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28.09.2008
AJUSTEMENT MENTAL : LE REMEDE AU DRAME AFRICAIN
A tous les peuples d’Afrique;
A Mamadou Koulibaly, Okili et Biwagou du Fucr, Agnès Krady des amis
miens;
En hommage aux braves populations africaines et à la mémoire des
illustres ancêtres.
Le continent africain est à la traîne des autres. Il souffre d’une
pauvreté chronique qui paraît d’autant plus incurable que toutes les
tentatives de solution ébauchées en vue de remédier à son mal se
soldent par des échecs.
Des indépendances jusqu’à ce jour, les montagnes de remèdes appliqués
par les institutions internationales de même que les velléités des
Etats africains eux-mêmes ont accouché d’une souris. Quand elles n’ont
pas tout simplement refusé d’accoucher.
Une incapacité qui témoigne de la mauvaise approche faite du drame
africain et démontre que, autant les premières citées que les
africains eux-mêmes font partie du problème. Pour parler comme le
reggaeman jamaïcain Buju Banton : ‘’ you’re not part of solution then
you’re part of problem’’. Autrement dit, si on ne fait pas partie de
la solution, on fait (d’une manière ou d’une autre) partie du
problème.
L’échec des programmes de redressement économiques mis en place
depuis les ‘’indépendances’’ de nos Etats puisent leurs sources non
seulement dans leurs caractères drastiques, mais surtout inappropriés
et inadaptés aux vraies réalités africaines. A dessein d’ailleurs…
Les institutions internationales, dont sont maîtresses les puissances
capitalistes de ce monde, n’ont jamais eu pour véritable mission de
permettre aux autres peuples d’émerger. De se hisser à leur rang,
mieux de les supplanter. Il suffit de se référer aux programmes
d’ajustement structurels des années 90 pour s’en convaincre.
Les PAS de ces années-là, n’ont eu pour principaux objectifs inavoués
que de renforcer et pérenniser (par l’entremise du FMI et de la Banque
Mondiale) la mainmise occidentale sur l’économie de nos Etats face à
la montée en puissance des contestations sociales et politiques des
masses africaines. Contestations nées des effets collatéraux du Vent
de l’Est marqué par la chute du mur de Berlin en 1989.
En effet, ce Vent de l’Est, comme son appellation l’indique, n’était
pas destiné au Sud.
Savamment planifié par les grandes nations capitalistes en vue de la
déstructuration du bloc soviétique et sa mise sous coupole, le Vent de
l’Est s’est malencontreusement déporté vers d’autres horizons.
C’est ainsi que, contre les prévisions de ses initiateurs et séduites
par les artifices de liberté et de démocratie dont il a été habillé,
les masses africaines sont intervenues dans ce vaste mouvement à
l’effet de porter haut, elles aussi, leur désir d’émancipation.
Il relève donc de l’accident que les Africains se soient invités à ce
‘’banquet démocratique’’ auquel ils étaient nullement conviés.
Une contingence de l’histoire.
Ce n’est pas un hasard si, en pleine période de contestations des
populations africaines, l’ex président français jacques Chirac –
prétextant des turbulences qui ont suivi ces mouvements et qui
n’étaient en rien différentes ceux de l’Est-, a jugé bon de
décréter : ‘’ Les Africains ne sont pas mûrs pour la démocratie.’’
Cependant, l’histoire se faisant ; ce désir de liberté, longtemps
étouffé, s’est présenté comme une grave menace pour le système de
prédation économique et politique occidental imposé à nos Etats. C’est
donc dans le but de contrer les besoins réels des Africains afin de
préserver les intérêts des nations dominantes que ces plans
conjoncturels de redressement ont été mis en œuvre.
D’ailleurs, les programmes dictés aux Etats sous domination depuis les
années 60 n’ont répondu qu’à cet unique objectif. Le cas de la
Jamaïque de Michael Manley, des années 70 à 80, nous édifie à ce
sujet. Pays émergent qui s’est retrouvé dans le gouffre sous le poids
du FMI.
Malheureusement, les différentes tentatives (?) des Etats africains à
travers les élites et les masses afin de solutionner le mal qui ronge
notre continent, ne connaissent pas meilleur sort. Car, à dessein ou
par ignorance, les Africains se refusent à reconnaître les véritables
raisons du drame qui les affecte et de s’assumer.
Il existe une vérité que nous devons constamment avoir à l’esprit.
S’il est indéniable que l’Afrique souffre de la pauvreté, celle-ci est
loin de représenter la source de ses malheurs présents. Mais la
conséquence. En ce sens que nous n’avons pas souvenance dans
l’histoire du continent d’un état de putréfaction aussi avancé et
généralisé avant la colonisation et, plus loin, l’esclavage.
En effet, en vue d’asseoir sa domination, le colonisateur s’est attelé
au démantèlement de nos sociétés et de ses valeurs pour faire de
l’homme Africain, autrefois libre, un parfait sujet.
Le système colonial, guidé par la négation de nos valeurs et partant
de l’africain lui-même, avec comme point d’encrage la fascination des
siennes, a eu pour conséquence de pervertir notre mode de pensée.
Ceci, de sorte à le réduire à un état de sauvage et de barbare dont
seule la civilisation occidentale demeure l’unique Salut.
Un cynisme poussé à un tel paroxysme que même le Roi de cette jungle
nôtre, à laquelle nous avons été cantonnés par l’imagerie hellène,
s’est trouvé encore être comme par enchantement… un certain Tarzan. Le
plus sauvage des occidentaux.
Si bien que l’Africain aujourd’hui n’a plus conscience de son
existence en tant qu’être humain doté d’une histoire, d’une culture,
d’un génie et de réalités qui lui sont propres. Ses repères étant
devenus occidentaux. A ce titre, toute chose ne suscite son intérêt
ou sa passion que lorsqu’elle porte le cachet de l’occident. Et pire
désormais, d’horizons autres que l’Afrique.
Le système d’éducation hérité de la colonisation a fait de lui, un
consommateur non un producteur, un as de la mimique non un créateur,
un éternel assisté non un partenaire. Enfin, un décor dans le monde
non un participant du monde. Une extraversion telle, que nous sommes
en total déphasage avec notre milieu et nos réels besoins.
Nos Etats forment des millions d’étudiants en espagnol alors que les
populations sont affamées en dépit de la fertilité et de la
disponibilité des terres arables.
On éduque autant de millions d’étudiants en allemand quand le chômage
et la maladie déciment nos populations.
On attend de l’Europe les remèdes aux maux qui nous affectent, alors
que leurs médications sont à portée de main, chez nous.
On enivre notre jeunesse de l’histoire des grandes conquêtes et
œuvres de Napoléon quand elle ignore celles de ses illustres ancêtres.
On se passionne, et s’entretue au besoin, pour l’islam et le
christianisme quand on rejette nos pratiques religieuses ancestrales.
Dans l’ignorance totale que la religion est l’âme culturelle d’un
peuple bien déterminé. Le ciment de sa civilisation. L’instrument de
sa conquête du monde.
Nous sommes frappés par la pauvreté, tandis que des secteurs entiers
de nos économies attendent d’être exploité et nos enfants sont livrés
à la rue.
Le tableau paradoxal de cette indicible extraversion, qui fait peine à
voir,
n’est pas exhaustif.
De surcroît, cette mentalité de colonisé, sans cesse contrariée par
les poches de résistance de nos valeurs propres qui ont vie dans ce
qui reste de nos sociétés traditionnelles, a contribué à produire un
profond déséquilibre en nous. Engendrant de ce fait, une autre espèce
d’individus.
Ni africain ni occidental, ni rien en définitive sauf un être humain,
l’Africain apparaît de nos jours comme un déséquilibré mental. Un être
hybride à l’image de la chauve- souris dans le règne animal. Ni
oiseau, ni mammifère.
C’est pourquoi, une refondation de nos mentalités s’avère plus que
jamais nécessaire afin de sortir les peuples Africains du fond de
l’abîme où ils végètent.
Ceci étant entendu que, quelques soient les pluies de milliards de
Francs ou autres richesses dont dispose un déséquilibré, il n’en fait
rien. Sinon rien que du gaspillage dans la mesure où il demeure sans
repères ni objectifs précis.
Cependant, il convient de faire remarquer qu’il ne s’agit nullement
ici d’un changement de mentalité. Car un changement de mentalité dans
le cas africain suppose, soit un reniement radical des valeurs
occidentales afin de s’arc-bouter autour de celles uniquement
africaines : signe de notre involution ; soit un accord total avec
elles : marque de notre perdition.
Il est établi que certaines valeurs occidentales font désormais partie
de nos réalités par la force des choses. Il nous appartient d’en faire
le tri et de ne retenir que ce qui est d’abord bon pour nous.
En ce qui nous concerne, le remède au mal africain réside de prime à
bord dans un ajustement mental. C’est-à-dire une prise en compte des
deux réalités marquée par la prédominance de nos valeurs propres.
Autrement dit, un rééquilibrage de notre mode de pensée qui appelle à
la réhabilitation sans complexe aucun de nos valeurs comme fondement
de notre évolution, de nos empreintes dans l’histoire de l’humanité et
à une appropriation des valeurs qui font la force des autres peuples
dans le monde.
Une condition incontournable qui scellera, à n’en point douter,
l’Unité et la Renaissance de l’Afrique.
Dans la mesure où, cet Ajustement fera ressortir, au delà des
particularismes, les traits fondamentaux communs aux peuples
africains. Traits de valeurs qui se résument au socialisme, la
solidarité, au partage vrai ; en un mot, un humanisme affirmé.
Dès lors, l’Africain ne concevra plus les problèmes d’un point de vue
sectaire et synchronique mais s’éveillera à une approche globale et
diachronique de son évolution dans le monde.
Toute chose qui conduira à une symbiose entre les élites et les
masses, fera l’unité et la stabilité de nos sociétés puis stimulera le
génie de nos peuples, particulièrement, dans les domaines où ils
excellent.
Une donne nécessaire qui constituera incontestablement la force et la
marque de l’Africain de demain dans le concert des peuples.
D’ailleurs, de toute l’histoire de l’humanité, aucun peuple ne s’est
imposé au monde en se reniant.
Pour ce faire, il nous appartient d’imaginer les voies et moyens qui
permettent d’atteindre ce but.
La logique impose, puisque c’est d’abord par la ruse puis la force que
nous, peuples africains, avons été réduits au statut d’instruments par
les puissances dominantes de ce monde, que nous empruntions la voie de
la ruse.
Pour trois raisons qui nous semblent essentielles.
Primo, l’esclavage, la colonisation et l’ère capitaliste avec leur
cortège de malheurs que nous subissons en ce moment ont assez vidé
notre continent de ses ressources humaines et de ses fils parmi les
plus valeureux.
L’Afrique est aujourd’hui sous peuplée contrairement à ce que l’on
voudrait nous faire croire. 875 millions d’habitants pour un
gigantesque territoire de 30 millions de km2 contre 375 millions
d’habitants pour seulement 3.231.000 km2 concernant l’Europe, et 2
milliards d’individus pour 9.630.960 Km2 s’agissant de la chine
uniquement.
Un dépeuplement qui constitue une de ses faiblesses majeures qu’il
nous appartient de combler.
Secundo, les rapports de force physique (militaire) entre l’occident
et l’Afrique revêtent une disproportion flagrante et indiscutable.
Tertio, le nouveau contexte de compétition mondiale de ce début de XXI
è siècle rend caduc tout usage de la force physique.
Pour preuve, l’usage abusif des opérations militaires des USA et de
l’Europe (de manière solitaire ou sous le couvert de l’ONU et l’Otan),
a grandement affecté leurs économies. Le revers de la médaille.
De plus en plus de nations au monde possèdent une capacité de nuisance
qui impose un équilibre la terreur.
Il n’est pas dans notre entendement de céder au défaitisme ni à la
résignation. Mais le bon sens recommande que tout usage de la force ou
de la ruse soit fonction du contexte. ‘’ Quand la musique change, la
danse change’’, nous apprend la sagesse africaine. C’est la marque de
tout homme et tout peuple intelligent.
Les Dragons d’Asie, le Japon et la chine en tête, de même que l’Inde
ont réussi ce pari en trouvant les ressorts de leur émergence dans la
richesse de leur valeur propre, l’intelligence de leurs peuples et la
maîtrise de ce qui fait la force du monde occidental. Ceci, sans avoir
eu recours à des conquêtes militaires.
Il appartient donc aux Africains d’en faire autant. Voire mieux, vu
l’immense potentiel dont ils disposent.
Si les solutions à nos maux résident en grande partie dans nos valeurs
fondamentales et nos réalités propres, l’éducation est la clé du
sésame de notre nouveau départ dans la marche de l’humanité. Une
Education qui ses fondements dans nos valeurs et qui concoure à
l’amélioration de notre vécu. Non une instruction telle qu’elle nous
été léguée par le colonisateur.
Il ne sert à rien de s’attaquer aux superstructures de prédation des
puissances dominantes qu’il suffit de mettre hors-jeu, si nous
imaginons les moyens de notre propre développement.
Il est aussi illusoire de se précipiter vers la constitution de grands
ensembles économiques ou politiques, si chaque Etat africain ne
procède pas à sa propre toilette, sa propre refondation. Ce serait
bâtir une maison en commençant par le toit.
Au demeurant, s’il est mathématiquement admis comme postulat que
1+1=2, donc l’union fait la force ; il n’est pas moins vrai que : 1
Pauvre+1 Pauvre= 2 Pauvres, 1 Déséquilibré + 1 Déséquilibré = 2
Déséquilibrés dont les unions font la force de désastres non seulement
pour eux-mêmes, mais pour l’humanité toute entière.
C’est dire qu’on ne sait par quelle magie un agrégat de maux incarné
par un assemblage d’Etats désintégrés (Hier l’OUA, aujourd’hui l’Union
Africaine, pâles copies de l’UE), pourrait indubitablement déboucher
sur le Salut de l’Afrique.
A l’heure où le monde occidental subit les revers d’un capitalisme
sauvage, les Etats-Unis d’Amérique et l’Europe semblent
intellectuellement ménopausées, il appartient à chacun des Etats,
chaque société africaine, chaque corporation, chaque famille, chaque
individu, de sonner l’heure du Réveil Africain afin de ne pas manquer
cet important rendez-vous de notre histoire et des Grands Peuples.
Les moyens sont là qui existent. Il suffit, ensemble, de réunir toutes
nos énergies afin de les imaginer.
Carell Bohoui-Baclaud
Consultant en Communication
Et en Stratégies politiques et sociales
+226 78 32 31 71
Ouaga, le 02 Septembre 2008.
21:07 Publié dans Afrique | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : carell bohoui-baclaud, pauvreté, afrique, indépendance, ajustement mental, drame africain


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Commentaires
Cher frère,
Aux maux dont souffre l'Afrique, vous proposez "un ajustement mental", cela me semble un voeux pieux si vous ne nous expliquer pas comment, par qui et avec quels moyens cela se fera.
Notre souhait c'est que des solutions endogènes soient trouvées, mais loin des " il faut qu'on et y-a-qu'à..." Et vos solutions semblent malheureusement s'en rapprocher. Le Professeur Mamadou Coulibaly du FPI avait en son temps lancé un défi au premier ministre d'alors, le Dr Alassane Dramane Ouattara, avec un projet de société concret, basé sur nos ressourcers propres. C'est ce plan que le FPI a tenté de déroulé mais que la crise militaro politique a stoppé net après seulement 2 années d'expérimentation.
Un peu comme en recherche opérationnelle on cherche à maximiser le profit, sous des contraintes, il nous faut réinventer notre développement en tenant compte de nos forces et faiblesses, bâtir à partir de l'existant, sans réclamer d'autres moyens aux bailleurs de fonds multilatéraux.
Cela dit je n'ai pas la prétention d'apporter une quelconque solution, je pose juste les balises, le cadre d'où les solutions doivent être issues.
Les exemples existent en CI; pour mémoire quelques adminstrateurs de société ou de régie finacières nous ont fait la preuve de leur leadership (de niveau 5).
-La SOTRA, qui aujourd'hui frabrique ses propres autobus et bateaux bus, c'est l'oeuvre d'un visionnaire.
-Le BURIDA qui s'est modernisé et qui offre un suivi en tant réel des droits d'auteurs, une une assurance maladie aux artistes, du jamais vu,
-Les régies financières (douane, Impôt, BNI...) qui offrent à la Côte d'Ivoire les moyens de son décollage, s'il n'y avait, le service de la dette.
Toutes ces structures sont gérées par des ivoiriens qui ont innové, qui n'ont pas pleurniché sur l'absence de moyens comme savons le faire.
L'appel a candidature implémenté par le Président Gbagbo pour la gestion des régies financières a eu pour effet de libérer les énergies.
"Yes We can", il nous faut seulement les bons hommes, au bon moment et aux bonnes places.
Ecrit par : Gomez | 29.09.2008
Merci pour ce panorama exhaustif de nos maux. Je partage entièrement votre point de vue. Je suis surtout d'accord avec vous que la réligion est l'âme culturelle d'un peuple déterminé.
Je suis d'avis avec vous que la source de nos maux n'est pas seulement la colonisation barbare dont ont souffert nos ascendants mais j'accuse surtout les réligions importées qui ont réduit à néant notre culture. J'ai pitié de nous quand je vois les peuples africains proclamer publiquement leur chrétienté aloes que c'est par le christianisme que les occidentaux ont assis leur domination sur nous. Voyons la carte actuelle du monde et nous remarquerons que tous les pays qui luttent d'égal à égal avec les occidentaux sont ceux que ces derniers n'ont pas pu pénétrer avec leur réligion. C'est le cas de la Chine qui vient d'envoyer ses propres astronautes dans l'espace, c'est le cas de l'inde , du Japon.
Tant que nous n'aurons pas compris cela nous serons toujours derrière.
Ecrit par : oscar48 | 30.09.2008
A Bohui-Baclaud, Gomez, Oscar48 et autres. Du Blabla tout ça. Vous pleurnichez comme une femmellette.
Vous mettez bout à bout des constats et des faits mais cela ne fait pas forcément ni une pensée ni des remèdes. Tous les points soulevés peuvent être contestés. Prenons-en deux ou trois.
D'abord les prétendues valeurs européennes. Il n'y a pas de valeurs proprement européennes ni proprement africaines. La rationalité n'est pas plus européenne que la solidarité n'et africaine. Chaque être humain a tout cela en lui et met en avant selon les moments tels aspects de son esprit.
Ensuite, le problème de la démographie. Il ne sert à rien d'avoir des milliers de gens affamés et non instruits. Ce n'est pas la quantité d'hommes qu'il faut mais la qualité d'hommes. L'Afrique est certes vaste mais il ne fait pas vivre partout. La guerre de la Côte d'Ivoire est aussi une pression démographique des nationaux et des immigrés sur ses terres. Enfin, les exemples du Japon et de la Chine qu'on rabache ne sont pas justes. C'était des pays suffisamment développés au moment où les Européens y arrivaient. Pour la Corée et autres pays d'Asie, ils ont pu atteindre ce niveau de développement actuel parce qu'ils ont réussi à vaincre militairement les Européens. Les ayant battus et chassés, ils ont traité néanmoins avec eux mais d'égal à égal. Ce n'est pas dû à une intelligence particulière des Asiatiques.
Pour terminer, vous êtes restés trop hors d'Afrique. Vous ressemblez à quelqu'un qui parle d'une Afrique fantasmée et non pas réelle. L'Afrique avance et même très bien. Les soubresauts sont réels mais c'est valable pour tout corps vivant. C'est donc vous qui avez des problèmes car vous êtes trop pessimistes par déphasage à la réalité. Puis vous manquez de culture. L'islam et le christianisme ne sont pas forcément des religions étrangères à l'Afrique. C'est même en Afrique qu'elles se sont développées au commencement. Prenez Moïse, Abraham, Jacob et même Jésus, ils ont vécu en Afrique, y ont pris femmes et ont été initiés aux mystères des pyramides et dans les pyramides. puis des théologiens comme Augustin, Plotin et ceux d'Alexandrie, ils ont à la fois de cultures africaine et européennes. Pour l'Islam, reporte-vous aux lettrés de Tombouctou et de Djenné. Ne réduisez pas ces religions à la manière dont les colons européens sont venus les enseigner pendant la colonisation. Aucune religion n'est en soi aliénante. Ce n'est pas parce qu'on se convertira au vaudou qu'on sera plus africain. Fadaise. Il y dans le vaudou des aspects obscurantistes comme il y en a aussi dans le christianisme et l'islam.
Je vais m'arrêter ici car votre texte est riche d'idées.
Ecrit par : anzian | 30.09.2008
Merci Anzian pour ta participation à ce débat d'idées, nul n'a la prétention de posséder un rémède miracle pour notre chère Afrique. Je soutiens,cependant par expérience, que les missionnaires barbus dont j'ai connus quelques uns, à la fin des années 50, avaient pour mission de nous faire perdre notre identité.
Ecrit par : oscar48 | 30.09.2008
Beau débat que je découvre avec beaucoup de retard, pour raison de voyage. A défaut d'avoir pu avoir le temps d'y participer en temps réel, je pense être en phase avec Anzian. Belle position, en tout cas!
Ecrit par : Dindé | 06.10.2008
Si tous les hommes sont doués de raison,l'analyse de anzian vient une fois de plus démontrer que l'intelligence n'est pas la chose la mieux partagée. En plus d'un manque d'éducation criant qui renseigne un peu plus sur la nature de cette espèce d'invidus. je m'explique: on peut ne pas partager des idées,mais traiter ceux qui au moins ont le mérite de les soumettre à la reflexion, d'incultes et leur pensées de bla bla bla est la marque du parfait abruti. Celui qui ignore que même dans ce qu'il estime être du bla bla bla peut sortir du beau.
Pour ma part je dis bravo à carrel bohoui pou cette géniale reflexion qui nous interpelle sur notre genie propre et la valeur de l'homme africain qui si n si nous en prenons conscience est la voie de notre salut
Ecrit par : fredi | 19.10.2008
je suis parfaitement d'accord avec fredi. je crois que le sieur anzian et même l'auteur de ce blog qui partage ces idées saugrenues et confuses devrait relire le texte. Parce qu'il me semble qu'il leur a été interprêté.
anzian peut-il me dire lorsqu'il afirme qu'il n'existe pas de valeur occidentale ni africaine proprement dite; si le français dans lequel vous exprimons est une langue africaine?c'est faire preuve de mauvaise foi que de nier que la technologie est une valeur occidentale qui a permis aux européens d'aller sur la lune, de créer des avions, le téléphone portable,les ordinateurs etc. Une chose est d'être doué de raison et une est de l'exploiter pour améliorer ses conditions de vie
l'objection que vous soulevez sur l'argument démographique ne tient pas non plus. car c'est justement ce q l'auteur veut nous faire comprendre. Ce n'est pas parce que 20 personnes vivant sur un vaste territoire n'arrivent pas à se nourrir, qu'il est surpeuplé. Et la démographie de l'afrique comparativement à sa surperficie et à celles des autres est faible.Une forte population est un atout economique indénial. toutes les grandes puissances de ce monde ont une forte population. tout est une question d'organisation. c'est justement ce à quoi nous appele ce texte si j'ai bien perccu la pensée de l'auteur. l'exemple de la côte d'ivoire que vous évoquez malheurement pourr argumenter vos errements est celui-là même que vient justement étaler toute votre ignorance. un pays de plus de 322.300 km2 avec seulement environ 16 millions d'hab dont vous justifier la crise par la ''forte pression démographique'' ; que dire alors du japon qui possède pratiquement la même superfice que la Côte d'Ivoire (377.589km2) avec une population de 127 millions d'hab. Et même la france (metropolitaine) avec ses 544.435 km2 pour 59.000.000 d'habitants?ou même de la chine? tout est une question d'organisation de l'etat, de gouvenance, de gestion des ressources humaines et économiques...Le probleme de la côte d'ivoiren'est pas 1 pb de pression démographique mais de mauvaise gouvernance. Vous ferez mieux de retourner à vous cours.
de plus vous affirmez sans honte ni sourir que ''l'afrique est certes vaste mais il ne fait pas bon de vivre partout'' dans quel endroit du monde fait-il bon de vivre à priori? ce sont les hommes qui améliorent leur cadre de vie par leur intelligence,soumettent la nature à leur besoin et l'exploitent vue de leur propre épanouissement.
Les japonnais ont réussi à ce créer un cadre de vie agréable malgré que le japon 1 amas d'ile et d'ilots accidenté, frequemment soumis aux innondations, sans cesse violenté par des tremblements de terre.
Le désert israélien aujourd'hui transformé en oasis ou poussent à floraison fruit,légumes etc. de sorte à devenir le grenier du pays... les exemples existent à la pelle.
Qui va rendre agréable à la place des africains, des populations aux gourvenants, ''ces endroits où il ne fait pas bon vivre''?
C'est justement dans ce contexte que ce texte ajustement mental est opportun et bien à propos. surtout qu'il affirme que :
''Les Dragons d’Asie, le Japon et la chine en tête, de même que l’Inde
ont réussi ce pari en trouvant les ressorts de leur émergence dans la
richesse de leur valeur propre, l’intelligence de leurs peuples et la
maîtrise de ce qui fait la force du monde occidental. Ceci, sans avoir
eu recours à des conquêtes militaires.
Il appartient donc aux Africains d’en faire autant. Voire mieux, vu
l’immense potentiel dont ils disposent.''
nous possedons d'immenses qualités et richesse pour améliorer nos sociétés mais nous attentons de profiter des prêts à porter, ''des cadres ou il fait bon vivre'' déja prêts sans se dire que ce sont des hommes comme nous qui ont transformé leur milieu.
Encore une autre cofusion.''la chine et le japon, c'était des pays suffisamment développés au moment où les Européens y arrivaient. Pour la Corée et autres pays d'Asie, ils ont pu atteindre ce niveau de développement actuel parce qu'ils ont réussi à vaincre militairement les Européens. Les ayant battus et chassés, ils ont traité néanmoins avec eux mais d'égal à égal. Ce n'est pas dû à une intelligence particulière des Asiatiques.''
Anzian peut-il me dire qui a dévéloppéle japon et la chine avant l'arrivée des européens où même après, ne sont-ce pas eux-même?
Peut-il aussi dire quel pays d'Asie est aujourd'hui dévélloppé après avoir battu militairement les europééns? ce n 'est certainement pas la Corée à moins qu'il ne nous indique exactement de quelle Corée il parle?
le sujet de la religion qu'il aborde enfin, achève de convaincre sur la valeur (si valeur il en a vraiment) intéllectuelle qui laisse à desirer du fameux anzian. Il n'a absolument rien compris.
Il ferait mieux,de revoir sa façon de raisonner, de lire et de comprendre pour être moins ridicule à l'avenir et au cours debats dont il doit certainement raffoler malgré ses capacités intellectuelles très limitées et son education qui laisse à désirer.
Suis entierment d'accord avec toi fredi bravo et bravo à l'auteur de cet article.
Ecrit par : barriere | 22.10.2008
Si j'ai publié, sur mon blog, l'article de Carell BOHUI-BACLAUD, c'est parce que j'adhère à sa vision du problème de développement de l'Afrique, que je trouve juste, de façon globale. BARRIERE, vous faites donc erreur de me condamner de façon aussi péremptoire! Nous partageons les mêmes vues.
En revanche, le soutien que j'apporte à ANZIAN est simplement relatif à l'aspect religieux. Il (ou elle) dit: "Ne réduisez pas ces religions (chrétienne et musulmane) à la manière dont les colons européens sont venus les enseigner, pendant la colonisation. Aucune religion n'est en soi aliénante. Ce n'est pas parce qu'on se convertira au vaudou qu'on sera plus africain... Il y a dans le vaudou des aspects obscurantistes comme il y en a aussi dans le christianisme et l'islam".
Le besoin d'affirmer nos valeurs africaines ne devraient pas nous autoriser à nier celles des autres, parce que de mauvais messagers, qui n'ont eux-mêmes rien compris à l'Evangile notamment, en ont fait un intrument d'aliénation au service de l'impérialisme. C'est sur ce seul point que je ne partage pas entièrement l'avis de l'auteur de l'article quand il dit: "On se passionne, et s’entretue au besoin, pour l’islam et le
christianisme quand on rejette nos pratiques religieuses ancestrales.
Dans l’ignorance totale que la religion est l’âme culturelle d’un
peuple bien déterminé. Le ciment de sa civilisation. L’instrument de
sa conquête du monde".
C'est en cela que je suis d'avis avec ANZIAN.
A part cet aspect des choses, BOHUI-BACLAUD a réussi quelque peu à redresser le tir quand elle a affirmé: "Cependant, il convient de faire remarquer qu’il ne s’agit nullement
ici d’un changement de mentalité. Car un changement de mentalité dans
le cas africain suppose, soit un reniement radical des valeurs
occidentales afin de s’arc-bouter autour de celles uniquement
africaines : signe de notre involution ; soit un accord total avec
elles : marque de notre perdition.
Il est établi que certaines valeurs occidentales font désormais partie
de nos réalités par la force des choses. Il nous appartient d’en faire
le tri et de ne retenir que ce qui est d’abord bon pour nous.
En ce qui nous concerne, le remède au mal africain réside de prime
abord dans un ajustement mental. C’est-à-dire une prise en compte des
deux réalités marquée par la prédominance de nos valeurs propres.
Autrement dit, un rééquilibrage de notre mode de pensée qui appelle à
la réhabilitation sans complexe aucun de nos valeurs comme fondement
de notre évolution, de nos empreintes dans l’histoire de l’humanité et
à une appropriation des valeurs qui font la force des autres peuples
dans le monde".
Sur cette position de BOHUI-BACLAUD, il n'y a pas de débat! Nous sommes en phase.
Ecrit par : Dindé | 22.10.2008
très belle reflexion que celle de monsieur barrière. il ne faut pas trop en vouloir à ceux qui le comprennent de travers. Ce texte est d'une densité intellectuelle telle qu'il n'est pas donné à tous de le déchiffrer sans une reflexion profonde même si apparemment il paraît accessible.
L'auteur de ce texte est vraiment d'un niveau hors du commun.
La logique la pensée, la démonstration et la qualité philosophique de la reflexion en font foi.
en lisant les différents commentaires, je crois que monsieur dindé est lui même passé de travers. Même s'il essaie de se ressaisir ensuite. Ce texte pragmatique ne laisse aucune ambiguité. la religion comme comme instrument d'aliénation n'est incompréhensible que pour les fanatiques ou fascinés. Ca se comprend. merci et salut à tous
Ecrit par : rachid | 16.11.2008
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