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lundi, 28 septembre 2009

ARNAQUE PAR INTERNET: LA "MAFIA" DE LA CYBERCRIMINALITE EN COTE D'IVOIRE


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Se faire passer pour une femme pour gruger les Blancs, ou tout simplement monter un réseau en complicité avec des jeunes femmes pour atteindre le même résultat. Voilà la nouvelle trouvaille des Ivoiriens, qui bénéficient, pour ce travail, de la couverture de certains agents des forces de l’ordre et de certains points de transfert et de retrait d’argent. Zoom sur cette activité illégale qui discrédite la Côte d’Ivoire.

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jeudi, 24 septembre 2009

GRIPPE A H1N1: LE PLUS GRAND CRIME DE L'HISTOIRE DE L'HUMANITE SERAIT EN MARCHE!


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Une affaire à vous couper le souffle, éventrée par Jane Burgermeister, journaliste d'investigation scientifique autrichienne! Totalement renversante mais à prendre avec la plus grande prudence. Je vous propose de vous en faire une idée propre, après la lecture intégrale du dossier ci-dessous, en fichier joint, et dont voici un résumé:


Jane Burgermeister a récemment déposé une plainte contre l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé), l'ONU, Barack Obama (Président des Etat-Unis), David de Rothschild (banquier), David Rockefeller (banquier), George Soros (banquier), Werner Faymann (Chancelier d'Autriche), entre autres, les accusant de vouloir commettre un génocide de masse.

Cette plainte fait suite à une autre procédure judiciaire que la journaliste avait intentée en avril 2009 contre les sociétés pharmaceutiques Baxter et Avir Green Hills Technology, qu'elle juge responsable d'avoir produit un vaccin contre la grippe aviaire, pour délibérément provoquer une pandémie et s'enrichir par la même occasion.

Jane Burgermeister présente les preuves d'actes de bioterrorisme dans lesquels ces personnes et organismes précités sont impliqués. Elle les accuse de faire partie d'un syndicat international d'entreprises criminelles qui a mis au point, fabriqué, stocké et utilisé des armes biologiques en vue d'éliminer la population des États-Unis et celle d'autres pays, à des fins de gains politiques et financiers.

Utilisant la «grippe porcine» comme prétexte, elle les accuse d'avoir planifié le meurtre de masse de la population américaine par le biais de la vaccination forcée. Elle a les preuves que ces vaccins seront volontairement contaminés pour provoquer à dessein des maladies mortelles.

Ces exactions s'inscrivent en violation directe de la Loi antiterroriste concernant l'emploi d'armes biotechnologiques. Elles constituent des actes de terrorisme et de haute trahison.

 

Pour accéder au dossier complet de l'affaire, cliquer sur: Le plus grand crime de l'histoire de l'humanité.pdf

19:57 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Monde | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : jane burgermeister, oms, grippe a h1n1, le plus grand crime de l'histoire de l'humanité | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

KADHAFI: UN "WOODY" A PARLE A L'ONU

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A la faveur de la 64ème Assemblée Générale de l'Organisation des Nations Unies, le Colonel Muhammar Kadhafi a fait une entrée on ne peut plus tonitruante. Même si je n'ai pas toujours porté cet homme dans ma plus haute estime, hier, j'ai été vraiment heureux d'écouter son laïus kilométrique (durée totale: 1h 20mn, là où il ne devait parler que 15mn). Pour une fois. Certes, il a tiré de façon un peu décousue, dans tous les sens et sur tout le monde, mais il a dit haut et succintement ce que toutes les populations des pays pauvres et du Tiers-Monde ont toujours pensé bas de l'Occident et de l'ONU, une organisation qualifiée - à juste titre! - depuis longtemps de "machin" par le Général De Gaulle.

Un "machin" qui ne sert que la cause des plus forts et qui laisse impunis les pires criminels de l'histoire des hommes. Un "machin" à réformer au plus tôt! Comme pris dans les transes d'une catharsis médiumnique, Kadhafi s'est longuement exprimé au nom de tous les peuples brimés, exploités et écrasés par les plus puissants, jetant même à la face du monde la Charte de l'ONU. Se faisant, du coup, le champion des plus faibles et rédorant d'une certaine façon, l'image de président voyou et terroriste que lui a toujours collé l'Occident, sans jamais se remettre lui-même (l'Occident) en cause.

Un homme a parlé. Avec toutes les maladresses et imperfections d'une diatribe longtemps contenue, certes. Mais un homme a quand même parlé! Au nom de l'Afrique! Au nom des pauvres! Au nom du Tiers-Monde! Salut, le "woody" (l'authentique garçon, en Bété, ethnie ivoirienne)!

Dans la même veine, le journaliste ivoirien Kévin Doumy a fait une brève analyse du speech historique, qui rencontre notre total assentiment et que je vous propose de lire, ci-dessous. Un speech épicé qui a valu à Kadhafi d'être traité de tous les noms d'oiseaux par les journalistes de tous les pays impérialistes. Le contraire m'aurait stupéfait. Que DIEU bénisse l'Afrique!

DINDE Fernand AGBO

 

Kévin Boumy: "Historique entrée de classe pour le guide libyen, après une quarantaine d'années purgées dans l'isolement. Historique dans le fond même si ce discours se heurte aux intérêts et privilèges toujours croissants des Nations dites puissantes. Sur le pupitre onusien, le "roi des rois traditionnels d"Afrique" a simplement dit ce que tous les chefs d'Etat africains pensent et penseront peut-être toujours bas. le Colonel a touché la question du dédommagement de l'Afrique; ce continent qui des siècles durant a subi et subit encore des aventurismes de toutes sortes. Il a exigé une compensation financière, n'en déplaise aux bourreaux toujours orgueilleux. Avec force, le guide a reclamé un siège pour l'Afrique au très fermé conseil de sécurité. Cette intervention historique nous invite à ne plus fourrer la langue dans le ventre, car dans ce monde qui met au centre de ses priorités la question sécuritaire, l'Afrique ne doit pas toujours se soumettre aux décisions "prêtes à porter" des grandes puissances.
Avant de prendre le temps de procéder au décrytage complet de ce discours immense, voici exposée la saveur de nos prochains retour sur le sujet".

Source: Le Blog de Kévin Boumy

17:30 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Monde | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : kadhafi, onu, conseil de sécurité, impérialisme, 64ème assemblée générale | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

TROP DROLE: AFFAIRE DE CONCOURS!

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On veut récompenser les couples qui ont 14 enfants. Yao et sa femme en ont 13. Il dit à sa femme: "J'ai un enfant dehors; comme il y a concours-là , je vais le chercher et puis on va prendre la coupe". Elle est d'accord. Au retour de Yao, il manque 2 enfants. Il veut savoir pourquoi; la femme lui répond : "Façon tu es allé chercher ton enfant pour le concours-là, c'est comme ça leurs papas sont venus les chercher aussi". Imaginez la suite. Gnian oh yé!

16:30 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Humour | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : blagues, humour, détente, rire, sourire, déstresser, se marrer | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mardi, 22 septembre 2009

ABIDJAN: LES ''BROUTEURS'' SEVISSENT SUR INTERNET

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Lu pour vous sur Le Blog de Roger Kassé:
Vous avez déjà reçu des mails du genre: " Je suis un riche héritier, mon père était détenteur de tel ou tel bien. Après sa mort, j'ai du mal à entrer en possession de ses milliards et je demande votre aide...". Ou encore "Vous êtes l'heureux gagnant de telle ou telle fondation, veuillez entrer en contact avec tel hussier de justice pour...". Généralement, à ce type de mail le destinataire est inconnu. Si vous prenez la peine de répondre, vous tombez dans leur jeu et salut l'arnaque. Eux, ce sont les "Brouteurs". Vous les retrouverez aussi sur Messenger ou sur MSN. La plupart du temps, ils se font passer pour des femmes ou sont en complicités avec des femmes expertes dans l'art d'escroquer sur Internet. Leurs cibles ou victimes résident en Europe. En moins d'une décennie, Abidjan est devenue la plaque tournante de la cybercriminalité à cause de ces brouteurs.

Ces escrocs sur la toile profitent d'un vaste réseau venu du Nigéria. Leur scénario est tout simple: Ils prennent d'assaut les cyber-espaces du District d'Abidjan. Leurs sites de prédilection, les réseaux sociaux tels Facebook ou les sites de Tchat. En remplissant les profils, ils utilisent des pseudos de filles et utilisent des photos de filles qu'ils prennent sur les sites pornographiques. Ils engagent la conversation et progressivement, ils s'emploient à tisser des liens avec la victime. Au moment propice, ils sortent le grand jeu. "La vraie fausse jeune fille" joue sur les sentiments de sa victime en inventant une histoire savamment montée, soit qu'elle a été victime d'un braquage soit d'un sinistre. Ainsi donc comme un lien d'affinité s'est tissé entre "la vraie fausse jeune fille" et sa victime, la victime se laisse prendre par les sentiments et peut lui envoyer jusqu'à 600 Euro par Western Union, voire plus. L'arnaqueur agira ainsi jusqu'à ce que sa victime s'en rende compte. Les plus violents des brouteurs, eux, usent de magie noire pour escroquer. Ils travaillent en collaboration avec des marabouts. Ils vont voir ces charlatans qui leur font "un travail" à partir d'un de leurs propres organes. Conséquence, leur correspondant, où qu'il soit ne peut rien leur refuser, jusqu' à ce qu'il n'ait plus besoin de lui. Aujourd'hui, ils sont légion ces jeunes abidjanais qui se livrent à cette sorte de cybercriminalité. Empêchant du coup les hommes honnêtes de se faire des amis et des relations d'affaires. Alors vigilance.

Roger Kassé

19:59 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (34) | Tags : les brouteurs, cybercriminalité, arnaque sur internet | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

samedi, 19 septembre 2009

AH, LES BLAGUES, IMPOSSIBLE DE S’EN PASSER !

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Rien de tel que des blagues-SMS pour passer un bon week-end! Je vous en propose quelques-unes dans l'espoir de vous faire marrer et me permettre de repartir de plus bel, après une bonne semaine d'absence sur mon blog due à des problèmes de santé. Je vous souhaite une bonne lecture. Salut à tous!

 

1-      Un mec arrête une kpata go (très belle fille) à couper le souffle et lui demande son nom. La go répond : « Nooon, je préfère rester dans l’anatomie ». Le gars découragé, réplique : « On dit anonymat, c’est pas anatomie ! ». La go réplique alors : « Mon ami, tu es venu pour me corriger ou pour me draguer ? Anonymat oh, anatomie oh, tout ça là c’est synagogue ! » (Elle voulait dire synonyme. Eh, go d’Abidjan !).

 

2-      Funérailles d’Omar Bongo Ondimba, au Gabon. Tous les présidents sont calés, pleurant avec style. Tout d’un coup, Chirac appelle Compaoré et lui dit : « Dis à Wade de ne plus pleurer sinon je vais rire ! »

 

3-      Dans une famille, tout se règle à partir de la Parole de DIEU. La mère envoie Papou. Il refuse et elle lui fait des remontrances : « Tu respecteras ton père et ta mère afin que tu vives longtemps sur la terre ! ». A 16 heures, Papou dit à sa mère : « Maman, j’ai faim, il faut que tu me trouves quelque chose à me mettre sous la dent ! ». Elle lui répond : « Mon fils, l’homme ne se nourrira pas de pain seulement mais de toute parole qui sort de la bouche de DIEU ». Et elle ne lui donne rien. Papou n’a pas digéré. Lundi matin, elle réveille Papou pour qu’il s’apprête pour l’école. Il lui répond, à son tour : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore arrivée ! »

 

AUTRES SMS INTERESSANTS

1-      La vie est un devoir qui ne se traite jamais au brouillon. Traitons-la donc avec beaucoup de conscience, de sérieux, de responsabilité, d’attention, d’efficacité, de sincérité et de courage afin de présenter au monde un modèle de vie qui inspire le respect et la crainte de DIEU.

 

2-      « AIMER » se conjugue à tous les temps, mais il n’est beau qu’au présent de l’indicatif. Car au futur, il fait rêver et au passé, il fait pleurer. AIME en tout temps, sans discontinuer car le vrai amour, celui qui vient de DIEU, ne flanche jamais ! Il ne se conjugue ni au futur ni au passé. Beaucoup d’amour à tous !

 

3-      La route de la réussite n’est pas rectiligne. Elle a un rond-point (la confusion), des pentes d’accélération (les amis), des feux rouges (les ennemis), des alarmes (la famille). Tu auras aussi sur cette route des pannes (les problèmes) mais si tu as des pièces de rechange (la détermination), un moteur (la persévérance), une assurance (la foi), un conducteur (DIEU), tu arriveras à destination (au succès). Aie foi en DIEU !

DINDE Fernand AGBO

15:11 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Humour | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : blagues-sms, humour, rire, sourire, détente, relaxation, déstresser | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

vendredi, 11 septembre 2009

LES GUERRES AFRICAINES DE VINCENT BOLLORE

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« Ce n’est pas parce qu’on est ami avec quelqu’un qu’il n’y a pas d’éthique dans nos rapports », commentait sobrement M. Vincent Bolloré alors qu’on l’interrogeait sur les luxueuses vacances offertes au président Nicolas Sarkozy en 2007. De fait, le groupe dirigé par l’industriel français occupe une place particulière dans l’économie nationale : impliqué dans les films plastiques, les transports ou l’énergie, il dispose de plusieurs filiales qui bénéficient parfois de contrats avec l’Etat.

Créé en 1822, toujours détenu majoritairement par la famille Bolloré, le groupe se place parmi les cinq cents premiers conglomérats du monde. S’il est implanté un peu partout, l’Afrique semble sa terre d’élection. Là, la guerre industrielle fait rage, notamment pour la concession des ports récemment privatisés. Ce sont les relations du groupe avec des régimes locaux peu scrupuleux — tel celui de M. Charles Taylor au Liberia, ou celui du « Françafricain » Paul Biya au Cameroun — qui l’ont mis sous le feu de la critique. Mais M. Bolloré peut compter sur un solide réseau d’amitiés politiques et sur les médias qu’il contrôle pour se défendre.

Source: ABIDJAN TRIBUNE

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14:53 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, France | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vincent bolloré, françafrique, abidjan tribune, afrique, france, transports, énergie, media, ports, plantations | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

jeudi, 10 septembre 2009

LA PRESSE EN LIGNE FACE AU PARI DU MODELE PAYANT

La presse en ligne face au pari du modèle payant

Le fait que Rupert Murdoch puisse éventuellement rendre payant l'accès à ses journaux en ligne à partir de 2010 suscite l'enthousiasme du secteur de la presse d'information qui y voit le fer de lance d'une révolution qui mettrait fin à la gratuité du contenu sur Internet.
Jusqu'ici aucun géant du secteur ne voulait prendre le risque d'être le premier éditeur à se lancer dans un modèle payant, préférant miser sur les revenus publicitaires, de peur de perdre des lecteurs au profit des médias concurrents, restés gratuits.
Mais depuis le coup de tonnerre du patron de News Corp, le secteur se prend à rêver d'un possible accord entre éditeurs de presse destiné à faire payer leurs contenus, ce qui réduirait le risque d'érosion des lecteurs mais pourrait soulever des problèmes de concurrence.
Seulement, avant de voir en Rupert Murdoch le sauveur potentiel de la presse, il faut garder à l'esprit que le modèle économique de News Corp lui procure des avantages bien spécifiques que d'autres groupes ne pourront pas reproduire, préviennent des analystes.
News Corp peut par exemple inclure dans son pack d'abonnement à la télévision par satellite BSkyB un petit forfait permettant d'accéder à ses sites d'informations en ligne, offrant ainsi un contenu haut de gamme via un moyen de paiement déjà en place.
En comparaison, pour les éditeurs ne disposant pas d'un empire multimédia, vendre leur contenu sera plus difficile, surtout si le site est essentiellement un duplicata des informations publiées sur papier et agrémentées de quelques vidéos et dépêches d'agence.
"Je ne sais pas comment ils feront pour passer au modèle payant", a déclaré Malcolm Coles, un consultant sur internet qui a ouvert un blog sur le sujet à l'adresse www.malcolmcoles.co.uk/blog/charging-online-content/
Jusqu'à présent les rares titres à avoir trouvé la formule magique sont le Wall Street Journal, propriété de News Corp, et le Financial Times, détenu par Pearson, qui font payer les lecteurs pour du contenu économique spécialisé et professionnel. Thomson Reuters, pour sa part, facture certains de ses contenus sur le site reuters.com
Selon le cabinet spécialisé Outsell, la plupart des éditeurs de la presse grand public pourraient finalement considérer que faire payer le contenu en ligne n'est pas valable et chercher le moyen d'accroître leurs revenus à travers des annonces plus ciblées ou un système d'adhésion qui offrirait aux membres des produits supplémentaires.
La distribution des contenus sur des plateformes alternatives comme le téléphone mobile - une stratégie déjà couronnée de succès au Japon et en Chine - est également une autre option.
D'après l'agence de médias ZenithOptimedia, les revenus issus de la publicité dans l'ensemble du secteur de la presse d'informations ont atteint un pic en 2007.
Le chiffre d'affaires publicitaire devrait décroître de 15%, soit 18,2 milliards de dollars, cette année, à mesure que les lecteurs délaissent la presse traditionnelle au profit des journaux en ligne où la publicité est bien moins chère.
Alors que le reste du secteur de l'information a tiré 70% de son chiffre d'affaires des activités en ligne en 2008, la proportion pour les journaux d'information était d'à peine 11%, selon la dernière étude publiée par Outsell en août.
"(...) Ils demeurent tributaires des recettes issues de la presse imprimée. Le segment des journaux d'information ressort toujours comme le plus à la traîne du secteur de l'information", ajoute le cabinet.
C'est peut-être cette situation calamiteuse qui a conduit News Corp, le premier fournisseur mondial d'informations depuis le rachat en 2007 de Dow Jones et du Wall Street Journal, à entamer sa mue, explique le cabinet.
À l'époque, Murdoch avait laissé entendre qu'il renoncerait au modèle payant du Wall Street Journal, dans l'espoir d'accroître les revenus publicitaires au-delà des 50 millions de dollars que dégageait le site en augmentant le nombre de lecteurs qui plafonnait alors à un million.
Depuis le magnat des médias semble s'être ravisé, en annonçant le mois dernier qu'il ferait payer l'accès à ses sites d'informations à compter de la mi-2010.
"A long terme, on pourra peut-être faire payer certains contenus en ligne mais pas des informations courantes", a déclaré de son côté une porte-parole du Guardian.
Murdoch a commencé à sonder d'autres éditeurs pour voir s'il serait possible de susciter une démarche collective sur ce point. "L'identification des marques d'intérêt est pour le moment à un stade très préliminaire", a déclaré une source proche des discussions.
Selon Ken Doctor, qui dirige le cabinet Outsell, les éditeurs de presse doivent être plus imaginatifs pour trouver le moyen de dégager des recettes en dehors des journaux. "Le secteur de la presse vit dans le mythe (...) qu'il n'y a pas d'argent en ligne", observe-t-il.
Au lieu de demander aux lecteurs de payer pour du contenu, les éditeurs devraient prendre en considération des services à valeur ajoutée comme les systèmes de clubs, une option que le Guadian est en train d'étudier, ajoute-t-il.
"La subtilité ici consiste à aller dans le sens de la psychologie humaine et non l'inverse", note-t-il parlant de "forger une relation plus profonde avec les lecteurs" et citant en exemple des groupes comme Google ou l'éditeur de revues scientifiques Elsevier qui ont compris très tôt comment faire de l'argent en ligne.

Reuters

19:39 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Informations diverses | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : presse en ligne, modèle payant de la presse en ligne, rupert murdoch | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

TRAHIE ET VENDUE PAR DES PROXENETES

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Le vice, les déviations sexuelles, l’oubli des valeurs humaines, les règles sociales tronquées ont aujourd’hui conduit une partie de l’humanité au bord d’un gouffre dont les miasmes donnent la nausée. En atteste le témoignage de cette jeune fille burkinabè, tombée dans le plus vieux métier du monde, la prostitution. Vendue et revendue au gré des caprices de ses maîtres successifs, son amère expérience se veut une invite à la réflexion et à la prise de conscience.

Rasmata est une jeune fille de 20 ans. Sa scolarité ne s’était pas révélée fructueuse, en fille pas totalement idiote, elle réalise que son corps peut lui apporter, et plus vite d’ailleurs, ce que son cerveau n’a pu lui procurer. Très vite, devient-elle un point d’attraction.

Les hommes qui lui tournent autour mettent fort bien en exergue sa beauté. L’oncle chez lequel elle habite ferme les yeux sur les sorties de la nièce sous le couvert de cours du soir. Surtout que la jeune fille ne manque pas de lui renflouer le portefeuille. Puis vint le jour où Rasmata se laisse draguer un soir, près d’un hôtel, par un homme séduisant qui se fait appeler Franki. Un jeune européen de 38 ans.

Visiblement fortuné puisque dépensant sans compter, il l’invite dans une boîte de nuit et lui offre plusieurs verres avant de la raccompagner chez elle au volant d’une somptueuse Mercedes. Quelques jours plus tard, le même homme l’invite à dîner dans le restaurant le plus chic de la ville. Gentil, prévenant, il s’inquiète de la situation de sa nouvelle amie. Surgit alors la proposition : mariage et départ en Europe.

Pour Rasmata, cette occasion est à saisir sans hésitation. Le renard de la fable de La Fontaine nous enseigne que "tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute". Si Rasmata avait connu cette fable, peut-être se serait-elle méfiée. Mais elle est éblouie. Elle ne retient que la promesse d’une vie facile, et peut-être d’un mariage qui la sortirait de la misère. Elle accepte avec enthousiasme.

DECOLLAGE 2.jpgDans l’avion qui transporte le couple, les commentaires vont bon train. Rasmata est dans les nuages. Le long exposé de son "époux" est, pour elle, parole d’évangile. L’homme avait longuement parlé de leur nouvel appartement, leurs trois voitures, leurs amis, son poste de directeur général de la plus grosse entreprise de son père qui n’a mis au monde qu’un enfant : lui Franki...

L’avion atterrit sur le sol français, "l’épouse" ne se fait plus de doute. Enfin l’Europe ! enfin le paradis, avait-elle ponctué. Mais l’heure de vérité n’allait pas tarder à sonner.

Rasmata logée, le nouveau "mari" disparut pour, dit-il, chercher des provisions nécessaires en attendant le retour du personnel de maison en congé pour un mois. Mais à midi, Franki ne donne pas signe de vie. Cinq heures après, toujours rien. A vingt heures enfin, il apparaît avec deux hommes aux mines patibulaires. Mais le "mari" auparavant sympathique et séduisant, s’est métamorphosé. Son vocabulaire s’est déplacé. L’homme est subitement devenu agressif.

La jeune "femme" ne reconnaît plus son "époux". A ses amis, il lance, en désignant Rasmata ; voilà le bétail ! Le bétail. C’est ainsi que les proxénètes appellent entre eux les filles ! Rasmata comprend qu’elle est tombée dans un piège. Mais il est trop tard. Elle est jetée sans ménagement à l’arrière d’une Mercedes qui s’éloigne à vive allure.

Après vingt minutes de course, la voiture s’arrête. A peine descendue, la jeune Burkinabè se rebelle. Elle supplie son geôlier de la laisser partir. Elle pleure, hurle, se débat, peine perdue. On la traîne dans une sorte de baraque meublée. Enchaînée aux barreaux d’un lit, ballonnée, elle est d’abord fouettée, puis violée toute la nuit et de toutes les manières. Au petit matin, brisée, Rasmata est prête à accepter tout ce qu’on exige d’elle. Et elle ne proteste pas quand entre dans la baraque son premier client. Puis un autre... Il s’agit de manœuvres, en majorité des immigrés qui travaillent sur les chantiers voisins.

Combien sont-ils ce jour-là à se succéder sur son corps ? Elle ne le sait plus. Plusieurs dizaines, en tout cas. A la fin de cette journée d’abattage, Rasmata est conduite dans une cabane où elle retrouve d’autres filles. Toutes ont été recrutées de la même manière, et qui sont à la merci de leurs tortionnaires.

Rasmata reprend la dure loi du camp. A la moindre rébellion, les coups pleuvent. Mais les punitions peuvent aller beaucoup plus loin. On lui raconte comment une jeune ukrainienne a été découpée vivante à la tronçonneuse, comment une autre, une Ivoirienne est morte dans d’affreuses souffrances...

En quelques semaines, Rasmata est dressée comme disent les proxénètes. C’est-à-dire qu’elle est prête à tout pour satisfaire le moindre caprice d’un client, sans jamais discuter. On a fait d’elle une esclave docile. On peut la mettre sur le trottoir. Les proxénètes la revendent à un autre clan.

Elle est conduite d’une région à une autre, vendue et revendue jusqu’au jour où elle est achetée par deux frères. Ils l’installent dans un petit hôtel. Et le cauchemar continue. Mais un jour, les deux frères sont arrêtés par la police. Rasmata est alors découverte. Sa déposition suffit à la justice pour mettre ses tortionnaires en examen pour "proxénétisme aggravé" et les envoyer en prison. Lorsque l’affaire prend fin, la jeune fille est renvoyée dans son pays d’origine, le Burkina Faso.

CARTE BURKINA FASO.gifDepuis, pour Rasmata le calvaire a pris fin. Mais dans quel état ? Psychologiquement, elle est traumatisée. Voir l’Europe et mourir. Quel cercle de feu ? Aussi dans de sinistres camps situés dans plusieurs régions du monde, d’autres filles sont certainement en train d’être dressées. Le hic, c’est que les filles qui intègrent ce milieu ont très difficilement la chance de s’en sortir.

Rasmata et les autres n’ont pas compris à temps que le proxénétisme a plusieurs visages : visages d’amoureux, d’aventuriers, de responsables de grandes entreprises... Rasmata a été une victime, mais constitue en même temps une leçon pour toutes les filles crédules, surtout d’Afrique.

Au terme de ses confidences, Rasmata a coulé ses premières larmes et fermement invité les jeunes filles à prendre leurs gardes. Car tout proxénète vit aux dépens de la femme qui l’écoute !

Kibsa KARIM

L’Hebdo

19:17 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Monde | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : proxénétisme, prostitution, porno, rasmata jeune fille burkinabé | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

AFRIQUE: POURQUOI LES ELECTIONS SONT-ELLES SOUVENT CONTESTEES?

AFRIQUE.jpgSi la vague d’essais démocratiques du début des années 90 a laissé entrevoir beaucoup d’espoir chez les peuples africains, force est de constater que les exemples probants d’alternance à la suite d’une élection libre et honnête demeurent rares (Ghana, Botswana). Même s’il ne s’agit pas d’une exclusivité africaine, les élections dans le continent noir sont souvent contestées et débouchent sur des vagues de violence (Kenya, Congo-Brazzaville, Gabon, etc.). Comment expliquer un tel phénomène ? Afin de répondre à cette question, l’approche de l’économie des choix publics (Public Choice) semble pertinente. Dans cette approche, on considère qu’il n’y a pas d’Etat qui cherche l’intérêt général, mais seulement des hommes d’Etat (politiques et bureaucrates) qui se préoccupent en premier lieu de leur propre intérêt (recherche du pouvoir).

Toujours dans cette approche, le processus des élections, est considéré comme un marché : les offreurs sont les hommes politiques et les demandeurs sont les électeurs. Contre les votes des seconds, les premiers échangent des promesses électorales dans des domaines spécifiques. Bien évidemment, pour que les résultats du scrutin soient admis par tous les participants, ces derniers doivent observer un certain nombre de règles relatives à la concurrence loyale, c’est-à-dire des règles qui garantissent le bon fonctionnement du marché politique. En conséquence, si les élections en Afrique sont souvent contestées c’est parce que les règles du bon fonctionnement du marché politique manquent ou lorsqu’elles existent elles ne sont pas respectées.

De quelles règles s’agit-il ?

Qui dit marché politique dit échange entre les électeurs et les candidats, un échange qui ne peut avoir lieu sans le respect du droit de vote des premiers et du droit d’éligibilité des seconds. Malheureusement, les listes électorales sont souvent tripatouillées et le découpage électoral manipulé ce qui donne lieu à des listes fantaisistes et à des situations « coquasses ». A titre d’exemple, lors de la récente élection d’Ali Bongo, on a compté plus de 2 millions d’électeurs inscrits, alors que le pays ne compte qu’environ 1,4 million habitants. Par ailleurs, il a été relevé l’inscription sur les listes de personnes décédées et d’enfants. L’ingérence de l’appareil étatique, souvent au profit des candidats sortants, n’est pas autre chose qu’une violation du droit de vote des électeurs. Par conséquent, l’échange (l’élection) n’est plus bénéfique et la concurrence est faussée, ce qui explique le sentiment d’injustice des électeurs africains et par là-même les mouvements de violence post-électorale.

Bien que les candidats soient de plus en plus nombreux à se présenter aux élections, notamment présidentielles, le candidat ne peut s’approprier totalement le fruit de son travail (campagne électorale) dans la mesure où son droit d’éligibilité est violé. En effet, les listes électorales sont souvent gonflées dans les zones partisanes du candidat de l’appareil étatique et dégraissées dans les zones hostiles. Cela va sans compter les intimidations, les menaces qui émaillent les scrutins. Ainsi, lorsque l’on viole le droit de vote ou d’éligibilité de quelqu’un la probabilité que celui-ci recoure à la violence augmente. Mais les violences post-électorales en Afrique sont-elles une fatalité ?

Apparemment, il n’y a pas de raison a priori qui ferait que les africains soient violents par nature. Au fond, il s’agit d’un problème institutionnel dans la mesure où le règlement du contentieux dans les pays africains souffre du manque de règles et de mécanismes capables de trancher les litiges. Certes, les commissions électorales existent, mais la plupart du temps, elles se contentent de centraliser et d’annoncer les résultats sans aller au fond des choses. Leur indépendance est très limitée dans la mesure où en l’absence d’état de droit, et de séparation des pouvoirs, et avec un manque de moyens, la justice est trop dépendante du pouvoir en place pour aller à l’encontre des favoris de l’appareil étatique. Dès lors, la faiblesse de l’état de droit et l’absence d’une justice indépendante expliquent la méfiance des électeurs africains et donc leurs contestations violentes des élections.

Si les africains ont acquis une mauvaise image des élections, d’où leur méfiance, c’est parce que le processus de la compétition électorale a été faussé. On dit toujours que la concurrence profite aux consommateurs, en l’occurrence aux électeurs. Mais, comme les règles de la concurrence loyale n’ont pas été respectées les élections ont été souvent un moyen de contrôle des gouvernés par les gouvernants sans aucune réciprocité. Faute de choisir des personnes ou des programmes, les électeurs africains ont souvent été capturés par des entreprises de mobilisations ethno-régionales. L’instrumentalisation, par les politiciens, des identités locales et claniques a débouché sur des tensions électorales et dans de nombreux cas sur des violences, voire des guerres civiles comme au Congo-Brazzaville à partir de 1993.

Somme toute, la contestation des élections et la violence qui s’ensuit est un problème institutionnel de régulation de la concurrence politique : enregistrement des candidature des futurs élus, enregistrement des électeurs, le choix des emblèmes ou des symboles ainsi que des couleurs des partis politiques (en raison de l’analphabétisme des électeurs), accès aux médias et liberté de la campagne électorale, Les opérations du vote, du dépouillement des votes et de proclamation des résultats. La mauvaise gouvernance ne fait qu’accentuer ce problème de la régulation de la concurrence politique.

En conséquence, la prévention de la contestation électorale et la réhabilitation de la démocratie africaine passent par une réforme institutionnelle visant l’instauration et la consolidation de l’état de droit, de la justice et l’amélioration de la transparence de manière à protéger les droits de vote des électeurs comme les droits d’éligibilité des candidats.

Hicham El Moussaoui (Analyste sur UnMondeLibre.org)

Source: Camer.be

19:09 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : afrique, élections contestées, hicham el moussaoui | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mardi, 08 septembre 2009

BROU JEAN-PAUL: L'HISTOIRE DE LA REINE ABLA POKOU A ETE VOLONTAIREMENT TRONQUEE

 

BROU JEAN-PAUL.jpg

Vous travaillez actuellement, à l’effet de publication, sur un ouvrage où il sera question de ce que vous appelez « la face voilée » de l’histoire de la Reine Abla Pokou. De quoi s’agit-il ?


Je suis issu de la lignée de la Reine Abla Pokou (ou Ablan Opokwa) par ma grand-mère qui descend de la princesse Akwa Ama. Elle fut aussi mariée à un descendant de Houphouët Mongo qui a été le deuxième souverain à succéder à la reine. Ayant passé toute mon enfance auprès de mes grands-parents, ils ont eu le temps de m’apprendre mon histoire, l’histoire du peuple baoulé à travers celle de la Reine Abla Pokou. C’est donc par devoir de mémoire que je m’intéresse à cette histoire. Je me dois de la protéger. Mais, c’est également par devoir de vérité qu’il me faut aujourd’hui rompre ce lourd silence pour élucider l'histoire de l'impératrice du peuple baoulé.

Source: ABIDJAN TRIBUNE

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21:43 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : côte d'ivoire, brou jean-paul, la reine abla pokou | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

MAL A L'AFRIQUE!

Jentends crier :

«Des serres des faucons du pouvoir

Pouvoir de l’argent

L’argent sale mal blanchi

Aux odeurs nauséabondes

Gagné sans verser une goutte de sueur

Libérons l’Afrique ! ».

 

J’ai mal

Mal à l’Afrique

Ma terre-mère  bafouée

Ma terre-mère humiliée

Ma terre-mère pillée.

 

J’entends crier :

«Des mains des rois

Les rois nègres collabos corrompus

Présidents-à-vie,

Présidents-aux-serments-farce-et-attrape-nigauds

Candidats à leurs propres successions

Aux élections gagnées sans élection 

Sauvons l’Afrique ! ».

 

J’ai mal

Mal à l’Afrique

Ma terre-mère  bafouée

Ma terre-mère humiliée

Ma terre-mère pillée.

 

J’entends crier :

«L'Afrique a tant donné

L'Afrique a tout donné

L'Afrique a trop donné

Que justice soit ici et maintenant faite

Que la paix à jamais règne

Pour l’Afrique, mon Afrique ! ».

 

J’ai mal

Mal à l’Afrique

Ma terre-mère  bafouée

Ma terre-mère humiliée

Ma terre-mère pillée.

 

J’entends crier :

«Place à la vérité !

Voici venue l’heure de la vérité

Oui ! La vérité sur les dettes à payer

Pour savoir en réalité :

Qui doit quoi à qui ? ».

 

J’ai mal

Mal à l’Afrique

Ma terre-mère  bafouée

Ma terre-mère humiliée

Ma terre-mère pillée.

 

Léandre Sahiri

 

EXTRAIT DE « ACCUSATIONS », recueil de poèmes qui vient de paraître aux Editions Menaibuc

20:13 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : léandre sahiri, mal à l'afrique, accusations, recueil de poèmes, éditions menaibuc | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

lundi, 07 septembre 2009

LA FRANCE SOUS-TRAITE T-ELLE LE NEO-COLONIALISME EN AFRIQUE?

 

 

Les dirigeants africains, bras avancés du néo-colonialisme, renvoient à l'Afrique une image malheureuse, balayant le sang versé par d'illustres personnalités pour l'accession à l'indépendance des Etats africains, à côté du sang non moins important versé par les anciens combattants pour la libération de la France occupée.

 

Je publie cette tribune en réaction à un article paru dans le journal Le Monde daté du 31/08/2009 (publié sur le monde.fr dès le 29/08/2009) dans lequel il était fait, de façon quasi-assumée, l'éloge de certains français agissant en Afrique, aux côtés de dictateurs africains, au service de la France et pour le compte de l'Etat français.


L'article intitulé « Robert Bourgi, vétéran de la françafrique » faisait l'éloge de l'infantilisation des dirigeants africains qui, pour obtenir des faveurs auprès des autorités politiques françaises, devraient s'en remettre aux bonnes grâces de certains intermédiaires. Voici quelques morceaux choisis de cet article : « Lorsque Robert Bourgi se rend en Afrique, c'est presque toujours dans un avion privé affrété par une grande entreprise intéressée par son carnet d'adresses au Gabon, au Congo-Brazzaville, en Côte d'Ivoire ou par un chef d'Etat africain auquel il vend la promesse de contacts politiques de haut niveau en France. Cet entregent est manifestement la source de cette vie confortable, bien plus que son statut officiel d'avocat... »Toujours selon le journal Le Monde, celui qui appelait Bongo « papa » se présente comme le fils spirituel de Foccart (Le grand ordonnateur du gaullisme en Afrique et des réseaux qui s'assurèrent après les indépendances de la soumission des anciennes colonies africaines aux intérêts de la France...)


L'article se termine par cette allusion : « ...Mais nombre de diplomates craignent que son influence auprès de Nicolas Sarkozy reflète l'idée que le président se fait de l'Afrique, celle d'« un continent qu'on ne tient que par les barbouzes ». 


On ne pouvait donc faire plus fort dans l'infantilisation avérée des dirigeants africains et certains plaisirs que l'on peut s'offrir en considérant que plus l'on est barbouze, mieux cela convient pour défendre les intérêts français en Afrique, tout au moins pour les représenter.


S'il est compréhensible que des personnalités, d'origines diverses, oeuvrent en Afrique pour assurer les intérêts de la France, cet article met tout de même en lumière ce que nous considérons comme le développement d'une sous-traitance du colonialisme en déléguant aux barbouzes et autres intermédiaires des tâches qui ne sauraient correspondre à une diplomatie honorable, débarrassée de toute velléité néo-coloniale, respectueuse, agissant réellement et seulement au nom de l'Etat.


Il nous semble que le général de Gaulle, en recourant à la préservation du lien entre la France et ses anciennes colonies, ait avant tout été mu par la volonté de ne pas fragiliser ou mettre en péril la grandeur, la sécurité énergétique, la sécurité des approvisionnements en matières premières pour la reconstruction et le développement de la France après la seconde guerre mondiale.
Il serait difficile d'imaginer que le général de Gaulle ait eu l'intention de laisser se développer en Afrique ce qui ressemble plus de nos jours à de l'affairisme et non pas à la défense des intérêts supérieurs de la France.


Tout porte à croire donc que la françafrique se joue du Gaullisme pour invoquer les raisons d'Etat afin de mener en Afrique des politiques honteuses, très éloignées de la mémoire invoquée du général de Gaulle.


Les dirigeants africains, bras avancés de ce néo-colonialisme, renvoient à l'Afrique une image malheureuse, balayant le sang versé par d'illustres personnes pour l'accession à l'indépendance des Etats africains, à côté du sang non moins important versé pour la libération de la France occupée. Tout ceci confirme l'urgence d'une déclaration claire du type de partenariat que la France voudrait construire avec l'Afrique, au moment où les gesticulations autour des élections en cours dans le continent noir semblent aller dans le sens de la préservation d'un néo-colonialisme, avec le ressentiment que cela génère auprès des peuples d'Afrique pourtant attachés à une communion avec la France.


Il est temps que les lumières françaises illuminent de nouveaux chemins à tracer. Et que l'esprit du général De Gaulle cesse d'être dévoyé.

 Auteur :  Realchange

Publié le :   02  septembre 2009

Rubrique :  Françafrique

Source : Agoravox 

16:48 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, France | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : néo-colonialisme, françafrique, chirac, sarkozy | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

ENQUETE SUR LES DECHETS ELECTRONIQUES: LE DECOR EST EN PLACE

  Par Anne-Laure Marie

 

Dechets-informatiques-BAN-1_432.jpg

Des recycleurs de déchets informatiques en route pour le marché Alaba à Lagos (Nigéria).
(Photo : © 2006 BAN)

Méconnaissance des processus de recyclage dans les pays riches, coût prohibitif de "l'éco participation" pour les entreprises et les particuliers, besoin criant d’ordinateurs au Sud et marché florissant de l’occasion, douanes "poreuses" en Afrique, absence d'informations sur les conséquences écologiques du recyclage sauvage : ce sont quelques unes des pistes à creuser dans le cadre de l'enquête participative en cours sur les déchets électroniques en Afrique francophone.
Cherche mode d'emploi pour jeter vieil ordinateur.....

Premier constat, étonnant, en provenance de France : il n’est pas si simple, loin de là, de jeter « proprement » ou de donner son ordinateur à une association sans risquer qu’elle-même se retrouve avec un déchet sur les bras. Le témoignage de Marie, qui habite Clamart « charmante petite ville dans la proche banlieue de Paris », est de ce point de vue très éclairant. « J’ai deux ordinateurs complets (unités centrales plus écrans) qui ne fonctionnent plus, selon moi, et dont je veux me débarrasser », dit-elle. "Quelle est la meilleure solution ? Recyclage ou don du matériel à une association qui sera en mesure de le réparer et de le réutiliser ?" 

Or, malgré toute la bonne volonté de Marie et son assiduité à se renseigner sur les dernières législations en vigueur en Europe, - « une norme européenne oblige, depuis 2005, les ménages à recycler leurs déchets numériques au lieu de les jeter à la poubelle » -, il s’avère bien compliqué de se débarrasser de ces vieilles machines dont Marie ne sait pas si elles peuvent encore servir ou pas : « Je me suis donc ensuite adressée à ma ville, qui, selon la norme européenne, est censée mettre en place une collecte des déchets numériques, et se charger de leur remise en marche pour envoyer le matériel à des associations qui en ont besoin, ou de le recycler. Mais une telle initiative n'est absolument pas mise en place à Clamart et la plupart du temps les gens jettent leurs vieux ordis sur le trottoir avec les encombrants, sans faire de tri. La seule solution pour moi est donc de trouver une association qui s'occupe de remettre en état les vieux ordinateurs pour les réutiliser. Mais je ne suis même pas en mesure de leur garantir que mon matériel est encore valide ».

"Tout" envoyer en Afrique ou trier avant... encore une question délicate

Si Marie continue de chercher des solutions pour ses ordinateurs, Didier, lui, est sur un autre registre. Bien conscient du besoin en informatique des pays africains de la zone, exprimé, entre autres, dans notre forum par Stéphane, il récupère auprès de son entreprise des ordinateurs qui peuvent encore servir. Mais, contrairement à Damala, dont vous pouvez retrouver l'interview ici, il ne les teste pas, car au Bénin, des « ingénieurs » se chargeront de les remettre dans le circuit d’une manière ou d’une autre.

Didier

Président de l'association Cultures Sud

« Il y a un parc (d'ordinateurs réformés à Rfi) qui est là et vous prenez tout ou rien. Sur 10 ordinateurs, au Bénin, ils arrivent à reconstituer 6 bonnes machines... Nous, en France, on récupère ce que l'on a sous la main. »

Une méthode approuvée par certains des participants à la discussion, comme Abani Ali Hamza qui, depuis Zinder au Niger, pense que "l'Afrique doit plutôt profiter de cette aubaine que constituent les articles d'occasion en provenance d'Europe ou d'autres pays mieux nantis ", Mara, d'Abidjan en Côte d'Ivoire, qui rappelle que « 99% des cyber cafés sont équipés de ces ordinateurs de "seconde main" et ( que) de nombreux Ivoiriens ne touchent à l'ordinateur pour la première fois que dans des cybers... » ou encore Stéphane , pour qui " force est de constater que ces ordinateurs nous aident énormément ! ».

Mais l'envoi de matériel informatique non testé pose de sérieux problèmes dans des pays où, Didier l'admet lui-même, certains responsables d'associations sont obligés de louer des espaces pour en faire des déchetteries informatiques "sauvages". Ce qui fait dire à Chantal , vice-présidente de l'association Al Amal de Zagora au sud du Maroc que « beaucoup de matériel et de machines sont acheminés, c'est vrai, mais sur 10, eh bien 7 ne marchent pas et deviennent des déchets de plus. »

Pour traiter ces déchets, rien ou presque n’est prévu dans les pays, à l’exception notable du Burkina Faso où les Ateliers du Bocage recyclent effectivement les ordinateurs inutilisables. Initiative assez exceptionnelle pour que Philippe nous la signale dès le début de notre enquête, expliquant que l'association « recycle le matériel en générant des emplois sur place et re-expédie le matériel non traitable en France (en attendant mieux) ». Membre de l'atelier des médias et des Ateliers du Bocage, Sanou a posté sur sa page une série de photos sur le sujet. Mais pour une association de recyclage, combien d’ordinateurs jetés à la décharge sans précaution ? L’organisation Enda Ecopole a entamé un recensement des déchets électroniques dans les décharges de Dakar et confirme leur présence de plus en plus alarmante.

Amadou Diallo

Coordinateur de l'association Enda Ecopole

« Heureusement qu'il y a des recycleurs qui font le tri dans les décharges moyennant quelques pièces pour revendre en ville. »


Que faire avant d’en arriver à la situation du Ghana où certaines décharges comme celle "d’Agbogbloshie market" sont exclusivement destinées à ces déchets ? Nyaba Ouedraogo est photographe, il a travaillé sur la décharge d’Agbogbloshie où les conditions de « recyclage » sont effrayantes.

Nyaba Ouedraogo

Photographe

« Les enfants ressentent des maux de tête et des troubles respiratoires qui les empêchent de dormir, mais ils ne savent pas d'où ça provient. »

A ce stade de notre enquête, la question qui se pose est bien de savoir à qui profite « le crime » ? A « certaines compagnies occidentales qui voient en cela un moyen plus avantageux c'est-à-dire moins coûteux. Car les envoyer à la casse surplace reviendrait plus cher », comme le pense Abdramane ? "A des revendeurs sur place qui revendent plus cher du matériel parfois récupéré gratuitement ou presque," comme le pense Karim ? ("Quand aujourd'hui, un même objet qui coûte 10 euros, vaut en Afrique 80 euros seulement par le fait qu'une mauvaise politique fiscale est instaurée sous prétexte de renflouer les caisse de l'Etat !" ) A certains notables bien placés qui profitent de leur position pour s’équiper à moindre frais comme en témoigne Emmanuel, qui prend en exemple "le cas du Cameroun et de l'université de Douala, lorsqu'en 2004 les ordinateurs portables de seconde main arrivaient au campus pour les étudiants (et que) les doyens dudit établissement les prenaient pour revendre !" .« Une chose est sûre : il y a de plus en plus d'importations d'ordinateurs vétustes à Abidjan", nous raconte Sikiri. " Vers 14 h heure locale, aujourd'hui j'ai aperçu plus d'une centaine de ces vieux "ordis" à vendre à 250 000 CFA l'unité à débattre". Il nous « laisse le soin d'apprécier... »

Les axes de recherche pour la suite

Au point où nous en sommes, quelles questions restent posées ? Stéphane demande « pourquoi, déjà, les douanes européennes laissent passer ces ordinateurs ? » "De l'autre côté", Saturnin atteste de l’absence de vérification aux frontières. "Outre les appareils de vérification, la douane en Afrique est poreuse, mal organisée avec un désordre absolu. Les pays du Nord profitent de ses faiblesses pour nous envoyer les déchets", en conclut-il. Enfin, Emmanuel aborde la question essentielle de l’information des populations sur les dangers de ces déchets. Mais comment ? Par internet ? Ou avec les ordinateurs écologiques que nous signale Lisa "à bas prix, plus accessibles et qui peuvent fonctionner dans des conditions plus précaires tel que le E2.

Autant d’axes à emprunter pour poursuivre ensemble cette enquête. Et pour vous y aider, retrouvez sur le site de l'atelier des Médias une liste de liens et de documents à consulter. Ainsi que les interviews de tous nos interlocuteurs ( Amadou Diallo, Enda Ecopole ; Damala, responsable d'association ; Didier, président de Cultures sud) dans leur intégralité.
Un document est également disponible (lié à cet article) avec la liste des programmes et des projets en cours et le point sur les axes déjà empruntés lors de ces premières semaines d'enquête.
 

 

Dechets-informatiques-BAN-2_432. Garçonnet.jpg

Un garçonnet récupérateur sur le marché d'Alaba à Lagos (Nigéria).
(Photo : © 2006 BAN)

Par Anne-Laure Marie

Source: RFI Actualité. Publié le 25 juin 2009

15:41 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : déchets électroniques, rfi actualité, déchets informatiques, marché d'alaba à lagos | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

vendredi, 04 septembre 2009

LE CINQUANTENAIRE DE LA COTE D'IVOIRE SE PREPARE!

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Le 7 Août 2010, la Côte d'Ivoire aura 50 ans et elle compte célébrer cet évènement historique avec un faste tout particulier, comme l'a dit le Président Laurent Gbagbo, à l'occasion de la cérémonie officielle du 49ème anniversaire de notre pays.

C'est pour se mettre dans l'air du temps que la structure "CINQUANTENAIRE COTE D'IVOIRE" lance une série de 4 concours destinés à marquer d'une pierre blanche l'exceptionnelle célébration. Ce sont: un concours de timbres, un concours de logos, un concours d'hymnes (audes à la patrie) et un concours de slogans. Les différentes oeuvres étant à déposer avant la fin de ce mois de septembre 2009, à son siège, à Abidjan.

Cette haute inititiave est à louer et à encourager. Ce sera l'occasion pour les Ivoiriens de dire leur amour pour leur pays, d'exalter leurs valeurs nationales (on connaît, par exemple, l'hospitalité légendaire de notre peuple) et de renouveler leur engagement à le servir, dans la dignité, la tolérance et la droiture.

Nous souhaitons donc bon vent à l'équipe de "Cinquantenaire Côte d'Ivoire" et que vive la Côte d'Ivoire, une, indivisible, fraternelle et prospère!

DINDE Fernand AGBO

Consultez le site de la PRESIDENCE sur le Cinquantenaire de la Côte d'Ivoire: Cliquez ICI.

jeudi, 03 septembre 2009

ALI BONGO, PRESIDENT CONTESTE

Des incidents ont éclaté au moins dans deux quartiers de Libreville après l'annonce officielle de 

Lu sur ABIDJAN TRIBUNE. Photo: Des incidents ont éclaté au moins dans deux quartiers de Libreville après l'annonce officielle de l'élection d'Ali Bongo. (AFP)

Incidents et protestations se multiplient ce jeudi notamment à Libreville après l'annonce officielle de la victoire d'Ali Bongo à la présidentielle, avec 41,73% des voix. La France, accusée de cautionner cette élection, pourrait voir ses intérêts visés.

Ali Bongo, fils du défunt président, a été élu avec 41,73% des voix président du Gabon, selon une annonce officielle jeudi contestée par l'opposition, qui a entraîné des incidents à Libreville et Port-Gentil (environ 100 km au sud) où le consulat de France à été incendié. D'autres incidents ont visé des installations industrielles françaises dans cette dernière ville, selon le secrétaire d'Etat français à la Coopération Alain Joyandet, qui a indiqué que 70 à 80 militaires français avaient été «sollicités». Il a «appelé au calme» au Gabon et recommandé aux ressortissants français de «rester chez eux».

«Président de tous les Gabonais»

Ali Bongo, 50 ans, a remporté l'élection à un tour tenue le dimanche 30 août devant André Mba Obame (25,88% des voix), ex-ministre de l'Intérieur, et Pierre Mamboundou (25,22%), candidat indépendant, a déclaré le ministre de l'Intérieur Jean-François Ndongou. Ali Bongo succède à Omar Bongo Odimba, son père mort début juin après 41 ans de pouvoir. Il a promis d'être «le président de tous les Gabonais (...) sans exclusive», peu après l'annonce de son élection, que les deux autres candidats affirmaient avoir remportée depuis plusieurs jours.

Depuis son quartier général de campagne à Libreville, il s'est engagé à respecter ses promesses, disant vouloir «dans la continuité, apporter des changements nécessaires» à ce pays d'environ 1,5 million d'habitants, riche en pétrole mais aux richesses inégalement réparties. Il a promis notamment de favoriser «un développement accru et progressif», d'«assainir les finances publiques» et d'«instaurer un climat de justice».

Les rivaux de Bongo blessés

Mais un conseiller d'André Mba Obame a affirmé qu'il ne reconnaissait pas le résultat, précisant que le candidat était «en sécurité dans un lieu tenu secret». L'autre grand rival, Pierre Mamboundou, est aussi «en lieu sûr», mais a été «blessé à la tête et à l'épaule» lors de la dispersion, selon son entourage. Un autre leader, Paul-Marie Gondjout, du parti UGDD, a affirmé avoir lui aussi été blessé au visage par une balle en caoutchouc.

La publication des résultats par la Commission électorale nationale autonome et permanente était prévue initialement pour mercredi soir. Pendant qu'étaient égrenés les résultats de chaque province de 10H00 à 12H00 locales (9H00-11H00 GMT), des partisans de Pierre Mamboundou ont attaqué la prison de Port-Gentil, deuxième ville du pays. Ils ont libéré les prisonniers avant de se diriger vers le centre-ville où des barricades ont été dressées, et un bâtiment incendié.

Peu après la proclamation, le consulat général de France à Port-Gentil a également été incendié par des opposants. Des soldats français du 6e Bataillon d'infanterie de marine ont pris position dans la soirée devant les bâtiments.

La France dans le collimateur

La France dispose d'une base militaire à Libreville, avec un millier d'hommes. Environ 10.000 ressortissants français sont établis au Gabon.

Alain Joyandet a aussi fait état de manifestations «contre les installations de Total et de Schlumberger, toujours à Port-Gentil, avec a priori deux blessées, une Gabonaise et une Anglaise». D'après Total, groupe pétrolier français, trois de ses stations-service ont été endommagées ou pillées. Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a pour sa part indiqué que les autorités françaises étaient en contact avec les trois principaux candidats. L'un des prétendants déçus, Bruno Ben Moubamba, a accusé la France de «jouer un jeu trouble» et a estimé que les violences, notamment antifrançaises, dans le sillage de l'annonce de la victoire d'Ali Bongo, allaient «s'accentuer».

A Libreville, des incidents se sont produits dans au moins deux quartiers populaires. A Plein-Ciel (nord), des carcasses de voitures étaient visibles sur la voie expresse, qui ceinture la capitale. Des jeunes tenaient des discours hostiles à Ali Bongo et à la France, qu'ils ont accusée d'avoir «imposé» aux Gabonais le fils du président Omar Bongo. Paris avait officiellement souligné ne pas avoir de candidat préféré.

(Source AFP)

23:11 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Gabon | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : gabon, ali bongo, manifestations post-électorales au gabon, incidents à libreville | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

UNE SUCCESSION DE DYNASTIES EN AFRIQUE

 

CARTE DE L'AFRIQUE.gif

Les Kabila, les Gnassingbé, et demain les Bongo ? Après le multipartisme, le continent s’en remet à la filiation.

Une analyse de THOMAS HOFNUNG

Premier, deuxième ou troisième ? Le résultat d’Ali Bongo, le fils de feu Omar, resté au pouvoir durant quarante-et-un ans à Libreville, a focalisé toutes les attentions lors de la présidentielle au Gabon. S’il s’imposait - par les urnes ou par la force - dans cette ancienne colonie française, cet homme trapu et massif viendrait renforcer le camp des successions dynastiques sur le continent noir. S’il perdait - et acceptait sa défaite -, son échec donnerait, à l’inverse, un coup d’arrêt à un phénomène qui apparaît, à certains égards, comme la maladie infantile du multipartisme en Afrique.

«Greffe». Après les indépendances, acquises au début des années 60 dans l’ancien «précarré» colonial français, nombre de pays ont connu soit une période d’instabilité chronique (comme au Niger) soit, au contraire, le long règne d’un seul homme (Houphouët-Boigny en Côte-d’Ivoire, Omar Bongo au Gabon ou Gnassingbé Eyadéma au Togo). Mais, après la chute du mur de Berlin, tous ont dû accepter, bon gré mal gré, l’instauration du multipartisme.

«Le problème de l’Afrique, c’est qu’elle a dû expérimenter des systèmes importés et que, parfois, la greffe n’a pas pris», analyse Jean-Paul Ngoupandé, ancien Premier ministre de Centrafrique, faisant allusion à des pays où la compétition, matinée d’ethnicisme, a dégénéré en conflits sanglants, notamment en Afrique de l’Ouest. La fin du parti unique, quand elle se conjugue avec le dénouement du long règne d’un dirigeant, apparaît aussi comme un moment des plus périlleux. Le déclin du maréchal Mobutu au Congo-Zaïre a ainsi débouché sur des années de guerre.

C’est dans ce pays, rebaptisé république démocratique du Congo, que l’Afrique subsaharienne a expérimenté sa première succession dynastique. En 2001, le tombeur de Mobutu, Laurent-Désiré Kabila, est assassiné. Aussitôt, son fils Joseph, illustre inconnu, assure l’intérim. Une promotion validée par les urnes que bien plus tard, en 2006, avec la bénédiction de la communauté internationale. En 2005, le fils d’Eyadéma, Faure Gnassingbé, a été propulsé dans le sang à la tête du Togo par son clan, désireux de préserver ses avantages acquis. Dans d’autres pays, comme en Libye ou au Sénégal, les dirigeants actuels ont mis sur orbite leurs rejetons. A Tripoli, Seif el-Islam (37 ans) et Saadi (36 ans) tiennent la corde. A Dakar, malgré un échec retentissant lors des dernières municipales, Karim Wade s’est vu confier un superministère par son père de président.

«Fierté». Nommé à la Défense par son père en 1999, Ali Bongo a eu le temps de se préparer à prendre les rênes. Mais, note Jean-Paul Ngoupandé, «la longévité de son père, synonyme de stabilité, a créé un sentiment national fort, une vraie fierté d’être gabonais». Paradoxalement, cette fierté pourrait se retourner contre son fils, les Gabonais refusant une dérive monarchique dans leur pays.

Source: Libération

22:54 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : bongo, kabila, gnassingbé, dynasties africaines, régimes de filiation | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mardi, 01 septembre 2009

ENCORE UN SCANDALE SEXUEL EN COTE D'IVOIRE!


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Lu sur cogito.ivoire-blog.com: Des profs pornographes sévissent: SOS pour l'école ivoirienne en péril!


J'ai moi-même acheté et lu le numéro 3389 d'hier, lundi 31 août 2009, du quotidien L'INTER, revenant sur le scandale de Fresco dont il avait barré sa Une, le samedi 29 août 2009. L'édition du lundi révèle même la nouvelle trouvaille que le pervers Djibril Razak, 35 ans, professeur d'EPS, ivoirien d'origine nigériane, vient d'ajouter à son arc: Défoncer sexuellement les femmes mariées tombées sous ses charmes et les filmer! Quel drame! Dans quel monde sommes nous! Que nos autorités prennent leur responsabilité en radiant de la Fonction Publique et en mettant aux arrêts ce genre d'énergumènes qui volent l'innocence et la virginité de nos jeunes élèves! Mais pour l'heure, lisons Bob Traoré de Djess. Que DIEU garde nos enfants! Fernand Dindé.

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Croyez-moi une fois de plus, chers lecteurs ! Incroyable, mais vrai ! A peine sommes nous sortis de la rocambolesque affaire de porno dans un bureau au plateau″, qu'un autre scandale sexuel, cette fois encore plus horrible, défraie la chronique en éburnie. Des professeurs pornographes sévissent en Côte d'Ivoire. Ils abusent de leurs élèves, nos enfants, nos filles, mineurs, profitent de leur naïveté et de leur vulnérabilité pour avoir des rapports intimes avec elles. Mais bien pire encore, ils vont même jusqu'à filmer ces ébats sexuels sans le moindre scrupule. En tout cas, l'un d'entre eux vient d'être démasqué dans la petite ville côtière de Fresco, située sur le littoral sud-ouest de la Côte d' Ivoire, dans la région du Bas-Sassandra.

L'information vient d'être révélée par le quotidien l'Inter dans sa livraison du week-end dernier (samedi 29 août 2009), sous le titre : « Un autre scandale sexuel dans la cité », à la stupéfaction générale. Selon le récit de ce journal, le prof en question enseigne l'EPS, Education Pornographique et Sexuelle (pardon, lire plutôt Education Physique et Sportive).

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Pendant ses cours, cet homme en profitait pour admirer les attributs féminins de ses adolescentes apprenantes en tenue sportive : T-shirt, short, cyclistes, collants, etc, afin d'armer ses délictueux et indécents appétits sexuels. Et une fois la proie repérée qu'il met en marche sa stratégie de pression MST, Moyenne Sexuellement Transmissible. En fin tacticien et manipulateur, le prof d'EPS arrive à convaincre ses partenaires victimes sexuelles, dont l'age varie entre 13 et 18 ans, d'accepter d'être filmé en plein ébats, à l'aide de son téléphone portable. Et ça, il l'a fait à maintes reprises et avec plusieurs élèves. Ne me demandez pas comment ces pitoyables vidéos ont pu se retrouver sur la place publique. Parce que je n'en sais pas plus que vous, à moins qu'on ne s'en tienne pas à la version du quotidien L'Inter.

Mais une chose est sûre, j'ai pu voir cette vidéo de la honte dans le portable d'un ami. Croyez moi, c'est horrible ! Insupportable ! Permettez que je vous épargne les détails de ces ébats jalonnés d'une rare violence, de terribles scènes sado-maso à couper tout appétit.

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Comment des éducateurs, sensés s'occuper de la saine instruction de nos enfants, peuvent-ils se comporter ainsi, comme de véritables fauves déguisés en anges gardiens. Le prof impliqué dans cette affaire n'est pas le seul de sa corporation à agir de la sorte. Certains enseignants, pseudo producteurs-réalisateurs, ont même commencé à détruire leurs hideuses œuvres vidéo, à en croire certaines indiscrétions. Voici que le péril moral guette l'école ivoirienne, avec la porno scolaire. Et ce qui continue de m'étonner c'est quand la « Bouche B » des autorités de tutelles, des parents d'élèves, de la société civile et des organisations corporatistes de l'Education Nationale persiste à s'illustrer éloquemment devant cette grossièreté sans précédent.


A La prochaine!


BOB TRAORE DE DJESS

TOTALEMENT HILARANT: AVANT ET APRES LE MARIAGE!

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--- Avant Le mariage ---

Elle : Salut !

Lui : Ah, depuis Le temps que j'attends ça !

Elle : Tu veux que je parte ?

Lui : Non. Je n'ose même pas y penser.

Elle : Tu m'aimes ?

Lui : Bien sûr ! Énormément !

Elle : Tu m'as déjà trompée ?

Lui : Non ! Pourquoi demandes-tu ça ?

Elle : Tu veux m'embrasser ?

Lui : Chaque fois que j'en aurai l'occasion.

Elle : Tu me battras un jour ?

Lui : Tu es folle ? Jamais de la vie!

Elle : Je peux te faire confiance ?

Lui : Oui!

Elle : Chéri !


--- Après Le mariage ---

Relire le même texte de bas en haut !

13:57 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Humour | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : humour, bonne humeur, rire, sourire, blague, détente, déstresser | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |