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samedi, 29 août 2009

LES GABONAIS SERONT-ILS CAPABLES DU SURSAUT HISTORIQUE?

 

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Demain, dimanche 30 août 2009, le Gabon pourrait écrire une nouvelle page de son histoire ou manquer totalement le rendez-vous de l’Histoire. Au risque de sombrer pour longtemps dans l’instabilité ou des lendemains imprévisibles et incertains. Après plus de 40 ans d’un règne sans partage du Président Omar Bongo Ondimba, véritable tribun et oligarque achevé, dans ce petit pays dont la population est d’à peine 1,6 millions d’habitants, l’équivalent de celle d’un quartier d’Abidjan.

Un pays dont le budget s’évalue à environ 1700 milliards de francs CFA, l’équivalent – à peu de chose près - du budget de la Côte d’Ivoire, qui compte plus de 16 millions d’habitants. Pour saisir le sens de ces chiffres et comprendre la monstruosité du pillage du Gabon, imaginez un quartier de la Commune de Yopougon, à Abidjan, géré avec le budget de la Côte d’Ivoire tout entière ! Alors, comment comprendre que le Gabon puisse avoir de si graves problèmes d’infrastructures sanitaires et scolaires, avoir une population aussi pauvre, ne posséder que 900 Kms de bitume ? Comment comprendre que les gabonais dépendent, en ce qui concerne leur vivrier, du voisin du Nord, le Cameroun, et que le Gabon n’ait que deux villes dignes de ce nom, Libreville et Port-Gentil ?

La question logique qui découle de ce questionnement, c’est de savoir où passe toute la manne financière générée par la forte production pétrolière, par les industries extractives d’uranium et de manganèse et par l’exploitation abondante du bois de ce petit pays de 268 000 Km2 d’Afrique centrale, couvert à plus de 70% d’une forêt dense équatoriale ?

Cette véritable mine d’or naturelle qu’est le Gabon croupit dans la misère. Est-ce seulement pensable, acceptable ? Ce précieux trésor n’était qu’au service du tribun et de l’oligarchie qui constituait sa cour. Et au besoin, servait à acheter ou soudoyer des opposants politiques encombrants et empêcheurs de ‘’manger en rond’’, pour en faire des alliés, à jamais muselés. L’essentiel de cette manne atterrissait dans les caisses d’entreprises politico-mafieuses françaises comme ELF et consorts, et à entretenir des relations françafricaines indispensables pour se maintenir au pouvoir, ad vitam aeternam.

Visiblement, pendant plus de quatre décennies, le Gabon aura été administré comme une entreprise française dont Omar Bongo Ondimba était le Président Directeur Général (vous avez dit PDG ? Le PDG est le parti politique d’Omar Bongo, actuellemnt au pouvoir). Et le candidat Ali Bongo n’en est que le digne successeur. Il est donc, le plus naturellement du monde, celui qui bénéficie de tout l’appui (politique et militaire) de l’Elysée et du soutien des milieux ultralibéraux les plus orthodoxes de France.

Le peuple gabonais acceptera-t-il, de bon cœur, de laisser se prolonger, pour quelques nouvelles décennies, sa propre prise en otage, se rendant ainsi complice de sa propre captivité ou trouvera-t-il les ressorts nécessaires, au plus profond de sa dignité, pour mettre le holà définif à ce simulacre de démocratie dont on le repaît depuis une petite éternité ? Les résultats de l’élection présidentielle de demain nous le diront ! Que DIEU bénisse le peuple gabonais !

DINDE Fernand AGBO

18:53 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Gabon | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : élection présidentielle gabonaise, omar bongo ondimba, ali bongo | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

DE BONNES BLAGUES-SMS !

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Chers lecteurs, voici de quoi vous marrer un bon coup ! Ça vous fera un grand bien, à coup sûr. Bonne lecture !

1-    Prière d’un gourmand : Je vous salue Marmite pleine de viande, la sauce est avec vous ! Vous êtes béni au feu et l’agouti, le fruit de notre sauce est béni ! Sainte Marmite pleine de viande priez pour nous, pauvres mangeurs jusqu’à ce que nous soyons rassasiés. Amen !

2-    Deux déménageurs sont chargés de transporter un énorme piano jusqu’au 50ème étage d’un gratte-ciel. Dramatiquement, la veille, l’ascenseur est tombé en panne. Ils devaient donc prendre les escaliers. Au bout de cinq heures, l’un dit à l’autre : ’’J’ai deux nouvelles à t’annoncer ; une bonne et une mauvaise. Je commence par laquelle ?’’. ’’La bonne’’, dit l’autre. ’’On est au 49ème étage’’. ’’Cool !’’. ’’Et la mauvaise ?’’. ’’On s’est trompé d’immeuble… !’’. Imaginez la suite !

3-    Un gars raconte une histoire à son copain : ’’Une pauvre souris qui traversait la rue s’est faite couper la queue par un automobiliste. Bête qu’elle est, elle est retournée chercher sa queue et une moto lui a écrasé la tête. On se demande encore qu’elle est le sexe de la souris. Je pense que c’est une femelle car seule une femme est capable de perdre la tête pour une queue et toi ?’’

4-    A sa mort, un homme va au paradis. Une fois là-bas, il entend de la musique de l’autre côté de la clôture. Il demande au gardien d’où ça vient. Ce dernier lui répond : ’’De l’enfer qui est à deux pas’’. Curieux, il va voir et y passe deux jours. A son retour, le gardien lui dit que l’Archange Michel, le chef des anges, est fâché contre lui. Le mec répond : ’’Dis à Michel de ne pas se fâcher car je viens prendre mes affaires pour y retourner’’. ’’Ça, je parie que c’est un gars de Yop-City !’’, dit le gardien.

5-    Rendez-vous, cette nuit, au Palais du Sommeil pour suivre un grand concert dénommé ’’Beau et doux rêve’’, avec la participation agréable du matelas. En featuring, le ventilateur et les coussins moelleux. Tenue exigé : Un gros drap pour se couvrir. Artiste invité : DJ Moustique, qui fera la démonstration de son nouvel album, ‘’’Le piqué-piqué’’ !

6-    Yao se rend à la poste pour envoyer un télégramme : ’’C’est 100 francs le mot et la signature est gratuite’’, dit l’employé de poste. Yao répond : ’’Ah, ok ! Donc pour le texte, mettez ’’Salut !’’ et pour la signature, mettez ’’Ton ami Yao se marie le samedi prochain, à 14 heures, à l’Hôtel de Ville d’Abidjan. Pardon, il faut venir !’’

7-    Un maître dit à ses élèves : ’’Citez-moi des verbes du 1er groupe’’. Amani se lève et dit : Manger, avaler. ’’Bien ! Au suivant !’’. Tito dit : Dribbler, marquer. ’’Très bien ! Au tour de Papou !’’. Monsieur, pour moi est beaucoup, dèh ! ’’Vas-y donc !’’, dit le maître. Alors, il dit : Rencontrer, brèquer (draguer), accepter, inviter, entrer, déshabiller, bécotter (préliminaires)… Le maître, transpirant, dit : ’’Si tu la fait coucher, tu es mort, je te fais sortir de la classe !’’

8-    Un père mange son foutou, non loin de son fils de 5 ans, qui étudie. Il lit : ’’Papa mange du foutou et donne aussi à son fils’’. Le père rit et dit : ’’Il faut bien lire, dèh, mon fils ! CP1-là, j’ai fais aussi. Ils n’ont jamais écrit ça dedans !’’

9-    Un homme surprend sa femme avec son amant. Prise de panique, elle dit : ’’Chéri, c’est mon mari de nuit. Parfois, il vient comme un esprit et parfois aussi il est comme l’homme ! Sinon, lui que tu vois-là, c’est pas l’homme, dèh ! C’est vrai, vrai génie ! Donc, si tu es malin, il faut laisser comme ça ! Faut pas chercher palabre !’’

10-    Lors de la Fête de l’Indépendance, un militaire des FDS se présente : ’’Sergent Tapé, Matricule 00205 !’’. Au tour d’un militaire des Forces Nouvelles : ’’Sèligen chèfou Ouattara Drissa, Mantricu fohi fohi bi-saba !’’. En fait, il voulait dire Matricule 00150 !

11-    Papou demande à son père de lui expliquer la manière dont fonctionne un Etat ? Le père dit : ’’Moi, c’est le pouvoir, ta mère le gouvernement, ton grand-père le conseiller, toi la jeunesse, la servante la classe ouvrière, ton petit-frère l’avenir du pays’’. Or, l’enfant voyait son père faire ’’chat noir’’ sur la servante. Le lendemain, il dit : ’’Père, je sais comment un Etat fonctionne’’. ’’Je t’écoute mon fils’’. ’’Au fait, la jeunesse assiste aux abus du pouvoir sur la classe ouvrière, en l’absence du gouvernement, hors de l’œil du conseiller, pendant que l’avenir du pays dort !’’

12-    Un vieux sénoufo entre dans un bistrot pour boire un verre de gbèlè (boisson alcoolisée). Dès qu’il sort, il ne voit plus son vélo. Il retourne s’asseoir et dit : Je vais prendre un autre verre, ici, et celui qui a pris mon vélo devrait le remettre à sa place sinon je ferai ce que j’ai fait dans le village voisin et je n’aimerais vraiment pas faire pareil, ici ! Après avoir fini, il ressort et voit son vélo. Le gérant sort et lui demande : Qu’as-tu fait dans le village voisin ? Le vieux dit : J’ai marché jusque chez moi !

DINDE Fernand AGBO

03:57 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Humour | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : rire, éclat de rire, humour, détente, sourire | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

vendredi, 28 août 2009

LE BROUTAGE, UN VERITABLE CANCER ECONOMIQUE

Lu sur ABIDJAN TRIBUNE.

Le « Broutage » ou « Brou » est une expression de rue qui désigne l’arnaque via Internet. Selon les témoignages recueillis, ce mot est né du proverbe vulgaire « le mouton broute là où on l’attache ».

L’idée répandue est qu’originellement le « brouteur » comme le mouton obtient sa pitance sans déployer d’énormes efforts.

Ce phénomène qui a débuté dans les pays anglophones, s’est rapidement répandu en Afrique francophone en général et en Côte d’Ivoire en particulier. Selon les organisateurs de la conférence régionale africaine sur la cyber sécurité du 20 Novembre 2008 tenue à Yamoussoukro, la majorité des courriers électroniques indésirables (spams) proviendrait de la Côte d’Ivoire.


Au dire des gérants de cyber espace, les pratiquants du « brou » sont de plus en plus jeunes dans notre pays.

L’ATCI, Agence de Télécommunications de Côte d’Ivoire, qui est l’autorité de régulation du secteur, a par la voix de son Directeur Général vivement décrié cette pratique au cours de la conférence régionale africaine sur la cyber sécurité du 20 Novembre 2008 à Yamoussoukro. « La Côte d’Ivoire est devenue la plaque tournante de l’escroquerie sur Internet » avait t-il déploré.
Cette situation qui provoque des effets néfastes au niveau économique et social, menace les bases du système éducatif ivoirien. Ces « fossoyeurs de l’Economie nationale », trop préoccupés par la recherche du gain facile, ignorent pour la plupart les effets de leurs pratiques.

Le présent article est une incursion dans l’univers des brouteurs, une analyse des effets de leurs pratiques et une recherche de solutions applicables par le système éducatif, les autorités publiques et les entreprises du secteur.

De l’arnaque pur et dur

Les Brouteurs utilisent généralement quatre types d’arnaques :

• L’achat de marchandises en lignes par cartes de crédit ;
• La compagnie de sécurité ou d’hypothèque de biens ;
• Les transferts bancaires ;
• La vente de billets d’avion.


La plupart de ces arnaques se font à partir de cartes de crédits qu’on appelle dans le jargon « bonbons » ou « une deux ». Ces cartes ou du moins leurs références sont vendues depuis l’Europe ou même sur place. Le principe est tout simple : Lorsque le client d’un magasin ou d’un grand hôtel de la place réalise une transaction par une carte de crédit à partir d’un terminal, certains agents véreux de ces structures recueillent toutes les références desdites cartes et les revendent aux « brouteurs ».


L’achat de marchandises en lignes par cartes de crédit


Cette arnaque consiste à faire parvenir par mail, à un magasin qui vend en ligne, une commande. Une fois que le « brouteur » reçoit la cotation (sorte de facture pro forma). Il demande le mode de prélèvement en espérant que l’Entreprise exige un prélèvement bancaire. Il utilise alors « les bonbons » qu’il a acheté pour valider le paiement. Le tour est joué lorsqu’il réceptionne la marchandise par transfert.


La compagnie de sécurité ou d’hypothèque de biens


Cette arnaque débute généralement par un mail dans le genre : « Je me nomme Singulu Mobutu, neveu du défunt président, mon oncle m’a légué une bagatelle de 5 millions de dollars US bloqués à la banque X…………, si vous m’aidez à les obtenir, vous toucherai 5% du montant global ». Ce mail est appelé dans le jargon « le format », c’est une sorte d’appât émis vers des milliers d’adresses électroniques chaque jour. Pour ce faire, mail extractor est utilisé pour collecter les adresses et un logiciel est monté à l’effet d’émettre l’appât. Lorsque le poisson mord à l’hameçon, le « brouteur » lui demande certains documents (photocopie du passeport, certificat de dépôt). L’internaute naïf, en répondant, déclenche toute l’opération. Il se voit alors soutirer un premier montant pour un «changement de titre de propriété » puis un autre pour des «frais de dépôt».


Les transferts bancaires

Similaire à l’arnaque de la compagnie de sécurité, ce stratagème exige plus de garanties. Pour ce faire, des experts locaux en falsifications de titres administratifs et des développeurs de sites sont mis à contribution. La procédure consiste pour le « brouteur » à expliquer « aux poissons » dans un mail que son compte est bloqué et qu’il lui faut une aide financière remboursable avec intérêt pour rentrer en possession de ses fonds. Les transferts concernent également des jeux de loterie. L’issue de ce type d’arnaque repose sur la capacité du « brouteur » à fournir une panoplie de documents parfaitement falsifiés et difficilement contestables.

La vente de billets d’avion

Les agences de voyage utilisent de plus en plus les billets électroniques. A partir des « bonbons », les « brouteurs » obtiennent des billets d’avion qu’ils revendent à d’éventuels voyageurs à des prix attractifs.

Ces méthodes sont un aperçu des arnaques que des milliers de jeunes gens pour la plupart pratiquent dans nos cités. Ils écument les cyber espaces à Marcory, Yopougon, Cocody, Abobo etc. Ils espèrent ainsi se faire de l’argent et s’émanciper financièrement. Selon les témoignages recueillis, plusieurs « brouteurs » ont connu un succès et roule sur l’or aujourd’hui. « Un d’entre eux qui a extorqué des centaines de millions, a construit des villas et acquis une agence de transfert d’argent » témoigne un jeune internaute. « L’absence de règles juridiques claires en Côte d’Ivoire pour pénaliser ou réprimer ce type de délits est une sorte de caution à ces personnes » rétorque un gérant de cyber café pour expliquer la montée du phénomène. Pour se donner bonne conscience, « les brouteurs » évoquent le chômage généralisé comme principale motivation de leurs agissements. « Nous ne braquons pas, ne tuons pas et nos victimes sont des personnes vachement riches qui ont elles-mêmes constitué frauduleusement leur fortune » s’écrie R.L. un jeune brouteur rencontré dans un cybercafé à Koumassi.

Un déshonneur pour le pays

Les effets néfastes du « Broutage » qui sont d’ordre macroéconomique sont essentiellement:

•La perte de confiance que les investisseurs ressentent pour notre pays.
En effet, la cartographie de la criminalité électronique fait de notre pays un des plus touché. Les potentiels investisseurs qui se hasardent à se lier avec de prétendus « partenaires ivoiriens » sont souvent grugés. Le chômage généralisé évoqué maladroitement par les « brouteurs » pour justifier leurs impairs risque d’être durablement maintenu par la peur de la destination Côte d’Ivoire.

•Le retard électronique que risque d’accuser notre pays.

Alors qu’on parle de plus en plus d’innovation dans les domaines de l’Economie (Inter bancarisation), des échanges d’information via Internet (Enseignement par visio conférence), l’insécurité électronique risque de compromettre ces beaux projets dans notre pays. La toile mondiale (Internet), formidable moyen d’échange, de rapprochement et de réalisation de l’idéal de globalisation n’a même pas encore été exploitée par les ivoiriens, a des fins utiles, que notre pays est mis au banc des accusés. Cette situation, si elle débouche sur des sanctions, risque d’isoler la Côte d’Ivoire.

•Une grave menace pour tout le système éducatif

Le constat est amer: le « broutage » recrute de plus en plus dans les rangs des adolescents. « Un enfant de 16 ans s’est octroyé un véhicule en broutant ici à Koumassi » révèle R.L.

La société ivoirienne, en perte de vitesse, est marquée ces derniers temps par l’enrichissement rapide et nébuleux de certains individus. L’exaltation de la richesse matérielle, l’absence d’exemplarité, le culte de la médiocrité ont fait le lit des brouteurs qui sont vénérés, chantés dans nos rues. Les adolescents de lycées et collèges recevant de mauvais signaux, ne voient plus désormais l’école que comme une antichambre de chômeurs, une armée de futurs «sous couverts». Ils s’adonnent très tôt au « broutage », qui leur ouvre les bras, pour disent-ils s’en sortir et sauver leurs parents de la misère. Les parents eux même par manque d’encadrement familial sont souvent abasourdis et désarmés lorsqu’ils apprennent que leurs enfants s’adonnent à ces pratiques. L’Education qui est avant tout une transmission de valeurs voit ainsi ces bases gravement menacées en Côte d’ Ivoire.

Le développement durable de notre pays est menacé socialement (les dirigeants de demain ne croient plus au système qui les forme aujourd’hui, le chômage et la pauvreté s’accroissent par le fait du broutage) et économiquement (les investissements sont menacés).

Des solutions

L’Etat devra prendre le taureau par les cornes en:

• Complétant et appliquant la législation existante en la matière;
• Sensibilisant la jeunesse sur les dangers de la pratique du « broutage » ;
• Assurant une meilleure sécurité électronique par une amélioration de ses
équipements et la création d’une autorité de certification comme souhaitée par la conférence africaine sur la cybercriminalité. Cette autorité veillera à l’application d’une cryptographie à clés publiques entre les états ce qui aux dires de Monsieur Kla Sylvanus permettra d’assurer l’authenticité, l’intégrité, la non répudiation et la confidentialité des messages Internet ;
• A un niveau régional, comme prévu par la conférence, il faudra harmoniser les politiques communes de lutte et mettre à niveau les services de surveillance et de coercition (police, douane etc.)

Les entreprises du secteur (Cyber café et fournisseur d’accès Internet) devront rechercher des moyens pour garantir un meilleur contrôle de l’usage de leurs services. Les banques et autres établissements devront pour endiguer le phénomène, garantir une meilleure sécurité à leur clientèle. Enfin le système éducatif (Ecole et famille) devra veiller à préserver certaines valeurs et faire cesser l’exaltation de la richesse matérielle au prix de la malhonnêteté. Enfin, les parents à ce niveau sont invités à une vigilance plus accrue en s’assurant que leurs enfants fréquentent bien les cyberespace à des fins ludiques et didactiques.

Daniel BEKE

Source: Parence

20:22 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : le broutage, cancer économique, arnaque sur internet | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

AINSI VA LA DESTINEE DES HOMMES!

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Une photo inédite: Le Premier Ministre Soro Guillaume (à droite) et le Président du Congrès des Jeunes et des Patriotes (COJEP), Charles Blé Goudé (à gauche), au bon vieux temps, à la Cité Universitaire de Yop. Qui l'aurait cru? Ainsi vont la vie et la destinée des hommes! Sans commentaire.

03:00 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : soro guillaume, charles blé goudé, cité de yop, au bon vieux temps, la destinée des hommes | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mercredi, 26 août 2009

EN ATTENDANT GODOT

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Lu sur ABIDJAN TRIBUNE. Par Serge GRAH.

L'élection présidentielle va avoir lieu le 29 novembre prochain. C'est ce qui est dit. Et à entendre et à voir le roulement des tambours médiatiques des différents états-majors politiques, on peut croire que ce qui est dit va être dit. Finalement. On assiste donc à une campagne de séduction. Pendant ce temps, le peuple, lui, gémit de son trop-plein de misère. Il ne sait plus à quel saint se vouer. Mais, comme on lui demande d'attendre et de patienter, alors il attend. Qui ? Quoi ? La fin de sa souffrance ? La mort ou un Dieu dont il espère le salut ? En tout cas, il attend certainement qu'un démiurge pense vraiment à lui et veuille bien le sortir de cette ornière. Enfin. En attendant, le système s'écroule sous son regard indifférent et lui laisse toutes ses nuisances.

Cette attente absurde du peuple me fait penser à celle de Vladimir et d'Estragon, les deux clochards de Samuel Beckett, qui attendaient Godot. De même, le peuple attend. Non pas le jour où il sera enfin libre, le jour où il pourra enfin manger à sa faim, se soigner, se loger convenablement, mais la venue d'un Messie. Pendant ce temps, les hommes politiques, eux, s'agitent et courent dans tous les sens. Offrant un spectacle ennuyeux et vide, mais qui fait quand même passer le temps. Jour après jour. Année après année.


On en arrive alors à se demander ce que représente réellement une élection pour le peuple. Qu'est-ce qu'il y gagne concrètement ? En effet, c'est quoi une élection quand le peuple voit mourir au quotidien tous ses espoirs ? C'est quoi une élection, en définitive, quand les jeunes, désespérés, se laissent conduire à la mort ? Dans une telle angoisse, l'éducation, la nourriture, le travail, la santé, le social, la sécurité… deviennent pour le peuple des priorités d'un ordre bien plus prioritaire qu'une élection. Parce qu'une fois le scrutin passé, tous ces courtisans vont s'en retourner à leurs occupations. Renvoyant aux calendes grecques toutes leurs promesses. Les licenciements vont se poursuivre. Les prix sur les marchés vont continuer de flamber… Et, ils vont commencer à préparer les échéances électorales à venir en expliquant que le peuple est souverain. Et que c'est ça la démocratie. Le pouvoir est au peuple. Que ce qui importe, surtout, c'est d'attendre. Alors, le peuple attend en se donnant l'impression d'exister. En s'exténuant pour gagner sa croûte. Parce que, de toute façon, qu'est-ce qu'il y a à espérer… avec ou sans Godot ?


Les prétendants au trône suprême y vont donc de leurs plus beaux discours et de leurs promesses électoralistes : transformer notre vie en Paradis, le temps d'une campagne électorale. Tout le monde se fait donc poli, docile et candide. Mêmes les loups, pour la circonstance, se couvrent de la peau de l'agneau. Si l'habit ne fait pas le moine, il permet quand même d'entrer dans le monastère. L'enjeu du jeu en vaut vraiment la chandelle. Permettre à la petite bourgeoisie artificielle de continuer de manger. Et partout, on mange. On mange même plus que de raison. On mange indécemment. Du coup, on a dû mal à parler. On ne peut pas manger et parler en même temps. C'est vrai. Seulement, il y a quelques esprits chagrins qui s'efforcent à regarder dans la bouche de ceux qu'on n’entend plus parler, parce qu’occupés à manger. « On ne regarde pas dans la bouche de celui qui grille des arachides », avait prévenu le sage. Sagement d'ailleurs.


Mais en attendant… Quelle vie ! Une vie rythmée par le spectacle piteux d'un pays qui vogue à-vau-l'eau. Et un peuple en proie aux affres de toutes sortes. Un peuple livré à l'effronterie des blakoros. Le décor est mortifiant et effrayant. Hallucinant et révoltant. La vie a été tout simplement abandonnée au « tout marchand du tout profit » porteur de mort et de désolation. Finalement, à l'analyse, cette crise n'a été que la conséquence d'une commutation des valeurs, au fil d'une déliquescence incontrôlée de l'éthique. Parce que dans notre pays, le vice a fini par se suppléer à la vertu, dans une indifférence totale et dans la plus nauséeuse des désinvoltures.


Ainsi la principale préoccupation de nos chers — comprenez coûteux — hommes politiques est-elle d'un autre ordre. Garder le pouvoir pour ceux qui le détiennent… Et pour les autres, être les prochains locateurs du Palais. C'est devenu classique tout ça. C'est si beau de se partager un pays entre petits copains : « Un coup c'est toi, un coup c'est moi. Mais de toute façon, c'est nous ! » Ils se battent, en fait, pour le beurre, l'argent du beurre et, très certainement, pour les fesses de la crémière. Et le peuple dans tout ça ? Eh bien, il doit patienter. Continuer d'attendre. Il n'a rien à faire d'autre qu'attendre.

Ah, ce peuple ! Au lieu de rester là à attendre, il pourrait quand même relever un peu la tête et se tenir debout… Car comme le dit si bien Étienne de La Béotie dans Discours de la servitude volontaire ou Contr'un, « Si ils sont grands, c'est que nous sommes à genoux ! ».


Le peuple doit, cependant, se méfier aussi de ses propres idéologies. Trop souvent défaitistes, victimaires et suicidaires. Sinon comment peut-il briser cette exténuante attente s'il continue, par exemple, d'être profondément engagé dans la lutte contre ses meilleurs ? Dès que vous essayez de briller, vous avez toutes sortes d'ennuis et d'ennemis. Même dans les milieux dits d'intellectuels, c'est une insulte que de faire honneur à quelqu'un qui a mieux réfléchi. Dans nos villages, les sorciers ne tuent jamais les cancres. Leurs victimes sont toujours les meilleurs éléments. Or, ce sont ceux-là, propulseurs de progrès, qui peuvent mettre un terme à cette vaine attente... Créateurs, à vos plumes et pinceaux ! Délégitimez le pouvoir de l'argent et de l'apparence factice. Donnez force aux valeurs et levez l'autocensure. Débarrassez-nous du modèle destructeur de l'argent facile et rapide. Pour revenir à celui du travail créateur, de la saine compétition, du civisme, de la morale, etc., qui est le seul sur lequel le peuple peut se construire et se bâtir un meilleur avenir.

Il y a au sein de ce peuple éburnéen des hommes de probité capables de susciter de grandes vocations. Sortir des chemins balisés : « Mange, danse, vibre et… tais-toi ! » Une fatalité à laquelle, dit-on, le peuple ne peut se soustraire ! Il est condamné à survivre.


En attendant Godot, il faut que le peuple s'arrache les paupières, pareil à Zakwato, pour rester éveillé. Pour voir, ne serait-ce qu'arriver Godot.. Et surtout, garder à l'esprit que ces idéologies publicitaires dont on l’abreuve n'ont pour seul objet que de l'inciter à vivre sans réfléchir. Le noyer dans une profusion de divertissements insipides et stupides, de vibrations hystériques. Le tout, pour qu’il ne se satisfasse que des appétits de ses instincts et de ses besoins artificiellement créés. Le peuple ainsi paralysé a fini par perdre tout sens du jugement et du discernement. Toute capacité à la critique qui, seule, peut susciter des changements porteurs de progrès.


Toute l'absurdité de notre vie est là. Ne riez pas devant cette condition du peuple : rêver l'espoir… Il faut bien qu'il l'attende, ce Godot. Sait-on jamais, le miracle pourrait-il se produire après ce fameux 29 novembre. Afin que Godot arrive effectivement et que quelque chose se passe enfin dans la vie de ce brave peuple… Mais En attendant Godot, il vaut mieux renoncer au bonheur pour vivre heureux.

Serge Grah

Source: ABIDJAN TRIBUNE

HOMMAGE A LA FEMME!

Heureusement que les hommes que je connais reconnaissent leur femme à leur juste valeur.

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LA PRIÈRE DU MARI QUI TRAVAILLE...

- 'Mon Dieu, je vais travailler tous les jours pendant 08 heures et je ne compte pas les 3 heures que je passe en plus dans le bus... Tout ça pendant que ma femme reste à la maison! Je voudrais qu'elle sache comment gagner l'argent est pénible. Pourriez-vous échanger nos corps afin qu'elle se rende compte de mon calvaire? '

Le Bon Dieu, dans son infinie bonté, exauça son souhait.

Le lendemain matin l'homme se réveilla changé en femme...

Alors, elle...

1. Fit le petit  déjeuner pour la famille

2. Réveilla les enfants

3. Prépara leurs vêtements pour l'école

4. Les fit manger

5. Emplit leurs boîtes à goûter

6. Les conduisit à l'école

7. Reprit le linge du pressing en revenant à la maison

8. S'arrêta à la banque

9. Passa au supermarché pour quelques courses

10. Revint à la maison pour déballer et ranger les courses

11. Prit le courrier dans la boîte aux lettres et paya les factures

12. Nettoya la litière du chat et lava le chien

13. Mangea seule en 10 minutes

14. Se dépêcha de faire les lits

15. Fit la lessive

16. Passa l'aspirateur, épousseta, balaya et lava le sol

17. Courut à l'école ramener les enfants et dut subir leurs cris dans la voiture en revenant

18. Leur donna quelque chose à boire et à grignoter

19. Leur fit faire leurs devoirs

20. Sortit la planche à repasser et regarda la TV en repassant

21. Commença à éplucher les patates et laver les légumes pour la salade

22. Prépara la viande et une tarte aux pommes pour le dessert

23. Servit le repas du soir, puis, elle nettoya la table et la cuisine

24. Emplit le lave-vaisselle

25. Ramassa le linge des uns et des autres qui traînait un peu n'importe où et l'enfourna dans le lave-linge

26. Donna le bain des enfants et les mit au lit et...

27. À 21h00, exténuée même si ses corvées de la journée n'étaient pas terminées, elle alla au lit où on attendait d'elle qu'elle veuille bien faire l'amour... Ce qu'elle fit sans se plaindre.

Le lendemain matin elle se leva et se mit à genoux près du lit et pria :

 - 'Mon Dieu, je ne sais pas ce à quoi je pensais...

J'ai eu tort d'envier ma femme qui restait à la maison. S'il vous plaît, faites que nous puissions chacun reprendre nos corps d'origine'.

 Le Bon Dieu, dans son infinie bonté, lui répondit :

 - 'Mon fils, je crois que tu as assimilé la leçon et je serai heureux de ramener les choses telles qu'elles étaient mais, il va falloir que tu attendes 9 mois.

Tu es tombée enceinte, hier soir !!!!'

 Une forte pensée à nos mères, épouses, femmes, sœurs, amies… A la Femme...!

 BONNE SEMAINE !!!

mardi, 25 août 2009

IMPORTANT DE LA LIRE: L'HISTOIRE DU COIFFEUR!

Un homme est allé chez un coiffeur pour se faire couper les cheveux et la barbe.
L'homme et le coiffeur ont commencé à parler.

Ils ont parlé de tant de choses et de divers sujets.

Quand ils ont par la suite touché au sujet de Dieu, le coiffeur a dit :

"Je ne crois pas que Dieu existe."
"Pourquoi vous dites ça?", a demandé le client.
"Bon, vous devez juste sortir dans la rue pour vous rendre compte que Dieu n'existe pas.

Est-ce que, si Dieu existait, il y aurait tant de personnes malades ?

Y aurait-il des enfants abandonnés ?

Si Dieu existait, on ne souffrirait ni de douleur, ni peine, ni guerre!
 
Je ne peux pas m'imaginer aimer un Dieu qui permettrait tous ça."

Le client a pensé pendant un moment, mais n'a pas répondu parce qu'il n'avait pas d'argument.

Le coiffeur finit son travail et le client sort du magasin.

Juste après qu'il soit sorti, il voit un homme dans la rue avec des cheveux longs, visqueux, sales.
Il semble, lui-même, très sale. Le client revient et entre, à nouveau, dans le magasin du coiffeur; il dit au coiffeur : "Tu sais quoi ? Les coiffeurs n'existent pas!". "Comment pouvez-vous dire ça?", a demandé le coiffeur, étonné.
"Je suis là et je suis un coiffeur. Et je viens de te couper les cheveux!".
"Non!", a hurlé le client.

Les coiffeurs n'existent pas parce que s'ils existaient, il n'y aurait personne avec de longs cheveux sales comme cet homme qui est dehors!".

"Ah, mais les coiffeurs existent! Ce qui se produit, c'est que ces gens ne viennent pas à moi!". "Exactement!", a renchéri le client. "C'est bien ça ! Dieu, aussi, existe ! Ce qui se produit, c'est que les gens ne vont pas à lui et ne le recherchent pas. C'est pourquoi il y a tellement de douleur et de souffrance dans ce monde."

A bon entendeur..., salut!

17:45 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Foi | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : le coiffeur, croire en dieu, existence de dieu | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

dimanche, 23 août 2009

LE VATICAN DEBAT DE LA RECONNAISSANCE DES ENFANTS DE PRETRES

Les enfants de prêtres confirmés? Par Cathérine COROLLER.

Le père Jacques Nieuviarts, directeur du pèlerinage national de Lourdes (celui du 15 août) n’était pas au courant. Mgr Jacques Perrier, évêque de Tarbes et Lourdes, en avait vaguement entendu parler à la radio. Comme le père José Marie de Antonio, responsable de la pastorale des migrants pour les Hautes-Pyrénées. Officiellement du moins, la possible reconnaissance par le Vatican des enfants de prêtres, révélée le 2 août par le quotidien italien la Stampa - et démentie le lendemain par le porte-parole du pape -, était un non-sujet pour les ecclésiastiques présents à Lourdes, le week-end dernier.
Selon ce journal, Claudio Hummes, préfet de la congrégation pour le clergé, aurait organisé plusieurs réunions sur le dossier explosif des enfants de prêtres. Objectif : éviter que l’existence des tests ADN ne suscite une multitude d’actions en reconnaissance de paternité devant les tribunaux, avec les dégâts que cela entraînerait pour les finances et l’image de l’Eglise. Le contre-feu imaginé par le Vatican, selon la Stampa, serait une sorte de contrat civil garantissant les droits sociaux de la mère et de l’enfant. Celui-ci pourrait hériter des biens personnels de son père, et ce dernier lui transmettre son nom, ce qu’il lui est difficile de faire aujourd’hui, sauf à quitter son ministère.

«Innocents».Les pères Nieuviarts et de Antonio ne sont pas contre une telle évolution. «Ces enfants sont innocents», déclare le premier. Le second fait écho : «Ça n’est pas de leur faute.»Le père de Antonio est un vieux monsieur. Pourtant, la règle des Eglises catholiques de rite oriental, qui ordonnent des hommes mariés, le laisse rêveur : «Quand je vois des prêtres libanais maronites pères de famille, je me dis parfois que, si j’avais fait mes études au Liban, j’aurais pu me marier moi aussi.»
Dans l’absolu, Jacques Perrier n’est pas non plus contre la reconnaissance des enfants de prêtres. «Il y a peut-être quelque chose à faire.»Mais pour lui, c’est un microproblème. «Il y a sûrement des cas, mais peut-être moins qu’on l’imagine. On n’a pas encore vu un collectif de 500 compagnes de prêtres se manifester. Dans les trois diocèses où je suis passé, j’ai eu connaissance d’un seul cas. Et ce prêtre a quitté l’Eglise pour se marier.»«Les évêques répètent toujours les mêmes arguments», rétorque Jean Combe, ancien prêtre, membre de Plein Jour, association de soutien aux compagnes de prêtres en lutte pour l’abolition de la règle du célibat dans l’Eglise catholique. Si on ne dispose d’aucun chiffre pour la France, il y aurait 3 000 enfants de prêtres en Allemagne, selon l’hebdomadaire catholique britannique The Tablet.
Du côté des principaux intéressés, enfants, compagnes de prêtres et prêtres défroqués, les réactions oscillent entre espoir et amertume. Marc Bradfer, fils de prêtre, est persuadé que Rome est condamné à aller de l’avant : «Les tests ADN sont irréfutables et l’Eglise va être contrainte de clarifier sa situation pour ne pas être mise au pied du mur par des jugements et des scandales.» «C’est vrai qu’il y a des descendants de prêtres qui pourraient se manifester, et que le Vatican craint des scandales dans le genre de ce qui s’est passé aux Etats-Unis» avec les affaires de pédophilie, analyse également Bernard Corbineau, membre de la Fédération européenne des prêtres mariés. Pour autant, lui ne croit pas à une évolution rapide du Vatican : «Je suis très sceptique.»

Fric.La reconnaissance des enfants de prêtres changerait-elle radicalement leur situation ? «D’abord ça n’est pas fait, le Vatican se tâte, observe Dominique Venturini, présidente de Plein Jour. Ensuite, la raison pour laquelle Benoît XVI envisage cette évolution n’est ni humaine ni humanitaire, c’est pour des questions de fric, pour que les enfants ne réclament pas l’héritage de leur père.» Enfin, relève-t-elle, «qu’est-ce qu’on fait des femmes, dans l’histoire ? Rien. Elles n’existent pas. Ce que l’on voudrait, c’est la reconnaissance du couple». Pour Marc Bradfer, en revanche, la reconnaissance de l’enfant porte celle de sa mère : «Il n’y a pas d’enfant sans femme. Reconnaître les fruits, c’est reconnaître les arbres qui les ont fait mûrir et naître.»
Lui aussi fils d’ecclésiastique, Jean-François Jaudon souhaiterait que l’Eglise aille plus loin. «Ce qui me semblerait important serait que le Vatican autorise les prêtres à vivre leur vie d’homme comme ils l’entendent, en les autorisant à se marier et à fonder une famille au même titre que les religions musulmane ou juive.» Pour Bernard Corbineau, «il faudrait enfin que l’Eglise reconnaisse que l’homme peut servir religieusement dans le mariage comme dans le célibat». Car «ce n’est pas la chasteté qui fait le prêtre, ni le célibat, c’est son engagement».
 
Source: Libération.

20:18 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Monde | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : vatican, descendants d'ecclésiastiques, enfants de prêtres catholiques | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

ELECTION PRESIDENTIELLE DU 29 NOVEMBRE: DES SIGNES INQUIETANTS!

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Lu sur ABIDJAN TRIBUNE: L'Assemblée Nationale a commandité une mission dont le rapport décrit avec une rigueur scientifique la situation sociale en zones Forces nouvelles. A quelques mois de l'élection présidentielle. Un document qui donne des raisons de douter de la restauration de l'autorité de l'Etat, en zones CNO, et d'être inquiet pour le bon déroulement de ce scrutin, capital pour l'avenir de la Côte d'Ivoire. Le rapport:

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jeudi, 20 août 2009

A QUOI SERVENT LES ELECTIONS PRESIDENTIELLES EN AFRIQUE ?

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C’est devenu quasi un jeu d’enfants que les pays africains organisent les élections présidentielles sensées permettre aux peuples de se choisir librement ses dirigeants dans les différentes institutions publiques. Pendant que sous d’autres cieux ce rapport entre candidats et électeurs a pour socle un cahier de charges à remplir par celui qui vient solliciter le suffrage et sensé conduire au bien-être d’un plus grand nombre, en Afrique noire et dans la plupart des pays du continent, les jeux sont joués d’avance. Le parti au pouvoir s’arrange toujours pour faire évoluer les choses en faveur de l’élection de son favori, souvent le chef d’Etat sortant, s’il ne s’agit pas tout simplement de son propre fils, en cas de vacances du pouvoir. Ce qui semble être le cas au Congo Brazzaville et au Gabon pour ne citer que ces deux pays dont tous connaissent l'attachement à la nébuleuse Françafrique. Du moment que les jeux sont joués d’avance, à quoi servent alors réellement les simulacres d’élections, en Afrique noire, si les africains eux mêmes n’en veulent pas ?


Si nous acceptons par « élection démocratique » le fait pour un peuple d’un pays donné de se choisir librement et sans aucune contrainte, à un moment donné de l’histoire de son pays ses propres dirigeants sensés d’exécuter un programme convenu préalablement entre les deux parties. Et ce, en vue du bien-être du peuple. Il ne souffre alors d’aucun doute que le pouvoir qu’exercent les hommes politiques issues des urnes a pour objectif principal l’amélioration du vécu quotidien du peuple, l’amélioration de conditions du pays, la protection de l’intégrité territoriale, la défense des intérêts nationaux au concert des nations et où les différents gouvernements se livrent à une espèce de compétition.

Tel devrait être la nature du contrat liant les différents hommes politiques à leurs peuples respectifs. Et la survie ou la validité de tels contrats tient ni plus ni moins qu’à l’entière exécution de cette espèce de cahier des charges liant l’électeur à l’élu. Cette stratification de rapports sociaux fait que les candidats à l’élection s’engagent à être, au fait, au service de leurs peuples agissant en vrai souverain primaire. Le pouvoir détenu par les hommes politiques est donc l’émanation de leur peuple. Et à leur niveau ils l’exercent par procuration n’étant pas les vrais ayant droits.

Cette relation ou ce type de contrat n’est valable que si chacune de parties respecte et exécute scrupuleusement sa part du contrat. Ce qui malheureusement ne semble pas être le cas pour la plupart des pays de l'Afrique noire, rien qu’à voir l’écart entre les promesses électorales et les réalisations pendant le temps du règne et d’exercice de l’impérieux tant convoité et pour lequel beaucoup de candidats sont prêts à vendre leurs âmes au diable.

A ce vilain baratin viennent s’ajouter tous les engagements avec les milieux des esprits. Entendez par là les loges ou sectes pernicieuses, les marabouts, les sorciers et autres petits féticheurs du quartier. Et enfin, les promesses faites aux églises pour les pratiquants de la Parole de Dieu. Chacun selon sa croyance promet à son monde spirituel respect des engagements, suivi de directives et principes sacrés, fraternité envers les frères et soeurs partageant le même idéal. Tout le monde se fait poli, docile et candide. Mêmes les loups se couvrent de la peau de l’agneau pour la circonstance.

Mais après la publication des résultats des urnes, on assiste à une espèce de transformation quasi mystique de tous ces agneaux : l’arrogance, le mépris, l’ingratitude, le mensonge, l’insouciance, les rapines, les ragots, l’incrédulité... La vraie nature revient jusqu’au prochain scrutin. Et malheur aux électeurs.

C’est un peu ça le vilain jeu appelé à tort « élection » en Afrique noire mais qui en réalité est un vrai marché de dupes. A cause du peu d’exigences des africains et l’absence de culture politique, les politiciens véreux abusent toujours du peuple. Ainsi, la classe politique africaine devient davantage riche pendant que le peuple, lui, continue à tirer le diable par la queue. Telle est, quasiment, l’état des lieux de la situation politique, en Afrique, ou encore la nature des rapports entre la classe politique africaine et le souverain primaire.

Election politique : un non sens en Afrique noire! Quand on examine, avec du recul, l’état des rapports entre la classe politique dirigeante africaine et le peuple meurtri et clochardisé, il y a lieu de se demander pourquoi on dépense autant d’argent, en Afrique noire, pour organiser des pseudo élections pendant que les résultats pour la plupart des pays sont connus d’avance ?

A quelques exceptions prêt, il faut avouer qu’en dépit de la tenue depuis la période des indépendances des élections sur le continent africain, les vraies élections politiques sont à compter aux bouts des doigts. De nombreux de pays n’ont eu à offrir à leurs peuples que des simulacres d’élections où les jeux sont faits longtemps à l'avance.

C’est pour cela que les africains doivent avoir du respect pour des pays comme le Ghana, le Bénin, l’Afrique du Sud et, dans une certaine mesure, le Sénégal, pour le bon exemple qu’ils offrent au continent, en matière électorale. Combien demain vont-ils leur emboîter le pas, sur ce bon chemin ? Dieu seul le sait.

En Afrique noire, la plupart des dirigeants politiques ne respectent les clauses contractuelles que l’instant de la période pré-électorale et celle des élections proprement dites. Ce qui relève d’ailleurs du calcul machiavélique et de la ruse des politiciens véreux pour mieux appâter les électeurs dont ils ont besoin des voix pour être élus au poste convoité. La plupart des politiciens africains considèrent leur peuple comme un citron appelé à être jeté à la poubelle dès que l’on a fini d'en tirer tout le jus qu’il contient. Inutile donc pour eux de s’en encombrer après la publication des résultats.

Ce qui ressuscite ce vieux débat sur la capacité des africains noirs à s’adapter aux principes démocratiques. Et pour beaucoup, la démocratie demeure encore un vrai luxe, par la faute de ses dirigeants et de son élite.
Même si, dans une certaine mesure, on a eu à s’en prendre aux propos du président Nicolas Sarkozy lors de son passage au Sénégal, il y a lieu de relativiser aujourd’hui ses propos qui renferment une faible dose de vérité. L’Afrique n’a pas apporté un vrai démenti à ses propos, ne serait-ce qu'à travers les actes de ses dirigeants. En dépit du coup de gueule, le statu quo est de mise.
Rares sont les pays africains qui pratiquent les vraies règles démocratiques et recourent aux élections pour permettre à leur peuple de se choisir librement des dirigeants politiques.

Si cette réalité est de rigueur dans les pays de vieilles démocraties d’Europe et d’Amérique, auxquels s’ajoutent de plus en plus, depuis un certain temps, les pays dits émergeants d’Amérique latine et de l’Asie du Sud-Est, la réalité en Afrique noire est encore toute triste et exige une urgente thérapie...
Il faut que l’occident aide l’Afrique noire à se départir de ces vilaines pratiques de tricheries électorales, de fraude avilissante et de prise en otage du scrutin. Il n’y a que cette voie qui peut permettre d’arrêter les flux migratoires des peuples africains vers les pays du Nord. Ce qui pourra faire baisser la violence et empêcher que demain le nébuleux Al Qaïda ne se fasse des milliers de partisans parmi la jeunesse africaine. Si aujourd’hui les jeunes acceptent de mourir en mer, pourvu d’atteindre l’occident, pas impossible que demain ils acceptent de devenir de vrais martyrs d’Allah.

Continuer à appuyer la dictature, en Afrique, cautionner la fraude électorale et laisser les politiciens voler les scrutins conditionnent à petit feu la jeunesse africaine à des réflexes de survie qui la préparent à se lancer, demain, dans les bras d’Al Qaïda.

Houphouët-Boigny parti, Mobutu parti, Bongo parti, nous pensons qu’il est grand temps que les anciennes puissances coloniales arrêtent de téléguider les élections, en Afrique noire. Nous pensons plutôt qu’elles ont intérêt aujourd’hui à aider les peuples africains à se choisir librement ses propres dirigeants politiques et sur la base d’un contrat social axé sur la recherche constante du bonheur du peuple.

Dans bien de pays africains, en dépit de la longévité des présidents fondateurs et autres pères de l’indépendance, le peuple croupit toujours dans la misère. Non pas que ces pays ne disposent pas d’atouts nécessaires pour assurer le développement, mais bien pour la simple raison que ces dirigeants politiques ont fait de la carrière politique la voie royale de l’enrichissement facile. Bonheur du peuple, connaît pas!


Voyons ce qui se passe au tour de nous, et nous allons vite nous rendre compte qu’il est grand temps que l’Occident aide l’Afrique noire à cesser de gaspiller inutilement ses maigres ressources pour organiser des simulacres d’élections.

Nous venons à l’instant de suivre l’appel pathétique lancé sur les ondes de la radio Rfi par le général Hugues Ngouélondélé du Congo Brazzaville, invitant le peuple à la désobéissance civique par rapport aux élections présidentielles du 16 juillet prochain.

Et de son analyse, nous avons pu retenir par exemple que le décor de la fraude est posé au Congo pour assurer l’élection du candidat-président Denis Sassou Nguesso, au premier tour. Non pas qu’il dispose d’un projet de société viable à proposer au peuple pour un contrat social, mais il a juste décidé d’abuser à nouveau le peuple congolais qui n’a que trop souffert de toutes ces années d’un règne sans partage.

Le président du Parti pour l’alternance démocratique dénonce également l’enrôlement des mineurs de moins de 8 ans et l’enrôlement de congolais d’en face (Congo Kinshasa) auxquels le pouvoir politique du Congo Brazzaville auraient fait appel en faveur du candidat Denis Sassou Nguesso.

Avec ces pratiques éhontées, quel sens peut-on donner à l’organisation des élections politiques, en Afrique noire ?

Publié le : 07 juillet 2009
Rubrique : Spéciales élections présidentielles 2009
Source : Le Journal Chrétien

20:16 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : élections présidentielles en afrique, dictature, fraude électorale, scrutins volés | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

vendredi, 14 août 2009

CHUTE DE JESSE JACKSON EN CI: INESQUIVABLE RESPONSABILITE, IMPOSSIBLE DEDOUANEMENT!

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Un fait totalement malheureux, qui aurait pu être plus dramatique, s'est produit, hier au Complexe Sportif de Yopougon, lors du meeting du 4ème Congrès du COJEP. Au-delà du coup de maître réussi par Charles Blé Goudé, les Jeunes et les Patriotes en faisant venir, en Côte d'Ivoire, le Révérend Jesse Jackson, c'est un véritable camouflet fait à la Côte d'Ivoire entière par une organisation approximative. Ne serait-ce que du point de vue de la qualité du matériau utilisé pour la confection du podium de ce grand rassemblement qui devait laisser les souvenirs les plus positifs dans la mémoire des ivoiriens et qui a été entaché par l'incident de la chûte de l'hôte de marque et de son épouse. Pour nous, la responsabilité des organisateurs est inesquivable et leur dédouanement impossible!

 

 

Les faits, relatés par le quotidien Notre Voie:

 

'' Un malheureux incident survenu, hier, au stade municipal de Yopougon a failli gravement entacher la fête de la jeunesse africaine. En effet, alors qu’il avait fini de faire son adresse à la jeunesse, le révérend-pasteur Jesse Jackson s’apprêtait à descendre du podium quand les artistes-chanteurs Yodé et Siro l’ont invité à danser avec eux. Dans la folle ambiance, de nombreux jeunes sont montés sur le podium pour communier avec le célèbre combattant de la liberté. Et patatras, le podium cède sous le poids du public.
L’épouse de Jesse Jackson qui était sur le podium avec son mari et d’autres personnes s’écroule. Elle est blessée à la jambe et sera d’urgence conduite à la Polyclinique Sainte-Marie (PISAM) pour recevoir des soins. Mme Jesse Jackson y sera maintenue quelque temps pour observation. Avant d’être libérée dans la soirée. Selon le communiqué radiotélévisé de la police nationale, l’effondrement du podium est dû au manque de solidité du matériel utilisé. Jesse Jackson, son épouse et leur délégation devraient regagner les Etats-Unis aujourd’hui. Le révérend Jesse Jackson a indiqué que l’incident survenu à la dernière minute ne devrait pas être exagéré. Mieux, a-t-il indiqué son épouse et lui ainsi que la délégation qui l’accompagne sont en sécurité et se portent bien. B.S.''

 

Notre commentaire:

 

L'incident survenu, à Yopougon, au meeting devant clôturer le 4ème Congrès du COJEP est, à mon avis, totalement inacceptable, même si à la conférence de presse qu'il a donnée, dans les locaux de Fraternité matin, hier soir, Jesse Jackson en a clarifié les circonstances, en ces termes: « Un tout petit problème a émaillé la fin de notre célébration. Le podium s'est écroulé alors que nous étions en train de danser. Ce n'est pas la faute à nos hôtes, car le podium n'était pas fait pour recevoir beaucoup de personnes à la fois. Nous avons tous laissé éclater notre joie et l'incident s'est produit. C'était traumatique mais pas sévère. Il se peut que ma femme ait eu une petite fracture ».

 

On comprend, aisément que le Révérend Jesse Jackson veuille excuser et dédouaner les organisateurs de ce meeting, en particulier, et ceux du 4ème Congrès des Jeunes et des Patriotes, en général. Mais pour nous autres amoureux et adeptes de l'honneur et de la dignité, il est absolument hors de question de les en dédouaner ou de leur permettre d'esquiver leur responsabilité dans la chûte de l'hôte de marque et de son épouse, du reste, blessée.

 

Comment comprendre qu'on puisse installer une personnalité comme Jesse Jackson - qu'on a annoncé à grand renfort de publicité et pour l'arrivée de qui l'Etat ivoirien a effectué des dépenses faramineuses pour avoir son honneur sauf - sur un podium en bois et, qui plus est, en contre-plaqué (nous l'avons tous vu)! Ce n'est pas pardonnable! Pourquoi faut-il que les ivoiriens s'illustrent toujours de la mauvaise façon? Est-ce par insuffisance de ressources ou de moyens que le COJEP a choisi cette option du matériau de bois, là où on pouvait aisément trouver et utiliser un podium métallique?  Ou est-ce par négligence, ou plus grave, par inconscience? Ou pire, par la mauvaise appréciation de la trempe de l'invité?

 

Si on estime - dans mon entendement - qu'on n'a pas les moyens de se louer un podium métallique pour recevoir un tel homme, à un meeting d'une telle envergure où on pouvait facilement prévoir des débordements comme la montée en masse des jeunes euphoriques sur l'estrade, alors on n'organise pas un meeting ou du moins, on ne fait pas monter un podium. Ou même plus, on ne fait pas venir Jesse Jackson en Côte d'Ivoire! Il faut respecter les ivoiriens, diantre!

 

Là où je trouve encore plus inexcusable le Comité d'Organisation du COJEP, c'est le fait - même s'ils estimaient ne pas avoir eu assez de ressources - de ne pas avoir plutôt eu recours à des chevrons (qu'à des contre-plaqués) pour concevoir le plancher du podium, à défaut de métal. La structure de l'estrade aurait été plus stable et plus robuste. La Présidence de la République dont la responsabilité n'est pas moins engagée - elle qui a mobilisé fonds et énergies pour recevoir le distingué invité - aurait dû, elle aussi, veiller et s'assurer de la qualité du matériau utilisé. Que nenni! Parce qu'en Côte d'Ivoire - je le dis tout net - on ne prend jamais rien au sérieux. Nous aurions pu, pour une fois, faire une exeption. Que non! Je ne serais pas du tout étonné que les membres de l'organisation chargés de la confection du podium ait gardé, par devers eux, une partie du budget à eux alloué pour effectuer la tâche. En bons ivoiriens. Histoire de tirer profit de l'évènement et pouvoir pour ainsi dire, après la manifestation, aller ''chauffer'' dans les ''nights'' de Yop, à la rue Princesse. Misère de misère!

 

DINDE Fernand AGBO

 

23:16 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne, Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : jesse jackson, chûte au meeting de yopougon, cojep, blé goudé | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

LE RAPPORT DE L'IVOIRIEN AU TEMPS

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Chers lecteurs, j'ai désiré soumettre à votre lecture ce magnifique document écrit par la COMMISSION VI du MIDI, le Mouvement Ivoirien pour la Défense des Institutions ivoiriennes sur LA GESTION DU TEMPS par les ivoiriens. Eloquent de réalité et pragmatique en solutions et stratégies d'action. A lire, absolument!

Photo: Geneviève BRO GREBE, Présidente du Mouvement Ivoirien pour la Défense des Institutions ivoiriennes.



DOCUMENT D’ORIENTATION

FACILITATEURS : Geneviève BRO GREBE
Gérard Tagro LEKADOU

AUTRES MEMBRES : Véronique THIAM- Laetitia BROU- Jean GREHO

INTRODUCTION

Notion « de temps » :

 

« Le temps » doit être perçu comme une denrée précieuse, une ressource, un moyen d’’action, de production, de réalisation, au même titre que l’homme (la force physique, les aptitudes intellectuelles, mentales, morales), au même titre que l’argent et d’autres moyens matériels et immatériels.
D’où les questions :
- Comment l’Ivoirien conçoit-il, comprend –il, apprécie- t-il le temps ?
- Comment l’Ivoirien utilise le temps, cette denrée quotidienne, précieuse, naturelle ?
- Quel est le rapport de l’Ivoirien avec le temps ?
En effet les réponses à ces (3) trois questions fondamentales restent plutôt négatives pour l’Ivoirien. Il a une « mauvaise appréciation et une mauvaise utilisation du temps », ce qui abouti naturellement à des « mauvais rapports» avec le temps.
Là est toute la Problématique avec toutes les conséquences, tous les effets induits.


I- LA PROBLEMATIQUE/LES CONSTATS/L’ETAT DES LIEUX


I-1 LE RESPECT DU TEMPS


- Aller en retard à son travail, à des séances de travail, à des réunions, à des cours, à des cérémonies officielles, à des rendez-vous, à des séminaires, à des conférences, être en retard aux repas, au lieux de prières, etc., ne semblent plus gêner personne.
-Sous d’autres cieux, il est dit que « la ponctualité est la politesse des rois ».ici ce sont autorités et personnalités qui se font attendre pendant plusieurs heures au delà de l’horaire convenu. Peut-être s’adaptent-elles à l’environnement ambiant? Une cérémonie prévue à 08h30 peut tranquillement commencer à 10h30- 11h, et se terminer tout aussi tranquillement à 14H30- 15h, au lieu de 12h30, par exemple…
Les autorités, personnalités et dirigeants ne donnent pas souvent l’exemple de la bonne perception et de la bonne utilisation du temps comme ressource. Il s’en déduit un corollaire d’irresponsabilité, de non respect, de non considération, et surtout d’un mauvais encadrement, d’un mauvais management…
-Il est universellement dit « time is monney », c'est-à-dire « le temps c’est de l’argent ». Il faut donc savoir le capitaliser et le gérer, ce temps. Or ici, nous prenons « tout notre temps », « nous donnons le temps au temps », dans tout et partout…
-Etc.


I-2 UTILISATION DU TEMPS


-Chez les Africains au sud du Sahara, le temps semble illimité. Les populations vaquent « tranquillement » à leurs occupations en prenant« tout leur temps », dans ce monde compétitif et concurrentiel, évoluant à la vitesse « grand V » !
-« Normalisation et acceptation » des retards dans tout et pour tout
-Temps souvent utilisé « à ne rien faire »
-Beaucoup de futilités et d’accessoires au lieu de l’essentiel avec le temps
-Le « plus clair » de notre temps est consacré à des activités non productives et non reposantes ;
-Elargissement « normalisé »du temps de pause au travail
-Plusieurs « amalgames » quand à la perception et l’usage de la ressource temps
-L’Ivoirien consacre pratiquement tous les week-ends, du vendredi au dimanche, à de grandes cérémonies funéraires ou festives. Evidemment ceci ne laisse le moindre temps pour des loisirs, pour la culture, pour la réflexion, pour la « conception -production », pour la décompression, pour le repos d’une semaine de boulot harassant, pour la famille, etc.
-Même pendant son propre travail et les activités « dites productives », le temps est « gaspillé » et n’est pas perçu et géré comme ressource : « faire peu en beaucoup de temps », est le constat général.
-La paresse, l’indolence, le manque de célérité, de réactivité et de dynamisme, sont des caractéristiques comportementales « dopant » la productivité, la production de biens et de services, la notion de plus-value ou de valeurs ajoutées, galvaudant aussi la notion de « travail fait et bien fait »…
-Etc.


II- LES CAUSES-POURQUOI ?


-L’éducation
-D’ordre culturel-Mauvaise intégration dans « le choc des cultures » liée à la globalisation, à la mondialisation
-Perte de « repères »-Pas d’objectifs clairs-Pas de « vision-projection »
-L’irresponsabilité, l’insouciance, l’inconscience généralisée, le manque de conscience professionnelle
-Pas de « bons modèles », pas de « bons exemples »
-La faiblesse morale et mentale
-L’égoïsme, les intérêts personnels, partisans et mesquins
-Etc.


III-LES CONSEQUENCES


Elles sont partout, multiples et diverses. Elles sont « à la chaîne, en cascade ».
-Le non respect du temps a un impact négatif sur le développement général
du Pays
-Le non respect du temps, la mauvaise perception du temps est une des sources premières de non-productivité, de contre-performance
-le non respect du temps ne peut que nous pénaliser, nous retardant plus encore dans un contexte de mondialisation où productivité et compétitivité sont de rigueur
-Le non respect du temps donne une image négative du pays et rend difficile les rapports avec les peuples des autres continents (Américains, Asiatiques, Européens)
-La mauvaise perception et utilisation du temps entraine de grave pressions et répercussions sur la vie des individus : inculture, pauvreté, maladie, destruction de la cellule familiale, échecs scolaires, enfants abandonnés dans la rue, irresponsabilité, échecs professionnels, retraite désastreuse par manque de planification
-Etc.


IV-SOLUTIONS


« Time is monney », « le temps c’est de l’argent », à bien comprendre et à bien appliquer..
-Bonne perception et bonne appréciation du temps, comme ressource capitale, naturelle, incontournable, par les Ivoiriens.
Le temps est un bien précieux mais pas illimité. Il doit être perçu et exploité comme une ressource, comme l’argent, comme l’homme, et comme tout autre moyen matériel et immatériel.
- Les autorités, les personnalités, les dirigeants doivent être les premiers à donner l’exemple de la ponctualité, de l’assiduité. Il y va d’une responsabilité manifeste, du respect et de la considération pour autrui.
Il y va aussi d’une bonne gestion, d’un management total et global, parlant d’une entreprise « qui intègre le temps comme ressource première, parmi les paramètres de direction ».
- Intégrer définitivement la notion de temps :
- Dans notre quotidien
- Dans notre travail dans l’entreprise (élément d’appréciation, de qualité, de certification ISO)
- Au niveau personnel, individuel (Santé, sports, décompression, réflexion, création-production, etc.)
- Au niveau de la cellule familiale (Activités diverses avec toute la famille)
- Dans les rapports, les activités communautaires familiales, régionales (fêtes, funérailles, diverses autres manifestations)
- Dans les rapports et les activités avec les autres peuples non africains en général (Américains, Asiatiques, Européens)-Faire preuve de politesse, de courtoisie, de savoir-vivre, de responsabilité, de sérieux- Faire preuve « d’opportunisme gagnant-gagnant ».
- Etc.


V-STRATEGIES D’ACTIONS


- Appeler la volonté politique avant tout, quand à l’appréciation et à l’intérêt premier « du temps comme ressource »
- Sensibiliser, conscientiser les autorités, les personnalités, les dirigeants à être les premiers modèles ou exemples « vis-à-vis du temps », une ressource
- Concevoir, vulgariser et faire appliquer « un code général de bonne conduite » lié à la bonne perception et au bon usage du temps. Y inclure des mesures impératives de motivation et d’évaluation quand à l’exploitation du temps
- Enseigner « le concept du temps » comme matière scolaire à tous les niveaux.
- Utiliser les Médias, la Presse en général comme moyens et supports pour la formation, la sensibilisation, la vulgarisation sur « le concept du temps »
- Création « d’un observatoire du temps », avec des moyens conséquents et des actions concrètes, vulgarisées, publiées.
-Etc.


VI-CONCLUSION


« Prendre son temps », « donner le temps au temps » en ce monde globalisé, de compétitivité, ne peut être qu’anachronique, irresponsable et suicidaire, dans les pays comme les nôtres qui ont déjà des retards à tous chapitres du développement, du bien-être, du bien-vivre, du bonheur….
« Vivre ou périr », nous n’avons pas le choix.
Nous devons donc ici et maintenant, à l’orée de ce 21ème siècle, « rompre les amarres » et nous adapter résolument « à l’ère du temps ».
Ceci ne ferait que nous ramener à l’ordre « normal et contemporain »des choses, nous mettant « en harmonie et en phase »avec le reste du Monde, gagnant ainsi en responsabilité, respect, en sérieux, en dignité, en productivité, en développement.
Nous pourrons alors parler de qualité, de certification ISO, de développement global et durable, « le facteur temps » étant alors naturellement présent, pris en compte et mis en exergue partout.

NOUS VOUS REMERCIONS

Fait à Abidjan, le Vendredi 13 JUIN 2008.

Le Rapporteur de la Commission : Gérard Tagro LEKADOU

mercredi, 12 août 2009

JESSE JACKSON VIENT "BEATIFIER" BLE GOUDE


obama-jackson533.jpgLu sur le blog de Richman Mvouama. Assez intéressant!

C’est un très grand coup que vient de réussir celui que les jeunes patriotes appellent Général Blé Goudé. Lui que l’ONU traite comme un ennemi de la paix, obtient, à une de ses manifestations, la présence d’un afro-américain de renom, un des soutiens du président Obama des USA. Les USA sont, cependant, 1er contributeur de l’ONU. Même s’il prétend n’avoir aucun parti pris en Cote d’Ivoire, il est au moins sûr que sa présence va béatifier Blé Goudé et remettre en question certains jugements sur sa personne.

Stratégiquement, on devrait élever au maximum le potentiel de Jesse Jackson et en faire un lien avec le président Gbagbo, pour alimenter le mythe. Qui est fou ! En tout cas, on a beau le critiquer, mais dans cette affaire, je tire mon chapeau à Blé Goudé!

17:12 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Etats-Unis d'Amérique, Monde, Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jesse jackson, blé goudé, cojep, onu, usa | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

LE PRESIDENT BARACK OBAMA DANS TOUTE SA SIMPLICITE

Bonjour à tous! Qui a dit que la simplicité tuait pour que les grands hommes de ce monde s'en défassent? Vous pouvez voir, ici, le président américain, dans toute sa simplicité. Sans en mourir pour autant! La simplicité et l'humilité ne coûtent rien. Du tout! Elles grandissent, bien au contraire! Appréciez.

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13:57 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Etats-Unis d'Amérique, Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : barack obama, simplicité, président américain, humilité | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

LE DISCOURS DE BARACK OBAMA A ACCRA FACE AUX REALITES

                                                         

Lu sur SAOTI.OVER-BLOG.COM: Le 11 juillet dernier, le président américain était à Accra. Le choix du Ghana par Barack Obama pour s’adresser à l’Afrique noire est significatif et encourageant pour toutes les forces qui œuvrent afin que les peuples aient le droit de se doter des dirigeants à leur convenance. Symboliquement, ce choix est un réconfort pour des raisons historiques et actuelles.

Ghana, fort symbole historique et actuel

A l’heure actuelle, en Afrique, le Ghana fait partie de ces rarissimes endroits où les règles démocratiques ont un sens. Ce pays, après de forts moments de turbulence, a fini par intégrer la culture de l’alternance démocratie dans ses mœurs sous la clairvoyance de John Jerry Rawlings. Depuis le départ de celui-ci d’Osu Castel, ex-présidence du Ghana, le pays a connu deux alternances et des élections législatives et locales paisibles. Le Ghana, c’est aussi une société civile organisée, extrêmement bien renseignée et qui utilise à merveille les médias pour sensibiliser les populations sur différents sujets. La liberté d’expression est un outil essentiel dont les Ghanéens se servent pour donner leur opinion, critiquer et formuler des requêtes en direction des élus du sommet à la base. S’il est vrai que la pauvreté est encore immense au Ghana surtout dans les milieux ruraux où les conditions de vie sont particulièrement drastiques, il est tout de même évident que des efforts sont faits pour que le plus petit des villages dispose des infrastructures de base à savoir : des toilettes publiques, l’électricité, des écoles et de l’eau potable, toute chose inconnue particulièrement dans la quasi-totalité des pays dits francophones où les tyrans cleptomanes sévissent avec la bénédiction française. Aucune de ces batailles n’est totalement gagnée – le délestage et les coupures d’eau sont fréquents au Ghana - mais par une forte participation citoyenne doublée d’une vigilance redoutable, la construction de l’Etat-nation répondant aux besoins de ses citoyens est en cours au Ghana. Se servir de ce pays comme estrade pour parler aux Africains ne peut qu’encourager les Ghanéens et tous ceux qui ailleurs en Afrique se battent pour que le minimum démocratique soit une réalité continentale.

Barack Obama a sans doute touché la sensibilité historique de nombre d’Africains en allant au Ghana, ex-Goald Coast, premier pays d’Afrique noire à obtenir son «indépendance» après d’épiques luttes face à l’Angleterre impitoyable. La répression anglaise a été terrible mais le 06 mars 1957, le Ghana nouveau naquit. Ce territoire est celui de Kwame Nkrumah, un des plus grands penseurs politiques africains de tous les temps. Nkrumah, panafricaniste bon teint, futurologue à la limite avait compris très tôt que l’Afrique est condamnée au « servage » si elle reste cloitrée dans les frontières érigées par l’impérialisme en 1885 à Berlin. Pour cette raison, Nkrumah qui a connu les Dubois, Padmore, Peter Abrahams, goûté aux affres de la sous-humanisation des Noirs en vendant du poisson à Harlem alors qu’il était un érudit et sorti Lumumba de son isolement, n’a ménagé aucun effort pour prêcher la renaissance de l’Afrique en allant au plus vite vers la constitution d’un gouvernement continental. Nkrumah n’a pas été seulement un théoricien politique. Il a agit quand il le fallait : en 1953 et 1958 Nkrumah organise les 6e et 7e conférences panafricaines respectivement à Kumasi et à Accra. Cette dernière fut également la première conférence des États Indépendants d’Afrique. Il est le premier à soutenir en 1958 la Guinée indépendante d’Ahmed Sékou Touré avec un prêt de dix millions de livres sterling. En mars 1963, il participe activement à la rédaction de la charte de l’Organisation de l’unité africaine. Son idée de la création d’un gouvernement africain fut rejetée par ses pairs corédacteurs de la charte. Aujourd’hui, pourtant, cette idée est d’une brûlante actualité.

En plus de tout ceci le Ghana conserve un lieu de douleur particulier pour Michelle Obama, descendante d’esclaves : le fort de Cape Coast. Portant les marques indélébiles des horreurs de la plus grande déportation de l’humanité, ce lieu est le transit de millions d’Africains capturés sur la côte ouest africaine et en Afrique centrale, enchaînés, frappés et convoyés dans les cales de navires pour les Amériques. Ce fort garde toujours intact les cachots où étaient détenus les esclaves et la "porte du non retour", que traversaient ceux-ci avant de monter dans les bateaux en attente. Parler à l’Afrique noire à partir de ce pays a donc une signification historique et symbolique forte.

Un déplacement qui n’ignore pas l’économie et la diplomatie

On ne peut pas limiter le voyage du président américain à ces seules considérations. Des aspects économiques et diplomatiques doivent être pris en compte. En 2008 les échanges commerciaux des USA avec l’Afrique ont atteint 140 milliards de dollars. La même année, les USA ont tiré un excédent de 600 millions de dollars de leur interactivité avec le Ghana. 15% des importations pétrolières américaines provenant de l’Afrique de l’ouest, on peut comprendre la démarche de Barack Obama surtout que le Ghana, important producteur de l’or et de cacao rentre dans le rang des exportateurs de pétrole en 2010. Quand on sait la rudesse du combat entre la Chine et les USA pour l’accès aux sources énergétiques dont le pétrole, on peut en déduire qu’Obama n’a pas manqué de discuter de cette question avec son homologue ghanéen.

Quant aux entreprises américaines, elles sont actives au Ghana. Pour preuve, Microsoft a conclu mi-juillet 2009 avec le ministère de l’éducation un partenariat pour «développer un logiciel pour soutenir l’enseignement et l’apprentissage dans toutes les écoles dans le pays».

Diplomatiquement, Obama, depuis son élection, a entrepris un travail de déminage et d’embellissement de l’image des Etats-Unis particulièrement détestés sous George Bush pour sa violence. L’accomplissement de cette œuvre passe aussi par le choix des pays visités et le contenu des discours tenus ici et là.

Le fond du discours

Quant au fond du discours d’Accra, s’il y a des choses positives à retenir, à fructifier et même à implémenter sur le terrain, il y a des omissions, des contre-vérités et même des certitudes à rappeler ou à dénoncer.

Lorsque le président américain parle de santé à développer, du lien intrinsèque entre démocratie, respect des droits de l’homme et développement, des opportunités à saisir, de la nécessité d’une Afrique en paix, on doit le féliciter. Lorsqu’il dénonce les satrapes truqueurs d’élections qui triturent ensuite les constitutions pour mourir au pouvoir et passer le relai à leurs progénitures, lorsqu’il tambourine sur l’enrichissement personnel des dirigeants publics et privés, tous ceux qui dénoncent ces pratiques souvent dans un anonymat médiatique se sentent réconforter. Ou quand il appelle la jeunesse africaine à l’action, quand il loue les progrès démocratiques au Ghana et lorsqu’il pourfend une société où la règle de droit est étouffée au profit de la loi du plus fort, il y a de quoi se sentir encouragé. Mais le discours d’Obama doit être critiqué sur d’autres points.


Il revient aux Africains de décider de l’avenir de l’Afrique

Qui peut contester une pareille déclaration ? Personne. C’est une évidence et aucun Etat, aucun continent voire aucune structure familiale ne peut progresser s’il reste sous tutelle ou si « ses » choix et décisions sont le fait des autres, des étrangers. Mais la réalité de l’Afrique n’est pas celle-là. Et Obama le sait certainement. D’ailleurs, il a lui-même reconnu qu’il s’agit là d’un «principe», c’est-à-dire d’une théorie, d’un axiome. Cette règle est fausse - en tout cas pour le moment - et n’est donc pas valable pour l’Afrique et toute démonstration qui se fait à partir d’elle passe nécessairement à côté des réalités concrètes. Car, depuis les sanglantes invasions islamiques du VIIè siècle en passant par les assauts meurtriers européens à partir du XVè siècle suivis de la colonisation et de la décolonisation, le peuple noir n’a jamais eu la possibilité de décider des orientations politiques, économiques, religieuses et sociales qui lui conviennent. Cela fait au minimum 14 siècles que l’Afrique n’a jamais été le fait des Africains.

En partant de ce principe erroné, c’est donc en toute logique que le président étatsunien imputera la responsabilité de la stagnation africaine aux forces endogènes. Obama, même s’il se dit conscient du passé tragique de l’Afrique ne semble pas prendre la mesure des blessures assumées du bout des lèvres voire pas du tout assumées et jamais soignées de l’Afrique. Plus grave, Obama parle au passé comme si de nos jours toutes les agressions, les pillages et les spoliations avaient cessé sur le sol africain. Il affirmera même que l’Occident à la recherche de matières premières aborde l’Afrique avec «condescendance». Cette affirmation est tout au moins faible si elle n’est tout simplement fausse. Ce n’est pas de la condescendance qui constitue le problème même si celle-ci fait partie des traitements infligés au peuple noir. Le véritable outil utilisé pour arracher les biens du sol africain c’est le crime accompagné de violences, du viol et du mépris. Comme quoi, il n’y a pas que la gouvernance qui ruine l’Afrique. Le fond de l’affaire est que les dirigeants légitimes et en adéquation avec leur peuple sont rares. La quasi-totalité de ceux qui régentent actuellement l’Afrique sont des agents de l’étranger s’opposant de facto au peuple qu’ils répriment avec les soins des forces militaires stationnées sur le continent.

Les Etats-Unis eux-mêmes restent un acteur important de la démolition de l’Afrique. Obama semble ignorer ce truisme. Il semble même effacer tous les crimes commis par les USA qui ont piloté des coalitions du crime via la CIA pour exécuter tous les dignes fils africains qui avaient voulu émanciper leur continent. Personnellement Obama n’est responsable en rien mais le principe de la continuité de l’Etat en démocratie – et les USA sont considérés comme une démocratie - impose que les actions des prédécesseurs soient assumées par les dirigeants successeurs. C’est au demeurant au nom de ce principe que des pays Occidentaux se font le devoir d’assumer certains crimes commis par leurs ancêtres à l’égard de certains peuples. Apparemment, cela ne compte pas pour le peuple noir à qui on peut pourtant au nom de ce même principe refiler en douce les dettes odieuses contractées par les administrations coloniales et les tyrans imposés. Les assassinats des patriotes africains dont les plus emblématiques Lumumba, Olympio, Um Nyobè, Moumié, Sankara, Biko et de bien d’autres encore, les renversements de régimes et l’érection d’autres, l’appui apporté au gouvernement raciste sud-africain dans sa tentative d’éradiquer les autochtones, le soutien apporté à Eyadema Gnassingbe, Mobutu, Bongo, Deby, Sassou, les généraux au Nigeria, Amin Dada, Bokassa, Biya…..par le biais de la DGSE française et de l’Intelligence Service britannique sous la houlette de la CIA, hier sous le fallacieux prétexte de «la guerre froide» et aujourd’hui sous le concept brumeux et cynique de la « défense de nos intérêts » ne seront pas assumés. Le peuple noir doit juste se contenter de la parole d’honneur selon laquelle les Etats Unis soutiendront désormais les gouvernements démocratiques et ensuite circuler puisqu’il n’y a rien à voir.

Compte tenu de tout ceci, le principe selon lequel les Africains qui décident de l’avenir de l’Afrique est actuellement un leurre. C’est virtuel. C’est un mensonge d’Etat. A la limite, Obama pouvait, à la suite d’un diagnostic qui pointe à la fois les responsabilité s étrangères et les complicités locales, dire qu’à partir de maintenant, l’Occident doit laisser les Africains décider de l’avenir de leur continent. Comme il n’a pas du mal à faire l’économie de cette démarche de vérité, il faut le dire à sa place.

L’économie zimbabwéenne plombée par le seul fait des Zimbabwéens voire de Mugabe

Clamer avec une telle tranquillité que« l’Occident n’est pas responsable de la destruction de l’économie Zimbabwéenne au cours des dix dernières années », c’est faire preuve de simplisme ou de mauvaise foi. Même si la responsabilité de Mugabe et de son gouvernement est établie, il faut néanmoins réintroduire une notion de complexité dans la situation récente du Zimbabwe. L’économie zimbabwéenne a commencé par dégringoler à partir de la réforme agraire unilatérale entreprise par Mugabe suite au non respect des accords de Lancaster House. Sinon avant cet acte « abominable » Mugabe était un ami et un démocrate. Les violations des droits de l’homme au Zimbabwe étaient tues et l’opposition ne bénéficiait pas du tintamarre médiatique international. C’est une constance dans les relations internationales qu’on ne s’en prend pas aux pays amis fussent-ils dirigés par des tyrans. Ce qui est important, c’est que ceux-ci garantissent les intérêts de ses soutiens. Les tyrans dociles sont donc protégés contre leur peuple. C’est ainsi que d’autres pions africains coulant en toute quiétude l’économie de leur pays ne seront jamais matraqués ni médiatiquement ni politiquement par les puissances néo-impérialistes dont les Etats-Unis. Au mieux, ils seront soutenus sur tous les plans, au pire ils bénéficieront d’un silence complice.

La Corée du Sud avance, l’Afrique décline

L’Afrique est riche en matières premières. Ce «malheur» conduit des pays occidentaux à se faire des guerres pour avoir la possession exclusive de ses terres. Cette concurrence s’est accrue avec l’entrée en scène des pays émergents notamment la Chine et l’Inde. La Corée du sud, elle n’a pas la chance d’avoir «le malheur africain». Ce qui lui a relativement épargné des ennuis.

En réalité, la Corée a réalisé son succès économique en bénéficiant des dons d’une valeur de 3,1 milliards de dollars des USA pour lesquels ce pays est militairement stratégique face au bloc communiste. Pendant plus d’une quinzaine d’années, la Corée du Sud a échappé au traquenard de l’endettement sur la période de 1945-1961. De plus, lorsqu’à partir des années 70 la Corée a commencé par admettre des investissements directs étrangers, elle l’a fait avec précaution et restrictions énormes. Ce pays n’a pas collaboré avec le secteur privé étranger à n’importe quel prix. Il a conditionné fortement les investissements au transfert de technologie tout en passant au crible le matériel transféré pour vérifier s’il n’était pas obsolète ou si les redevances facturées n’étaient pas excessives. La Corée n’a pas sabordé les bases de son développent en laissant sous l’étouffoir des entreprises étrangères son industrie locale. Elle n’a donc pas agi sous la contrainte des institutions de Bretton Woods qui ont systématiquement imposé, en revanche, l’ouverture complète des marchés africains sous la supervision des pays du G8 chapeauté par les USA. Aucun Etat n’a pu se développer en démantelant ses propres bases. Or c’est ce que les « bailleurs de fonds » imposent à l’Afrique. Les USA, les Etats européens et les dragons asiatiques ont tout réglementé, contrôlé, protégé durant toute la phase préliminaire de leur développement, et continuent de recourir aux mêmes pratiques autant que nécessaire. Or, c’est ce que les « bailleurs de fonds » imposent à l’Afrique. La réponse africaine à ces injonctions aurait été un refus clair et net. Mais qui pour le faire ? Les valets et autres pions ? Peine perdue : cela ne fait pas partie de leur ordre de mission. En forçant l’Afrique à agir à contre-courant, le FMI, l’OMC et la Banque Mondiale ainsi que leurs marionnettistes, l’inscrivent dans une logique de tutelle permanente et donc la condamne à une régression économique sans bornes que seul le peuple noir doit arrêter.

Bonne gouvernance comme conditionnalité de l’aide

Le discours de Barack Obama postule aussi pour la conditionnalité de l’aide. Pour lui, celle-ci doit est subordonnée à la bonne gouvernance : une sorte de répétition du discours de la Baule. Certes Obama n’est pas Mitterrand et on peut, peut-être, attendre encore un peu pour juger de la crédibilité de cette « promesse ». Rappelons utilement que l’aide dans sa forme actuelle est une mascarade et une stratégie pour mieux appauvrir l’Afrique pour ainsi asservir davantage ses populations. Cette aide dont une bonne partie finance le salaire des coopérants, des humanitaires et autres assistants locaux, cette aide qui sert à l’achat d’armes pour tuer les Africains, cette aide détournée vers des comptes secrets dans les paradis fiscaux par les préfets locaux qui saupoudrent au passage les innombrables intermédiaires ou négociants, cette aide liée, cette aide qui se transforme en dette perpétuelle remboursable par les populations n’est pas une aide. Cette aide là, le peuple noir n’en veut pas et n’en veut plus. Surtout pas sous la régence des tyrans pions. Quant à la bonne gouvernance, cette notion n’a plus de sens. Elle a été dévoyée par les institutions internationales notamment le FMI, la banque mondiale et l’OMC pour qui la bonne gouvernance c’est multiplier les coups de ciseaux sur les dépenses sociales pour rembourser les services de la dette, ouvrir les marchés, se lancer dans la compétition d’une fiscalité nulle voire négative et garantir un environnement socio-juridique sans entraves à la réalisation maximale du profit par l’investissement étranger. A moins qu’Obama réinvente la bonne gouvernance et l’impose aux mercenaires des institutions en question.

Aucune entreprise ne veut investir dans un pays ou le gouvernement et les autorités sont corrompus

En affirmant péremptoirement qu’aucune entreprise ne veut investir dans un pays où le gouvernement se taille au départ une part de 20 %, ou dans lequel le chef de l’autorité portuaire est corrompu, Obama semble ignorer le fonctionnement de l’économie néolibérale dans laquelle les pays africains sont plongés. En effet, depuis les années 80, c’est le libéralisme sans foi ni loi ne prospérant que dans des cadres anomiques qui guide les économies africaines. Et pour capter les Investissements directs étrangers (IDE), l’Etat ne doit exister que pour établir des lois éliminant les impôts, pour manœuvrer l’appareil répressif en direction des syndicats et les gouvernants quant eux, ils doivent être des coursiers des investisseurs répondant avec célérité voire zèle à toutes leurs injonctions au risque de voir les capitaux vider les lieux. Barack Obama se trompe peut-être de système à Accra. Oublie-t-il aussi que ce système avec ses pratiques entre autres opaques et de corruption a conduit le monde entier dans une crise aux conséquences dramatiques ? Contrairement à ce qu’il énonce, les entreprises investisseurs aiment bel et bien les gouvernements corrompus et facilement corruptibles qui peuvent livrer des marchés sans passer par des voies légales d’appels d’offres et de contrôle parlementaire. Ce n’est pour rein d’ailleurs que les investissements qui rapportent le plus aux économies occidentales soient ceux qui opèrent le plus à l’étranger. Que dire des bénéfices des compagnies pétrolières, minières et de l’industrie d’armements dont les pratiques puant la corruption facilitent les transactions par le truchement des commissions, des retro-commissions occultes et de «graissage du moteur» ? Les entreprises dont parle Obama en l’occurrence les transnationales, outres ces pratiques financières, œuvrent inlassablement pour que les gouvernants soient des carriéristes capables de négocier directement avec elles et contourner ainsi toutes les législations sociales, environnementales et fiscales. Dans le cas contraire, ces entreprises n’investissent pas.

Prenant justement le cas du chef de l’autorité portuaire cité par Obama, que dire par exemple des pratiques mafieuses de Bolloré en complicité avec les autorités portuaires et les pouvoirs publics au Togo, au Cameroun et ailleurs en Afrique ?

Il est question du viol permanent de l’Afrique

Le discours d’Accra est certes salutaire sur beaucoup de points. Mais, il passe la brosse sur d’autres problèmes qui sont directement liés aux relations que l’Occident d’une façon générale, entretient avec l’Afrique. Et ces relations ne se conjuguent pas au passé comme tente à le faire admettre Barack Obama. Il n’est pas seulement question de «la carte coloniale …qui a …contribué à susciter des conflits», même pas «du passé tragique qui hante parfois cette partie du monde» ou encore moins de «condescendance de l’Occident en quête de ressources». Il s’agit de crimes sans auteurs et qui de ce fait, continuent, de viol quotidien du peuple noir, des actes de pillage, d’écrasement total des cultures africaines. Il est aussi question d’une économie extravertie condamnée à fournir aux autres des matières premières et de l’énergie comme aux temps des déportations esclavagistes. Il s’agit de la dette odieuse que le peuple noir est condamné à payer. Il s’agit du maintien contre la volonté du peuple noir des pions et des vassaux abusivement appelés gouvernants qui agissent en réalité pour la perpétuation de l’entreprise coloniale.

Que les cultures africaines, comme d’autres d’ailleurs, comportent des zones d’ombres, c’est une vérité. Et merci à tous ceux qui peuvent nous les rappeler car par les temps qui courent, des rappels amicaux ne sont pas inutiles. Mais, les «amis» doivent assumer eux-aussi leur part de responsabilité . Et comme le peuple noir ne peut attendre ces reconnaissances avant de résoudre ses problèmes, il ne lui reste qu’à continuer le combat qu’il mène depuis la nuit des temps pour l’édification des Etats réels, viables, soustraits des griffes du franc CFA, de la dette odieuse et de l’aide et capables de répondre à ses besoins tout en le protégeant durablement.

Peut-être faut-il faut revenir aux propos de Barack Obama pour conclure ce texte : «Mais ces choses ne pourront se faire que si vous saisissez la responsabilité de votre avenir. Ce ne sera pas facile. Cela exigera du temps et des efforts. Il y aura des souffrances et des revers…. Cependant, le progrès ne viendra de nulle part ailleurs, il doit découler des décisions que vous prendrez, des actions que vous engagerez et de l’espoir que vous porterez dans votre cœur

Rodriguez in AgoraVox, le 19 juillet 2009

13:05 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Etats-Unis d'Amérique, Ghana, Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : barack obama, discours du ghana, obama à accra | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

MEA CULPA: ITINERAIRE D'UN JOURNALISTE CORROMPU

                                    

Lu sur Le Blog de Serge Grah. Honnête. Tout simplement. Je vous le propose. Bonne lecture!
Ça n'a pas été facile pour moi de l'avouer et de l'exposer sous l'Art à palabres. Moi, journaliste, censeur devant l'Eternel… Vous savez, quand vous n'avez pas de réelles responsabilités, vous croyez avoir toutes les réponses à tous les problèmes. Vous croyez détenir toutes les vérités. En tout cas, moi, je suis journaliste, citoyen exceptionnel. C'est moi qui distribue les bons et les mauvais points. Ma voix retentit en écho au quotidien et fait trembler les lois qui nous gouvernent. Je suis un pouvoir: le quatrième en son genre. Mais, comme dit le proverbe : Quand on veut grimper aux arbres, il vaut mieux avoir son cul propre. Sous mes airs de probe, je cache une âme souillée… Je suis corrompu ; oui, perverti jusqu'à la moelle. Vous l'avez bien compris. Et je suis peut-être le pire de tous ; parce que les effets de ma corruption sont plus dangereux, plus dévastateurs. Car ma corruption est plus insidieuse et plus vicieuse, puisqu'elle agit directement sur la conscience. Et pour faire diversion, ma plume a vite fait d'épuiser le débat. Point final. Les corrompus sont tout trouvés : les autres, notamment les corps à billets. Les pauvres poulets ! Il faut toujours qu'on les sacrifie, à la moindre occasion. Non, mais ça suffit ! Aujourd'hui, le miroir me renvoie ma propre image. Mon Dieu, quelle hideur !

Maintenant, il me faut le dire, tout net. Sans fioritures : MEA CULPA ! Ma gorge aux relents fétides a pendant longtemps empuanti ma plume et la société tout entière. Coincé entre des pressions complexes et subtiles, face auxquelles je n'étais pas suffisamment armé pour résister. Comment alors revendiquer une indépendance ? Comment rester objectif et impartial, quand ces pressions me poussent chaque jour à de graves manquements. Je vivais désormais accroché à des tiers, extorquant çà et là le prix de mon silence ou de mes éloges.

Pourtant, quand je commençais ma jeune carrière, il y a à peu près une décennie, j'étais tout plein d'ambitions, plein de rêves, avec des modèles de haut vol. Ceux-là, oui, c'étaient de vrais journalistes. Ils ont imposé respect, par l'immensité de leur culture… Je faisais donc mes armes dans un magazine dit culturel. Abusivement et pompeusement. J'étais entouré d'anciens gratte-papiers qui n'hésitaient pas à exhiber fièrement leur butin du printemps de la presse. Et c'est comme ça que je fus dérouté. Jugez-en vous-mêmes. A la demande de mon chef, j'ai rédigé une série d'articles sur une exposition d'œuvres d'art. L'expo se tenait au siège d'une grande banque de la place. A la fin, mon chef, manifestement satisfait, me fit cadeau d'un petit billet. Grand geste de gentillesse. N'allez pas croire autre chose. Incapable de rendre la sonorité des œuvres exposées, je me suis évertué à pondre de grossiers publi-reportages. J'appris, bien après, que notre Red'chef était en train de négocier un gros emprunt auprès de ladite banque, ce qui expliquait cela. Pauvre de moi !

Initié à la pratique, j'en fis ma principale activité, un petit commerce honteux mais juteux : articles alimentaires, règlements de comptes, flagorneries, chantages, etc. En bon élève, j'essayai de reproduire le schéma. Mon énergie éthique est littéralement tombée. Devenu vulnérable aux espèces sonnantes, mon potentiel critique s'est effondré. En effet, pour neutraliser un journaliste, la corruption est plus efficace que la censure. Là où la menace stimule le courage, la corruption anéantie toutes les forces. Elle paralyse l'esprit. Mais en fait, quelqu'un lancerait-il le premier la première pierre ? On entend même dire que si l'on poursuivait les gens pour corruption, pas un seul Ivoirien ne serait en liberté.

Inexorablement, j'ai ainsi conduit mon esprit vers une mort certaine : une neogonie, comme dirait l'autre. Sur des sujets d'intérêt national, et pour des raisons inavouées, je fournissais des témoignages partiels et partiaux. Si l'on soumettait au verdict de l'équité toutes les campagnes de presse auxquelles j'ai participé, bon nombre seraient injustifiées, tant elles imprégnaient les informations d'un parti pris flagrant ; l'intérêt du public au nom duquel on menait ces campagnes se confondant généralement avec de gros intérêts.

Naturellement, dans une société où l'immoral a pris la place de la morale, où l'anormal s'est substitué au normal, il est facile de ne pas être un héros. Surtout que, moi, j'avais une bonne excuse. Mes conditions déplorables de travail. Et pire, j'étais payé au lance-pierre. Qu'y a-t-il de plus dégradant ? A partir de là, j'étais devenu un journaliste gombo. Je choisissais les reportages non pas à la pertinence du sujet mais au poids de l'enveloppe. Le fameux perdiem, codifié, inscrit dans les mœurs et dans les registres. Pas de perdiems, pas de papiers. Et bien souvent, j'empochais le diem et je n'écrivais pas l'article. Oh, mais ce n'est pas trop grave ; ce n'était pas ça l'essentiel. A la Tour bleue, le schéma est presque identique. Avec un argumentaire des plus ahurissants : On doit gagner plus parce que nous on a le son et l'image en même temps. S'ils sont d'humeur professionnelle ce jour, ils arriveront en milieu de cérémonie et, avec un peu de chance, une caméra en main. Et le chauffeur a fini, lui aussi (qui est fou ?), par exiger sa part de diem. N'est-ce pas qu'ils forment une équipe… de reportage ?

Une anecdote pour terminer, une histoire presque vraie qui a achevé de me convaincre sur l'une des plaies dont souffre notre presse, une histoire dont les conséquences auraient pu être dramatiques… pour la population. Une amie à moi, consommatrice invétérée de friandises, découvre un cafard (un vrai) dans un sachet de jus de fuit industriel vendu à la sauvette dans Abidjan. Le fabriquant est une grande entreprise sise à Yopougon. L'émotion et la colère passées, mon amie juge nécessaire de prévenir la presse qui - sait-on jamais - estimera utile d'avertir ses lecteurs-consommateurs. Elle porte donc les faits à son ami journaliste que je suis. Pour une fois, je tenais un bon sujet. J'en informe mon chef chargé des faits divers. Il considère l'affaire d'importance. Il est lui-même consommateur, et sa famille aussi. Mon chef, à son tour, informe un chef au-dessus de lui. Comprenez ! Les rédactions sont très hiérarchisées. Cet un peu-plus-que-chef trouve le sujet intéressant. Il pense déjà au gros titre à la Une : Un cafard dans un… Il jubile : Demain, on va vendre, mon petit.

Vient le moment rituel de la journée où tous les sous-chefs de quelque chose (Vous ne le savez peut-être pas, mais les rédactions sont aussi de véritables armées mexicaines) viennent défendre ce qu'ils ont sous la dent et où un chef, un peu plus-chef-que-les-autres, décide de ce qui est d'importance et de ce qui ne l'est pas pour le journal du lendemain. Le sous-chef chargé des faits divers est content. Il est sûr d'avoir le meilleur papier du jour, un papier qui vaut dix fois la Une. Mais le plus-chef-que-les-autres n'est pas de cet avis. A la surprise générale. Il estime même qu'il ne faut rien publier sur le sujet. Rien du tout. Ni à la Une ni ailleurs. Nada ! Ce n'est pas notre rôle de créer la panique, s'était-il justifié. Un sous-chef courageux et, quand même, ambitieux, choqué par une telle décision, va cafter l'affaire au sur-chef-au-dessus du plus-chef-que-les-autres. L'ambitieux sous-chef revient avec une mine de deuil. Il n'y aura pas une seule ligne sur ce fait divers. Affaire classée. C'était vraiment à s'étrangler de rage. Mais, c'est cela le côté presqu'invisible de l'iceberg.

La fin de cette triste histoire a montré que notre plus-chef-que-les-autres et son sur-chef étaient, en prime de leur boulot officiel, les rédacteurs attitrés et appointés du bulletin de liaison de la grande entreprise en question. Et grassement payés. N'est-ce pas qu'ils méritaient bien leur salaire ?

Le plus-chef-que-les-autres et son sur-chef sont toujours dans la presse. Ils sont même montés en grade depuis. D'ici, je vois la tête qu'ils vont faire en revisitant ce souvenir… Quant à moi, j'ai fini par quitter le milieu… Avec des regrets, certes. Mais rassurez-vous, je ne me suis jamais porté aussi bien que maintenant.

A très bientôt !

Par Serge Grah
In Point de lecture n° 3 de juillet 2009

12:57 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : serge grah, méa culpa, journaliste corrompu | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

dimanche, 09 août 2009

LE SECRET DES JEUNES RICHES!

brouteur 1.jpgPour devenir riches, ils sacrifient sexe, doigts et corps. En Côte d'Ivoire, et partout en Afrique, il n'est plus rare de voir les cybercafés bondés de monde. Des adolescents, pour la grande majorité, en ont fait leur espace de prédilection. Leur objectif, “tchatcher” sur Internet, afin d'appâter d'éventuels pigeons. Certains dépassent ce stades, sacrifient des parties du corps afin de devenir millionnaire, d'autres trouvent la mort. Un precieux dossier signé Franck Hamilton dans Topvisages.

Le cercle des "brouteurs" fait peur

Le but étant d’escroquer le maximum de personnes (les Blancs surtout), en se faisant passer pour des filles, avec photos fictives à l'appui, via le webcam. Ou en échangeant sur des sites exclusivement réservés aux homosexuels. Cette pratique appelée "Love’’ a pignon sur rue auprès de cette nouvelle race de ‘’broutteurs’’. Pire encore, ils poussent le bouchon très loin en consultant des charlatans et autres marabouts de fortune. Comment procèdent-ils ? Quels sont leurs différents stratagèmes ? Lisez ce dossier qui vous donnera froid dans le dos, tant les recettes utilisées par ces jeunes font peur.

Origines de ce phénomène

Le phénomène du "broutage" a débuté avec la création d'ONG fictives sur Internet par les jeunes Africains vivant en Europe, via ce qu'ils ont appelé le "36-15". L'objectif proclamé de ces organisations non gouvernementales à but non lucratif est de joindre des personnalités européennes nanties, en vue de venir en aide aux personnes en difficultés en afrique. Avec une stratégie bien ficelée, ces jeunes arrivaient à berner les éventuelles personnes qu'ils dépossédaient de fortes sommes d'argent. Ensuite, est arrivé un autre phénomène. Celui des cartes bleues. Encore une fois, avec l'ingéniosité qui leur était propre, ces jeunes africains, pour la grande majorité de connivence avec certains agents travaillant dans des supermarchés, des banques et autres grandes surfaces, où les clients effectuaient le règlement de leurs factures et autres achats par les cartes bancaires, arrivaient à soutirer les numéros des cartes à eux remis, en vue d'un éventuel règlement à la caisse. Ainsi donc, avec la collaboration de certains complices, il leur était facile d'accéder à des comptes bancaires via Internet qu'ils se chargeaient, avec joie, de vider de leur contenu. Une fois le butin amassé, une infime partie était envoyée à ceux qui se trouvent en Afrique et qui ont permis la réussite du plan (envoi de photos et témoignages très souvent) et l'autre partie leur servait à plastronner. En faisant des achats de vêtements et autres accessoires de mode à des coûts exorbitants. En distribuant des billets de banque dans les boîtes de nuits et autres endroits chauds d'Europe. Ainsi donc, il n'était pas rare de voir un jeune vivant à Paris se rendre spécialement pour un show à Londres, aux Etats-Unis, en Italie, etc., juste pour lancer des défis aux autres noceurs qui veulent leur voler la vedette ou qui voudraient se mesurer à eux. De vol en vol, le phénomène du ‘’broutage’’ via Internet était né. En Côte d'Ivoire, il a débuté avec la confection de faux documents administratifs, communément appelés dans le jargon des ‘’brouteurs’’, "formate". Des copies bien reproduites qui portent des logos, des indications précises et des cachets de certains ministères bien ciblés. Cette arnaque bien ficelée faisait l'objet d'une préparation bien minutieuse. Il n'est pas rare de recevoir dans sa boite aux lettres des e-mails faisant cas d'une loterie organisée par la Fondation Bill Gates, du nom du milliardaire. Communément appelé "Fondation Bill Gates Lotery". A travers la création d'une adresse électronique, plusieurs e-mails sont envoyés sur Internet à des correspondants "tamponnés" grâce au "tchat" sur le net. Après quoi, les "brouteurs" envoient des messages de félicitations aux concernés pour leur annoncer qu'ils viennent de remporter un gain à la loterie dite de Bill Gates. Il est aussi expliqué que tous les participants pour la version en ligne ont été choisis aléatoirement à partir des emplacements mondiaux de web par le système d'aspiration d'ordinateurs et d'extraits, à partir de plus de 100.000 syndicats, associations d'ordinateurs et sociétés qui sont énumérées en ligne. Malheureusement, nombreuses sont les personnes qui tombent dans le piège de ces voleurs d'un genre nouveau. Pour ne pas éveiller de soupçon, les arnaqueurs créent un avocat fictif, afin de certifier l'originalité de leur mail. Une fois "l'heureux gagnant" rassuré, ce dernier rentre en contact avec l'avocat pour pouvoir recevoir son argent. Et celui-ci lui expédie un "certificat de reconnaissance de gain" qu'il devra remplir et lui retourner dans un bref délai. "L'avocat fictif" demande alors aux "gagnants" de payer une facture s'élevant parfois à 500.000 fcfa, pour "les formalités administratives au niveau du ministère de l'Economie et des Finances". Cette facture sera réglée et retirée par le canal d'agences de transfert d'argent avec de faux noms. Avec l'aide de complices dans ces agences, les ‘’brouteurs’’ n'ont aucune difficulté à entrer en possession de leur argent, sans les pièces requises. En retour, les agents complices reçoivent des commissions allant de 1 à 5 millions de nos francs, selon le montant encaissé. Bien entendu, l'aboutissement de tout ce stratagème n'est que désillusion pour les soi-disant gagnants et une bonne affaire pour les escrocs. Ces "brouteurs" confient que la grande partie de leur revenu provient des Européens qui tombent très souvent dans le piège. Les Africains, plus réticents, ne sont pas très souvent ciblés par ces arnaqueurs. Pour se défendre, les "brouteurs" osent se justifier en arguant à qui veut l'entendre que "c'est notre manière à nous de récupérer auprès des Blancs ce qu'ils ont pris à nos pays africains. Nous avons été suffisamment exploités et nous n'avons aucun remords en faisant cela. Nous réparons à notre manière cette injustice". Mais ce stratagème a de plus en plus de mal à fonctionner, car certaines personnes plus averties veillent maintenant au grain et font plus attention quant-aux e-mails qu'elles reçoivent. Conséquence, les jeunes ‘’brouteurs’’ ont trouvé une alternative, celle d'user de pratiques fétichistes pour avoir encore plus de gain. Il existe également une autre pratique appelée "love". Elle consiste à "tchatcher" sur des sites réservés aux homosexuels ou tout simplement aux Européens avides de chair fraîche. Le but est de discuter via Internet avec le "mougou", comme ils se plaisent à appeler les Européens. Les "Gaïs", le nom de code des ‘’brouteurs’’, discutent donc avec ces Européens pendant de longues heures, voire des semaines entières. Soit directement avec photos de jeunes filles dont la beauté ne souffre d'aucun commentaire. Ces photos sont prises sur des sites comme : www.models.com, hi5,…. et bien d'autres sites en l'absence de webcam. Dans le cas contraire, ils usent souvent des services de certaines jeunes filles qui se plaisent à jouer au jeu de séduction avec les Européens. Ces dernières, en cas d'appel des "mougous", répondent avec leurs voix langoureuses au téléphone. Chose qui a pour but de rassurer les Européens afin qu'ils envoient assez d'argent pour l'achat de billet d'avion et autres démarches à effectuer pour que la dulcinée les rejoigne en Europe. Malheureusement, ce ne sera que désillusion. Au cas où ce dernier décide de venir lui-même en Afrique pour rencontrer cette dernière, il n'est pas rare que les "Gaïs" présentent de belles jeunes filles fraîches à la recherche de maris Blancs, aux Européens. Très souvent, ces pratiques aboutissent à des mariages mixtes. Chose qui ne déplait pas à certaines familles qui voient en cela une porte vers la fortune.

Douk Saga et sa clique

Au plus fort de la guerre qu'a vécue la Côte d'Ivoire, un jeune nommé Douk Saga, de son véritable nom Stéphane Hamidou Doukouré, né le 23 mai 1974 à Yamoussoukro, va faire parler de lui. Créateur auto proclamé du "décalé coupé", un rythme urbain de la Côte d'Ivoire. Ce jeune s'est fait remarquer en distribuant de l'argent pendant des shows et des prestations scéniques de certains artistes. Lui et ses amis Molare, Boro Sangui, Lino Versace, Chacoulé, Solo Beton et autres faisaient du coup beaucoup de bruit à chacun de leur déplacement. Ils avaient ainsi créé le phénomène du "travaillement" et du "boucan". Ce m'as-tu vu d'un genre nouveau attirera le regard jaloux de certains jeunes qui, très tôt, se mettront, eux-aussi, à vouloir, vaille que vaille, se faire de l'argent facile avec les mêmes procédés utilisés par leurs frères vivant dans l'hexagone. De ce fait, ils effectueront des ventes de terrains fictifs. Le cas aberrant de la vente de la "forêt du Banco". Et ficèleront des testaments avec des sommes mirobolantes à acquérir avec l'aide d'autrui, moyennant une compensation. Des sociétés qui n'existent que dans leur imagination, dans le but d'arnaquer d'honnêtes citoyens. Malheureusement, le précurseur de ce mouvement décédera le 12 octobre 2006 à Ouagadougou, au Burkina Faso dans des conditions mystérieuses. A sa mort, plusieurs hypothèses ont été avancées. Ainsi donc, des maladies comme la pneumonie atypique, le SIDA et autres affections contagieuses ont été cités comme cause de son décès. Tandis que d'autres personnes soutenaient, elles, la thèse du mysticisme. Pour ces personnes, Doukouré ne serait pas mort d'une mort naturelle, car le "boucantier" aurait vendu son âme au diable en pactisant avec un marabout au Bénin. A les croire, Saga serait décédé trois années après avoir réussi son pacte avec un marabout. Sacrifiant ainsi sa vie pour trois années de bonheur. Trois années au cours desquelles il sera envié, choyé et chéri par une armada de fans. Malheureusement, il nous a quitté dans la fleur de l'âge. Cette hypothèse, ne serait pas à négliger. Quand on sait que certains jeunes ivoiriens se sont intéressés de près à la vie outrancière que menait le "boucantier".

Le "broutage" et ses conséquences

brouteur 2.jpgPresident Papys, Maïga Number One, John Compressor, Président Zidane, Loic Le Sultan, Tsunami, Empereur Parfait, Wari Parkeur, Kader Le Riche Albanais, Sidy Le Magnific, Chamberlin d'Actualité, JP Jean Paul Gautier, Papa Gouel, Jean Louis Edoukou, Timité Number One, Senateur Vao, Marshal Shipper, Moussa Le Long, Seydou BCEAO, Ange Versace, Patco Le Milliardaire, Soucousou Trapatoni, IB Cacao, Ismaël Le Refondateur, Momo Cash Money, Coco Le Riche...Tels sont les sobriquets que se donnent les jeunes qui s'adonnent au « broutage ». A travers un classement bien défini, ils se sont attribué des sobriquets aussi flatteurs les uns que les autres. Certains vont jusqu'à faire le « boucan » sur des sites spécialement destinés à ce phénomène. Ces jeunes ont pris l'habitude, comme leur devanciers « brouteur » d'user des mêmes stratagèmes. Hélas, il y a des dérapages. C'est l'amer constat que nous avons fait lorsque nous avons décidé de nous intéresser de plus près à cette pratique qui bat sont plein de nos jours en Côte d' Ivoire. En effet, ces jeunes abandonnent les bancs de l'écoles pour passer la plus part de leur temps dans des cybers café qu'ils ont investis. Certains vont jusqu'à passer des nuits blanches, rien que pour « tchatcher » et appâter d'éventuels naïfs, amateurs de rondeurs féminines africaines et de pratiques immorales. Avec leur style de jeune dandy, toujours bien habillé, coiffé, avec chemise et tee-shirt « très près du corps ». Leur dada, dilapider l'argent. Cet argent acquis de la plus mauvaise manière avec une stratégie d'escroquerie bien huilée. Il n'est donc pas rare de voir des disc-jockeys et même des jeunes filles se rabaisser juste pour jouir des faveurs de cette nouvelle race de « riches ». Mais ces actes ne sont pas sans conséquences. Il ressort que certains d'entres eux dont les affaires ne fleurissent plus depuis un certains temps usent de certaines pratiques peu orthodoxes. Il s'agit des pratiques mystiques.

Le fétichisme et les brouteurs

Rendez-vous à Port-bouët, Abobo, Marcory, Treichville, Vridi, Dabou et autres contrés du pays. Quelle ne serait votre surprise de faire l'amer constat que ces jeunes usent de pratiques fétichistes pour avoir plus de gains. Comment font-ils ? Nous avons fouiné dans leur univers. Selon les témoignages recueillis auprès de certains d'entres eux, il nous est revenu qu'une fois chez le marabout, il leur est soumis différentes conditions à des degrés divers. Ainsi donc, pour ceux qui veulent « un travail mystique bien fait », il leur est remis des mixtures ou des amulettes censées faire prospérer leur affaire. Ces marabouts leur demandent aussi de donner un organe de leur corps qui leur est cher. Ainsi donc, il n'est pas rare que certains « brouteurs » vendent un voir deux doigts, un œil, leur sexe, leurs orteils. Une fois ce don d'organe effectué, le brouteur dans les jours, les semaines et les mois qui suivent, recevrait des sommes très consistantes de la part de son « mougou », parlant des Européens comme ils se plaisent à les appelés. Malheureusement, après quelques mois de jouissance et de joie, pendant lesquels le « boucantier », ce dernier se verra dans l'obligation de retourner chez le marabout, afin de renouveler l'opération. Puisque la « puissance du travail » du charlatan peut diminuer d'intensité. D'autres, plus entreprenants, pousseront le bouchon très loin jusqu'à sectionner un doigt ou un orteil. Parfois ils seront poussés par ces marabouts avoir des relations sexuelles avec des personnes du même sexe qu'eux. Comprenez le nombre grandissant d'homosexuels en Côte d'Ivoire. Pire encore, certains vendent leur âme, dorment dans des cimetières, ou se lavent avec de l'eau extrait de cadavres et recueillie dans des morgues, dans le but de gagner des sommes faramineuses. Cet argent une fois reçu, doit aux dires de certains témoins qui ont, eux-aussi, pratiqué le ''broutage'', avoir une duré illimité. Ces marabouts fixent donc des conditions et des délais selon la somme reçu. Il leur est interdit très souvent, en guise de totem, de donner de l'argent aux membres de leur famille. De se laver avec du savon, au cas où, ils reçoivent des mixtures appropriés. Ils ne doivent pas non plus tendre la main ou répondre à la salutation d'une femme, avant d'aller s'asseoir sur un ordinateur, en cas de rendez-vous pour ''tchatcher'' avec leur Blanc.

Les inconvénients de ces actes

On remarque depuis un certains temps les morts en cascade de jeunes en Côte d'Ivoire. Si ces morts sont pour la plupart du temps mis sur le compte des maladies et autres sorciers du village, ce que l'opinion ignore, c'est que ces différents décès, sont à mettre sur le compte des pratiques mystiques qu'ils effectuent pour les gains de l'argent facile. Ces pratiques ont malheureusement des revers dont ces jeunes ignorants sont loin de se douter. En effet, cette pratique qui consiste à donner une ou plusieurs parties de son corps comme gage pour un travail de maraboutage réussit, fait des dégâts. Pour les brouteurs qui poussent le bouchon très loin jusqu'à vendre leur âme, c'est la mort de façon mystérieuse dans des conditions toujours étranges. Comme ce jeune à Port-Bouët, décédé suite à un violent accident de voiture. Le chauffeur, voulant éviter un carambolage, a préféré percuter ce qu'il a pris pour un chien errant. Sa surprise sera de taille, lorsqu'il mettra pied à terre, puisqu'il ne comprenait pas l'attroupement qui a suivi l'accident. Stupeur, il fera le constat amer de voir un jeune homme, bien habillé portant plusieurs bijoux, à la place du chien percuté. Renseignement pris, ce jeune serait un « brouteur ». Idem pour cet autre jeune, qui serait mort suite à un violent accident de la circulation, pendant qu'il voulait éviter, selon la version officielle, un braquage. Cependant, la thèse selon laquelle ce jeune serait également une victime de cette pratique à la mode a aussi été évoquée. Ces genres d'exemples sont légions dans le cercle infernal du « broutage ». Les voitures et autres biens matériels acquis par ces derniers finissent toujours dans les mains des autres. Ces actes ont des conséquences irréversibles, malheureusement. Si notre jeunesse ne prend pas rapidement conscience, elle se perdra dans ces pratiques qui aboutissent à la folie et très souvent à la mort.

Franck Hamilton


Source: Lu sur IVOIRENEWS.

20:39 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (254) | Tags : les brouteurs, ivoirenews, nouveaux riches, arnaques sur le net | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

samedi, 08 août 2009

"INDEPENDANCE CHA CHA" SUR LES BORDS DE LA LAGUNE EBRIE

Lu pour vous sur Le Blog de Théophile KOUAMOUO. Excellent texte! Bonne lecture à tous.

 

Le billet qui suit est de David N'Goran, auteur invité du blog de Théophile KOUAMOUO.

Joseph KABASELE.jpgC'est certain, quand il le fredonnait au début des années 1960, Joseph Kabaselé, de sobriquet affectif « le grand Kalle», un des pères de la rumba congolaise, était plein d'espoir en affichant cette humeur joviale de ceux qui espèrent. C'était le temps des premières indépendances: la lutte pour notre dignité débouchait sur la reconnaissance de notre statut d' « Homme ». Avant qu'il n'exécute quelques pas de « indépendance cha cha », Patrice Emery Lumumba, fier guerrier devant l'éternel venait de parcourir du chemin : son corps-à-corps avec le personnage colonial et ses affidés avait été titanesque. Le Grand Kallé chantait et Lumumba dansait ! Candide, naïve et vraie était la lueur qui faisait briller ces regards noirs de tous les feux joyeux ! En tant que motif ayant fonction généralisante, la trame qui se jouait dans cette partie du monde irradiait l'histoire de toute l'Afrique continentale. D'Alger au Cap, de Lagos à Conakry, de Tunis à Yaoundé, de Léopoldville, Abidjan, à Antananarivo, les peuples de la nuit semblaient humer, enfin, le vent de la liberté!

Sur les bords de la lagune ébrié, la voix nasillarde de notre vieil homme bénissait ce jour, avant de proclamer « solennellement l'indépendance de la Côte d'Ivoire ».

Depuis, de rituel en rituel, À peu près deux générations se sont succédées, chacune gérant l'indépendance, notre bien commun, à sa façon...

D'un côté, « les hommes des Blancs en Afrique », potentats qui jouaient à confier une bonne part de nos destins aux héritiers coloniaux, avec en prime, une forte délocalisation en externe de la politique nationale, l'invention d'un capitalisme local prenant appui sur une économie monopolistique de type familial, les dos nègres portaient encore de temps à autres quelques zébrures sporadiques, traces de fouets nostalgiques. Paradoxalement, en ces temps-là, les populations mangeaient à leur faim, les maladies reculaient, les infrastructures, solides et pleines de promesse pointaient du nez, l'école formait de  bons citoyens, « les affaires marchaient » comme on le dit aux abords des comptoirs.

COTE-D_IVOIRE.gifD'un autre côté, « les hommes des Africains en Afrique », héritiers directs des pères de la nation ou opposants historiques, affirmaient que notre monde était sens dessus dessous. Ils proclamaient à juste titre que cette indépendance n'était, qu'une mascarade, puisque les fleurs n'avaient pas l'air de tenir leurs promesses, il nous fallait « une seconde indépendance », « une vraie révolution », car notre liberté était toujours sous scellé, disaient-ils, en boudant le grand bal du « cha cha ». Paradoxalement aussi, depuis qu'ils sont au devant de la scène, les choses marchent par inversion, nous ne faisons qu'un repas par jour, la patrimonialisation en termes de privatisation des affaires publiques tend vers son paroxysme, nos infrastructures dégringolent, notre sécurité est au plus mal, nos élèves et étudiants chicotent leurs maîtres. Ici comme ailleurs, la métaphore du loup domine l'espace politique au point de rendre indistincte la figure du prince et celle la bête comme l'écrivait Derrida. L'Homme, plus que jamais, côtoie l'animal, la frontière entre la vie et la mort s'efface au point de nous contraindre à une « vie et demie » comme disait génialement Sony Labou Tans'i. Ici comme ailleurs, nous abattons les chauffeurs de taxis, nous attaquons les journaux, bloquant la circulation, expropriant les commerçants, marchandant la vie de nos concitoyens à coups de milliards mêlés de déchets toxiques, ici comme ailleurs, nous irons parader en ce jour béni du 7 août 1960 en riant, en dansant, en riant, roulant dans l'ordure, forniquant, jouissant... incapables même de faire se réaliser nos propres élections....!

 

Et puis, nous nous tournerons vers les étoiles en scandant, non pas « indépendance cha cha » comme l'avait espéré le Grand Kallé, mais plutôt : « ça va aller! C'est Dieu qui est fort »!

Vive l'indépendance! Vive la Côte d'Ivoire!

David N'goran

16:55 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : indépendance cha cha, david n'goran, blog de kouamouo | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mercredi, 05 août 2009

A VOUS PLIER DE RIRE: TROIS INDIVIDUS EN ENFER!

 

photo rire.jpg

Trois individus dont un américain, un britannique et un africain meurent dans un accident et se retrouvent tous en Enfer.

Quelques temps après, l'américain désireux de savoir si enfin, Ben Laden a été attrapé, sollicite la possibilité de passer un coup de fil vers l'Amérique.
Le diable accepte et aussitôt le coup de fil terminé, il lui facture les trois minutes à 3 millions de dollars.

L’américain sort son carnet de chèques et s'acquitte de sa dette sans souci.  

Le britannique, à son tour sollicite la même faveur, afin de s'enquérir de la santé de la Reine Élisabeth. Le diable accepte et lui facture, aussitôt la conversation achevée, les trois minutes à 4 millions de livres sterling
que notre cher ami britannique s'empresse de payer....  

Ce fut, enfin le tour du pauvre africain. Ce dernier hésitant du fait de la faiblesse de ses moyens, se décide quand même à demander l'autorisation d'appeler en Afrique pour avoir des nouvelles de son continent.  Satan accepte et là commence une longue conversation téléphonique au cours de laquelle notre cher ami apprend qu'après la guerre civile en Côte d'Ivoire, une transition interminable se poursuit, au Congo les rebelles continuent de semer la terreur dans le Nord Kivu et ceux du Tchad et du Soudan se sont armés de plus bel, que le sida continue de progresser sur l'ensemble du continent, que les togolais s'affrontent, que la famine et les criquets sévissent au Burkina et au Mali, que la grippe porcine est arrivée au Bénin, que Madagascar a perdu sa stabilité politique, que les gens s'entredéchirent au Gabon pour la succession de Bongo, etc...etc...etc...  

La conversation s'achève enfin, au bout de dix heures.... ! L’africain, osant à peine regarder le diable, lui demande en bégayant, « le prix de la communication, c'est combien? » Le diable, tout serein, répond: Oh, pour
les dix heures, ça fait tout juste 150 FCFA. Surpris, l'africain demande : Mais co......co........comment ça se fait ???  Le diable lui répond: Et bien, mon cher africain, de l'Enfer à l'Enfer, c'est un appel local !

17:03 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Humour | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : blague, humour, rire, sourire, détente, déstresser | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

ATTENTION AUX RENCONTRES SUR INTERNET !

PHOTO CYBERCAFE CHINE.jpg

C'est long et triste comme témoignage. Mais il faudra le lire jusqu'au bout, s’il vous plaît ! Et, SURTOUT, le faire passer ! En circulation, en ce moment, sur le Net. Impossible d'en vérifier la source mais très proche, par sa grande vraisemblance, à des centaines de témoignages de nos soeurs africaines qui se sont faites tromper sur Internet par des individus sans foi ni loi, qui leur ont promis monts et merveilles et qui, au final, ont fait d'elles des bêtes sexuelles.

"Parlez-en autour de vous à tous ceux et toutes celles qui croient que leurs correspondant(e)s sur les sites de tchat sont les clés de leur bonheur! Ceci est une histoire assez triste, dur à lire pour les femmes mais vraiment importante; surtout pour nos soeurs, en Afrique...

Ce témoignage est d'une Nigériane de 26 ans qui n'a plus espoir de vie. Lolita: "Mon calvaire a commencé à Lagos, je suis tombée sur une annonce sur Internet où un homme d'affaires cherchait des filles désirant se marier, pour son agence matrimoniale. Il y avait des photos : des cas de mariage réussis. J'ai aussi répondu à des annonces dans des magazines qu'on trouve un peu partout maintenant. C'est allé très vite. Le monsieur m'a contactée et nous communiquions par Internet. Il m'a proposé des choses qu'aucune femme ne peut refuser. Le rêve quoi !

En moins de trois mois, j'avais tout le nécessaire pour partir pour Londres. Il m'avait donné des noms de personnes à voir et tout s'est passé sans problème.. Il fallait juste que j'aille à Cotonou (ville du BENIN) chercher un petit colis pour lui.. J'ai été très surprise de voir que le colis en question, c'était trois petits garçons entre huit et douze ans. Leurs passeports étaient prêts, les visas aussi. Tout était ok. Je suis allée voir un monsieur que les gens appelaient "sorcier" qui m'a donné des instructions. Notre voyage passait par le Ghana et là-bas, quelqu'un d'autre devait nous remettre des passeports du Libéria, et c'est avec ces nouveaux passeports que nous sommes partis pour Londres. Ils nous permettraient d'obtenir plus rapidement le statut de réfugiés à destination. Nous sommes partis après trois jours dans un bidonville d'Accra où nous devions nous cacher, pour éviter la jalousie de ceux qui n'avaient pas notre chance....

Le plus jeune des garçons est tétanisé par la peur : il pleure beaucoup, il tremble et ne dit pas un mot, seul refuge, mes bras qu'il quittera juste pour que j'aille aux toilettes ou me laver...Des enfants sans défense. A l'aéroport, mon fiancé m'attendait ainsi que celui qui devait récupérer les enfants. La séparation fut pénible. Il a fallu beaucoup de force pour détacher le plus jeune garçon de moi, je n'ai d'ailleurs plus vu ou eu des nouvelles de ces enfants. J'ai suivi cet homme dont je ne savais rien sinon qu'il se faisait appeler "BRYAN". A peine arrivée chez lui, le cauchemar a commencé. D'abord, il fallait faire plus ample connaissance. J'ai voulu résister pour lui expliquer que j'avais besoin d'un peu de temps, que ce n'était pas facile de se donner ainsi à quelqu'un qu'on connaît à peine. Mais la fermeté avec laquelle il m'a attrapée m'a fait céder immédiatement. Mes premières heures sur le sol anglais furent des heures de viol sur le tapis d'un salon. Je ne devais rien dire. Il se reposait, buvait du whisky et recommençait des choses douloureuses et dégoûtantes dont j'ignorais l'existence...

J'ai cru que j'allais mourir. J'étais obligée de faire ce qu'il voulait, je ne connaissais que lui, et il avait pris mes papiers. Après avoir abusé de moi, il m'a demandé de visionner des cassettes où on voyait des filles avec des animaux et il m'a dit de bien regarder ce que font les filles. Car je devrais en faire autant. Ma venue lui avait coûté beaucoup d'argent que je devais rembourser. Et aussi, comme il est gentil, il va nous trouver des marchés, des tournages et nous partagerons l'argent à parts égales. Il m'a dit qu'il me donnerait quelque chose pour me donner le courage car il m'en faudrait, mais au bout, il y a de l'argent. Beaucoup d'argent. Le petit truc pour me donner du courage, c'est de la drogue. C'est ainsi que, trois semaines après mon arrivée sur le sol anglais, je suis devenue actrice de films X avec les animaux entre Amsterdam, Berlin, Paris et Londres, ma résidence.

Des femmes et des animaux. Une à deux fois par semaine, j'allais dans des studios de tournage ou chez des particuliers tourner ces cochonneries. Parfois le maître du ou des chiens nous rejoignait et ça donnait une scène qui donne la nausée. Le chien et son maître en même temps, avec l'épouse qui regarde ce cirque, amusée, en sirotant un cocktail. Je me droguais et buvais un coup avant. Car je n'aurais pas pu le faire sans planer. Ces animaux en moi, leur bave, leurs poils, leur mauvaise haleine, les coups de griffes et la violence due aux encouragements des maîtres dont les ordres peuvent faire passer le rythme des animaux de mou à violent. Et vous en dessous, vous encaissez ces coups. Je pleurais, je criais, les yeux fermés, je priais encore ce Bon Dieu de me prendre. Qu'est ce que j'étais en train de faire ?

Ma pauvre mère en mourrait si seulement elle le savait. Pour éviter qu'elle se pose des questions, je lui envoyais de l'argent et des photos soigneusement mises en scène par BRYAN... Le pire des moments était quand il fallait faire des caresses buccales à ces animaux... Ne pouvant pas leur mettre des préservatifs, les rapports étaient sans protection et le monsieur disait que je ne risquais rien car Dieu avait bien fait les choses. Il était impossible qu'une fécondation ait lieu. Pendant des années, je n'ai fait que ça : des milliers de litres de déjections animales dans mon estomac Mon corps est tellement sale qu'aucun enfant ne peut se développer dedans. Un jour pour agrémenter les tournages, la femme du maître des chiens est allée chercher des chiots de quelques jours qu'elle a mis à mes seins. C'était très douloureux car ils tiraient de toutes leurs forces car rien ne sortait.

Les professionnels revendent ces cassettes par milliers dans le monde et les particuliers se les repassent à domicile entre soirées avec des amis pervers autour d'une bouffe. Ma famille vit bien et moi je vis avec le sida. Je dois avouer que j'ai eu beaucoup d'argent. J'ai construit chez moi et ma famille vit bien. Je paie la scolarité des plus jeunes et je suis respectée et adulée. Ma famille est fière de moi, car elle ignore tout. Par gourmandise, j'ai augmenté les cadences de tournage, cela a aussi augmenté mes revenus, mais aussi les doses de drogue et l'alcool... Pendant les périodes mortes, il me prêtait à un ami dans le Sud de la France, car pendant l'été, dans certains bateaux au bord de la mer, avec l'arrivée de célébrités, il y a un grand marché de prostituées et de la drogue. Il y a des orgies des nuits entières et ça rapporte gros. Ça permet de changer d'activités et de se faire de l'argent toute l'année. C'est peut-être là-bas que j'ai contracté le virus du sida, mais n'étant pas surveillée de façon régulière, la maladie a été découverte trop tard, j'ai été abandonnée sur la plage de Saint-Tropez. Bryan a disparu et changé d'adresse.

C'est une prostituée polonaise qui m'a aidée mais comme elle ne pouvait plus assumer mes doses de drogue, en plus de tout ce qu'elle faisait pour moi, elle m'a présentée à une fille africaine dans le métier qui m'a parlé de cette association qui s'occupe des femmes africaines atteintes de sida.... Ma maladie est en phase terminale, je n'aurai pas trente ans, mon corps est recouvert de boutons infectés, je suis droguée, anorexique, alcoolique. Et il m'arrive encore de faire des passes, mais je fais attention aux clients qui ne savent rien de ma situation. Je ne les mets pas en danger, c'est pour me payer mes doses de drogue et l'alcool.... Je prends ces cochonneries pour accélérer ma fin. Les images me torturent et c'est un poison qui me tue à petit feu. C'est la pire des morts... Qu'est ce que je regrette d'être venue dans ce monde. Chez moi, je serais saine, épouse et mère... "

Je vous en prie, faites passer ce message à vos sœurs afin qu'elles ne se retrouvent pas dans la même situation (ainsi qu'à vos frères!!!!). Que Dieu nous garde. C'est odieux ! Mais je vous le transfère, car c'est nécessaire !"