topblog Ivoire blogs

samedi, 25 avril 2009

MADAGASCAR: LES "RATES" DE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE

MADAGASCAR.jpg
Depuis le 17 mars, date à laquelle le Président Ravalomanana a transféré le pouvoir aux militaires, puis la prise de pouvoir par la force de Rajoelina et Consorts, plusieurs centaines de milliers de manifestants remplissent quotidiennement les rues dans les villes importantes de Madagascar.

Les manifestants protestent contre le régime de gangsters mis en place par Rajoelina et consorts, braquant ouvertement les Banques, les caisses de l'Etat, s'attaquant aux biens tant privés que publics et au patrimoine national. Bref, le chaos envahit peu à peu Madagascar. La presse est muselée de manière musclée et les répressions sanglantes s'amplifient. Le nombre de morts et de disparus s'allongent. Les menaces, intimidations, vols et crimes font partie du quotidien.

Les pressions sont tellement fortes que les Ambassadeurs sur place se sentent dans une telle insécurité qu'ils refusent tout dialogue public ou médiatisé. Ceci démontre une fois de plus que les dialogues, les consultations électorales et la reconciliation ne pourront être possible que quand la sécurité humaine sera assurée.

Pourtant, à l'extérieur, tout d'un coup, les médias ne parlent plus ou peu de Madagascar. Veut t-on faire croire à l'opinion internationale que tout va mieux? Assurément, quelqu'un, au commande, ouvre et ferme le robinet de l'information. Complot exige?

Rappelons que quelques semaines plus tôt, avant la consommation du putsch du 17 mars, les médias français ont largement relayé l'information quand quelques millliers de manifestants, partisans du puschiste Rajoelina envahissaient les rues et ne se privaient pas de diaboliser le Président élu Marc Ravalomanana aux mépris total de l'opinion de la grande majorité de la population malgache.

Et la communauté internationale dans tout cela?

Alors que les sièges de la communauté Européenne, l'Union Africaine, les Etats Unies, la Francophonie, l'ONU ont fortement condamné le coup d'Etat, sur place les « émissaires » de l'ONU et de l'UA font des siennes, en organisant une « assise nationale » considérée comme trop partisane et en faveur du jeune puschiste Rajoelina, un dialogue de sourd qui n'a pas abouti et qui a finit par être boudé par tous les partis de l'opposition.

Le diplomate français Chataignier, se faisant appeler tour à tour « représentant local de l'UE », un titre qui appartient à la République Tchèque, ou « Ambassadeur de France », pourtant non accrédité par le gouvernement malgache, continue de faire des siennes avec des prises de position rappelant amèrement l'époque coloniale, il a finalement trouvé un nouveau titre auprès des Malgaches: il est surnommé « le gouverneur français ».

En conclusion, les répressions musclées ou les pressions de la France et des émissaires ne pourront rien apporter à la résolution de cette crise, bien au contraire, elles l'aggraveront.

La seule sortie possible commence par le désarmement des mutins. Un appui extérieur de la SADC est fortement sollicité par les malgaches légalistes pour aider au retour sans condition du Président élu Marc Ravalomanana, seul interlocuteur reconnu et respecté par l'ensemble de la société civile malgache et de la communauté internationnale.

Jeudi 23 Avril 2009
Djamil Ahmat

Posté par : Madagascar Magazine | Source : tim europe |

21:58 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Madagascar | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : madagascar, ravalomanana, andry rajoelina, coup d'état à tana | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

Les commentaires sont fermés.