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jeudi, 28 janvier 2010

BOMOU ABOUBALAR APRES LA DEFAITE DES ELEPHANTS: LE FARROT

 
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Un billet intéressant que je vous propose, malgré le fait que je ne partage pas entièrement les avis de l'ami Bomou Aboubalar que je trouve un peu dur avec nos chers (même si nous sommes furieux après eux) Eléphants de Côte d'Ivoire. A part cela, le reste est la peinture objective de tout ce qui constitue le drame ivoirien. Bonne lecture!

 

Bonjour ! Je profite de la défaite des éléphants face à l’Algérie pour rebondir sur le problème majeur de mon pays : La déliquescence de la société ivoirienne.

Nous passerons des heures et des journées à jaser sur la contre-performance de notre équipe en 1/4 de finale de la coupe d’Afrique des nations 2010.  

Je pense pour ma part que ce n’est pas imputable à l’entraîneur sinon ce serait en ce moment du baby foot. Comme tous les ivoiriens, Drogba et les autres peuvent ils avoir le sens de l’honneur, la conscience professionnelle, c'est-à-dire faire d’abord ce pourquoi nous avons été appelés avant de faire la fête ?  Avant de faire le beau ?

 

La Cote d’Ivoire aujourd’hui ressemble à l’Hôtel Ivoire : Une belle architecture, un nom de prestige, mais à l’intérieur ; un plancher pourri, une ampoule sur trois fonctionne, une moquette d’une moisissure à vous donner une grippe H+ N+.

Sur tous les plans, la politique, l’éducation, la culture, la santé, les médias, la sécurité, les ménages, etc. On est en chute libre.

Avons-nous seulement conscience du pays sans couleur, sans odeur, et sans saveur que nous nous apprêtons à livrer à nos enfants ?

 

Nos enfants, justement parlons –en. Des parents qui mentent et apprennent à mentir à leurs enfants, des parents qui volent aux yeux de leurs enfants pour qu’ils  retiennent de nous que paraître est mieux que être. Un jeu sans fond.

La relation entre le professeur et l’élève, entre le détenteur du savoir et le néophyte. Tant pis si on n’a pas le niveau, c’est le diplôme qui est important ; quitte à l’acheter. Et on se retrouve avec des diplômés qui ne savent ni lire, ni écrire encore moins tenir une discussion. Que vaut vraiment un diplôme ivoirien d’aujourd’hui sur l’échiquier international et pour combien de temps ? Un jeu sans fond. 

Au nom de quel éthique, au nom de quel faim, mais diantre, au nom de quoi avons-nous laissé des voleurs bruiteurs venir se produire dans notre palais de la culture ? Pour des billets de banque à provenance douteuse jetés ça et là ?  

 

Aujourd’hui il devient de plus en plus difficile pour un ivoirien d’avoir une subvention pour monter son spectacle ou un festival. « C’est la situation du pays », on me dira. Mais c’est aussi et surtout par manque de confiance, par défaut de crédibilité : Quand nous recevons une subvention, nos premiers calculs, c’est d’abord les 4x4, le festival après. N’est-il pas possible de bien faire le travail et la java après, le farrot après ?  Mais avons du cœur, de l’honneur ? L’artiste ne se soucie plus de sa formation, de son bagage culturel. Alors avec un discours creux et vaseux il se produit et son jeu s’en ressent. Un jeu sans fond.

 

Comment se sent le médecin qui vole des  médicaments à ses patients au péril de leurs vies, revend ces médicaments et achète des cadeaux ou de la nourriture pour ses enfants avec cet argent ? Le douanier qui prend de l’argent en fermant les yeux sur la cargaison d’armes qui servira à attaquer son pays et à tuer ses frères, a-t-il du remords ? Que dit le policier à son épouse quand il lui remet l’argent du racket ? «  Pays de l’hospitalité », non, nous offrons à notre étranger une planche pourrie, et il tombe, et il se fracasse la jambe, et nous dansons. Un jeu sans fond.

 

Chers ivoiriens, Monsieur Drogba, Monsieur Touré et Yaya et les autres, je voudrais nous rappeler que la seule fois  pour l’instant  que nous avons ramené la coupe d’Afrique des nations chez nous, c’était avec un entraineur africain et une équipe qui avait 70 pour cent de joueurs locaux !

Faisons avec ce qu’on a, avec ceux qu’on a. Jouons ce que nous valons.

 

Si un peuple a le chef qu’il mérite,

Les artistes qu’il mérite,

La police qu’il mérite,

Les enseignants qu’il mérite,

Les docteurs qu’il mérite…

Alors il a les joueurs qu’il mérite.

 

La Cote d’Ivoire aujourd’hui n’est plus que le reflet de ce qu’elle a été.

Si ça a été, c’est que ça peut l’être encore.

C’est dans ce contexte que nous nous apprêtons à célébrer le cinquantenaire. De quoi ?

 

Merci de réagir et de partager.

 

Bomou Aboubalar

GARDER UN OEIL OUVERT SUR LE BENIN

 

LE GENERAL PHILIPPE MANGOU.jpg

Menaces sur le processus de paix en Côte d’Ivoire


Notre Voie - 28/1/2010

Depuis le Bénin, IB et Doza préparent des activités subversives Dans une interview qu’il a accordée, le samedi 23 janvier 2010, au magazine en ligne “Couleurs d’Afrique”, l’ex-journaliste et écrivain controversé de la défunte radio parisienne “Tropiques FM” Bernard Doza a proféré des menaces contre le processus de paix en Côte d’Ivoire, l’accord politique de Ouagadougou et le Président ivoirien, Laurent Gbagbo. “J’ai 1500 hommes à Abidjan. Dans les trois mois qui suivent, vous entendrez les premiers coups de feu à Abidjan. Le gouvernement Gbagbo est un gouvernement criminel contre les intérêts du peuple ivoirien”, soutient-il.

D’origine ivoirienne et installé en France depuis 1977, Bernard Doza s’est affiché dès le début des années 80 comme un militant socialiste et anti-néocolonialiste. C’est d’ailleurs à cette époque qu’il a fait la connaissance de l’opposant Laurent Gbagbo, en exil en France. Les chemins des deux hommes se sont séparés à la fin des années 80 avec le retour d’exil de Laurent Gbagbo en 1988. Ces chemins séparés sont devenus totalement antinomiques : Gbagbo a poursuivi son idéal politique et son combat pour la démocratie en Côte d’Ivoire avec pour point de mire l’avènement du multipartisme dont il fut le principal artisan.

Quant à Doza, il a emprunté des chemins sinueux qui l’on conduit vers les services de renseignements français dont il fut, soutiennent des sources crédibles, un des agents avant d’être frappé d’ostracisme par ces mêmes services pour des raisons non encore élucidées. Ami de putschistes et de rebelles sur le continent africain, Bernard Doza apparaît bien plus, aujourd’hui, comme un barbouze qu’un intellectuel dont les idées pourraient ouvrir des débats constructifs pour l’Afrique.

Séjournant actuellement au Bénin où il avait déjà passé, en juillet 2009, un bref séjour, Bernard Doza est en contact permanent, a-t-on appris de sources concordantes, avec l’ex-sergent chef Ibrahim Coulibaly dit IB, putschiste ivoirien. Les deux individus travailleraient depuis le Bénin à la préparation d’activités subversives ayant pour cible le processus de paix en Côte d’Ivoire. Sans doute sûr de ce fait, Bernard Doza a dévoilé dans l’entretien au magazine en ligne “Couleurs d’Afrique” un pan des préparatifs de la chienlit que sa bande et lui veulent instaurer en Côte d’Ivoire. “Depuis le 2 juillet 2009, de Paris, je suis allé au Sénégal pour rencontrer des opérateurs économiques africains. Ensuite, j’ai continué au Bénin. Du Bénin, je suis allé brièvement en Centrafrique voir d’autres personnes ressources qui m’ont fait appel.

L’objectif de ce périple, qui a duré 6 mois, était de récolter des fonds pour notre organisation, le Comité d’Action pour la Liberté (CAPL), car la situation empire en Côte d’Ivoire (…) Des discussions sont en cours avec le chef rebelle Laurent N’Kunda. On n’a pas encore trouvé une solution à mon problème. Mais entre autres, j’ai discuté avec beaucoup de chefs de guerre qui n’ont pas fait l’école française de l’armée. Ce sont des soldats africains qui sont d’accord pour qu’aujourd’hui, la libération du continent commence par la Côte d’Ivoire…”.

Ces propos de Doza doivent être pris au sérieux, même si l’homme n’a jamais rien incarné. Son rapprochement avec IB (que l’on disait réfugié politique au Ghana) et d’autres chefs de guerre du continent devrait interpeller la CEDEAO et l’UA au sujet du processus de paix en Côte d’Ivoire qui n’a pas besoin d’être perturbé. En sa qualité de pays membre de la CEDEAO et de l’Union africaine, le Bénin devra veiller à ce que son sol ne serve pas de base arrière à une rébellion armée ou à des activités subversives contre un autre pays membre de la CEDEAO ou de l’UA. Les principes de la CEDEAO et de l’UA l’édictent clairement. Et les rapports fraternels entre la Côte d’Ivoire et le Bénin le recommandent.

Didier Dépry

didierdepri@yahoo.fr

Source : ABIDJAN.NET

18:36 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : côte d'ivoire, bénin, menaces sur le processus de paix, bernard doza, ib, capl, laurent kunda, cedeao | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

PIE XII: LE PAPE QUI AVAIT PEUR DU NOIR BIENTOT BEATIFIE

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Pour une surprise c’en est une ! Le pape Benoit XVI a donc, contre toute attente, signé samedi dernier le décret sur les "vertus héroïques" de Pie XII, ultime étape avant la béatification de ce dernier. Une surprise car son prédécesseur reste contesté pour son silence pendant la Shoah, mais aussi pour ses préjugés racistes comme l’a révélé le livre de Serge Bilé et Audifac Ignace, « Et si Dieu n’aimait pas les Noirs : Enquête sur le racisme aujourd’hui au Vatican ».

Des préjugés qu’il manifeste notamment le 26 janvier 1944, deux mois après le début de la campagne d’Italie. Alors que les armées américaines, françaises et britanniques, font route vers Rome, le pape Pie XII dépêche son Secrétaire d’Etat, le cardinal Luigi Maglione, auprès de l’ambassadeur de Grande Bretagne, près le Saint-Siège, sir Francis Godolphin d’Arcy Osborne, pour lui présenter une étonnante requête.

Sir d’Arcy Osborne transmet aussitôt, par télégramme, la demande du Saint-Père au commandement des forces alliées : « Le pape espère qu’il n’y aura pas de soldats de couleur au sein des troupes alliées qui seront déployées à Rome après la libération ».

Et le diplomate d’ajouter cette précision grinçante, qui montre à quel point il a été, lui-même, estomaqué par cette exigence : Maglione « s’est empressé de souligner que le Saint-Siège ne fixe pas de limite dans le degré des couleurs, mais espère que sa demande sera prise en compte ».

Quand arrive le télégramme, l’Etat major allié est à la fois surpris et embarrassé, d’autant que la requête du souverain pontife vise, non seulement les soldats afro antillais et noirs-américains, mais aussi algériens et marocains, c'est-à-dire une grosse partie des troupes engagées dans la reconquête de la ville éternelle, alors aux mains des nazis. Mais très vite, la décision est prise de ne rien changer au programme, au grand dam du Saint-Père.

