topblog Ivoire blogs Créez votre blog Envoyer ce blog à un ami

Plateforme publicitaire Africaine

samedi, 29 novembre 2008

COMMENT INTERNET SAPE LES BASES MORALES DE NOS JEUNESSES

PHOTO CYBER.jpg
Trouver, aujourd'hui, un poste dans un cyber, à Abidjan (où j'ai élu domicile depuis quelques semaines pour une formation professionnelle), en vue d'effectuer des recherches sérieuses, est un vrai cauchemar! La raison? Des arnaqueurs de tout poil et de tout acabit (particulièrement nos frères nigérians) qui occupent inutilement les écrans pendant des heures et des heures et de jeunes gens, filles et garçons, véritables accros des sites de rencontres et de pornographie, qui ne vous laissent plus le temps de remplir vos engagements vis-à-vis de vos lecteurs, sur les blogs, et d'effectuer vos travaux de recherches! Franchement déprimant!

C'est une grande douleur pour moi de voir tous ces jeunes ne trouver d'autre intérêt à Internet que l'accès au sexe facile, les relations libertines et l'arnaque. Nombre d'entre eux se font passer pour des jeunes filles (quite à utiliser des photographies de leurs soeurs ou de leurs amies, ou même d'inconnues), avec la claire intension de séduire, de tromper et de se faire de l'argent, sur la base de monsonges bien ficellés. Quel naufrage pour la jeunesse ivoirienne.

Je croyais les jeunes ivoiriens seuls à se pervertir de la sorte. Que neni! Un article camerounais lu sur www.20mai.net, nous édifie sur la dérive et la catastrophe qui sont en cours dans nos pays, du fait de la pauvreté et de la misère. Bonne lecture!


Les cybers cafés de Yaoundé sont désormais envahis par une clientèle de plus en plus jeune.
Loin d’y aller pour effectuer des recherches académiques, les jeunes y vont pour rencontrer des blancs. Aucun obstacle ne semble pouvoir arrêter ces internautes qui sont prêts à tout pour quitter le pays.
La toile est désormais assimilable à un marché de bétail. A la merci des proxénètes et des trafiquants de toutes sortes les jeunes filles qui veulent trouver des preneurs sont amenées à développer toutes sortes d’ astuces pour se faire remarquer.

On peut par exemple citer :

- L’envoi des photos en petite tenue,
- Se déshabiller devant une webcam pour montrer sa poitrine et son sexe
- Se masturber et regarder son partenaire le faire devant une webcam .


Les gérants de cybers café ont flairé la bonne affaire et ont installé des cabines privées avec webcam. Le coût de la navigation sur internet à partir d’une cabine privée est parfois le double du prix normal, mais cela ne suffit pas à décourager les jeunes filles qui ne pensent qu’à se mettre à l’abri des regards indiscrets pour satisfaire la perversité de leur futur époux.

Peu importe que l’homme rencontré soit un vieillard, un handicapé, ou un psychopathe, l’essentiel est qu’il soit un blanc afin que l’obtention du visa d’entrée dans un pays européen soit facilité.

Le coupable de cette dépravation n’est autre que la pauvreté: une pauvreté morale qui à l’exemple d’un cancer ronge petit à petit toutes les bonnes mœurs.

Trouver l'âme soeur grâce à Internet

S’il est vrai qu’il n’y a pas de lieu standard de rencontre, on peut tout de même constater la multiplication des sites de rencontre sur internet. En effet, au lieu d’aller danser ou draguer dans les cafés, beaucoup préfèrent l’intimité d’un clavier, d’un écran d’ordinateur et surtout d’un pseudonyme.

Lorsque la solitude devient lourde à porter, internet se présente comme une solution facile pour faire des rencontres. Toutefois, les romances virtuelles cachent parfois quelques pièges :

- L’on n’est pas toujours sûr de la bonne foi de son interlocuteur
- Le risque de tomber sur des psychopathes, et des escrocs est plus élevé sur les sites de rencontre.
- Les correspondants mentent souvent sur leur apparence physique et leur situation matérielle ce qui cause de grosses déceptions lors de la rencontre réelle.


Les rencontres sur internet n’ont pas que des inconvénients:

- Les personnes timides et mal dans leur peau ont à travers internet, l’occasion de sortir virtuellement de leur coquille.
- Internet est également un moyen puissant de créer des liens entre les gens qui en ont envie.


Comme le montrent quelques avis recueillis dans les rues de Yaoundé, au Cameroun, l’idée générale est que les gens qui s’essaient aux rencontres sur internet le font plus par intérêt que par amour.


Anne-Mireille NZOUANKEU.

A propos de l'auteur: Anne-Mireille est une jeune journaliste qui a fait ses armes à Camer.be, au quotidien camerounais "Le Jour" avant de rejoindre l'aventure 20mai.net



mercredi, 26 novembre 2008

POURQUOI JE BLOGUE SUR L'AFRIQUE?

LA CARTE DE L'AFRIQUE 2.jpgVoici le nouvel exercice auquel nous convie le "chef du village" Théophile KOUAMOUO: "Avec la participation de tous les blogueurs afro-orientés, j'aimerais bien lancer une nouvelle "chaîne de blogs", après la première "Barack Obama à travers le regard d'un Africain". J'aimerais que nous nous exprimions sur le thème suivant : pourquoi bloguer sur l'Afrique ? A bien y réfléchir, cela ne va pas de soi : déjà parce qu'Internet n'est pas une réalité franchement démocratique en Afrique. Bloguons nous pour la diaspora et le vaste monde, coupé de nos contemporains sur le continent ? Blogue-t-on sur l'Afrique comme on blogue sur l'Europe ou l'Asie ? La blogosphère afro-orientée a-t-elle quelque chose de spécifique à offrir au concert de l'universel version 2.0 ?
Le principe de la chaîne est simple. Je tague un certain nombre de personnes, qui en font de même, pendant deux semaines. Je suis sûr que de belles choses se dégageront. Ma réponse à moi :

"Je blogue sur l'Afrique avec joie parce que je crois que c'est de nos voix individuelles et mêlées que naîtra la renaissance africaine qui arrivera aussi sûrement que le rêve de Martin Luther King est devenu réalité quarante années plus tard. Je lis les blogs afro-orientés avec bonheur parce qu'ils me donnent une image moins monolithique et moins catastrophiste du continent et de ses habitants." Théophile KOUAMOUO."

L'exercice, je l'avoue n'est pas évident. Mais j'ai été tagué par l'ami YORO et je me dois de répondre à l'appel. Voici donc ma réponse à moi:

"Je blog sur l'Afrique pour deux raisons simples: Par militantisme (panafricaniste) et par patriotisme.

1) Par militantisme, parce que j'estime que les Africains doivent prendre totalement conscience de leur besoin d'union et d'indépendance véritable. L'Afrique est victime de trop d'injustices, de pillage, de prédation (avec la complicité de gouvernements fantôches et de fils indignes) et encore l'objet de trop de convoitises impérialistes qu'il faut dénoncer avec la plus grande énergie, parce que constituant institutionnellement la plus grande faiblesse de nos jeunes Etats, qui ne sont pas toujours maîtres de leur destinée, qui gagneraient à faire bloc contre les appétits et les visées extérieurs et à s'unir dans une véritable politique de développement global.

