bongo accepte de garantir les sales besognes des français sur notre sol ; lesquels français pillent, volent et transfèrent chez eux les richesses d'un pauvre petit peuple d’à peine 1 million d’habitants, qu'ils savent désarmé et pacifique.

C'est la honte.

C’est la honte pour la France !

C’est la honte pour ce pays qui s’est hissé sur le toit du monde en exploitant des peuples plus faibles que lui.

La France n'a donc pas honte !

Elle n’a donc pas honte de se prévaloir de ce titre de Xieme puissante économique et militaire du monde, sachant pertinemment que cette économie tient en grande partie du pillage des pays d’Afrique, pillage que cet arsenal militaire permet justement de garantir.

C’est une honte !

C’est une honte pour la France et tous les dirigeants qui se sont succédé à sa tête, qui n’ont eu de cesse d'exploiter ainsi, depuis plus de 200 ans, des pauvres et petits peuples qui matériellement sont démunis.

La France profite de notre innocence et de notre candeur pour voler et piller nos richesses ; des richesses qu'elle reverse par la suite pour le profit de sa population, laissant les nôtres crever de faim et de maladie.

C'est une honte !

Le peuple français doit savoir que leur pays est une honte !

Les petits français doivent savoir que leur économie tient du vol et du pillage des matières premières des peuples africains.

C’est une honte !

Au Tchad, au Congo, au Cameroun, au Gabon, en Angola, en Centrafrique, en Guinée, au Sénégal, au Soudan, en Mauritanie, au Togo ou à Djibouti, la France a stationné ses barbouzes pour assassiner tous ceux qui voudraient dénoncer ses pillages, qu'elle perpétuent au vu et au su de tous.

La France a placé de force et en permanence sur nos territoires, une fraction de son armée, pour empêcher les peuples noirs africains, ces pauvres nègres, de crier "au voleur", de manifester leur désapprobation de ce pillage multiséculaire, qui n’en finit pas, et qui dépérit chaque jour un peu plus notre race.

Elle s'est organisée depuis longtemps pour empêcher les noirs africains de vivre libres, riches et instruits comme elle le fait pour ses ressortissants.

C'est une Honte, pour un pays qui croit être grand, alors qu'il ne doit sa grandeur et son soit disant rayonnement international, que sur le vol des matières premières des pays les plus faibles, et sur le dos et le sang de malheureux peuples noirs désarmés, vis-à-vis desquels elle n'a de cesse de brandir l'artillerie lourde pour garantir les hold-up qu’il opère sans état d’âme dans le continent noir.

De de Gaulle à Sarkozy, la France n’a voté que des voleurs comme présidents, qui ont assassinés nos nationalistes et qui les ont remplacé par des illettrés, des pions qu’ils peuvent manipuler à dessein, au mépris des peuples indigènes africains, mourant de soif et de faim, alors que leurs pays sont gorgés d’eau et de nourriture en abondance.

C’est une honte !

C’est une honte pour nos propres frères NOIRS, GABONAIS et AFRICAINS, qui n’ont pas d’âmes, et qui œuvrent tels des zombis à l’holocauste de leurs propres semblables !

C’est une honte pour Omar Bongo, pour tous les membres du gouvernement, et pour tous ces fonctionnaires gabonais, qui font semblant de travailler alors que depuis plus de 50 ans, le pays est aux mains des blancs qui sucent jusqu’à la lie la sève de notre patrimoine national !

A quoi sert d’aller travailler dans une administration, sachant que le meilleur fruit de ce travail ne te reviendra pas ?

A quoi servent aux fonctionnaires gabonais de se rendre tous les jours au travail, alors que depuis 50 ans le pays est embourbé parce que les principaux capitaux sont envoyés par les français chez eux en France.

Seuls les gabonais peuvent libérer le Gabon et donner aux gabonais les mêmes chances d’émancipation et de développement que ce que ce pays octroi à ses ressortissants.

Si 100.000 gabonais se mettent dans la rue pour demander à la France de cesser de piller enfin nos richesses, je ne crois pas que le 6eme Bima, que ce pays a stationné dans notre territoire pour protéger son pillage, pourra nous assassiner tous devant les caméras du monde entier.

La Côte d’Ivoire est aujourd’hui libre parce que les Ivoiriens en ont décidé ainsi.

Ils ont décidé de dire STOP à la France et à sa force de protection du pillage « Licorne ». Devant les caméras du monde entier, les canons de la force pro-pillage « Licorne » n’ont eu d’autre choix que de cesser le feu.

Si nous voulons libérer notre pays et vivre riches et heureux comme les autres, et telles que le prévoient nos richesses naturelles, nous devons suivre l’exemple de la Côte d’Ivoire et de son valeureux peuple ivoirien.



Bruno Vécarte

13:45 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Crise ivoirienne et Politique ivoirienne, France, Gabon | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

AFRIQUE DU SUD : COMMENT EST-CE POSSIBLE ?

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Impensable, inimaginable, effroyable, affreux, inhumain, inacceptable, inadmissible ! J’en perds mon latin.
Comment une telle horreur a-t-elle pu se produire, et qui plus est, en Afrique du Sud, par ceux même qui ont bénéficié de toute la compassion du monde, au temps de l’Apartheid, contre leurs propres frères africains ! Pour le seul crime d’être des étrangers sur la terre de la Nation arc-en-ciel !
Je n’ose pas y croire ! Réveillez-moi, je vous en supplie ! Sortez-moi de ce cauchemar épouvantable ! De grâce !

Jamais plus cela en Afrique ! Jamais, jamais plus !

01:10 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Afrique du Sud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

LUTTE CONTRE LA CORRUPTION EN COTE D'IVOIRE: LE MLAN PROPOSE

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« Il faut créer dans la société une tension de l’esprit afin que les individus, dégagés de l’entrave des mythes et des semi-vérités, parviennent enfin au libre royaume de l’analyse créatrice et de l’appréciation objective » disait Socrate. Tel est le sentiment qui anime le Mouvement de Libération de l’Afrique Noire (MLAN) car la libération d’un peuple passe par celle des individus. Pour La Bruyère, « l’on doit se taire sur les puissants : il y a presque toujours de la flatterie à en dire du bien ; il y a du péril à en dire du mal pendant qu’ils vivent, et de la lâcheté quand ils sont morts » mais pour celui qui souffre, les larmes n’ont point besoin de permission pour couler. C’est comme Aimé Césaire, « ma bouche sera la bouche des malheurs qui n’ont point de bouche ; ma voix, la liberté de celles qui s’affaissent au cachot du désespoir (...) car un homme qui écrit n’est pas un ours qui danse». Oui, nous voulons parler de l’injustice sociale en Côte d’Ivoire au moment où, de façon frénétique, les gouvernants trouvent maintenant le temps d’écouter. Le MLAN donnait à travers la plume de son président, monsieur Prao Yao Séraphin, la position de notre organisation dans un article intitulé « Radiographie de la fracture sociale en Côte d’Ivoire » . Nous dénoncions la corruption qui gangrénait toutes les structures de la Côte d’Ivoire, de l’école jusqu’au concours en passant par l’hôpital, les ennemis de la justice sociale ne démordaient pas. Nous disions tout haut ce que le commun des mortels disait tout bas. La corruption s'est institutionnalisée de sorte qu'aucun concours n'est accessible sans une contrepartie financière versée. Ainsi, la prestigieuse Ecole Nationale d'Administration(ENA), l'Ecole Nationale de Police (ENP), l'Ecole Nationale de la Gendarmerie (ENG), l'Ecole Normale Supérieure (ENS) sont devenues le lieu où se fait la promotion des nuls. Nous rappelions de même l’enrichissement illicite d’une certaine élite ivoirienne au nez et à la barbe du peuple : le fossé séparant la tranche socialement intégrée de la population (les riches) des autres (les pauvres, les exclus) s'agrandissant. Aujourd’hui, nous lisons çà et là que les autorités ivoiriennes s’activent pour arrêter cette honte sociale. Il nous revient donc d’éclairer les ivoiriens et l’Afrique sur la sincérité de ces actions

