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samedi, 23 mai 2009

DRAME AU FELICIA: ENFIN DES RESPONSABLES! QUE JUSTICE SOIT FAITE!

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Les premiers résultats de l’enquête sur le drame du 29 mars au Stade Houphouet-Boigny, sont connus depuis hier. Albert Anzouan Kacou, le président du comité d’organisation du match Côte d’Ivoire-Malawi et trois membres des Forces de sécurité et de défense (Fds), le chef du district 4 de police, Djokouehi Léon, le commandant du groupe des escadrons, Valentin Gadau Obou et Léopold Magloire Goué, commandant du camp commando d’Abobo ont été inculpés hier, pour homicide et blessures involontaires.
C’est le résultat des deux enquêtes diligentées par le parquet sur injonction du Président de la République à la suite du drame survenu le 29 mars dernier lors de cette rencontre au stade Houphouet-Boigny. M. Anzouan sera traduit devant le tribunal correctionnel en citation directe. Tandis que les agents des Fds mis en cause devront passer par une autre procédure pour être jugés. Selon les conclusions de l’enquête, il y a eu beaucoup de légèreté dans la sécurisation du match.
Avant chaque opposition, le comité d’organisation organise une réunion dite de sécurité avec les responsables Fds commis à la sécurité du match, le responsable sécurité Fifa et un membre de la commission sécurité de la Fif. Cette procédure, selon le rapport lu par le procureur de la République Raymond Tchimou, entouré pour la circonstance de ses substituts, a été respectée pour ce match Côte d’Ivoire-Malawi. «Seulement l’enquête a révélé qu’elle a été quasi informelle en ce sens qu’elle n’a pas été sanctionnée par un procès-verbal qui aurait permis, dans le cas d’espèce, de situer immédiatement après coup, les responsabilités. Cette carence a suscité une polémique quant aux missions effectivement confiées aux différents participants, notamment les fds», révèle-t-il. Plus grave, à cette réunion informelle, l’enquête révèle qu’il n’y avait aucun membre de la commission sécurité de la Fif. Le commandant Goué Léopold représentant la gendarmerie, qui assurait la couverture du match n’y était pas non plus. Selon donc le document distribué par les services du procureur, cette réunion tardive «puisqu’elle a eu lieu seulement la veille du match, s’est tenue avec beaucoup de légèreté, en témoignent l’absence de procès-verbal et les absences des responsables précités». En un mot, le défaut de coordination pour la sécurisation du match a rendu inévitable ce drame.
Au niveau de la billetterie, M. Anzouan a eu tort de confier l’édition des billets à un certain Aka Faustin qui n’est pas imprimeur. Ce dernier aurait sollicité les services de plusieurs imprimeries, ce qui aurait ouvert largement la porte à la possibilité d’émettre des billets parallèles. Pire, les premières déclarations d’Anzouan sur une chaîne de radio internationale se sont révélées fausses. Le patron de l’organisation de la Fif annonçait avoir vendu 31.616 tickets. Alors que son associé Aka Faustin avouait en avoir confectionné plus de 37.000. Plus que la capacité d’accueil du stade Houphouet-Boigny. L’enquête note surtout un comportement suspect de M. Anzouan, qui tentait d’effacer des preuves. Il a demandé avec Koné Ardiouma, le directeur général par intérim de la Fif, à Beugré Ando le comptable de cette instance, d’émettre une facture antidatée de 31.616 tickets.
Les forces de l’ordre, elles, seront jugées pour avoir minimisé les risques de débordement. Venues en nombre insuffisant, elles se sont limitées aux missions contenues dans les courriers qui leur ont été adressés par le comité d’organisation de la Fif. Alors qu’elles ont une mission régalienne de maintien de l’ordre qui les obligeait à prêter main-forte ou même à demander du renfort pour éviter ce genre de drame. Selon le procureur, il n’appartient pas à la Fédération ivoirienne de football (Fif), qui est une structure privée de dicter aux Fds, les dispositions sécuritaires à prendre. Le délit de racket n’a certes pas été prouvé. Cependant, il leur est reproché l’absence de filtrage des spectateurs non munis de tickets au premier poste de contrôle. Ce qui a constitué, selon l’enquête, la faille majeure du dispositif sécuritaire de la Fif. Puisqu’ayant permis un attroupement massif aux abords immédiats du stade. D’autres délits, à savoir faux et usage de faux en écriture privée et de commerce sont attribués à Beugré Andoh (comptable à la Fif), Koné Ardiouma (Dg de la Fif), Yao Séraphin, Camara Shindou, Kouadio Rosine Kouadio et Kouakou Florence. Deux autres personnes, Aka Faustin et Serges Zabalou, sont poursuivis pour faux et usage de faux en complicité avec M. Anzouan. Ils devront tous passer devant le tribunal le 19 juin prochain.

Paul Bagnini

Source: Fratmat

Commentaires

le fan club de linternational ivoiro-beninois salut la memoire des victimes et dit plus jamais ça dans le sport facteur de rassemblement .le president baly dit yako a toutes les familles endeuillées

Écrit par : baly germain | mercredi, 17 juin 2009

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