2) Par patriotisme, parce que j'aime profondément cette terre mienne qui est bien souvent présentée sous des prismes déformants, dévalorisants et dégradants alors qu'elle recèle énormément d'intelligences et de compétences capables de la propulser en avant, qui ne demandent qu'à être franchement utilisées, en faisant abstraction de toutes les considérations politiciennes paralysantes qui nous ont toujours retardés. Cet immense amour pour mon continent m'amène à ne faire preuve d'aucune complaisance sur nos tares, errements et lacunes propres en tant qu'Africains, et à les dénoncer vertement, sans faire acception de personnes.

Mais, il est bien de reconnaître que tous, en Afrique, n'ont pas accès à Internet et que ce travail de dénonciation, de sensibilisation et de conscientisation est une oeuvre de longue haleine qui portera, à terme, ses fruits parce que je crois que la conceptualisation de notre lutte fait des émules, dans le silence des cyber-cafés, dans le silence de nos écoles, de nos bureaux et de nos domiciles. Cette lutte devrait pouvoir révolutionner, à la longue, les mentalités des jeunesses africaines actuelles que nous sommes et de celles qui sont à venir, pour une Afrique nouvelle, libre, indépendante et prospère.
Oui, la liberté se trouve au bout du changement de mentalité et au bout de la lutte pacifique et persévérante!"

Je tague à mon tour:

- Edgar Yapo
- Paul Arnaud et
- Brym.

DINDE Fernand AGBO

CONGO: DE QUOI LA BELGIQUE POLITIQUE A T-ELLE PEUR?

JOSEPH KABILA.jpg
La dernière sortie médiatique du Ministre belge des Affaires étrangères fait couler beaucoup d'encre et de salive. Sa remise en question de la diplomatie parallèle des Michels a conforté, dans certains milieux politiques belges, sa réputation de gaffeur. A tort ou à raison?

Une certaine opinion congolaise, témoin de la malheureuse implication de Louis Michel dans la vie politique congolaise depuis les années 90, estime que Karel De Gucht est le modèle d'homme politique belge qu'il faut dans la gestion diplomatique des relations belgo-congolaises. Parmi ceux qui partagent cette opinion, il y a au moins deux Congolais engagés dans la recherche de « la vérité » sur les véritables raisons de l'engagement du « réseau Michel » au Congo.

Un autre groupe de Congolais fouineurs pense qu'une relecture de notre histoire commune est nécessaire à la compréhension de ce qui se passe aujourd'hui. D'autres Congolais encore, « kabilistes » pour la plupart, voient la violation du principe de souveraineté dans les attaques de Karel De Gucht à l'endroit de Joseph Kabila. Mais savent-ils qu'il n'y a de souveraineté du peuple que représentée et que la représentation comporte au moins deux dimensions (abstraite et concrète) dont le représentant (symbole) doit rendre compte en permanence par son action politique?

Une certaine opinion belge reproche à Karel De Gucht son langage très peu diplomatique et exige qu'il soit défenestré du gouvernement. Pour ces Belges, « les gaffes » de Karel De Gucht risquent de compromettre les bonnes relations entre nos deux pays.

Ces différentes opinions posent certaines questions que nous voudrions examiner dans cet article.

Les Michels sont-ils les premiers Belges à pratiquer la diplomatie parallèle? Qu'est-ce que cette pratique rapporte? Dans son discours peu diplomatique, Karel De Gucht invente-t-il des secrets de polichinelle? Le Congo se réduit-il à Joseph Kabila comme symbole? Que symbolise-t-il aujourd'hui? Perdre Joseph Kabila équivaut-il à perdre le Congo? Quel genre de relations la Belgique politique cherche-t-elle à mener avec le Congo?

Du point de vue de la pensée politique, toutes ces questions peuvent se résumer en une seule: « la Belgique et le Congo sont-ils bien représentés par les acteurs politiques qui sont aujourd'hui sur le devant de la scène médiatique belgo-congolaise? »

La Belgique et la diplomatie parallèle

Les relations tourmentées et / ou ambiguës entre la classe politique belge et congolaise ne datent pas d'hier. Au plus fort de la dictature de Mobutu, « de nombreux leaders socialistes ont succombé à son charme: Leburton, Cools, Harmegnies, pour ne citer que ceux-là. Les chrétiens n'ont pas mieux résisté: Wilfried Martens en est le plus bel exemple, lui qui s'exclamait, au cours d'une de ses visites au Zaïre: « J'aime ce pays, son peuple et ...ses dirigeants. » ( V. DELANNOY et O. WILLOCX, Le livre des Belges zaïrianisés. Secret d'Etat. 1973-2007, p.7) Mobutu charmait tellement « ses amis Belges » que le président socialiste Leburton avait pu inviter au Congrès de son parti une délégation du MPR au moment où le parti socialiste belge venait de parrainer l'UDPS d'Etienne Tshisekedi, un parti de l'opposition au pouvoir de Mobutu.

Les Congolais qui accusent « les Michels » de pratiquer la diplomatie parallèle devraient lire ce petit livre. En effet, « l'expression « diplomatie parallèle » (fut) utilisée par la presse dès 1973 pour qualifier l'attitude d'Edmond Leburton (...). En dehors de tout mandat gouvernemental, le socialiste wallon n'hésite pas à entrer en contact et à nouer des liens d'amitié avec le chef de l'Etat zaïrois. » (Ibidem, p.50) Cette amitié éclabousse la diplomatie officielle. En d'autres termes, « à côté de la diplomatie officielle, dirigée par le ministre titulaire, se déploie une diplomatie officieuse, réalisée en dehors de tout mandat et de tout contrôle, notamment parlementaire. » (Ibidem, p.51) Celle-ci est profitable à son initiateur. Il en tire des avantages personnels. « Il ne doit rendre aucun compte; il se crée un canal d'informations privilégié, confidentiel et exclusif. Cette diplomatie présente toutefois deux inconvénients majeurs: elle ne sert pas nécessairement l'intérêt de l'Etat belge et phagocyte les compétences du ministre des Affaires étrangères. »(Ibidem)

La presse belge reparlera de la diplomatie parallèle en 1974. Leburton est parlementaire de l'opposition et il rencontre Mobutu à Kinshasa... Bref, l'amitié de Leburton avec Mobutu lui permettra d'arracher un contrat (pour les usines ACEC de Charleroiafin quelles fabriquent du matériel à utiliser dans la construction du barrage d'Inga) et d'en faire un thème de la campagne électorale. « Ce n'est pas tout. D'après le témoignage de Ngunza Karl i Bond, Mobutu aurait chargé son ami belge Pierre Davister, journaliste et éditeur, de remettre en 1975 à M. Edmond Leburton une valise contenant 20 millions FB pour services rendus. Cette valise-si elle a existé- est-elle parvenue à son destinataire? Mobutu, coutumier des cadeaux, aurait-il envoyé d'autres présents vers la Belgique? Par ailleurs, à cet égard, l'existence d'avantages pécuniaires destinés à Monsieur Davister semble bel et bien attestée. » (Ibidem, p.54-55)

Ce rappel historique a l'avantage de nous aider à comprendre qu'un certain jeu politicien belge ne sert pas nécessairement l'intérêt de nos deux peuples; mais les individus. A en croire deux compatriotes (Mryus NOKO et MBAYI KANYINDA), l'implication des « Michels » dans le dossier congolais aurait des avantages pécuniaires énormes pour leur famille. Ces deux compatriotes travailleraient présentement à la récolte des données qui constitueraient un dossier explosif pour la famille Michel. Objets de menaces multiformes, ils auraient décidé de sacrifier leur vie pour leur pays. Qui vivra verra!

Les relations intéressées de la famille Michel avec Joseph Kabila se comprennent mieux dans ce contexte qu'à partir de la rhétorique michelienne sur la démocratie congolaise sans Etat.

(Ceux qui ont suivi Louis Michel sur TV5 dernièrement savent qu'il a soutenu que le capitalisme non régulé devient sauvage et que la Congo est une démocratie sans Etat!Donc, la démocratie peut exister comme régime sans l'un des principes structurants majeurs: l'Etat! Cette thèse est aussi soutenue par un ami à Louis Michel, le professeur Congolo-belge, BOB KABAMBA! Ils disent cela quand, du Congo, Vincent de Paul Lunda Bululu, Sénateur de son état, affirme: « Le Congo n'est pas gouverné. » Nous y reviendrons.)Dans ce contexte, que symbolise Joseph Kabila? Qui est-ce qu'il représente?

De quoi Kabila est-il le symbole?

Si les élections (ou la mascarade électorale de2006-2007) ont fait de Joseph Kabila le symbole de la souveraineté congolaise, sa pratique quotidienne le délégitime. Un signe, un symbole a du sens à partir de ce à quoi il renvoie. Il ne signifie pas une fois pour toutes.

Or, depuis les élections jusqu'à ce jour, quels sont les signes de souveraineté que le Congo donne? En marge de ce que Karel De Gucht avait appelé « les privilèges fabuleux de certains », qu'y a-t-il de symboliquement signifiant au Congo? Peut-être un peu de résistance de la part de nos compatriotes qui ne savent plus à quel saint se vouer. Ceux de l'Est crient et disent ceci: « Ces derniers jours, le territoire de Rutshuru est en proie à des hostilités. La ville de Kiwanja a été prise et reprise par le CNDP et c'est la population qui paie le prix. Nous assistons à un drame jamais vu et jamais entendu au monde où des populations civiles sont sommairement exécutés par des balles ou à coups de machettes, de couteaux, des houes et de lances. Les cadavres jonchent les rues de la cité et les odeurs de cadavres en putréfaction accueillent tout passant. Signalons en passant que le nombre des cadavres déjà découverts n'est pas définitif car les fouilles se poursuivent et aux dernières nouvelles, d'autres cadavres sont enfermés dans des maisons ou plongés dans des latrines. » (Lire Un appel des organisations locales et de la société civile du Nord-Kivu, à l'est de la République Démocratique du Congo, adressé au Conseil de sécurité des nations unies et aux dirigeants internationaux, dans www.congoforum.be) Et que remarquent ces compatriotes? « Pendant que l'armée de conquête de Laurent Nkunda conquière progressivement de nouvelles localités, l'armée congolaise prend fuite et dans sa fuite elle se livre aux tueries, au pillage, au viol et au vol créant le chaos et la débandade totale partout où elle passe. » Et il y a pire: « Le recrutement forcé a pris une ampleur plus grave. Dans plusieurs localités de Rutshuru et de Masisi, les groupes armées, en particulier le CNDP, passent de porte à porte pour forcer les jeunes garçons et les adultes à aller au front sans formation militaire au préalable. » (Ibidem)

A l'est, Joseph Kabila est le symbole des populations abandonnées à leur triste sort et trahies par ceux-là mêmes qui devraient être leurs gardiens; des populations occupées par « une armée de conquête » ayant fait, du nerf de combat de l'Occident contre le Congo (revisiter les contrats) chinois, l'une de ses huit recommandations et dont le chef, responsable des crimes contre l'humanité est présenté comme un partenaire dialogual des oligarques prédateurs de Kinshasa.

A l'ouest et au centre, il est le symbole des enfants abandonnés à eux-mêmes, sans infrastructures scolaires; des parents sans pouvoir d'achat et des jeunes sans avenir. Au Nord, Joseph Kabila représente des pans entiers de notre pays occupés par les pays voisins et leurs troupeaux.

Au parlement et à l'armée, il représente les militaires dont les soldes sont détournés par les généraux roulant en 4X4 à Kinshasa et « leurs honorables » touchant plus de 5000 dollars par mois.

Disons que le symbole politique de souveraineté n'a pas de sens qu'abstrait: celui émanant de l'application du principe de démocratie électorale. Sociologiquement, il signifie à travers l'action politique de gouvernement assumant les fonctions de sécurisation des populations, d'éducation et de création d'emplois dont certains peuvent leur permettre de participer à l'édification du secteur public. L'assomption des dimensions abstraite et sociologique du symbole politique permet de donner sens et forme au vivre-ensemble. Cela ne peut être le privilège d'un individu ou d'un gouvernement. Cela exige une représentation du pays élargie aux dimensions des autres « forces vives » du pays, en marge des forces politiques (l'exécutif et le législatif).

Dans cet ordre d'idées, la question congolaise est aussi celle de la prise en otage des autres « forces vives » du pays par les politiques. Si la société civile du Kivu a fini par écrire aux nations unies(?) et aux dirigeants internationaux (?), c'est parce que les institutions issues des élections sont tombées dans la malreprésentation de leurs bases. Les acteurs y opérant s'occupent d'eux-mêmes et de leur ventre, quand ils ne sont pas tout simplement complices des misères de nos populations.

Karel De Gucht n'est pas le seul à dire cela. Un philosophe et théologien congolais notait ceci au sujet des dirigeants congolais actuels: « Quand des élites politiques se mettent elles-mêmes à s'enrichir de manière indue et à devenir prédateurs dans leur propre pays tout en courant partout au monde pour chercher des financements en vue de construire des infrastructures de base pour le développement, un mot vient vite aux lèvres pour caractériser cette attitude: idiotie. » KA MANA, Leçons d'un débat sur la situation à l'Est de la RDC, dans www.congoindependant.com ). Colette Braeckman fait allusion à cette idiotie quand,traitant de la guerre à l'est de notre pays, elle écrit: « Le malaise est cependant plus profond. Non seulement les soldats touchent une solde insuffisante (42 dollars par mois contre dix voici trois ans) mais des fonds destinés à l'armée subissent ce que l'on appelle des « opérations retour », où des montants envoyés dans l'est pour soutenir l'effort de guerre sont détournés à la source ou...renvoyés chez les généraux qui mène grand train à Kinshasa. » (C. BRAECKMAN, Talk and fight face à Obasanjo, dans Les carnets de C. Braeckman).

Se confiant à la Radio Onusienne, Okapi, dans l'émission « Grand Témoin » le 17 novembre 2008, le Sénateur Congolais Vincent de Paul Lunda Bululu a parlé d'une somme de 100.000 dollars envoyés au front dont 5000 seulement sont arrivés à destination. « Ce phénomène, note encore Colette Braeckman, n' a pas échappé aux alliés du Congo: lors de la réunion des pays d'Afrique australe, qui s'est tenue le week- end dernier à Johannesbourg et où la président Kabila a demandé l'appui de ses alliés, des propos jugés « humiliants » pour les Congolais ont été tenus: « Vos officiers sont des bourgeois, ils restent en arrière et achètent de belles voitures, et vous voudriez que nous allions au front à votre place » ont déclaré Angolais et Zimbabwéens en posant des conditions de leur éventuelle intervention. » (Ibidem)Et quand on sait que ces généraux sont issus pour la plupart de la rébellion tutsie, jadis soutenue par le Rwanda, le RCD, on comprend bien des choses.

De ce qui précède, nous pouvons affirmer que Joseph Kabila est le symbole de l'enrichissement illicite des généraux (tutsis et collabos) et de l'humiliation des Congolais(es) résistants et de la base.

Sociologiquement, la signification du symbole « Kabila » est pauvre et appauvrissante. Elle participe de l'humiliation de tout un peuple et de la montée d'une petite bourgeoisie prédatrice.

Est-ce ce symbole que la Belgique politique a peur de perdre?...

Jean-Pierre MBELU

dimanche, 23 novembre 2008

ET SI DIEU N'AIMAIT PAS LES NOIRS?

SERGE BILE. LIVRE SUR LE RACISME DU VATICAN.jpg
"Et si Dieu n’aimait pas les Noirs?", est le prochain livre de Serge Bilé. Il paraîtra le 8 janvier 2009, aux éditions Pascal Galodé. Sous-titré « Enquête sur le racisme aujourd’hui au Vatican », cet ouvrage, écrit en collaboration avec le journaliste italo-camerounais Audifac Ignace, « regroupe des témoignages de prêtres, d’évêques et de cardinaux africains, en poste à Rome, mais aussi de religieuses africaines envoyées par les congrégations de leur pays dans les couvents italiens, explique le Franco-Ivoirien. Tous racontent, pour la première fois, avec beaucoup de douleur, les discriminations dont ils sont victimes, au Saint-Siège même, de la part de leurs confrères et consœurs européens. »

En janvier 1944, alors que les armées alliées font route pour libérer Rome, occupée par les nazis, le pape Pie XII exige, curieusement, qu'aucun soldat noir, africain, antillais, ou américain, ne soit déployé aux portes du Vatican.

En août 1988, le secrétaire particulier de Jean-Paul II, l'évêque zaïrois Emery Kabongo, est sauvagement agressé, officiellement par des inconnus, à Castel Gandolfo, la résidence d'été du souverain pontife, pourtant si bien gardée.

Aujourd'hui, les prêtres africains, en poste ou de passage au Saint-Siège, se disent discriminés. Plusieurs ont même été bannis, pour avoir prolongé leur séjour italien, au-delà de la limite autorisée. Ils sont désormais mendiants et sans papiers.

Quant aux religieuses africaines, que les congrégations romaines font venir, pour pallier la crise des vocations, elles constituent une main-d'œuvre corvéable à merci. Désemparées, beaucoup d'entre elles échouent dans la prostitution !

Ce livre, fruit d'une minutieuse enquête, dévoile les ombres et contradictions d'une institution, qui n'arrive toujours pas à se débarrasser de ses propres préjugés sur les Noirs, qu'elle considérait, jadis, à l'image, non pas de Dieu, mais du diable !

Serge GRAH
Source: http://sergegrah.centerblog.net

Note personnelle: DIEU peut-il ne pas aimer les Noirs? La Bible déclare clairement: ''Car DIEU a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui, ne périsse point mais qu'il ait la vie éternelle'', Evangile de Jean, chapitre 3, verset 16. L'amour de DIEU pour l'homme, quel qu'il soit ou de quelque couleur qu'il soit, ne peut faire l'ombre d'un doute! La question - et la vraie - serait donc, en tout état de cause: ''ET SI LE VATICAN N'AIMAIT PAS LES NOIRS?'', étant clair pour tous que le Vatican, une institution purement humaine, ne peut être substitué à DIEU ou l'inverse!

DINDE Fernand AGBO

LA PORNOGRAPHIE ET SES MENSONGES

PORNOGRAPHIE ET MENSONGE.jpg
La pornographie n'apprend pas à faire l'amour. Au contraire, tout y est mensonge, et un homme risque plutôt de ne jamais savoir s'y prendre avec une femme s'il prend des films pornos pour modèles ! La pornographie, ça n'est pas la réalité !

Dans un film X tout est faux, rien ne fonctionne comme dans la vraie vie. Si un adulte le visionne avec un certain recul, ça ne fera peut-être pas de dégâts dramatiques. Mais si un spectateur, ou un adolescent croit pouvoir prendre cette pornographie comme référence en matière de sexualité, s'il prend tout ce qu’il y voit pour argent comptant, il avale des couleuvres sans s'en rendre compte !

Le sexe des hommes a une taille inhabituelle. Ils sont choisis uniquement pour ça. Malheureusement, cet aspect bassement quantitatif traumatise beaucoup d'hommes et d'adolescent qui, par comparaison, se trouvent subitement fort mal outillé pour l'amour. Pourtant, c'est faux ! C'est exactement comme si l'on croyait, en regardant les pubs, que toutes les filles mesurent 1,80m et pèsent 45 kilos toutes habillées !

La quantité de sperme éjaculée est invraisemblable. Si dans les pubs pour la bière on ajoute de la mousse à raser pour nous faire croire que la bière mousse, pourquoi voulez-vous qu'on se prive d'accentuer artificiellement l'illusion dans les films X ? Pourtant, la quantité de sperme n’a rien à voir avec la virilité ou le plaisir !

Les positions sont celles qui permettent à la caméra d'en montrer le plus possible aux spectateurs… Elles ne sont pas forcément ni agréables ni pratiques à réaliser.

Et surtout, l'image de la femme est totalement erronée.
Non, une femme n'est pas prête à faire l'amour 24 heures sur 24, n'importe où et avec n’importe qui…
Non, une femme n'aime pas être humiliée, rabaissée au rang d'esclave ou de prestataire de service sexuel.
Non, une femme ne crie pas forcément quand elle a du plaisir.
Non, une femme n’a pas forcément envie de faire l’amour avec plusieurs hommes en même temps, ni avec une autre femme.
Et quand une femme dit non, ça veut dire non, et pas du tout : oui, j'ai envie qu'on me brusque, qu'on me violente, qu'on me force.
Et oui, les actrices X simulent un plaisir qu'elles ne ressentent absolument pas !

C’est une version extrêmement partielle de la sexualité.

La pornographie n’est ni plus ni moins qu’une mise en scène. Avec tout ce que cela peut véhiculer comme sens… On n’y trouve jamais d'émotion (sinon l'excitation), ni de sentiment (sinon de pouvoir sur l’autre), ni de désir qui monte… Toute la partie affective de l'amour est totalement ignorée. Or, notre cœur et notre cerveau sont des organes sexuels aussi importants que notre sexe !

Un mensonge, ce n'est pas très grave si l'on sait que c'est un mensonge. Parce qu'alors, c'est une sorte de jeu. Mais si l'on prend tout pour argent comptant, on obtient des hommes complexés, des femmes qui croient trouver un modèle de comportement sexuel dans les actrices X, des hommes qui méprisent les femmes et qui ne sauront jamais leur donner de plaisir...

La pornographie n'est pas tant marquée par la jouissance que par son absence, et même par son impossibilité, dans la mesure où elle ne veut surtout pas que ça s'arrête. Dans la porno, on supprime tout mystère, on sursature l'atmosphère jusqu'à son point irrespirable et nauséabond d'obscénités. La quête est celle d'un tout impossible qui s'autorise toute violence et conduit possiblement au totalitarisme. La pornographie réduit l'essence même de l'homme à son expression la plus limitée, à celle de la chair ou plutôt de la viande.

Serge GRAH
Source: http://sergegrah.centerblog.net

samedi, 22 novembre 2008

OFFREZ-VOUS UN INSTANT DE SOURIRE !

RIGOLO.jpg
Ne perdons pas le sourire, même si nous avons bien des raisons de ne plus en avoir ! Un détour dans nos blagues-SMS rituelles ne nous fera pas de mal. Bien au contraire ! Quelques nouveautés sélectionnées sur le réseau ORANGE pour votre plaisir !


1- Petit Kouadio vient de se faire prendre, par son père, en train de boire de la liqueur, un Gin bien serré. Le père décide de lui donner une leçon, pour la vie. Il l’emmène dans le jardin, plonge un ver de terre dans un verre contenant du Gin et un autre ver dans un verre contenant de l’eau. Le ver de terre reste vivant dans le verre d’eau, alors que celui du Gin se tortille violemment pendant quelques instants et meurt. « Quelle remarque fais-tu ? », demande le père à son fils. « Je remarque que l’alcool est un bon déparasitant, papa », dit Petit Kouadio. Ce n’est pas sa faute, c’est un bon Baoulé (ethnie du centre de la Côte d’Ivoire)!

2- Un professeur demande à son élève de lui donner la définition du mot « Désert », avec un exemple à l’appui. L’élève répond : « Un désert, c’est une surface naturelle sur laquelle rien ne pousse. Exemple, le désert du Sahara ». « Très bien, dit le professeur en allant écrire au tableau, aujourd’hui, nous allons étudier les déserts ». Au fond de la classe, une voix souterraine se fait entendre : « Deuxième exemple de désert, la tête du professeur ! ». La classe explose de rire : Le professeur est, en effet, un chauve absolu.

3- Deux fous se promènent ensemble. L’un remarque un miroir dans lequel il a vu passer son image. Il revient sur ses pas et se voyant dans la glace, il s’écrit : « Cette tête me dit quelque chose ! ». Le second prend le miroir, s’y mire et dit au premier : « Mais tu es bête, c’est moi que tu voyais dedans ! ».

4- Pendant la récréation, un petit Guéré (ethnie de l’Ouest de la Côte d’Ivoire) reste en classe. La maîtresse lui demande : « Pourquoi tu ne joues pas avec tes camarades ? ». Il répond : « Madame, mon père m’a dit de ne pas jouer avec la nourriture ! ». Han ! Donc, il nous voit en choukouya, quoi ! C’est pas lui, oh !

5- Le pays est vraiment dur, ya pas l’argent ! Un vieux baoulé, fraîchement débarqué du village, arrête un taxi. Le chauffeur fait marche arrière et se gare. Le vieux lui demande si marche arrière, c’est payant. Le chauffeur répond : « Non ! ». Alors, le vieux lui dit : « Emmène-moi au Plateau (centre des affaires abidjanais), en marche arrière. Baoulé vraimeeent !

6- Pendant le cours de mathématique, le maître pose une opération au tableau : 2 – 2 =. Il se tourne vers Toto et lui demande d’aller résoudre l’opération. Toto n’y voit rien. Alors, le maître, pour l’aider lui dit : « Tu as deux gbofloto (beignets) dans ta main. Tu les manges tous les deux. Que reste t-il dans ta main ? ». Toto répond : « Huile, monsieur ! »

7- Des articles de toilette discutent. Le mouchoir dit : « Les gars, si un jour vous apprenez que je suis mort, ce sont les odeurs de sueur, surtout celles des aisselles et les morves qui m’ont tué ». L’éponge dit : « Moi, je souffre trop avec la saleté et les mauvaises odeurs de corps ! ». La brosse à dent dit, à son tour : « Pour vous est petit. Et moi ? Mauvaise haleine, odeur de gueule avec des dents pourries. Je souffre trop ! ». Le papier hygiénique, resté calme jusque-là, explose : « Vous-là, vous êtes des plaisantins, quoi ! C’est ce que vous appelez souffrance ? Pardon, quand on parle de souffrance-là, taisez-vous ! Moi, je vais dire quoi, alors ? »

8- Trois fous (encore des fous ! Les faiseurs de blagues les aiment bien, finalement !) veulent s’évader d’un asile. L’un dit aux autres : « Si le gardien est à droite, on passe à gauche, s’il est à gauche, on se faufile à droite. Ok ? ». « Ok ! ». Ainsi, un d’entre eux va voir. Mais, il revient très abattu, en disant : « Impossible de s’échapper, les gars ! Le gardien n’est pas là ! »

9- Un vieux Bété se moque d’un vieux Baoulé qu’il traite d’analphabète. Le vieux Baoulé s’en défend, mordicus. Alors, le vieux Bété le défie : « Si tu dis tu connais papier, faut compter jusqu’à 20, on va voir ! ». Et le vieux Baoulé, qui n’entend pas passer pour un analphabète, de s’y mettre, avec un bon accent Baoulé : « In, dé, troua, quatri, cinqui, ....…, dix-septi, dix-huiti, dix-neufi, dou vin ! ». Vraiment, Baoulé ! Même si on dit (que vous aimez le vin) !

10- Un instituteur est en inspection. Son inspecteur est un bon Sénoufo (ethnie du Nord de la Côte d’Ivoire), bien balafré. Le maître fait son cours sur le mot « rayé ». Il donne des exemples: « Le carré est rayé-rayé (hachures). La chemise de Irié est rayé-rayé ». « Qui peut encore me donner un exemple ? », demande t-il. Les élèves donne plusieurs bons exemples. Moussa, au fond de la classe, très agité, donne de la voix : « Moi, monsieur ! Moi, monsieur ! Moi, monsieur ! ». Le sachant parfaitement cancre, le maître l’évite pour ne pas gâcher son inspection. Mais, l’inspecteur qui suit bien les choses demande au maître de bien vouloir interroger le petit Moussa. A son corps défendant donc, le maître l’interroge : « Oui, Moussa ! ». « Monsieur, la joue de l’inspecteur est rayé-rayée ! ». L’inspecteur l’aura cherché.


DINDE Fernand AGBO

LA CRISE FINANCIERE ACTUELLE, LA GOUTE D'EAU QUI FERA DEBORDER LE VASE DES INSTITUTIONS DE BRETTON WOODS?

LE DOLLAR ILLUMINATI.jpg
Par Fred NTOUTOUME. Economiste.

Depuis que le 28 Juillet 2007, deux importants fonds d’investissements appartenant à la banque américaine Bear Stearns se sont déclarées en faillite, l’onde de choc de l’éclatement de la bulle immobilière américaine - ou crise des subprimes, a fait tache d’huile dans le reste de l’économie mondiale. Cette crise des prêts hypothécaires immobiliers de l’Outre-atlantique, faisant elle-même suite à une série d’autres crises sur les places financières depuis le début du XXe siècle, est à l’origine des poussées de fièvre actuelles que connaissent les marchés financiers américains, européens et asiatiques.

Sous le vocable de crises financières actuelles, nous retiendrons les principaux phénomènes d’exubérance irrationnelle suivie d’éclatement de bulles spéculatives – appelé « krach » - qui sont intervenus depuis le début de la décennie. L’euphorie boursière du Nasdaq puis sa brutale chute du 10 Mars 2000, suite à un afflux massif d’ordres de vente des valeurs technologiques, venait préfigurer la crise dite de « l’éclatement de la bulle Internet ». Elle durera jusqu’en 2003. Tout juste quatre années plus tard, un autre krach, visiblement plus violent, tourmente de nouveau les places financières. Comment se manifeste cette nouvelle crise et quelles en sont les conséquences ? Comment revenir à un système financier international plus stable ?

I/ Ampleur de la crise financière actuelle

Au plan financier, l’ampleur de la crise actuelle s’avère préoccupante, selon les analystes. En effet, si l’on compare l'évolution du S&P 500, indice qui reflète la valeur de 500 grandes entreprises américaines cotées, ajusté de l'inflation, pendant les différentes crises qui ont émaillé la décennie, on remarquera que la crise actuelle est de loin la plus violente. En l’espace de 11 mois, en effet, l'indice a perdu 21%, alors que la crise Internet n'avait diminué la valeur du même indice que de 10% sur la même période. A ce sujet, A. Greenspan , l’ancien président de la Réserve fédérale américaine (Fed), reconnaissait récemment "qu'il s'agit d'un événement qui se produit une fois tous les cinquante ans, probablement une fois par siècle" (interview accordée à la chaîne américaine ABC).

Sur un plan plus large, et selon le rapport semestriel de la Bank Of England (BoE) sur la stabilité financière, paru mi-octobre 2008, le montant global des financements mis à la disposition des marchés par les banques centrales et les Etats, depuis le mois d'avril 2008, se chiffre à 5.000 milliards de Livres Sterling (6.250 milliards d’Euros). Le coût de la crise, à proprement parler, avoisinerait les 2.800 milliards de dollars (2.240 milliards d’Euros), selon le même rapport. Une autre source assure que sur l’année 2008, les bourses occidentales auraient perdu, au total, 12.000 milliards de dollars US, dont 4.000 pour le seul mois de septembre (S. Garbi, Jeune Afrique N°2493/94, P.126).

Au plan socio-économique, les répercussions que l’on aurait pu attendre d’une crise économique aiguë, ont été circonscrites grâce aux mesures de refinancement entreprises d’urgence par les banques centrales américaines (700 milliards de dollars), européennes, britannique, et asiatiques. En substance, il s’agit pour ces « pompiers » de reprendre les actifs jugés risqués sur les bourses et délaissés par les investisseurs, en injectant une manne financière neuve sur les marchés. Ces rachats permettent aux banques de nettoyer leurs bilans d'actifs dévalorisés et de relancer l'offre de crédit, indispensable pour ramener la confiance chez les investisseurs. En outre, elles permettent de limiter les risques de faillite en cascade qui auraient pour conséquence de très nombreux licenciements, la hausse du chômage, la baisse des pouvoirs d’achat, le rationnement du crédit, le ralentissement de l’économie mondiale et donc une récession sans précédent.

Mais si les mesures pour essayer de contenir les effets de la crise financière ont le mérite d’exister, elles ne semblent pas en empêcher totalement les effets sur l’économie réelle. Aux USA d’où est partie la crise, la consommation s’essouffle. Les ventes ont chuté de 30 à 40% dans l’automobile, selon les marques, depuis 10 mois. La raison, les banques ne prêtent plus, ou alors elles demandent tellement de garanties que cela décourage les acheteurs. A ce rythme, la croissance de l’économie mondiale est attendue en baisse à 3,3% pour cette année, selon la Banque Mondiale. Ce qui risque d’augmenter considérablement le nombre de chômeurs de la planète, si l’on en croit les estimations préliminaires de l’Organisation Internationale du Travail (OIT). Pour le Directeur Général de l’organisation, Juan Somavia, le nombre de chômeurs pourrait, en effet, passer de 190 millions de personnes, en 2007, à 210 millions, à la fin de 2009.

Ainsi, l’ampleur de la crise actuelle demeure préoccupante et menace de s’aggraver si les quatre principales raisons des dérapages sur les marchés financiers (Ecofinance, Magazine Jeune Afrique, N°2431, p.63) ne trouvent pas de solution rapidement. L’absence de contrôle lié à la capacité des banques d’investissement à prendre des risques dans leur offre de produits financiers, la sophistication croissante des produits financiers (titrisation, produits dérivés,..) qui ajoute au flou des investisseurs-citoyens, la faillite des agences de Rating garantes de l’évaluation des risques des acteurs financiers et de l’information financière, et la valorisation des actifs au prix du marché qui renforcent la volatilité des comptes, sont autant de principes pointés du doigt. Une restructuration d’ordre systémique est nécessaire, pour améliorer les réglementations des marchés financiers et réduire les risques de crise.

II/ Des réformes urgentes

Au plus fort de la crise, le Président Français Nicolas SARKOZY a émis avec sa collègue la Chancelière Allemande Engela MERKEL, l’idée d’une refondation du système financier international. Le sommet de Washington tel qu’il a été organisé par l'administration américaine sur proposition donc européenne, a réuni, les 14 et 15 novembre 2008, les chefs d'Etat et de gouvernement du G20. Cette rencontre historique a été également précédée, les 8 et 9 novembre, d'une réunion des Ministres de l'Economie et des Finances du G20, à Sao Paulo, au Brésil. Ces concertations au plus haut niveau répondent à l’urgence de revisiter certains rôles auxquels étaient prédestinées les institutions de Bretton Woods.

A ce sujet, M. Hort Kohler, ancien Directeur Général du Fonds Monétaire International (FMI) avertissait déjà, en l’an 2000, que « le FMI doit acquérir une meilleure maîtrise de la dynamique des marchés internationaux des capitaux et du fonctionnement des institutions financières privées pour s'acquitter plus efficacement de son mandat de surveillance du système monétaire international et de promotion de la stabilité financière internationale ».

Dans cette optique, sans verser dans les potions magiques, le FMI pourrait :
1) renforcer la détection et le contrôle de la vulnérabilité externe des économies, notamment à travers la mise au point de systèmes d’alertes avancés sous réserves que les Etats possèdent des données statistiques fiables,
2) renforcer l’harmonisation des normes et codes internationaux de bonnes pratiques telles que la norme spéciale de diffusion des données (NSDD) couvrant les principales catégories de données économiques,
3) renforcer la surveillance des mouvements de capitaux dans l’optique de circonscrire les effets déstabilisateurs,
4) réformer les mécanismes financiers du FMI liés aux prêts tels que les lignes de crédit préventives (LCP), tout en œuvrant pour une plus grande transparence dans la diffusion des informations économiques et financières.

Dans la même lancée, le rôle de la Banque Mondiale (BM) qui se résume aujourd’hui à accorder des prêts aux Pays les Moins Avancés (PMA) pourrait être revu. Alors qu’elle avait été créée, en 1944, pour reconstruire l’Europe et le Japon de l’après guerre, sur le modèle d’une banque classique qui prête de l’argent aux pays dans le besoin, elle a évolué peu a peu vers des missions de lutte contre la pauvreté. Or la récurrence des crises financières actuelles devraient la ramener à jouer un rôle plus catalyseur dans l’offre de crédit sur les marchés boursiers.

Enfin, la Banque des Règlements Internationaux (BRI) joue à la fois le rôle de banque des banques centrales de 49 pays, pour la gestion de leurs réserves internationales et de centre de coopération internationale sur tous les sujets relevant de leur compétence ou de leur intérêt. La BRI pourrait, aux cotés du FMI :

1) contribuer à élargir la couverture de ses statistiques bancaires internationales, en améliorant l’information réciproque,
2) renforcer la surveillance et la transparence des places financières off-shore dans l'application des standards internationaux,
3) concourir à la réduction de la volatilité des flux de capitaux par le levier des risques liés à l’endettement extérieur de court terme, entre autres.

Conclusion

Au sortir de notre analyse, il ressort que l’ampleur et les conséquences de la crise financière actuelle, en termes de réformes, resteront historiques. La première puissance mondiale, les Etats-Unis, a connu, en moins de huit années, deux crises majeures. La crise de l’éclatement de la bulle Internet a laissé place à celle des subprimes, dont les répercussions plongent actuellement les pays les plus développés dans une instabilité économique préoccupante.

La crise actuelle est telle que l’économie américaine, suivie des autres économies du nord et de certains pays émergents connaissent déjà le ralentissement de leur demande intérieur, principal facteur de croissance, via un « credit crunch » qui rend de plus en plus difficile l’accès au crédit. Pointés du doigt, la super spéculation pour le profit et le manque de transparence des marchés financiers sont les principaux facteurs d’explication de la formation des fameuses « bulles» qui précèdent les krachs boursiers.

Bien que pour parer au plus pressé, des mesures de compensation financière par injection de liquidités sur les marchés boursiers aient été entreprises par les Banques Centrales et les Etats, l’urgence d’une restructuration du fonctionnement de la finance internationale est indéniable, voire incontournable.

jeudi, 20 novembre 2008

DRAME EN RD CONGO: LE VIOL COMME ARME DE GUERRE !

SOLDAT CONGOLAIS 2.jpg
Chers Tous. Visionnez ces 12 films, atrocement inhumains, décrivant la barbarie de la guerre sans nom, en RDC !

Le viol est devenu une pratique courante dans l'Est de la République Démocratique du Congo. La population locale est la proie de groupes armés, qui la harcèlent dans une impunité quasi totale.

Ces films décrivent des scènes terribles, témoignages de victimes à l'appui, de femmes violées et torturées. Des femmes sans âge, jeunes et moins jeunes, mais qui ont en commun d'avoir subi des violences sexuelles inouïes. Ce sont des Congolaises vivant dans la province située à l'Est de la RDC et livrée à une guerre civile : le Sud-Kivu, non loin de la frontière poreuse, et violée aussi, avec le Rwanda. Les films ? " Viol, une arme de guerre, au Congo "… A découvrir!

Cliquez ICI pour visualiser les vidéos.

mardi, 18 novembre 2008

SOMMET DU G20, A WASHINGTON: LES REACTIONS

Le G20 dessine les contours d'un plan de lutte anti-crise.
Voici les principales réactions au plan d'action du G20 adopté à Washington, le samedi 15 novembre 2008. Revue de presse:



2008-11-16T084217Z_01_APAE4AF0O6J00_RTROPTP_3_OFRTP-CRISE-G20-SOMMET-TP-20081116.jpg
EN FRANCE

Nicolas Sarkozy, président de la République: "Je crois pouvoir dire que c'est un sommet historique, dans la mesure où pour la première fois, des pays aussi différents que ceux qui étaient rassemblés dans le G20, décident de prendre des initiatives en commun et que l'administration américaine accepte de faire mouvement sur des sujets où historiquement, toutes les administrations américaines avaient refusé de le faire . Le sommet apporte des réponses structurelles à la crise financière et des réponses à la crise économique. Il reste beaucoup de travail à faire mais c'est passionnant. L'année 2008 sera celle qui aura marqué l'entrée dans le 21è siècle". (Déclaration à la presse, samedi 15 novembre)

François Fillon, Premier ministre: "Le double écueil de la division entre pays développés et émergents et des réticences de certains de nos partenaires à réguler la sphère financière a été surmonté. La lutte contre les paradis fiscaux est relancée" et "comme l'ont souhaité l'Europe et la France, aucun acteur financier, aucune juridiction, aucun segment de marché" ne restera "à l'écart de la régulation et de la supervision. Ce sommet voulu par la France et le président de la République Nicolas Sarkozy envoie un double message au monde: face à la crise économique, les pays du G20, qui représentent plus de 80% de l'économie mondiale, s'engagent à prendre des mesures de soutien à l'économie coordonnées et concertées et à refuser tout recours au protectionnisme. Face à la crise financière, ils mettront en place avant le 31 mars 2009 une nouvelle régulation financière internationale pour qu'une telle crise ne puisse plus se reproduire". (communiqué, dimanche 16 novembre)

Christine Lagarde, ministre de l'Economie: "C'est un vrai succès pour la France et pour l'Europe car ce sommet, qui était un extraordinaire exemple d'unité et de concertation, c'est vraiment le président de la République qui l'a poussé. Voir des pays aussi différents que l'Arabie saoudite, la Chine, la Turquie, les Etats-Unis et la Russie tomber d'accord sur la nécessité d'un plan de relance et sur la rénovation du système financier, c'est une étape magnifique. J'ai la conviction que le président américain élu Barack Obama va valider les dispositions adoptées par le G20. Le gouvernement [français, ndlr] a déjà pris des mesures pour soutenir la consommation et l'investissement. (Déclaration dimanche sur France 2)

Hervé Morin, ministre de la Défense: "Le sommet du G20 marque la fin d'une époque: celle de l'impunité de la finance mondiale. Les engagements pris vont bien au-delà de simples déclarations d'intention et s'appuient sur un calendrier contraignant. Ces engagements constituent une première étape de la refonte du système financier mondial. Alors que le monde entre dans une période de récession sans précédent depuis 1945, il est plus que jamais indispensable de ne pas céder à la tentation du repli protectionniste et de promouvoir un système de gouvernance mondiale fondé sur une coopération accrue entre les Etats et les grandes organisations internationales". (communiqué, dimanche 16 novembre)


EN EUROPE

José Manuel Barroso, président de la Commission européenne: "Toute réforme de la gouvernance mondiale devra assurer la participation réelle des pays en développement, touchés en premier lieu par la crise". (Message enregistré à Washington à l'attention des participants aux Journées européennes du développement à Strasbourg, dimanche 16 novembre)

Gordon Brown, Premier ministre britannique: "Je crois que vous allez assister au cours des prochaines semaines à des annonces significatives d'un certain nombre de pays. Il est tout à fait clair que nous essayons de construire de nouvelles institutions pour l'avenir. Nous sommes déterminés à nous battre contre le protectionnisme. L'une des manières de signaler que le protectionnisme est inacceptable est de signer un nouvel accord commercial. Nous allons réformer le Fonds Monétaire International, la Banque Mondiale devrait aussi être réformée". (Déclaration à la presse, samedi 15 novembre)

Silvio Berlusconi, chef du gouvernement italien: "A partir du 1er janvier, nous aurons la présidence du G8, qui n'a pas été effacé par le G20. En réalité, certains problèmes doivent être discutés par des pays qui sont des démocraties accomplies alors que d'autres pays, qui font partie du G20, sont encore sur la voie de la démocratie" (intervention téléphonique dans un congrès politique à Vérone, dimanche 16 novembre)

Roland Meier, porte-parole du gouvernement suisse: La Confédération prend acte avec intérêt des mesures envisagées lors de ce sommet et souhaite que les principales places financières soient intégrées à ce processus. -La Suisse, qui n'a pas été invitée au G20, souhaite toutefois intégrer les groupes de travail prévus à l'issue du sommet.


DANS LE MONDE

Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU: Le plan d'action du G20 permet "une nouvelle régulation des marchés pour éviter de futures crises, une nouvelle gouvernance économique plus complète et la nécessité d'éviter le protectionnisme sur le commerce et l'investissement. Il faudra associer tous les pays à la constitution d'une future gouvernance économique mondiale. Il faut une coordination internationale des plans de relance et l'importance de respecter les engagements d'aides pour éviter un ralentissement économique mondial, qui affecterait négativement la sécurité mondiale, la stabilité et le bien-être des pays pauvres et des populations démunies. (Communiqué, samedi 15 novembre)

Robert Zoellick, président de la Banque mondiale: "Ce sommet des dirigeants du G20 et la rencontre des ministres des Finances du G20 ce week-end ont commencé à jeter des bases productives de discussion, de résultats et d'entente. Je me félicite de la réaffirmation par les chefs d'Etat et de gouvernement de l'importance des Objectifs du millénaire pour le développement et de leur engagement à honorer leurs promesses d'aide internationale. Je salue également l'engagement à accroître la voix et la représentation des économies émergentes en développement dans la structure de gouvernance des institutions de Bretton Woods. Même si la direction peut faire des propositions, au final la décision sur la taille et le programme des réformes est entre les mains des actionnaires. J'espère que quelques pas courageux seront entrepris pour bâtir sur les réformes préliminaires adoptées à l'assemblée générale annuelle le mois dernier".

Pascal Lamy, directeur de l'Organisation mondiale du commerce: "Le G20 a donné l'impulsion politique très nécessaire au cycle de Doha. Cet engagement au plus haut niveau pour élargir le système commercial global est vital pour le succès de nos négociations. Nous avons désormais besoin que cette forte manifestation de soutien se traduise en action au niveau des tables de négociations à Genève". (Communiqué, lundi 17 novembre)

Dmitri Medvedev, président de la Russie: "La crise économique mondiale témoigne de l'obsolescence d'un nombre de principes de l'organisation économique du monde d'après-guerre. Nous constatons que beaucoup de structures et systèmes internationaux créés à cette époque sont dépassés. Il nous faudra reconstruire toute l'architecture financière mondiale, la rendre ouverte et juste, efficace et légitime. A notre avis, le G20 doit devenir le principal coordinateur de la réforme et du développement du système financier mondial. Dans le même temps les autres formats d'interaction entre les grands pays du monde doivent être conservés. Avant tout sur les questions de sécurité. Le FMI et les autres organisations internationales doivent se voir assurer les fonds nécessaires pour soutenir les pays les plus pauvres".

Luiz Inacio Lula da Silva, président du Brésil: "Je quitte Washington très heureux car la structure mondiale a acquis une nouvelle dimension géopolitique. Il ne serait pas logique de prendre des décisions politiques et économiques sans les membres du G20. Les pays en développement doivent être totalement associés à la solution de la crise financière mondiale". (Déclaration à la presse, dimanche 16 novembre)

Susilo Bambang Yudhoyono, président indonésien: "J'espère que le sommet du G20 sera le point de départ d'un processus qui mènera à la réforme de l'architecture financière internationale afin de refléter la réalité du XXIe siècle".

Qin Gang, porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois: "Le sommet du G20 a été propice à la croissance de l'économie mondiale et à la réforme de système financier international. La Chine espère que tous les pays vont continuer à améliorer la coordination, à rechercher le consensus, à renforcer considérablement la régulation financière et à prévenir la récession économique mondiale". (Déclaration à l'agence Chine Nouvelle, dimanche 16 novembre)

Stephen Harper, Premier ministre canadien: "C'est un processus sans précédent où les pays développés et les pays en développement vont travailler ensemble pour gérer les problèmes actuels de l'économie mondiale. Le développement à mon avis le plus surprenant est qu'il y a eu un accord presque unanime sur tous les sujets majeurs. Tout le monde comprend les grands dangers de la situation actuelle et la nécessité de travailler ensemble. Les marchés vont comprendre que tous les gouvernements du monde comprennent la nécessité d'une action et d'une action en collaboration". (Déclaration à la presse, samedi 15 novembre)

Donald Kaberuka, président de la banque africaine de développement: "L'Afrique se sent exclue. Cela sera tentant pour le G8 ou le G20 de prendre derrière des portes fermées des décisions pour résoudre les problèmes du secteur financier, et c'est possible de le faire". Or, la crise concerne également l'accès à la nourriture et à l'eau, les migrations, la sécurité, "et je ne vois pas comment ces questions pourraient être réglées avec seulement une partie du monde autour de la table".

Jean Ping, président de la commission de l'Union africaine: "Il y a pour nous un problème, c'est qu'on a pris l'habitude de prendre les décisions à notre place, sans nous écouter, et de nous les imposer. L'Afrique demande à être entendue. Si nous ne sommes rien, nous voulons être quelque chose. Nous voulons être écoutés, nous voulons être entendus et nous souhaitons prendre part aux décisions qui vont engager notre destin. On nous a imposé un modèle que nous avons accepté mais que l'Asie a refusé. Les résultats sont là: en Asie un développement époustouflant, l'Afrique s'est effondrée". (Discours aux Journées européennes du développement à Strasbourg, dimanche 16 novembre).

Source: Challenges.fr>Monde>le 17.11.2008 | 15:33

lundi, 17 novembre 2008

AU PETIT COIN JOYEUX DES BLAGUES-SMS

SOURIRE.png
Tout juste une petite parenthèse de bonne humeur pour déstresser un tout petit peu, avec quelques nouvelles blagues-SMS du réseau ORANGE. Cela vous dit ? Alors, très bonne lecture !

1- Un vieux musulman va à la mosquée, à 5 heures du matin, pour prier. L’imam, qui a remarqué une chose étrange, lui demande : « Qu’as-tu en main-là, Arouna ? ». Le vieux répond : « C’est mon chapelet ! ». L’imam lui dit : « Regarde bien, safroulaye ! C’est le baya (collier de perle pour bassin) de ta femme, koutoubou ! Ladjila djilala ! »

2- Un aveugle et un infirme vont chercher les go (filles) de rue. L’aveugle met au dos l’infirme, qui lui sert de guide. Arrivés au coin de la rue, l’aveugle s’arrête et son ami, l’infirme, perché sur son dos, lui demande : « Mais pourquoi t’arrêtes-tu ? ». Et l’aveugle dit : « On est arrivé chez les go teint clair ». « Comment le sais-tu ? », demande l’infirme. L’aveugle de lui répondre : « « Parce que tu bandes dans mon dos ».

3- Une petite fille observe sa mère enceinte et lui demande : « Maman, ya quoi dans ton ventre ? ». Et sa mère lui répond : « Ton petit frère ». La petite reste pensive un moment et demande : « Tu l’aimes ? ». La mère lui répond : « Oui, chérie ! ». Et la petite d’interroger : « Alors maman, pourquoi tu l’as avalé ? »

4- Trois fous veulent s’évader d’un asile. L’un dit aux autres : « Si le gardien est à droite, on passe à gauche. S’il est à gauche, on passe à droite ». Un d’entre eux va voir et revient très déçu, en disant : « Impossible de s’échapper. Le gardien n’est même pas là ! »

5- Un mort arrive au paradis et demande, tout étonné, à l’Apôtre Pierre : « Pourquoi toutes ces horloges ? ». Saint Pierre lui répond : « Elles tournent à chaque fois que quelqu’un ment, sur la terre. Tu vois, celle de JESUS est restée figée sur zéro heure parce qu’il n’a jamais menti, pendant sa vie terrestre. Celle de Bush est à 18 heures. Celle de Alliot Marie est à deux fois 24 heures ». Et le mort de demander : « Et celle de Chirac (surnommé, en France, Super Menteur) ? ». Pierre dit : « Elle tourne à vive allure. Elle est chez JESUS. Il s’en sert comme ventilateur ! ».



AUTRES SMS INTERESSANTS

1- La météo « Love » signale un grand ouragan de tendresse. Alors, passagers du navire « Amour », se munir de beaucoup de préservatifs ou de fidélité pour éviter la grande tempête qui fait ravage dans le monde : Le sida. Ensemble, luttons contre le VIH. Envoie ce message aux personnes que tu aimes.

2- Pour la réconciliation nationale : Pardon ! Ayah ! Sabari ! Yaki ! I am sorry ! Mé Sèrè! Yaya ooh yaya! Le pardon a de multiples façons d’être demandé. Usons-en en abondance pour la restauration de notre pays, la Côte d’Ivoire.



DINDE Fernand AGBO

Toutes les notes