Consigné dans les archives du Foreign Office, le télégramme de sir d’Arcy Osborne a longtemps été ignoré, avant d’être exhumé récemment, suscitant des débats publics en Italie et aux Etats-Unis. En mars 2000, dans la célèbre émission Sixty Minutes, le père Gumpel, « postulateur » (avocat à charge et décharge) du dossier de béatification de Pie XII, prend sans retenue la défense de Pie XII et justifie sa requête par le fait qu’il avait été informé de nombreux cas de viols commis par des G.I.’s afro-américains sur des femmes italiennes.

Sept ans plus tard, lorsque la presse transalpine fait état, à son tour, du télégramme de sir d’Arcy Osborne, le quotidien conservateur Il Giornale vole au secours du pape, en expliquant également que Pie XII n’était pas raciste, mais qu’il n’avait fait, en la circonstance, qu’appliquer le sacro-saint principe de précaution.

Et de rappeler, qu’avant de devenir pape, Eugenio Pacelli fut nonce apostolique en Allemagne, où l’on prêta quantité de vols, de viols, et de meurtres aux « coloniaux » de l’armée française, durant l’occupation de la Rhénanie, après la Première Guerre mondiale. Pie XII voulait donc, en agissant ainsi, éviter que ces mêmes faits ne se reproduisent, à grande échelle, sur le sol italien.

Les arguments des défenseurs de Pie XII seraient recevables, tant ces crimes sont inacceptables, s’il n’y avait cette évidence. Les « soldats de couleur » n’ont pas été les seuls à perpétrer des atrocités – d’ailleurs largement exagérées à des fins de propagande – pendant la Seconde Guerre mondiale. Leurs frères d’armes blancs en ont fait de même. Alors, pourquoi, de la part surtout d’un pape, diaboliser les uns et absoudre les autres ?

Quand il était nonce apostolique en Allemagne, Eugenio Pacelli, le futur Pie XII, s’était déjà distingué, en s’associant à la campagne internationale de dénigrement, orchestrée par les nazis, contre les soldats noirs de l’armée française, stationnés dans leur pays, qu’ils accusaient de répandre la syphilis.

Une opération, là encore, de pure propagande, sans véritable fondement, mais qui exprimait, en réalité, la rage de l’opinion allemande de voir des « sous hommes » fréquenter des femmes aryennes, et des « bâtards » naître de ces unions « indignes et contre nature ».

La ligue féminine de Rhénanie dénoncera, pour sa part, l’ouverture, par l’Etat-major français, de maisons closes, où des filles sont outrageusement souillées par des « indigènes ». Un affront pour les femmes blanches, fussent-elles des prostituées, livrées ainsi à la bestialité des soldats noirs !

Eugenio Pacelli appuie leur protestation et l’adresse au Vatican dans le flot de rapports qu’il envoie régulièrement pour supplier Pie XI, le pape d’alors, d’agir au plus vite, afin de sensibiliser le monde à cette « honte noire », et d’obtenir des autorités parisiennes « le retrait des troupes françaises de couleur ».

C’est le même scénario qui se reproduit à la libération de Rome, en juin 1944. Les soldats noirs qui, malgré la requête de Pie XII, occupent la capitale italienne, font, eux aussi, l’objet de protestations de l’ancien cardinal devenu pontife. Non pas pour avoir prétendument violé de pauvres femmes italiennes ou allemandes sans défense, mais parce qu’ils fréquentent assidument un… bordel, situé au 186 via Babuino.

Pie XII, qui trouve la chose « offensante pour la morale », obtient la fermeture de l’établissement, mais ne trouve, en revanche, rien à redire sur les activités des autres maisons closes, assiégées par les soldats italiens, américains et européens.

Est-ce pour se racheter ? Quelques mois après la fin de la Seconde Guerre mondiale, Pie XII fustige le racisme… américain, allant même jusqu’à relever de ses fonctions un prêtre d’une paroisse d’Indianapolis, coupable d’avoir déclaré publiquement qu’« aucun Noir ne pourrait jamais atteindre la sainteté ». Trop tard !

Serge Bilé et Audifac Ignace

Source: Le Blog de Serge Grah

dimanche, 24 janvier 2010

UN POST POUR HAITI! NOU LA EPI ZOT HAITI

J'ai été tagué par Mohamed Billy, lui-même tagué par Claudus, pour un post en faveur d'Haïti, à l'initiative de Yoro:

Mes interrogations, mon désarroi, mon impuissance et ma compassion sont immenses pour toi, peuple bien-aimé d’Haïti !

 

Que DIEU te restaure et protège, Haïti !

 

Avec amour. Pour toi. Haïti.

Je tague à mon tour Serge Grah, Bob Traoré et Krathos.

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Yoro: J'ai cherché ce que je pouvais faire de mieux pour soutenir nos frères haitiens. Et je pense avoir trouvé. Et j'espère rassembler le maximum de personnes. Je voudrais donc lancer une longue chaine de "post de soutien" au peuple haitien. L'objectif est que les blogueurs puissent utiliser ce qu'ils ont (le blog)pour apporter un soutien.

Le principe est simple. Il faut juste écrire trois ou quatre lignes pour ce pays. Et ensuite taguer trois personnes (pas plus). Merci de ne pas rompre la chaîne. Je commence.

Je ne sais pas comment exprimer ce que je ressens face à drame. Je regarde le monde s'agiter se mobiliser pour soutenir Haiti. Et je me dit qu'ils ont le droit d'être aider, mais qu'on ne doit pas profiter pour "occuper" leur pays. Ils sont dans la souffrance c'est vrai. Mais ne volez pas leur soureraineté, leur dignité. (Suivez mon regard).

Je tague donc Théo, Claudus et Charlie

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"Le principe est simple. Il faut juste écrire trois ou quatre lignes pour ce pays. Et ensuite taguer trois personnes (pas plus). Merci de ne pas rompre la chaîne": YORO
Mohamde Billy: J'ai été tagué par Claudus, lui même tagué par Yoro, lequel est à 'origine de cette chaine de tague pour un soutien à Haïti. Haïti , la Grande ; Haïti la Belle , celle qui fut l'ancien joyau de l'empire français dans les caraïbes ; Celle dont le Livre de l'Histoire des peuples  ne pourra jamais se passer de ses belles pages.Celle qui vit en ce moment un terrible cauchemar hélas depuis onze jours du fait d'un puissant séisme qui a détruit de nombreux habitats,où des milliers d' Haïtiens ont perdu la vie, ensevelis sous les décombres et des milliers de personnes jetés  à la rue. Du début de cette catastrophe le 12 Janvier à ce jour le bilan toujours provisoire s'est élevé à plus de 111 000 morts et 190 000 blessés.

Les images suffisent pour en dire long et j'ai pas assez de mots pour qualifier cette tristre tragédie faisant de port-au-prince un véritable champ de ruine. Le monde doit continuer à lui apporter son soutien.De nombreux pays ( les USA et la France en tête de pont ) ont affrété des bateaux remplis de nourritures, de soins, et de medecins. Des équipes de sauveteurs et des bénévoles d'associations humanitaires de partout ont été  dès les premières heures du drame sur place pour prêter main forte au peuple Haitien. Depuis hier, l'aide humanitaire s'étend et s'organise de mieux en mieux.Elle arrive enfin auprès des populations sinistrées qui ont dû pour la plupart  subir des jours sans manger et sans boire.D'autres par crainte de nouvelles secousses prévisibles selon les experts géologues, ont préféré dormir à la "mauvaise étoile", celle qui n'a pas épargné Port-au-Prince la capitale et ses environs.Quel autre choix ? Le chiffre des familles sinistrées atteint les 55 000 indiquait hier le ministère de l'intérieur et pourlesquelles 500 camps de fortunes ont été installés.Avec 132 survivants retirés des gravas,on apprenait tôt ce matin que les autorités du pays ont mis fin aux opérations de recherches.

Place plus que jamais, à la reconstruction .Le pays a besoin de faire redémarrer son économie au plus vite et rebatir des infrastructures démolits. Le temps se déroule non sans espoir pour le gouvernement. Un nouveau départ pour vaincre l'adversité malgré la douleur que peut ressentir chaque Haitien.De nombreux appels ont été lancés à la diaspora qui compte des ressortissants principalement aux étas unis, au Canada et en France afin que ceux-ci envisagent un possible retour au pays et contribuer à l'effort de reconstruction.Sans doute avec la "bénédiction financière" des pays riches qui en ce moment même étudient l'idée.Egalement l'Afrique apporte sa corbeille de don  pour les frères de lîle.Nous sommes Tous des Haïtiens !

Pour Haiti,je souhaite que toutes les forces vives convergent vers cette île .Par nos actions de solidarité, participons au renouveau  d'Haïti et du peuple Haitien.
Je tague Saint-ralph, Dindé, et Olivier N'da.

17:42 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Haïti | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : haiti, côte d'ivoire, élan d'amour pour haiti, nou la épi zot haiti | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

samedi, 23 janvier 2010

NE SOYONS PAS PLUS ROYALISTES QUE LE ROI!

COMMISSION CENTRALE CEI.jpg

Ah, la fameuse affaire des 429.000 pétitionnaires "frauduleusement" introduits dans la liste électorale! Après lecture attentive et observation, on peut dire qu'il y a eu une sérieuse entorse aux procédures et un inquiétant dysfonctionnement des services de la CEI. Mais la faute et l'erreur étant humaines, Monsieur Robert Beugré Mambé, Président de la Commission Electorale Indépendante (CEI) et la Commission Centrale de la CEI ont pondu deux déclarations pour faire amende honorable et présenter à la Nation tout entière leurs excuses.

D'où vient-il alors que le RHDP s'agite et gesticule plus que de raison? La faute étant reconnue, ils ne leur appartient plus de ruer dans les brancards. Si c'était le camp présidentiel qui s'était rendu coupable d'une telle forfaiture, ces mêmes houphouétistes auraient ameuté la terre entière pour demander la tête de Gbagbo. Comme l'a dit Monsieur Paul Yao N'dré, le tout nouveau président du Conseil Constitutionnel, nous devons "éviter de faire l'apologie des valeurs médiocres". Alors, du calme! On en prend note et on met des garde-fous, comme l'a fait le Premier Ministre Soro Guillaume pour que cela ne se répète plus, on joue les policiers les uns et des autres et on avance.

Balle à terre donc pour tout le monde, camp présidentiel y compris. Nous ne pouvons plus nous offrir le luxe d'une nouvelle crise. Le pays souffre, on doit avancer! Je vous propose, ci-dessous, les deux déclations de la CEI. DIEU bénisse la Côte d'Ivoire!

 

Déclaration de la Commission Centrale de la CEI:

Des rumeurs ont fait état de fraude à  partir d'un fichier de 429 000 pétitionnaires qui auraient été  introduits dans la liste électorale.
En vue de rechercher la vérité sur cette affaire, plusieurs réunions se sont tenues à la CEI. 
Au cours de ses séances de travail, la Commission Centrale a procédé à plusieurs auditions.

I - LES FAITS

Après le dernier croisement complémentaire réalisé par les opérateurs techniques que sont l'INS et la SAGEM avec l'accord des acteurs politiques et qui a donné une liste litigieuse comportant 1 033 000 pétitionnaires,  les  informaticiens de la CEI ont fait une projection interne sur cette liste pour explorer la possibilité d'y trouver encore des ivoiriens à récupérer.

