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vendredi, 30 octobre 2009

NOUVEL ORDRE MONDIAL: LA FACE CACHEE DU G20!

Chers tous, je soumets à votre lecture cet excellent article lu sur Top Chrétien, qui ne manquera pas de polariser votre attention et vous faire réfléchir au vrai sens des crises qui frappent notre monde.

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«Quand le sage montre la lune, l’idiot regarde toujours le doigt»

Dans sa sévérité quelque peu cinglante, ce proverbe chinois résume pourtant bien le déroulement du G20 qui vient de se tenir à Londres et dont on nous annonce qu’un second round aura lieu aux Etats-Unis en septembre prochain. Alors que la conférence de Bretton-Woods de juillet 1944 avait pour enjeu principal la refondation d’un système monétaire international, le G20 de 2009 ambitionne d’aller beaucoup plus loin…

Jean Philippe Wagner, Parti Républicain Chrétien.

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AU SECOURS, LE PROF EST NOIR!

AU SECOURS LE PROF EST NOIR.jpg

Peut-on être noir et enseignant en France ? La question a de quoi surprendre. Et pourtant nombreux sont les profs antillais et africains, de la maternelle à la terminale, qui se la posent chaque matin en se rendant dans leur salle de classe.

Confrontés à des élèves qui moquent leur accent ou leur couleur, des parents qui les déconsidèrent et des collègues qui doutent de leur compétence, ils doivent également surmonter bien des obstacles pour obtenir leur titularisation.

Un quotidien que ces enseignants vivent particulièrement mal d’autant que l’Education nationale ne fait rien, selon eux, pour les aider. Bien au contraire ! Elle les envoie en priorité dans les banlieues chaudes à majorité black et beur.

Profs noirs dévalorisés pour élèves noirs défavorisés. S’achemine-t-on vers des ghettos, comme au Canada ou en Angleterre, où existent déjà des écoles pour Noirs dans lesquelles élèves et professeurs se retrouvent entre eux ?

Ce livre, véritable plongée au cœur du système scolaire, donne la parole, pour la première fois, à des hommes et des femmes qui souffrent de ne pas être reconnus à leur juste valeur dans un monde toujours persuadé que le savoir est blanc.

Source: Le Blog de Serge Grah

jeudi, 29 octobre 2009

LES RESULTATS DU BTS 2009

Tous les résultats du BTS 2009 sont désormais disponibles en ligne. Pour y accéder, cliquer ICI.

Ce lien vous offre deux possibilités de recherche: Recherche par le numéro du candidat et recherche par le nom de famille du candidat. A vous de jouer et bonne chance!

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B.T.S / 24,24 % d’Admis - Résultat catastrophique

Les résultats du Brevet de technicien supérieur (Bts), ont été publiés hier dans l’après-midi, par la Décoes, sise au Plateau. Dans les filières industrielles, sur un effectif de 11.745 candidats présents, seulement 3.035 ont été déclarés admis soit 25,84 %. L’année dernière (2009) dans ces mêmes filières, l’on a enregistré un taux de réussite estimé à 28,60 % pour un effectif de 12.686 soit 3.678 candidats admis. Dans les filières Tertiaires, les résultats sont aussi décevants que ceux enregistrés dans les filières industrielles. Ainsi, pour un effectif de 26.509 candidats présents, 6.237 candidats ont été déclarés admis pour un pourcentage estimé à 23,53 %. L’effectif total général des filières qui s’élève à 3.825 candidats, ont donné 9.272 candidats admis pour un pourcentage de 24,24 %. Un résultat jugé catastrophique, eut égard au nombre pléthorique de candidats.

Le Directeur Doulaye Coulibaly a estimé que ces résultats dans l’ensemble ne sont pas catastrophiques. Celui-ci a expliqué que son équipe était dans une nouvelle dynamique de procédés pour l’obtention d’un meilleur résultat dans le calcul des notes. Une nouvelle approche, a-t-il soutenu, qui dans l’exécution des travaux, leur a tout de même créé un peu de problèmes. Parce que, semble t-il expliquer, la procédure n’étant pas encore huilée. Mais, le Directeur a tenu à rassurer les candidats qui auraient constaté des anomalies dans le calcul de leurs notes, qu’il a été prévu un jury spécial qui statuerait sur leurs cas, au plus tard, le samedi prochain.

Jean-Baptiste Essis

Source: Quotidien Le Temps.

21:31 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : côte d'ivoire, résultats bts 2009 | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

dimanche, 25 octobre 2009

OFFREZ-VOUS UN SOURIRE!

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C'est le week-end et rien de plus agréable que de pouvoir s'accorder un moment de bonne humeur. Voici pour vous de bonnes blagues-SMS ivoiriennes et quelques aphorismes pour vous permettre de passer un instant douillet de détente!

 

1 --    Un médecin traitant des fous, les soumet à un test. Il demande au premier: «Combien font 3+3?». Celui-ci répond: «2500!». «Ça, c'est clair, tu es vraiment fou!», dit le médecin. Au deuxième: «Combien font 3+3?». Il répond: «Mercredi!». Le médecin lui dit: «Toi, tu n'es pas loin de la mort!». Au troisième: «Combien font 3+3?». Ce dernier répond: «Six!». «Ha! Toi, tu as beaucoup de chance de guérir! C'est très bien! Comment tu as fait? ». Le fou lui dit: «J'ai posé 2500 francs divisé par mercredi. Ça fait six ans! ». Han!

 

2 --    Bienvenue en Côte d'Ivoire! Pour boire de l'eau ou un bon vin français bien serré, taper N'zuéba. Pour sauter clôture, taper Ado. Pour entamer un dialogue direct, être rusé comme un renard ou chauffer à la Rue Princesse, taper Koudou. Pour balayer la maison et se faire balayer, taper Guéi. Pour entrer dans la rébellion et en sortir à bon compte, taper Soro. Pour être partout à la fois et de toutes les générations, taper Fologo. Pour détourner l'argent du Café-Cacao, taper Doh. Pour avoir la tchatche grave, taper Blé. Pour faire de grands discours intellos, taper Wodié. Pour manger à tous les râteliers, taper Koulou! (Faut pas facher, nous s'amiser!)

 

3 --    Au cours de calcul, Séry a du mal à résoudre l'opération 3-2. Alors le maître lui dit: «Si ta mère te donne 3 foutous et, à ton absence, ton petit-frère mande 2 foutous de ce que ta mère t'a gardé, il te reste combien de foutous?». Séry, sans réfléchir, dit: «Il me reste 3 foutous, monsieur!». Le Maître, surpris et pas loin de perdre patience, lui demande: «Mais pourquoi?». Séry répond: «Mon petit-frère n'a pas kèr (cœur) de manger mes 2 foutous, hé dja; il connait!

 

AUTRES SMS INTERESSANTS

 

 

1 --    Surveillez vos pensés, elles deviennent parole. Surveillez vos paroles, elles deviennent action. Surveillez vos actions, elles deviennent habitude. Surveillez vos habitudes, elles deviennent caractère. Surveillez votre caractère, il déterminera votre vie et son issue.

 

2 --    Les meilleurs dons ne sont pas les choses matérielles que nous recevons mais plutôt l'amour que nous donnons, la joie que nous apportons, la paix que nous procurons, l'espoir que nous faisons renaître, le salut que nous entretenons ou enracinons chez les autres et enfin, la compassion que nous témoignons à ceux qui souffrent. Que DIEU nous garde toujours sur ce chemin-là. Reçois toutes les grâces qu'il nous est possible d'attendre de lui.

 

3 --    Ne limite pas tes défis mais défie plutôt tes limites car tous tes projets sont réalisables. Crois-en toi, sois audacieux, entreprends, fonce et la grâce de Dieu fera le reste.

 

  

DINDE Fernand AGBO

15:05 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Humour | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : blagues-sms, blagues, humour, détente, rire, sourire, déstresser, se marrer | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mercredi, 21 octobre 2009

L’ARGENT, CE DOUX PETIT DIABLE!

Beau texte de l'ami Etty Macaire ! Dépeignant avec une grande lucidité la triste réalité ivoirienne. Appréciez, tout simplement. Excellente lecture à tous et que DIEU vous bénisse,...... richement!


ARGENT 3.jpgMais, où va la société ivoirienne d’aujourd’hui ? Telle est la question, despotique, qui trouble les consciences éveillées devant le pouvoir totalitaire de l’argent. La hantise de l’enrichissement rapide et malhonnête a fait de notre société moderne « une grosse prostituée ». Moyen d’échanges auparavant, l’argent est devenu le dieu des temps modernes. Sur son autel, des vies ont été broyées, des amitiés trahies, des amours assassinées. Que ne fera-t-on pas pour acquérir ses billets aux murmures capiteux et à l’odeur pourtant si odieuse ? L’amour de l’argent et les moyens mis en œuvre pour l’acquérir ont fini par réduire les hommes au rang d’esclaves pitoyables du diable. Léon Tolstoï écrivait à juste titre : « L’argent ne représente qu’une nouvelle forme d’esclavage impersonnel à la place de l’ancien esclavage personnel » (in L’argent).

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vendredi, 16 octobre 2009

FAIRE GAFFE A LA CRISE GUINEENNE

 

 

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Avant-hier et hier, jeudi 15 octobre 2009, une sortie quelque peu cavalière du Commissaire européen pour le développement et l’aide humanitaire, le belge Karel De Gucht, relayée dans la presse internationale, nous a laissé pantois : L’Europe agite le chiffon rouge de la Cour Pénale Internationale (CPI) contre le président guinéen, le Capitaine Moussa  Dadis Camara, pour sa responsabilité dans les évènements du 28 septembre 2009, au stade de Conakry, ayant fait 56 morts selon les autorités guinéennes et plus de 157 morts selon la presse française, citant comme source d’énigmatiques ONG en activité en Guinée, sans jamais décliner leur dénomination. Ce que - au demeurant - nous trouvons suspect.

Nous sommes tous d’accord que les faits qui se sont produits à la manifestation de protestation de l’opposition, à Conakry, constituent une bavure inacceptable et qu’il serait souhaitable, voire qu’il est impérieux, qu’une commission d’enquête indépendante soit mise sur pied pour faire la lumière sur ce drame, situer les responsabilités et sanctionner les auteurs de ce crime sidérant. Mais on ne peut désigner des coupables avant d’avoir reconstitué et établi les faits. Ceci est valable en Occident et tout aussi valable en Afrique.

Il est donc normal que les tueries de Conakry soient condamnées, sans faiblesse, parce que totalement inacceptables. Mais de là à menacer ce Chef d’Etat africain - même arrivé par un coup d’Etat, en décembre 2008 - de comparution devant la Cour Pénale Internationale, pour crime de guerre, est tout aussi et simplement inacceptable. De quel droit l’Europe se permet-elle de parler ainsi d’une autorité africaine quand elle est restée muette devant les plus de 80 morts causés avec une sauvagerie absolue par la Force Licorne française, en Côte d’Ivoire, en Novembre 2004 ? De quel droit un simple ministre des Affaires Etrangères, fut-il le français Bernard Kouchner, peut-il se croire obligé de parler d’un dirigeant africain comme de son petit copain de quartier, quand son pays a fait deux fois pire en Côte d’Ivoire, et de clamer sur toutes les antennes françaises et aux moindres occasions que « la France ne veut plus travailler avec cet homme », que « lui, ne laisserait pas faire, cette fois-ci » et qu’il faudrait « y envoyer une force d’interposition » ? Pour qui se prend t-il et où se croit-il ? Nous ne sommes pas leurs « sous-hommes » et nous exigeons un peu de respect !

Les morts de Guinée suscitent-ils autant d’émotion, en Occident, parce qu’ils sont simplement des êtres humains ou sont-ils dignes d’intérêt seulement parce qu’ils ont été (prétendument) refroidis par un Chef d’Etat africain et pas par l’armée française, qui a toujours fait l’omerta sur ses odieux et abominables crimes, en Afrique, y compris sa participation active au génocide rwandais ?

Ces morts-là ne sont-ils dignes d’attention que parce qu’ils peuvent servir aux Occidentaux (qui ne sont pas les meilleurs exemples en matière de respect de la vie humaine et de Droits de l’Homme, contrairement à ce qu’ils peuvent faire croire) à demander la tête d’un putschiste indésirable, vu comme un frein à l’assouvissement de l’appétit gargantuesque des pays puissants qui convoitent les richesses minières et minérales de ce pays pauvre ouest-africain, considéré comme un scandale géologique ?

La France a commis des atrocités sans nom en Côte d’Ivoire et on n’a entendu personne. Alors, que ces autorités occidentales arrêtent de s’ériger tout le temps en « donneuses » de leçon ! Elles sont loin d’être, elles-mêmes, des modèles. Nous avons encore sous nos yeux l’actualité brûlante rapportant le népotisme éhonté de « l’hyper-président », Nicolas Sarkozy, qui veut pistonner son « écolier » de fils à la tête d’une superstructure comme l’EPAD, en France.

En tout cas, le voisin, la Côte d’Ivoire, a intérêt à se tenir tranquille et à ne dormir que d’un œil. Et pour cause : Le Secrétaire d’Etat français à la Coopération, Alain Joyandet, a demandé, ce matin même (vendredi 16 octobre 2009), aux 2500 ressortissants français de quitter la Guinée et, pour ceux qui ont le projet d’y aller, de ne pas s’y rendre. Arguant qu’il ne s’agit que d’une simple mesure de prévention et non d’une « évacuation généralisée », devant ce qu’il considère comme une « détérioration de la situation sécuritaire », en Guinée. Et d’autres pays européens pourraient emboîter le pas à la France. Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’effet d’annonce est bien passé.

Au cas où cette détérioration s’accélèrerait, Alain Joyandet envisage même, en des termes à peine voilés, l’envoi par la France d’une force d’intervention. Il ne reste plus qu’à provoquer cette « accélération », à laisser l’engrenage s’emballer de la façon la plus naturelle du monde et le tour est joué. Aussi simple que « bonjour » ! Les guinéens et les Ivoiriens sont avertis, s’ils savent lire entre les lignes. En ces matières, la France est experte. Et en Côte d’Ivoire, nous en savons quelque chose.

Si par un affreux malheur, une force d’interposition ou d’intervention (dont la France s’arrangera – comme toujours – pour avoir l’initiative) était envoyée en Guinée, sous la couverture d’une prétendue « détérioration de la situation sécuritaire », l’on peut être sûr qu’un autre coup d’état se produira et que la Guinée basculera bien vite dans une spirale de la violence qui fera flamber la sous-région.

Nous redoutons d’autant plus ce scénario que nous connaissons la période critique d’élection présidentielle dans laquelle est en train d’entrer la Côte d’Ivoire et pour laquelle la France échafaude des plans aussi machiavéliques les uns que les autres, pour imposer son poulain issu du RHDP, à notre pays. Dans un schéma chaotique guinéen, il sera plus aisé d’installer un candidat non élu et un gouvernement fantoche à la tête de la Côte d’Ivoire, par la Force Licorne, avec l’appui d’un détachement des Opérations Spéciales françaises, qui sera justement basé en Guinée, pour les besoins de la cause.

A l’analyse, ce scénario est tout à fait vraisemblable et les Ivoiriens gagneraient à prier ardemment pour la paix en Guinée. De cette paix dépendra leur propre paix. Le temps nous est compté. Peuples d’Eburnie, vous avez été avertis !

 

Que DIEU protège et bénisse la Côte d’Ivoire !

 

DINDE Fernand AGBO

mercredi, 14 octobre 2009

CYBER-ESCROQUERIE : NOS AMIS LES BROUTEURS

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Dans la veine de ma campagne actuelle contre la cybercriminalité en Côte d'Ivoire qui ternit l'image de notre pays dans le monde entier, et dans le souci de faire de la sensibilisation auprès de nos concitoyens et de tous les internautes qui se font arnaquer par les jeunes ivoiriens, je vous propose un excellent papier de l'ami CLAUDUS, publié il y a quelque temps de cela sur son blog. Assez édifiant! Bonne lecture à vous et que le débat se poursuive! Fernand Dindé.

CLAUDUS: Il y a un adage bien connu qui dit que l’argent n’aime pas le bruit. Cependant en Côte d’Ivoire, il y a un « concept » dans le mode de vie de la jeunesse qui impose le « boucan et le vacarme » autour du nerf de la guerre. Il faut montrer qu’on est fort, très très fort, très très trop fort, sérieusement fort…. Financièrement.

La déferlante Couper-Décaler avec son idéologie nauséabonde qui se résume au divertissement  et à l’argent facile en est l’instigatrice première. Notre jeunesse qui n’a plus aucun repère solide a trouvé son nouveau Dieu : Crésus. Tous les moyens étant bon pour avoir de l’argent, certains ne vont pas trop se creuser la tête mais parer au plus simple (selon leur entendement): Recrudescence de l’industrie du sexe, vol, escroquerie… .

Comme par enchantement, un filon, peu ou presque pas exploité par les Ivoiriens, connaissait un franc succès dans la communauté Ibo du Nigeria installée à Abidjan : les arnaques sur Internet.

La plupart des novices qui s’y intéressaient commençaient auprès d’un Ibo pour qui ils travaillaient comme interprète ou traducteur pour ses « clients » francophones.

Les Ibos avaient pour habitude d’être plutôt discret dans leurs affaires qu’ils menaient à bien depuis plusieurs années : leur association avec les arnaqueurs recrutés et formés sur place va les dévoiler au grand jour et leur coûter très cher.

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12:20 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : claudus, côte d’ivoire, cyber-criminalite, cyber-escroquerie, couper-décaler, argent, crésus, ibo | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

jeudi, 08 octobre 2009

CENSURE A LA RTI: MONSIEUR BROU AMESSAN PIERRE, VOTRE ATTITUDE EST LAMENTABLE!

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Une réaction du Dr Kobé Ziri Cécile, Ethno-sociologue, à la censure du film documentaire de Serge Bilé par la RTI...


Monsieur le Directeur Général de la RTI,

A l'heure où la liberté d'expression semble être un droit acquis et où la censure dans notre pays a pris sa place dans les livres d'histoire, on apprend avec effroi que vous avez décidé de « frapper » le film documentaire de notre compatriote Serge Bilé intitulé « Une journée dans la vie de Marie-Madeleine ». Son crime, rompre le silence sur la prostitution des religieuses africaines au Vatican ». La justification que vous donnez à cette censure n’est pas à une incohérence près, puisque vous dîtes, Monsieur le Directeur Général, que « la télévision, service public, a pour missions de rapprocher les peuples et de concilier les divergences… (et) notre pays qui sort d’une profonde crise sociopolitique doit s’appuyer sur la RTI pour réconcilier les esprits et éviter de créer d’autres scissions… (et qu’il) n’est pas sain de mettre sur la place publique la vie des hommes et des femmes qui, malgré leurs faiblesses humaines, ont décidé de se consacrer à Dieu.». Le fait, Monsieur le DG, que vous repreniez ce genre de clichés, sans le moindre esprit critique, constitue non seulement une grave faute professionnelle, mais aussi un vrai délire. Car un tel argumentaire apparaît comme un signal désastreux envoyé aux Ivoiriens. Tant il est ridicule et ne résiste à aucune analyse sérieuse.

La télévision est un média public (sic) dans un État laïc. C’est pourquoi, Monsieur le Directeur Général, il vous faut rejeter ces oppositions puériles entre les « bons » et les « méchants » pour donner à cette question du comportement peu catholique de certains religieux toute sa lisibilité dans l'opinion publique ivoirienne. Et vous ne devez pas laisser croire que la laïcité peut être à géométrie variable, qui épouserait le cours du temps, et évoluerait à (votre) loisir. Non. La laïcité est un principe intangible qui détermine toute République… Elle est à la fois éthique et une règle de vie sociale. Parce qu’elle affirme le respect des autres, en tant que personnes égales en dignité, en droits et en devoirs, dans l’acceptation positive de toutes les différences, qu’elles soient d’ordre sociologique, culturel, spirituel ou ethnique. Elle est le respect des croyances, à condition que celles-ci ne visent pas à porter atteinte aux opinions et aux convictions des individus qui « pensent » autrement.

Par ailleurs, dans la situation qui est la notre, il est indécent de diriger un bien public à la lumière exclusive de sa foi religieuse… Ce qui est une manipulation doublée d’une escroquerie intellectuelle. Car il faut écarter tout intégrisme sectaire de ce documentaire qui n’a pour seul objet que d’exposer des faits de notre société, enfin de laisser la place à la réflexion qui permet d'en débattre publiquement et d'en juger librement.

C’est vrai que ça peut paraître provocateur, dans une société où la télévision nationale ne s’est pas trouvé d’autre vocation que d'offrir « le tout ludique » et « le tout divertissant ». Il faut que vous arrêtiez d’infantiliser le peuple ivoirien et que vous le laissiez se nourrir de la confrontation des opinions pour améliorer la réflexion individuelle et collective. Pourquoi Monsieur le Directeur Général, voulez-vous susciter et développer dans l’esprit de la population, des allergies face à la recherche de la Vérité ? Qu’a donc dit Serge Bilé que vous voulez cacher aux Ivoiriens ? C’est bien à force de vouloir couvrir les choses ou de laisser les autres s’exprimer pour eux, que les ivoiriens vivent dans des confusions monstrueuses et mensongères qui faussent leurs choix et les empêchent, malheureusement, de se construire.

À mon avis, le danger qui guette la paix sociale dans notre pays réside dans ce genre d’amalgames scandaleux. Car, il est dommage, Monsieur le DG, que vous n’ayez pas encore compris que nous vivons, avec l’avènement des inforoutes et de l'unification du monde qui en résulte, sans doute un des plus grands bouleversements de l'humanité. Une période de rupture où les idées changent, où d'anciennes évidences et les réponses qu'elles donnaient se révèlent complètement inadaptées. C’est en cela que les médias, en l’occurrence la télévision, doivent jouer le rôle d’éclaireur des consciences. En amenant la population à développer son sens critique et à mieux comprendre les grands enjeux du monde actuel. C'est vraiment affligeant et lamentable que sous prétexte de « faiblesses », vous encouragiez des prêtres pédophiles à continuer tranquillement d’abuser de nos enfants… et que vous exhortiez tous ces prêtres, incapables de tenir la promesse de leur propre Foi et, qui passent donc le clair de leur temps entre les jupons des paroissiennes, à continuer leur honteuse besogne. Non, Monsieur Pierre Brou Amessan ! Il faut les dénoncer afin qu’ils sortent des rangs, parce qu’il est évident qu’ils n’en ont pas la vocation.

Et puis, Monsieur le DG, si on regarde de près ce qui se passe dans le média que vous dirigez, on constate avec révolte que, ce qui est traumatisant, c’est bien les programmes que vous diffusez. La télévision est devenue une arme de destruction massive... de cerveaux. N’y a-t-il rien d’autres à montrer dans cette télévision que danser ? J’ai mal à « Notre Télévision ». Et je crois que vous feriez mieux de prendre au sérieux ce rejet de la télévision nationale ivoirienne… Vous êtes peut-être le seul à ne pas remarquer que les programmes de « votre » Télévision sont aussi indigents les uns que les autres, stupides et abêtissants. En dehors des journaux télévisés et de quelques (très) rares documentaires, ils sont constituées d’émissions de variétés musicales, de séries brésiliennes machistes, idiotes et sans intérêt et de re-re-retransmission de films… qui montre combien vous êtes frappés d’un terrible deuil de l’imagination créative. Toute chose qui atteste d’un particularisme typiquement ivoirien, se traduisant par un désintérêt pour tout ce qui touche au domaine culturel et de la réflexion. Ainsi, entre le sexe, la violence et le culte de l’argent, la télévision ivoirienne n'a pas fini de choquer… Mais diantre ! Jusqu'où iriez-vous, Monsieur le Directeur Général, pour prendre ainsi nos enfants en otage ? La rentrée des classes a démarré depuis le 14 septembre 2009. Mais « votre » Télévision n’en a cure. Il ne faut surtout pas que les enfants aillent à l’École. Il faut suffisamment les détraquer... « C’est parce qu’ils ont été tard en vacances » a-t-on entendu dire piteusement. Monsieur le Ministre de l’Éducation Nationale, vous feriez mieux de consulter dorénavant le DG de la RTI avant de fixer la date de la rentrée des classes dans notre pays. S’il vous plaît ! N’en riez surtout pas. C’est tellement triste et désespérant !

Comment veut-on former des citoyens pour Demain dans un tel environnement de zombification des enfants de ce pays ? Et c’est là le point important et délicat, parce qu’on ne peut enseigner une certaine éthique aux enfants qu’en leur offrant des activités saines et en leur présentant des modèles édifiants. Et pourtant la télévision, dont l’impact sur la population est indéniable, pourrait être un formidable outil d’éducation et de formation. Oui, elle pourrait l’être, mais il est assez peu probable qu’elle le devienne, car en faire un instrument culturel bénéfique représente une tâche particulièrement ardue pour ses dirigeants. Car où faut-il aller chercher ces personnes capables de proposer un programme de qualité ? Voici donc la difficulté fondamentale, interne, qui est à l’origine de cette dégradation de « Notre Télévision ».

Comme vous le voyez, Monsieur le DG, la censure que vous infligez au film de Serge Bilé et l’argumentaire qui la soutient montrent à quel point vous voulez maintenir les Ivoiriens dans une situation permanente de non-réflexion… En les poussant à la consommation et à la reproduction de clichés et autres sous-cultures des autres, vous travaillez à les nourrir de l'espoir d’un changement miraculeux de vie, comme le révèle « la vie de Gaspard ».

Si chez nous, la télévision ne sert qu’à faire danser et à promouvoir la médiocrité, ailleurs, dans les pays qui veulent avancer vers le développement, elle joue un rôle culturel et éducatif fondamental. Elle transmet les valeurs éthiques, morales, sociales, culturelles et les bonnes mœurs. Parce que tout simplement, la télévision est devenue le lieu où se poursuit, après la famille et l’école, la socialisation des citoyens. La transmission des valeurs, Monsieur le DG, est nécessaire dans toute société civilisée, et que les citoyens d’une telle société, c’est-à-dire les citoyens civilisés, qui ont un comportement civique, un sens du discernement et de la responsabilité, ne sont pas le produit du hasard mais d’un processus éducatif rigoureux et cohérent. Soyons, s’il vous plaît, un tout petit peu ambitieux pour notre avenir et pour notre pays !

Dr Kobé Ziri Cécile
Ethno-sociologue
kobececile@yahoo.fr

Source: Le Blog de Serge Grah

mardi, 06 octobre 2009

L'AFRIQUE EST UN CONTINENT MARGINALISE

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L’Afrique possède d’énormes ressources. Elle a un potentiel d’énergies renouvelables, solaires, hydroélectriques, éoliennes, du pétrole,  du gaz, des  métaux divers, de l’uranium, du  bois,  du poisson, etc. Nonobstant cette énorme richesse, les indicateurs sociaux n’ont pas évolué positivement : les vingt derniers rangs (sur 177 pays) dans le classement de l’indice de développement humain établi par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) sont occupés par des pays d’Afrique subsaharienne.
Notre présent article n’a pas pour objectif de focaliser l’attention de nos lecteurs sur les indicateurs macroéconomiques de l’Afrique, il s’agit de dire ici avec humilité et franchise que notre continent est marginalisé dans tout, en dépit de ses fabuleuses ressources.

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UN LIVRE A T-IL INFLUENCE VOTRE VIE?


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Lu pour vous sur ABIDJAN TRIBUNE.

Un livre a-t-il influencé, voire changé votre vie ? Comment ? Nous avons posé cette question à des écrivains, des journalistes, des étudiants, etc. Ils nous ont aidés à établir ce constat : oui, un livre peut avoir un impact sur un individu au point de modifier le cours de son existence. Parfois de façon radicale.

Le livre procède comme d'un lieu vide qui lui a été obscurément aménagé pour réaliser ses prouesses. Celles-ci sont variées. Elles ont toutes les dimensions, toutes les formes, toutes les couleurs. L'impact peut être minuscule et mal discernable ou bien fracassant. Parfois, il s'apparente à une lente érosion. Ou bien c'est l'éclair, le déchirement. C'est du moins ce que pensent les personnes interrogées.

Henry N'koumo, critique d'art et, par ailleurs Directeur du Musée de Cocody, se rappelle avec émotion la lecture de Cahier d'un retour au pays natal de Césaire. " Ce livre m'a ébranlé par la force de ces images. Ces dernières sont porteuses d'émotions qui m'ont habité profondément... Il y a des livres comme ça, qui restent en soi ".

Le livre peut être plus héroïque encore : il trace les chemins d'une vocation ou il modifie un engagement. Marguerite Dago, lit passionnément le Livre de la vie de Sainte Thérèse d'Avila. Elle se convertie au catholicisme. Certaines personnes ont avoué ne trouver le courage de persévérer dans leur vie ou tout simplement dans leur métier qu'en puisant des leçons d'énergie dans les livres. Il en est ainsi de Yéo Sita, photographe. Elle a été éblouie par Martin Gray dont les livres influencent énormément son existence. A travers ceux-ci, elle a acquis " une maîtrise de soi et un optimisme sans borne... Ne pas s'apitoyer sur ses problèmes, mais plutôt les braver. Savoir écouter les autres et juger l'homme selon l'acte qu'il pose. "

Le livre remplit aussi bien souvent une mission de nettoyage. Il agit comme un éboueur. Il fait table rase. Il détruit les forteresses qu'une éducation a construites autour d'un individu. Ainsi le livre écarte-t-il les voiles et fait scintiller un paysage qui était là, déjà, mais qu'on ne voyait pas. Combien de chants de gratitude à un livre, rencontré au bon moment, et qui a percé, dans un destin, l'issue de secours, le tunnel de l'évasion n'attend-on pas entendu ici et là ?

Ambroise Favier, informaticien, a croisé sur son chemin Fragments d'un enseignement inconnu de P.D. Ouspensky. Son témoignage : " Il y est question d'un homme qui suivait un enseignement ésotérique de G.I. Gurdjieff. Le thème de cet enseignement est que l'être humain "dort" - même s'il se croit " réveillé " - qu'il ne se connaît pas lui-même, et n'est pas maître de ses propres énergies intérieures ainsi que des influences extérieures qui agissent sur lui régulièrement... Ce livre a donc été pour moi, le point de départ d'une quête essentielle et permanente et, d'un nouveau regard sur le sens de la vie en général. "

Pour Véronique Duchesne, anthropologue-chercheur, " il est difficile de dire qu'un livre, spécialement, a changé ma vie. Chaque livre que j'ai lu m'a apporté un changement puisqu'il est porteur d'idées, qui en trottant dans la tête influencent la manière de voir, d'agir aussi, sans aucun doute... Et pourtant, L'étranger de Camus reste le livre qui fait un peu partie de moi-même. Il est lié à mes années d'adolescence, pleine de questions sur la vie... et sur la mort. L'étranger m'a paru alors si proche : se sentir en décalage, en léger décalage par rapport au monde qui va, aux autres qui vont. Se sentir parfois légèrement à côté... Ce livre m'a aidé à vivre tout simplement. "

" J'ai lu Discours de la méthode de René Descartes, dit Pierre-David Koffi Koukoua, Délégué Pédagogique. Et j'ai eu l'impression d'être déniaisé. D'une part, l'oeuvre m'indiquait les limites de ma propre expérience, d'autre part, cela me montrait le ridicule de la raison que je faisais mienne pour me battre dans l'existence ". Il arrive qu'un destin soit capturé par un autre, à travers un livre, comme un cours d'eau est capturé par un autre cours d'eau. " Sans doute, confesse Dezo Ferdinand, étudiant, ne serais-je pas celui que je suis si en classe de quatrième, je n'avais pas découvert, lu, dévoré, La carte d'identité de Jean Marie Adiaffi et, en m'identifiant totalement à Méledouman le personnage principal. Aujourd'hui encore, dix ans après, Méledouman demeure mon modèle conscient et inconscient.

Les écrivains aiment parler de l'éveil de leur vocation. Et celle-ci est l'effet de leurs noces avec un livre. L'écrivain Désiré Anghoura a, quant à lui, été fortement influencé par, La vie et demi de Sony Labu Tansi et D'éclairs et de foudres de Jean-Marie Adiaffi. " Le style tout nouveau que ces livres inauguraient, leur capacité à aller au-delà du réel, la force que chaque mot même ordinaire porte pour conférer un souffle presque palpable aux textes et aux personnages ont totalement changé mon approche de l'écriture. Ces deux auteurs sont de vrais inventeurs de mondes, des faiseurs d'univers ", reconnaît-il. C'est Le monde s'effondre de Chinua Achebe qui a eu raison du président des écrivains, Foua Ernest de Saint-Sauveur : " ce livre m'a séduit " dit-il avec joie. Mais, c'est plutôt Sony Labu Tansi, par son écriture qui m'a véritablement façonné ...Pourtant, une seule raison m'a conduit à l'écriture : retrouver ma mère que j'ai perdue à l'âge de trois ans. "

Quand on lui pose la question, Adjé Yed Noelie, étudiante, se souvient immédiatement d'un seul livre : Les erreurs de maman de Joslin Kalla. " Ce livre, dit-elle, m'a appris qu'on ne récolte que ce qu'on a semé. Et cela, en bien ou en mal. Ce livre aujourd'hui est la boussole qui oriente ma vie. Dorénavant. " Marie-Therèse Ahogny, assistance d'édition, s'est abreuvé dans Les oiseaux se cachent pour mourir. " Ce livre est la preuve, si besoin encore est, de la puissance de l'Amour. C'est une démonstration de la faiblesse de l'être humain devant l'Amour. On pourrait donc se demander : Qu'est-ce qui peut encore résister à l'Amour ?… Et pour moi, c'est une grande leçon dont je fais mienne. "

Comme on le voit, le livre n'est pas seulement un objet, mais un riche interlocuteur avec qui nous discutons et, qui nous apporte, très souvent, quelque chose de fabuleux. Il joue le rôle d'un ami qui nous prête une oreille attentive. A n'importe quel moment, le livre nous éduque, nous façonne et nous modèle. Beaucoup plus que n'importe qu'elle autre éducation. Et pourtant, le livre reste encore absent chez bien de personnes qui parviennent malheureusement à l'âge adulte sans jamais avoir connu les joies et les bouleversements que provoquent certains ouvrages… transformant si heureusement les âmes.

Serge Grah

21:17 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Livre | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : serge grah, livre, influence du livre, culture | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |