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mercredi, 29 avril 2009

MADAGASCAR: AUTOPSIE D'UN DROLE DE COUP D'ETAT

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Au moment où le Cameroun s’empiffrait à prix d’or de l’opium Vatican dont le lourd passif dans le tragique chapitre colonial de l’Afrique n’est plus à présenter, Madagascar vivait l’une de ces dramaturgies dont le dénouement se veut à la fois inédit et classique dans un continent rendu aux allures insidieusement apocalyptiques.


Les manifestations avaient débuté depuis trois semaines à Madagascar quand je décidai de m’intéresser résolument à l’évolution des événements. Et le déclic eut lieu par un après-midi, à la suite d’un échange avec un promotionnaire natif de la Grande île et résidant à Tananarive. D’un air sentencieux, Rabenarison m’avait alors livré une affirmation plutôt chargée d’insinuations. Ecoute Badiadji, confia-t-il, nous savons ce qui se passe ici à Tana. Je te confirme que quand RFI et France24 annoncent le chiffre de manifestants pro-Rajoelina, il faut diviser ce chiffre au moins par quatre pour espérer s’approcher de la réalité. Quand elles annoncent quarante mille, comme c’est si souvent le cas, c’est à peine s’il y en eut dix mille, conclut-il.

A quoi cela rime, bon sang ? Derrière les propos, la conviction d’un résident. A supposer que ce soit vrai ! A quoi joueraient donc ces organes audiovisuels des plus écoutés et regardés du beau monde dit francophone ? Que gagneraient-ils à surestimer le nombre de manifestants acquis à un agitateur visiblement sorti de nulle part, artificiel, tout frêle et hésitant, apparemment engagé dans un mouvement voué à faire long feu ? A priori, rien. Africa N°1 et BBC distillent pourtant des chiffres du même ordre ! Et qu’en est-il des médias nationaux ? RFI et France24 seraient-ils victimes d’une campagne de discrédit destinée à porter atteinte à une aura qui se veut affirmée sur le continent ?... Toujours est-il que si ces deux organes audiovisuels n’ont officiellement pas pour vocation de défendre les intérêts de la France, exceptée celle de promouvoir la langue française, ils n’ont pas non plus cette vocation d’indexer encore moins de décrier, les sinistres turpitudes et exactions d’un pays auquel ils appartiennent et dont dépendent surtout les moyens financiers nécessaires pour le moins à leurs fonctionnements. Ils sont pour ainsi dire des médias d’informations et de reportages aseptisés, des médias de divertissements voire de diversions, et que sais-je encore ? Sauf bien entendu des médias engagés ; enfin, à moins qu’il s’agisse de ces circonstances dites inacceptables, celles qui mettent notamment en péril les "intérêts supérieurs", à l’instar de la piraterie au large des côtes somaliennes… Quoi qu’il en soit dans le cas précis de Madagascar, je me devais avant tout de laisser libre cours à la stricte expression des données au fil d’un mouvement que je pensais alors sans portée déterminante, éphémère. C’était évidemment loin d’imaginer que l’armée avait résolument pris fait et cause en faveur de l’illégalité !

Chargé de mission, Norbert Ratsirahona, l’ancien Président de la Haute Cour constitutionnelle malgache, est à la manœuvre pour légaliser la nouvelle donne à Tananarive. Et il entend s’appuyer exclusivement sur son sens de professionnalisme ainsi reconnu, pour mener à bien la noble et exaltante responsabilité qui récompense logiquement une carrière bien étoffée : Il ne faut pas qu’on se voile la face, reconnaît-il volontiers. Aucun article de la Constitution ne prévoit ce genre de transfert du pouvoir. Mais, précise-t-il, je ne dirai pas que c’est anticonstitutionnel, je dirais que c’est extraconstitutionnel, car une délégation de pouvoir est toujours prévue quelque part. En outre, ajoute-t-il, ce n’est pas inédit, cela s’est déjà produit en 1972 et à l’époque, la Haute Cour constitutionnelle n’avait rien dit. L’important est de respecter l’esprit de la Constitution et de revenir à la stabilité et à un climat apaisé.

Du grand art !!! Assurément une prestation de haute voltige, digne des prouesses tropicales...

En ce moment d’épilogue de deux mois d’un feuilleton tragique au cours duquel l’apparente apathie de la communauté internationale en dit assez sur sa complicité active, il est ici d’un impératif affligeant qui s’impose à moi, mais je me dois de l’accepter et de l’assumer ; comme il en est le cas, à l’occurrence de ces événements dénués de tout sens, où les intérêts sordides des flibustiers sans foi ni loi priment sur les destins d’innocents, insidieusement sacrifiés par millions sur l’autel d’une funeste doctrine qui se veut toujours sans visage, anonyme.

Avant de se joindre aux timides réactions du concert international, et peut-être du fait d’un lapsus diplomatique qui en dirait un tant soit peu sur l’euphorie d’une victoire déjà acquise, la France dont Madagascar fut l’une des colonies, si ce n’est encore le cas, s’est empressée de trouver longue la période de deux années de transition fixée par le nouveau poulain des lieux. Entendez ici, le caractère irréversible d’un coup d’Etat bel et bien consommé !... Ping quant à lui, désormais en prise avec l’encombrante et caustique autorité du leader de la Jamahiria, fait profil bas et semble accorder toute la priorité au Soudan où, bec et ongles, il se démène tel le Sisyphe des temps modernes, à dépêtrer El-Béchir de l’épineux collier estampillé CPI, désormais bien loti autour du cou du potentat. Le mandat est une menace pour la paix, assure-t-on du côté de l’UA. Quid donc de l’activité de l’Union quand le dictateur-génocidaire et ses milices janjawids massacraient âmes par milliers, et faisaient millions de déplacés et réfugiés ?... S’il est une qualité constante de l’UA depuis sa création, c’est bien cette unité et cette solidarité affirmées quand il s’agit d’un de ses membres en difficulté !

A en juger par l’intensité des critiques, plus acerbes à l’encontre des juntes guinéennes et mauritaniennes, le moins que l’on puisse dire est que la communauté internationale a fait preuve de moins d’hypocrisie sur le cas malgache... Et si elle n’a pas daigné honorer de sa présence à la cérémonie de prestation de serment de l’illustre inconnu, l’ex-DJ alias TGV qu’elle vient pourtant en grande pompe de sacrer roi, sans doute savait-elle qu’une telle ultime provocation, aussi grotesque et surtout inutile, n’aurait pour effet que de dépouiller la conspiration diplomatique ourdie contre le peuple malgache, de cette relative subtilité qui la maintient encore à peine hors de portée des regards peu avisés… En guise de bonne foi ou non, et cela doit être en tout cas une avancée très positive à son actif, Ravalomanana a proposé un référendum pour le dénouement de la crise. Une offre si démocratique qui n’a pourtant nullement suscité l’intérêt des prétendus démocrates, ni à Madagascar dans les rangs de l’opposition, ni au-delà des frontières, auprès d’un concert international qui se veut toujours pacifique et ardent défenseur de l’ordre constitutionnel.

En réalité à part la formule, l’intensité de la violence et les pertes brutes enregistrées, le coup d’Etat de Rajoelina rappelle insidieusement celui du vieux briscard Sassou au Congo Brazzaville, dans un sinistre come-back on ne peut plus symbole des visés impérialistes de la France sur ses [ex]colonies. Et ce n’est sans doute pas le discours très feutré de Sarkozy à Brazzaville — une bénédiction à l’orée d’une farce électorale programmée — qui me démentirait. Et ce n’est pas non plus Bolloré, le nouveau porte-étendard de la Françafrique, qui objecterait sur une réalité des plus accablantes ! Sassou et Rajoelina ne figurent-ils pas à eux deux une nouvelle ère faite encore de tragédie sans borne, cette nouvelle ère qui voudrait qu’un Président démocratiquement élu sous le ciel des tropiques reste susceptible d’être piteusement débarqué par tous les instants, au mépris même des sacro-saints préceptes de la démocratie politique ? Finalement dans le coup d’Etat de Tananarive, la principale victime est sans aucun doute la démocratie, et pas seulement à Madagascar, mais bien au-delà, en Afrique continentale. J’ignore la portée dévastatrice de l’onde, l’avenir se chargera bien volontiers des éléments de réponse. Il est ici question de s’en tenir aux fondements et principes universels de la démocratie, à ses mécanismes unanimement admis. Et c’est surtout là que le bât blesse… Avec tout le déshonneur digne de celui que l’on réserve aux parias de tout premier ordre, Ravalomanana a été bouté loin du pouvoir, bien avant même le terme du second mandat que lui a confié le peuple malgache dit souverain… A croire que les dinosaures, eux, ne sont coupables de rien ; eux qui jouissent de cette odeur de sainteté jamais démentie auprès des parrains toujours bienveillants. Soit. Sans prétendre cerner tous les tenants d’une déchéance à la hussarde, je note simplement un certain nombre des faits qu’il serait pour le moins impossible d’ignorer quand il s’agira de mener une enquête indépendante sur la déferlante qui balaya piteusement le désormais ex-homme fort de Tananarive. Tenez-en : Ravalomanana est connu comme étant ce piètre francophone qui ne s’est pas par ailleurs révélé comme un fervent partisan de l’ancienne puissance coloniale.

La France, alors prise de court et n’ayant pu porter efficacement secours à son protégé Ratsiraka battu à plate couture en 2002, avait longuement tergiversé à reconnaître l’autorité de Ravalomanana. Les séquelles de cette tergiversation étaient d’ailleurs restées tenaces au point d’engendrer une relation cahoteuse qui avait déjà causé l’expulsion de deux journalistes métropolitains et d’un père jésuite.

Ravalomanana est celui qui en 2007, a introduit l’anglais comme langue officielle à Madagascar, et a réintroduit le malgache comme langue d’enseignement primaire. Autant dire qu’il est celui qui a pratiquement condamné le français à la peine capitale sur l’île aux lémuriens.

Ravalomanana est celui qui en 2008, a démis sans coup férir l’ambassadeur de France à Tananarive, Gildas Le Lidec. Une rupture plutôt historique quand l’on sait la pesanteur du complexe d’infériorité qui fait osmose avec la psychologie des pantins assermentés, ces purs-sangs dont la dynastie reste surtout perpétuée en Afrique dite francophone. Et dans ce registre des plus funestes, l’Afrique centrale, bastion de la Françafrique, fait assurément figure de proue.

Je veux bien comprendre que tous ces faits ne sont que péripéties sans aucun rapport avec l’éviction antidémocratique de Ravalomanana. Mais je note simplement que par le passé dans les [ex]colonies d’Afrique, tous ses devanciers qui avaient manifesté de comportements si "désinvoltes" à l’égard de leur [ex]puissance coloniale, ont été vilipendés et sèchement boutés hors du pouvoir. Et pour les moins chanceux, ce fut par l’entremise d’un cercueil. De là où il est, Sankara ne me démentirait sans doute pas ! Une exception qui confirme toutefois cette implacable loi des séries, c’est bien le cas Sekou de la Guinée Conakry. L’on sait cependant le prix fort payé par les Guinéens alors pris en étau, entre l’enclume et le marteau des belligérants engagés dans un antagonisme au relent de guerre froide larvée. Coincés qu’ils se sont retrouvés, entre les affres du dictateur, le boycott de la puissance coloniale, mais aussi l’isolement total d’un monde occidental solidaire de l’un des siens en prise avec un Chef d’Etat des tropiques qui a commis cette "faute inexpiable" d’affirmer la souveraineté de son pays.
Madagascar devait abriter le prochain sommet de la Francophonie en 2010. A présent que la Grande île est suspendue de l’OIF, assure-t-on, elle ne pourrait donc pas organiser le sommet. Espérons que ce ne soit un autre numéro de subterfuge, si prolifique dans l’immensité de l’horreur tropicale. Et de toute façon, une quelconque bananeraie ferait toujours office d’un excellent rempart si besoin est… Nombreux sont les observateurs de tous bords qui trouvaient paradoxale la préférence portée sur le piètre francophone Ravalomanana, plutôt que sur le challenger Kabila. Ils en ont certainement eu pour leur naïveté !

Par Badiadji Horretowdo in Le Messager, le 22 avril 2009
Publié sur:
SAOTI.OVER-BLOG.COM

14:14 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Madagascar | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : madagascar, ravalomanana, andry rajoelina, coup d'état à tana | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

dimanche, 26 avril 2009

MEME FERME, VOTRE TELEPHONE PORTABLE PEUT ÊTRE ECOUTE

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Par Philippe Madelin | Ecrivain et journaliste d'investigation français, Docteur en sciences de gestion.

Seul moyen pour que votre téléphone ne puisse pas servir de micro d'ambiance à la police : enlever la batterie. Et encore…


Les Ecoutes, c'est encore pire que ce que je croyais. La technique permet désormais tout. Et le reste. On m'interroge souvent, on me pose ce genre de question : « J'entends des cliquetis dans mon téléphone, je crois être écouté. Qu'en penses-tu ? »

Eh bien, je n'en pense rien. Parce que je peux vous l'affirmer : nul ne peut détecter quand il est écouté ou non. Un de mes amis spécialisés dans ce genre de pratique m'a expliqué en long et en large que comme l'interception porte sur les ondes radio électriques, totalement immatérielles, il n'existe aucun moyen technique connu pour détecter les écoutes. Judiciaires, administratives ou sauvages, même topo.

Quand les liaisons téléphoniques transitaient par des fils de cuivre, quand les enregistrements étaient effectués sur des magnétophones -j'en ai vu beaucoup en parcourant des locaux de police pour une raison ou une autre-, il était possible de détecter les détériorations de signal provoquées par les branchements. Aujourd'hui, avec le numérique, c'est fini.

Des millions de micros sauvages

Téléphone ouvert ou fermé, les experts peuvent accrocher votre ligne sans le moindre problème.

Donc, où que vous soyez, du moment que vous portez sur vous un téléphone cellulaire, on peut récupérer non seulement les communications transmises, mais encore tout ce qui se passe autour de vous. Le téléphone devient en quelque sorte un micro d'ambiance.

Même avec un téléphone fermé ? Même avec un téléphone fermé, précise mon interlocuteur. Mieux, l'agent chargé de l'écoute peut ouvrir à distance votre téléphone à votre insu. Vous croyez que votre portable est fermé alors qu'il est ouvert.

On entend tout ce que vous dites, tout ce qu'on vous dit, on perçoit -et donc on enregistre- toutes les conversations autour de vous. L'écoute fonctionne comme une téléconférence, c'est-à-dire qu'un troisième partenaire silencieux, dormant, vient s'insérer dans votre dialogue.

A Paris seront bientôt installées des milliers de caméras dans la rue, comme à Londres. Mais déjà des millions de microphones sauvages sont en opération : vos téléphones portables.

Si vous voulez éviter l'écoute sauvage, précise mon interlocuteur, il faut retirer la batterie de l'appareil. Et même dans ces conditions il y a probablement un moyen de vous suivre à la trace !

En vérité, le seul moyen d'échapper aux écoutes, ou au moins de les retarder, c'est le cryptage. Une technique horriblement coûteuse, donc hors de portée de l'utilisateur moyen. J'ai bien écrit « retarder », car à ce jour aucun cryptage ne résiste bien longtemps aux efforts pour le casser.

Des logiciels spéciaux permettent également de corriger le son, d'effacer les parasites, d'amplifier des voix trop faibles.

Il y a mieux encore : votre téléphone peut être utilisé comme « radio balise », grâce à l'appoint du système GPS, il permet de suivre tous vos déplacements, de vous localiser au mètre près.

D'assez nombreuses sociétés de transport -taxis et camions- utilisent d'ailleurs cette faculté pour suivre en direct le déplacement des véhicules. Des contrats spéciaux dits de « tracking volontaire » sont conclus dans ce sens avec les sociétés spécialisées dans les écoutes. Elles fournissent toute la gamme de prestations, y compris les services de traduction instantané. Dans toutes les langues possibles.

Elle est loin l'époque où le grand système des écoutes était installé dans les sous-sol de la caserne de La Tour Maubourg, sur le boulevard éponyme, à Paris. Dans ce temps-là, des dizaines de postes de travail étaient alignés, des officiers de Police judiciaire devaient prendre en note tous les propos recueillis dans les écouteurs.

Ce temps préhistorique -quelques années seulement- est révolu. Maintenant, tout le process technique est accompli à distance. A Paris, on peut écouter en temps réel tout ce qui est dit en Martinique.

A Langley, le siège de la CIA, on peut pirater tous les secrets d'Etat qui transitent par le téléphone. C'est pourquoi, d'ailleurs, à peine élu, Barack Obama s'est vu confisquer son Blackberry ; dont il était un utilisateur quasiment maniaque. Sécurité nationale oblige. Mon Omniprésident, qui est un « adicté » du portable, pourrait en prendre de la graine.

Une Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité

En principe, ces écoutes légales sont sévèrement encadrées et contrôlées par la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité.

Les enquêtes de PJ, soit les demandes émises par les magistrats instructeurs, 20000 par an, doivent transiter par une super plateforme dépendant du ministère de la Justice, capable de traiter voix, images, mails et SMS à un rythme industriel.

Les sociétés prestataires ne peuvent travailler que sur réquisition judiciaire en bonne et due forme. Coût : moins de 8 € par connexion, un coût divisé par 5 en deux ou trois ans. Un service spécial du ministère de l'Intérieur est chargé de contrôler la légalité des écoutes.

Pour les écoutes dites « administratives », c'est-à-dire pratiquées hors poursuites judiciaires, par exemple pour surveiller des « terroristes » potentiels, l'autorisation doit être délivrée de façon formelle par le cabinet du Premier ministre. On en compte 6000 par an.

Mais la technique va plus vite que la loi. Aujourd'hui, n'importe quel bon bidouilleur informatique peut intercepter votre téléphone. Et entrer sans la moindre difficulté dans la mémoire et dans l'intelligence de votre ordinateur.

Pour les policiers traditionnels, les vieux, cette pratique des écoutes généralisées présente un défaut majeur. L'un d'eux -non, je ne citerai pas ma source- me confie :

« Avec cette pratique des écoutes, les jeunes policiers perdent l'habitude d'enquêter, ils ne se fient plus qu'à la technique, on ne va plus sur le terrain. »

Alors, les écoutes tueraient-elles Sherlock Holmes ? J'avais déjà repéré que les James Bond modernes de la CIA, de la DGSE ou du Mossad répugnaient à aller au contact pour recueillir du renseignement. Apparemment le mal s'étend à la police judiciaire.

Source: Rue89.com

PS: Le sénateur ROD BLAGOJEVICH , accusé d'avoir voulu vendre au plus offrant la place de BARACK OBAMA, a été confondu par ses appels téléphoniques. RESTEZ SUR VOS GARDES!

samedi, 25 avril 2009

SONS DISCORDANTS DANS LA GALAXIE PATRIOTIQUE

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Germain Séhoué (Pdt de la CJR-CI ) : “L’ONU veut-elle positionner Blé Goudé pour l'après Gbagbo ?” (version actualisée)

Des experts des Nations Unies (ONU), viennent d'avoir la pensée analytique ivoirienne. Et comment ?


1- Les faits

Le 5 mars 2009, un groupe d'experts onusien sur la Côte d'Ivoire, dirigé par Lipika M. Roy Chouhury, a adressé un courrier au DG de Fraternité Matin : "Blé Goudé doit être astreint, dans le cadre des sanctions, à des revenus de subsistance. Il lui est interdit d'avoir d'autres revenus y compris des droits d'auteur. Frat-Mat est en infraction. Il vous faut écrire au Conseil de sécurité pour avoir des informations complémentaires". Ce courrier a provoqué et continue de le faire, l'émoi collectif des Ivoiriens, en faveur du leader de la jeunesse patriotique ivoirienne. Pour certains, l'acte de l'Onu vise Laurent Gbagbo. Pour d'autres, l'Organisation de Ban-Ki Moon veut saboter le processus de paix. Mais selon Hamadoun Touré, le porte-parole de l'Opération des Nations Unies en Côte d' Ivoire (ONUCI), "Je ne pense pas que cela menace le processus de paix parce que le comité a rencontré les personnes sous sanction et leur a expliqué ce qu'il fallait faire pour la levée de ces sanctions." Pour ma part, c'est là où se trouve la clé de voûte de cette énigme. Et une preuve n’est pas que matérielle. Elle procède également d’un raisonnement logique. Raisonnement qui a donc pour vocation de faire jaillir la lumière. Raisonnons !

2- La réalité qui perturbe la démarche intellectuelle

Pourquoi attaquer aujourd'hui Charles Blé Goudé, alors qu'il constitue, qu'on le veuille ou non, un symbole dans les efforts pour le retour à la paix ? Tôt, il a parlé avec les rebelles, fait de Wattao, un ami et multiplié des actions pour la paix avec la rébellion, au point même où il s'est attiré des inimitiés parmi les radicaux, au sein de la galaxie patriotique. En plus, son livre édité par Frat-Mat, n'est pas une exhortation à la haine, mais présente une vision de la reconstruction de la paix. Pourquoi donc l'ONU peut-elle l'attaquer en ce moment précis ?

L'ONU sait que la production littéraire n'est pas la source de financement des activités de Blé Goudé. Que valent, aujourd'hui, ses droits d’auteur, dans le pouvoir financier du président du Cojep ? Rien. En demandant aux Ivoiriens de sortir dans la rue, la nuit du 6 novembre 2004, pour défendre la République contre l'occupation française, il n'a pas eu recours à des droits d'auteur ou au support d'un livre. Ils sont sortis pourtant. Il a commencé à financer les projets de jeunes (Sentinelles du COJEP de Marcory…), bien avant l'édition de son livre et la création de la structure de Communication, Leader's Team, dont il est le patron. Les moyens mis en œuvre pour ses gigantesques tournées en faveur de la paix et pour Laurent Gbagbo, ne peuvent sortir des revenus sur un livre. L'Onu sait donc que Charles Blé Goudé a de puissantes sources de financement, des robinets bien juteux, en dehors des gains de sa plume, qu'elle n'a pas la possibilité de fermer. Elle est consciente que sa provocation à l'égard de Blé Goudé, viserait Laurent Gbagbo, si et seulement si, elle pouvait induire, à travers la réaction de l'intéressé, le délitement de l'Etat. Chose que l'Onu même sait improbable, persuadée qu'il est des inconditionnels de l'actuel Président de la République. De même, pour la défense de ses droits d'auteur, le leader de l'Alliance de la jeunesse patriotique, ne devrait se permettre (même pour le plaisir personnel de se sentir soutenu), de perturber la sortie crise, en appelant ou laissant descendre à la rue, ses partisans, sachant que toute manifestation du genre, en ce moment si sensible, peut être infiltrée et récupérée par les bras séculiers des abonnées aux coups d’Etat.
Si donc, elle est convaincue que son attaque contre Blé Goudé ne gênerait pas Gbagbo, que d'ailleurs son nouveau Secrétaire Général Ban Ki-Moon et son représentant à Abidjan, Y.J. Choi, comprennent bien, si elle apprécie les efforts de paix du jeune leader, pourquoi alors, cette attitude de l'Onu contre Blé ?

3- L'agacement au CNRD

En 2008, on a constaté que la galaxie patriotique est traversée par des courants contradictoires. Au sein des jeunesses, l'unanimité n'est pas observée. Il y a beaucoup des guerres de positionnement et on ne parvient pas à parler d'une seule voix, comme une entité. Le CNRD, soucieux de l'union des forces dans la mouvance présidentielle, a mis en place une commission dirigée par l'honorable Ben Soumahoro, pour entendre les différents responsables des mouvements de jeunes. Tous ont parlé et exprimé leurs griefs, à l'exception de Charles Blé Goudé, qui ne s'est pas montré disponible. Dès lors, " des doyens " du CNRD, qui avaient de l'estime pour lui, ont pris un coup de froid et commencé à réviser leur regard vis-à-vis de lui. Ils ont pris conscience que le président du COJEP se sent déjà dans la peau d'un futur chef d'Etat. Même des gens avec lesquels Blé avait des meilleurs contacts, ont cessé de l'appeler. Ils estiment que c'en était trop et que Blé les a ridiculisés, eux, ses aînés. Bien d'observateurs ont remarqué que, généralement, Blé Goudé ne se rend pas à une cérémonie où il n'est pas la vedette. Ce coup à la commission d'arbitrage de Ben Soumahoro et l'adversité au sein même de la galaxie patriotique, avaient sensiblement grignoté sa popularité. Et il avait l'impression de vivre sur la vitesse acquise. En plus de ses tournées et autres actions médiatisées, il avait besoin d'être à la Une des journaux et davantage dans l'estime de l'opinion.

4- L'admiration de l'ONU pour Blé Goudé

Or, depuis longtemps, un groupe de lobby onusien est tombé sous le charme du leader de la jeunesse patriotique de Côte d'Ivoire et a décidé de le positionner pour l'après Gbagbo. Blé Goudé a toujours clamé qu'il n'est pas militant du Front populaire ivoirien (FPI), mais partisan de Gbagbo. Il a sa structure para-politique, Congrès panafricain des jeunes et des patriotes (COJEP). Une structure qu'il ne cesse d'équiper et d'implanter à travers le pays. Qui, certainement comme le RPP de Laurent Dona Fologo, prendra son envol, le moment venu. Laurent Gbagbo ne sera pas éternellement le Président de la Côte d'Ivoire. Et la guerre de l'après Gbagbo que se livrent furtivement Affi N'Guessan (président du Fpi) et Mamadou Koulibaly (président de l'Assemblée Nationale et 3e vice-président du parti), donc tous du FPI, n'intéresse pas ces experts de l'Onu. On se souvient que pendant les manifestations violentes des Jeunes Patriotes contre la décision du GTI (Groupe de Travail International), relative à la dissolution de l'Assemblée Nationale, début janvier 2006, Charles Blé Goudé n'était pas sur le terrain de la violence. Couché devant l'ambassade de France, il observait une grève de la faim. Mais l'ONU avait tout fait pour le repêcher, et le mettre sur la liste des sanctionnés, c'est-à-dire des gens qui ont été violents : il était devenu, dès lors, un martyr.

L'Onu a tiré leçon de sa fronde contre Gbagbo : Si des attaques de front lancées contre Laurent Gbagbo l'ont rendu plus fort, des attaques de front lancées aujourd'hui, contre Blé Goudé le rendront plus fort pour l'après Gbagbo. C'est une façon de l'aider à faire ses armes, vu ses qualités (tribun, non-violent, mobilisateur et perfectible) démontrées pendant la crise. Charles Blé Goudé a avoué au cours de l’émission télévisée diffusée sur la 1è Chaîne de RTI, le 15 avril 2009, que les sanctions onusiennes ne lui « disent rien ». En d’autre termes, elles n’ont aucun effet négatif sur sa vie, son action et le processus de paix, puisque lui-même se bat pour ce processus. Dès lors, si l’ONU (dont les experts ne sont pas naïfs) continue malgré cette réalité, de multiplier les sanctions contre lui, c’est que ces sanctions ne sont pas des sanctions dans le sens de châtiment ou de punition, comme l’entendent les Ivoiriens. Elles ont quand même des effets, mais des effets positifs ; ce qui fait d’elles plutôt des outils d’endurance et de développement de sa personnalité et des arguments de sa promotion. C’est-à-dire des armes dont a nécessairement besoin une personne à qui l’on réserve une mission des plus importantes.

Habituellement, lorsqu’un prisonnier estime être injustement incarcéré, il accepte d’abord son élargissement, même sans que, forcément, son geôlier ne lui ait dit les motifs de son arrestation. C’est ensuite, une fois en liberté, qu’il se constitue partie civile contre celui ou ceux qui l’ont jeté en prison, pour dossier vide : il demande réparation. Ou alors pendant qu’il y est, son avocat, dépose une plainte, comme l’a fait Me Narcisse Aka, le 15 janvier 2009, contre l`Etat ivoirien auprès de la Cour de justice de la CEDEAO à Abuja, pour "violation du principe de la présomption d`innocence", "violation des règles de la détention préventive" et "atteinte au droit à un procès équitable" pour ses 4 clients, responsables de la filière cacao, dont Henri Amouzou, président du Fonds de développement pour les producteurs du café-cacao (FDPCC), et Angeline Kili, présidente du Conseil d'Administration du Fonds de Régulation du Cacao (FRC).

Blé Goudé, son COJEP et l’Alliance des Jeunes Patriotes pouvaient saisir la Cour Pénale Internationale, compétente en la matière, Cour qui « peut être saisie soit par le conseil de sécurité, soit par un Etat partie, soit par le Procureur ex-officio, agissant sur la base de renseignements reçus notamment des victimes, d’organisations non gouvernementales ou d’autres sources qu’il juge appropriées.» Il ne fait rien de tout cela. Mais face à la Nation, le 15 avril 2009, Blé Goudé a clamé qu’il ne veut pas recouvrer sa liberté tant que l’Onu ne lui a pas expliqué les causes de ses sanctions et ne promet pas non plus de porter plainte contre cette Organisation. Il se contente de dénoncer son action.

Dès lors, il n’est pas risqué de penser que Blé Goudé se plaît dans sa « prison » et y trouve son compte, en harmonie avec son geôlier. Parce que cette parodie de sanctions lui sert de fonds de commerce politique et sociologique, au détriment de nos nerfs partisans.

La création de scandales artificiels est une vieille méthode utilisée par certains hommes publics pour faire remonter leur cote de popularité en berne. Et là, je crains fort qu'il n'y ait un deal entre le groupe d'experts de l'ONU, auteur du courrier envoyé à Frat-Mat, et notre compatriote Charles Blé Goudé. Les experts de l’ONU ne peuvent ignorer que lorsqu’une censure frappe un livre, cela décuple la curiosité, donc permet un succès fou de cet ouvrage. Onu n’ayant aucun moyen de coercition pour amener Frat-Mat à respecter son mot d’ordre, cet éditeur peut alors, non seulement publier son courrier administratif, mais également éditer crânement ledit ouvrage. Si nonobstant tout cela, l’Onu, pour rien, censure ce livre et adresse un courrier à Frat-Mat, l’éditeur, c’est-à-dire qui a intérêt à ce que le livre se vende comme des petits pains, cela voudrait dire que l’ONU veut aider Blé Goudé à vendre mieux son prochain ouvrage. Et ce courrier publié, sans commentaire, a déjà atteint son objectif : l'émoi général. Voyez la levée de boucliers depuis la révélation de ce courrier. Les éditoriaux élogieux sont relancés pour la " victime " de l'ONU ; les articles au vitriol, rappelant les hauts faits de Blé, sont écrits contre les Nations unies ; les Sms de soutien distribués ; les parlements et agoras sont en ébullition ; des plateaux télé offerts à Blé pour amplifier l’affaire et vendre « à guichets fermés » le livre à paraître. L'ONU a donc ouvert une fausse polémique, rien que pour se jouer de nos intelligences et faire la promotion d'un des nôtres. Et nos analyses de semi intellectuels se sont littéralement fourvoyées face à une parodie de sanctions.

Blé Goudé a le droit d'être ambitieux. C'est humain. Restant sur son signal d'indépendant, après l'élection ou non de Gbagbo, il va engager dans des batailles départementales, ses forces qu'il est en train d'accumuler. Et là, il peut jeter des jeunes dans les compétitions, même contre le camp présidentiel. Mais que les hommes de Blé Goudé prennent des sièges au parlement, parmi les conseils généraux et les maires, ne nuirait pas à la politique de Gbagbo, dont il reste un proche. Mais si l'ONU ne reproche rien à Blé Goudé (c’est le cas) et veut même le positionner pour l'après Gbagbo, qu'elle le fasse honnêtement, sans nous tourner en bourrique, et vriller nos nerfs. Son aveu ferait partie de la réconciliation générale.

Germain Séhoué

Président de la Coalition des Journalistes Résistants de Côte d'Ivoire (CJR-CI)
gs05895444@yahoo.fr

22:31 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : blé goudé, cjr-ci, germain séhoué, onu, cnrd, rpp, cojep, l'après gbagbo, frat-mat, onuci | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

REPORTERS SANS FRONTIERES "DENONCE AVEC FORCE" LE RETOUR DE LA CENSURE A MADAGASCAR

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Reporters sans frontières dénonce avec force le retour de la censure à Madagascar après que des ordres ont été donnés aux médias publics de ne pas couvrir les manifestations de l’opposition. L’organisation s’inquiète également de la fermeture de Radio Mada et des actes de vandalisme qui ont touché plusieurs médias proches de l’ancien président, Marc Ravalomanana.

“Déjà durement touchés par la crise qu’a connue le pays entre décembre 2008 et mars 2009, les médias sont à nouveau visés par des mesures inquiétantes, sur fond de bruits de bottes. Tout en sanctionnant les appels à la haine ou à la violence, Andry Rajoelina doit garantir la libre expression des opinions et une couverture complète et neutre des manifestations. Nous sommes inquiets de la tournure que prennent les événements. L’instabilité politique et institutionnelle dans laquelle est plongé le pays ne saurait justifier le retour de la censure”, a déclaré Reporters sans frontières.

Censure dans les médias publics

La Haute Autorité de transition mise en place par Andry Rajoelina en mars a d’abord semblé donner des gages de bonne volonté en laissant les médias publics couvrir les activités de l’opposition. Ainsi la Télévision Nationale Malgache (TVM) et la Radio Nationale Malgache (RNM) ont pu couvrir les manifestations et inviter à l’antenne, dans l’émission dominicale “Savaravina” notamment, certains ténors de l’opposition tels que Olivier Rakotovazaha et Constant Raveloson.

Mais de sources concordantes, les rédactions de ces deux médias ont reçu plus récemment des consignes pour organiser un black-out sur les manifestations de l’opposition.

Interrogé par Reporters sans frontières, le directeur par intérim de la TVM, Johary Ravaojanahary, affirme : “Personne ne nous a empêchés, ici à la TVM, de rapporter se qui se passe à Ambohijatovo.” Une version confirmée par un journaliste ayant requis l’anonymat qui déclare qu’il n’a “jamais reçu, personnellement, une quelconque interdiction concernant la couverture des manifestations de l’opposition”. Mais cette position est contredite par un autre journaliste affirmant pour sa part, lui aussi sous couvert de l’anonymat : “Il y a effectivement censure. L’autorité supérieure fait pression sur le rédacteur en chef pour interdire aux journalistes d’aller couvrir les manifestations.”

La station Radio Mada fermée et l’émetteur de Télé Mada démonté

Le 19 avril dans la soirée, un groupe de militaires cagoulés a enlevé de force l’émetteur de la chaîne privée Télé Mada et a ordonné la fermeture de la station privée Radio Mada, deux médias proches de l’ex-président Marc Ravalomanana.

Les autorités justifient cette mesure par le non-respect des dispositions législatives et réglementaires relatives à la communication audiovisuelle”. Télé Mada est “une station pirate car elle ne dispose d’aucune fréquence régulière. Par ailleurs, elle brouille les autres chaînes de télévision. Cette chaîne n’a déposé aucune demande d’autorisation d’exploitation officielle auprès des responsables”, affirme Gilbert Raharizatovo, récemment nommé à la tête du nouveau ministère de la Communication. Quant à Radio Mada, elle est accusée d’activités qui tendent à “inciter à la désobéissance civile et à ébranler la confiance de la population envers les institutions”. Non seulement les propos des animateurs mais encore les émissions interactives sont condamnés pour “inciter les auditeurs à déclencher une guerre civile”.

Le 20 avril, des partisans de Marc Ravalomanana se sont dirigés vers le tribunal de grande instance pour y déposer une lettre au procureur de la République protestant contre la saisie des équipements de transmission de Radio Mada, Radio Fahazavana et Télé Mada. Les forces de l’ordre sont alors intervenues avec des grenades lacrymogènes et assourdissantes pour disperser les manifestants. La répression de la manifestation a fait un mort et au moins treize blessés.

Création d’un ministère de la Communication

Conformément à ses promesses formulées devant les journalistes, le 30 mars, le président de la Haute Autorité de transition, Andry Rajoelina, a décidé de procéder à la création d’un ministère de la Communication, une première à Madagascar où ce secteur n’a jamais fait l’objet d’un département ministériel indépendant. A sa tête, Gilbert Raharizatovo, ancien journaliste à la RNM et à la TVM, a été nommé le 17 avril.

Reporters sans frontières estime que la publication d’un Code de la Communication devrait figurer parmi les priorités du ministre, afin de clarifier les règles du jeu et d’éviter les dérives. Celui-ci doit en outre veiller à ce que la population malgache ait accès à l’information de manière équitable. “Le fait de ne pas évoquer les manifestations de l’opposition à une heure de grande écoute et sur des canaux suivis par 80% des Malgaches ne va pas dans ce sens”, a conclu l’organisation.

Jeudi 23 avril 2009
Posté par : Madagascar Magazine | Source : topmada.com |


22:10 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Madagascar | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : madagascar, ravalomanana, andry rajoelina, coup d'état à tana | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

MADAGASCAR: LES "RATES" DE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE

MADAGASCAR.jpg
Depuis le 17 mars, date à laquelle le Président Ravalomanana a transféré le pouvoir aux militaires, puis la prise de pouvoir par la force de Rajoelina et Consorts, plusieurs centaines de milliers de manifestants remplissent quotidiennement les rues dans les villes importantes de Madagascar.

Les manifestants protestent contre le régime de gangsters mis en place par Rajoelina et consorts, braquant ouvertement les Banques, les caisses de l'Etat, s'attaquant aux biens tant privés que publics et au patrimoine national. Bref, le chaos envahit peu à peu Madagascar. La presse est muselée de manière musclée et les répressions sanglantes s'amplifient. Le nombre de morts et de disparus s'allongent. Les menaces, intimidations, vols et crimes font partie du quotidien.

Les pressions sont tellement fortes que les Ambassadeurs sur place se sentent dans une telle insécurité qu'ils refusent tout dialogue public ou médiatisé. Ceci démontre une fois de plus que les dialogues, les consultations électorales et la reconciliation ne pourront être possible que quand la sécurité humaine sera assurée.

Pourtant, à l'extérieur, tout d'un coup, les médias ne parlent plus ou peu de Madagascar. Veut t-on faire croire à l'opinion internationale que tout va mieux? Assurément, quelqu'un, au commande, ouvre et ferme le robinet de l'information. Complot exige?

Rappelons que quelques semaines plus tôt, avant la consommation du putsch du 17 mars, les médias français ont largement relayé l'information quand quelques millliers de manifestants, partisans du puschiste Rajoelina envahissaient les rues et ne se privaient pas de diaboliser le Président élu Marc Ravalomanana aux mépris total de l'opinion de la grande majorité de la population malgache.

Et la communauté internationale dans tout cela?

Alors que les sièges de la communauté Européenne, l'Union Africaine, les Etats Unies, la Francophonie, l'ONU ont fortement condamné le coup d'Etat, sur place les « émissaires » de l'ONU et de l'UA font des siennes, en organisant une « assise nationale » considérée comme trop partisane et en faveur du jeune puschiste Rajoelina, un dialogue de sourd qui n'a pas abouti et qui a finit par être boudé par tous les partis de l'opposition.

Le diplomate français Chataignier, se faisant appeler tour à tour « représentant local de l'UE », un titre qui appartient à la République Tchèque, ou « Ambassadeur de France », pourtant non accrédité par le gouvernement malgache, continue de faire des siennes avec des prises de position rappelant amèrement l'époque coloniale, il a finalement trouvé un nouveau titre auprès des Malgaches: il est surnommé « le gouverneur français ».

En conclusion, les répressions musclées ou les pressions de la France et des émissaires ne pourront rien apporter à la résolution de cette crise, bien au contraire, elles l'aggraveront.

La seule sortie possible commence par le désarmement des mutins. Un appui extérieur de la SADC est fortement sollicité par les malgaches légalistes pour aider au retour sans condition du Président élu Marc Ravalomanana, seul interlocuteur reconnu et respecté par l'ensemble de la société civile malgache et de la communauté internationnale.

Jeudi 23 Avril 2009
Djamil Ahmat

Posté par : Madagascar Magazine | Source : tim europe |

21:58 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Madagascar | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : madagascar, ravalomanana, andry rajoelina, coup d'état à tana | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mercredi, 22 avril 2009

LA SADC ARRIVE A MADAGASCAR POUR POUSSER ANDRY RAJOELINA A ''RESTITUER LE POUVOUR''

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« Ce mercredi, une mission diplomatique de haut niveau quitte le Swaziland pour Madagascar », a déclaré le ministre swazi des Affaires étrangères Lutfo Dlamini. « Elle sera suivie par une délégation de la troïka ministérielle menée par moi-même ».

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Le Swaziland préside actuellement la « troïka », organe de sécurité de la SADC.

« Nous impliquons toutes les parties concernées (dans les discussions) et il serait faux de dire que la SADC utilisera l’armée pour chasser Rajoelina, mais nous voulons qu’il restitue le pouvoir au président légitime » Marc Ravalomanana, a affirmé le ministre swazi.

« Pour prouver son attachement à la démocratie, le président Ravalomanana a assuré à la SADC et à la troïka qu’il organiserait de nouvelles élections avant la fin de l’année pour légitimer sa présidence » a fait savoir Lutfo Dlamini.

De son côté, la brigade de la SADC (SADCBRIG) est prête à procéder à toute opération d’urgence dans la région a affirmé le général de brigade Lancaster Bottoman, s’exprimant lors d’une conférence de presse. « La brigade est prête à répondre à toutes opérations d’urgence en tout temps, elles doivent être mandatées par les chefs d’État et de gouvernements » a-t-il précisé. Il a toutefois noté qu’il y avait un certain nombre de procédures qui doivent être traitées avant d’envisager une option militaire.

Il semble que l’arrivée de la délégation de la « troïka » fait partie de ces procédures car la SADC semble bien prête à envisager toutes les éventualités. La balle est désormais dans le camp d’Andry Rajoelina, acceptera-t-il de restituer le pouvoir ?

Source: AFP Daily News - Tanzania
Lu sur: TOPMADA.COM


21:26 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Madagascar | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : madagascar, ravalomanana, andry rajoelina, coup d'état à tana | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

NOËL A ABIDJAN, LA FAMEUSE AFFAIRE!

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Un documentaire retrace l’histoire du coup d’État manqué contre Laurent Gbagbo
de décembre 2007. Affaire d’amateurs qui tourne mal ou piège grossier?
Un dossier qui en tout cas empoisonne les relations franco-ivoiriennes.


La tentative avortée de coup d’État « Noël à Abidjan » de décembre 2007 n’a pas
encore livré tous ses secrets. Mais une partie du voile qui l’entoure sera
levée, le 22 avril (aujourd'hui), avec la diffusion de Manipulations sous haute tension sur
la chaîne Planète. Un documentaire de près de deux heures, réalisé par les
journalistes Jean-Paul Billault et Jean-Pierre Canet de l’agence Capa ainsi
qu’Emmanuel Razavi d’Hamsa Press après plus d’un an d’enquête.

Début 2008, Billault est approché par Jean-François Cazé, un Français prétendant
travailler pour les « services ». Cet informaticien, à la tête d’une petite
société d’intelligence économique, n’est autre que le « stratège » blanc que
l’on peut voir sur une vidéo diffusée sur Internet montrant la préparation d’un
putsch en Côte d’Ivoire visant à installer au pouvoir le sergent-chef Ibrahim
Coulibaly, dit IB. Les scènes se déroulent à Paris, notamment dans les bureaux
d’un avocat bien connu de la Françafrique, et à Cotonou, dans une villa louée
par IB, qu’on aurait convaincu de garder une trace de la préparation de ce «
putsch ». Par deux fois, en décembre 1999 et septembre 2002, le sergent-chef a
participé à un coup de force avant de se voir écarté lors du partage du gâteau.

Ce film amateur est réalisé par un journaliste français aux méthodes
controversées, Jean-Paul Ney, auteur de plusieurs ouvrages sur la sécurité dont
un consacré au Service de protection des hautes personnalités et préfacé par
Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur.

Ney sera arrêté à Abidjan, le 27 décembre 2007, en possession de près de
quatorze heures de film retraçant les préparatifs du coup de force.

Les autorités ivoiriennes laissent diffuser sur Internet de larges extraits de
cette vidéo, que l’on retrouve sur les marchés sous forme d’un CD appelé « Noël
à Abidjan ». Une enquête judiciaire, toujours en cours, est lancée et les médias
dénoncent une nouvelle tentative de déstabilisation. Embarras au Quai d’Orsay et
à l’Élysée. Dans les mois qui suivent, Cazé, qui a réussi à quitter la Côte
d’Ivoire au terme d’un périple qui n’a rien à envier aux meilleurs SAS, se
défend en tentant de faire croire à des journalistes qu’il préparait un «
contre-coup d’État ». IB et lui étaient censés réagir à une tentative de putsch
menée par Mathias Doué, l’ex-chef d’état-major de l’armée, en exil. Une thèse
guère convaincante. Quelques semaines plus tard, il change de version. Cette
fois, il affirme avoir préparé un putsch et dénonce même les
commanditaires : des personnalités de l’armée française, des services
secrets et de l’Élysée. Info ou nouvelle intox? « Nous n’avons pas
encore tous les éléments du puzzle, reconnaît Jean-Paul Billault. Mais ce dont
nous sommes sûrs, c’est que toute cette affaire est une succession de
manipulations. » Dans quel but? Nuire aux relations franco-ivoiriennes,
empêcher le rapprochement entre Laurent Gbagbo et Guillaume Soro, le Premier
ministre issu de la rébellion, affaiblir le président Sarkozy…?

Jean-François Cazé, l’instrument de cette manipulation, continue jusqu’à
aujourd’hui à alimenter les journalistes en vraies-fausses nouvelles.

Mathias Doué et IB, toujours dans la nature, restent des épées de Damoclès pour
le processus de paix et ses acteurs… Quant à Jean-Paul Ney, il croupit dans les
geôles de la sordide Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca) en attente
d’un hypothétique procès. « C’était un projet journalistique inopportun… »,
explique-t-on laconiquement au Quai d’Orsay.

Source: Libre Forum AGORA, RDPG.ORG

vendredi, 17 avril 2009

L’ESCALE DU RIRE AVEC LES INCONTOURNABLES BLAGUES-SMS

SOURIRE BANANE.jpg
Chers tous, j’espère très sincèrement que le week-end commence sous les meilleurs auspices pour chacun de nous. Pour donner le ton, je vous propose de partager ces quelques belles blagues-SMS prises sur le réseau ORANGE, histoire de vous faire marrer un instant et vous apporter ainsi un peu de bonne humeur. Excellente lecture !


1- Un couple cherche à faire des économies : "Anne, si tu apprenais à cuisiner, on pourrait renvoyer la cuisinière, non?", demande le mari. "Mon chéri, si tu apprenais à faire l’amour, répond la femme, on pourrait aussi renvoyer le chauffeur… !" Affaire à suivre.

2- Un grand et un petit jouent au scrabble. Le grand écrit « guele » ; le petit conteste le mot. Le grand menace et inscrit le mot de force. Il s’y remet en écrivant « viandr », sans sourciller. Le sang du petit fait un tour, mais il ne peut se plaindre. A son tour donc, il décide d’écrire « lo ». Le grand s’indigne : C’est quel « lo », ça ? Le petit de lui répondre : C’est « lo » que tu prends pour cuire ta « viandr » que tu mets dans ta « guele » là ! Qu’est-ce que tu ne comprends pas ? La partie s’est achevée dans une course-poursuite digne d’un film d’action.

3- Deux gars causent à la porte du Séjour des morts : « Comment es-tu mort, compagnon ? », demande un damné à un autre. « Je suis mort de froid », répond t-il. « Et toi ? », demande l’autre. « J’étais sûr que ma femme me trompait. Alors, un jour, je suis rentré plus tôt que prévu afin de pouvoir la surprendre. J’ai cherché dans toute la maison le Tapé Dos, c’est-à-dire celui qui me cocufiait mais je ne l’ai pas vu. Et ma femme m’a quitté pour cela. Déçu d’avoir pu ainsi douter de mon adorable épouse et effondré de l’avoir perdue, j’ai piqué une crise cardiaque et je suis tombé mort ». Alors, le premier lui lance à la figure : « Bâtard-là, si tu avais regardé dans le congélateur, on serait encore vivant tous les deux ! ».

4- A Korhogo, sévit la sécheresse. Le chef du village va consulter un marabout qui lui dit : « Les esprits demandent le sacrifice d’un homme pour faire venir la pluie. A la prière du vendredi, quand l’imam dira Allahou akbar, celui qui se lèvera le premier sera le sacrifice ». A la maison, le chef du village dit à ses enfants, Ali et Mamadou, de ne pas être les premiers à se lever, à la prière du vendredi. Ali en informe son meilleur ami, qui informe son meilleur ami. De meilleur ami en meilleur ami, tout le village est prévenu. A la prière, l’imam crie : « Allahou akbar ! ». Personne ne se lève. Furieux, il met fin à la prière. La suite ? Chacun rentre chez lui en rampant !

5- J'ai battu un record, s'émerveille un jeune homme devant son ami. Ah bon, lequel ?, lui demande l'ami. J'ai réussi à faire en 15 jours un puzzle sur lequel il y avait écrit de 3 à 5 ans. J'ai réussi à le faire, en seulement 15 jours, répond le jeune homme. L'autre de lui rétorquer: Mon frère, tu n'es vraiment pas futé, dèh! Si tu comprenais ce que cela signifiait, tu allais te suicider!


AUTRES SMS INTERESSANTS

1- Cher DIEU, l’Etre qui est en train de lire ce message est beau, fort et je l’apprécie énormément ! Aide-le à briller où il y a de l’obscurité, à aimer où il est impossible d’aimer. Protège-le toujours, soutiens-le quand il a besoin de toi, fais-lui savoir que quand il est avec toi, il est en sécurité.

2- Le bonheur est une rose, mais pour l’attraper, il faut faire face à ses épines qui sont des obstacles à surmonter. Pour cela, il te faut le courage, la persévérance et surtout le soutien de tes proches. Le mien t’est d’office accordé. Que DIEU te comble de grâces et que cette semaine voit ton entrée royale dans les bénédictions qu’il t’a réservées.

3- La richesse nous attire des amis, la pauvreté nous les sélectionne. Ceux qui nous cherchent dans la prospérité finissent par nous fuir dans l’adversité. Le pire des amis, c’est celui qui nous flatte et nous cachent nos erreurs. Que DIEU t’aide à choisir tes vrais amis.

4- L’expérience du beau papillon m’a convaincu que d’un passé moins glorieux peut naître un présent meilleur et un lendemain merveilleux. En effet, le beau papillon naît d’une chenille laide, qui trépasse par la suite. C’est ainsi que chaque jour, DIEU nous fait naître de nos cendres. Il est grand le mystère de l’amour de DIEU. Que l’avenir te procure des grâces au-delà de toutes tes attentes.

5- Certains débutent sur la montagne, d’autres dans la vallée, certains dans une bonne famille, d’autres sans famille. L’essentiel est de développer une attitude positive pour surmonter les obstacles et les épreuves de la vie tout en s’appuyant sur le Dispensateur de toutes les grâces, DIEU le Tout-Puissant.


DINDE Fernand AGBO

16:31 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blagues-sms, humour, orange, rire | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

L'OCDE PUBLIE DEUX LISTES DE PARADIS FISCAUX

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L'OCDE a rendu publiques, le jeudi 2 Avril 2009, deux listes de paradis fiscaux - dont une liste noire qui compte le Costa Rica, la Malaisie, les Philippines et l'Uruguay - après la décision prise par le G20 à Londres d'agir contre les Etats fiscalement non coopératifs.

Cette liste inclut les pays qui ne se sont jamais engagés à respecter les standards internationaux, a précisé l'Organisation de coopération et de développement économiques sur son site internet.

Par ailleurs, une deuxième liste, incluant 38 pays dont Monaco, le Liechtenstein, la Suisse, le Luxembourg et la Belgique, recense les Etats qui se sont engagés à respecter les règles de l'OCDE mais ne les ont pas "substantiellement" appliquées, selon l'Organisation.

A l'issue du sommet de Londres jeudi, les pays du G20 se sont engagés à "agir" contre les juridictions non-coopératives, dont les paradis fiscaux, et laissant le soin à l'OCDE de publier la liste des pays concernés.

Sur son site, l'OCDE publie également une liste de pays qui appliquent "substantiellement" les règles internationales, dont la France, la Russie, les Etats-Unis et la Chine.

Dans une note de bas de page, l'OCDE précise toutefois que les "régions autonomes" chinoises (Hong Kong et Macao) ne figurent pas sur cette liste "blanche", en raison du fait qu'elles s'étaient seulement "engagées" à respecter les standards internationaux.

Selon un haut responsable américain, la Chine et la France ont croisé le fer lors du sommet du G20 autour de la liste des paradis fiscaux, Pékin craignant d'y voir figurer Macao et Hong Kong.

D'après cette source, un compromis a été arraché après "un grand nombre d'allers et retours" entre les deux parties et l'intervention du président américain Barack Obama.

La question des paradis fiscaux, "trous noirs de la finance", avait ressurgi en novembre 2008, au plus fort de la crise financière, lors d'une réunion de 17 pays à Paris, organisée à l'initiative de l'Allemagne et de la France.

Les Etats participants avaient demandé à l'OCDE de "réactualiser" d'ici à mi-2009 sa "liste noire" des paradis fiscaux non coopératifs, à laquelle Berlin souhaitait alors ajouter la Suisse.

Une précédente liste avait été publiée au début des années 2000 par l'OCDE. Mais elle ne comptait plus que trois pays - Monaco, Andorre et le Liechtenstein -, de nombreux Etats ayant, au fil des ans, été rayés de ce classement après avoir pris des engagements de transparence.

"Nous avons demandé à l'OCDE de compléter, de réactualiser, de totalement faire le ménage sur la liste", avait déclaré le ministre du Budget français, Eric Woerth.

Au cours des dernières semaines, plusieurs Etats dans le collimateur de la communauté internationale ont donné des gages de bonne conduite pour éviter de figurer sur cette liste "réactualisée".

La Belgique, l'Autriche, le Luxembourg ou la Suisse, mais aussi le Liechtenstein ou Andorre, ont ainsi annoncé coup sur coup un assouplissement de leurs législations nationales sur le secret bancaire.

La Belgique a elle annoncé sa suppression pure et simple dès 2010, au lieu de 2011 comme envisagé dans un premier temps.

Le Luxembourg et l'Autriche ont de leur côté accepté de coopérer avec les autres pays en échangeant des informations bancaires en cas de soupçons de fraude fiscale. Quant à la Suisse, elle a annoncé qu'elle allait se conformer aux standards de l'OCDE.

Quatre critères sont retenus par l'OCDE pour définir un paradis fiscal : des impôts insignifiants ou inexistants, l'absence de transparence sur le régime fiscal, l'absence d'échanges de renseignements fiscaux avec d'autres Etats et le fait d'attirer des sociétés écrans ayant une activité fictive.

SOURCE : AOL.COM


NOTRE REACTION A CHAUD :

Suite à ce qui vient d'être publié, à savoir le ciblage des Paradis fiscaux, notre question est celle de savoir si les Banques françaises (BNP-Paribas par exemple) vont-elles arrêter, cesser de recevoir (voire blanchir) les fonds provenant des Kleptocrates africains du pré carré (Françafrique) ? Nous parlons surtout de ceux que la France a placés elle-même à la tête de nos pays, comme Sassou Nguesso, entre autres. Dans ce contexte, en permettant aux prédateurs africains de placer le fruit de leurs prévarications et autres larcins dans ses Banques, la France est aussi un PARADIS FISCAL pour les pillards de l'Afrique.

Groupe Africdossier

16:18 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : paradis fiscaux, ocde, g20 | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

vendredi, 10 avril 2009

SOURIRE POUR UN WEEK-END DE PÂQUES

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Chers lecteurs, je me fais un peu rare sur notre blog parce qu'en congé de Pâques, loin des cyber-cafés. Mais, je profite d'une escapade à Yamoussoukro pour vous envoyer ces quelques blagues-SMS reçues sur le réseau ORANGE. Excellent week-end de Pâques à vous!

1- On dit que l'avenir appartient à ceux qui se lève tôt mais le coq se lève tôt et son avenir est toujours dans la sauce!

2- Pendant le cours de conjugaison, la maîtresse, une vieille dame fatiguée, demande à Koffi: "Je suis belle", c'est à quel temps? Koffi de répondre: Vrai, vrai-là, madame, ça c'est avant avant, dèh!

3- Qui rackette? Un prêtre surprend un policier en plein racket et lui dit, sur un ton suppliant: Mon fils, quand vas-tu te repentir du racket? Celui-ci lui répond: Mon père, tel père tel fils. On est même chose. Si on enlève le "RA", il reste la "QUÊTE"!

AUTRE SMS INTERESSANT

Ne dites pas à DIEU combien sont grandes vos difficultés. Dites plutôt à vos difficultés combien est grand votre DIEU et, par cette position de foi, vous libèrerez le bras puissant de l'ETERNEL. A coup sûr, il vous accordera la solution et le succès!

DINDE Fernand AGBO

15:56 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blagues, blagues-sms, humour, orange, week-end de pâques, rire | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

PIRATERIE INFORMATIQUE: MICROSOFT ALERTE SUR DE FAUX LOGICIELS DE SECURITE

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Les pirates informatiques ont de plus en plus recours à de faux logiciels de sécurité pour inciter les gens à installer à leur insu des programmes véreux sur leurs ordinateurs, a averti mercredi le géant américain des logiciels Microsoft.

Dans un rapport, Microsoft affirme que les "logiciels de sécurité corrompus" constituent une menace de plus en plus inquiétante, les pirates exploitant la peur de virus comme le ver informatique Conficker chez les utilisateurs.

« Les logiciels de sécurité corrompus sont la menace numéro un à l'échelle mondiale », a indiqué George Stathakopoulos, responsable de la sécurité informatique chez Microsoft.

« Si on pense au cas de Conficker, combien de personnes sont allées chercher des solutions de sécurité et ont téléchargé des logiciels malveillants? », s'est-il interrogé.

Les logiciels de sécurité corrompus prétendent contrôler la présence de virus dans les ordinateurs, et offrent de les nettoyer moyennant finance.

« Les logiciels corrompus incitent les gens à payer pour une protection qui, sans qu'ils s'en rendent compte, est en réalité malveillante, offre peu ou pas de protection, et est souvent destinée à voler des données personnelles », a averti Microsoft.

Deux « familles de logiciels malveillants » ont été détectées dans 1,5 million d'ordinateurs, et un autre type dans 4,4 millions d'ordinateurs, au deuxième semestre 2008 selon le groupe, soit une hausse de 66% par rapport aux six mois précédent.

« Cela veut dire que lorsque les utilisateurs ont téléchargé ces logiciels, ils ont probablement donné leurs numéros de carte de crédit et été infectés », a relevé M. Stathakopoulos. Les pirates informatiques « ont fait d'une pierre deux coups! ».

Microsoft publie des rapports bi-annuels sur la sécurité informatique. Le groupe s'attend à une forte hausse des infections par des logiciels de sécurité corrompus au cours du premier semestre 2009, en raison du battage médiatique autour de Conficker.

Ce virus, également connu sous le nom de DownAdUp, a muté le 1er avril 2009, renforçant ses résistances et rendant ses initiateurs plus difficiles à localiser.

Le ver, un programme malveillant capable de se reproduire, profite des réseaux ou des ordinateurs dont les systèmes de défense antivirus n'ont pas été récemment mis à jour. Les pirates qui sont à l'origine de Conficker ne lui ont pas encore donné d'ordres spécifiques, ce qui en fait une véritable bombe à retardement, selon Microsoft.

Il pourrait voler des données ou prendre le contrôle des ordinateurs infectés, les transformant en machines « zombies » membres d'un « botnet », un réseau d'ordinateurs malveillants au service de pirates informatiques.

Microsoft a déjà promis une récompense de 250.000 dollars à qui permettrait d'identifier les responsables de ce virus.

Pour éviter les logiciels malveillants, M. Stathakopoulos, fait appel au « bon sens ».

« Si vous surfez sur Internet et que quelqu'un vous propose beaucoup d'argent, ce n'est probablement pas une bonne chose... Vous n'achèteriez pas de médicaments auprès de quelqu'un que vous ne connaissez pas », dit-il.

Publié le : 08 avril 2009
Rubrique : Technologie
Source : AFP

FONCTIONNEMENT D'UN PROGRAMME DE GSM ESPION

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La technologie n'a de cesse d'évoluer. Avec des options nouvelles assez intéressantes. Voulez-vous, par exemple, savoir comment fonctionne un programme de GSM espion, sur téléphone portable? Alors, lisez-moi cet article. Une petite révolution en soi.

1) Principes de fonctionnement :

Il s'agit de modifier un GSM puis de l'offrir à la personne que vous désirez surveiller. La personne surveillée peut mettre la carte SIM de son choix dans le GSM espion. Si elle change de carte SIM vous serez averti par texto.

2) Les options disponibles :

a) Interceptions des SMS: Le GSM espion que vous avez offert à la personne surveillée vous envoie une copie de chaque SMS reçu ou émis sur le GSM espion. La copie du texto vous informe également sur le numéro de téléphone qui a échangé le texto avec le GSM espion. Aucune trace des copies de textos apparaissent dans les journaux des SMS reçus et émis.

b) Ecoute environnementale: Le GSM espion répondra automatiquement à vos appels (en reconnaissant votre numéro). L'écran reste inchangé ne laissant pas voir que vous êtes en écoute. Bien sur, le téléphone ne sonne pas, ne vibre pas et ne s'allume pas lors de vos appels espions. Le GSM espion fonctionnera normalement pour tous les autres appels. Aucune trace des appels émis en mode espion apparaît dans les journaux des appels reçus.

c) Ecoute des communications : C'est l'option la plus difficile à mettre en place. La carte SIM se trouvant dans le GSM espion (= carte SIM de la personne surveillée) doit avoir l'option APPEL EN CONFERENCE. De plus le téléphone doit avoir la fonction Appel en Attente activée dans le menu du GSM espion. C'est une option que la personne surveillée peut désactiver dans le menu de son GSM espion. Avec l'option Ecoute des communications, à chaque fois que le GSM espion reçoit ou passe un appel, il vous transmet un texto d'alerte avec le numéro du correspondant (sauf s'il s'agit d'un appel entrant avec numéro masqué). A réception de ce mesage, vous pouvez appeler le GSM espion pour écouter discrètement la conversation.

d) Ecoute téléphone éteint: C'est une nouvelle option qui permet une écoute environnementale lorsque le téléphone est éteint par son utilisateur. La carte SIM se trouvant dans le GSM espion (= carte SIM de la personne surveillée) doit avoir l'option transfert d'appel. Avec l'option Ecoute téléphone éteint, lorsque le GSM espion est éteint par son utilisateur, vous pouvez malgré tout appeler le GSM et écouter dans son entourage. Tout autre appel sera traité comme si le téléphone est éteint.

3) Achat et installation du programme:

a) Téléphone compatible: Le GSM Nokia que vous offrirez doit être un de ces modèles: Série N: N95 / N93i / N93 / N92 / N91 / N90 / N80 / N77 / N76 / N75 / N73 / N72 / N71 / N70 Série E: E90 / E70 / E65 / E62 / E61i / E61 / E60 / E50 Autres modèles: 6682 / 6681 / 6680 / 6630 / 6290 / 6110 / 5500 / 3250.

b) Numéro IMEI: Lorsque vous avez le téléphone en votre possession, notez son numéro IMEI. Pour cela allumer le téléphone et taper *#06#. Un numéro de 15 chiffres va apparaître sur l'écran. C'est le numéro IMEI de votre téléphone. C'est un numéro de série unique. Le programme que vous achetez ne fonctionnera QUE sur ce téléphone.

c) Installation: Une fois le paiment reçu, sous 24-48 heures, vous recevrez par email le programme pour votre téléphone sous forme de fichier *.SIS. Sauvegardez le sur votre disque dur. A l'aide d'une clé USB Bluetooth envoyez le vers le téléphone Nokia. Une fois sur le téléphone ouvrez le fichier et suivez pas à pas la procédure d'installation.

d) Paramétrage: Une fois le programme installé, vous aurez besoin d'envoyer entre 2 et 4 textos (suivant l'option choisie) depuis le téléphone qui vous servira à espionner vers le GSM espion Nokia. Le téléphone est prêt à être offert à la personne que vous désirez surveiller.

4) Caractéristiques du programme espion:

a)Discrétion : Le programme est entièrement invisible de l'utilisateur du GSM espion. Il n'apparaît pas dans le menu et dans le gestionnaire des programmes. Aucune de ses actions en mode espion (texto, appel secret) n'apparaîtra dans les journaux du téléphone.

b) Contrôle à distance : Toutes les options de votre programme espion sont contrôlables à distance avec de simples textos codés qui seront invisibles de l'utilisateur du GSM espion. Ainsi vous pouvez activer ou désactiver une option particulière. Vous pouvez même désinstaller le programme espion si vous n'en avez plus l'utilité.

Parmi les options de série sur le programmes vous avez: Texto d'alerte au démarrage : Le GSM espion vous envoie un texto à chaque fois que son utilisateur le met en marche. Utile pour savoir quand le titulaire du téléphone branche son téléphone. Texto d'alerte nouvelle carte SIM : Si l'utilisateur met une carte SIM différente dans le GSM espion, vous recevrez automatiquement un texto d'alerte et connaîtrez ainsi le nouveau numéro.

Source: www.etsromarding.kingeshop.com.

vendredi, 03 avril 2009

LES PAYS PAUVRES GRANDS OUBLIES DU G20

G20 LONDRES 2009.jpg
Communiqué de presse - Jeudi 2 Avril 2009.

Réaction du CCFD-Terre solidaire au communiqué du G20.

Le G20 a montré qu’avec un peu de volonté politique, on peut faire quelques avancées. Mais le sort des populations les plus pauvres du monde n’était manifestement pas sa priorité. Pour le CCFD-Terre solidaire, le G20 a manqué une occasion historique de faire du sort des 3 milliards de pauvres la boussole de l’économie mondiale.


Le G20 n’a pas servi à rien. Plusieurs demandes historiques du CCFD-Terre solidaire ont été actées par le G20, comme le principe d’une liste noire des paradis fiscaux et l’abandon de la mainmise de l’Union européenne et les Etats-Unis sur la direction du FMI et de la Banque mondiale. Avec les règles de prudence et les mécanismes de contrôle qu’il a décidé d’imposer aux banques, le risque d’une nouvelle crise financière telle que celle des subprimes est sérieusement amoindri. C’est le minimum qu’on pouvait attendre du G20, mais c’est déjà ça.

Toutefois, pour Antoine Malafosse, délégué général du CCFD-Terre solidaire, « le G20 a beaucoup parlé de régulation et de relance, mais il a complètement oublié un 3ème ‘R’ – la répartition des richesses. Le G20 passe à la trappe le sort des pays pauvres, qui sont pourtant les plus durement touchés par une crise dont ils ne sont aucunement responsables ».

Le CCFD-Terre solidaire en veut pour preuve que :

Ø Seuls les pays émergents ont été invités à négocier, laissant de côté les plus pauvres et l’ONU. Le G20 fait comme si l’ONU n’avait rien à proposer, alors que la Commission Stiglitz a formulé des propositions ambitieuses pour alimenter le sommet onusien sur la crise du 1er au 3 juin[1].

Ø Alors que les paradis fiscaux coûtent 900 milliards de dollars par an aux pays du Sud, les progrès annoncés ne serviront qu’aux pays riches. Avec la liste noire du G20, rien n’oblige les paradis fiscaux à être transparents avec les pays pauvres. Au contraire, le G20 confie le mandat d’évaluer les paradis fiscaux à l’OCDE, un club de pays riches.

Ø Le G20 condamne un peu vite le protectionnisme : il a sans doute raison de le faire pour les pays riches, mais il ne faut pas oublier que pour les pays pauvres, la protection des marchés agricoles est une condition sine qua non pour que des dizaines de millions de paysans puissent continuer à vivre de leur travail.

Ø Le G20 s’est focalisé sur les banques, mais il est resté muet sur le besoin de réguler les entreprises multinationales, qui n’ont aujourd’hui de comptes à rendre devant personne lorsque leurs filiales ou leurs fournisseurs commettent des violations des droits de l’Homme ou de l’environnement dans les pays pauvres.

Ø Le G20 annonce 1 000 milliards de dollars pour le FMI, la Banque mondiale et les banques de développement, mais le bénéfice qu’en tireront les pays pauvres reste flou. Selon le réseau Eurodad, l’aide annoncée par le G20 à l’intention des pays pauvres ne représente qu’1/20ème des besoins chiffrés par la Banque mondiale pour faire face à la crise[2].

Ø Le G20 annonce que les pays émergents auront plus de poids au sein du FMI et de la Banque mondiale, mais ce processus devrait encore laisser sur le carreau les pays les plus pauvres.

Ø Le G20 insiste pour règlementer le crédit, mais il oublie ses lourdes responsabilités dans le surendettement des pays pauvres.

Contact presse : Véronique de La Martinière – 01 44 82 80 64 – 06 07 77 05 80

11:46 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ccfd-terre solidaire, pays pauvres, g20, crise financière internationale, communiqué du g20 | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

jeudi, 02 avril 2009

UN PRESIDENT QUI FAIT TOTALEMENT CORPS AVEC SON PEUPLE

GBAGBO EN LARMES.jpg
La Côte d`Ivoire a rendu hier , à la première journée du deuil national de trois jours décrété par le Président de la République, un hommage bouleversant aux 19 jeunes tombés, dans une bousculade, au Stade Félix Houphouët-Boigny, le dimanche 29 mars 2009, avant le match Côte d'Ivoire - Malawi (5 - 0), comptant pour les éliminatoires combinées CAN - MONDIAL 2010. A cette occasion, le Président Laurent GBAGBO, profondément ému et affligé par cette tragédie, n`a pu réfrener ses larmes. Donnant la preuve de son profond amour pour son peuple.

Drame au Félicia.jpg
"Nous voici réunis pour des circonstances dramatiques. Comme on l’a dit, des jeunes gens sont venus faire la fête, la fête de la jeunesse, la fête du sport. Ils sont venus s’amuser et ils ont rencontré la mort. C’est cela notre problème d’hommes, d’humains. Ces jeunes gens étaient venus parce que depuis longtemps, ils n’ont pas vu leur équipe nationale, leurs vedettes. Ils n’ont pas vu les Kalounho, les Kolo Touré, les Drogba, ils ne les ont pas vus jouer. Donc ils sont venus, ils étaient nombreux et moi-même quand je suis rentré au terrain, j’ai demandé à ceux qui m’accompagnaient si l’entrée avait été gratuite. Or l’entrée n’avait pas été gratuite. Ils avaient payé et ils sont venus. Il y avait tellement de monde ce jour-là au terrain et les gens qui étaient là avaient payé. Voilà, ils ont payé pour rencontrer la mort. Je voudrais ici remercier la Fédération internationale de football (FIFA) qui a décrété une minute de silence sur tous les stades du monde entier où se jouent les compétitions de la coupe du monde aujourd’hui même. Je voudrais qu’on transmette à M Blatter, nos remerciements, parce qu’il nous arrive souvent des malheurs, mais ce n’est pas toujours que les gens sont solidaires avec la Côte d’Ivoire. Il nous arrive souvent des malheurs, mais ce n’est pas toujours que les gens sont solidaires…" S`exprimait le Président Gbagbo, avant de fondre en larmes.

Sans commentaire.

LE SOMMET DU G 20 : LE MONDE VEUT SE FAIRE UN LIFTING ECONOMIQUE ET SE DONNER UNE BONNE CONSCIENCE, MAIS LE MAL EST FAIT !

PHOTO G20 AVRIL 2009.jpgQu'est ce qu'il en sort d'un sommet du G20 ? Tout d'abord, le Groupe des 20 (ou G20) est un forum économique qui a été créé en 1999, après la succession des crises financières dans les années 1990. Il vise à favoriser la concertation internationale, en intégrant le principe d'un dialogue élargi tenant compte du poids économique croissant pris par un certain nombre de pays. Le G20 représente les deux tiers du commerce et de la population mondiale et plus de 90 % du produit mondial brut (somme des PIB de tous les pays du monde).

Le 15 novembre 2008, pour la première fois de son histoire, ce sont les chefs d'État ou de gouvernement qui se sont réunis et non uniquement les ministres des finances. Les membres du G20 sont représentés par les Président accompagnés de leurs ministres des finances respectifs et les directeurs des banques centrales des 19 pays suivants : Allemagne, Afrique du Sud, Arabie saoudite, Argentine, Australie, Brésil, Canada, Chine, Corée du Sud, États-Unis, France, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Mexique, Royaume-Uni, Russie, Turquie.

L'Union européenne est représentée par le Président du conseil et celui de la Banque centrale européenne, ce qui explique le nom de G20. Les membres du G20 appartiennent au pays du G8 et à 10 pays à économies émergentes.

Le sommet du G20 à Washington de la mi-novembre 2008

D'après le communiqué final, la crise financière de 2008 résulterait d'un manque de coopération économique, de problèmes d'évaluation des risques, de normes comptables peu adaptées et disparates, et de déficiences quant à la surveillance des marchés. Le sommet du G20 de nombre 2008 avait condamné la tentation protectionniste et avait également recommandé dans son communiqué final " des mesures budgétaires pour stimuler la demande interne avec des résultats rapides ", il soulignait aussi " L'importance du soutien que la politique monétaire peut apporter dans les conditions appropriées à chaque pays "

Sur la question de la nouvelle architecture financière internationale, le G20 avait à son temps décidé de se réunir à Londres fin mars début avril et de lancer un certain nombre d'études visant :

" à améliorer la transparence et les systèmes comptables au niveau notamment du Bureau des standards comptables internationaux, plus connu sous son nom anglais d' International Accounting Standards Board (IASB), est l'organisme international chargé de l'élaboration des normes comptables internationales IAS/IFRS. Il remplace, depuis 2001, l'International Accounting Standards Committee.

à renforcer le contrôle prudentiel par une révision des normes régissant les agences de notation et par un examen des risques liés aux " dérivés sur événement de crédit " ou en anglais Credit Default Swaps (CDS) sont des contrats financiers de protection, entre acheteurs et vendeurs. L'acheteur de protection verse une prime ex ante " est une locution latine signifiant " au préalable " annuelle calculée sur le montant notionnel de l'actif (souvent dit de référence ou sous-jacent), au vendeur de protection qui promet de compenser ex-post les pertes de l'actif de référence en cas d'événement de crédit précisé dans le contrat. C'est donc, sur le plan des flux financiers, comme un contrat d'assurance.

Il s'agit d'une transaction non-financée : sans obligation de mettre de côté des fonds pour garantir la transaction, le vendeur de protection reçoit des primes périodiques et augmente ses avoirs sans nul investissement en capital si aucun événement de crédit n'a lieu jusqu'à maturité du contrat. Dans le cas contraire, événement plus ou moins probable mais très coûteux, il est contraint de faire un paiement contingent, donc de fournir des fonds ex post. Il s'agit donc d'une exposition hors-bilan.

" à améliorer la gestion du risque en mettant au point de nouveau modèle et en révisant les régimes de rémunérations des traders;

" à améliorer la supervision des marchés en renforçant la coopération entre les instances nationales et en renforçant la surveillance des grandes sociétés financières internationales,

à améliorer la régulation en demandant au FMI (Fonds Monétaire international) et au Forum de stabilité financière (Le Forum de stabilité financière (en anglais Financial Stability Forum) ou FSF est un groupe informel créé en 1999 à l'initiative du G7. Il regroupe 26 autorités financières nationales (banques centrales, ministères des finances, ...), plusieurs organisations internationales et groupements élaborant des normes dans le domaine de la stabilité financière. Ses objectifs relèvent de la coopération dans le domaine de la supervision et de la surveillance des institutions financières. Son secrétariat est hébergé par la Banque des règlements internationaux, à Bâle. En 2009, le forum est présidé par l'Italien Mario Draghi.

Le FSF devrait prochainement s'élargir aux membres du G20 qui n'y sont pas encore représentés.

" des formuler des recommandations pour limiter les effets cycliques de la finance,

" à renforcer la capacité des institutions financières internationales à aider les économies en difficulté.

Or, à la lumière de cette crise économique sans précédent plombée par des spéculations boursières, le groupe des 20 n'ont jamais décelé le moindre indicateur de crash mondial, par l'opacité de ces opérations hasardeuses de traders et banquiers sans scrupules assoiffés de glorioles. Résultat ; Faillites bancaires, des milliards de dollars envolés, une croissance mondiale en berne, des gouvernements impuissants. Le capitalisme financier est en crise. A titre indicatif, pour enrayer et vaincre la faim dans le monde il faudrait simplement une volonté politique internationale d'une enveloppe budgétaire de 15 à 20 milliards de dollars par an.

Un rapport semestriel de la Banque d'Angleterre donne une évaluation chiffrée du coût de la crise actuelle pour le système financier mondial. La Banque d'Angleterre estime le coût de la crise à 2.800 milliards de dollars soit 2.240 milliards d'euros. Un chiffre qui vous donne le tournis, et plaçant ces banques et institutions bancaires comme des organisations mafieuses et criminelles contre le développement et l'équilibre mondial. Certains spécialistes estiment que ce coût est en dessous de la réalité car les pertes continuent.

Quelles sont les causes de la crise financière mondiale ?

Etape 1 : La crise financière part des Etats-Unis en août 2007

La crise débute à l'été 2007 à cause des "subprimes", des prêts hypothécaires consentis à la classe moyenne américaine. En temps normal, un particulier qui souhaite acquérir un appartement peut emprunter en fonction de son salaire et de sa capacité à rembourser. Inconvénient du système : l'emprunt est proportionnel au salaire. Si vous ne gagnez pas beaucoup, vous ne pouvez pas emprunter beaucoup, donc vous ne pouvez pas acheter.

Les Américains ont donc créé des subprimes : vous empruntez ce que vous voulez (même si le salaire n'est pas très élevé) mais c'est la maison qui est en garantie. En clair, si vous ne pouvez pas rembourser, la banque récupère la maison et la vend. Mais quand les prix de l'immobilier baissent, les banques paniquent ! Cas de figure classique : un emprunteur ne rembourse plus, la banque décide donc de vendre sa maison et de tout récupérer. Mais comme les prix de l'immobilier ont baissé, la banque perd de l'argent sur la vente. C'est la crise des subprimes : certaines banques qui avaient eu trop recours à ce type de prêt se sont retrouvés dans une situation financière critique. Et plus de 2 millions de personnes se retrouvent ruinées aux Etats-Unis, faute de pouvoir rembourser les emprunts.

Etape 2 : Toutes les banques sont touchées à cause de la titrisation

Pour tenter de limiter les risques de ces crédits d'un nouveau genre, les banquiers ont eu recours à la titrisation. Ils ont transformé ces emprunts en titre sur les marchés boursiers. Concrètement, si un particulier emprunte 1000 euros, il doit en rembourser 1200 euros à la banque avec les intérêts. Pour gagner plus rapidement de l'argent, les banques ont émis des titres de dette, c'est-à-dire un papier donnant droit à ces 1200 euros. Ces titres de dette se sont échangés sur les places boursières.

Quel est l'intérêt pour les acheteurs de ces titres ? Si l'acquéreur achète son titre à 1100 euros, il sait qu'il a la garantie de recevoir 1200 euros. Or, à partir du moment où celui qui doit rembourser l'emprunt pour l'achat de sa maison ne peut plus payer, le titre n'a plus aucune valeur. Ce sont ces montages financiers complexes qui expliquent la chute de la bourse car toutes les banques étrangères, notamment européennes, se sont aperçues qu'elles possédaient des titres de subprime qui ne valaient plus rien. Tout le monde en avait mais personne ne savait vraiment combien.

Etape 3 : Les banques se méfient et ne se prêtent plus d'argent

Dans un premier temps, les banques étrangères se sont voulues rassurantes. En France, le directeur de la BNP a d'abord affirmé que la banque n'avait pas procédé à des placements risqués de ce type. Mais quelques jours plus tard, après analyse, la BNP réalise qu'elle possède des subprimes. Le jeudi 9 Août 2007, la BNP décide de geler la cotation de 3 fonds d'investissement. La panique gagne alors les marchés car plus personne ne se sent à l'abri. A partir de là, les banques vont se méfier les unes des autres et ne plus vouloir se prêter de l'argent entre elles. Cette crise de confiance des marchés interbancaires va entraîner la faillite de certaines banques, malgré l'injection de milliards de dollars de la réserve fédérale américaine. Vous n'avez rien compris ? Passez à l'étape suivante.

Etape 4 : Faute de liquidités, certaines banques sont asphyxiées dès 2007

Pour comprendre comment les banques ont fait faillite dès 2007, il faut expliquer comment fonctionne le système bancaire. Quand vous empruntez 100 000 euros à la Société Générale, celle-ci augmente la masse monétaire de 100 000 euros. Elle crée donc 100 000 euros. Mais pour éviter que la machine à billet ne s'emballe (créer de la monnaie sans contrôle), la Société Générale doit déposer une partie de la somme créée sur un compte de la Banque Centrale Européenne. C'est ce qu'on appelle les "réserves obligatoires". Si le taux de réserves obligatoires est de 1%, la société Générale doit donc déposer sur le compte de la Banque Centrale Européenne 1 000 euros. Ce système là permet à la banque centrale européenne de contrôler la création de monnaie.

Souvent les banques n'ont pas les liquidités nécessaires pour accorder des crédits (le flux entre l'argent déposé par des épargnants et l'argent prêté aux autres n'est jamais équilibré à l'instant T). Elles empruntent donc de l'argent à une autre banque pour pouvoir verser la "réserve obligatoire" à la BCE afin de pouvoir accorder le crédit au client. C'est une pratique courante : les banques se soutiennent et se prêtent de l'argent entre elles. Mais quand il y a une crise de confiance, c'est tout le système qui s'enraye. Pour éviter un effondrement général et des faillites en cascade, la banque centrale "injecte" des milliards, c'est-à-dire qu'elle permet aux banques de récupérer des liquidités à très faible coût.

Malgré cela, certaines banques se sont retrouvées asphyxiées très rapidement : elles ont perdu des sommes colossales avec les subprimes, et elles n'ont pas réussi à poursuivre leur activité de crédit car les autres banques, méfiantes, ont refusé de leur prêter des liquidités pour faire face. De nombreuses banques se sont donc retrouvées dans des situations difficiles : en Grande Bretagne, la Northern Rock a dû être nationalisée, sous peine de disparaître.

Etape 5 : La panique gagne les marchés financiers en 2008

La plupart des économistes pensaient que le gros de la crise était passé début 2008. Une fois que la crise des subprimes est bien identifiée, que les banques ont revendu ces titres à risques, la crise financière était sur le point de se terminer après un dernier soubresaut fin 2007. Mais la crise est repartie de plus belle en février 2008 quand les banques ont arrêté leurs comptes annuels. Les pertes se sont avérées plus importantes que prévu : entre la chute de l'immobilier, la crise des subprimes, les soubresauts de la bourse qui ont fait chuter les cours, les pertes d'actifs se sont montées à plusieurs dizaines de milliards de dollars pour certaines banques. C'est le cas de Citibank, qui était la première banque mondiale jusqu'à cette crise.

Dès lors, la crise financière qui était d'abord une crise bancaire va se transformer en krach boursier. A chaque mauvaise nouvelle ou publication des comptes d'une banque, le titre de la banque chute sur les marchés financiers. Les banques ont alors des pertes colossales, et comme en 2007, peinent à trouver des liquidités. Vue la situation de crise, comme en 2007, les banques ne se font plus confiance et le marché interbancaire se grippe. Certains établissements de crédit ont donc vu leur valeur boursière chuté en quelques semaines. Par exemple, AIG (numéro 1 de l'Assurance) a perdu 45% de sa valeur en une semaine et 79% sur un an. Lehman Brothers, la quatrième banque d'affaires de Wall Street, a perdu 45% de sa valeur en une seule journée et 94% sur un an. Jamais des chutes aussi vertigineuses n'avaient été constatées depuis la crise de 1929.

Etape 6 : Tentative de sauvetage à coût de centaines de milliards

Face à ce qui s'apparente à une banqueroute généralisée, les banques centrales et les Etats tentent de venir en aide à tous les établissements les plus fragiles pour éviter des faillites qui auraient des conséquences très importantes sur l'économie réelle. Trois sorties de crise sont exploitées :

1. Les banques centrales injectent de nouveau des liquidités pour que ces banques puissent emprunter. Mais cette solution a des limites : la création monétaire doit être fortement encadrée sinon, il y a un risque très élevé d'inflation. Les prix pourraient s'envoler et accélérer ainsi la propagation de la crise dans l'économie réelle.

2. Les banques centrales volent au secours de certaines banques en récupérant à leur compte les titres dépréciés, comme les subprimes. C'est ce qu'a fait la banque centrale américaine en mars pour sauver la banque d'investissement Bear Stearns. La banque centrale américaine a récupéré 29 milliards d'actifs toxiques (dépréciés et peu surs) et facilité la reprise de Bear Stearns par une autre banque JP Morgan. Là encore, cette solution a des limites. La banque centrale américaine ne peut effacer d'un seul coût des milliards de perte pour chaque banque en difficulté.

3. Le gouvernement américain tente de sauver certains établissements pour éviter un effondrement de tout le système bancaire. Par exemple, Freddie Mac et Fannie Mae, deux géants américains du crédit hypothécaire, ont été placés sous la tutelle du gouvernement. Le trésor américain va dépenser 200 milliards de dollars pour sauver ces deux établissements. Seulement, le gouvernement américain ne peut sauver toutes les banques en difficulté : d'abord parce que cela coûte des milliards de dollars aux contribuables, et ensuite parce que cela donnerait de très mauvais signes aux marchés financiers, qui auraient l'impression de bénéficier d'une certaine impunité. A quoi bon assainir le système si les Etats sont prêts à aider toute le monde à coût de plusieurs centaines de milliards de dollars ? Voilà pourquoi le Trésor américain a refusé de voler au secours de la banque Lehman Brothers, qui a donc fait faillite.

Et maintenant ? De nombreuses banques sont dans des situations difficiles. Le gouvernement américain tente de convaincre le congrès de voter un plan de sauvetage de 700 milliards de dollars. Les marchés financiers sont toujours aussi volatiles, la confiance n'est pas revenue. Tout ceci va avoir des conséquences sur l'économie réelle en France et en Europe : les banques vont durcir les conditions de crédit pour les particuliers (les prêts immobiliers sont plus difficiles à obtenir) et pour les entreprises (les investissements vont se ralentir). Le capitalisme financier connaît donc l'une des plus graves crises depuis le krach boursier de 1929.

Cette crise frappe par sa rapidité et son enchaînement : la crise immobilière américaine s'est transformée en crise financière et bancaire, elle-même entraînant une crise économique mondiale avec des risques de récession aux Etats-Unis, en Europe et partout ailleurs. Signe que la crise est sérieuse, la croissance française ne devrait être que de 1% en 2008, et les chiffres du chômage sont très mauvais au mois d'août : il y aurait entre 30 000 et 40 000 demandeurs d'emploi en plus. Il faut remonter à 1993 pour trouver une hausse aussi brutale du taux de chômage en France d'après politique.net


POURQUOI SARKOZY MENACE DE CLAQUER LA PORTE ?


À 48 heures de l'ouverture du très attendu sommet de Londres sur la crise internationale, Nicolas Sarkozy fait pression sur ses partenaires du G20. L'objectif poursuivi ? Que des avancées effectives découlent de cette réunion internationale. En déplacement à Châtellerault, dans la Vienne, mardi, pour défendre ses mesures sociales , il a estimé que la crise économique et financière était "trop grave pour que l'on se permette un sommet pour rien". Le président français veut toutefois rester optimiste : "J'ai eu Gordon Brown (le Premier ministre anglais) encore longtemps hier soir (lundi soir au téléphone, NDLR), il a une volonté d'avancer. J'ai eu Barack Obama (le président américain), j'ai vu ce qu'il a écrit aussi, il faut qu'on obtienne des résultats."

Le 18 mars dernier, à l'issue d'un conseil des ministres, le Président se serait fait beaucoup plus menaçant selon Le Figaro et The Times mardi : "Si ça n'avance pas, ce sera la chaise vide ! Je me lèverai et je partirai." "Rien ne serait pire qu'un G20 a minima, je préfère le clash au consensus mou", aurait-il glissé dans des propos rapportés à la veille de s'envoler pour la capitale britannique.

"Il faut des résultats"

"Je crois que le sommet de Londres doit parvenir à des résultats concrets et à des conclusions très importantes", positive pour sa part le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, qui prévient toutefois qu'on "ne peut pas attendre de solution miracle le 2 avril". Selon lui, "il sera utile d'avoir un autre sommet cette année". Une éventualité que le Premier ministre britannique Gordon Brown n'a pas non plus exclue.

Au coeur des préoccupations élyséennes, la régulation financière, jugée responsable en grande partie de la crise économique actuelle. Lors de son discours à Saint-Quentin, le 24 mars , Nicolas Sarkozy a prévenu que le G20 devrait aboutir à des "résultats" en la matière. "On ne peut pas tout changer d'un coup mais il faut des résultats (...) Je ne m'associerai pas à un sommet mondial qui déciderait de ne rien décider", a-t-il alors averti, assurant que la France allait "porter le combat pour la moralisation du capitalisme financier et pour la refondation d'un capitalisme mieux régulé" lors de ce sommet de Londres selon le point.


LES ALTERMONDIALISTES UN MAL NECESSAIRE POUR LA RESOLUTION DE CETTE CRISE


Le mouvement altermondialiste, ou altermondialisme, est un mouvement social composé d'acteurs très divers qui proposent pour l'essentiel un ensemble de valeurs " sociales " et soucieuses de l'environnement comme moteur de la mondialisation et du développement humain, en opposition à ce qu'ils analysent comme les " logiques économiques de la mondialisation néolibérale ".

Plusieurs milliers de personnes étaient attendues samedi à Londres pour une grande marche altermondialiste avant le sommet du G20 jeudi, un rassemblement qui pourrait être le plus important dans la capitale britannique depuis celui de 2003 contre la guerre en Irak.

Le défilé avec pour principal slogan "Put people first" ("Donnez la priorité aux gens"), a été préparé par une coalition de plus de 150 organisations dont le large éventail de sensibilités converge vers un intérêt commun: "l'emploi, la justice et le climat". Des manifestations similaires étaient prévues samedi à Berlin, Francfort ou encore Paris, tandis qu'entre lundi et jeudi, des protestations tous azimuts sont programmées à Londres (sommet alternatif, journée du poisson d'avril financier pour bloquer les établissements financiers de la City, campement dénonçant le réchauffement climatique).

Risques d'actions violentes à la City

Des membres de la coalition ont dénoncé le coût de l'organisation d'un tel évènement: entre 19 et 20 millions de livres (plus de 20 millions d'euros) pour le pays hôte. Rendez-vous a été donné à Victoria Embankment, sur les berges de la Tamise en bordure du quartier des affaires de la City, avant de défiler jusqu'à Hyde park qui devrait être rallié vers 15h30. La coalition -composée de syndicats, organisations caritatives, défenseurs de l'environnement, associations religieuses, groupes d'étudiants, militants pacifistes- table sur la participation de centaines de milliers de personnes. Mais certains pourraient être découragés par la bruine qui tombait par intermittence sur Londres et une température d'une dizaine de degrés seulement.

Des milliers de policiers ont été acheminés de la province anglaise vers Londres pour prêter main forte à Scotland Yard. La police craint en particulier des actions violentes dans la City, cœur de la finance britannique, notamment contre des établissements bancaires et autres institutions financières.

En l'état actuel des choses, les projets de conclusion du G20 ne conviennent ni à l'Allemagne ni à la France", a expliqué, dans la matinée, le président de la République Français, Ce sommet accouchera d'une petite souris qui fera fuir les grands de ce monde. Bis repetita ! Le monde servira ses richesses de plus bel aux nantis et les pauvres iront voir ailleurs sous un pont de la misère.

Rédacteur en chef
BONGOS Roger


Source: www.diasporacongolaisedefrance.com

22:09 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : g20, crise financière internationale, bongos roger | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mercredi, 01 avril 2009

GARDER LE SOURIRE DANS LA GRISAILLE

SOURIRE.jpg
Le monde va mal (crise financière), nos pays vont mal (crises de toutes sortes) et quelquefois, ça va mal chez nous. Et pourtant, il faut continuer à vivre. Ceux qui puisent leurs ressources en DIEU ont la lumière de la vie et la force de l’aigle, pour prendre un nouvel envol.
A défaut d'avoir ces ressources indispensables à la vie dans notre siècle difficile, et même si vous les avez déjà, ne vous privez pas de rire et de vous détendre avec ces quelques blagues-SMS, prises sur le réseau ORANGE. Bonne lecture !



1- Un gars croise une go (une jeune fille) et lui dit : « Vous êtes très belle, mademoiselle ! ». Elle répond : « Merci, monsieur, mais je ne peux pas en dire autant de vous ». Alors, le gars lui rétorque : « Quand c’est comme ça, faites l’effort de mentir un peu comme moi ! ».

2- Douyou et Zahui, à un cours d’Anglais. Le professeur demande un dialogue entre les deux. Zahui dit à Douyou, dans son anglais approximatif : « Douyou, what do you do ? ». Douyou s’offusque : « Ne joue pas avec mon nom ! ». Zahui reprend : « What do you do ? ». Douyou, fâché, réplique : « Zahui, what zahui za? ».

3- Réunion de famille pour un mariage. Les deux familles discutent du lieu de la lune de miel de leurs deux tourtereaux. La jeune fiancée rejette toutes les propositions et dit : « Le meilleur serait l’Hôtel Tiama, surtout dans la suite du 3ème étage. Car à Ibis, les draps ne me plaisent pas. A Sofitel, le directeur n’est pas galant et il y a une hôtesse, là-bas, qui m’énerve. A l’Hôtel Ivoire, tout est vieux, les lits sont durs. Novotel, les concierges ont les foutaises et le Golf Hôtel, je vois trop de rebelles, là-bas. Les autres hôtels ne sont pas assez luxueux et puis leurs chambres sont trop petites ». Haaann… ! Le mariage a été annulé.

4- Une dame se présente chez le pharmacien. "Bonjour, monsieur! je voudrais de l'acide acétylsalicylique, SVP !". "Vous voulez dire de l'aspirine ?", demande le pharmacien. "Ha ! oui, c'est cela... je ne me souvenais plus du nom."

5- Dans un bal, un monsieur dit à une fille: "Mademoiselle, les danses me semblent tellement courtes avec vous!". "Bien sûr, répond la fille, le chef d'orchestre est mon fiancé!".

6- Une belle jeune femme demande à un élégant monsieur: "Dites-moi...Vous aimez sentir le contact du corps de quelqu'un contre vous ? Qui vous fasse suer... Sentir son souffle sur votre visage ou sur votre nuque... Essayer de nouvelles positions... Entrer par l'arrière... ou par l'avant... Monter... Descendre... Entrer... Sortir... Entrer froid et sortir chaud...?". "Ouii ! ! !", répond le monsieur, les yeux rivés sur la beauté en face de lui. "Vous aimez ça, alors ! ! ?", demande la jeune femme. "Oui!", s'empresse de répondre l'homme. La belle jeune femme de terminer: "Alors, prenez le bus, monsieur !" Han! Pah, pah, pah!


DEVINETTE

Je fais partie d’une famille de 12 enfants. Je suis le 2ème fils de ma famille. Le plus grand a 31 ans, notre dernier a aussi 31 ans. Quant à moi, j’ai 28 ans et tous les 4 ans, mon âge augmente d’un an. Qui suis-je ? (Poster votre réponse en commentaire).

DINDE Fernand AGBO

23:33 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Humour | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : humour, rire, garder le sourire, blagues, blagues-sms, orange | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

YOUPI ! NOUS SOMMES PAUVRES ET TRES ENDETTES !

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Hier, mardi 31 Mars 2009, le Président de la République de Côte d’Ivoire a fait une adresse à la Nation, suite au drame qu’a connu notre pays, le dimanche 29 Mars 2009, au Stade Félix Houphouët-Boigny, avant le match Côte d’Ivoire – Malawi comptant pour les éliminatoires couplées de la Coupe d’Afrique des Nations et de la Coupe du Monde 2010, drame qui a fait 19 morts et 132 blessés par étouffement et par piétinement. Il a décrété un deuil national, du 1er au 3 avril 2009, pour permettre aux Ivoiriens de se recueillir et d'avoir une pensée pieuse pour leurs disparus.

Il a saisi cette occasion pour annoncer, officiellement, l’élection de la Côte d’Ivoire à l’initiative PPTE (Pays Pauvre Très Endetté), qui permettra, à terme, à notre pays - si nous donnons la preuve de notre capacité de bonne gouvernance - de se voir annuler près de 7000 milliards de francs CFA de dette. Mais cette disposition nous permet, dès à présent, de bénéficier d’une réduction dans le règlement annuel du service de la dette.
Une bouffée d’oxygène qui fait pratiquement sauter au plafond nos autorités gouvernementales, et le paradoxe ne manque pas de nous renvoyer une image tout à la fois cocasse et tout aussi franchement gênante.

Qu’à cela ne tienne, pourvu que cet argent serve à tirer notre pays de la mauvaise passe et de ce surendettement qu’il connaît depuis de longues années et qui a pris son origine, dans les années 1970, avec la gestion du Président Houphouët-Boigny, suivie des années 1990, avec celle du Président Bédié, a dit le Président GBAGBO.

Selon le Président de la République, cet argent servira prioritairement à éponger la dette intérieure, à assurer le versement des subventions des collectivités territoriales (Districts, Conseils Généraux et Mairies) pour donner un coup d’accélérateur au développement local et à oxygéner financièrement nos représentations diplomatiques, au nom de la dignité et de l’honneur de notre pays, qui ne peut se permettre, plus longtemps, de ne pas être solvable, à l’étranger.

Le Président qui se veut regardant sur la gestion de cette bulle d’oxygène, de cette manne, entend garder un oeil sévère sur son utilisation.
Si pour le renflouement des caisses de nos représentations diplomatiques et le règlement de la dette intérieure, je suis plus ou moins sûr que les déperditions seront moindres (quand même j’ai la certitude que les dettes seront réglées des plus offrants, en terme de dessous de table, aux moins offrants, la pratique étant plus qu’habituelle), il ne pourrait en être de même pour les collectivités territoriales.

Dans ces institutions, le réflexe est de s’en mettre plein les poches. Avec la complicité de tout le monde : Gouverneurs de Districts, Présidents de Conseils Généraux, Maires, Fournisseurs (beaucoup de factures sont du faux et des ententes), Entrepreneurs (au centre de bien des arrangements financiers qui remplissent les comptes bancaires des uns et des autres), Directeurs Techniques, Directeurs Financiers, Trésoriers Généraux et Contrôleurs Financiers (qui y trouvent largement leur compte, eux qui touchent des primes faramineuses pour contrecarrer ce genre de dérives mais qui ne font rien dans ce sens). Dans ce « deal », tout le monde mange. Allègrement. Sans que cela n’émeuve personne, le moindre du monde. C’est à cela que nous sommes habitués, dans ce pays extraordinairement désordonné.

Comment le Président GBAGBO compte imposer sa rigueur de gestion dans ce « foutoir », c’est à ce niveau-là que nous les Ivoiriens, nous l’attendons, comme on dit. Et pour cause : L’Inspection Générale d’Etat est inexistante, les services de la décentralisation commis au contrôle et à la préparation de l’approbation des budgets des collectivités territoriales par le Ministre de l’Intérieur, ne sont coercitifs ni à priori ni à posteriori des investissements. Ce qui permet à tout le monde de faire n’importe quoi et n’importe où, dans la plus grande sérénité, avec la bénédiction du Trésor Public. Extraordinaire ! Dans quel pays sommes-nous ?

Le Président GBAGBO (personne ne le lui a demandé) a pris un engagement devant la Nation d’être intraitable sur la question de la gestion de cet argent. S’il y a de la déperdition ou des détournements, il en sera le seul et unique responsable. C’est à lui de nous prouver qu’il est capable de tenir cette parole qu’il a donnée, devant tous, et de ne pas nous offrir l’occasion (que nous n’allons pas rater, soyez-en sûrs) de lui tirer dessus à boulets rouges. A bon attendeur…, salut !


DINDE Fernand AGBO