A la réunion de la Commission Centrale du 14 Décembre 2009, les techniciens ont présenté aux Commissaires Centraux,  les résultats de ce travail interne.

La Commission Centrale, après avoir débattu de la question, a estimé  que le contentieux étant déjà engagé après l'affichage de la liste électorale provisoire, les résultats de ces recherches internes ne pouvaient être pris en compte qu'à deux conditions à savoir :
-     Que les acteurs politiques donnent leur accord pour leur prise en compte ;
-     Que les opérateurs techniques INS et SAGEM  ainsi que l'ONI et la CNSI y soient associés.

La Commission Centrale a autorisé le 31 Décembre 2009, l'envoi en mission des informaticiens  pour la formation des commissaires locaux à l'utilisation d'un logiciel de SAGEM-SECURITE, pour la prise en compte des pétitionnaires dont les réclamations ont été préalablement validées par la CEI.
Au cours de cette mission, les informaticiens étaient porteurs d'un CD comportant, en plus de l'applicatif de SAGEM-SECURITE, un fichier de 429 000 pétitionnaires issus du croisement effectué par le service informatique de la CEI.

Ce dernier fichier a été installé sur les ordinateurs de nombreuses commissions locales à l'insu des commissaires superviseurs de la CEI.

Interrogé par la Commission Centrale, le groupe des experts de la cellule informatique a indiqué avoir effectivement confectionné et mis le fichier des ''429 000  pétitionnaires '', à la disposition des informaticiens, en vue de son usage dans les commissions locales comme outil d'aide à la décision. 
La Commission Electorale Indépendante  constate, sur ce point, un dysfonctionnement manifeste de certains de ses services.

II.  LES CONCLUSIONS

Si les faits établissent l'existence du fichier des ''429 000 pétitionnaires'' et des CD élaborés dans les services techniques de la CEI, la Commission Centrale rassure les ivoiriens :
-    que les CD incriminés n'ont pas été utilisés et ont été retirés ;
-    qu'aucune inscription supplémentaire, sur la liste électorale, n'a été faite à ce jour;
-    que des comités de suivi ont été mis en place pour valider les décisions des commissions locales.   

Néanmoins, tirant les conséquences de ce dysfonctionnement,     
La Commission Centrale de la Commission Electorale Indépendante,

1)     Présente  tous ses regrets  pour les désagréments causés à la Nation ; 

2)     S'engage  à prendre, dans les meilleurs délais, toutes les mesures correctives conséquentes ; 

3)     Appelle la population au calme et à la sérénité.



Fait à  ABIDJAN, le 20 Janvier 2010

La Commission Centrale

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lundi, 18 janvier 2010

COMMENCEZ LA SEMAINE EN RIRES!

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1- Un ours, un lion et un cochon se rencontrent. L’ours commence à se vanter de sa puissance : « Si je grogne dans la forêt, tous les autres animaux tremblent de peur ! ». Le lion aussi dit: « Si je rugis dans la jungle, tous les animaux s'enfuient d'effroi ! ». Le cochon hésite un moment et dit: « Euh, moi, je tousse une seule fois et la planète entière se fait vacciner ! »

 

2- Dans un village ghanéen, un homme d'affaire arrivé de la ville vient solliciter la bénédiction auprès d’un pasteur renommé parce que son commerce de caisses ne marche plus. Celui-ci, après l'avoir reçu et écouté, met en place un programme percutant et s’apprête à mettre en branle son puissant et redoutable groupe de prière. L'homme d'affaire promet même de le remercier, très rondement. Mais après une dernière investigation, le pasteur découvre que ce fidèle est un vendeur de cercueils. Eh djaaaah !

 

3- Dans une classe du secondaire, le professeur d’Anglais interdit à tous les élèves de communiquer en Français, à son cours. Le stylo de Yao tombe sous le banc et Koffi lui dit : « Yao, YOUR biki tôli (Yao, ton bic est tombé)! ». Yao lui répond : « YES, mi mensou (Oui, je l'ai ramassé)! » Baoulé, vraimeennnt !

 

4- Un voleur entre dans une maison pour voler (naturellement !). En passant devant la cuisine, il voit un pilon. Quelques minutes plus tard, après son forfait, en sortant, il ne voit plus le pilon devant la cuisine. Alors, il s’arrête et dit : « Déposez pilon-là, dèh ! C’est comme ça vous faites pour tuer enfant des gens-là ! La chose je voulais m’amuser un peu-là ! Si c’est comme ça, c’est que moi aussi, je ne sors pas d’ici, aujourd’hui ! ».

 

5- Monsieur Kabi appelle pour avoir des nouvelles de sa femme qui vient d’être opérée dans une clinique. « Allo, c’est la clinique ? ». « Oui, monsieur ! ». « Je suis Monsieur Kabi. Comment s’est passée l’opération ?... ». Au même moment, une interférence perturbe le réseau et Monsieur Kabi se retrouve en ligne avec un garagiste. « Allo, vous m’écoutez ? », demande Monsieur Kabi. « Parfaitement ! », répond le garagiste. « Comment va-t-elle ? ». « Très bien, mais quelle corvée ! Nous lui avons diminué le trou d’admission qui était un peu trop large ». « Vous y allez un peu fort, non ? », s’angoisse Monsieur Kabi. « Mais monsieur, en tout cas, elle va très bien. Je l’ai essayée moi-même, hier soir, et elle a bien rendu. Et même, ce matin, nous sommes montés à cinq dessus et elle s’est très bien comportée. Allo, vous m’écoutez ? ». Monsieur Kabi n’écoutait plus ; il avait piqué une syncope !

 

 

Bon début de semaine à tous!

 

 

 

 

DINDE Fernand AGBO

15:01 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Humour | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : blagues, blagues-sms, humour, sourire, rire, détente, déstresser | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

BLAGUES: CELLE-LA, ELLE EST MORTELLE!

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Le passager d'un taxi se penche vers l'avant pour poser une question au chauffeur et lui touche l'épaule doucement pour attirer son attention.


Le chauffeur lâche un cri, perd le contrôle du véhicule, évite un autobus de justesse, monte sur le trottoir, manque de renverser deux piétons et s'arrête à quelques centimètres de la vitrine d'un magasin, dans un formidable crissement de freins !

 

Pendant quelques instants, c'est le silence, puis le chauffeur, d'une voix tremblante :

- Je regrette, mais vous m'avez vraiment flanqué la peur de ma vie !


Le passager s'excuse en disant qu'il ne pensait pas qu'un simple touché sur l'épaule pourrait l'apeurer autant.

- Ne vous excusez pas, c'est entièrement de ma faute... C'est ma première journée de taxi... Pendant 25 ans, j'ai conduit un corbillard...!

13:16 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Humour | Lien permanent | Commentaires (206) | Tags : blagues, humour, sourire, rire, détente, déstresser | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

samedi, 16 janvier 2010

QU'EST-CE QU'ILS NOUS VEULENT ENCORE?

 

YAKRO. MI-8 DETRUIT.jpg

Menace contre la Sûreté nationale : Un Coup d’Etat prévu... aujourd'hui!


Quotidien Le Temps - 16/1/2010

L`information est de source sûre. Ce samedi même, à partir de cinq heures trente jusqu`à 13 heures, un nouvel ordre politique devrait être institué en Côte d`ivoire. Les faits, les acteurs, les lieux de rencontre et les auteurs de cet autre puzzle ont été identifiés. Chronologie d`un putsch bien ficelé prévu pour ce samedi.

L’action diabolique est en préparation depuis 2008. Seulement, c`est le 18 décembre, au coucher du soleil que l`information d`un coup d`Etat a été confirmée. Et depuis cette date, rien, absolument rien n`a pu cacher les traces des nouveaux infortunés qui ont, contre toute attente, décidé de porter le glaive dans le sein de la mère patrie. Des anciens généraux de l`Armée régulière, des déserteurs de cette même Armée ainsi que des civils représentant pour certains leur formation politique et pour d`autres leurs tuteurs se sont rencontrés plus d`une fois aussi bien à Abidjan, à l`intérieur du pays que dans certains pays voisins. La dernière rencontre selon notre informateur a eu lieu hier vendredi 15 janvier dans un sous quartier de la commune d`Abobo.

Les Officiers impliqués dans le coup

Ils sont nombreux ces soldats en qui la République a fait confiance à un moment donné de son histoire. Et qui, en retour réclament la tête de la République. Ce sont notamment l`ancien général de Division Mathias Doué, aujourd`hui, en exil, le Général Georges Déon, ancien collaborateur de l`ex-chef de la junte militaire, feu le Géneral Robert Guéi, tué à l`occasion du coup d`Etat de septembre 2002, le Colonel Yedess, le Lieutenant Colonel Goualy, le Capitaine Zady, l`Adjudant Gueu, le Colonel Major Lamoussa, le Lieutenant Amoussou Alain des eaux et Forêts. Un véritable commando qui, pour des raisons pratiques et dans un souci d`efficacité, ont tout naturellement sollicité le concours de personnes civiles dont la liste, loin d`être exhaustive, donne bien des frissons, vu le volume et la qualité des nouvelles recrues.

L`onction de la France et les officiers de Licorne commis à la tâche

" En Côte d`Ivoire, tant que la France n`a pas donné son accord pour renverser un chef d`Etat en fonction rien ne peut se faire… " Ce bout de phrase du diplomate onusien qui a bien voulu garder l`anonymat retentit encore comme si la phrase avait été prononcée hier. Dans ce qui risque d`emporter le régime actuel au lever de ce samedi 16 janvier, il y`a bel et bien la main des Français. Des mercenaires au nombre de quinze, (15) séjournent actuellement en Côte d`Ivoire. Un autre commando aux ordres du Capitaine français Alain Durel. Qui depuis leur présence en Côte d`Ivoire, s`entraînent aussi. Et notre source de révéler leur cache d`armes qui sont notamment le 43e Bima et une autre cache qui se trouve dans un magasin de Méagui. Aux dernières nouvelles, les armes stockées à Méagui auraient été déplacées pour une autre destination. Ces soldats de la Force Licorne ont, comme les civils, pris part aux nombreuses réunions qui se sont tenues respectivement à Abidjan, à Man, à Zouanien, à San-Pedro, et au 43e Bima.

Les responsables civiles

Il s`agit de Messieurs Sanogo, Siriki, Koné, un ancien responsable de la Radio Télévision ivoirienne dont la résidence est située juste derrière la maison de Pascal Affi N`Guessan, président du Front populaire Ivoirien, de Monsieur Aubin du ministère de l`économie et des Finances, de Dagoré, un agent de la Sécurité et le régisseur de la prison de Sassandra. Tous ont pris part aux nombreuses réunions qui ont lieu depuis deux ans et dont l`objectif est de réussir le coup d`Etat. Tous sont chargés de recruter des combattants pour l`opération. Le 18 décembre 2009, les réunions se sont succédé au domicile de messieurs Koné derrière la résidence du président Affi et Soumahoro Siriki logé non loin du Bureau ivoirien des droits d`auteurs (Burida).

Les premières personnalités visées

Si ce coup fourré venait à réussir, ce sont notamment le Président de la République, son Premier ministre Guillaume Soro et Michel Amani N`Guessan qui en seront les premières victimes. Et notre source de préciser que l`élimination de ces trois personnalités suffisent pour changer l`ordre politique ivoirien. Il en sera de même pour un nouvel ordre politique qui sera piloté par le Général Mathias Doué. Ainsi, au lieu d`une élection pour laquelle l`Etat dépense énormément, le coup d`Etat devrait mettre au devant de la scène, l`ex-Cema ivoirien qui, à son tour organisera une élection, la vraie selon les auteurs du coup.

La réunion de Bouaké et les résultats de l`opération de recrutement.

Le 26 décembre 2009 à Bouaké, s`est tenue de 21h 23 à 1h18mn du matin, la première rencontre des responsables chargés du recrutement des combattants. M. Soungalo, chargé du recrutement des combattants à Man y a assisté. Les combattants qu`il a recrutés sont au nombre de 180 personnes. M. Sanogo, venu de Bouaké a, quant à lui, recruté 50 combattants, M. Amandé venu de Danané a présenté une liste de 183 personnes quand le sieur Kambou, venu lui aussi de Danané avait à son actif 96 personnes. M. Koné, venu de Man a présenté une liste de 55 personnes, M. Goly Zezou en provenance de San Pedro fera savoir qu`il a, à son actif 850 personnes. Sékou Savané qui, lui, est ressortissant de la ville d`Abidjan, Issa Bamba, Kalifa, Kassoum tous venus de San Pedro, pour prendre part à la réunion de Bouaké lorsque messieurs Inza et Daouda représentaient Koné Zakaria, ancien com`zone viennent respectivement de Vavoua et Séguéla. Ce n`est pas tout. Des figures de proue du monde de la violence se sont déplacées jusqu`à Bouaké pour cette réunion très importante. Ce sont respectueusement Frank Klaritayn du Liberia, Mouchamous Kennek, capitaine dans l`Armée libérienne. Après cette réunion, les futurs meneurs du jeu ont pris soin de s`offrir les bons offices de marabouts. Dont les noms ne nous ont nullement échappés. Ce sont l`Imam Konaté Bakary de la mosquée de Djamourou à Bouaké et Modibo Gana du Mali. Qui ont été transportés par les véhicules N°6346MD de couleur orange qui, au-delà des personnes, transportaient aussi les armes.

La seconde réunion tenue au Mali

La seconde réunion a tenu, comme la première, le pari d`avoir réussi à mobiliser un nombre encore plus grand de combattants. Elle s`est tenue à Lolomy, au Mali avec la présence des différents responsables venus des villes de Côte d`Ivoire, du Liberia et de la France. Y ont pris part, Sanogo de Bouaké, Dosso Mezi, chef de la communauté malinké de Bouaké, Koné Zakaria, Kassoum de San Pedro, Kambou, Mouchamous, Frank Klaritayn, Modibo Gana, Ibrahim Coulibaly dit IB et Koné représentant Kadio Miezou. Le jeudi 14 janvier, une réunion s`est tenue à Fresco au cours de la quelle, la date de l`assaut final, qui selon notre source est fixée pour aujourd`hui, 16 janvier 2010.

Simplice Zahui

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SERGE BILE RACONTE HOUPHOUET

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Il y a 16 ans, le 7 décembre 1993, disparaissait le président Félix Houphouët-Boigny. Quatre mois avant sa mort, j’avais eu la chance de l’interviewer à son domicile parisien au boulevard Masseran où, gravement malade, il vivait reclus depuis plusieurs semaines. Ce fut le tout dernier entretien qu’il accorda, d’où la grande valeur que j’accorde à cette photo. J’ai, dans mon livre SUR LE DOS DES HIPPOPOTAMES (2006), raconté cet instant inoubliable passé avec ce grand homme.

Extrait : « Je me rends boulevard Masseran avec une certaine curiosité. Sur place, je retrouve quelques collègues venus spécialement d’Abidjan. Le chef du protocole nous conduit ensuite dans un grand salon où trône un vieillard affaibli, à l’allure fragile et modeste au milieu de ce luxe écrasant. L’image me frappe aussitôt.

À quelques mètres de moi, démuni et seul, se tient l’homme qui a mené le pays jusqu’à son indépendance avant de le tenir avec la plus extrême fermeté de cette même main que je vois aujourd’hui tremblotante ; un homme dont le combat a débuté il y a plus de soixante ans, lorsque, au début des années trente, il prenait la tête de la contestation contre l’accaparement des terres par les grands propriétaires coloniaux et contre une politique économique qui pénalisait les planteurs ivoiriens. Un homme qui réussissait, quinze ans plus tard, à abolir le travail forcé dans l’ensemble des colonies françaises…

Pourquoi le cacher ? J’éprouve alors un élan de sympathie pour le combattant que le pouvoir a isolé, mais qui demeure une icône vivante pour tant d’Ivoiriens, ce vieillard de près de quatre-vingt-dix ans que la maladie va bientôt emporter. Le chef du protocole referme les portes, et nous nous retrouvons seuls, lui et nous, dans l’immense pièce. Mais au moment de commencer l’entretien, je sens comme une gêne. Aucun de mes confrères ne veut poser la première question. Je réalise alors, moi qui n’ai jamais vu Houphouët de ma vie, à quel point il était craint ! Qu’à cela ne tienne, je me lance. Je pourrais être le petit-fils de l’homme que j’interroge, je n’en perds pas mes moyens pour autant, même si je sens l’émotion monter. « Comment allez-vous, Monsieur le Président ? Pourquoi ne rentrez-vous pas en Côte d’Ivoire ? » Tous les micros s’abritent aussitôt derrière le mien. Houphouët-Boigny, en vieux renard de la communication, ne se démonte pas, balaie d’un revers de main toute allusion à sa santé. J’enchaîne, sans me démonter, les questions, même si, très vite, Houphouët-Boigny capture la parole et se lance dans une évocation grandiose de la Côte d’Ivoire éternelle et de son propre rôle historique.

Difficile de lutter avec les politiques qui possèdent l’art de la parole ; et ceux qui se souviennent des conférences de presse de De Gaulle ne me démentiront pas. Ce sera sa dernière interview. Trois mois plus tard, le 7 décembre à 19 heures, Houphouët-Boigny mourut. Et c’est à moi qu’il revint de l’annoncer à la télévision. Ce soir-là, le hasard voulut que je présente le journal. C’était à Cayenne, où je venais de prendre un nouveau poste. Que pouvaient bien penser ceux qui me regardaient à cet instant, les Guyanais qui, pour beaucoup, ne connaissaient pas le nom d’Houphouët-Boigny ?

Cette mort m’a touché au-delà de ce que j’aurais pu prévoir. J’angoissais sans doute de savoir mon pays désormais livré à l’inconnu. Quand la dépêche est tombée, dans la matinée, un état d’abattement étrange s’est emparé de moi. Je suis sorti pour marcher, hagard, dans les rues de la ville. Puis je me suis enfermé dans le premier cinéma venu. Mais Germinal n’a rien fait pour m’arracher à la tristesse !

Quelques semaines, plus tard, « le vieux » fut enterré à Yamoussoukro, sa ville natale. Nous fûmes alors nombreux à ressentir les mêmes sentiments contradictoires : après avoir déploré les dérives du régime, nous ressentions le choc de la disparition d’Houphouët-Boigny et l’angoisse du vide qui suit la mort de tels patriarches. En chacun de nous, agacement et fascination se mêlaient. Nous le savions, la disparition de cet homme aussi adulé que vilipendé allait enfin nous permettre de juger son action de manière objective, et de dresser un bilan qui ne pourrait être que contrasté. Mais pour l’heure, nous nous retrouvions sonnés par l’événement.

Aujourd’hui, les choses apparaissent plus clairement. Au crédit de ce long règne : la volonté de fédérer des ethnies morcelées en une nation, et une politique d’ouverture en direction des étrangers. Houphouët-Boigny n’a jamais privilégié le droit du sang sur celui du sol. Il fut même l’un des rares dirigeants africains à ne jamais tomber dans la dérive nationaliste. D’autre part, du moins dans les premières années, son régime a équipé le pays en infrastructures modernes et indispensables, routes, écoles, hôpitaux. Enfin, il a su maintenir une bonne entente avec les pays voisins, ne choisissant jamais la voie de la guerre comme solution. Même lorsque des tensions sont apparues avec notre voisin direct, le Burkina Faso, il n’a jamais joué la politique du pire.

Politiquement et économiquement, de grandes avancées ont donc été accomplies sous sa présidence. Peut-être qu’à certains moments le fameux miracle ivoirien releva plus du mirage, mais nul ne contestera la réalité du travail qui a été accompli pour le pays. Pour l’essentiel, les Ivoiriens vécurent sous un régime calme, peu policier, et lorsque Houphouët-Boigny aimait à répéter qu’il n’avait « pas de sang sur les mains », il n’était pas loin de la vérité, telle du moins qu’on peut la juger à l’aune d’un continent où les luttes sont trop souvent meurtrières. Mais rien de cela ne peut faire oublier le passif de son bilan.

Afin de se maintenir au pouvoir, Houphouët-Boigny a au fil du temps mis en place un régime de la peur et de la délation, chacun surveillant chacun, tout le monde craignant d’être écouté au téléphone comme en public. Par ailleurs il a développé clientélisme et corruption, et a, sinon pioché dans la caisse lui-même, du moins fermé les yeux sur certaines pratiques douteuses de son entourage. D’autre part, à ne pas développer de nouvelles filières économiques dans le pays, il a pris la grave responsabilité de ne pas offrir de perspectives aux jeunes. Le régime se targuait d’avoir su éviter les violences. Même si elles restèrent peu nombreuses, elles existèrent tout de même et, lorsqu’elles se produisirent, furent terriblement sanglantes.

Ainsi, dans les années soixante-dix, Kragbé Gnagbé, qui avait suivi des études dans les pays de l’Est, voulut créer un parti politique. Houphouët-Boigny en prit ombrage et ordonna le massacre du village dont il était originaire Gnagbé. On a parlé de quatre mille morts ! Comment s’étonner, dans de telles conditions, que tant d’Ivoiriens entretiennent aujourd’hui des désirs de revanche ? Houphouët-Boigny a laissé un pays en paix, mais à l’intérieur duquel tous les germes de guerre civile étaient déjà à l’œuvre, comme on le constate aujourd’hui. »

Par Serge Bilé
serge.bile@orange.fr

Source: Le Blog de Serge Grah

20:04 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : côte d'ivoire, serge bilé, félix houpouet-boigny, boulevard masseran | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

jeudi, 14 janvier 2010

FERNAND DINDE INTERVIEWE PAR ISRAEL YOROBA SUR AVENUE 225

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A l'occasion de l'Alloco Blogueurs Party, Acte 2, qui a eu lieu le samedi 19 décembre 2009, à l'Espace Boa Vista Club, aux Deux-Plateaux Vallon, j'ai eu l'honneur inestimable d'être interviewé par l'ami et frère Israël Yoroba (Yoro) sur mon activité de blogueur et sur d'autres questions qui pourraient vous intéresser, me concernant. Précision, toutefois, relativement au chapeau de l'interview: Je continue à traiter des sujets politiques sur mon blog, tout en publiant désormais des blagues pour détendre des ivoiriens fatigués et rassasiés de politique (les bras leur en tombent, vous pouvez en être sûrs!).

Radio Avenue Web N°6, c'est à écouter sur Avenue225 ! Cliquer ICI.

Salut, la compagnie!

LE PARADOXE AFRICAIN : UN CONTINENT POTENTIELLEMENT RICHE MAIS SOUS-DEVELOPPE

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Habituellement, l’Afrique est considérée comme le dernier de la classe, toujours en décalage avec le reste des continents. Or notre beau continent reste le continent le plus éclatant, le plus riche potentiellement quoique le plus négligé. D’une superficie de 30 221 532 km2 en incluant les îles, l’Afrique est un continent couvrant 6 % de la surface terrestre et 20,3 % de la surface des terres émergées. Avec une population, en 2009, estimée à  996 533 200 habitants, les Africains représentent 15,54% de la population mondiale. L’Afrique est un continent qui compte ne serait-ce qu’au niveau de sa population, 43% de jeunes qui ont moins de 20 ans,  ce qui reste un vivier pour son développement. Difficile, du reste, d’imaginer l’Afrique autrement que sous les traits sévères qu’on lui prête généralement. Et pourtant,  « Le Monde diplomatique », N°108, n’a pas trouvé meilleur titre que « Indispensable Afrique ». Si notre continent est indispensable au bon fonctionnement de l’économie mondiale, il est alors possible de se poser une seule question : pourquoi l’Afrique peine à se développer au même rythme que les autres ? Si nous tenons le savoir pour libérateur, il nous faut le vulgariser : tel est notre but. Et Nous n’avons jamais fait mystère de notre volonté de réveiller les consciences endormies car comme disait Napoléon Bonaparte, « Les hommes qui ont changé l’univers n’y sont jamais parvenus en gagnant des chefs; mais toujours en remuant des masses. ». L’Afrique et son développement reste donc la centralité de notre présente contribution.

 

 

L’AFRIQUE, LE CONTINENT AUX RESSOURCES INEGALABLES  

 

Le continent africain est riche au regard de son potentiel. L’Afrique détient 30% des réserves minérales de la planète. 80 % des ressources de la planète en coltan, qui sert à la fabrication des portables, 90% du platine, 50% du diamant, 40% de l’or.  C’est la raison pour laquelle, certains observateurs traitent à propos de notre continent de « scandale géologique ». Entre 1990 et 2004, la production du continent africain a augmenté de 40%, passant de 7 à 10 millions de barils/jours et elle doit atteindre cette année 50%. Le continent assure 11% de la production pétrolière mondiale. Avec la Guinée, qui représente 30% des réserves mondiales de bauxite, tout juste derrière l’Australie, le continent ne manque pas d’aluminium.

Les Nations unies estiment, par exemple, qu’il y a plus de 800 millions d’hectares de terres cultivables inutilisées qui attendent leur révolution verte. Elle devrait être le lieu de la réponse attendue aux pénuries alimentaires en Afrique et ailleurs. Après l'Amazonie, la forêt africaine est la seconde plus grande forêt tropicale du monde. Précisément, 20% de la surface de forêt tropicale encore intacts se situent dans le "Bassin du Congo" (au sud-est du Cameroun). Une biodiversité unique au monde. Plus de 200 espèces ligneuses poussent sur 1000 mètres carrés, soit une fois et demi plus d'espèces que sur l'ensemble du territoire français. A ce stade de réflexion, nous retiendrons que l’Afrique regorge d’énormes ressources pourtant le continent est abonné aux aides occidentales.

 

 

L’AFRIQUE, UN CONTINENT ABONNÉ AUX AIDES EXTERIEURES

 

L’APD[1] aux pays d’Afrique subsaharienne est passée de 3,1 milliards en 1990 à 1,4 milliard en 1999, soit une baisse de 55%.

L’Afrique est devenue le continent mendiant qui fait toujours la manche pour vivre. Du coup, ce continent aux fabuleuses ressources, passe pour être celui qu’on doit assister continuellement. L’homme politique de premier ordre, selon les termes consacrés du général DE GAULLE, Félix Houphouët Boigny, disait qu’un homme qui a faim, n’est pas un homme libre. L’aide devient un levier très puissant pour les pays aujourd’hui dits riches, mais pauvres hier, de corriger leur image avec leurs aides au développement.

Pour corriger son image désastreuse dans bien de pays d’Afrique subsaharienne, Alain Joyandet, le ministre français de la coopération, voudrait rendre cette aide « visible » car selon lui, elle n’est « ni assez visible, ni assez efficace ».

Désormais, la France voudrait privilégier l’aide directe, via les ONG[2], pour construire par exemple des écoles, avec un drapeau français planté dessus.  La démarche, on ne peut plus claire, est politique. En effet, cette bataille de la France, guidée par la volonté française de gagner l’estime des africains déjà très entamé. L’aide n’est pas seulement une main tendue, mais un couteau pour nous trancher « la gorge » ou une corde pour nous étrangler.

En ce qui concerne la France, elle  étudie "la création d'un jeu spécifique pour l'Afrique", un loto ou un bingo en ligne, qui complèterait l'aide publique au développement et s'inscrirait dans le cadre des "financements innovants". En tout cas, c’est ce qui se prépare au  secrétariat d'Etat à la Coopération français.

 

L’Afrique reste de loin le continent où les mérites d’un ministre de l’économie restent attachés à  ses efforts de mobilisation de l’aides extérieures et à annuler les anciennes. Ils sont abonnés aux clubs de Paris et de Londres.

Le Club de Paris est un groupe informel de créanciers publics (19 pays développés en sont membres permanents) qui a pour but de trouver des solutions coordonnées et durables aux difficultés de paiements de nations endettées. Quant au Club de Londres, c’est un groupe informel de créanciers bancaires privés qui s'occupe de dettes publiques. Il préfère rééchelonner les dettes. Et sa première rencontre eut lieu en 1976 pour tenter de résoudre les problèmes de paiements du Zaïre.
Les africains n’ont pas encore compris que l’aide extérieure est un piège. Pis, il ne semble pas toujours acquis aujourd’hui qu’ils veuillent s’en débarrasser. C’est la raison pour laquelle, dans son livre «L'Aide Fatale», l'économiste Dambisa Moyo s'insurge contre l'assistance portée au continent noir. Dans sa démonstration, elle n’y va d’ailleurs pas avec la tendresse qu’on connait aux femmes. Selon elle, Il faudrait fermer les robinets, en finir définitivement avec l'aide au continent noir  et ce,  pour le bien de l'Afrique, pour la sauver, l’aide étant la cause de tous ses maux, de son sous-développement. Pour Dambisa Moyo, les occidentaux  ont notamment eu  tort de prêter de l'argent à Jean Bedel BOKASSA, le dirigeant de la Centrafrique qui,  mettait les têtes de ses ennemis dans son frigo.

Pour clore ce paragraphe, nous empruntons deux citations de deux présidents africains sur la question de la dette.

 

Dans une interview accordée à Time, le président Paul Kagamé a déclaré : « maintenant il faut  poser une question à nos donateurs et partenaires qui ont tant dépensé d’argent : qu’est ce que cet argent a changé en Afrique ? Dans les 50 dernières années vous avez dépensé 400 milliards de dollars sous forme d’aide. Mais quels sont les résultats visibles ? ». Tout aussi flamboyant, Abdoulaye Wade aurait dit en 2002: «Je n'ai jamais vu un pays se développer grâce à l'aide et au crédit. Tous ceux qui ont réussi, en Europe, en Amérique, au Japon, ou en Asie —comme Taiwan, la Corée, Singapour— ont cru au marché. Il n'y a pas de mystère ici. L'Afrique s'est trompée de route après l'indépendance». C’est donc dire que le juste et fol espoir de l’endettement  est berne.

Mais une fois qu’on a dit ceci, se pose alors la sempiternelle question de l’attitude à adopter. Une des premières solutions est la réappropriation de nos richesses.

 

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LA SOCIETE IVOIRIENNE EN PLEIN DECLIN: L'EMERGENCE D'UNE CULTURE DE LA DEPRAVATION



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La société ivoirienne qui était présentée comme un creuset de discipline et de retenue, a définitivement cédé à la dépravation des mœurs. Sous la poussée d’une industrie du loisir incontrôlé et du sexe, est désormais née une culture de la dépravation qui frappe tant les villes que les campagnes, tant les femmes que les hommes.

Jadis tabou le plus sacré, le corps dénudé de la femme est devenu de nos jours en Côte d’Ivoire le plus commun des spectacles auquel l’on a droit dans les rues des villes. Désormais, il fait partie intégrante du paysage des centres urbains et, plus grave, cette tendance se propage à une allure vertigineuse vers les campagnes. Soit-il minuit ou midi, la différence ne se mesure seulement qu’en termes de point paroxystique. Parce que ce spectacle de femmes sommairement vêtues ou carrément nues se déploie sur toutes les 24 heures de la journée et dans n’importe quel quartier d’Abidjan et des villes ivoiriennes. Et tout y concourt : la mode vestimentaire, la presse, les lieux de loisirs… Avec le phénomène du collant, c’était les formes outrancières que les femmes n’hésitaient plus à exhiber en les plaquant. Désormais, c’est le pantalon taille basse ; l’on va encore plus loin : le pantalon doit dorénavant dévoiler les sous-vêtements de la femme qui se sont tellement amincis, qu’ils dévoilent à leur tour ses parties intimes. Et cela est loin de préoccuper la gente féminine. C’est la mode ; on s’y met ou alors on est une has been tout juste bonne à être rangée au garage. Et preuve que cette démence a désormais gangréné toute la société ivoirienne, les hommes ne sont pas en reste. Eux aussi sortent dans les rues le pantalon jeans sans ceinture et au milieu du fessier, dévoilant largement le caleçon porté en-dessous. Pendant ce temps, sur ces mêmes rues, la presse pornographique s’affiche sur les étals de journaux de façon triomphale ; elle offre ainsi des photos de femmes nues dans toutes les positions à toutes les vues, mêmes celles qui n’ont pas envie de les explorer. Les jeunes mâles qui n’ont jamais vu de femmes que le corps entièrement couvert, ont ainsi l’occasion de le découvrir. Au grand dam de leurs parents qui s’acharnent à les éduquer dans la culture du sacré qui doit recouvrir la nudité de la femme, mais aussi de l’homme.

La valorisation de la dépravation morale

Cette dictature du sexe nu tient sa source dans l’étrange culte de la dépravation morale et sexuelle qui a été érigée en tendance sociale en Côte d’Ivoire depuis un peu plus d’une décennie. Au lieu de promouvoir les valeurs de travail, de probité, etc. qui sont le moteur de tout développement, les années 2000 ont plutôt vu l’explosion du culte de la vanité. Désormais, ce qu’une femme a à faire valoir, c’est la partie la plus proéminente de son corps et non pas ce qu’elle à dans la tête. Le phénomène ‘’lolo’’ a ainsi ouvert cette tendance de dégénérescence. Les seins volumineux, à la limite d’une bosse de zébu, à laisser transparaître par le haut, sont ainsi devenus la norme. Une artiste telle que Nastou Traoré, qui n’a jamais convaincu ni par son jeu d’actrice ni pas ses performances vocales, est devenue l’icône du début des années 2000 à cause de ses mensurations mammaires hors norme. Et dans toutes les villes de la Côte d’Ivoire, ce fut la course aux poitrines monumentales. Offrant ainsi à de pseudo apothicaires d’ouvrir un florissant commerce de ‘’produits qui gonflent les seins’’.

L’on a avait pas encore fini de s’inquiéter de cette célébration de la vanité que le phénomène ‘’ tassaba’’, qui réfère à l’exhibition de fessiers énormes de femmes, a été remis au goût du jour. Né à la fin des années 1990 et mis sur orbite par la danse Mapouka, les années 2000, qui se veulent comme celles du déclin moral total de la société ivoirienne, ne pouvait que signer son retour au premier plan. Désormais dénommé ‘’bobaraba’’, il fait fureur. C’est la course aux fesses proéminentes au sein de la gente féminine, où l’on s’en remet de nouveau à son apothicaire pour se faire concocter cette fois des ‘’produits qui donnent fesses’’.

Mais, les déviances énumérées plus haut sont peu de choses comparées à la tendance ‘’wolosso’’. Celle-ci signifie rien moins que l’affranchissement total de normes morales. Ainsi, il ne suffit plus d’avoir des ‘’lolo’’, un ‘’tassaba’’ ou ‘’bobaraba’’ ; il faut maintenant les exhiber dans des tenues des plus indécentes. Et cette nouvelle tendance connaît une adhésion unanime : les femmes que la nature n’a pas pourvu de formes extravagantes peuvent se faire ‘’valoir’’ dans des vêtements impudiques tels que le fameux pantalon taille basse dont nous parlions plus haut. Et ces modes sont désormais complétées par le ‘’piercing’’ et le tatouage qui consistent respectivement à se percer soit le nez, le nombril ou l’arcade sourcilière pour y accrocher un bijou et à s’imprimer des dessins très souvent indélébiles sur le corps.

L’explosion des pratiques sexuelles contre-nature

Inutile de dire que la prostitution féminine, qui a désormais conquis le tout Abidjan, y compris les quartiers huppés, trouve en ces tendances une nouvelle voie d’expansion. Cette façon de s’habiller qui dévoile les parties sexuelles renseigne très clairement sur la moralité et les intentions des filles qui s’y adonnent. Parce qu’il constitue tout simplement ce que les Anglo-saxons appellent le ‘’sex-appeal’’. Ainsi vêtues, ces filles vont partir de leurs quartiers flâner dans le centre des affaires du Plateau ou dans les grands supermarchés, faisant semblant de faire des courses, alors qu’il ne s’agit en réalité que d’une pêche aux hommes.

Mais là où le regard sur la société ivoirienne devient le plus pénible, c’est lorsqu’il se porte sur les pratiques sexuelles contre-nature qui y sont en pleine explosion.

L’homosexualité est devenue une tendance qui se joue désormais à ciel ouvert. Ce phénomène est sans contexte plus prononcé chez les hommes. Tant et si bien qu’une prostitution masculine qui en a découlé, livre aujourd’hui une concurrence très rude à la prostitution féminine. Sur les trottoirs des rues sombres du tristement célèbre quartier Zone 4 dans la commune de Marcory, les homosexuels prostitués, travestis en femmes, égalent désormais en nombre les pionnières de ce commerce. Mais le pire, c’est que cette homosexualité masculine est devenue aujourd’hui un facteur de promotion dans de nombreuses entreprises ivoiriennes. Ainsi, sous le couvert du silence, certains travailleurs, sans avoir eu à démontrer plus de mérite que d’autres, gravissent plus vite les échelons et sont les favoris des patrons. Cela prévaut aussi pour d’autres personnes qui, en un tour de main, connaissent une brusque réussite sociale. Ce phénomène est très répandu dans le monde des artistes. L’un d’entre eux, le ‘’coupeur-décaleur’’, Lino Versace, n’a pas ainsi hésité à se réclamer de cette tendance, même s’il a tenté après de se reprendre de ses propos.

Quand la dépravation évince le travail

La conséquence de l’émergence de cette voie de réussite sociale et professionnelle qu’offre désormais la dépravation morale, c’est le culte du travail qui est déchu à son profit. La culture de la facilité qui fait tant de mal à la société ivoirienne, s’en trouve ainsi ragaillardit. Déjà que des nombreuses femmes avaient fait le choix de tourner dos à cette valeur comme facteur de promotion sociale, de nombreux s’y ajoutent chaque jour. Le travail est ainsi ‘’tué’’ et avec lui, toute la société ivoirienne.


Yves Blondel


(Quotidien Nuit & Jour du 13 janvier 2010)

SEISME EN HAITI: LE PREMIER MINISTRE CRAINT PLUS DE 100.000 MORTS

 lefigaro.fr (avec agences)
13/01/2010 | Mise à jour : 22:42 

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De nombreux bâtiments publics de Port-au-Prince se sont effondrés sous la secousse. Crédits photo : AP

Alors qu'aucun bilan n'a encore été officialisé après le violent séisme qui a frappé Haïti mardi, le premier ministre Jean-Max Bellerive craint que le bilan ne dépasse les 100.000 morts. Washington et Paris ont d'ores et déjà envoyé de l'aide.

 

Haïti s'attend à un bilan effroyable, après le puissant tremblement de terre qui l'a frappé mardi. S'exprimant sur la chaîne américaine CNN, le premier ministre du pays, Jean-Max Bellerive, a dit mercredi craindre qu'il ne s'élève «bien au-dessus de 100.000 morts».

«J'espère que ce n'est pas vrai parce que j'espère que les gens ont eu le temps de sortir, a-t-il ajouté. Mais tellement, tellement de bâtiments, tellement de quartiers ont été totalement détruits, et dans certains quartiers, on ne voit même plus personne, donc je ne sais pas où sont ces gens».Dans sa première déclaration depuis le drame, au journal américain Miami Herald, le président d'Haïti René Préval avait dit redouter que le séisme ait fait des milliers de morts, se refusant toutefois à avancer un chiffre.

Un énorme tremblement de terre de magnitude 7 a frappé mardi soir Haïti non loin de Port-au-Prince, sa capitale surpeuplée, provoquant une «catastrophe majeure» dans le pays le plus pauvre d'Amérique. La violente secousse s'est produite à 16 heures 53 heure locale (22h53 à Paris), à environ 15 km à l'ouest de Port-au-Prince.

Le séisme, le plus violent qu'ait connu Haïti depuis 200 ans, a été ressenti jusqu'à Guantanamo, selon le porte-parole du camp de détention américain à Cuba, situé à environ 300 km de la capitale haïtienne. Ressentie en République dominicaine voisine (les deux pays se partagent l'île d'Hispaniola), la secousse n'y a pas fait de dégâts, ont indiqué les autorités locales. Deux fortes répliques ont rapidement suivi : une première de magnitude 5,9 a frappé à 17 heures, heure locale (23 heures à Paris), soit sept minutes après le premier séisme. Une deuxième réplique de 5,5 a été ressentie ensuite à 22h12.

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L'ambassadeur de France en Haïti, Didier Le Bret, a décrit mercredi une situation «épouvantable» à Port-au-Prince: «Certaines rues sont jonchées de cadavres et on voit des gens, on voit apparaître une jambe, un bras dans des tas de ferraille et de béton» (Voir les vidéos ci-dessous - attention certaines images peuvent choquer). «Il va falloir reloger deux millions de personnes, a-t-il poursuivi. Les gens sont dans la rue et vont passer la nuit dans la rue et maintenant certains d'entre eux, avec leur seule bonne volonté, cherchent à retrouver les cadavres sous les décombres».

Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a déclaré mercredi soir qu'environ 200 Français étaient «regroupés dans les restes de l'ambassade et à la résidence, qui elle-même a été endommagée» à Port-au-Prince. «Il y en a une cinquantaine que recherchent activement nos amis de l'ambassade, qui se seraient trouvés dans des zones très dangereuses, ou dans des zones qui ont été plus ou moins détruites», a-t-il ajouté. 1.400 Français se trouvent en Haïti, dont 1.200 à Port-au-Prince.

Les Nations Unies, qui entretiennent une force de stabilisation forte de 9.000 hommes en Haïti, ont de leur côté annoncé que 50 à 100 employés étaient portés manquants. Le siège de l'organisation a été complètement détruit et un bilan provisoire fait état de 22 morts dans ses rangs.

Un journaliste d'une télévision haïtienne Haitipal, captée sur Internet, a rapporté que de nombreux bâtiments publics de Port-au-Prince s'étaient effondrés. Il a évoqué «le Palais national, le ministère des Finances, le ministère des Travaux public, le ministère de la Communication et de la Culture, le Palais de justice, l'Ecole normale supérieure». Le journaliste a aussi affirmé que les bâtiments du Parlement ainsi que la cathédrale de Port-au-Prince s'étaient effondrés. L'ambassadeur d'Haïti au Mexique a toutefois assuré que le président d'Haïti, René Preval, «est vivant».

Des secours français envoyés en renfort

 

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«Des hôpitaux se sont effondrés. Certaines écoles sont remplies de cadavres», a décrit le président René Préval.

Répondant à l'appel à l'aide du président haïtien, la communauté internationale se mobilise. Evoquant une tragédie «cruelle», le président américain Barack Obama a promis une action «rapide, coordonnée et énergique» pour sauver des vies en Haïti, situé à quelques centaines de kilomètres au sud des Etats-Unis. Des équipes américaines de recherche et de secours doivent arriver sur place dans les prochaines heures.

Nicolas Sarkozy a de son côté fait part de son «effroi» et de sa «profonde émotion». A sa demande, le secrétaire d'Etat à la Coopération, Alain Joyandet, doit se rendre samedi à Port-au-Prince.

Mercredi soir, un Airbus A310 a quitté la base aérienne d'Istres pour Haïti, avec notamment à son bord une soixantaine de membres de l'unité d'instruction et d'intervention de la Sécurité civile (UIISC) de Brignoles, spécialisée dans les secours d'urgence. Plus tôt dans la soirée, trois avions militaires avaient par ailleurs décollé de Martinique avec des renforts. Un détachement de trente pompiers des Bouches-du-Rhône doit par ailleurs s'envoler jeudi d'Istres.

De leur côté, les ONG françaises (Médecins sans frontières, Médecins du Monde , Action contre la faim, Croix-Rouge) se mobilisent aussi pour envoyer des moyens sur place, et lancent des appels aux dons. Médecins sans frontières, qui soigne des centaines de blessés à Port-au-Prince, décrit une situation «chaotique

 

Haïti victime d'une série de catastrophes naturelles

 

Une alerte au tsunami a aussitôt été émise pour une grande partie des Antilles par le centre américain d'alerte au tsunami dans le Pacifique. L'alerte «s'applique aux pays au sein ou frontaliers de la mer des Caraïbes, à l'exception de Porto Rico et des Iles Vierges», a averti le centre. Une alerte spécifique a également été émise pour Haïti, Cuba, les Bahamas et la République dominicaine.

Haïti a déjà été frappé par une série de catastrophes naturelles, notamment par une série d'ouragans meurtriers en 2008 qui ont fait plus de 800 morts et environ un million de sinistrés. Quelque 100.000 maisons avaient alors été endommagées. Le pays a une population d'environ 9 millions d'habitants, dont plus de deux millions vivent à Port-au-Prince et ses environs. Quelque 70% des Haïtiens vivent avec moins de deux dollars par jour.

mercredi, 13 janvier 2010

LIVRE-NOUVELLE PARUTION: "AGIR POUR LA VICTOIRE DE LAURENT GBAGBO"

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Auteurs : Léandre Sahiri, Sylvain de Bogou et Serge Grah

Editions Kasimex

Couverture : Quadri Recto / Verso, pelliculé. Format  A5, 56 pages.

 

Léandre Sahiri : C’est avec un grand et réel plaisir que je vous annonce la sortie de mon nouveau livre intitulé : « Agir pour la victoire de Laurent Gbagbo », écrit en collaboration avec Sylvain de Bogou, journaliste et écrivain à Londres et Serge Grah, journaliste et chargé d’édition, Chroniqueur littéraire, à Abidjan. Ce livre est paru aux Editions Kasimex, en France, et imprimé pour les besoins de la cause en Côte d’Ivoire. Il est disponible en librairie depuis le 08 janvier 2010.

Pourquoi ce livre ?

Nous publions ce livre, à l'approche de l'élection présidentielle, en vue de mieux faire connaître le candidat Laurent Gbagbo, ses actions, ses idées, sa vision de la Côte d'Ivoire, de l'Afrique et du monde. Et ce, à travers sa biographie, ses interviews, ses discours, ainsi que des témoignages et des prises de position de personnalités diverses. Parce que nous estimons que, de tous les candidats, M. Laurent Gbagbo est, inexorablement, en dépit des errements et des imperfections de son régime, le Président idéal pour diriger notre pays, dans l'état actuel où il se trouve.

En effet, faisant fi des sirènes de milliards qu’on nous promet, nous avons choisi de publier ce livre pour convier nos compatriotes à soutenir M. Laurent Gbagbo, à agir, à participer activement à sa campagne électorale, et, par-dessus tout, à lui accorder leurs voix pour sa victoire, notre victoire. Car, un autre choix nous défavoriserait.

Mais, au fait, qu’entendons-nous par : « agir » ? Pourquoi agir pour la victoire de Laurent Gbagbo? Comment agir pour gagner ? Faut-il désespérer de la « refondation » ? Pourquoi un choix autre que Laurent Gbagbo nous défavoriserait-il ?...

Vous aurez toutes les réponses à ces questions, en lisant « Agir pour la victoire de Laurent Gbagbo ».

Par la même occasion, nous vous annonçons que la présentation officielle du livre et des séances de Dédicace sont prévues. Nous vous en tiendrons informé(es).

Avec mes compliments.

Léandre Sahiri

 

Les auteurs :

 

Léandre Sahiri. Docteur ès lettres de l'Université de la Sorbonne, Paris. Professeur de Littérature. Critique littéraire... Il a enseigné dans plusieurs établissements et institutions en France, en Côte d'Ivoire et au Canada. Il est l’auteur de : La victoire par la voie des urnes, essai ; Contes d'actualité, contes ; Les obsèques de Bahi Oromé, théâtre ; Le Code noir de Louis XIV, théâtre ; Jonathan Livingston le goéland, roman traduit de l'anglais ; Monica ou De l'injustice de la justice, roman ; Accusations, poèmes, etc.

 

Sylvain de Bogou est journaliste (radio et presse écrite) et consultant, parlant couramment et sans distinction l'anglais et le français. Il est titulaire d'un Master en Droit des Relations Internationales. Il prépare une carrière d'enseignant-chercheur. Il est l'auteur de plusieurs articles de presse et d'un recueil de poèmes Unfinished Symphony qui vient de paraître aux Editions AuthorHouse, en Angleterre.

 

Serge Grah est journaliste et chargé d’édition dans une maison d’édition en Côte d’Ivoire. Chroniqueur dans le magazine littéraire ivoirien Point de Lecture. Ambassadeur Universel de la Paix. Il est l'auteur, de Kolou le chasseur (Littérature enfantine) et Une saison au purgatoire (poèmes).

 

Distribution / Diffusion :

Librairie Carrefour Siloe (Cocody Saint-Jean)

22 Boulevard de France – 08 BP 326 ABIDJAN 08 (Côte d’Ivoire)

Tél. 00 225 22 44 23 70 / 00 225 22 44 81 71

Fax : 00 225 22 44 54 96

 

Contact :

Pour plus d’informations et pour commander ce livre, contacter : Mlle Honorine Koudou 

Par Tél. : 00 225 07 21 57 70 / 00 225 01 17 38 55

DESAFFECTION DES FEMMES POUR LES DESSOUS: EFFET DE MODE OU PURE PERVERSITE?

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Un certain phénomène prend, en ce moment, de l'ampleur dans nos sociétés: la désaffection des femmes pour les dessous. Après avoir opté, un temps, pour les strings dévastateurs, elles renoncent de plus en plus, aujourd'hui, à en porter. Tout bonnement. Les jupons, n'en parlons même pas. Pas alors étonnant de les voir dans des Jeans taille basse qui dégagent (au meilleur des cas) le nombril et laissent entrevoir le haut du pubis nu, les fesses dénudées, avec des tatouages sur la partie supérieure ou dans des pantalons et robes moulants qui dessinent parfaitement leurs fessiers ou leurs entrejambes, galbés, sans dessous aucun. Cette pratique nudiste est courante dans les milieux dits "glamour". Si bien que des stars internationales comme Beyonce Knowles, Britney Spears, Jennifer Lopez, Kate Moss, Katie Jordan Price, Lindsay Lohan, Paris Hilton, Victoria Silvstedt et bien d'autres encore, ont été prises en photo, en descente de voiture (exemple de la deuxième image; nous avons choisi la moins choquante), dans des postures dégradantes, où leur attribut féminin se dévoile dans tout son cru. Franchement déprimant! Malheureusement, comme toujours, nos soeurs africaines et, singulièrement, ivoiriennes, se sont entichées de la désolante pratique et s'y distinguent fort négativement. La situation (similaire) au Gabon a interpellé Dave Moubele Pendy, qui nous en parle, dans cet article: Le dégout des gabonaises face au slip.


De plus en plus de femmes adoptent un nouveau mode vestimentaire qui suscite curiosité auprès de nombreuses personnes en tête desquelles la gente masculine. Le non port du slip chez la femme est un véritable phénomène de société qui prend chez la jeune fille ainsi que la femme en générale une proportion très inquiétante. Une récente enquête menée auprès d'un échantillonnage de femmes issues de plusieurs catégories de notre société assure qu'être nu est mieux que d'être vêtu d'un slip. D'autres en revanche décrient le phénomène.

Jeanne : Esthéticienne.

Pour ma part, je trouve que porter le slip aujourd'hui est un « casse-feeling ». Moi, quand j'ai un rendez-vous galant et sachant que j'ai en tête que ma rencontre se soldera par une partie de jambe en l'air, je m'habille sans mettre le slip parce que cela pourrait constituer un élément de ralentissement de l'acte.

Constance : Etudiante en 2ème Année de Sociologie.

Je trouve absurde de voir mes sœurs s'adonner à un tel comportement. De plus, nous assistons à une perte de valeur de la dignité féminine africaine parlant de la considération de la femme en générale et de la Gabonaise de manière singulière. Comment peut-on justifier une telle attitude ? C'est regrettable ! Où va la femme ? Cela ne s'explique pas. Vivement que ce phénomène soit dénoncé mais également que des mesures fortes soient prises afin de décourager des comportements pareils.


Antoinette : Fille de joie (Prostituée).

Chez moi, le slip est inscrit aux abonnés absents. Voici neuf (9) ans aujourd'hui que je n'en mets pas sauf quand j'ai mes menstruations. Le slip me dégoûte et je trouve ça encombrant au moment de passer à l'acte sexuel. Je trouve embêtant de l'ôter surtout quand je suis excitée.

Adélaïde T. : Pharmacienne.

Le port du slip me créait des démangeaisons entre les cuisses. J'aime être nue. Cela me procure plusieurs avantages, notamment ceux liés à l'acte que vous connaissez. Il y a moins de perte de temps mais aussi pour les raisons que j'ai évoquées auparavant.

Henriette : Secrétaire de Direction.

Le slip tel que beaucoup se l'imaginent, je ne le porte que lors de mes règles. Par contre, je suis une accros du string qui me met très à l'aise quant je le porte. J'avoue que j'aime dormir toute nue et cela est très confortable. Le slip est un linge que je souhaite voir évoluer mais qui reste quand même important aux yeux des femmes. Libres à elles d'en faire le choix. Je suis « string-girls » et non « slip-women ».

Maman Hortense, Sexagénaire : Commerçante de divers.

Je suis dépassée par vous les jeunes d'aujourd'hui. Dans quel monde a-t-on vu une femme qui se balade sans slip ? La dernière fois, j'ai été scandalisée par ma petite fille qui avait porté un pantalon qu'elle appelle taille basse ; mais elle a porté ce dernier sans dessous. Ce n'est pas normal !

Célestine M. : Femme de ménage.

A mon époque, ce genre de phénomène n'existait pas. Nous étions toutes instruites sur la nécessité de préserver notre dignité. Je ne sais pas jusqu'où nos filles d'aujourd'hui veulent aller ?


Dave MOUBELE PENDY

mardi, 12 janvier 2010

SOURIRE GARANTI: POURQUOI LES HOMMES SONT LES GENS LES PLUS HEUREUX?

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A tous les hommes qui seront contents de lire ce texte. 
Et à toutes les femmes qui vont se plier en deux à la lecture de ces vérités.  

Allez...! S O U R I O N S!
 

Les hommes: Leur nom de famille ne change pas.
 
Ils ne peuvent jamais être enceintes.

 
Les mécaniciens leur disent la vérité.

Ils n'ont jamais à conduire jusqu'à une autre station essence pour faire pipi parce que les toilettes de la précédente étaient trop dégueulasses.


Ils ne sont pas obligés de réfléchir au sens dans lequel un écrou doit tourner.
 
Même travail et ils sont mieux payés.


Les rides leur donnent de la personnalité.
 
Robe de mariée 2000 euros, location de smoking 50 euros.

 
Les gens ne fixent pas leur poitrine quand ils leur parlent.

Les chaussures neuves ne leur donnent pas d'ampoules.

 

Une seule humeur et c’est la même tout le temps!

Les conversations téléphoniques sont finies en 30 secondes.

 
Ils n'ont besoin que d'une valise pour des vacances de cinq jours.

Ils peuvent ouvrir eux-mêmes leur pot de confiture.

Le moindre geste agréable de leur part leur vaut de la reconnaissance.


Si quelqu'un a oublié de les inviter, cette personne peut quand même rester leur ami(e).


Leurs sous-vêtements coûtent au plus 15 euros pour un paquet de 3.
  
Trois paires de chaussures sont plus que suffisantes.
Ils n'ont presque jamais de problèmes de bretelles en public.


Ils sont incapables de voir si leurs vêtements sont froissés ou tachés.


Tout sur leur visage reste de la même couleur tout le temps.

Les frites, le chocolat, les viandes en sauce, le pain avec la pizza ne leur posent aucun problème.
La même coupe de cheveux dure des années, peut-être même des décennies.


Ils n'ont que leur visage à raser.


Ils peuvent jouer avec des joujoux toute leur vie.

Un seul sac ou portefeuille et une paire de chaussures peu importe la couleur. Une seule couleur pour toutes les saisons. Ils peuvent se promener en short, quel que soit l'état de leurs jambes.
Ils peuvent s'arranger les ongles avec un canif de poche.

 
Ils ont le libre choix concernant le port d'une moustache.
Ils peuvent faire les courses de Noël pour 25 personnes en 25 minutes, le 24 décembre.
Et on continue de se demander pourquoi les hommes sont heureux.

Le pire...c'est qu'c'est vrai!

15:40 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blagues, humour, sourire, rire, détente, déstresser | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

VOUS ALLEZ EN RIRE: AHMED ET LA TONDEUSE!

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L'archevêché doit engager un nouveau jardinier.

Le bedeau aimerait bien donner la place à son copain Ahmed, qui est au chômage, mais il sait que l’archevêque est
 très strict sur un point : tout le personnel doit être catholique.

Alors le bedeau a une idée.

Ahmed, on va dire que tu t'es converti il y a plusieurs années à la religion catholique.

Ti gentil, mais ci pas possible ! Moi, j'i connais rien à ta religion catholique...

Ne t'inquiète pas, Ahmed. Pour vérifier qu'un employé est un bon chrétien, Monseigneur pose toujours les mêmes
 questions.. Il va te demander qui était la mère de Jésus, tu répondras : Marie. Qui était le père de Jésus, tu
 répondras : Joseph. Comment est mort Jésus, tu répondras : sur la croix.

Arrête, ji m'rapellerai jamais tout ça !

Je te le répète, ne t'inquiète pas, j'ai pensé à tout. Je marquerai les réponses sur ta tondeuse à gazon, tu
n'auras qu'à les lire.

Ahmed est engagé. Et le premier jour, alors qu'il tond la pelouse, l'archevêque s'approche de lui :

Ah ! Vous êtes le nouveau jardinier. Comment vous appelez-vous ?

Ahmed, m'sieur Monseigneur.

Mais...vous n'êtes pas catholique ?

Si, m'sieur Monseigneur. J'i m'suis converti.

Comme c'est beau ! Voyons si vous êtes un bon chrétien. Savez-vous comment s'appelait la mère de Jésus ?

Ahmed se penche sur sa tondeuse.

Marie.

Et le père de Jésus ?

Ahmed se penche à nouveau sur sa tondeuse.

Joseph.

Très bien. Et comment Jésus est-il mort ?

Nouveau coup d'oeil sur l'engin.

Sur la croix.

Parfait !

L'archevêque s'éloigne, satisfait. Et puis, pour être vraiment certain que ce musulman est devenu un bon chrétien,
 il revient sur ses pas.

Pourriez-vous également me dire les noms des deux larrons qui étaient de chaque côté de Jésus sur la croix ?

Ahmed se penche sur sa tondeuse et relève la tête avec un grand sourire.

Black et Decker !

(C'est la marque de la tondeuse!!!)

15:05 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blagues, humour, sourire, rire, détente, déstresser | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

jeudi, 07 janvier 2010

POURQUOI LE TIERS-MONDE NE SE DÉVELOPPE PAS ?

Samedi, 25 Juillet 2009



Dans son livre « A Farewell to Alms » [ou « Adieu l'aumône »], l’économiste Gregory Clark examine les conditions nécessaires pour qu’un pays accède au développement économique. Après avoir étudié la transformation des mentalités en Angleterre entre le 13e et le 19e siècle, Clark énumère quatre critères qui, selon lui, doivent être réunis avant qu’une économie ne commence son ascension : travailler dur, penser au lendemain, maîtriser les savoirs de base (lire/écrire/compter), et régler les différends autrement que par la violence.  Selon G. Clark, les pays du « Tiers-monde » ne se développent pas car leurs populations ne sont pas prêtes. Par François Desouche.

 

A FAREWELL TO ALMS.png 

Livre de Gregory Clark : A farewell to Alms qui veut dire: Adieu l'aumône

Le développement économique est un phénomène récent à l’échelle de l’humanité. De la Préhistoire au 19e siècle, c’est l’ensemble de la planète qui reste dans un état de sous-développement. Longévité, taille moyenne de la population (indicateur de santé), revenu réel par habitant… : les chiffres sont à peu près les mêmes en 10 000 av. J.-C. et en l’an 1800 de notre ère. Coté nutrition par exemple, l’Anglais moyen consommait 2 322 calories par jour en 1790 (les plus pauvres devaient même se contenter de 1 508 calories/j). Par comparaison, les tribus de chasseurs-cueilleurs consommaient 2 300 calories par jour, voire plus ; et leur régime était bien plus varié. « L’homme primitif était bien nourri par rapport à l’une des sociétés les plus riches du monde en 1800 », écrit l’auteur.

La raison de cette stagnation est bien appréhendée : jusqu’en 1800, tout progrès technologique s’est traduit non par une « augmentation du niveau de vie » mais par un « accroissement du nombre d’habitants ».

Tout change à partir du 19e siècle. Le niveau de vie moyen commence à croître à un rythme prodigieux, jusqu’à aujourd’hui. Pourquoi ? Pour Gregory Clark, la réponse se trouve dans les archives médiévales qu’il étudie depuis vingt ans. »

Selon lui, « l’Angleterre du 13e siècle n’était pas prête pour le développement économique en raison de quatre handicaps, partagés par tous les peuples » :

1.      une vie tournée vers le présent et l’incapacité à  consentir des sacrifices immédiats pour un mieux-être ultérieur ;

2.      une maîtrise très approximative du calcul, de la lecture et de l’écriture. Et une volonté insuffisante de développer ces compétences ;

3.      la résolution des conflits par la violence physique plutôt que par la négociation ;

4.      une quantité de travail insuffisante.

Il est, selon l’auteur, impossible qu’une population présentant ces caractéristiques puisse engendrer les progrès technologiques rapides et continus nécessaires au développement économique. En 1800, en revanche, les Anglais travaillent 60 heures par semaine, pensent à l’avenir, savent suffisamment bien lire, écrire et compter, et commettent peu de crimes. Une population ayant ces qualités est alors en mesure d’inventer la Révolution Industrielle, ou au moins d’en copier les meilleures idées avec succès.

Que s’est-il passé entre 1200 à 1800 pour que s’opère ce changement radical en Angleterre ?

Gregory Clark apporte une réponse fort simple.

En 1200, seule une fraction de la population possède les quatre qualités évoquées précédemment : ceux qui se sont enrichis. Exemples : le poissonnier qui a plus de clients que son concurrent, le cordonnier qui vend ses chaussures plus cher mais parce qu’elles sont de meilleure qualité, le paysan qui produit plus de blé. Cette fraction de la population a « plus d’enfants » ayant survécu jusqu’à l’âge adulte que les autres (avoir des enfants est coûteux : nourriture, soins, éducation… Seuls les plus riches peuvent subvenir aux besoins d’une famille nombreuse).

Léguant à leurs enfants leurs valeurs et leurs traits de caractère, les familles porteuses de valeurs positives se sont multipliées, répandant ces valeurs au travers de la société. A l’inverse, celles qui en étaient dépourvues ont progressivement disparu. « La population de l’Angleterre moderne descend principalement des classes socio-économiques supérieures du Moyen Âge, » conclut Gregory Clark. « Être économe, prudent, travailleur et négocier sont devenus les valeurs de communautés qui auparavant étaient dépensières, impulsives, violentes et paresseuses. »

Il a donc fallu 600 ans  pour que les traits de caractère nécessaires au développement économique du pays se répandent peu à peu, et en 1800, l’Angleterre était prête pour la Révolution Industrielle. D’autres zones géographiques étaient dans cette configuration : la France et le reste de l’Europe, les colonies européennes (Etats-Unis, Canada, Australie, etc.), l’Asie du Nord-Est (Japon, Corée du Sud, Taiwan, etc.).

Les autres pays ne l’étaient pas. Ces pays-là sont aujourd’hui appelés « pays sous-développés » ou «Tiers-monde ». C’est de ces pays que proviennent la majorité des immigrés qui s’installent en France.

Pouvons-nous les aider à se développer ?

Gregory Clark répond par la négative.

Nous pouvons leur montrer nos innovations, mais ils ne les utilisent pas aussi bien que nous. Et Clark soutient qu’il n’y a rien à faire pour accélérer leur développement. Contrairement à ce que croient la Banque Mondiale ou le Fonds Monétaire International, il ne s’agit pas d’un problème de capitaux, d’encadrement, d’institutions, d’éducation, d’infrastructures ou de techniques. Si tel était le cas, ces déficiences pourraient être comblées avec suffisamment de temps et de générosité. Le vrai problème, selon Clark est d’une nature beaucoup plus profonde. C’est ce qu’il appelle pudiquement : « la qualité des travailleurs ».

Cette conclusion est d’autant plus significative que Gregory Clark n’est pas un marginal. C’est au contraire un chercheur réputé. A Farewell to Alms est un best-seller qui a reçu un accueil très favorable dans les milieux intellectuels, du New York Times au prix Nobel d’économie 2001 George Akerlof. Ses données sont inattaquables. La publication de ce livre, en 2007, a suffi pour propulser son auteur au rang de superstar de l’économie, en l’espace de quelques mois.

Gregory Clark conclut par ce jugement sévère : « L’Histoire démontre, comme nous l’avons vu encore et encore dans ce livre, que l’Occident n’a aucun modèle de développement économique à offrir aux pays du monde qui sont encore pauvres. Il n’y a pas de remède économique simple qui garantira la croissance, et même des interventions économiques complexes n’offrent pas de chance claire de guérison pour les sociétés atteintes de pauvreté. Même les dons directs destinés à les assister ont prouvé qu’ils étaient inefficaces pour stimuler la croissance. »

Auteur de l’article : François Desouche

Source : http://nerrati.net/afrique-dossier

16:22 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Livre, Monde | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : a farewell to alms, gregory clark, adieu l'aumône, afrique-dossier, nerrati.net, f.desouche | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mardi, 05 janvier 2010

DELIVRANCE DE VISAS: CHICANERIES FRANçAISES

EMBLEME CONSULAT DE FRANCE.jpg 

 I -  Introduction

 

Il n’y a pas très longtemps nous étions invités  à une cérémonie de baptême d’un petit garçon de six mois, dans la région lyonnaise,  par un couple ami. Le mari est un français, blond aux yeux bleus ; un homme très courtois, d’une grande amabilité, très humble et d’une humanité très visible. Il est profondément amoureux de son épouse, une noire originaire de ce pays d’Afrique de l’ouest qu’on appelle la Côte d’Ivoire.

 

Après la cérémonie à l’église, nous sommes allés au domicile du couple où un rafraîchissement et un déjeuner étaient prévus. Là, le mari nous a exprimé sa colère et  surtout sa honte face au comportement du consulat de France à Abidjan qui a refusé le visa à la mère de son épouse qui devait venir voir sa fille et assister au baptême de son petit-fils.

 

Il expliquait avec rage que sa femme et lui ont fourni tous les documents demandés par le consulat, rien ne manquait et pourtant le visa a été refusé, sans la moindre explication. Avant d’aller plus loin examinons, ici, la liste des documents exigés par les ambassades et autres consulats français pour le voyage d’un africain dans leur pays.

 

II - Documents exigés par la France

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20:13 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, France | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : chicaneries françaises, délivrance de visas, principe de réciprocité, dr serge-nicolas nzi | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |