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25.10.2008

ENLEVEMENTS D’ENFANTS A ABIDJAN : UNE DECLARATION PEU RASSURANTE ET PEU CONVAINCANTE DES AUTORITES POLICIERES

EMEUTES ENLEVEMENTS D'ENFANTS.jpg
Hier, au journal de 20 heures de RTI La Première, nous avons écouté le Commissaire Principal DIAGOURY GNAHOUA, Porte-parole de la Police Nationale, faire une déclaration relative au vent de panique générale et de folie meurtrière qui a soufflé sur la ville d’Abidjan, ce vendredi 24 octobre 2008.

Que s’est-il passé ? Tout est parti d’une rumeur selon laquelle des ravisseurs d’enfants, en tenue militaire, seraient dans la ville et qu’ils auraient enlevé sept enfants, aux abords des écoles primaires, dans des véhicules de type 4X4, aux vitres teintées.

Il n’en a pas fallu plus pour jeter les parents dans la rue, les uns pour retirer leurs progénitures des écoles et les autres pour manifester bruyamment et violemment sur la place publique, avec en pic une véritable émeute, dans la commune d’Abobo.
Bilan de la folle journée d’hier : Deux civils innocents tués, quatre policiers tailladés à la machette, plusieurs blessés, des bus de la SOTRA et des véhicules particuliers saccagés.

Que les autorités policières aient décidé de faire une déclaration télévisée, après des évènements aussi graves, est une initiative louable. Mais nous attendions bien plus de nos limiers. Franchement !
Pour ma part, j’ai été honnêtement déçu de cette sortie approximative qui révèle les lacunes et le manque criant d’anticipation de notre police et ce, pour au moins deux raisons :

1- Le Porte-parole de la Police Nationale ne s’est prononcé que sur les évènements d’hier, comme si la question désormais nationale des enlèvements et des disparitions qui ont cours, en ce moment, dans le pays n’est apparue qu’hier ! Parce qu’il n’en a jamais parlé, avant. Or, tout Ivoirien qui vit actuellement sur le territoire national sait que ces faits sont récurrents, depuis au moins une année, en Côte d’Ivoire, et singulièrement à l’approche des élections.

2- Le Commissaire Principal DIAGOURY GNAHOUA a également donné l’impression, à la nation entière, que les rumeurs qui ont entraîné les faits d’hier, relèvent de la pure affabulation, s’appuyant sur le cas de la fille du sapeur pompier, le Sergent UZA Dodo Charles, qui n’aurait pas réussi à leur indiquer, avec précision, l’endroit où ses ravisseurs l’auraient retenue captive avec dix autres enfants (dont les parents, selon les dires du Commissaire Principal, n’ont pas porté plainte) et d’où elle aurait fui. Est-ce si étonnant de la part d’un enfant ? N’est-ce pas à notre police de tranquilliser les populations en les assurant de conduire à termes ses investigations, sans qu’il soit besoin de jeter le doute et un quasi discrédit sur le témoignage d’une fillette traumatisée ? Notre police démontre ainsi qu’elle est franchement dépassée par les évènements et qu’elle ne fait aucune investigation sérieuse. Toutes choses qui la décrédibilisent, grandement. Et même si les évènements d’hier avait relevé de la simple rumeur, qu’a fait notre police pour les autres dizaines de cas de disparition déclarés antérieurement, à la télévision ivoirienne, et jamais résolus ?


Chers ivoiriens, c’est tous les jours que la RTI, à l’émission magazine de la mi-journée, consacrée aux annonces d’évènements, montre à la nation des photographies d’enfants, d’adolescents et de personnes adultes portés disparus, dans le District d’Abidjan. Les cas les plus récents ont même eu lieu dans cette semaine. Je peux même personnellement en témoigner et relater le cas éloquent qui nous a été présenté par l’animatrice Christelle DIBY, il y a seulement quatre jours de cela : Une petite fille de la classe de CE2, à la recherche de ses parents et accompagnée, sur le plateau de la télévision ivoirienne, d’une dame, parente d’une autre à laquelle la petite s’est agrippée, dans la rue, après avoir échappé à ses ravisseurs.

L’écolière, racontant les faits en direct, révèle qu’un inconnu l’a abordée devant la cour familiale, pendant qu’elle jouait.
Et la suite de l’histoire se déroule comme suit : Il lui demande d’aller lui acheter des cigarettes et une boîte d’allumettes. Ce qu’elle fait. A son retour, l’inconnu lui ferme vigoureusement la bouche d’un mouchoir et l’endort.
Son ravisseur l’emporte mais n’en reste pas là. Dans un autre secteur de la commune de Yopougon où il opérait, aux abords de la cité SIB, il appelle d’autres enfants dont il devait faire ses prochaines victimes.
Sur ces faits, la fillette sort de l’effet des soporifiques et s’éjecte, à corps perdu, du véhicule 4X4 où elle était tenue prisonnière. La brusquerie de la sortie de l’écolière du véhicule jette l’effroi sur les autres enfants, en approche, qui prennent leurs jambes à leurs cous.
Notre fillette court immédiatement s’agripper à une dame qui venait tout juste de descendre du bus, celle dont la parente l’a accompagnée sur le plateau de la télévision ivoirienne.

Alors, comment passer sous silence ces faits gravissimes et traiter la question des enlèvements (même s’il y a eu des dérives dramatiques, hier) comme s’il ne s’agissait que de rumeurs et d’affabulation, voire de vues de l’esprit. Qu’on ne prenne pas les Ivoiriens pour des demeurés mentaux !

Je savais notre police limitée, en matière d’investigation (il n’y a qu’à voir le cas des enquêtes sur l’assassinat du Directeur d’INTERPOL Côte d’Ivoire, le Commissaire Bridji ZOGOUE - lui-même policier et pas n’importe lequel - qui s’est incroyablement achevé sur un non–lieu, là où la presse ivoirienne a relevé des preuves et indiqué des pistes extrêmement précises. Qui a donc intérêt que ce crime odieux ne soit jamais élucidé ?) mais je ne la croyais pas aussi incompétente et, à ce point, frappée de carence ! Je pensais, objectivement, que nous avions une police, dans ce pays. Mais ma déconvenue est immense.

Que Monsieur le Porte-parole de la Police Nationale sache qu’il n’est pas besoin de faire l’Université d’Harvard, aux Etats-Unis, pour comprendre que quand un peuple ne fait plus confiance à sa police et à son appareil judiciaire, il a tendance à se faire justice, lui-même. Et c’est ce à quoi nous assistons, actuellement, à Abidjan. Si vous parvenez à comprendre ce mécanisme social – et je vous en crois capable, cher monsieur – vous trouverez, tout seul, les mesures et les solutions, ainsi que les devoirs, qui s’imposent à votre corporation, vis-à-vis du peuple ivoirien.

Mais pourquoi faut-il toujours que nous frôlions la catastrophe, dans ce pays, avant que les dispositions que recommande - non pas même l’intelligence mais le simple bon sens - soient prises ? Pourquoi donc ?



Que DIEU bénisse le peuple de Côte d’Ivoire et le délivre de tous ses oppresseurs ! Qu’il le libère de toutes les âmes damnées qui perturbent sa paix et sa sérénité!



DINDE Fernand AGBO


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Commentaires

Le phénomène commence à prendre de l'ampleur à
Abidjan. Voici le témoignage d'une de mes connaissances, à ce propos:

La mésaventure de Mlle X, stagiaire de M. SERGE APPIA de TROPIC VOYAGES, qui raconte lui-même les faits:

Le Mardi 21/10/2008 j'ai une de mes stagiaires qui
a echappé à des ravisseurs.
Rentrant chez elle aux environs de 21h30, elle embarque
dans un taxi wôrô-wôrô pour Angré. Arrivé au
carrefour DUNCAN, le Chauffeur simule un embouteillage devant
et prend la route du Zoo à vive allure. Elle se retrouve
dans les allentours du Zoo. Ses ravisseurs lui assènent des
coups au niveau du bas ventre tandis que l'un
d'entre eux prends une corde pour lier ses mains en
arrière; affaiblie qu'elle est elle ne peut meme pas
pousser un cri c'est à ce moment qu'une voiture 4 x
4 qui prenait le virage braque ses phares dans leur
direction et voit la scène. Paniqués, les ravisseurs se
sauvent dans la broussaille en laissant leur voiture. quand
elle explique sa mesaventure à son Sauveur, celui ci sans
rien attendre decide de degager les lieux rapidement avant
qu'il n'y ait un probable retour des agresseurs. Le
CECOS à été informé mais on n'a pas la suite des
evenements.
S'il te plait c'est serieux...informe tes proches
car j'ai appris pas la même occasion qu'il y a un
commerce Clandestin d'organe humain qui à pris forme en
Cote d'ivoire. Non pas pour les Elections mais pour des
acheteurs qui sont en Europe ou ailleurs et qui attendent
une transplantation d'organe.... ATTENTION, le DANGER
EST PERMANENT !!!!!

FAIRE PASSER CE MESSAGE. IL POURRAIT RENDRE SERVICE.

L'heure doit donc être à la prudence!

Ecrit par : Rose | 25.10.2008

ROSE, ce témoignage est vraiment saisissant! J'ai aussi lu le témoignage ci-dessous, ce matin, dans Frat-Mat. Plus qu'édifiant. Il est donc inacceptable que nos autorités policières tournent les faits en dérision. Qu'elles fassent le travail pour lequel elles sont payées avec l'argent du contribuable. Des faits concrets et palpables existent à profusion. Un seul cas:

Mlle N'zi Dina Aya Joëlle, âgée d'environ 9 ans, est élève en classe de Cm1 et pensionnaire de l'Institut Fröbel de Yopougon Bel Air. Elle a été enlevée jeudi dernier, pendant qu'elle se rendait à l'école. Selon des sources concordantes, Mlle N'zi a été kidnappée par "des inconnus à bord d'une voiture tout terrain (4x4) aux vitres teintées. Ces individus portaient des cagoules". "Le rapt s'est produit aux environs de 7 h 30, non loin de son établissement", à en croire son père, qui a gardé l'anonymat. Il poursuit ses explications : "pendant qu'ils la transportaient, la victime pleurait et poussait des cris. Ces ravisseurs, gagnés peut-être par le remords ou la pitié, décident de la déposer au niveau du complexe sportif de Yopougon, situé à des centaines de mètres de son école. Comme si la chance devait lui sourire une seconde fois, elle est ramenée à l'Institut par une voisine d'habitation en compagnie de son oncle". L'un des responsables de l'établissement, M. Poro Roger, affirme avoir reçu N'zi Aya en état de choc avant que son père ne vienne la chercher pour regagner le domicile familial. Fort heureusement, N'zi Aya n'a pas subi de dommage physique.

Signé: Sibiri Ouattara
Stagiaire

Ecrit par : Dindé | 25.10.2008

Je crois que Mr DINDE Fernand a tout dit. La Côte d'Ivoire a besoin de tranquilité. Ces enlèvements d'enfants viennent déranger notre quiétude déjà frêle. Nous avons tous peur. Que les autorités policiaires prennent leur responsabilité, tous les ivoiriens sont témoins de ces avis de disparution qui inondent notre télévision. Il ya là une nouvelle crise à laquelle le pays doit faire face. Pauvre Côte d'Ivoire, que DIEU TE PROTEGE

Ecrit par : Koné Assétou | 26.10.2008

au sujet de monsieur zogoué bridji qui etait un ami tres chere je suis desoler que la police n en fasse pas sur la verite de son assassina car le profit raporte toujour aux escrot mais dieu les attends a leur dernier jour croyait moi et tout se paye un jour ou l autre

Ecrit par : men | 12.11.2008

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