Les mesurettes des gouvernants


On dit souvent qu’il y a un temps pour tout : un temps pour pleurer, un temps pour rire ; un temps de l’esclavage, un pour le jubilé ; un temps pour observer, un temps pour sévir. Les ivoiriens ont aujourd’hui le sentiment que l’orage est passé et qu’il y’aura le beau temps. Nous allons énumérer quelques actions dans ce sens. Au palais présidentiel, ceux qui croyaient être plus grand que le peuple sont allés comme ils étaient venus : après le Lt-colonel Logbo, c’était le tour du directeur du protocole, l’ambassadeur Allou Bitty Wanyou Eugène. Ce dernier ou "l`homme à la Porche" avait un goût démesuré pour la grandeur alors même que les ivoiriens peinaient à satisfaire leurs besoins les plus primaires, c’est-à-dire se nourrir. Laurent Gbagbo lui aurait ordonné, sur un ton un peu expéditif, qu`il avait un mois pour prendre toutes les dispositions afin de rejoindre l`ambassade du Cameroun où il exercera désormais en tant qu`ambassadeur. "Les gens détournent par-ci, détournent par-là, ils font des rackets par-ci, des rackets par-là. Les policiers ont " gâté " leur nom parce que tout le monde les voit. Mais ils ne sont pas les seuls à racketter. Quand tu vas dans un bureau et qu'on te prend l'argent pour faire un papier auquel tu as droit, c'est du racket. On voit tout et on entend.... On entend ici, un tel vole dans la direction qu'on lui a confiée, un tel vole sur la route, mais quand nous volons, c'est nous-mêmes que nous volons..."(dixit le président lui-même). Pour répondre à l’injustice au sujet des concours d’entrée à l’ENA, à la l’ENP, à la gendarmerie, à l’ENS et autres, le ministre Oulaye anime des conférences et colloques pour endiguer un fléau qu’il a entretenu. A l’initiative du ministère de la Fonction publique et de l’emploi, un atelier de réflexion sur la lutte contre la fraude aux concours de la fonction publique et d’entrée à l’Ecole nationale d’administration (ENA) a eu lieu. Il a, en outre, été recommandé la réduction du délai de proclamation des résultats. Car la longue attente des résultats par les candidats est souvent interprétée par l’opinion publique comme une attitude ouverte aux manipulations ou de marchandage. Personne ne peut donc dire que les concours étaient donc « propres ».

Quant aux agissements oh combien honteux de nos forces de défense et de sécurité, monsieur Ange KESSY fait montre d’une volonté débordante par la création d’une Cellule de Répression contre le Racket (CRR). La liste des bonnes intentions est longue mais une question reste sans réponse : pourquoi attendre quelques mois avant les élections pour sévir ?

L’incohérence temporelle des hommes politiques

« On peut une partie du temps tromper tous les hommes ; on peut tout le temps tromper une partie des hommes ; mais on ne peut pas tout le temps tromper tous les hommes » proclamait Abraham Lincoln. Il est inacceptable que subitement, le gouvernement retrouve des forces pour atténuer un mal dont il avait eu temps de guérir. N’est ce pas pour se positionner comme la voix des faibles ? Cette comédie n’a pas un bon goût à nos yeux. Cette technique que les politologues appellent « entrée et fermeture » n’est que fourberie. On accepte que nos amis s’enrichissent et après avoir eu le nombre suffisant de personnes pouvant composer la nouvelle oligarchie, on ferme la porte aux autres : voilà la véritable vérité. Les ministres voleurs vont-ils rendre les deniers publics qu’ils ont détournés ? Après avoir fait rentrer dans notre administration nos frères, amis et protégés, on fait campagne pour soulager notre conscience. Qui croire de ces médiums ? La nouvelle jeunesse africaine ne saurait accepter un seul instant qu’on joue avec son avenir car nous savons faire la différence entre la véritable révolution et la révolution pacotille. Qu’on ne nous dise pas que c’est la guerre qui est responsable de l’irresponsabilité de cette « vilaine élite », voleuse et pilleuse. Il est reconnu que rien de bon ne venait de Galilée et pourtant.....Rien de bon ne sortait de Nazareth et pourtant....A vrai dire, chassez le naturel, il reviendra au galop.

Ce que nous proposons

Il n’y a pas de droit pour celui qui ne respecte pas le droit. A force de faire de la géopolitique, on fini par tolérer l’intolérable. Aujourd’hui, le président Gbagbo appelle le ministre de la Fonction publique et de l’Emploi, M. Hubert Oulaye à combattre la corruption. Pour lui, le ministre Oulaye doit «frapper fort tous ceux qui vendent des places à l’ENA et l’Ecole de police. Car l’armée et l’administration sont les deux bras sur lesquels s’appuie un Chef de l’Etat pour diriger. L’administration est la colonne vertébrale de l’Etat. Si l’administration est pourrie et que chacun veut s’enrichir sur le dos des usagers, il n’y aura pas d’administration. Par conséquent, l’Etat n’existera pas.». Dans un pays démocratique, qui se respecte, le ministre de la fonction publique rend sa démission avant même qu’elle lui soit demandée. Or, on veut faire une nouvelle pâte avec du vieux levain, Ah l’Afrique. Il est bon de rappeler à notre président qui est croyant ceci, qu’il trouvera dans Jean 2 : 13-17 « or la pâque des juifs était proche, et jésus monta à Jérusalem. Et il trouva dans le temple ceux qui vendaient des bovins et des brebis et des colombes et les courtiers sur leurs sièges. Et se faisant un fouet de cordes, il les chassa tous hors du temple, ainsi que les brebis et les bovins, et il répandit les pièces de monnaie des changeurs et renversa leurs tables. Et il dit à ceux qui vendaient des colombes : ôtez ces choses d’ici ! Cessez de faire de la maison de mon père une maison de trafic ! Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit : le zèle pour ta maison me dévorera. ». À vous monsieur le président, si le zèle pour la Côte d’Ivoire que vous aviez jadis n’est pas entamé, au nom de toute la jeuneuse populaire de l’Afrique, le MLAN-CI vous demande de chasser du « temple », les marchands. Ces derniers ne sont ni plus ni moins ceux qui croyaient qu’on venait à la politique pour s’enrichir alors que c’est le terrain de tous ceux qui veulent servir leurs pays et l’humanité. En outre, le MLAN-CI propose pour le futur gouvernement un Haut Commissariat pour la Lutte contre la Corruption (HCLC). Ce sera une sorte de ministère qui aura pour seule tâche de démanteler sociologiquement et activement les réseaux de corruption dans le pays. Ce ministère fera de la prévention, de l’information mais sanctionnera de même. En ce qui concerne la vie publique, nous réitérons notre ancienne idée de la création d’un Comité National de Moralisation de la Vie Publique (CNMVP) qui serait sous la coupole du conseil économique et social. Ce comité aura la tâche de veiller au bon fonctionnement de la lutte que mène le HCLC. Au surplus, le CNMVP veillera à ce que les hommes politiques, leaders d’opinion etc, aient une vie exemplaire, c’est-à-dire établir l’équilibre politico-social entre le peuple et la sphère politique. Ainsi la Côte d’Ivoire donnera un signal fort quant à l’espérance qu’attendent les ivoiriens et tous ceux qui y vivent.


Dieu bénisse la Côte d’Ivoire unie et réconciliée !

Vive l’Afrique libre !

Le délégué MLAN-CI
Konan Yao Alexis
1er vice-délégué
Koffi Jean Martial
2e vice-délégué
Loukou Kouamé Théodore
Le secrétaire général du MLAN-CI
Obou Serge Eric

www.mlan.fr
contact@mlan.fr
mlan5@yahoo.fr

00:20 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (5) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mercredi, 11 juin 2008

LA RESSUSCITEE OU LA CONJUGAISON DES TRADITIONS ISLAMIQUES AUX COUTUMES ANCESTRALES AFRICAINES NOIRES

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Abdou Latif Coulibaly, l’enfant terrible des lettres sénégalaises atterrit dans la fiction.  La ressuscitée,  publiée chez l’Harmattan en 2007, est son premier roman, sa première incursion dans ce genre littéraire. Journaliste d’investigation de renom, Abdou Latif Coulibaly ne met pas de gants pour dénoncer les dérives de sa société. Ses différentes publications éditées chez l’Harmattan (1), ont déjà fait trembler le monde politique sénégalais. A titre d’illustration, la parution d’un de ses ouvrages avait provoqué un remaniement ministériel au Sénégal (2).
Dans  ce premier roman de fiction, il s’attaque à l’épineux problème des mutilations sexuelles des femmes en Afrique où l’hypocrisie des leaders politiques soi-disant modernes encourage des pratiques inhumaines et dégradantes appartenant à un autre âge.
 
Commençons une petite promenade dans l’univers ténébreux raconté par Abdou Latif : à la suite d’une morsure de serpent rouge, contrairement à la tradition, Diakher est amenée dans un dispensaire par sa  famille. L’accident s’est passé dans son village Wohna et les sages préconisaient sa mise en quarantaine afin qu’elle succombe à sa blessure. Mais le centre médical est dépourvu de tout. C’est l’inconcevable. C’est ce qui explique la présence des  « maladies dites orphelines : la malaria, la tuberculose, la malnutrition qui déciment plus les populations africaines. Ces maladies ne sont  parfois que des sources d’enrichissement facile, des créneaux d’accaparement des ressources de l’Etat et de celles des bailleurs de fonds bilatéraux ou multilatéraux ». Page 22.
 
C’est grâce à un groupe de touristes européens en visite dans la région que Diakher recevra un premier traitement.  Ces touristes avaient quelques sérums dans leurs bagages à titre préventif. On peut se demander pourquoi, la société a refusé de traiter Diakher? La plupart des gens pensent comme Wanini, l’oncle du  mari de Sira, l’héroïne du roman et la copine de Diakher : « la science des hommes ne peut en aucune façon  triompher de la puissance des esprits. »
 
Dans la première partie de La ressuscitée  le narrateur donne  la parole au jeune médecin du centre médical du village où a été admise  Diakher Celui-ci dénonce l’incohérence de la politique sanitaire, l’absence d’une vraie politique de santé publique, en l’occurrence, le manque criant de médicaments et le délabrement complet des infrastructures d’accueil : «Le centre médical ne dispose pas de sérum, le produit vital dont dépend la survie de la femme. Personne ne peut dans l’immédiat en informer la famille… La rupture de stocks a été signalée depuis deux mois. Les autorités compétentes n’ont jamais réagi. Les crédits destinés à l’achat de certains médicaments sont épuisés. Depuis fort longtemps.» Page 7
 
            Par manque de soins,  Diakher. meurt des suites de la morsure du serpent rouge. Dans cette contrée, lorsque le serpent rouge mord une personne, c’est un mauvais signe, une manifestation de la colère des dieux  et des ancêtres : Le serpent rouge n’est pas un reptile ordinaire. Il est la réincarnation des ancêtres. Ceux –ci parlent à travers lui. Il l’envoie délivrer un message aux vivants. La morsure de ce reptile indique, en effet aux vivants les exigences et désirs des morts. Page 8- 9.
 
Par ailleurs, ce roman touche du doigt la problématique de la conjugaison des traditions islamiques aux coutumes ancestrales africaines noires. On le voit à travers les obsèques de Diakher, son histoire familiale et son environnement dans son luxuriant village natal.
 
Qui était Diakher ? Femme généreuse, mère de quatre enfants, Diakher était une militante pour le triomphe des droits de la femme. Tout comme Yandé, la monitrice de la localité, et Sira, une amie de Diakher Mais ce sont surtout Diakher et son amie Yandé  qui vont s’engager dans la campagne de sensibilisation contre les mutilations génitales féminines. Régulièrement, elles aident les victimes de ces pratiques à recourir aux progrès de la science et de la médecine moderne pour retrouver leur identité perdue, sacrifiée. Finalement, ce combat trouve des échos favorables au sein de la population. C’est ainsi qu’elles seront invitées à une conférence internationale sur le sujet. Malheureusement, Diakher ne pourra pas y prendre part. C’est là que Yandé apprendra la mort de sa co-combattante. Sur les conseils de Yandé et de Diakher., Sira s’est décidée à se faire opérer en vue de la réparation de son organe génital mutilé. La mort empêchera Diakher  de voir les résultats de son combat. Mais la guérison de Sira influencera son mari à s’engager à son tour dans ce combat. La peur des esprits ne l’a pas définitivement quitté, et il prend conseil auprès de son oncle Wanini au sujet de la nouvelle situation de sa femme.
A l’instar de ses précédents livres, on retrouve dans La ressuscitée les qualités d’écriture, la fermeté des idées, la générosité de l’engagement et la passion des combats propres à Abdou Latif Coulibaly.
 
Note de lecture de La ressuscitée de Abdou Latif Coulibaly
Publié aux Editions l’Harmattan .2007.

Maurice Mouta W. GLIGLI
Bruxelles, le 09 juin 2008.

 
1) - LOTERIE NATIONALE SÉNÉGALAISE. Chronique d'un pillage organisé
Lettre au président de la Commission nationale de lutte contre la corruption. Abdou Latif Coulibaly Editions l’Harmattan Septembre 2007.
- SÉNÉGAL AFFAIRE ME SÈYE : UN MEURTRE SUR COMMANDE. Abdou Latif Coulibaly Editions l’Harmattan Janvier 2006. 
- LE SENEGAL A L'EPREUVE DE LA DEMOCRATIE
Enquête sur 50 ans de lutte et de complots au sein de l'élite socialiste Abdou Latif Coulibaly Editions l’Harmattan Novembre 1999 .
2) UNE DÉMOCRATIE PRISE EN OTAGE PAR SES ÉLITES
Essai politique sur la pratique de la démocratie au Sénégal. Abdou Latif Coulibaly Editions l’Harmattan Novembre 2006 .

16:50 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Livre, Sénégal | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |