topblog Ivoire blogs

mardi, 29 décembre 2009

LES VŒUX DU NOUVEL AN 2010 DE Mr ET Mme DINDE

 

Mr ET Mme DINDE.jpg


Cher lecteur, chère lectrice,


L’avènement de la nouvelle année 2010, nous offre l’agréable occasion et l’immense bonheur, mon adorable épouse et moi, de te présenter nos vœux sincères de Santé, de Longévité, de Réussite, d’Harmonie conjugale et familiale et de Paix profonde !

Si au cours des années écoulées, et de celle qui s’est estompée, ton créateur ou ton DIEU t’a semblé lointain, si quelques instants, il avait semblé t’avoir abandonné(e), que dans une grande compassion, il te recueille. Si dans un instant de colère, il t’avait dérobé sa face, qu’avec un amour éternel il ait compassion de toi ! Quand les montagnes s’éloigneraient, quand les collines chancelleraient, que son amour ne s’éloigne point de toi et que son alliance de paix ne chancelle point à ton égard ! (Esaïe 54 : 7-10).

Qu’en cette année nouvelle 2010, toute arme forgée contre toi soit sans effet et que toute langue qui s’élèvera contre toi en justice soit condamnée ! Qu’ainsi soit ton héritage devant l’ETERNEL et le salut qui te viendra de sa part (Esaïe 54 : 17).

Que l’ETERNEL t’accorde plus de biens pendant ton repos qu’à tes ennemis pendant toutes leurs journées de dur labeur !

Que l’ETERNEL te console de toutes les épreuves et de toutes les douleurs que tu as traversées, pendant l’année 2009. Ne crains pas l’homme mortel pareil à l’herbe qui se dessèche. Et pourquoi oublierais-tu l’ETERNEL, qui t’a fait(e), qui a étendu les cieux et fondé la terre et tremblerais-tu incessamment tout le jour ? L’ETERNEL des Armées, qui soulève la mer et fait mugir ses flots, est ton secours. Il écrit pour toi une page nouvelle ! (Esaïe 51 : 12-15).

Ne crains rien, car il est avec toi ; ne promène pas des regards inquiets, car il est ton DIEU ; il te fortifie, il vient à ton secours, il te soutient de sa droite triomphante ! (Esaïe 41 : 10).

En cette année 2010, vous tous qui êtes aux extrémités de la terre, tournez-vous vers l’ETERNEL et vous serez sauvés, car il est DIEU ; il tient le souffle de nos vies et il en décide, à tout instant. Habitants de la terre, craignez l’ETERNEL, votre DIEU, le DIEU d’Amour, le DIEU de Gloire, le DIEU du salut et le DIEU de Toute-puissance, et que sa Paix et sa Grâce soient sur chacun de vous, ainsi que sur chacune de vos familles et maisons, en JESUS-CHRIST, le Seigneur et le Sauveur du monde !


BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2010 !

Monsieur et Madame DINDE,

qui vous aiment.

12:30 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Voeux de Nouvel An | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : nouvel an, an 2010, mr et mme dindé, voeux du nouvel an 2010 | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

jeudi, 24 décembre 2009

JOYEUX NOEL A TOUS!

CARTE DE NOEL.jpg

Passez un bon week-end et une bonne fête de Noël, et que la grâce de DIEU soit sur chacun de vous et sur chacune de vos familles!

Fernand Dindé.

Lire la suite

18:44 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Informations diverses | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : carte de noël, voeux de noël, noël 2009 | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

L’ACTIVISME NAUSEABOND DE LA FRANCE CONTRE LA GUINEE

 

DADIS CAMARA.jpg

Quelle célérité de la part de ceux qui s'arrogent le droit d'être appelés la « Communauté Internationale » pour traduire les autorités guinéennes devant le Tribunal Pénale International ! : La France, appuyée en cela par les Etats-Unis !

En effet, après deux rapports au pas de course de Human Rights Watch et de la commission d'enquête ad hoc de l'ONU pour les tueries du stade de Conakry, avant même que l'ensemble des membres du Conseil de Sécurité n'en reçoive copie et que le document ne soit traduit et remis à tous les ambassadeurs près l'ONU, la France demande voire exige, depuis hier (mercredi 23 décembre 2009) que les autorités guinéennes soient traduites, « très rapidement (sic !) » devant les instances judiciaires internationales. Pour cela, elle réclame la saisine immédiate du TPI (le tribunal des perdants, des pauvres et des faibles).

En vue d'empêcher, dit-elle, le Capitaine Moussa Dadis Camara (atteint par balle à la tête par son aide de camp Toumba Diakité, au cours d'une tentative d'assassinat manquée et hospitalisé au Maroc), de revenir prendre les rênes de la Guinée. Elle compte ainsi parvenir à circonscrire le risque d'éclatement d'une guerre civile au pays de Sékou Touré (vraiment ?).

Diantre, dans quel monde sommes-nous ? Un pays planificateur de tueries et de coups d'Etat à la pelle, en Afrique, est-il fondé à donner des leçons au monde et à exiger quoi que ce soit ?

On se souvient encore de l'implication clairement démontrée de la France dans le génocide Rwandais (même si elle s'obstine à tout nier en bloc et à se refuser à toute repentance ou excuse) et dans les crises à répétition sur le continent noir avec leur cortège de morts, notamment en Côte d'Ivoire, au Niger, à Madagascar, au Togo, au Tchad, au Gabon, en Centrafrique, au Congo Brazzaville et même au Ghana (coup d'Etat manqué contre John Kufuor). Et la liste n'est pas exhaustive, loin s'en faut !

Les 6, 7, 8 et 9 novembre 2004, en Côte d'Ivoire, la France, à travers sa Force Licorne a tiré avec du gros plomb contre des Ivoiriens aux mains nues qui manifestaient contre un coup d'Etat en cours et la prise en otage de leur pays.

87 femmes, hommes et jeunes (dont un enfant de 11 ans, à Port-Bouët, devant le 43 ème BIMA) ont ainsi trouvé la mort, dans des conditions particulièrement atroces, sans compter les milliers de blessés dont certains portent des séquelles et des handicaps à vie.

A-t-on entendu un pépiement de la part de qui que ce soit dans le monde ou ne serait-ce qu'une parole de compassion pour le pauvre peuple de Côte d'Ivoire meurtri et bafoué sur sa propre terre ? Non !

A-t-on même entendu les africains ? Non ! Ils s'étaient tous terrés dans une incompréhensible couardise, dans l'inconséquence générale et un manque criant de solidarité ! Ils ont même voté la mise sous embargo de la Côte d'Ivoire par l'ONU, assortie de sanctions individuelles qui demeurent jusqu'à ce jour, dans l'illogisme le plus complet et l'incongruité la plus totale. Grâce à la France.

Et bien que des preuves à profusion existent contre la France dans cette tuerie innommable, la Côte d'Ivoire n'a jamais vu passer, par ici, même l'ombre de Human Rights Watch (les Ivoiriens ne sont peut-être pas des humains, sait-on jamais !) et d'une quelconque commission d'enquête ad hoc de l'ONU.

Voici révélée toute la laideur de notre monde et des prétendus organisations et pays de liberté et des Droits de l'Homme. Et il y a bien pire ! Je vous en fais l'économie.

Alors, qu'aujourd'hui, cette France-là demande justice et réclame le TPI pour les autres, là où une bibliothèque n'arriverait pas à contenir le récit de tous ses crimes en Afrique et dans le monde, c'est véritablement le monde à l'envers !

Même si la junte au pouvoir en Guinée est indéfendable, cet activisme nauséabond de la France choque fortement ma morale et suscite, chez moi, étonnement et interrogations.

Je crois qu'il faut plutôt voir derrière ce zèle surréaliste, non pas de l'amour pour le peuple guinéen, de la solidarité ou un quelconque désir de justice, mais la volonté d'une nation impérialiste de se positionner durablement dans un pays qui s'est affranchi de sa tutelle, aux temps des indépendances, qui lui a toujours échappé et à qui elle l'a durement fait  payer.

Les africains devrait, eux-mêmes, prendre en main le dossier guinéen et aider ce digne peuple frère à se relever de cinquante années de misère profonde. Parce que je continue à croire en l'Afrique et à penser que le peuple noir n'est pas frappé de l'atavisme de la médiocrité morale et de la misère intellectuelle.

Africains, ne croyons surtout pas que la France, par toutes ces gesticulations, ait l'intention de nous donner les preuves de son amour. Elle n'a que des intérêts et n'est mue que par eux. Et si nous consentons à lui donner le coup de pouce complice pour dépecer la junte (malheureusement) au pouvoir en Guinée et embrigader ce pays frère, alors il faudra désespérer de l'Afrique. De fait, que chacun s'attende à connaître son tour et à ne bénéficier d'aucune solidarité.

Des militaires et des civils ont pris le pouvoir, en Afrique, par des coups d'Etat, avec la bénédiction de la « Communauté Internationale ». Pour ne citer que deux exemples, on se souvient encore du voyage du Général François Bozizé, en France en 2003, et de son retour en Centrafrique suivi du renversement du régime en place, celui du civil Ange-Félix Patassé, démocratiquement élu de surcroît.

Il y a le cas plus récent du séjour d'une semaine d'Ange Rajoelina, un DJ insurrectionniste notoire d'Antananarivo, à l'ambassade de France à Madagascar, officiellement pour raison de sécurité. Dès qu'il en sort, coup d'Etat retentissant contre Marc Ravalomanana, Président de la République malgache.

Dans les deux cas, les tergiversations de la « Communauté Internationale » pour condamner ces dérives ont été hallucinantes. Au final, elle s'est contentée d'en prendre simplement acte.

D'où vient-il donc qu'en Guinée, on veuille nous faire croire au Père Noël (même si nous sommes en Décembre. Tout de même) ?

Dans le dossier guinéen, il n'est question que d'intérêts et de profits ; rien d'autres. Qu'on ne vienne donc pas nous dire des contes de fées.

Je tiens à l'affirmer tout net pour éviter toute équivoque : Ce n'est pas de la sauvegarde ou de la préservation du pouvoir de Dadis Camara dont je me préoccupe autant mais plutôt du peuple guinéen frère, de sa paix, de son intérêt supérieur et de son bonheur souverain. Une crise guinéenne gérée maladroitement et dans la précipitation en coûtera plus à ces frères qu'un recours judicieux à la sagesse et à la mesure.

La solution qui, pour moi, s'impose en Guinée, à la suite de toutes les observations que j'ai faites de la situation, c'est de permettre aux Africains et au peuple guinéen de résoudre, eux-mêmes, cette crise. Il faut multiplier les initiatives et les médiations entre les parties en présence, en Guinée. De la concertation persévérante et obstinée et des professions de bonne foi des guinéens sortiront des solutions et des dispositions salutaires pour ce peuple frère. Pour une fois, prouvons que nous sommes intelligents, en Afrique (après, bien sûr, la leçon du dialogue direct ivoirien).

C'est bien le passage en force auquel la France est en train de nous conditionner et nous conduire qui, plutôt, provoquera le chaos redouté. Car, il ne faudrait jamais l'oublier, ce sont des militaires aguerris qui sont au pouvoir. Ils ne seront certainement pas prêts à se laisser tondre la laine sur le dos et ça, il faudra le comprendre. Aucun recours à la force et aux intrigues mafieuses impérialistes ne peut aboutir. Ne provoquons pas chez les putschistes un raidissement irréversible, un basculement dans le totalitarisme et la décision de se maintenir au pouvoir, vaille que vaille, pour se mettre à l'abri des poursuites judiciaires. Au meilleur des cas, ce à quoi de tels procédés conduiront, c'est à la recolonisation de la Guinée, par l'arrivée aux commandes du pays de personnalités que celle qui s'agite, aujourd'hui, s'arrangera (comme toujours) à imposer. Il faudra alors craindre le bradage des immenses ressources minières de la Guinée aux entreprises impérialistes françaises qui rechignent à la concurrence et qui affectionnent les prébendes et les contrats léonins (Areva au Niger, Total au Gabon, au Tchad et au Congo Brazzaville, Bolloré en Côte d'Ivoire et au Sénégal, etc.).

Je recommande donc à mes frères africains la prudence, la patience et la compréhension pour conduire le dossier guinéen à bon port. De sorte que nous en sortions tous gagnants. Nous n'avons pas besoin d'un embrasement général de la sous-région ouest africaine. En tout cas, pas la Côte d'Ivoire !

 

Que DIEU bénisse l'Afrique !

 

DINDE Fernand AGBO

17:44 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, France, Guinée, Monde | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : afrique, guinée, dadis camara, tribunal pénal international, onu, human rights wath, activisme nauséabond | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mercredi, 23 décembre 2009

DE L’ENGAGEMENT PATRIOTIQUE A LA CROISADE SOCIALE : TOUS MES ARTICLES PUBLIES DANS LA PRESSE IVOIRIENNE (Mis à jour)

DINDE FERNAND.jpg
NB: Vous pouvez cliquer sur le titre en gras de chaque article pour le lire.
Chers bien-aimés frères et sœurs, chers lecteurs,


La crise ivoirienne qui s’est enclenchée dans la nuit du 18 au 19 Septembre 2002, a révélé en moi un talent caché de chroniqueur amateur qui, pendant quatre bonnes années (2006 – 2010), a croqué l’actualité socio-politique ivoirienne, à pleines dents.

Mon engagement pour l’Etat, la République, la Nation et le Peuple ivoiriens n’a souffert d’aucune équivoque, depuis les premières heures de la crise jusqu’à ce jour.
Mais cet engagement très fort, qui a quelquefois fait craindre à des amis pour mon intégrité physique, a pris des postures différentes, en fonction de l’heure et des enjeux.
C’est ainsi que plus d’un ont pu voir Dindé Fernand, le patriote indéracinable (sans jamais cesser de l’être), muer en défenseur indécrottable des causes sociales ivoiriennes et des valeurs éthiques et morales, au risque d’apparaître comme un opposant politique.

A travers les 21 différentes parutions de 15 (sur plus d’une centaine) de mes articles dans la presse ivoirienne (dans 7 quotidiens et magazines, en tout), allant de la presse « bleue » (Camp présidentiel) à la presse « verte » (Opposition), que je vous énumère ici (et qui sont tous postés sur mon blog, à l’exception d’un seul), découvrez le cheminement singulier de mon engagement pour mon pays et pour mon peuple, celui d’un patriote viscéralement convaincu mais tout à la fois lucide et critique contre son propre camp (si on peut le dire ainsi), qui se refuse à la langue de bois, au laxisme intellectuel et moral et au fatalisme (cliquer sur le titre de l'article pour le lire):


1- La résolution 1721, un texte franchement décousu

Notre Voie, N° 2529 des Samedi 4 et Dimanche 5 Novembre 2006, p.10, rubrique Contribution.

2- Ecriture et Engagement

(Publié sous le titre : Vents de recolonisation, écriture de combat).
Afrique Matin, N° 103 du Mardi 27 Mars 2007, p.2, rubrique Opinion.

3- Jusqu’à quand serez-vous en état de grâce, Monsieur le Président ?
Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République.


Le Nouveau Réveil, N° 1712 du Mardi 4 Septembre 2007, p.6 et 7, rubrique Politique.
Le Courrier d’Abidjan, N° 1103 du Mercredi 5 Septembre 2007, p.9 et 10, rubrique Votre Courrier.

4- Droit de réponse à Théophile Kouamouo
(Rédacteur en Chef du quotidien Le Courrier d’Abidjan)


Le Courrier d’Abidjan, N° 1111 du Vendredi 14 Septembre 2007, p.8, rubrique Votre Courrier.

5- Sortir de la logique de la récompense (les Patriotes)

Le Courrier d’Abidjan, N° 1138 du Jeudi 18 Octobre 2007, p.10, rubrique Votre Courrier.

6- Un discours rassurant (Gbagbo), mais un gros point d’ombre : la corruption

Le Courrier d’Abidjan, N° 1141 du Lundi 22 Octobre 2007, p.10, rubrique Votre Courrier.

7- L’illogisme suspect de l’ONU

Le Courrier d’Abidjan, N° 1149 des Mercredi 31 Octobre et Jeudi 1er Novembre 2007, p.10, rubrique Votre Courrier.

8- La France paiera un jour pour tous ses crimes

Le Courrier d’Abidjan, N° 1161 du Vendredi 16 Novembre 2007, p.10, rubrique Votre Courrier.

9- Mes propositions pour la Côte d’Ivoire (1)
     Mes propositions pour la Côte d'Ivoire (2)

(Publiés à la Une, sous le titre : Diagnostic du mal ivoirien. 16 mesures à Gbagbo pour redresser la Côte d’Ivoire)
Le Temps, N° 1508 du Mercredi 7 Mai 2008, p.1, 6 et 7, rubrique Temps Fort.
QUOTIDIEN LE TEMPS. 7 MAI 2008.jpg


(Publié sous le titre : Crise sociale, décrépitude morale…Diagnostic et solution au mal ivoirien)
Le Matin d’Abidjan, N° 750, 751 et 752 des Mercredi 7 (p.9), Jeudi 8 et Vendredi 9 Mai 2008, p.11, rubrique Tribune.

10- Les choses bougent enfin dans ce pays. Nous n’en demandons pas mieux

(Publié sous le titre : Racket, dérives éthiques et morales, corruption…Quand les choses bougent enfin)
Le Matin d’Abidjan, N° 762 et 763 des Jeudi 22 et Vendredi 23 Mai 2008, p.11, rubrique Tribune.

11- Lutte contre le racket en Côte d’Ivoire : Aller plus loin

Notre Voie, N° 3022 du Mardi 1er Juillet 2008, p.7, rubrique Contribution.

Notre Voie, N° 3033 du Lundi 14 Juillet 2008, p.11, rubrique Contribution (C'est ce dernier numéro qui sert d'illustration photo à cet article, en chapeau de texte).

12- Article paru, en 2007, sous un pseudonyme. Très caustique. Contre un
citoyen ivoirien affreusement corrompu.


Non disponible sur mon blog. Je ne peux vous en donner le titre, ni la dénomination du quotidien qui l’a publié, pour des raisons évidentes, mais je peux vous assurer que cela a fait mouche !
LES ARTICLES PUBLIES CETTE ANNEE 2009
13- Du nouveau dans l'affaire Vidéo Bassesse!
(Publié sous le titre : Un proche de la victime témoigne. En fait, dans mon article, c'est plutôt une proche de la victime que je connais qui témoigne car, moi, je n'en suis pas un).
Magazine Vedette, N° 006 du Mardi 07 au Lundi 13 Juillet 2009, p.7, rubrique Société.
14- Affaire Kieffer: Et revoici le chiffon rouge de la France!
(Publié en première page sous le titre : Affaire Kieffer / Un intellectuel (quelle estime pour ma modeste personne !) interpelle Sarkozy : "Un peuple digne ne se laisse pas plier comme une feuille").
Le Temps N° 1874 du Samedi 24 au Dimanche 26 Juillet 2009, p.6, rubique Temps Fort.
15-Faire gaffe à la crise guinéenne

Le Temps N° 1974 du Jeudi 22 Octobre 2009, p.10, rubrique Temps des Idées.

L’esprit en alerte, je me tiens quotidiennement à la brèche et en éveil, au nom de l’amour immense qui m’étreint pour mon pays, la Côte d’Ivoire et pour ma terre génitrice, l’Afrique.
Merci à tous ceux qui ont bien voulu m’accompagner, depuis le départ, qui continuent jusqu'à ce jour, à m'accompagner dans cette belle aventure et à partager ma passion pour mon peuple !


Que DIEU vous bénisse tous, richement, et que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire mienne !


DINDE Fernand AGBO

COMMENT FAIRE MARCHER SON BLOG? 12 ASTUCES POUR UN BLOGGING REUSSI!

 
LOGO IVOIRE BLOG.png

 

A la faveur de l’Alloco Blogueurs Party, Acte 2, qui s’est tenu à l’Espace Boa Vista Club, à la Résidence Valérie de Cocody Les Deux-Plateaux Vallon, le samedi 19 décembre 2009 dernier,  il a été donné à chaque animateur de blog de présenter son blog, d’en faire l’historique et de parler de ses contenus.

A cette occasion, j’ai pu me rendre compte, à travers les dires des uns et des autres, que faire du blogging n’est pas une chose évidente et que même des personnes aguerries à l’écriture ne sont pas assurées d’y faire bonnes figures ni de pouvoir rendre populaires leurs sites. Pourquoi cela ?, me suis-je interrogé. Ainsi, après réflexion et à la lumière de ma petite expérience de presque deux années (21 mois, plus exactement) qui me vaut les statistiques assez enviables d’environ 20.000 visites et 30.000 pages lues par mois (voir mes statistiques actualisées, cliquer: ICI), je me suis proposé de donner à tous les blogueurs de la plate-forme IVOIRE-BLOG et à tous les novices de la blogosphère mondiale quelques astuces pour faire marcher leurs blogs.

Je tiens, d’entrée de jeu, à souligner que ces trucs pour un blogging réussi ne sont pas une recette magique qui ferait bondir vos statistiques comme d’un coup de baguette de fée. Le blogging réussi est une question de persévérance, de travail, de flair, d’opportunisme et d’originalité.


Voici donc ce que je puis conseiller à tous pour une aventure plus palpitante dans le blogging:

1- Choisissez une thématique ou un genre qui accroche et qui vous passionne vous-mêmes, faute de quoi il n’y aurait rien à faire.

2- Soignez la présentation de votre blog et de votre bannière. Habillez votre blog pour qu’il soit bien achalandé comme un magasin: horloge, compteur, météo, indicateur de provenance des visiteurs, liens divers, sites recommandés, catégories diverses, variées et bien organisées, illustrations photos, cartes, etc., photos personnels ou album, « à propos » renseigné, adresse e-mail (si possible), les liens de vos autres blogs, les communautés dont vous êtes membres (Twitter, YouTube, Facebook, SkyRock et autres). Bref, tout ce qui peut attirer les internautes vers votre blog. Soignez également votre écriture : Orthographe, syntaxe, ponctuation, clarté des idées, beauté du style. Prenez, en outre, soin d’aligner (de justifier, plus exactement) vos textes. Cela accentue l’esthétique visuelle de vos papiers.

3- Faites un titrage et un tag judicieux de chacun de vos articles. Un titre ingénieux accroche et donne envie de jeter un coup d’œil dans le contenu de votre papier. Quant aux tags, ce sont les petits mots-clés qu’il vous est recommandé de mettre au bas de chaque article que vous écrivez. Par exemple, sur votre page « Nouvelle Note », sur Ivoire-Blog, après avoir renseigné le titre de votre article et la catégorie dans laquelle vous le postez sur votre blog, le troisième cartouche est réservé aux tags. Ce sont ces petits mots-clés qui référencent votre blog sur des moteurs de recherches comme Google, Yahoo ou Bing. Toute personne qui tape l’un de vos mots-clés sur ces sites de recherches est orientée vers votre blog. Je reçois ainsi, moi, des milliers de visiteurs de Google par mois, redirigés sur mon blog tout juste pour un petit mot ou un titre, bien choisis.

4- Postez au moins un article toutes les semaines ou toutes les deux semaines (un par mois, au pire des cas) pour créer une sorte d’accoutumance chez vos lecteurs qui vous identifieront comme un animateur de blog régulier.

5- Ayez une mailing-list personnelle fournie à laquelle vous allez poster tous vos nouveaux articles. S’ils apprécient votre travail, ces amis, proches et connaissances vous feront connaître, à leur tour, à toutes leurs autres connaissances. Faites aussi fonctionner régulièrement la newsletter de votre blog. Envoyez votre newsletter à tous les abonnés de votre site, toutes les fois que vous aurez posté, au moins, trois nouveaux articles. C’est absolument indispensable.

6- Inscrivez-vous, si possible, à des sites communautaires, des forums et des groupes de discussions ou d’échanges d’articles pour vous faire connaître et faire connaître, par la même occasion, votre blog.

7- Evitez de tomber dans ce que j’appelle « l’outrancier et l’ordurier» quand vous écrivez : ne soyez pas abonnés à l’invective facile, à la grossièreté, à la délation et autres dérives du genre. Le cas échéant, vous serez très vite catalogués et votre adresse, évitée avec soin.

8- Ayez un « petit quelque chose fétiche » qui vous distingue des autres et qui donne de l’originalité à votre blog. Par exemple, moi, j’ai trouvé les blagues comme le « petit quelque chose fétiche » de Regards Croisés. Et je peux vous l’assurer, ça marche très fort (au moins 60% des visites).

9- Soyez opportunistes : dès qu’un évènement majeur ou insolite dans le domaine que vous avez choisi comme champ d’expression se produit, soyez immanquablement au rendez-vous, sortez un article. Aussi vite que vous le pourrez. Cela vous taillera une petite réputation qui ne vous fera pas de mal, loin s’en faut !

10- Ne vous contentez pas de vos seuls articles pour animer votre blog (parce que je peux vous l’assurer, l’inspiration n’est pas permanente ni définitive, pas plus que la disponibilité). Faites-vous donc aider: donner la parole à d’autres, de temps à autre ; publiez leurs articles. Poster également des articles que vous trouvez intéressants et qui sont issus de vos différentes lectures sur le Net. Pour cela, lisez beaucoup d’autres blogueurs et visitez de nombreux autres sites.

11- Evitez de vous ancrer dans « l’hyper-sérieux permanent » du genre politique, politique et re-politique, économie, économie et re-économie. A moins d’être un professionnel ou un spécialiste de la thématique que vous avez choisie. Faites que toutes sortes de gens et toutes catégories de personnes s’intéressent à votre blog (à moins que ce ne soit pas cela votre objectif). Offrez-vous de temps à autre quelques moments de relâche, ajoutez un peu de piment à vos posts. Vos lecteurs apprécieront.

12- Enfin, échangez courtoisement avec les lecteurs qui postent des commentaires sur vos articles. Evitez de les injurier ou de les offenser, même quand ils sont très désagréables dans leurs interventions. Contentez-vous de les ramener à l’ordre. Autant de fois que nécessaire. Ou ignorer-les, purement et simplement. Au pire des cas, bannissez-les de votre blog. Une application est prévue, à cet effet, sur Ivoire-Blog.

Voilà ! Je pense avoir fait, à peu près, le tour de tous les aspects à ne pas du tout négliger quand on a l’ambition de tenir un blog qui accroche et auquel on espère faire acquérir un brin de popularité.

A chacun de les mettre à profit. Vive le blogging !

 

DINDE Fernand AGBO

lundi, 21 décembre 2009

ALLOCO BLOGUEURS PARTY, ACTE 2: DU VIRTUEL AU REEL!

PLAT D'ALLOCO.jpg

L'Espace Boa Vista Club, à la Résidence Valérie, à Cocody Deux-Plateaux Vallon (Abidjan, Côte d'Ivoire), a été, ce samedi 19 décembre 2009, le cadre choisi par la structure AKENDEWA (l'araignée, tisseuse de toile - comme le web -, en langue Baoulé) pour abriter la deuxième édition de l’Alloco Blogueurs Party, un concept créé par Israël Yoroba et sa dynamique petite équipe, pour réunir autour d’une table les blogueurs ivoiriens ou résidant en Côte d’Ivoire, en vue de leur permettre de mieux se connaître et d’échanger sur leur activité.

Je n’ai pu assister à la première édition de cet évènement majeur pour tous les amoureux du blogging dans notre pays mais je peux affirmer, sans risque de me tromper que cette deuxième édition, à laquelle j’ai pris part, a été un total succès.

Parti de Marcory, mon lieu de résidence provisoire, avec un « warren » pour débarquer quelques minutes plus tard à la gare des woro-woro de Saint-Jean, à Cocody, je me suis laissé guider au téléphone par celle que j’appellerais « la dame à la voix remarquablement suave », Roxane Tanoh, jusqu’à destination. C’est donc sur le coup de 19 heures 37 minutes que je fais mon entrée à la piscine de la Résidence Valérie, aux abords de laquelle était dressée, pour la circonstance, la longue table du show gastronomique, parée de bougies et soigneusement apprêtée pour recevoir les couverts.

Me croyant en retard (le rendez-vous étant pris pour 19 heures sonnantes), c’est avec satisfaction et appréhension, tout à la fois, que j’ai constaté que j’étais, bien au contraire, parmi les tout premiers à pointer présents. Les blogueurs viendraient-ils, ne viendraient-ils pas ?, je m’interrogeais. Une angoisse diffuse d’un fiasco commençait à s’emparer de moi. Mais bien vite les autres amis, par vagues successives pendant une heure, sont arrivés occuper les places réservées en leurs noms, me rassurant quant au succès de l’évènement.

L’ambiance bon-enfant qui a, ensuite, présidé à l’exercice individuel (pas si aisée que cela !) de la présentation des blogueurs, de leur blog, de son histoire et de ses contenus, en disait long sur la joie des uns et des autres de se retrouver à cette sympathique manifestation, qui avait pour maître de cérémonie de circonstance, le jeune blogueur Cartunelo (Manassé Déhé, membre d’AKENDEWA), très à l’aise dans son rôle.

Le menu, côté gastro, était constitué de savoureux Kédjénou de poulet, de frites de pomme de terre, d’alloco, d'attiéké, de poissons frits, arrosés de sucrerie fraîche. Nous avons donc joyeusement devisé sur le blogging, des heures durant, tout en dégustant les bons plats.

J’ai eu ainsi l’immense bonheur de connaître, non plus virtuellement mais de visu, des amis chers comme « le grand » Bob Traoré de Djess (que j’appelle mon partenaire, pour notre inoubliable blog-aventure sur le scandale de la CECP), le remarquable Théophile Kouamouo, la non moins remarquable Nadine Kouamouo (la belle et brillante épouse du premier nommé), l’inénarrable Israël Yoroba (meilleur blogueur francophone 2008) et son frère Samuel Guébo, le très polémiste Adji Raymond d’Abidjantv.net, Arsène Dally et Hervé Siaba, sacrés bosseurs de Criticafric, le très sympathique Richman Mvouama, la belle et délicieuse Edith Brou, de nombreux jeunes blogueurs, qui sont en train de « se faire les dents », ainsi que d’autres blogueurs plus aguerris parmi lesquels K. Honorat Hermann, l’animateur du Blog de la Stratégie et le bouillant Georges Zanklan (le Blog des Vainqueurs). En tout, une trentaine de participants.

Véritablement, ce fut une magnifique soirée ! Au cours de laquelle nous avons appris de Kouamouo la prééminence du blogging ivoirien sur celui du reste de la sous-région ouest africaine francophone et même un peu sur celui de l’Afrique Noire, en général. Il nous a, en outre, informés qu’IVOIRE-BLOG, notre plate-forme, compte aujourd’hui plus de 150 blogueurs effectifs en deux ans (Décembre 2007 – Décembre 2009), avec pas moins de 80 000 visites par mois. La projection pour 2010, avec l’avènement des nouveaux fournisseurs d’accès Internet enregistrés en ce moment, en Côte d’Ivoire, est de 200 000 visites par mois pour notre blogosphère, avec la possibilité offerte aux blogueurs les plus entreprenants de tirer quelques ressources de leur activité. Une perspective que je salue avec la dernière énergie et pour cause !

C’est finalement aux environs de 22 heures 30 minutes que « les lampions se sont éteints » sur l’Alloco Blogueurs Party, Acte 2, même si quelques blogueurs très inspirés ont continué la causerie jusqu’au-delà de 23 heures.

Nous pensons et espérons pouvoir atteindre, l’année prochaine, le chiffre record de 100 blogueurs participants. Ce qui serait une chose remarquable.

Rideau donc sur l’Alloco Blogueurs Party, Acte 2. Chapeau aux organisateurs! Les absents ont eu plus que tort. Vive l’Alloco Blogueurs Party, Acte 3 !

DINDE Fernand AGBO

samedi, 19 décembre 2009

FRANçOIS SPIRLET: RACISME ET COLONIALISME

Faits vécus en Afrique Tropicale (1955 – 1966)

 

1.      Le taxi : le 2 juillet 1955, l’avion atterrissait à l’aérodrome de Léopoldville, au Congo belge, Ainsi commençait pour moi une expérience africaine de 11 années. A peine sorti de l’aérodrome, cherchant un taxi, 2 européens s’avancent vers moi, me congratulent et proposent de me conduire à l’hôtel situé à quelques kilomètres de là. Je n’ai pas eu le temps d’exprimer ma gratitude que la voiture avait démarré. J’ai eu droit pendant le parcours à des conseils sensés me prémunir contre les dangers que présentaient le contact (à éviter) avec les noirs. Ce fut un véritable endoctrinement me mettant en garde contre les congolais.

Ils étaient sales, menteurs et voleurs, c’était la raison pour laquelle ils avaient été parqués dans la cité indigène, curieusement dénommée : "Le Belge". Ils m’ont souhaité un bon séjour dans la Colonie et m’ont remis leurs adresses. Ainsi, à peine arrivé, j’étais sensé être averti des erreurs que je pouvais commettre en essayant d’être simplement humain !

 

2.      Le bureau de Poste : une de mes premières préoccupations était de rassurer ma famille

et je m’étais rendu à la poste proche de l’hôtel. A peine entré, je me trouve devant une file de congolais. Je me mets à la suite en constatant l’effroi que je provoquais. C’est alors qu’un vieil homme me demanda de me rendre au guichet avant tout le monde ! Stupéfait, je lui en demande la raison et il m’a répondu : si le policier (un congolais comme eux) qui est dehors, voit que nous ne vous avons pas laissé passer, ils nous frappera tous avec sa "chicotte" !!

Aucun écriteau, comme c’était le cas en Afrique du Sud, n’imposait une telle mesure, mais les instructions du policier étaient formelles, il appliquait les ordres reçus comme un ‘ Kapo ‘ !

Peu de temps après, j’avais décidé de franchir le fleuve et de me rendre à Brazzaville. La traversée durait à peine une ½ heure et mon premier soin fut d’envoyer une lettre.

Je me retrouve devant une file d’indigènes, je prends la queue et je vois arriver un européen

qui se rend directement au guichet déjà occupé par un client. Sans s’en préoccuper le moins du monde, il l’écarte et tend ses lettres au préposé. Le client, sans ce fâcher, lui dit dans un français impeccable : Monsieur, vous n’êtes pas à Léopoldville ici, je suis citoyen de ce pays, faites la file, je vous en prie ! Interloqué, l’intéressé est sorti penaud, sans dire un mot.

N’en déduisez surtout pas que la colonisation française fut idyllique, loin s’en faut.

Aucune colonisation ne fut bonne, certaines moins mauvaises que d’autres, mais il en fut d’exécrables, comme en Afrique du Sud et les victimes des colonisations sont incalculables.

 

3.      La Cie d’Assurances : pour régler un litige, je m’étais rendu chez mon assureur. Une salle rectangulaire, meublée d’une dizaine de tables où travaillaient des congolais devant leurs machines à écrire. A l’entrée, un comptoir isolait les clients. Au fond de la salle placé sur une estrade, trônait un bureau, pour l’heure inoccupé, Mon ami congolais souriant se dirigea vers moi. En lui tendant la main, j’avais saisi l’étonnement des autres africains, peu habitués à ce geste si simple, si évident pour moi. Ensuite il se remit au travail. Sur ces entrefaites un européen était entré : il a jeté un regard circulaire et ne voyant pas le blanc, il a dit :

Il n’y a personne ici ? Lorsqu’il fut parti, mon ami m’a confié qu’il aurait préféré recevoir des coups plutôt que d’entendre cela. Cette forme de racisme est sans doute la plus odieuse.

 

 4. Le régime de bananes : il était passé deux fois devant notre maison, en faisant attention à ne pas se faire remarquer. Peu de congolais traversaient la cité européenne. Voyant nos enfants jouer dans le jardin, il s’était décidé à entrer et a fait comprendre à mon épouse que son enfant avait la fièvre et lui avait demandé une aspirine car l’infirmier n’en avait plus. Ma femme lui en avait donné une tablette. Une semaine plus tard, il nous a apporté un grand régime de bananes, avec lequel il aurait pu nourrir sa famille toute une semaine ! C’était surtout le geste, si rare à cette époque, que cet homme avait voulu récompenser. Et pour lui, ces quelques cachets n’avaient pas de prix.

 

 5. La boite d’allumettes : un épisode des Camps me revient souvent en mémoire. C’était vers

la fin de la Guerre, Nous essayons par tous les moyens de survivre et de rester encore des

êtres humains. Nous ne possédions plus rien, le moindre objet trouvé lors des fouilles incessantes était susceptible de nous valoir une punition variable selon l’humeur des gardiens. J’avais trouvé une boîte d’allumettes vide, qui était toute ma richesse ! J’étais parvenu à la dissimuler et à la conserver jusqu’à notre libération. Un jour, à Léopoldville, en me rendant à mon travail, je n’avais pu éviter une flaque boueuse comme il s’en formait après chaque pluie. A l’époque coloniale, certains européens prenaient un malin plaisir à diriger leur véhicule dans les ornières afin d’arroser copieusement les congolais qui passaient, à pied au bord de la route ! J’avais freiné et j’étais revenu vers ce vieil homme qui me faisait pitié.

Il tremblait de peur d’être, en plus insulté par le blanc. Je lui tendis la main pour le rassurer.

Il a cru que je voulais lui prendre ce qu’il avait dans la main et l’ouvrit !

C’était une boîte d’allumettes vide ! Et tout me revint à l’esprit. Mon propre calvaire et le sien. Je parvins à le faire monter en voiture et je l’ai emmené chez moi où ma femme lui a préparé un repas convenable après lui avoir remis quelques vêtements. Chacun de nos gestes envers lui fut accompli dans le souvenir des Camps. Il n’en croyait pas ses yeux et me fit comprendre que c’était le premier blanc qui s’était montré humain envers lui. Jamais je ne l’oublierais. Que cette dernière image de l’Afrique reste gravée dans vos cœurs !

 

En guise d’esquisse de conclusion :

La solution de facilité serait de condamner le fait colonial dans son ensemble, sans en dégager les

réalisations soi-disant positives telles que les infrastructures portuaire, routière et ferroviaire, le domaine de la santé etc..

Mais le but primordial de la colonisation a toujours été l’augmentation des profits de son économie coloniale.

Le caractère disparate de la scolarité reflétait la conception de chaque Etat colonisateur.

Limité à l’enseignement primaire dans sa majorité, l’éducation ne devait être utile qu’à la formation de personnel subalterne, en aucun cas de postes à responsabilités, capables le jour venu de prendre en mains leur propre avenir.

Le refus du respect de la dignité de l’africain, du partage des responsabilités et l’évolution bien trop lente vers la modernité ne pouvaient conduire que vers l’affrontement.

La vraie question, au-delà des polémiques et qui concerne toutes les colonisations est de se demander ce qui aurait pu être fait (voir Ecole et Démocratie) et qui peut être fait aujourd’hui.

L’Afrique n’a que faire de regrets aussi tardifs (quand ils veulent bien s’exprimer !).

Elle préférerait des actes et une nouvelle approche de la coopération EURO – AFRICAINE, notamment en rendant aux villages le bonheur d’y vivre, afin de vider les bidonvilles et de les équiper tous d’un puits et de panneaux solaires destinés au Téléviseur commun.

     

Intervention de Mme SPIRLET suivi de quelques réflexions sur des faits vécus en Afrique coloniale

 

 

1.  Le verre d’eau (témoignage de Mme SPIRLET) : je venais à peine d’emménager dans la cité européenne et j’arrosais mon jardin lorsqu’un congolais effrayé par son audace me fit signe qu’il souhaitait boire un peu d’eau à l’extrémité du tuyau. Je suis allé lui chercher un verre d’eau fraîche, qu’il s’est empressé de boire en se confondant en remerciements. A peine parti, la voisine de la villa d’en face arrive furibonde, en me demandant si je n’étais pas devenue folle. On voit bien que vous venez à peine d’arriver, vous ne les connaissez pas. En lui montrant l’Eglise non loin de là, je lui ai demandé ce qu’on lui enseignait à cet endroit ?

Elle ne su que répondre. J’ai eu le temps de lui rappeler que tous les hommes étaient frères !

 

2.  La boulangerie (témoignage de Mme SPIRLET) : nous venions d’arriver à Bukavu, dans la province du Kivu où mon mari venait d’être muté. Je m’étais rendu à la boulangerie. Les blancs y entraient par la porte principale et recevaient leur pain soigneusement enveloppé. Ils n’hésitaient pas à payer avec une grosse coupure et c’est avec un large sourire qu’on leur remettait la monnaie ! En sortant, j’avise une longue file de congolais, dans une ruelle boueuse, à côté de la boulangerie. Un policier noir, armé d’une chicotte (matraque) faisait avancer les noirs, sans ménagement, devant un trou pratiqué dans le mur de la boulangerie. Chacun devait présenter la monnaie exacte et on lui lançait le pain à travers l’orifice. Si la monnaie ou le pain tombait par terre, il fallait décamper en vitesse pour éviter les coups de chicotte. Le policier noir se comportait comme les Kapos des Camps de concentration, ce qui ravivait chez mon mari la douloureuse expérience des Camps et l’horreur du nazisme.

 

 

 Quelques aphorismes à méditer concernant les soi-disant aspects positifs de la colonisation :

 

1. COLONISATION est un euphémisme, car il s’agit bien d’une occupation coloniale de l’Afrique, souvent au prix d’une campagne militaire dont les victimes africaines restent à dénombrer.

 

2. Les ASPECTS POSITIFS (sic) de la colonisation ont été rendus nécessaires pour faciliter le vie des occupants blancs en réservant les établissements secondaires, en priorité aux blancs, à ce sujet, le jour de l’indépendance 7% des algériens avaient eu accès au secondaire !

Quant aux infrastructures, routes, transports ferroviaire et fluvial, administration remarquablement organisée (notamment au Congo belge où elle fut exemplaire) sa finalité était avant, tout de faciliter l’exploitation des immenses ressources du continent africain.

 

3.  Si l’enseignement primaire fut particulièrement développé, contrairement au secondaire, la raison en est simple : il permettait aux peuples colonisés de n’occuper que les emplois subalternes qui ne nécessitaient qu’un strict minimum de connaissances.

A titre d’exemple précis, valable pour toutes les autres colonies, le jour de l’indépendance du Congo belge (30.06.1960) il n’y avait que 17 universitaires congolais ! !

 

Et pour terminer, quelques sentences à méditer :

Vous trouvez que l’Education coûte cher, essayez donc l’ignorance.  A.LINCOLN.

Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous mourrons ensemble comme des idiots. Martin LUTHER KING.

 

Enfin, une devise qui pourraient devenir celle de l’EUROPE mais aussi celle de l’AFRIQUE :

Frères, rapprochons-nous, oublions ce qui nous sépare, le seul bonheur durable est de se comprendre mutuellement pour s’aimer. INTELLIGENCE – AMOUR . H.BARBUSSE.

Et pour donner son véritable sens à ce vécu : L’essentiel n’est pas de dire des choses nouvelles, mais la vérité. GOETHE

 

 

François SPIRLET

Président de l’ A.D.M – Chevalier de l’Ordre du Mérite de la R.F.A

60 Boulevard DEGANNE

F 33120 Arcachon

FRANCE
Tél. : 05 56 54 81 67 / Courriel : fspirlet@free.fr

 

 Nous Sommes le Congo !
C
essons d'Avoir Peur !
P
our un Etat de Droit au Congo !

"Chaque génération a le choix entre trahir ou accomplir sa mission"

Celui qui lutte peut gagner ! Celui qui ne lutte pas a déjà tout perdu !


Patrick Eric Mampouya
http://mampouya.over-blog.com/

18:47 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, France | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : françois spirlet, racisme, colonialisme, colonisation, patrick éric mampouya | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

jeudi, 17 décembre 2009

A VOTRE AVIS?

CASSE-TETE CHINOIS.jpg

Casse-tête chinois: Ces affirmations sont-elles VRAIES ou FAUSSES ?

 

 

1) Ce sont les pommes et non pas la caféine qui nous réveillent le mieux le matin.

2) Alfred Hitchcock n'avait pas de nombril.

3) Un fumeur qui fume un paquet de cigarettes par jour perdra environ 2 dents tous les 10 ans.

4) On n'est pas malade l'hiver parce qu'il fait froid, on est malade parce qu'on reste trop à l'intérieur.

5) Quand on éternue, toutes les fonctions du corps s'arrêtent, même le coeur !

6) Seulement 7% de la population mondiale est gauchère.

7) Une personne normale d'environ 50 ans sera restée 5 ans dans des files d'attente.

8) La brosse à dents fut inventée en 1498.

9) Une mouche vit environ un mois.

10) Les pieds sont plus grands l'après-midi que le matin.

11) La plupart d'entre nous a mangé une araignée en dormant.

12) Les autruches mettent leur tête dans le sol pour trouver de l'eau.

13) Les seuls animaux qui peuvent voir derrière eux sans se retourner sont le lapin et le perroquet.

14) S'il n'y avait pas de colorants dans le Coca, il serait vert.

15) Un dentiste a inventé la chaise électrique.

16) Les écailles de poisson sont un ingrédient essentiel dans le rouge à lèvres.

17) Un kilo de citrons contient plus de sucre qu'un kilo de fraises.

18) 111 111 111 x 111 111 111 = 12 345 678 987 654 321

19) 80% des animaux sont des insectes.

20) Si l'on mâche du chewing-gum en épluchant des oignons, on ne pleurera pas.

21) Les dents de castors poussent continuellement sans jamais s'arrêter.

22) Un papillon a 12 000 yeux.

23) Les crocodiles ne savent pas tirer la langue.

24) Les cochons sont parmi les seuls animaux qui peuvent attraper des coups de soleil.

25) Aux États-Unis, environ 200 000 000 M&Ms sont vendus tous les jours.

26) Toutes les minutes, 40 personnes se retrouvent à l'hôpital pour des morsures de chien.

27) 40 000 Américains sont blessés par des toilettes chaque année !

28) Un utilisateur d'ordinateur cligne 7 fois les yeux en une minute.

 

Alors ? Alors ? Alors ? Alors ?

 

Tout est vrai !!!!!!!! (Même l'araignée !)

19:05 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Informations diverses | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : devinette, vrai ou faux, à votre avis | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

L'INITIATIVE PPTE N'EST PAS UN PROGRAMME DE DEVELOPPEMENT

CARTE DE L'AFRIQUE.png

L’Afrique reste de loin le continent où les prescriptions des institutions financières prospèrent.

En effet, les africains ont la manie de croire que leur salut viendra des occidentaux comme s’ils étaient amnésiques de leur passé. Après l’échec des programmes d’ajustement structurels, les institutions financières internationales récidivent avec ce qui ressemble bien à une humiliation des pays du tiers-monde : l’initiative PPTE [1]. Cette énième stratégie des institutions financières internationales, pour mettre les économies sous-développées sous tutelle, trouve des supporteurs en Afrique. Très récemment (le 4 décembre), en Côte d’Ivoire,  le Réseau des jeunes cadres pour la victoire de Gbagbo, a organisé une conférence animée par les spécialistes du ministère de l’Economie et des Finances, sur le thème : « L’initiative PPTE dans le bilan du Président Laurent Gbagbo, quelles retombées pour la Côte d’Ivoire ? ».

Les experts de la « refondation » ont applaudi des deux mains, l’admission de leur pays à l’initiative PPTE. Et pourtant il n’y a pas de quoi pavoiser car aucun pays ne s’est développé avec les programmes d’ajustement structurels. C’est le but de notre présent article qui s’articulera autour de quatre points. Primo, il sera question de situer l’origine premier de la dette, secundo, montrer comment les tentatives de réduction ont abouti à l’initiative PPTE, tertio, démontrer qu’elle  n’est pas un programme de développement puis quarto, exhorter les pays en développement à compter sur eux-mêmes dans une logique de développement autocentré.

RÔLE DE L’AIDE DANS SA CONCEPTION PREMIERE

Il s’agit ici de définir brièvement le rôle de l’aide dans l’histoire, afin de débarrasser définitivement les africains de l’idée que l’aide est destinée à leur développement.  

Dans le passé, les pays qui ne parvenaient pas à générer une épargne intérieure suffisante pour financer leur essor économique ont recherché des fonds auprès d’autres pays. Les Etats-Unis ont fait appel à l’épargne étrangère, en particulier pendant la période antérieure à la guerre de sécession, de 1835 à 1860. De la même manière, la Russie a eu besoin de fonds extérieurs pour assurer son développement dans les trois décennies qui ont précédé la première guerre mondiale et la révolution communiste. L’aide étrangère, telle qu’on la conçoit aujourd’hui, est l’émanation de la phase qui a suivi la seconde guerre mondiale. Son origine remonte au plan Marshall, dont l’application a amené les Etats-Unis à transférer 17 milliards de dollars en quatre ans à l’Europe, soit l’équivalent d’environ 1,5% du PNB américain, pour la reconstruction de l’Europe. Les deux décennies qui ont suivi la seconde guerre mondiale ont vu les colonies européennes, notamment en Asie et en Afrique, émerger en nations indépendantes. Encouragés par la réussite du concours apporté par le plan Marshall, les Etats-Unis ont pris la tête de la politique d’aide aux pays en gestation en leur fournissant, sous forme d’aide étrangère, le même élément « le capital ». Les motivations qui fondaient les programmes d’aide américaine dans l’après guerre étaient complexe et allaient de l’égoïsme à la générosité. De 1946 à 1952, l’Europe menacée par le communisme reçoit l’essentiel de l’aide (25 milliards de dollars sur 37), l’Afrique reçoit 0,02 milliards de dollars, l’Amérique Latine 0,86, l’Inde 0,29, 2,2 pour le Japon, 0,7 à la Corée , 1,2 à la Formose … Il s’agissait pour les américains de «  contenir le communisme » autour du périmètre du bloc soviétique, tout en essayant d’assurer l’accès des Etats-Unis aux matières premières dont leur industrie avait besoin. On estimait en outre que le développement favoriserait à la fois la sécurité et les intérêts économiques, en réduisant l’instabilité et en associant les nouvelles nations à l’ordre du monde capitaliste. C’est à la suite des américains que les pays européens et en particulier la France et le Royaume-Uni apportent leur appui à leurs anciennes colonies.

DE LA REDUCTION DE LA DETTE A L’INITIATIVE PPTE

Après des années de laxisme au niveau des prêts aux Etats, le début des années 80 connaitra un tournant décisif puisque les bénéficiaires vont se déclarer incapables d’honorer le remboursement de leurs dettes. En effet, le monde de la finance a été secoué le 13 août 1982 lorsque le Mexique, l'un des pays débiteurs importants des banques a annoncé son intention de ne plus respecter les échéances de remboursement de sa dette extérieure. Et pourtant, ce pays  ne présentait aucun  risque de défaut de paiement, selon les observateurs avisés de l’époque. En  quatre mois, une trentaine de pays en développement vont suivre l'exemple du Mexique, plongeant ainsi le monde entier dans une crise d’une nouveauté historique : celle qui touche les Etats. L’endettement devient une hémorragie qu’il faut arrêter le plus vite possible. C’est dans cet ordre que naissent les divers plans.

L’initiative BAKER intervenue en 1985 peut s’inscrire dans cette logique puisqu’elle propose pour les 15 pays lourdement endettés un rééchelonnement pluriannuel de la dette accompagné d’un flux de nouveaux prêts. Force est de constater que le rééchelonnement n’a pas empêché  l’hémorragie car les arriérés se sont cumulés. Dès lors, les réflexions se sont tournées vers la réduction de la dette. Ces efforts de réduction ou d’aménagement de la dette sont légions. Il y a eu :

-L’accord de Toronto (1988) : d’autre l’appelle aussi accord Mitterrand. Cet accord n’est ni plus ni moins qu’un plan de réduction de la dette publique des pays dits à revenu faible.

-Le plan Brandy (1989) : le plan Brandy, du fait qu’il est utopique de croire à un remboursement intégral de la dette, c’est pourquoi il est nécessaire de convaincre les banques commerciales de la nécessité d’un allégement de la dette. C’est ainsi qu’ensemble, pays débiteurs, institutions financières internationales, banques commerciales et Etats créanciers définissent les modalités de réduction de la dette et de l’octroi de nouveaux prêts.
-Le plan de Trinidad (1990) : cette initiative était destinée à renforcer l’accord de Toronto en élargissant le nombre de pays bénéficiaires de la réduction et en offrant un allégement plus substantiel de la dette des pays les plus pauvres.

-L’accord de Naples (1994) : cette initiative est généreuse et contraignante à la fois ; elle offre une possibilité de réduction de deux tiers de la dette des pauvres démunis qui acceptent de mettre en œuvre des programmes de reformes économiques.

Ces réformes ne révolutionnent rien du tout. La communauté financière internationale a reconnu en 1996 que la situation d'endettement extérieur d'un certain nombre de pays très pauvres, la plupart situés en Afrique, était devenue extrêmement difficile et avait un impact négatif sur leurs perspectives de développement.

L’initiative en faveur des pays pauvres très endettés (initiative PPTE) a été lancée au Sommet du G7 de Lyon en 1996 et renforcée au Sommet de Cologne en 1999. Elle définit un cadre global dans lequel les créanciers multilatéraux (Banque mondiale, Fonds monétaire international) et bilatéraux (pays créanciers) procèdent de manière coordonnée à des allégements de dette en faveur des pays pauvres très endettés qui appliquent des programmes d’ajustement et de réformes appuyés par le FMI et la Banque mondiale. Elle a pour objectif de rétablir la solvabilité de ces pays et de réduire la pauvreté. L'initiative pays pauvres très endettés (PPTE, HIPC Heavily Indebted Poor Countries en anglais),  vise  en réalité à assister les pays les plus pauvres du monde en rendant leurs dettes internationales « soutenables ».   Selon le FMI, la soutenabilité est « une situation dans laquelle un pays a la capacité de satisfaire à ses obligations présentes et futures concernant le service de la dette, sans qu’un changement important dans sa balance de paiement soit nécessaire ».

L’INITIATIVE PPTE N’EST PAS UN PROGRAMME DE DEVELOPPEMENT

L’initiative PPTE n’est pas un programme de développement mais une déprogrammation du développement. Les pays en développement et singulièrement ceux d’Afrique ne doivent point avoir la mémoire courte. Les programmes d’ajustement structurel (PAS) ont été un levier très puissant au développement du sous-développement dans ces pays. Les conséquences des PAS ont ému jusqu’au-delà des pays en développement pour révolter le prix Nobel Joseph Stiglitz. Il suffit de lire les premières pages de son livre « la grande désillusion », pour s’en convaincre. Il écrit : « j’écris ce livre parce que j’ai directement constaté, quand j’étais à la banque mondiale, l’impact dévastateur que peut avoir la mondialisation sur les pays en développement, et d’abord sur leurs populations pauvres ».  Le FMI lie ses crédits à des conditions, dans le cadre d’un plan censé corriger les problèmes qui ont causé la crise. D’abord, pour être éligible à l’initiative PPTE, le pays doit être très pauvre, avoir son ratio dette/exportations supérieur à 150%, et le pays demandeur doit produire un Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté (DSRP). Il est demandé, l’application effective par les pays bénéficiaires pendant au moins trois ans d’un programme d’ajustement structurel. Une fois ce premier terme échu (décision point), les créanciers décident d’accorder ou non le programme de réduction de la dette. Mais cette réduction devient effective dans sa globalité qu’après trois autres années probatoires, durant lesquelles les résultats économiques s’affichent comme satisfaisants (completion point). Dans les milieux financiers, on dit souvent que le pays doit successivement passer les étapes dites de Période préliminaire, de Point de décision, de Période intérimaire, de Point d'achèvement. Toutes ces périodes successives sont en réalité des  périodes où le FMI voudrait voir ses ordres exécutés. Mais étant donné l’ampleur  des « conditions », les pays qui acceptent l’aide du FMI, lui abandonnent de fait une grande partie de leur souveraineté économique. Les experts du FMI mettent souvent en avant la nouveauté qu’est le Document stratégique de réduction de la pauvreté (DSRP). Ce serait une innovation du FMI puisque le DSRP lie  directement les allègements de dette à la lutte contre la pauvreté. C’est un document rédigé par le pays débiteur, qui présente les politiques et les programmes macro-économiques et sociaux qui constitueront leur stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté.  Les occidentaux, pour jouer aux « shérifs » crient aux « indiens » à tout vent. Le FMI demande la réduction d’effectifs dans des secteurs stratégiques comme l’éducation et la santé. Or, il est impossible d’amorcer un véritable développement sans des progrès considérables dans ces deux secteurs. Pourtant, le FMI et les institutions financières internationales exigent que les pays n’excèdent pas 35% de leurs ressources financières pour leur masse salariale.

L’initiative PPTE est semblable à un malade sous « assistance respiratoire », qui une fois sorti de cet état est placé à nouveau « sous perfusion ». Du coup, le malade n’est toujours pas libre. Cette initiative  permet juste à la trésorerie exsangue d’un Etat de souffler pendant un certain temps.  Pour son développement, il faudra pour tout pays, des politiques économiques axées sur les investissements productifs, l’industrialisation, la réduction du chômage, pour parler véritablement de développement.

LES AFRICAINS DOIVENT COMPTER SUR EUX-MÊMES POUR LEUR DEVELOPPEMENT

Le Premier ministre grec Georges Papandréou a exclu le 11 décembre 2009, de recourir à des prêts du Fonds monétaire international et rejeté tout risque de faillite imminent pour son pays en dépit de  la grave crise financière qu'il traverse. Cette hypothèse a été évoquée par certains économistes au moment où l'augmentation de la dette et du déficit budgétaire grecs suscitent des inquiétudes croissantes en Europe. Les grecs veulent compter sur eux-mêmes car c’est ainsi qu’on devient un grand pays, un grand continent. Georges Papandréou entend notamment lutter contre l'évasion fiscale et réformer un système hospitalier très corrompu. "Nous reconnaissons qu'il s'agit avant tout de notre problème. La corruption n'a rien à voir avec la crise financière, c'est notre responsabilité". Si les pays africains veulent compter dans le concert des nations, il leur faudra tourner le dos à cette mendicité internationale dont seuls les pays africains ont le secret.  L’initiative PPTE est avant tout destinée à garantir la pérennité des remboursements et à dissimuler le renforcement de l’ajustement structurel sous une apparence de générosité. Il est vrai que l’endettement des pays africains est immoral car la responsabilité morale des créanciers est nette dans le cas des prêts de la guerre froide. Lorsque le FMI et la Banque mondiale prêtaient de l’argent à Mobutu, le tristement célèbre président du Zaïre, ils savaient que ces fonds, pour l’essentiel, ne servaient pas à aider les pauvres zaïrois. On payait ce despote pour qu’il maintienne son pays fermement allié sur l’Occident. C’est donc dire que les aides de ces institutions financières internationales ont d’autres objectifs que le développement des pays en développement. Il leur revient d’échafauder des programmes de développement et des politiques économiques clairs pour sortir leur pays du sous-développement.  Que faire des pays dits pauvres dans ce cas ?

La question est irritante mais débouche sur une réponse toute simple : tant que les pays en développement n’auront pas une croissance endogène, et ne seront pas débarrassés de toutes emprises extérieures, l’annulation de la dette ne sera jamais un médicament aux maux dont souffrent les pays pauvres mais un alicament. 

 

Dieu bénisse l’Afrique !

Séraphin PRAO
Docteur en économie monétaire
Spécialiste des Pays Africains de la Zone Franc
Président du MLAN
www.mlan.fr
contact@mlan.fr


[1] Pays Pauvres Très Endettés

TIBURCE KOFFI: LA TRAHISON DES INTELLECTUELS AFRICAINS

Un texte intéressant de Tiburce Koffi (publié l'année dernière) que je vous invite à lire, même si je n'adhère pas à l'orientation trop ciblée et personnalisée de la réflexion et de la conclusion du texte que je juge excessivement exclusive. Bonne lecture!

« (…) du fait de la dé-responsabilisation des citoyens par le parti unique, tout le monde commence à trouver normal, légitime, que l’on devienne multimillionnaire en l'espace de quelques mois du fait que l'on est placé à des postes de responsabilité dans l'appareil d’Etat. Et c’est là le drame. Il ne peut pas être pardonné qu PDCI d’avoir élevé notre peuple dans le goût du luxe, de l’enrichissement facile et illicite. Des fortunes que, sous d’autres cieux, des femmes et des hommes ont mis des générations à bâtir, ces fortunes-là, des personnes les ont bâties en quelques années de postes ministériels. » In « Pour une alternative démocratique ». P. 126.


gbagbo.jpgSurtout ne vous y méprénez pas, ces paroles ne viennent pas de moi ― quoique cela eût pu en être ainsi. Elles viennent d’un essayiste du nom de Laurent Gbagbo. Il y a de cela 25 ans qu’ils les a écrites. J’avais à peu près cet âge-là ; et, jeune enseignant contestataire alors, ce livre d’où j’ai extrait cette citation pour ma chronique d’aujourd’hui, était un peu comme ma bible. J’ai jugé utile d’en porter cet extrait à la connaissance des lecteurs… qui ne savent pas, en attendant de trouver le temps de leur faire un compte rendu un peu plus fouillé de ce livre.


« Il ne peut pas être pardonné au PDCI d’avoir élevé notre peuple dans le goût du luxe, de l’enrichissement facile et illicite. Des fortunes que, sous d’autres cieux, des femmes et des hommes ont mis des générations à bâtir, ces fortunes-là, des personnes les ont bâties en quelques années de postes ministériels. » Oui, vous avez bien lu. C’est ce que disait cet homme lorsqu’il était dans l’opposition et que, bénéficiant de l’aura que donne ce statut aux intellectuels, il remuait notre enthousiasme à l’aide de ces mots-là ; ces mots si jolis, si bien placés, si bien dits. Ces mots durs, incisifs, sans complaisance, sans nuance aucune. Alors, comme de nombreux enseignants de ma génération, je me suis dit : «Voilà l’homme qu’il nous faut pour le renouveau de la Côte d’Ivoire : mettre fin a la Côte d’Ivoire des bourgeoisies spontanées et injustifiées ; la Côte d’Ivoire des riches sans tradition de richesse. La Côte d’Ivoire des gens qui ne deviennent riches que par et dans la politique, et non par le travail laborieux et patient qui, seul, génère la richesse méritée. »...


Est-ce bien cet homme-là, le même, qui est aux commandes de mon pays depuis près d’une décennie ? Est-ce bien lui dont le régime se caractérise aux yeux de tous les Ivoiriens par cette âpreté au gain, cet enrichissement facile et illicite que nous avions décrié hier encore ? Est-ce bien le même Gbagbo dont les ministres et les collaborateurs étalent sous nos yeux étonnés, tous ces signes extérieurs de richesses faciles et, certainement illicites ? Oui. Tragiquement oui ! Et du Nigeria au Sénégal, du Tchad au Togo, du Liberia au Camroun, etc., c’est au spectacle d’une Afrique en proie à ces maux-là que nous assistons ; une Afrique d’aujourd’hui dirigée par les grands opposants d’hier aux idées si généreuses, si belles, si prometteuses. Et nombre d’entre eux sont des intellectuels ! Autrement dit, de 1960 à 2008, rien n’a changé en Afrique dans la manière de gérer le pays ; rien d’autre sinon les noms des dirigeants. Les pratiques décriées d’hier sont encore là, plus vivaces, plus nocives que par le passé ― les nouveaux riches ne laissant nulle place où la main truande ne passe et repasse.


Alors, je me suis interrogé : que veut finalement ce continent ? Que veut la Côte d’Ivoire ? Sommes-nous vraiment condamnés à échouer ? Sommes-nous maudits ? Pourquoi sommes-nous si fragiles face aux tentations mesquines ? Pourquoi sommes-nous si faibles face à l’argent ? Quelles sont finalement les valeurs auxquelles l’Africain croit ? Pourquoi nos intellectuels n’arrivent-ils pas à cultiver un idéal élevé, à entretenir les rêves qu’ils ont semés dans le cerveau de leurs peuples ? Pourquoi le pouvoir nous dévore-t-il si facilement l’âme et le cerveau ?...
Plus je relis les livres de Laurent Gbagbo, plus je revisite les discours de l’opposant d’hier, et plus fort gronde en moi la révolte ; une révolte légitime, une révolte justifiée, née du sentiment d’avoir été trahi. Mais au-delà de cette révolte, il y a en moi, cette certitude navrante : le nègre est incapable d’entretenir un idéal ! Or notre chef est un nègre… comme tous les autres. Donc... !


Mais je sais au fond de moi-même que cette certitude est erronnée et qu’elle n’est que l’expression du découragement d’un instant de détresse. Je sais qu’il nous est possible de faire germer de grands rêves pour nos peuple, et de veiller à leurs réalisations effectives. Je sais qu’il y a place aussi pour nous autres à la peau pigmentée, au rendez-vous des valeurs nobles, incorruptibles. Des hommes nouveaux, aux âmes belles et généreuses, existent bel et bien sur ce continent du désespoir permanent. Des hommes que la soif de richesse n’habite pas ; des hommes que seul le besoin de servir la patrie agite. Il nous faut arriver à les identifier ; il nous fait arriver à faire l’inventaire de notre personnel Intelligent et dévoué à la cause populaire.


Oui, il faut le dire ou… périr : ces hommes-là existent. Il est évident que M. Gbagbo et ses refondateurs n’en font pas partie. C’est pourquoi il nous faudra leur arracher le pouvoir pour le confier à des mains plus doctes, plus propres. A des âmes plus belles ! Pour faire fleurir et fructifier les rêves sains et généreux. Sans démagogie.

Source: Les Réflexions de Tiburce Koffi.

17:38 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : tiburce koffi, trahison des intellectuels africains, laurent gbagbo, pdci-rda | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

lundi, 14 décembre 2009

L'ONG ESPOIR DE VIE SE "BAT" CONTRE L'INSUFFISANCE RENALE

 

HEMODIALYSE.jpg

"Comprendre est essentiel pour préserver sa santé"
 
L'ONG ESPOIR DE VIE (engagée dans la lutte contre l'insuffisance rénale) travaille de manière autonome en liaison avec les différents services traitant les problèmes d'insuffisance rénale : le SAMU, le Programme National de Prévention des Maladies Non Transmissibles (PNPMNT) du Ministère de la Santé et la Société Ivoirienne de Néphrologie (SINEPH). 

CONTEXTE
 
L'insuffisance rénale est une maladie chronique non transmissible à diverses causes, qui se traduit par l'altération des fonctions des reins. 
D'année en année, elle prend des proportions inquiétantes causant ainsi de nombreuses pertes en vie humaine et mettant en danger l'avenir des générations futures (16 à 45 ans). Le niveau de connaissance de la population est moindre. 
Au niveau du traitement, nous avons trois centres d'hémodialyse publics, situés dans les différents CHU d'Abidjan et huit centres privés. Il est très coûteux (entre 110000 et 150000 francs) dans les centres privés. Les malades sont obligés de s'en référer aux centres publics où la séance de dialyse coûte 2500 francs (mais sont en surnombre et éprouvent beaucoup de difficultés).
 Mais là encore, ils sont obligés de s'inscrire sur une liste d'attente parce qu'il n'y a plus de place. Jusqu'à ce jour, nous avons plus de 200 malades sur la fameuse liste d'attente.
La prévalence hospitalière varie entre 39 et 52%, avec un taux de mortalité de 39% et cela dans le seul centre de Néphrologie de Yopougon. De 2006 à 2008, sur 594 malades enregistrés, nous avons eu 192 décès.
Cette mortalité est due à plusieurs facteurs dont le plus déterminant est la faible capacité de prise en charge des malades.
Autrefois appelée maladie des personnes âgées et des personnes riches, elle touche aujourd'hui toutes les classes d'âge et toutes les couches sociales.
Nous sommes confrontés à un véritable problème de santé publique, à une maladie pour laquelle il n'existe pas de solution médicale immédiate, à une maladie dont la cherté du traitement pèse lourdement sur les ressources de santé déjà limitées et sur les ressources des malades et de leurs proches.
Son impact devient de plus en plus visible dans tous les secteurs de la société et dans la vie quotidienne des ivoiriens. Il relève de ce constat que chaque membre de la communauté prenne conscience du danger de la maladie et devienne un relais de sensibilisation dans son entourage.
 

NOTRE VISION
 
Informer, former, éduquer et proposer une meilleure qualité de vie pour toutes les personnes affectées par l'insuffisance rénale.
 
NOTRE MISSION
 
        L'ONG ESPOIR DE VIE est une organisation nationale bénévole dont l'objectif principal est d'alléger le fardeau que représente l'insuffisance rénale pour les personnes atteintes, leurs familles et la société en général :
  -En offrant des programmes éducatifs et de soutien,
 - En facilitant l'accès à des soins de santé de qualité pour les malades de l'insuffisance  rénale;
 - En regroupant les patients atteints d'insuffisance rénale afin de créer une solidarité entre eux;
 - En les représentant et défendant leurs intérêts dans le traitement de leurs problèmes sociaux
    et administratifs;
 - En sensibilisant le public à l'importance de maintenir son organisme en bonne santé;
 - En permettant une expression plus ouverte des comportements positifs dans les
   communautés à l'égard des personnes malades.
 
NOTRE ENGAGEMENT
 
Depuis 2006, nous nous sommes engagés à collecter des fonds qui nous permettrons de les déverser à la fourniture de service aux personnes vivant avec l'insuffisance rénale et à des programmes de recherches durables et fiables en matière de soins et de prévention.
L'insuffisance rénale est une affaire de tous car c'est une maladie qui touche n'importe qui, à n'importe quel âge et à n'importe quel moment.

CE QUE NOUS ATTENDONS DE VOUS
 
Vous! qui fréquentez l'école secondaire ou universitaire, soyez un parent de malade, occupiez un emploi plein ou même sans emploi, toutes sortes de possibilités de bénévolat qui tiennent compte de vos besoins et de votre situation particulière s'offre à vous :
 - Aidez les autres : impliquez-vous dans les activités qui remontent le moral des personnes
   atteintes et leur redonnent espoir.
- Raffermissez les liens communautaires : sensibilisez les gens dans votre milieu à des
   questions importantes ayant trait à leur santé, particulièrement à l'insuffisance rénale.
- Cultivez vos talents : utiliser vos dons en participant à des actions ayant trait à la promotion du malade de l'insuffisance rénale.
 
 
 ENSEMBLE, NOUS FERONS TOUTE UNE DIFFERENCE...!
 
 
Pour plus d'informations, vous pouvez contacter le Président de l'ONG :

Mr ORY ODY ARMEL

07033799  ou  03730050

17:29 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : insuffisance rénale, hémodialyse, ong espoir de vie, ory ody armel | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

HISTOIRE DE VOUS FAIRE MARRER: AUMONES!

Eh djah ! Le chat aussi, dèh !

AUMONES.jpg

16:55 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sourire, bonne humeur, déstresser, détente, humour, aumones | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

L'AMITIE N'A PAS DE FRONTIERE!

Sans commentaires.

AMITIE 1.jpg
AMITIE 2.jpg
 
AMITIE 3.jpg
 
AMITIE 4.jpg
 
AMITIE 5.jpg
 
AMITIE 6.jpg
 
AMITIE 7.jpg
 
AMITIE 8.jpg
 

"Gardez le sourire! La vie n'est-elle pas belle?"

16:10 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Humour | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : sourire, bonne humeur, déstresser, détente, humour, amitié sans frontière, amitié chien et chimpanzé | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

LE PARIS MAÇONNIQUE DECRIPTE

LOUVRE.jpg

Libération.fr, 10 Décembre 2009. Texte: Gabriel Alphen-Ginet.

Les lecteurs du Symbole perdu, le dernier livre de Dan Brown, auteur du Da Vinci Code, vont adorer ce nouveau guide.

Pourquoi y a-til un zodiaque à la Grande arche? Que cachent les pyramides du parc Monceau, que trouve-t-on dans les chapelles des Invalides? Pourquoi certains murs et bâtiments sont-ils ornés de mystérieux triangles, compas et équerres? Et que signifient tous ces yeux de pierre qui scrutent les passants? Un livre édité par les éditiions Dervy répond à toutes ces questions en décryptant le Paris maçonnique, omniprésent dans les rues de la ville.

francmacEpimetheus.gif

Après avoir rappelé ce qu'est cette institution méconnue, objet de tous les fantasmes, Raphaël Aurillac, son auteur, retrace l'impact et la place de la franc maçonnerie dans l'architecture parisienne, en revisitant les lieux et monuments créés, commandés ou décorés par les initiés. On découvrira à cette occasion pourquoi l'Observatoire de Paris fut créé ou encore ce qu'était le Champ-de-Mars avant d'être ce qu'il est actuellement.

Les dix chapitres de ce petit guide, organisés par arrondissements, sont agrémentés de dessins, photos et cartes (certains plans de bâtiments et schémas auraient d'ailleurs mérité un agrandissement).

 

A lire pour découvrir la face obscure de la ville lumière. Guide du Paris maçonnique,Paris décrypté
Auteur: Raphaël Aurillac. Edition Dervy. 295 pages; (22 x 11 cm) 19 euros.

parisdecrypte.gif

Retrouvez cet article sur Libération.fr

15:12 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans France, Livre | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : dan brown, franc-maçonnerie, le paris maçonnique, le symbole perdu, libération.fr | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

PROCES EN DIFFAMATION: VINCENT BOLLORE TRAINE DES CAMEROUNAIS EN JUSTICE

VINCENT BOLLORE.jpg

Le mardi 15 décembre 2009 prochain, Pius NJAWÉ et certains de ses compatriotes Camerounais devront comparaître par devant mesdames et messieurs les présidents et juges composant la 17ème Chambre correctionnelle du tribunal de Grande instance de Paris, siégeant au Palais de justice de ladite ville comme témoins au procès qui oppose Vincent BOLLORÉ et le Groupe Bolloré France Inter, radio française de service public émettant à Paris, et à ne pas confondre avec Radio France Internationale (RFI).

Il s’agit notamment de Emmanuel ETOUNDI OYONO, actuel directeur de la Maetur, Hilaire KAMGA, président de l’ONG Nouveaux droits de l’Homme, Edouard TANKOUÉ secrétaire général du Syndicat national des inscrits maritimes et assimilés du Cameroun, Jean Marc BIKOKO, président de la Centrale syndicale du secteur public.

Tous sont cités d’avoir tenu des propos diffamatoires au cours du reportage réalisé au Cameroun sur  "Cameroun, l’empire noir de Vincent BOLLORÉ", diffusé sur les antennes de ladite radio le 29 mars 2009. C’était dans le cadre de l’émission "Interception" qui a été diffusé de 9h00 à 13h05.

Pour les plaignants qui se sont constitués partie civile, cette émission a "diffusé des propos (…) contenant l’imputant d’un fait précis portant incontestablement atteinte à l’honneur et à la considération de Monsieur Vincent BOLLORÉ et de la société Bolloré".

Lire la suite

14:45 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Cameroun, France | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : procès contre des camerounais, vincent bolloré, radio france inter, robert ngono ebodÉ | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

dimanche, 13 décembre 2009

SACHEZ EXACTEMENT OU SE TROUVE VOTRE PORTABLE EGARE OU VOLE

PHOTO iPHONE APPLE 3GS.png
  • '' Après avoir perdu deux portables, l'un dans un taxi londonien et l'autre à un grand mariage, j'ai eu des tas d'aigreurs d'estomac et d'angoisses '' , '' Nous pensons que permettre aux gens de retrouver exactement où se trouve leur portable, s'il est égaré, perdu ou volé, apporte de la tranquillité '' , '' Ceci a débouché sur un nouveau produit, qui sécurisera non seulement votre appareil, mais aussi les données qui y sont stockées en cas de perte ou de vol '' , a expliqué récemment Sujit Jain en présentant l'innovation de sa société indienne Maverick Mobile, lors du récent salon DEMO en Californie.

 

  • Un téléphone portable qui fonctionne comme un mouchard, révélant la localisation de l'utilisateur, supprimant l'accès aux données et assourdissant le voleur: une nouvelle technologie anti-vol pourrait devenir une malédiction pour les pick-pockets.

 

  • Maverick Secure Mobile (MSM) est une application qui sécurise votre téléphone portable en cas de vol ou de perte. Le logiciel Maverick Secure Mobile (MSM) s'installe discrètement sur l'appareil lui-même et non sur la carte SIM de l'opérateur téléphonique, ce qui l'empêche d'être désactivé par un utilisateur indélicat. Cette application fonctionne en mode caché et ne peut être détectée, permet de verrouiller carnet d'adresses et autres données personnelles si une nouvelle carte SIM est introduite dans l'appareil. (MSM) agit à distance et protége vos données, récupère votre annuaire téléphonique, dépiste votre appareil volé, permet d'effectuer un appel espion à l'insu du voleur et désactive l'appareil volé en cas de besoin. Après son installation on doit y ajouter le '' Reporting contact '' qui peut être votre deuxième numéro mobile ou celui d'un proche. Celui-ci permet de dialoguer à distance avec l'appareil volé ou perdu via (MSM) et recevoir tous les rapports par (SMS) sur le compte de l'appareil volé. Le logiciel permet en outre de récupérer les carnets d'adresse et de renvoyer sur un autre numéro de téléphone des informations sur le nouveau numéro d'appel du téléphone subtilisé, ainsi que sur sa localisation. Il permet même de récupérer les numéros appelés par le voleur, ainsi que des copies des textos qu'il envoie. '' Et tout ça est facturé sur leur abonnement. C'est le meilleur dans l'histoire: c'est le voleur qui paie '' . Les propriétaires de téléphones portables ont aussi la possibilité d'éteindre leur appareil à distance ou de faire sonner une alarme stridente qui ne s'éteint que quand la batterie est épuisée, remplacer la batterie ne servant qu'à relancer l'alarme.

1. Protège vos données

En cas de vol ou de perte de votre téléphone portable, tout changement de carte SIM est tout de suite détecté par (MSM) qui bloque l'accès à toutes les données présentes sur l'appareil comme les contacts, les images, les messages, les vidéos etc... De cette façon vous êtes sûr de garder vos données en toute intimité sur votre GSM.

2. Trace l'appareil volé ou perdu

En cas de perte ou de vol de votre GSM, l'application (MSM) une fois activé enverra par sms au '' Reporting Contact '' le numéro de téléphone, l'identification de l'appareil, le code du pays, le nom de l'opérateur et l'indicatif régional. Chaque fois que le GSM volé est actif pour téléphoner, ou envoyer des sms, le '' reporting contact '' reçoit par sms le relevé des numéros reçus ou appelés et les textes complets des sms reçus ou envoyés. Toute l'activité du téléphone volé devient transparente.

3. Retrouve les contacts

Il suffit que le '' Reporting contact '' envoie un sms '' contact all '' au Nokia volé pour recevoir l'annuaire téléphonique entier et ce en épuisant le crédit du voleur.

4. Appel espion

Le propriétaire du téléphone portable volé peut appeler son téléphone à partir du (Reporting Contact), et ce à l'insu du voleur : c'est l'Appel Espion. En fait l'appel effectué déclenche le haut parleur de l'appareil Nokia, de sorte que l'on puisse écouter le voleur et ses conversations et aussi lui parler sans qu'il sache, évidemment l'origine de l'appel. Le voleur ne pourra pas désactiver cet appel que dans le cas où il enlève la batterie.

5. Enclenche une sirène et désactive l'appareil

Pour désactiver l'appareil Nokia à distance on envoie au '' Reporting Contact '' un sms '' Hang '' à l'appareil volé, cela déclenche automatiquement une sirène assourdissante et ne sera désactivée que par l'introduction du code du propriétaire. (MSM) affichera également sur Nokia un message personnalisé où on peut inscrire son nom, son adresse, son deuxième numéro de téléphone et une récompense.

6. Récupération des données

 (MSM) possède une option supplémentaire distincte qui se charge de récupérer les données du GSM (contacts, images, vidéos), utilisant l'Internet, transmet toutes les données de l'appareil volé dans une boîte email préalablement configurée par le propriétaire... Toutes les fonctions mentionnées ci-dessus restent actives même si la carte SIM n'a pas été changée. Au cas où votre GSM est volé on envoie un SMS '' MSM activate '' au '' Reporting Contact '' . Pour le contrôle parental des téléphones portables des enfants on envoie un SMS '' Track '' à partir du '' Reporting Contact ''.

Cette invention a reçu la récompense '' DEMOgod '' décernée par le salon DEMO, spécialisé dans les nouvelles technologies. '' Il y a des tas de dispositifs de sécurité permettant de verrouiller un appareil volé ou perdu. D'autres permettent de sauvegarder les données. Mais (MSM) offre les deux fonctions, et franchement, d'une façon qui permet d'assouvir le désir de vengeance qu'on éprouve en perdant un téléphone '' , ont salué les organisateurs du salon.

Maverick Secure Mobile est prévu pour Symbian, Windows Mobile et Blackberry. Il n'y a pas de date (pour le moment) concernant l'iPhone car Apple ne donne pas encore accès aux couches basses de son système d'exploitation dont Maverick Secure Mobile a besoin pour fonctionner. MSM pour NOKIA: 5730 XpressMusic; 5320 XpressMusic; 5630 XpressMusic; 6210 Navigator; 6110 Navigator; 6710 Navigator; 6720 Classic; 5500 Sport; 6121; 6120; 5700; 6220; 6290; 3250; 6124; 6650; 3230; 6670; 6630; 6260; 7610; 6620; 6600; 6682; 6681; 6680; E55; E75; E63; E66; E71; E70; E51; E90; E61i; E65; E50; E61; E60; E62; N93i; N96; N82; N95 8GB; N81; N81 8GB; N77; N93; N73; N75; N95; N79; N85; N86 8MP; N92; N71; N70; N90; N72; N80; N91; N78; N76.

Source: ETS ROMARDING

vendredi, 11 décembre 2009

NE VOUS PRIVEZ PAS D’UN SOURIRE !

RIRE DEUX AGES.jpg

Youpi, c’est la fin de la semaine ! On a bossé dur, les gars ! Pourquoi ne pas s’offrir un petit sourire pour commencer le week-end ? Allez, on y va avec ces quelques bonnes blagues-SMS ivoiriennes. Bonne lecture à vous tous, les filles et les garçons !

 

1-    Kô kô kô ! Ya quelqu’un ? Si tu ne réponds pas, ya deux cas : Soit tu dors, soit tu ne dors pas. Si tu ne dors pas, tu es sauvé. Mais si tu dors, là aussi ya deux cas : Ou tu rêves ou tu ne rêves pas. Si tu ne rêves pas, tu es sauvé. Mais si tu rêves, là aussi ya deux cas : Soit c’est un rêve normal, soit c’est un cauchemar. Si c’est un rêve normal, tu es sauvé. Mais si c’est un cauchemar, là encore ya deux cas : Ou c’est un « kakamoun » ou c’est un sorcier qui te poursuit. Si c’est un « kakamoun », tu es sauvé. Mais si c’est un sorcier, là aussi ya deux cas. Soit il t’attrape soit il ne t’attrape pas. S’il ne t’attrape pas, tu es sauvé. Mais s’il t’attrape, là encore ya deux cas. Soit il veut te garan (te donner un avertissement), soit il veut te manger. S’il veut te garan, tu es sauvé. Mais s’il veut te manger, là ya pas deux cas, dèh ! Il faut te réveiller en vitesse !

2-    Un benguiste (un européen) rencontre un vieux bété et se présente à lui : « Je suis Henri Dubois, Avocat à la Cour de Lyon ». Le vieux bété qui pense que c’est une moquerie se présente à son tour : « Bonzou, ma péti ! Ze sui Digbeu Dufeu, Ananas dans Maison de Panthère ».

3-    Ali et Séri sont deux boutiquiers voisins, à Gagnoa. Ali a écrit devant sa boutique : « Chez Ali », et Séri : « Chez Séri ». Dix ans plus tard, Ali change d’affaire et écrit : Alimentation de Gagnoa. Alors, Séri met une grande pancarte chez lui, où il est écrit : Sérimentation Générale de Gagnoa. Gnian oh yé !

4-    Deux menteurs causent. L’un dit : « Moi, mon père était un grand chasseur. Avec une balle, il a tué un lion, un singe, un éléphant, un aigle et une baleine ! ». Le deuxième, qui n’entendait pas se laisser conter, dit : « Ça c’est petit ! Moi aussi, mon père était un grand chasseur. Tu connais la Mer Morte ? C’est lui qui a tué ça. Et puis, la Mer Rouge-là, il a blessé ça avec lance-pierres ! ». Sééé-séé !

  

AUTRES SMS INTERESSANTS

1-    DIEU d’amour, de gloire et de bonté, je te confie, en cette nuit, ton enfant qui lit ce SMS : Que Ta Présence s’intensifie dans son cœur et que Ton Nom rayonne au-dessus de sa vie. Bénis tous ses projets et tout ce qu’il touche. Que par Ton Nom, le succès, la joie, le bonheur, la réussite et la prospérité soient son partage. Soulage-le de toutes ses souffrances, de toutes ses douleurs, de toute maladie dans son corps et accorde-lui Ta Paix. Amen !

2-    Un homme avait 3 problèmes : 1- il était très pauvre, 2- il n’avait pas encore eu d’enfant avec sa femme, 3- sa mère était aveugle depuis l’enfance. Un ange lui apparaît et lui dit de faire un vœu : Sa femme veut un enfant, sa mère la vue, lui la richesse. Quel dilemme ? Il dit à l’ange : « Je veux que ma mère voit mes enfants manger dans des assiettes en or ». Quelle moralité tires-tu de cette histoire ?

3-    Lève-toi et regarde derrière toi ; il y a des gens pour qui tu es un exemple et une fierté, ne les déçois pas. Lève la tête et regarde devant toi ; il y a des gens qui t’attendent et qui ne veulent pas te voir baisser les bras. Tu dois aller de l’avant. Alors, lève-toi et bats-toi car tu es un modèle et une chance pour ces personnes. Tu seras toujours quelqu’un d’exceptionnel, de fascinant, dont la vie ne laisse pas indifférent ! Que ta journée de demain soit un cocktail de paix, de louanges et de gloire, par la main puissante du SEIGNEUR ! Que DIEU te protège et t’oigne de l’huile de sa joie !

4-    Si nous ne gardons pas nos yeux fixés sur le dessein SUPREME de DIEU, nous serons distraits par Ses plus PETITS desseins. Oui, CONNAITRE l’excellence de CHRIST et DEVENIR comme Lui, tels sont le merveilleux dessein du PERE pour nous et Son objectif central pour l’EGLISE. Si nous perdons notre concentration sur CHRIST, ce sont des choses secondaires comme la bénédiction, la prospérité, le travail, le foyer, le ministère, la réussite, l’ambition, le prestige, l’élévation, l’estime des hommes, les biens et les plaisirs, ainsi que le manger, le boire et le vêtement, qui envahiront nos âmes ; nous détournant de ce qui devrait, en réalité, être notre plus profond soupir : CHRIST et l’excellence de sa connaissance ! Rayonnons de Sa SIMPLICITE et de Son AMOUR !

5-    Dans la mesure où nous sommes exposés aux influences de notre humanité DECHUE, nous pouvons en arriver à faire ce qui est contraire à DIEU et finir misérables. Ne nous y trompons pas : Ce qui est élevé, apprécié et acclamé parmi les hommes est une abomination devant DIEU, disent les Ecritures (Luc 16 : 15). Le contraire est aussi vrai : Les choses qui sont HAUTEMENT estimées par DIEU sont généralement méprisées et détestables aux yeux des hommes. Cela est ainsi parce que notre nature déchue est INCAPABLE de voir et d’aimer ce qui a du prix aux yeux de DIEU. Veillons donc sur nos cœurs car en eux se trouve le chemin de la VIE, mais aussi celui de la MORT ! Posons-nous individuellement cette question capitale : A qui est-ce que je désire plaire ?

6-    La prophétie biblique est claire : avant que la fin n’arrive, l’EGLISE deviendra l’EPOUSE GLORIEUSE qu’elle est appelée à être, une épouse DIGNE de notre grand SAUVEUR. Une ARMEE d’hommes et de femmes consacrés et brisés, ayant fait offrande de leurs vies au MAITRE, ayant pris la CROIX en se vouant à une vie de SACRIFICE, va accomplir la prophétie de Joël 2 : 28-32. Pourquoi pas toi ? Feras-tu partie de ceux qui cherchent à répondre à l’appel de DIEU pour le CONNAITRE véritablement et Le SERVIR dans les jours périlleux qui viennent ? Ou t’aimes-tu trop pour y répondre ? Car beaucoup sont ceux qui proclament avoir donné leur vie au SEIGNEUR mais qui, en réalité, continuent à vivre pour eux-mêmes. La GRANDE MOISSON se lève à l’horizon !!! Où es-tu ? Que fais-tu ?

7-    Que tu en aies conscience ou pas, ta vie influence d’autres gens. Ta vie chrétienne victorieuse peut être une lumière guidant d’autres jusqu’à bon port, alors que tes démissions et tes échecs dans les épreuves peuvent causer le désastre et la chute de beaucoup. Sois un phare qui éclaire la nuit !

8-    Le principal objectif de l’EGLISE est de révéler CHRIST. La mission des bergers que DIEU lui a donnés ne se limite pas à enseigner des vérités, mais à œuvrer jusqu’à ce que CHRIST soit formé dans Son EGLISE. Et c’est seulement quand IL sera formé en nous que nous pourrons faire les œuvres qu’IL a faites.  Nous ne devons jamais laisser aucune doctrine ni aucun souci de la vie prendre la place de notre simplicité à vouloir DEVENIR comme CHRIST !

  

DINDE Fernand AGBO

20:02 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Humour | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : blagues-sms, blagues, humour, détente, rire, sourire, déstresser, se marrer | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

jeudi, 03 décembre 2009

L'OCCUPATION COLONIALE DE L'AFRIQUE ET SA DECOLONISATION BRUTALE: UN DEVOIR DE MEMOIRE EUROPEEN

Par François SPIRLET

Déporté de la Résistance, ancien fonctionnaire colonial

(1955-1960)

Conseiller et secrétaire particulier d’un Ministre africain

(1961-1962)

Expert de l’UNESCO en Afrique Tropicale et des Grands Lacs

(1963-1966)

 

Le récent débat "A vous de juger" sur le rôle positif qu’aurait pu jouer la colonisation a montré à quel point les interprétations sont tranchées et les nerfs à fleur de peau.

Bien que certains des intervenants et la majorité du public n’avaient jamais vécu en Afrique !

D’emblée, précisons par mon vécu de fonctionnaire colonial, ayant connu les dernières années d’occupation européenne de l’Afrique (colonialisme étant un euphémisme) qu’il n’y a jamais eu de "bonne’ colonisation", tout au plus de moins mauvaises, mais aussi d’exécrables, telle que celle d’Afrique du Sud, sans doute la plus connue.

Avant de comprendre l’inanité de l’article 4 de la loi du 23 février 2005, et le légitime appel des 19, il est indispensable d’en expliquer la raison primordiale.

Il s’agit de l’absence d’un devoir de Mémoire européen qui aurait été initié par tous les pays ayant participé au dépeçage de l’Afrique et à l’occupation coloniale qui s’en est suivi.

C’est l’explication primordiale du chaos africain actuel, nous y reviendrons.

Il s’agit, malheureusement de la quasi-totalité des pays fondateurs de l’Europe des 12, dont certains, tout aussi coupables, se sont permis de culpabiliser la seule France.

Ce devoir de mémoire, incontournable et accompli de façon exemplaire aurait évité bien des erreurs et permis de jeter les nouvelles bases d’une véritable coopération eurafricaine.

Lire la suite

mardi, 01 décembre 2009

LEANDRE SAHIRI: DROIT DE REPONSE A TIBURCE KOFFI

30 novembre 2009.

 

Bonjour Tiburce,

 

TIBURCE KOFFI.jpgJ'ai lu avec attention ton commentaire à propos de « Ma Lettre Ouverte au candidat Laurent Gbagbo », publiée le 12 novembre 2009, et où j’avais écrit ceci :

« Monsieur le Président,

[…] Persuadé que, vous êtes le candidat qui, milite le mieux pour le sursaut national et les idéaux de progrès pour notre pays en particulier, et pour l'Afrique en général, et au total, pour la dignité de l'homme face aux néo esclavagistes, je soutiens sans faille votre candidature. Par la même occasion, j’en appelle à tous ceux et à toutes celles de mes connaissances et de mes relations, y compris mes amis, mes parents proches et lointains, mes anciens camarades des Syndicats des enseignants du Secondaire et du Supérieur (SYNARES, SYNESCI) et du Mouvement Ivoirien Pour le Droits Démocratiques (MIDD), mes anciens élèves, étudiants et collègues…, à vous donner, Monsieur le Président, leur voix pour une éclatante « victoire, par la voie des urnes»... ».

 

Cher ami, réagissant à mes propos ci-dessus et, comme faisant, en lieu et place du destinataire, suite à cette lettre, tu m’as adressé le commentaire suivant :

«Tu en auras vraiment mis du temps, hein, pour décliner ton statut (que je savais, moi) de militant du FPI et de bras séculier du dictateur. Ton appel aux enseignants à soutenir un voleur et un criminel comme Gbagbo, qui va finir devant le TPI, est purement ridicule.

Heureusement pour ce pays : ta voix et ta signature ne signifient rien et ne représentent rien en Côte d'Ivoire. Qui te lit ici ? Viens faire une dédicace en Côte d'Ivoire, et tu verras le nombre de lecteurs qui effectueront le déplacement pour toi. C'est malheureux ! Triste et malheureux !!!

  Ah tiens : je croyais que le PDCI était un parti de gens pourris. Et ce sont, aujourd'hui, les cadres d'un parti nul comme le PDCI, qui sont devenus subitement vos références, pour gagner des élections. Vous ne savez pas ce qu'est la honte, vous autres ! Pitié pour vous.

Puis-je t'en vouloir ? Non, pas du tout : ce n'est pas la première fois que des lettrés soutiennent des régimes de voleurs, d'assassins et d'imposteurs...

NB : ne confonds pas le statut de lettré à celui d'intellectuel ; moins encore à celui d'écrivain. Créer une maison et s'auto éditer ne fait pas écrivain ».

 

Cher ami, après avoir lu ton « commentaire », ma vision de la vie et mes engagements personnels m’ont d’emblée incliné à ne pas te répondre, c’est-à-dire : garder le silence. Parce que, bien souvent, le silence, dit l’adage, est d’or. Parce que, bien souvent « le silence est grand, et tout le reste faiblesse…», disait Alfred de Vigny.  Alors, j’ai été longtemps tenté de m’abstenir de te répondre.

 

Mais, convenu que le silence, comme l’obscurité, est opaque et préjudiciable ; entendu que ce n’est pas forcément une vertu de tout supporter sans rien dire ; considérant que garder le silence, ce serait, en fait, rester passif, du moins avaler ma propre langue et laisser altérer la vérité, j’ai fini par céder au réflexe de donner suite à ta lettre, bien entendu, en usant de mon droit de réponse et par devoir de vérité. Je te parlerai ici, sans fanfaronnade comme d’habitude, et surtout sans autre souci que celui de faire la lumière sur un certain nombre de points que tu soulèves dans ton « commentaire ». Ceci nous évitera de nous brouiller pour rien et de nous éloigner de la vérité qui, n’est-ce pas, nous préoccupe.

Lire la suite

15:44 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : léandre sahiri, tiburce koffi, droit de réponse | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

LE MLAN DEMANDE AUX 400 SOLDATS DESERTEURS DE RENONCER AU RAPPEL DE LEURS SOLDES

FORCE LICORNE 2.jpg

Baltasar Gracian Y Morales, dans L’homme de cour, disait que « Le silence est le sanctuaire de la prudence ». Ceci est juste et vrai. Cependant, il existe des sujets sur lesquels, rester silencieux vous rend coupable.

Il nous faut donc dire quelques mots sur la réintégration des ex-combattants des FAFN dans la nouvelle armée ivoirienne, puisque cela semble utile pour le retour à la paix.

 

Après avoir copieusement refusé, le chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, s’est résolu à signer  le 16 novembre dernier, 7 décrets pour régler les problèmes des hommes en armes. Il a également dit que « la guerre était finie ».  pour reprendre en cœur son «  lead vocal », le ministre Michel Amani N’Guessan, s’adressant ainsi à tous les hauts gradés de l’armée, de la police et de la gendarmerie, réunis au grand complet à l’état-major des Forces Armées Nationales de Côte d’Ivoire (FANCI) affirmait ceci :  Je suis venu vous demander d’accepter, sans préalable, leur réintégration.  Selon le ministre, cette réintégration concerne  400 soldats de l’armée régulière qui ont rallié la cause de la rébellion. A la faveur de la signature de l’accord politique de Ouagadougou, notamment l’accord complémentaire IX, les deux parties ont convenu que ‘’ les officiers, sous-officiers et militaires du rang ayant appartenu aux Forces de Défense (FDS) encore en activité, bénéficieront de la reconstitution de leur carrière sur la base du principe d’harmonisation des grades avec leurs promotionnaires des FDS, du paiement du rappel de leurs soldes et réintégrés dans la Nouvelle Armée Nationale pour compter de la date d’adoption de la loi d’amnistie du 12 avril 2007.

 

Notre pays, la Côte d’Ivoire a traversé les moments les plus sombres de son histoire en se vautrant dans une guerre sordide et appauvrissante. Il y a eu de nombreux accords et chaque accord avait son lot de sacrifice à faire pour sortir le pays de cette impasse. A titre d’exemple, il a fallu accepter le secrétaire général des Forces Nouvelles comme premier ministre de la Côte d’Ivoire en dépit des exigences de ce poste.

 

FORCE LICORNE.jpg

Aujourd’hui le dernier sacrifice sans doute le plus dur à consentir, c’est d’accepter les ex-combattants des FAFN, qui étaient anciennement issus des FANCI, au sein de l’armée régulière reformée.

Et c’est ce que le Chef de l’Etat demande aux ivoiriens. A notre sens, le peuple ivoirien n’a pas le choix, lui qui a trop souffert de cette crise. Alors que les ivoiriens s’interroge sur la date exacte des élections présidentielles, voici qu’on remet à nouveau le couvert. Les ivoiriens, victimes de cette sale guerre, deviennent des bourreaux puisqu’ils doivent dédommager les soldats déserteurs.

Le lecteur aura compris, ce qui nous irrite, c’est le paiement du rappel de leurs soldes pendant le temps de leur désertion de l’armée ivoirienne. Nos compatriotes ont assez payé et leur demander de remplir les poches des bourreaux d’hier fait un peu désordre dans la république. Cela attise notre colère, qui est semblable à celle d’une ourse à qui on a enlevé les petits.

 

Parmi les conséquences de cette crise, les autorités n’ont pas manqué de signaler l’évasion fiscale liée à la non perception des taxes et impôts dans les zones occupées. Ce sont donc ces ex-combattants qui bénéficiaient des retombées économiques dans les zones occupées. D’ailleurs ces militaires sont devenus très riches au point d’avoir dans tous les pays frontaliers de notre pays, de luxuriantes résidences.

 

Il serait juste pour les 400 bénéficiaires « des 7 décrets du 16 novembre », de renoncer au rappel de leurs soldes puisqu’ils ont profité de la collecte des taxes et impôts dans les zones occupées. Ce serait méprisant pour le peuple ivoirien, pour le contribuable ivoirien donc, de payer encore son bourreau d’hier. On dit souvent que le mépris est la forme la plus subtile de la vengeance. Et le peuple ivoirien pourrait ainsi l’interpréter.

 

A l’endroit des 400 soldats déserteurs, n’oubliez pas  que votre cohabitation avec vos frères d’armes et la population dépendra de votre attitude face à cette épineuse question de réintégration. Le marquage référentiel de cette sortie de crise doit être l’humilité, la sagesse et le respect.

 

Méditez donc sur cette citation d’Emile Michel Cioran : « l'on ne ressent jamais plus douloureusement l'irréversibilité du temps que dans le remords. L'irréparable n'est que l'interprétation morale de cette irréversibilité ».

 

HELICO MI24.jpg

En renonçant à cette manne financière, elle pourrait être utilisée par les associations qui s’occupent des familles et orphelins de cette guerre. Ces enfants et femmes, qui, ont perdu, pour les uns leurs pères, et pour les autres, leurs maris, méritent une attention particulière. C’est pourquoi, le renoncement de cette manne financière, permettra de créer des structures pour s’occuper de ceux qui devraient normalement être les pupilles de la nation. Les autorités ivoiriennes et les ex-belligérants doivent s’accorder pour mettre fin à la souffrance de nos compatriotes. Si le peuple ivoirien a divorcé d’avec la honte, ne le mariez pas avec l’humiliation. 

 

Dieu libère notre beau pays.

 

Séraphin PRAO

Docteur en économie monétaire

Spécialiste des pays africains de la zone franc

Président du MLAN

www.mlan.fr

 

15:34 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : mlan, 400 soldats déserteurs, yao prao séraphin, fanci, fds, fafn | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |