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vendredi, 26 février 2010

CYBERCRIMINALITE: COMMENT LA COTE D'IVOIRE EST DEVENUE LA PLAQUE TOURNANTE

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Abidjan est devenue le sanctuaire de la cybercriminalité. Comment en est-on arrivé là ?

Le 25 février 2009, la chaîne française M6 diffuse un reportage intitulé «Internet : les as de l`escroquerie». Des jeunes Ivoiriens, à visage découvert, expliquent leurs stratagèmes pour arnaquer. Les faussaires, par des courriers électroniques, entrent en contact avec des personnes installées à l’étranger, créent des histoires à dormir debout, telles que les gains à la loterie, les offres d’achats de biens, rien que pour se faire remettre des espèces sonnantes et trébuchantes. M. Jean Cournot, un expatrié suisse, qui voulait vendre un immeuble a ainsi été floué. L’individu qui prétendait vouloir acquérir l’édifice lui a soutiré de l’argent pour, disait-il, l’ouverture du compte bancaire devant accueillir les fonds. Dans le même mois de février, Fidèle Koffi Konan, 22 ans, Serges Gossé Koré, 21 ans, et Arnaud Djobo Kpagbi, 22 ans, se font passer pour le procureur de la République, Raymond Tchimou. Ils cherchent à soutirer de l’argent à un opérateur économique français établi à Dakar. Les quidams font parvenir à Jean Luc Albert Pierre Marioni, via internet, une correspondance baptisée: «La lettre du Tribunal».

Le procédé

La note adressée à l’homme d’affaires français porte les armoiries de la République et est signée du haut magistrat. Le courrier informe M. Marioni de ce qu’une certaine Camille Lurette lui lègue sa fortune. Mais, il dispose de quatre jours pour faire acheminer à l’autorité judiciaire, la somme d’environ 300.000 Fcfa destinée à la légalisation de l’acte de donation. Manque de pot pour les délinquants. M. Marioni connaît très bien le chef du parquet. Un peu agacé par les ridicules fautes dans la correspondance, l’opérateur économique alerte par fax Raymond Tchimou. Le magistrat tombe des nues et actionne aussitôt le commissaire Félix Bléa, chef de la cellule de lutte contre les infractions sur le net. Avec l’aide d’une journaliste française venue justement enquêter sur le phénomène de l’escroquerie sur Internet à partir d’Abidjan, l’officier parvient à mettre le grappin sur Fidèle Koffi Konan et Serges Gossé Koré, le troisième lascar ayant réussi à se fondre dans la nature. Les indélicats sont condamnés pour faux et usage de faux, tentative d’escroquerie. Il ne se passe plus une seule semaine sans que la police ne soit saisie de plaintes liées à la cyberescroquerie. Vous l’aurez compris ! Phénomène nouveau, la cybercriminalité est en pleine expansion en Côte d’Ivoire. Les experts la définissent comme l’ensemble des délits commis contre les systèmes d’informations et aussi l’ensemble des crimes commis en utilisant l’informatique et l’Internet. «La cybercriminalité se décline sous plusieurs formes : les crimes contre les systèmes d’information et les crimes commis par l’utilisation des systèmes d’informations », explique Corenthin Ahuili, expert en Nouvelle technologie de l’information et de la communication (Ntic). Selon lui, la Côte d’Ivoire est dans la zone rouge, en tête du peloton. L’année dernière, une commission rogatoire belge a effectué sur les bords de la lagune Ebrié des investigations. Elle avait été précédée par plusieurs autres enquêtes. Les conclusions, selon le quotidien belge «Le Soir», sont déprimantes : la Côte d’Ivoire est devenue un sanctuaire dangereux de la cybercriminalité. Mais comment en est-on arrivé là ? Tout commence au début des années 2000 avec les jeunes d’un gigantesque pays de la Cedeao. Rompus au banditisme sur le net mais fermés dans leur communauté, ils ont réussi à garder le secret jusqu’à l’avènement de la crise de 2002. «Avant la guerre, on les voyait rouler carrosse mais on ne savait pas comment ils gagnaient leur argent. Finalement, on a su que c’était grâce à l’outil informatique qu’ils devenaient aussi riches rapidement », révèle Tré Blahou, un gérant de cybercafé. En fait, les effets pervers de cette crise poussent de nombreux jeunes gens à l’exil. Ils prennent le chemin de l’aventure dans l’espoir de se faire une place au soleil de l’occident. Mais, la moisson n’est pas toujours à la promesse des fleurs. Selon M. Ahuili, les immigrés, vivant généralement dans la clandestinité et parfois dans la promiscuité, cherchent par tous les moyens à faire bombance. Peu importe la manière. «Tous les chemins mènent à Rome», clame Roger M. un Ivoirien basé en Suisse. Nos chers immigrés commencent alors par les vols de voitures. Un jeune Ivoirien, Thomas Tiacoh, serait passé maître dans ce type d’opération. En 2008, la justice française a manqué de peu de l’arrêter dans une ruelle au Plateau. L’homme a un procédé tout simple. Il s’affuble du titre d’opérateur économique, prend les engins chez des concessionnaires, prétend pouvoir les vendre dans son pays d’origine puis, en fin de compte, disparaît dans la ville. L’opération tourne toujours à l’arnaque.

La solution

Mais cette pratique étant devenue inopérante parce que trop usuelle, les délinquants changent de stratégie. Ils s’orientent vers la toile. La possibilité des achats en ligne est considérée comme un don du ciel. Ils se lancent, pour ainsi dire, dans les vols de cartes de crédit et font des transactions à partir d’internet. On les appelle « les brouteurs». Face «au succès grandissant», le phénomène s’étend à toutes les communes et même à tout le pays, partout où il existe une connexion internet. Les jeunes gens ont entre 15 ans et 35 ans.
Si certains cherchent à avoir du cash, d’autres sont à la recherche de correspondants pouvant les faire voyager vers l’occident. Selon un adepte, «le broutage» se décline sous diverses formes mais la plus répandue est celle qui se fait avec la complicité des agents de transfert d’argent. L’escroc va sur des sites de rencontre, s’inscrit et se «travestit ». «On lui envoie une belle photo pour l’appâter», explique Magloire, un jeune homme qui a vécu l’expérience. Lorsque la relation s’établit, les «brouteurs» demandent à rencontrer le correspondant chez lui en Europe. Mais celui-ci doit aider à l’organisation du voyage vers l’Europe. Maintenant que l’amoureux a accepté de décaisser, rentrent en jeu les agences de transfert en vue de faciliter les formalités. Selon Didier Kla, président d’Internet Society, la destination Côte d’Ivoire n’est plus sûre. Il multiplie les actions de sensibilisation en direction des autorités ivoiriennes sur la cybercriminalité, expliquant que le phénomène cause d’énor­mes pertes à l’économie mondiale. Malheureusement, le chef de la cellule en charge de la lutte contre les crimes via l’Internet manque de moyens pour traquer les escrocs. L’équipe du commissaire Bléa est composée d’une dizaine d’éléments qui ne dispose ni de la logistique, ni de la formation pour accomplir la mission. En attendant, Sylvanus Kla, Directeur général de l’Atci (Agence des télécommunications de Côte d’Ivoire), définit les mesures urgentes. Aux fournisseurs d’accès Internet, propriétaires et gérants de cybercafés , M. Kla a tiré la sonnette d’alarme. Il révèle qu’une police scientifique est née pour traquer les fossoyeurs de l’Internet. Pour sa part, le procureur Hamed Diakité annonce que l’article 403 du code pénal sera renforcé par d’autres lois spécifiques à la cybercriminalité.


Lanciné Bakayoko


Le vide juridique profite aux criminels

L’image est du Directeur général de l’Atci, Sylvanus Kla. «Nous sommes le 19 décembre, les Ivoiriens attendent patiemment les salaires pour préparer la fête. Brusquement, c’est la panique. Des criminels viennent de lancer une attaque informatique sur le système du Trésor public et des grandes banques. Les données sur la paie sont effacées, le système est paralysé. Le site internet de la présidence, véritable vitrine pour le pays est piraté et son contenu remplacé par des photos osées. Le pays est sous le choc. Des experts sont mobilisés et retrouvent les criminels. Ceux-ci avaient également, entre autres forfaits, créé à distance et de façon frauduleuse, des comptes bancaires en leur nom, crédités frauduleusement de fortes sommes d’argents. Le procès s’ouvre et coup de théâtre, les accusées sont relâchées. Le juge explique qu’aucune loi ne lui permet de les condamner, le code pénal ne prévoit que la destruction de bien matériels ». Pour lui, le vide juridique préjudiciable aux citoyens honnêtes, fait la part belle aux bandits. A cet effet, il en appelle à la mise en place d’outils juridiques, administratifs et techniques. En attendant la validation du texte de loi en préparation, l’Atci a engagé une vaste opération de traçabilité dans l’utilisation des puces de téléphonie mobile. Ainsi depuis le 1er janvier 2009, tout acquéreur de puce est tenue de s’identifier. Cela permet de savoir qui fait quoi. Mais il faut le reconnaître, la lutte ne deviendra efficace que dans un cadre de coopération internationale car le cyberespace n’a pas de frontière. La Convention de Budapest trace déjà la voie car elle propose une organisation harmonisée de textes existants en la matière avec un mécanisme d’intervention.

L.B

Source: Quotidien Nord-Sud du 05/09/2009.

jeudi, 25 février 2010

LE DRAME DE LA COMMUNICATION DE LA MAJORITE PRESIDENTIELLE

Lu sur un nouveau blog qui a fait son apparition sur IVOIRE BLOG, ce jour même: CONSULTANT INDEPENDANT. Digne d'intérêt. Bonne lecture!

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LA CRISE IVOIRIENNE ET LE DRAME DE LA COMMUNICATION DE LA MAJORITE PRESIDENTIELLE

Depuis de nombreuses années, la Côte d'Ivoire est en crise. Si celle-ci a débuté en 1993, avec la disparition du président Félix Houphouët-Boigny, elle a été exacerbée à partir de l’an 2000 avec l’élection du président Laurent Gbagbo à la tête de l’Etat de Côte d'Ivoire. Depuis le 19 septembre 2002, la tentative de coup d’Etat muée ensuite en rébellion armée a permis d’avoir une lecture plus nette du jeu des acteurs, mais surtout de noter le positionnement particulier des médias français et étrangers qui sont, à l’analyse, une composante essentielle de cette crise ouverte et entretenue depuis plus d’une décennie.


RFI et les médias étrangers, ferments essentiels de la crise ivoirienne

De fait, depuis le début de la crise en Côte d'Ivoire, plus que l’acuité du discours politicien haineux ou même la nocivité des rebelles en armes, c'est plutôt le lynchage médiatique permanent des médias français et la passivité légendaire des gouvernants devant cet état de fait qui est le vrai ferment de cette crise et l’élément structurant qui permet de mieux comprendre la nature ainsi que l’étendue du drame que vit le peuple de Côte d'Ivoire depuis plus d’une dizaine d’années.
Beaucoup plus « discrète » au départ, tant que le jeu politique laissait entrevoir un espoir démesuré pour leurs protégés au poste suprême, il semble que l’avènement d’un pouvoir socialiste en 2000 a radicalisé la position des médias étrangers et ceux qu’ils soutiennent. Crime de lèse-majesté, l’élection du président Laurent Gbagbo a effectivement et subitement donné le coup d’envoi d’un acharnement médiatique sans précédent contre la Côte d'Ivoire. La fin justifiant les moyens, ce combat médiatique se fait au mépris de toutes les règles déontologiques connues. N’est-ce pas RFI ou BBC qui diffusent les communiqués de marches même interdites ? N’est-ce pas ce média public français qui est censé avoir « découvert » le fameux charnier de yopougon dont certains des pauvres suppliciés entassés seraient en fait morts par noyade ? Ne donne t-elle pas la parole pour tout propos indécent envers les gouvernants sans recueillir le point de vue de la partie accusée ou attaquée? Ces médias ne servent-ils pas finalement de support de communication pour tous les groupes factieux, pourvu qu’ils soient contre le pouvoir ivoirien? De plus, ce déchainement de haine médiatique avec comme chef de file, Radio France Internationale ne s’exacerbe t-il pas, à chaque période charnière qui voit le pays sortir de la crise ? N’est-ce pas pareil chaque fois que l’évolution politique dévoile que la situation politique leur semble moins assurée pour leurs « protégés »?

Le Camp présidentiel: une passivité coupable

Mais, plus que la haine médiatique quotidienne qui ne semble pas prête de s’estomper, ce qui frappe l’observateur, c’est plutôt la passivité générale, l’absence réactivité véritable et les scrupules incompréhensibles de la part du camp présidentiel, abonné semble t-il, à ne compter que les coups. Certes, il est loisible pour certains, d’estimer que tous comptes faits, « le chien aboie toujours, mais la caravane passe quand même». N’est-ce pas une ignorance coupable d’un des codes majeurs de fonctionnement du monde moderne que d’ignorer à ce point la communication gouvernementale? A-t-on le droit de laisser détruire l’image d’un pays patiemment construit depuis des décennies ? Aujourd’hui, l’Ivoirité n’est-elle pas complaisamment attribuée à Laurent Gbagbo ? Ne parle t-on pas des FDS comme d’une armée « ethnique » bété? De Laurent Gbagbo comme Minoritaire dans le pays ? A-t-on correctement capitalisé les « nettoyages » effectués dans le secteur café-cacao, présenté comme alibi pour chasser l’opposition d’un secteur « juteux » ? Pourquoi persiste t-il encore dans les têtes à l’extérieur du pays que c’est Laurent Gbagbo qui ne veut pas aller aux élections ? A-t-on suffisamment communiqué sur l’article 48 qui a pourtant permis de débloquer bien des situations ? Etc. etc.
Et pourtant, au lancement de sa campagne, le président Laurent Gbagbo avait dit à peu près ceci: désormais, répondez à tous les menteurs ; certes, n’insultez personne, mais, ne laissez aucun répit à nos adversaires ; faites triompher la vérité, etc. A la pratique, que voyons-nous ? En lieu et place d’un rouleau compresseur, n’est-ce pas encore le calme plat ? En fait, un manque criant d’envergure s’agissant de la communication présidentielle. Mais, plus que la qualité des communicateurs ou même le contenu ou encore la pertinence des messages, c'est plutôt d’une part, la carence des supports de communication (RTI et presse écrite loyaliste) et d’autre part, la cible biaisée de nos ripostes éventuelles qui sont en jeu. Car, en fait, de quoi s’agit-il ?
Depuis que les rebelles sont revenus dans la république et qu’ils participent à la sortie de crise, pourquoi RFI, France 24, et autres s’acharnent-ils encore à répandre la haine gratuite entre Ivoiriens, sans recevoir la réponse adéquate par les canaux appropriés ? En son temps, quand ceux-ci (les français), dans leur jeu favori, s’étaient frottés à feu Robert Guéï, sous la transition militaire, ne se souvient-on pas des ripostes cinglantes du Capitaine Henri César SAMA pour le compte de l’ex-CNSP ? Car, nous le savons : ces messieurs qui ne comprennent que le langage des ordures et l’équilibre de la terreur, n’ont que faire de nos bonnes manières qui sont assimilées à de la peur ou à l’allégeance perpétuelle du Nègre… Alors pourquoi tant de réticence ou de retenue assimilable à de l’auto-flagellation devant l’inacceptable ?

Un désavantage au départ

Dans le conflit actuel, le camp présidentiel part gravement désavantagé : un pays divisé, des médias pirates au nord, une RTI seulement dans la partie Sud avec des programmes fades, sans aucune teneur ayant trait à la résistance, comme si la crise était finie, une presse écrite haineuse contre le pouvoir( 17 à 18 quotidiens dont seulement «3 en faveur du régime, des radios étrangères (RFI, BBC, Africa n°1, et même ONUCI. FM) qui privilégient essentiellement le point de vue de l’opposition. Je ne parle même pas ici des rebelles qui, sont aujourd'hui au second plan. C'est le RHDP qui tient le haut du pavé en exigeant tout ou presque, au point de faire oublier qui réellement a pris les armes…. Alors des questions se posent :
Est-on sorti de la crise ou non ; si non comment un pays encore en crise peut-il avoir des scrupules à utiliser les seuls moyens de résistance dont il dispose ?

La fébrilité des organes de régulation et d’autorégulation CNCA, CNP, OLPED

Devant le flot d’injures et d’entorses à la déontologie journalistique tous les matins, on se demande où est passée l’OLPED ? Les autres organes certes ce qu’ils peuvent, mais là aussi des questions se posent :
• Pourquoi le CNP et le CNCA dans leurs analyses ne tiennent jamais compte des médias étrangers qui violent ainsi impunément les règles élémentaires de la déontologie journalistique ? Ces médias sont-ils un Etat dans l’Etat en Côte d'Ivoire ?
• Comment peut-on exiger à un Etat en guerre (territoire divisé) de partager ses audiences radio et télé qui lui restent avec les belligérants encore en armes ?
• Pourquoi n’exige t-on pas alors cette partition équitable entre Soro et Gbagbo les deux vrais belligérants selon le discours du RHDP ?
• Pourquoi quand le camp du RHDP est en tête du temps d’antenne, il n’ya rien de grave apparemment et que c'est le contraire qui déclenche des hurlements dans toute la république, amplifiée par le CNCA ?
• Même dans l’absurde, le partage du temps d’antenne est-il concevable en dehors de la période électorale ?
• Ceux qui parlent de pré-campagne pour justifier le principe du partage du temps d’antenne peuvent-ils nous dire aujourd'hui quelle est la date des futures élections ?
Comme on le voit, on est dans une période d’abus de toutes sortes contre le régime du président Laurent Gbagbo, encouragés par une caricature du conflit, la passivité légendaire du camp présidentiel et par une mauvaise lecture des enjeux politiques actuels. Il est temps de rectifier le tir. Le plus tôt serait le mieux.

17:30 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Crise ivoirienne et Politique ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : côte d'ivoire, crise ivoirienne, communication en temps de crise | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mardi, 23 février 2010

AFFAIRE BEUGRE MAMBE ET SUITE: UNE EXCELLENTE ANALYSE DE GUY LABERTIT

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Lu sur le blog de Théophile Kouamouo:

 

Alors que l’élection présidentielle était programmée pour le mois de mars 2010, la liste électorale définitive devant être publiée en janvier, la Côte d’Ivoire a connu une nouvelle et grave crise politique qu’elle est en passe de surmonter. Cette crise est née de la mise à jour de manipulations frauduleuses des listes électorales à l’initiative de Robert Mambé Beugré, président de la Commission électorale indépendante contrôlée en Côte d’Ivoire, par l’opposition, en application des accords de Marcoussis et de Pretoria. A cet égard, les fréquentes dérives des commissions électorales mettent en cause leur crédibilité dans nombre de pays du continent africain.

L’annonce, dans son adresse à la Nation du vendredi 12 février, de la dissolution du Gouvernement et de la Commission électorale indépendante (CEI) par le chef de l’Etat ivoirien Laurent Gbagbo, qui s’est appuyé sur l’article 48 de la Constitution, a suscité nombre de commentaires sur les conséquences de ces mesures. Assez curieusement, la raison même de cette décision n’a pas vraiment été explicitée par la plupart des observateurs et analystes de la situation qui prévaut en Côte d’Ivoire.

Alors que l’élection présidentielle était attendue pour le mois de mars 2010, le fonctionnement de la CEI était bloqué depuis le mois de janvier. Son président, Robert Mambé Beugré, membre du PDCI (opposition), avec l’accord du vice président Jean-Baptiste Gomis, membre du RDR (opposition), avait conçu avec la complicité de collaborateurs et du comité d’experts (informaticiens), un système de fraude politique avérée, éventé par un communiqué du porte-parole de la Présidence de la République en date du 9 janvier.

Rappel des faits avant l’ouverture de la période de contentieux

Au terme des opérations d’identification et d’enrôlement engagées le 15 septembre 2008 et achevées le 30 juin 2009, après croisement avec nombre de fichiers administratifs exitants, effectué avec l’accord de toutes les parties par l’opérateur extérieur SAGEM et l’Institut national de la statistique (INS), deux listes de noms accompagnés de photos, soumises à une forme de croisement populaire, ont fini d’être affichées dans tous les centres de vote du pays le 23 novembre. L’une comptait un peu plus de 5 300 000 noms figurant sur la liste électorale de 2000, ou ayant été croisés dans les fichiers retenus de façon consensuelle, l’autre recensait 1 033 000 noms de personnes qui devaient se présenter au contentieux administratif et, si nécessaire, judiciaire.

Il faut préciser que les premiers croisements en direct et par ascendance, achevés le 30 septembre 2009, avaient laissé 2 752 181 dossiers en contentieux, que deux extensions sur le croisement par ascendance, respectivement achevées le 14 octobre et le 3 novembre, avaient ramené à 1 991 230 le nombre de dossiers en contentieux. Le 1 er novembre, avait été décidées trois extensions complémentaires qui ont permis d’aboutir à ce nombre de 1 033 000 dossiers soumis à un contentieux administratif et éventuellement judiciaire. Conformément à la loi, c’est la SAGEM, en collaboration avec l ’INS, et non la CEI qui n’en avait pas le droit, qui procédaient à ces croisements

C’est sur cette base qu’a été ouverte, le 24 novembre, la période de contentieux administratif auprès des commissions électorales locales, initialement fixée à un mois, au terme de laquelle les tribunaux avaient huit jours pour statuer sur les cas non réglés au niveau de ces commissions.

L’organisation de la manipulation informatique

La période du contentieux à peine ouverte, le président de la CEI, Robert Mambé Beugré, après avoir sollicité en vain l’autorisation du Bureau de cette structure, a fait procéder par les informaticiens de la CEI à un croisement interne à la liste des 1 033 000 pétitionnaires en contentieux. Les résultats de ce croisement, auquel n’avaient pas été associés l’INS et la SAGEM, ce qui était parfaitement contraire au mode opératoire légal, ont été présentés le 14 décembre à la Commission centrale de la CEI, selon le rappel des faits du communiqué officiel de la CEI du 20 janvier dernier. Le chef de l’Etat, à qui s’était adressé, le 25 décembre, le président de la CEI, lui a signifié qu’un tel croisement ne ressortait pas du mode opératoire consensuel défini par l’ensemble des parties ivoiriennes.

Pourtant, le 28 décembre, le directeur de cabinet de Robert Mambé Beugré, Antoine Adou, a réuni le comité des experts de la CEI, à savoir les 70 informaticiens, et leur a fait part de la volonté du président de la CEI de mettre à la disposition des commissions électorales locales, également contrôlées par l’opposition, la liste des 429 030 pétitionnaires issus du croisement interne effectué sur la liste des 1 033 000 qui devaient se présenter au contentieux. Cette transmission a été faite par les informaticiens qui ont traité avec les seuls présidents des commissions électorales indépendantes départementales.

Cette liste était intitulée « liste des pétitionnaires retrouvés par la CEI sur le résiduel de la SAGEM ». La manœuvre devait permettre de reverser les 429 030 pétitionnaires recensés dans la liste définitive par simple manipulation informatique sans que les pétitionnaires aient à se présenter devant les commissions locales départementales pour régler le contentieux administratif.

C’est au cours de la réunion du 7 janvier, à la Primature, en présence des représentants du secrétaire général des Nations Unies, Young Jin Choi, et du facilitateur, Boureima Badini, que le Premier ministre Guillaume Soro a fait état des faits relatifs à ce croisement interne dont les résultats ont été transmis aux commissions électorales locales. Ces faits ont alors été reconnus par le président de la CEI, ce qui explique la publication, le 9 janvier, du communiqué du porte-parole de la Présidence de la République à propos des manipulations frauduleuses des listes électorales par la CEI. Le représentant des Nations Unies, Young Jin Choi, qui doit certifier la liste électorale définitive, a implicitement reconnu que ces faits étaient établis et ne pouvaient ressortir d’une commission internationale d’enquête.

Du 5 au 14 janvier, les 70 informaticiens, munis des 70 CD, ont eu pour mission, dont les ordres étaient signés par le secrétaire général de la CEI, Monsieur Yapi Jacques, de transmettre aux commissions électorales locales les fichiers comportant les 429 030 pétitionnaires, en marge de leur mission officielle de formation des commissaires départementaux. La commission centrale de la CEI avait autorisé ces missions lors de sa réunion du 31décembre.

Alors que la période de contentieux administratif initiée le 24 novembre pour un mois avait été prolongée jusqu’au 9 janvier, malgré les fortes réticences du président de la CEI, le Premier ministre Guillaume Soro a présidé, le 12 janvier, une réunion demandant le retrait du fichier des 429 030 pétitionnaires établi par la CEI. Il a fixé, en accord avec l’ensemble des partenaires et des structures techniques, un nouveau mode opératoire avec l’installation de 70 comités de suivi dans les centres de coordination. Ces comités de suivi devaient être les seuls habilités à transmettre à la SAGEM et à l’INS la liste des pétitionnaires devant être intégrés à la liste définitive.

La mise à jour de ce fichier irrecevable pour établir la liste définitive a précipité des commentaires particulièrement éloquents de la part des dirigeants de l’opposition : « le RHDP félicite le président Robert Mambé Beugré, président de la CEI, pour l’excellent travail abattu et apporte son soutien total à l’ensemble de l’institution qu’il dirige » (11 janvier) ; « une accusation sans preuve » selon Alassane Dramane Ouattara (11 janvier).

Face à la presse, le 15 janvier, le président de la CEI a fourni des explications confuses reconnaissant toutefois que « par inadvertance » une partie des données avait été transmise aux commissions électorales locales.

Pourtant la Commission centrale de la CEI a ainsi conclu son communiqué officiel du 20 janvier : « Tirant les conséquences de ce dysfonctionnement, la Commission centrale de la CEI présente tous ses regrets pour les désagréments causés à la Nation ; s’engage à prendre, dans les meilleurs délais, toutes les mesures correctives conséquentes ; appelle la population au calme et à la sérénité ».

Dans le cadre de l’enquête diligentée par le Parquet d’Abidjan à la demande, le 15 janvier, du ministre de l’Intérieur, il a été avéré que les fichiers intitulés « liste des pétitionnaires retrouvés par la CEI sur le résiduel de la SAGEM » avaient été installés dans les ordinateurs des commissions départementales. Lors de la réunion du 12 janvier présidée par Guillaume Soro, onze superviseurs de commissions départementales avaient reconnu ces faits. Ils ont effectivement été constatés par les deux équipes d’enquêteurs envoyées, du 30 janvier au 2 février, à Abengourou, Dimbokro, Duékoué et Toulepleu,.

Les résultats de cette enquête judiciaire ont été rendus publics le vendredi 5 février par le porte-parole du Procureur de la République Mamadou Diakité. Ils confirment la volonté de procéder à des manipulations frauduleuses sur la liste électorale et mettent directement en cause le président de la CEI, Robert Mambé Beugré, et un de ses vice-présidents, Jean-Baptiste Gomis.

Une manipulation de nature politique.

La volonté d’intégrer 429 030 pétitionnaires dans la liste électorale définitive sans qu’ils passent par le contentieux administratif est une manipulation d’ampleur puisque ce fichier représente environ 8 % de l’électorat total.

Dans la composition de ce fichier, on peut relever que dans les régio,ns plutôt favorables à la majorité présidentielle, plus de 250 000 devaient être automatiquement intégrés, soit un pourcentage de 43 % des pétitionnaires en contentieux. Dans les régions difficiles pour la majorité présidentielle, les pétitionnaires concernés sont environ 175 000 (régions moins peuplées du pays),.le pourcentage moyen de réintégrés atteignant 54 %, avec 51 % à Bouaké (capitale de la rébellion), 57 % à Korogho, 60 % à Daoukro (fief de Henri Konan Bédié). 68 % à Dimbokro, 73 % à Didiévi. Les plus forts pourcentages (plus de 60 %) se retrouvent dans les régions du Nord-Est (le Bafing avec Touba, le Worodougou avec Séguéla, le Denguélé avec Odienné) et du Centre (région des Lacs avec Yamoussoukro).

Il est troublant de constater que 90 % des patronymes de pétitionnaires à réintégrer à Soubré, par exemple, ne sont pas bétés alors que l’on se trouve au cœur du pays bété. Par contre, dans les régions du Nord et du Centre du pays, les patronymes des pétitionnaires sélectionnés par le croisement interne reflètent les régions d’origine.

Au vue de ces données, la nature politique de la manipulation apparaît clairement. Les deux responsables de la CEI mis en cause, le président Mambé Beugré et le vice-président Jean-Baptiste Gomis, ont eu le souci de recenser pour les repêcher automatiquement, sans passer par le contentieux, l’électorat de leur parti respectif, le PDCI et le RDR, La manipulation portant sur 8 % de l’électorat total aurait mis en difficulté le candidat Laurent Gbagbo, Président sortant, qu’une vague de sondages (de mai à octobre 2009) de l’institut TNS Sofres plaçait largement en tête.

Malgré l’évidence des faits, le président Mambé Beugré, invité à démissionner, s’est accroché à son poste, soutenu par une opposition majoritaire au sein de la CEI. Comme il avait été élu président par ses pairs de la Commission et que sa crédibilité était, pour le moins, mise en cause, la seule façon de l’écarter était de dissoudre la CEI.

C’est ce que le chef de l’Etat a décidé de faire, le 12 février, après que le facilitateur, le président burkinabé Blaise Compaoré, a reçu les parties ivoiriennes, RHDP et majorité présidentielle, à Ouagadougou, le 11 février, sans parvenir à faire bouger les lignes.

La stratégie de la tension de l’opposition

Le croisement populaire, engagé après la publication des deux listes à la fin du mois de novembre, concernait tant la liste des 1 033 000 pétitionnaires, objet des manipulations informatiques décrites, que la liste des 5 300 000 dont certains éléments pouvaient être radiés si des fraudes à l’état-civil étaient avérées. Les tribunaux devaient se prononcer sur la base de réclamations dûment enregistrées par les commissions électorales locales.

C’est dans le cadre de cette dernière opération que des controverses se sont multipliées sur le terrain et ont abouti à des affrontements politiques parfois violents. D’une part, les commissions électorales locales, contrôlées par l’opposition, ont souvent refusé d’enregistrer les réclamations ; d’autre part, certains magistrats ont déclaré recevables des demandes de radiation qui n’avaient pas été enregistrées par les commissions électorales.

C’est ainsi que des Palais de justice où des magistrats devaient statuer sur quelques centaines de cas de radiation ont été attaqués et partiellement détruits par des militants d’opposition, notamment à Divo dans le Sud-Ouest, le 3 février, à Man dans l’Ouest, le 5 février, ou à Katiola au Nord La sous-préfecture de Vavoua a été incendiée. le 9 février.

Après la décision du Président de dissoudre la CEI et de demander au Premier ministre Guillaume Soro, signataire de l’Accord de Ouagadougou, de former un nouveau gouvernement, l’opposition, regroupée au sein du RHDP, par la voix du président de son directoire Alphonse Djédjé Mady, a déclaré ne plus reconnaître le chef de l’Etat, la nouvelle CEI, ni le nouveau gouvernement en formation. Dans sa déclaration officielle du 13 février, le RHDP demandait à ses militants et à ses sympathisants de se conformer à ces décisions.

Suite à cette déclaration, les manifestations non encadrés, suscitées par le RHDP, se sont multipliées à l’intérieur du pays, visant les biens publics, les symboles de l’Etat, commissariats, sous-préfectures et préfectures, les sièges locaux du Front populaire ivoirien (FPI), les domiciles respectifs de Issa Malick Coulibaly, du directeur de campagne de Laurent Gbagbo, et de Gervais Coulibaly, porte-parole du chef de l’Etat, étant incendiés à Korogho et Katiola dans le Nord du pays. Ces manifestations, bien contenues à Abidjan, ont connu des fins tragiques à Gagnoa (5 morts, le 19 février) et Daloa (2 morts, le 22 février).

C’est dans ce contexte de forte tension que le facilitateur, Blaise Compaoré, s’est rendu à Abidjan, le 22 février, après avoir reçu, la veille, à Ouagadougou, les deux principaux dirigeants de l’opposition, Henri Konan Bédié et Alassane Dramane Ouattara. Une journée d’audiences, avec les principaux acteurs de la scène politique ivoirienne, a permis de dégager un premier consensus sur la recomposition de la CEI dont le Président Mambé Beugré et les quatre vice-présidents ont été écartés, la formation d’un nouveau gouvernement étant annoncée pour le 23 février.

Paris, 23 février 2010

Guy LABERTIT

Conseiller Afrique du Président de la Fondation Jean-Jaurès

 

Source: Le Blog de Théophile Kouamouo

lundi, 22 février 2010

COTE D'IVOIRE: LA DIFFUSION DE FRANCE 24 SUSPENDUE

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AFP-Lundi 22 février 2010

ABIDJAN - La diffusion de la chaîne de télévision France 24 a été "suspendue" lundi, en Côte d'Ivoire, pour "traitement non professionnel de l'information" concernant "l'actualité politique" récente dans le pays, a annoncé l'organe ivoirien de régulation des médias.

Le Conseil national de la communication audiovisuelle (CNCA) a pris "une mesure conservatoire" visant la diffusion de la chaîne, "en attendant la délibération du Conseil", a déclaré à l'AFP son président Franck Anderson Kouassi.

"La décision prise vendredi est entrée en vigueur ce lundi", a-t-il ajouté, expliquant cette mesure par le traitement par France 24 de "l'actualité politique" récente, sans plus de précision.

A Paris, la direction de France 24 a dit regretter "la décision des autorités ivoiriennes" et "espère que le CNCA qui se réunit mercredi reviendra sur cette décision qui lui paraît injustifiée".

La situation politique ivoirienne connaît un fort regain de tension depuis la dissolution du gouvernement et de la Commission électorale indépendante (CEI) par le président Laurent Gbagbo le 12 février, après plus d`un mois de crise à la CEI, accusée de "fraude" sur la liste des votants.

Répondant à l'appel de leurs leaders à contrer "par tout moyen" le pouvoir en place, des opposants ont organisé à travers le pays des manifestations, parfois émaillées de violences.

Cinq personnes sont mortes vendredi, à Gagnoa (centre-ouest), dans le fief de M. Gbagbo, à la suite de la répression d'une manifestation par les forces de l'ordre.

Source: ABIDJAN.NET

LE DESTIN DES "HOMMES PROVIDENTIELS"

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La communauté internationale a condamné, presqu'à l'unanimité, le coup d'Etat de jeudi dernier qui a renversé le régime de Mamadou Tandja. Mais elle a condamné… du bout des lèvres, presqu'en s'excusant et tout juste pour préserver une " position de principe ". Parce que, pour une fois, tout le monde aurait souhaité applaudir des deux mains devant ce qui était devenue la seule issue pour régler une crise politique nigérienne que le chef d'Etat désormais déchu a réussi à complexifier en voulant satisfaire son égo personnel et les calculs de ses courtisans. " Le prix de l'entêtement ", titrions-nous vendredi dernier, au lendemain du coup de force ayant écarté du pouvoir Mamadou Tandja. Comment ne pas le rappeler pour indiquer que ce militaire sans histoires, élevé au rang de chef de la junte qui renverse Ibrahim Barré Mainassara en 1999, aurait pu rentrer dans l'Histoire si, au terme de deux mandats présidentiels au cours desquels il a contribué à la modernisation du pays, il avait entrepris de reformer les institutions pour passer la main à une nouvelle génération d'hommes politiques ?

L'ivresse du pouvoir doit avoir des effets pervers particulièrement en Afrique. Et Mamadou Tandja n'y a pas échappé qui, se couvrant derrière la " demande populaire " et malgré les réprobations de la classe politique, y compris d'une grande majorité issue de ses propres rangs, a entrepris un référendum suicidaire, après avoir mis entre parenthèses les institutions de la République comme l'Assemblée nationale ou le Conseil constitutionnel.
Or, nous le relevions déjà lundi le 29 décembre 2008, au lendemain du coup d'Etat en Guinée ayant consacré l'arrivée au pouvoir de Moussa Dadis Camara, " L'inévitable déliquescence d'un pouvoir qui dure, qui ne vit que de durer, de s'imposer à son peuple par la force et la corruption, est un terreau au chaos, une proie pour les "aventuriers" en tenue et en armes, qui pourraient bien devenir les "sauveurs" de la République. " Nous ajoutions même que " Personne n'est plus là avec vous quand la fin s'annonce inexorablement.

Tous sont dans l'attitude du Machiavel des Discours, sur la Première Décade de Tite Live : "Il faut être assez loin du Prince pour ne pas être emporté par sa chute ; mais assez proche pour être à portée de profiter de ses débris. " Toujours dans ce même éditorial, nous indiquions : " Plus on est âgé et usé par le pouvoir, plus on s'estime vigoureux et capable d'action. Alors on modifie (pour faire beau et ne pas dire "tripatouille") les Lois fondamentales bénéfiquement limitatrices de mandats présidentiels ; on s'impose à l'occasion de scrutins aussi fantaisistes que folkloriques. On règne avec des coteries toujours plus refermées, brutales et paranoïaques à mesure que la légitimité du pouvoir se fragilise. Même ceux qui sont chrétiens oublient, ostensiblement, l'enseignement du Psaumes 90, verset 10 : " Les jours de nos années s'élèvent à 70 ans. Et pour les plus robustes, jusqu'à 80 ans. " Une telle durée ne participe plus de la stabilité positive, mais de la fragilisation du système de gouvernance, articulé non pas sur des institutions garantes de l'avenir, mais sur l'allégeance à un individu distributeur de situations de rente.

Cette durée n'est plus un ferment de progrès, mais le signe d'une décrépitude. Avoir le sens patriotique, aimer assez son peuple pour lui éviter le pire, c'est savoir passer la main à de nouveaux acteurs, à de nouvelles générations et à ne pas se prendre pour indispensable. "
On avait cru que le coup d'Etat de Guinée à Noël 2008 était une alerte et un motif d'espoir pour l'Afrique. Avant que Dadis Camara ne plonge le pays dans la mégalomanie et le ridicule. Le coup d'Etat du Niger de jeudi dernier est une autre étape dans les motifs d'espoir, à condition que le nouvel homme fort de Niamey soit plus proche de Sekouba Traoré et d'un Moussa Dadis Camara. Qu'il comprenne qu'il est venu écrire un pan de l'Histoire, et que ce n'est pas lui qui fera l'Histoire.

Evoquant jeudi dernier à l'Ecole supérieure des sciences et techniques de l'Information et de la Communication, Esstic comme un signe prémonitoire- les relations entre le pouvoir politique et les médias, Charly Gabriel Mbock, chercheur et homme politique connu, évoquait une nécessaire politique du consensus à travers le respect de la vie, politique qui devait permettre à un groupe d'individus, autour de 49% de la population ayant perdu une élection, de se soumettre au verdict des urnes et de la majorité, mais aussi à cette majorité de considérer que, en gouvernant sur un pays où 49% des populations avait voté contre lui, il devait forcément en tenir compte dans ses politiques publiques.

Mais comment cela peut-il être possible lorsque le pouvoir en question a été élu non pas à 51% des suffrages exprimés, mais à moins de 30% des suffrages réels -en marge de tous les tripatouillages- et que ce même pouvoir évoque sans cesse une adhésion populaire superficielle pour imposer un diktat aux populations sans cesse paupérisées ? Mamadou Tandja doit y méditer en ce moment : ici comme ailleurs, il faut éviter le piège de l'homme providentiel qui, arrivé au pouvoir par un concours de circonstances, devient un surhomme qui sait tout et ne se trompe jamais. La vie ne s'est pas arrêtée au Niger la semaine dernière. Parce que " les cimetières sont peuplés de gens qui se croyaient indispensables ".


Par Alain B. Batongué

Source: MUTATIONS. Le 22 février 2010

 

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 NIGER-PUTSCH :

Cap sur l’organisation d’élections libres et transparentes

Le vœu est clairement exprimé tant par l’opposition politique sur place, qui ne cesse d’organiser de manifestations de soutien aux nouveaux maîtres du pays, que par les dirigeants sous régionaux de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, CEDEAO, dont une délégation a été reçue à Niamey le samedi 20 février dernier, par le chef de la junte au pouvoir, le capitaine d’escadron, Salou Djibola, qui a rassuré  ses interlocuteurs de sa volonté et de celle de ses frères d’arme, de ne pas s’éterniser au pouvoir, mais de tracer durant leur présence aux affaires, les grands axes d’un environnement devant conduire à la remise sur les rails du processus démocratique au Niger.


L’arrivée des militaires putschistes aux affaires, est fortement saluée par la société civile et l’opposition, dont les invitations à la retenue en direction du président déchu, Mamadou Tandja, se sont révélées vaines. Ce dernier ayant opté  contre l’avis de tous, pour une modification controversée de la constitution en vue de se maintenir au pouvoir, ce, au delà de la fin de son deuxième et en principe dernier mandat à la tête du pays, achevé depuis fin décembre 2009, selon la loi fondamentale d’avant constitution controversée.


En plus de cette entorse à la loi fondamentale, Mamadou Tandja, paierait pour son jeu flou dans le deal à l’international de l’uranium très convoité de son pays. Car après des assurances données à la France, Tandja a finalement essayé de revisiter unilatéralement sa copie, proposant le marché de l’uranium nigérien à d’autres partenaires, à l’exemple de la Chine notamment. Un jeu d’équilibriste, qui n’est pas forcément innocent dans cet avenir politique de Mamadou Tandja qui s’écrit plus que jamais en pointillé.

 

 

Source: MAZLECK.INFO. Le 20 février 2010

 

20:32 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Niger | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : afrique, niger, mamadou tandja, coup d'état au niger | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

samedi, 20 février 2010

DERNIERS DEVELOPPEMENTS POLITIQUES EN CI: L'APPEL DU MLAN

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Le président ivoirien Laurent Gbagbo a annoncé vendredi 12 Février, au soir, à la télévision nationale, la dissolution du gouvernement et de la commission électorale chargée d'organiser le scrutin présidentiel à la suite d'un différend sur l'enregistrement des électeurs. Il a également annoncé la reconduction du chef de l'ex-rébellion Guillaume Soro au poste de Premier ministre, et l'a chargé de lui proposer un nouveau gouvernement.  

Dans son discours, le président a invoqué l`article 48 de la constitution, pour prendre une telle décision. L`opposition a condamné cette décision et menacé de se retirer du prochain gouvernement. En effet, le RHDP, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix, qui regroupe les quatre principaux partis d’opposition a déclaré ne plus reconnaitre  M. Laurent Gbagbo comme chef d'Etat de la Côte d'Ivoire.

Voici en quelques mots, la situation que connait notre pays, la Côte d’Ivoire alors que le monde entier espérait voir les ivoiriens libre des démons de la guerre.

Rappelons que la présidentielle, maintes fois reportées depuis 2005, devait avoir lieu à la fin du mois ou début mars 2010. Un  scrutin est nécessaire pour mettre fin à plusieurs années d`instabilité et à l`impasse politique qui prévaut depuis la guerre de 2002-2003 qui a coupé en deux le pays,  laissant le Nord aux mains des rebelles.

Face à cette situation délicate et sensible que traverse la Côte d’Ivoire, le MLAN, le Mouvement de Libération de l’Afrique Noire, que j’ai l’insigne honneur de diriger, ne peut rester indifférent à la souffrance des ivoiriens.

La Côte d’Ivoire est un pays de paix, elle était même sous Houphouët Boigny, exportatrice de cette denrée rare qu’est la paix.

D’ailleurs, Je ne doute pas de la joie que vous ressentez aujourd'hui en lisant cette déclaration, de savoir que le serment  prêté  ne doit jamais être trahi par son peuple.

Bien-aimés frères et sœurs de la Côte d’Ivoire, nous avons fait un choix, celui de servir notre patrie avec dévouement et loyauté. Nous ne devons jamais nous détourner de cette noble voie. La liberté est l'idéal pour lequel, de tous temps et à travers les siècles, les hommes ont su lutter et mourir. N’oublions pas notre histoire glorieuse et historique. Souvenons-nous qu’en 1949, pour libérer les combattants de la lutte anticoloniale, militants du Rassemblement Démocratique Africain (RDA) après avoir été jugés et condamnés, des femmes ont marché sur Grand-Bassam. Elles furent accueillies par les canons à eau de l’administration coloniale sur le pont situé sur la lagune Ouladine reliant le quartier France à la zone continentale. La libération des  militants emprisonnés le 1er janvier 1950, à l’issue de cette manifestation, reste un signal fort de notre peuple face à l’adversité.

C’est grâce à notre volonté d’être libre et unie que nos devanciers ont mené la lutte héroïque et sublime qui nous conduit vers  notre indépendance véritable.

 

Nous sommes nés pour vivre libres et non pour vivre de la servitude comme nous l'avons été lorsque le maître nous dictait le nombre de fouets souhaitables et la vie qui nous convenait.

 

Oh, peuple de Côte d’Ivoire, notre  volonté, celle de tous les hommes et de toutes les femmes de ce pays est de faire régner l'ordre et la paix dont chacun de nous a besoin pour vivre heureux et profiter réellement du fruit de l'indépendance.

C'est pourquoi, je vous adresse, chers compatriotes, un appel fraternel pour que cessent les querelles inutiles, sauvages, les rivalités entre frères, qui retardent le développement de notre pays.

 

Tel est le message d'un homme qui souffre de voir son peuple déchiré, et qui souhaite que son pays aille   toujours de l'avant et qu'il joue effectivement son rôle de locomotive dans la sous région ouest-africaine. 

Que chaque leader politique puise en lui les dernières ressources pour considérer que l’intérêt général, celui de notre pays, et non les calculs politiciens.

Nous appelons toutes les forces vives à travailler ensemble car rien ne peut être fait dans la solitude. Notre digne frère Mandela nous répète qu’ « aucun de nous, en agissant seul, ne peut atteindre le succès ».

La Côte d’Ivoire d’en bas, c’est-à-dire, des pauvres, par ma voix vous demande de considérer la pauvreté dans laquelle elle vit. Face à la souffrance de son peuple, aucun sacrifice n’est de trop, c’est pourquoi, nous appelons avec empressement, le président Gbagbo, son premier ministre et les partis d’opposition à mettre en place sans délai la nouvelle commission électorale indépendante qui, en se basant sur les acquis, fixera la date du premier tour des élections présidentielles. Il est techniquement possible que cette date soit fixée fin Avril-début Mai 2010.

 

En avant, citoyens et citoyennes, pour la construction d'une Côte d’Ivoire réconciliée avec elle-même, unie, prospère et débarrassée de ses démons.

 

Dieu nous donne sa sagesse.

 

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Fait à Paris, le 16 Février 2010

Dr Séraphin PRAO

Président du MLAN

www.mlan.fr

DES MORTS A GAGNOA: QUEL GACHIS!

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C'est avec une grande consternation que j'ai appris, dans la soirée d'hier, l'issue tragique des manifestations de Gagnoa, suscitées par le RHDP, qui met une fois de plus de l'eau au moulin de ceux qui reprochent à ses dirigeants de se repaîtrent du sang des ivoiriens. Etaient-ils nécessaires d'envoyer des jeunes gens se faire ainsi inutilement abattre, en affrontant les forces de l'ordre et en les attaquant ouvertement?

C'est dommage qu'on en soit encore arrivé, dans ce pays, à faire couler le sang des innocents tandis que les coupables se la coulent douce dans des salons feutrés, envoyant les "enfants des autres" se faire tuer. Et comme toujours, le drame arrive à propos pour leur servir de fonds de commerce: Pas plus tard que ce matin, Alassane Ouattara demandait, sur RFI, que le Conseil de Sécurité de l'ONU accepte de ne plus reconnaître Laurent Gbagbo comme le Président de la République de Côte d'Ivoire. Et nous y voilà! C'est trop facile! Même si je n'ai pas trouvé opportune la dissolution de la CEI.

C'est plutôt lui-même, ADO, qu'on ne devrait plus reconnaître comme citoyen de ce pays pour y avoir envoyé la guerre, financé la rébellion et causé la mort de milliers d'innocents, plongeant le pays, depuis 8 ans, dans un véritable coma social et politique. Le RHDP assume l'entière responsabilité de ce qui est arrivé à Gagnoa et doit en tirer les conséquences, à moins d'avoir des orgasmes en voyant couler le sang des Ivoiriens.

Que DIEU garde la Côte d'Ivoire!

DINDE Fernand AGBO

 

Article lu sur le site LE BIEN PUBLIC:

Au moins trois personnes sont mortes, hier, à Gagnoa, dans le centre-ouest de la Côte d'Ivoire, au cours d'affrontements entre forces de l'ordre et manifestants opposés au président Laurent Gbagbo. Selon des sources hospitalières, des manifestants ont déposé dans la matinée trois corps au centre hospitalier de la ville. Une source hospitalière a fait état plus tard de « six morts » et de plusieurs blessés. Les victimes ont succombé à des blessures par balles, a affirmé l'une de ces sources.

Selon le bilan des autorités préfectorales, il y a eu « entre trois et cinq morts », a déclaré Gervais Coulibaly, porte-parole du chef de l'Etat, affirmant ne pas pouvoir dire à quel camp appartenaient les victimes. Il a dénoncé « une manifestation sauvage ».

« La police et la gendarmerie ont chargé les manifestants en tirant à balles réelles », a déclaré Gildas Konan, coordinateur local du mouvement de jeunesse du Parti démocratique de Côte d'Ivoire, l'un des principaux partis d'opposition.

La marche avait démarré tôt hier matin pour réclamer le « rétablissement » de la Commission électorale indépendante dissoute le 12 février en même temps que le gouvernement par le chef de l'Etat, a indiqué le responsable PDCI.

Depuis le début de la semaine, des manifestations d'opposition, parfois émaillées de violences mais jusque-là sans mort, se sont tenues à travers le pays contre la double dissolution. Le Premier ministre reconduit, le chef des FN Guillaume Soro, a jusqu'à aujourd'hui pour former un nouveau gouvernement. Hier soir, l'opposition ivoirienne a demandé la démission du président Gbagbo.

Publié le 20 février 2010 sur BIENPUBLIC.COM

mardi, 16 février 2010

ANALYSE DES HERESIES AYANT SUBSISTE DANS L'EGLISE CATHOLIQUE, UNE EGLISE QUI N'EN EST PAS UNE (2)

 

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Que de scandales sexuels couverts par l'église catholique et le vatican au cours de ces dernières décennies! Le dernier en date qui émeut le monde entier, actuellement: l'abus sexuel de centaines d'enfants par des prêtres pédophiles, restés impunis et protégés par leur hiérarchie, depuis les années 70, en Irlande. Impensable! Le semblant d'indignation manisfesté, en ce moment par le Pape Benoît XVI et le clergé ne convainc personne. Comme le disait un prêtre catholique converti au vrai Evangile, "le vatican est le lieu de perdition le plus sombre qui soit sur la terre". Les enquêtes de Serge Bilé ne révèlent pas autre chose quand il dévoile la prostitution imposée aux religieuses de race noire, au coeur même de Rome.
A la faveur de ce scandale ignominieux, je voudrais attirer l'attention de tous ceux qui cherchent DIEU d'un coeur sincère et qui sont des catholiques pieux que, sur la base de l'Evangile de JESUS-CHRIST, l'église catholique romaine ne peut être considérée comme une Eglise mais plutôt comme une conspiration contre DIEU et sa Parole. A cet effet, je leur recommande, fraternellement, cette brillante et profonde étude du serviteur de DIEU, Jean-Louis Bulté, qui analyse, à la lumière de la Parole vivante de DIEU, les grandes hérésies de "Babylone, la Grande", celle qui a usurpé le titre d'église. "Que celui qui a des oreilles pour comprendre comprenne ce que l'Esprit dit à l'Eglise!" Apocalypse 22.
Un Appel à revenir aux sources du Christianisme
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Très-Saint Père, Vicaire de Christ


Il n’est pas rare d’entendre de part et d’autre parler du « Très-Saint Père » pour désigner le Pape, certainement pour signifier qu’il n’est pas un simple père dans l’Eglise mais le chef, le représentant le plus important de l’Eglise. Accepter une telle appellation paraît bien étrange si l’on considère que Jésus a clairement demandé de n’appeler personne « Père » sur la terre, « car vous n’en avez qu’un, le Père céleste » (Matthieu 23:9).


Quant à la précision « Très-Saint », il y a de quoi être choqué puisque Jésus s’adressant à son Père l’appellera « Père Saint » (Jean 17:11) : le Pape serait-il donc plus saint que Dieu lui-même !!! Cela est bien surprenant !

Faut-il également s’arrêter sur l’expression « Vicaire de Christ » ?

Si le Pape est bien le représentant sur terre de Jésus-Christ il est très étonnant qu’il réside pour la majeure partie de son temps dans une sorte de tour d’ivoire, de château retranché, alors que Jésus sillonnait les routes le plus simplement du monde (et sans papamobile) allant de lieu en lieu, faisant du bien et guérissant tous ceux qui étaient tombés au pouvoir du diable (Actes l0:38).

En vérité le Pape agit et se déplace surtout en tant que représentant de l’Eglise Catholique Romaine dont il est le gardien et le principal promoteur.

 

Le baptême des nouveaux-nés

Selon la doctrine catholique, le sacrement du baptême confère la première grâce sanctifiante qui efface le péché originel, nous fait enfants de Dieu, membres de l’Eglise et héritiers du Paradis. La tradition du baptême des enfants est encore très respectée parmi les français car il offre la garantie que rien ne s’opposera à un mariage et à un enterrement religieux. Pour beaucoup, il faut le dire, le baptême est une coutume, un rite, une formalité qui n’a guère de signification.


Le vrai baptême chrétien comme la Bible l’enseigne, ne concerne que des adultes qui désirent manifester leur appartenance au Christ et leur foi en Lui. Jamais il n’est question dans le Nouveau Testament de baptême d’enfants et cela est bien logique : un bébé n’a aucune conscience d’un quelconque engagement envers Dieu ; un peu d’eau sur sa tête ne saurait faire de lui un chrétien.

Le véritable baptême est un engagement volontaire, une démarche libre et personnelle de suivre Jésus-Christ : « Et l’eunuque dit : Voici de l’eau ; qu’est-ce qui empêche que je ne sois baptisé ? Philippe dit : si tu crois de tout ton cœur, cela est possible. L’eunuque répondit : je crois que Jésus-Christ est le fils de Dieu. Il fit arrêter le char ; Philippe et l’eunuque descendirent tous deux dans l’eau, et Philippe baptisa l’eunuque » (Actes 8:36-38).


Le salut ne dépend pas du baptême mais de la foi du cœur : « Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé ; car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut » (Romains 10:9,10).

Ici encore la tradition religieuse a relégué la révélation spirituelle et l’ordre divin au second plan, l’annulant au profit de raisonnements.

 

LA LITURGIE DE LA MESSE


Résultat de longs siècles de tradition, l’office de la messe se déroule selon des règles très strictes, très solennelles. Il comprend un grand nombre de gestes, signes de croix, génuflexions, inclinaisons du corps, dont le sens symbolique est très précis. En plusieurs occasions on utilise de l’encens ce qui constitue un curieux emprunt au paganisme romain : brûler de l’encens devant la statue d’un César était une profession de loyalisme envers l’État. Dès le Vème siècle, l’Eglise d’Occident utilise de l’encens pour l’intronisation du pape, adoptant ainsi pour l’évêque de Rome le cérémonial païen de la glorification de l’empereur.

La messe est rythmée par un certain nombre de prières récitées, de formules toutes faites ne laissant aucune place à la spontanéité et à l’expression libre.


Il s’agit d’un rituel très structuré au sein duquel le fidèle est plus spectateur que participant. Les vêtements sacerdotaux, comme l’ensemble des ustensiles, si précieux pour l’officiant, n’ont en réalité aucune valeur particulière. C’est en fait une reproduction des instruments du culte qui était rendu dans le Tabernacle juif puis dans le Temple.


Si vous regardez maintenant ce qui est dit dans la Bible, en particulier dans le livre des Actes qui nous expose clairement de quelle manière s’organisait le culte des premiers chrétiens, vous réaliserez très vite l’importance du contraste : il n’y avait pas de prêtre orchestrant le culte rendu à Dieu avec la plus grande rigueur, mais la participation de chaque chrétien avec ordre et bienséance, dans une grande liberté. Les prières n’étaient pas récitées mais spontanées. Il n’y avait aucune succession de geste rituels destinés à produire et à entretenir le sentiment mystique. Chants, prières, enseignement de la Parole de Dieu, partage du pain et du vin étaient vécus dans la plus grande simplicité mais dans une vraie spiritualité.


L’EUCHARISTIE


C’est au XVIème siècle, au concile de Trente, que la doctrine dite de la « transsubstantiation » a été adoptée officiellement mais c’est au XIIème siècle que des théologiens utilisèrent ce terme technique pour désigner la transformation miraculeuse du pain et du vin en véritable substance du corps et du sang du Christ. A chaque eucharistie interviendrait ce mystère miraculeux de la transsubstantiation dans lequel, à chaque occasion, le Christ s’offrirait à nouveau. Ainsi donc, le sacrifice de l’Agneau divin se trouve renouvelé à chaque office.

Cette théologie de la Sainte-Cène est très différente de celle que la Bible définit : en effet, les chrétiens sont appelés à partager le pain et le vin en mémoire du sacrifice accompli une fois pour toutes par Jésus-Christ. Il s’agit d’une communion spirituelle avec Celui qui donna sa chair et son sang pour le salut du monde, du moins pour le salut de tous ceux qui auraient foi en Lui dans ce monde. Le sacrifice de Jésus n’a d’effet expiatoire pour le pardon des péchés que pour celui dont la foi est authentique. La Sainte-Cène en elle-même n’est pas un acte rédempteur car Jésus-Christ est mort une fois pour toutes pour les péchés dans un sacrifice total, parfait et suffisant. Il suffit de lire le 9ème chapitre de l’Épître aux Hébreux pour y voir apparaître toute la vérité sur la question.


Il est fort surprenant que seul le prêtre ordonné soit en mesure de célébrer l’eucharistie, la transformation du pain et du vin ne pouvant se faire que par son intervention. Outre le fait que la transsubstantiation soit une hérésie pure et simple au regard des déclarations parfaitement claires des écrits néo-testamentaires, il faut préciser que dans l’église primitive, les chrétiens célébraient la Sainte-Cène le plus simplement du monde, dans les maisons, sans la présence indispensable d’un prêtre, puisque Jésus a fait de tous ceux qui croient en Lui des prêtres pour Dieu son Père (Apocalypse 1:5- 6).

Que le prêtre ordonné soit seul en mesure de prendre la coupe est encore une aberration puisque tous ceux qui participent au pain peuvent de la même manière participer au vin (1 Corinthiens 11, versets 23-27).


L’eucharistie est certainement le point central du culte catholique romain et ce n’est donc pas par hasard que le pape Jean-Paul II a tenu à repréciser certains aspects de cette institution lors d’une déclaration datée du 17 avril 2003, rappelant au passage qu’il était impossible de communier avec des protestants, tant leur façon de voir les choses était contraire à la doctrine de Rome. Sur le fond, cette position est logique et pleinement compréhensible. Seulement, ce sont bien sûr toujours les mêmes qui ont raison et les mêmes qui ont tort..., l’église de Rome s’érige en mère protectrice de la Vérité alors qu’en réalité ses dogmes, sacrements et traditions sont en contradiction flagrante avec les révélations données par la simple lecture du Nouveau Testament. Mais sur ce dernier point, Rome a bien sûr trouvé la parade en appelant les fidèles à ne pas interpréter la Bible par eux-mêmes mais à se fier uniquement à l’interprétation donnée par l’Eglise au travers du prêtre.


LES SAINTS


Dans les premiers temps de l’Eglise, le mot était synonyme de « chrétien ». Celui qui avait été baptisé au nom de Jésus-Christ était sanctifié, mis à part. Lorsque le baptême se généralisa après le IVème siècle et devint un rituel religieux propre à introduire un maximum de païens dans l’Eglise, le titre de « chrétien » subit une dévaluation et il ne fut plus possible d’assimiler purement et simplement tout chrétien à un saint. Dès lors, on réserva ce titre aux martyrs puis à tous ceux qui avaient mené une vie particulièrement féconde au sein de l’Eglise et dont les vertus chrétiennes avaient été remarquables. Montrés en exemple, on considéra ces personnes comme ayant un rôle tout particulier devant Dieu et ils devinrent des intermédiaires possibles qu’on pouvait invoquer en fonction des besoins et des situations.

Les saints ou « bienheureux » ont leurs autels, et leurs reliques sont souvent exposées. La liste est longue et augmente sans cesse au risque de ne plus savoir… à quel saint se vouer.


L’hommage rendu aux saints, dont l’importance est à la mesure de leurs icônes présentes dans les églises catholiques, est encore une déviation, une confusion, une hérésie. Le fait de prétendre qu’il est possible de les invoquer pour obtenir une aide quelconque relève d’une sorte de spiritisme déguisé, sévèrement condamné par Dieu (Lévitique 20:6). Le Seigneur seul peut être invoqué ; c’est le témoignage laissé par l’ensemble des Écritures.


LES ICONES


Du grec eikôn, image, représentation, l’icône est un élément très présent dans la piété catholique. C’est ainsi que Jésus se retrouve avec de multiples visages dont la représentation est, bien sûr, tout à fait aléatoire... et que dire de Marie et d’autres personnages dont les peintures sont aussi diverses qu’étranges !

L’icône semble avoir un rôle transcendant : celui de fixer la foi, de mettre en contact plus étroit. Mais la vraie foi n’a nullement besoin d’un support matériel, et une image, quelle qu’elle soit, ne saurait avoir une quelconque influence qui puisse rapprocher de la personne si arbitrairement représentée.


Ce besoin d’images est symptomatique : à défaut d’une communion vivante avec Dieu par Jésus-Christ, il faut s’entourer d’images, comme de statues d’ailleurs, pour « créer » une présence, une atmosphère soi-disant propice à la méditation et la prière.

« Nous marchons par la foi et non par la vue » dira Paul aux Corinthiens (2 Corinthiens 5:7) ce qui rejoint cette parole de Jésus : « Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru » (Jean 20:29).

Dieu, l’Éternel, celui qui est le roi des siècles, immortel, invisible (1 Timothée 1:17) a pourtant clairement défendu de se faire une image taillée ni aucune représentation des choses qui sont en haut dans les cieux (Deutéronome 5:8).

Mais le cœur de l’homme irrégénéré est idolâtre, ce n’est pas nouveau. C’est pourquoi bien des personnes sont particulièrement attachées aux icônes, tout comme elles le sont aux reliques, aux statues, aux apparitions.


LE CHAPELET


L’origine de cet objet mérite quelque attention, tant à lui seul il montre avec quelle facilité l’Eglise de Rome a adopté des objets, des rites et des traditions totalement étrangers à la vraie foi chrétienne telle qu’elle est révélée par les écrits néo-testamentaires. En effet, le chapelet, encore bien présent chez les religieux, provient en fait des religions orientales comme l’attestent nombre de statues d’antiques déesses hindoues. L’Islam l’adopta dès le IXème siècle et aujourd’hui encore, boutiquiers des souks ou princes du pétrole l’égrènent inlassablement entre leurs doigts.


Les chrétiens (catholiques) le découvrirent au temps des croisades et dès le XIIème siècle les Dominicains en firent une dévotion à la vierge Marie. Adopté pour la convenance, il devint à la fois le support de la récitation systématique du « Notre Père » et de « l’Ave Maria », tout en étant le moyen matériel de méditer en les récitant les principaux mystères de la vie de Jésus.

Cet instrument « compte-prières » est une idée païenne. Jésus l’a d’ailleurs clairement dénoncé : « Quand vous priez, ne multipliez pas les paroles comme font les païens qui croient qu’à force de paroles ils seront exaucés » (Matthieu 6:7).

La prière n’est pas récitation machinale mais l’expression de notre cœur envers Dieu. Que de personnes récitent le « Notre Père » sans rien saisir du sens réel de ce qu’ils disent. Il s’agit là d’une nouvelle contradiction des dogmes catholiques avec la Bible.


L’EAU BENITE


A l’entrée de toutes les églises catholiques, on trouve des récipients spéciaux contenant de l’eau ordinaire bénie par le prêtre. Elle aurait de merveilleuses vertus. Aussi le fidèle y trempe-t-il les doigts avant de se signer ; le prêtre en asperge le peuple, les maisons, les cercueils...

Cette pratique est apparue au IVème siècle quand les païens, contraints d’adopter le christianisme comme seule religion officielle, introduisirent l’usage de l’eau lustrale qui était employée au cours des rites de purification dans les religions antiques. Son emploi fut admis peu à peu par les prêtres et c’est au IXème siècle que son utilisation se généralisa vraiment. Ainsi donc, le même principe s’applique encore et encore : soucieux de ne pas contrarier les gens qui entraient en masse dans l’Eglise, les autorités ecclésiales importèrent certaines traditions et coutumes pourtant directement contraires à l’Évangile. Il en est ainsi, comme nous l’avons vu, de l’adoption de l’encens, des icônes, de l’eau bénite mais nous pourrions parler aussi des cierges dont les catholiques font grand emploi.


LES CIERGES


Outre le fait que les bougies petites ou grandes font l’objet de tout un commerce (certaines peuvent servir plusieurs fois), leur utilisation dans un cadre spirituel est vide de sens, sans aucune portée. Tout symbole qui n’a pas été établi par Dieu lui-même est un symbole à portée humaine, émotionnelle, ni plus, ni moins. Offrir des lumières au Père des lumières est une étrange conception de Dieu lui-même. La foi des premiers chrétiens était dépourvue de ce genre d’artifices.


L’EXTRÊME ONCTION


Ce n’est qu’à partir du XIIème siècle qu’on appela ainsi en occident le sacrement des malades. Celui-ci consiste en une onction d’huile sainte (huile d’olive bénie par l’évêque) sur divers endroits du corps du malade, accompagnée à chaque fois de l’invocation : « Que par cette onction sainte le Seigneur te pardonne les fautes que tu as commises ».


Au fil du temps, l’extrême onction a été considérée comme le sacrement des mourants et donc réservé aux seuls malades graves, dans le but d’apaiser leur conscience en leur assurant le pardon des péchés. C’est là encore une dérive regrettable, car qui peut pardonner les péchés si ce n’est Dieu seul ?

Jésus pouvait le faire de par sa nature divine, mais aucun homme ne peut s’attribuer un tel pouvoir. Cette pratique de l’extrême onction est par conséquent un rite inutile qui a la grave conséquence de rassurer faussement des personnes qui devraient se repentir pour obtenir le pardon de leurs péchés.


LES ORDRES RELIGIEUX


Fondés par des hommes qui voulaient vivre leur foi de façon authentique et dépouillée des artifices d’un monde qu’ils jugeaient dépravé, les ordres religieux, qui sont multiples, consacrent hommes et femmes à une vie cloisonnée, une vie d’ascétisme, de prières rituelles et parfois de service à autrui. Quoique nous puissions comprendre les motivations de leurs fondateurs, nous ne sommes pas néanmoins en accord avec la pensée de Jésus qui parle de l’Eglise comme la lumière du monde, le sel de la terre. Il n’est nullement question d’isolement.

Une vie consacrée à la prière ! Quelles prières ? Des prières inspirées par les dogmes mensongers et les fausses traditions instituées par l’Eglise de Rome.


Par conséquent que de prières inutiles que le Seigneur ne saurait agréer. Et pour dire un mot du célibat imposé à tous ceux qui veulent consacrer leur vie, est-il permis de dire que l’apôtre Pierre était marié, ainsi que bien d’autres apôtres, et qu’il n’est pas forcément utile de s’imposer le célibat pour servir Dieu ou le glorifier.

C’est un drame de considérer l’envergure de cette fausse conception qui aboutira à la plus grande des désillusions.


"Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qui s’y trouve, étant le Seigneur du ciel et de la terre, n’habite point dans des temples faits de main d’homme ; il n’est point servi par des mains humaines, comme s’il avait besoin de quoi que ce soit, lui qui donne à tous la vie, la respiration et toutes choses. Il a fait que tous les hommes, sortis d’un seul sang, habitent sur toute la surface de la terre, ayant déterminé la durée des temps et les bornes de leur demeure ; il a voulu qu’ils cherchent le Seigneur, et qu’ils s’efforcent de le trouver en tâtonnant, bien qu’il ne soit pas loin de chacun de nous, car en lui nous avons la vie, le mouvement et l’être ; c’est ce qu’on dit aussi quelques uns de vos poètes : De lui nous sommes la race… Ainsi donc, étant la race de Dieu, nous ne devons pas croire que la divinité soit semblable à de l’or, à de l’argent ou à de la pierre, sculptés par l’art ou l’industrie de l’homme.

Dieu, sans tenir compte des temps d’ignorance, annonce maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu’ils ont à se repentir, parce qu’il a fixé un jour où il jugera le monde selon la justice, par l’homme qu’il a désigné, ce dont il a donné à tous une preuve certaine en le ressuscitant des morts…" (Actes 17/24 à 31).


CONCLUSION


Il nous faudrait écrire un livre entier pour nous arrêter sur bien d’autres aspects du culte catholique romain mais nous pensons avoir établi ici et simplement la preuve que l’Eglise Catholique Romaine s’est construite et s’organise selon un modèle qui n’est pas celui de l’Eglise primitive mais selon le modèle des cultes païens de I’antiquité. Ainsi donc, nombre de pratiques observées par bien des français n’ont strictement rien à voir avec l’enseignement de Jésus-Christ.


Les paroles de Jésus adressées aux religieux sont toujours d’actualité : « Pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu au profit de votre tradition ? » (Matthieu 15:3) ; « Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi. C’est en vain qu’ils me rendent un culte en enseignant des doctrines qui ne sont que préceptes humains » (Matthieu 15:8-9).


Il faut bien se rendre à l’évidence : l’hérésie si combattue par l’Eglise de Rome l’a été au nom d’une hérésie encore plus grande.

Pour reprendre une image de Jésus, l’Eglise Catholique Romaine est telle un aveugle conduisant un autre aveugle. Le résultat ? Ils tomberont tous les deux dans une fosse (Matthieu 15:14). Sans même s’en rendre compte, les dignitaires de l’Eglise Catholique ferment aux hommes la porte du Royaume des cieux et ils n’y entrent pas eux-mêmes (Matthieu 23:13). La sincérité de bien des hommes d’Église et leur dévouement ne peuvent occulter un terrible aveuglement aux résultats les plus désastreux puisqu’ils concernent la destinée éternelle des hommes. Ce n’est pas sans raison que Jésus a tenu à préciser qu’il ne suffisait pas de dire « Seigneur, Seigneur » pour entrer dans le Royaume des cieux mais qu’il fallait faire la volonté de Dieu (Matthieu 7:21). Ce n’est pas non plus sans solennité qu’il a avertit qu’il y aurait des pleurs et des grincements de dents dans l’éternité (Matthieu 8:12).


Tout le monde chrétien se réclame de la Bible mais en réalité bien des vérités sont passées sous silence ou sont détournées de leur véritable signification. La Bible est un tout qui est à prendre dans son ensemble et non par bribes. Aimer Jésus ne consiste pas à formuler de beaux discours mais à garder sa parole (Jean 14:23).


Notre but, en diffusant cette brochure à l’échelle nationale, n’est pas de faire la promotion d’une autre Église, mais d’élever la voix, comme d’autres l’ont fait bien avant, pour rompre un silence coupable sur des croyances, pratiques et coutumes totalement étrangers au véritable christianisme.

Que faire alors ? Nous croyons qu’il est grand temps que toutes les âmes sincères qui désirent s’attacher à la vérité plus qu’à leur religion prennent la résolution que la Bible, Parole de Dieu, préconise : « Sortez du milieu d’eux et séparez-vous, dit le Seigneur ; ne touchez pas à ce qui est impur, et je vous accueillerai. Je serai pour vous un Père et vous serez pour moi des fils et des filles, dit le Seigneur Tout-Puissant » (2 Corinthiens 6:17-18).


Que le Seigneur vous affermisse dans la résolution de revenir à la vérité. Jésus-Christ est le chemin, la vérité et la vie et nul ne vient au Père que par lui, proclame l’Évangile. C’est lui qui est le chef suprême de l’Eglise, le grand pasteur qui saura vous conduire personnellement, par son Esprit de vérité, dans toute la vérité. « Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous affranchira » (Jean 8:32).


Référence :
Article diffusé par
« Le Sarment ».

 

Il est édité par l’association Le Sarment, BP 604, 74056 Annecy Cedex. Dons et soutien à l’œuvre : CCP n°314340G Grenoble, email : le-sarment@wanadoo.frLe Sarment est un périodique gratuit d’édification spirituelle. Ses colonnes sont ouvertes à tous, pour autant que les écrits soient propres à édifier, dans l’Esprit des Saintes Ecritures. Le Sarment n’est pas le journal d’une église et n’est affilié à aucune dénomination ; c’est une œuvre chrétienne, au service du corps de Christ. Son indépendance est assurée par les dons volontaires qui émanent directement de son lectorat.

ANALYSE DES HERESIES AYANT SUBSISTE DANS L'EGLISE CATHOLIQUE, UNE EGLISE QUI N'EN EST PAS UNE (1)

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Que de scandales sexuels couverts par l'église catholique et le vatican au cours de ces dernières décennies! Le dernier en date qui émeut le monde entier, actuellement: l'abus sexuel de centaines d'enfants par des prêtres pédophiles, restés impunis et protégés par leur hiérarchie, depuis les années 70, en Irlande. Impensable! Le semblant d'indignation manisfesté, en ce moment par le Pape Benoît XVI et le clergé ne convainc personne. Comme le disait un prêtre catholique converti au vrai Evangile, "le vatican est le lieu de perdition le plus sombre qui soit sur la terre". Les enquêtes de Serge Bilé ne révèlent pas autre chose quand il dévoile la prostitution imposée aux religieuses de race noire, au coeur même de Rome.
A la faveur de ce scandale ignominieux, je voudrais attirer l'attention de tous ceux qui cherchent DIEU d'un coeur sincère et qui sont des catholiques pieux que, sur la base de l'Evangile de JESUS-CHRIST, l'église catholique romaine ne peut être considérée comme une Eglise mais plutôt comme une conspiration contre DIEU et sa Parole. A cet effet, je leur recommande, fraternellement, cette brillante et profonde étude du serviteur de DIEU, Jean-Louis Bulté, qui analyse, à la lumière de la Parole vivante de DIEU, les grandes hérésies de "Babylone, la Grande", celle qui a usurpé le titre d'église. "Que celui qui a des oreilles pour comprendre comprenne ce que l'Esprit dit à l'Eglise!" Apocalypse 22.
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Un Appel à revenir aux sources du Christianisme

Vendredi 31 août 2007, par Jean-Louis Bulté

Jésus répondit à Pilate : Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix. Pilate lui dit : Qu’est-ce que la vérité ? (évangile de Jean, chapitre 18, versets 37-38

La question de Pilate à Jésus est certainement une des plus essentielles qui soient. Bien sûr, dans un temps où le diktat du relativisme sévit, il semble tout à fait impossible d’attribuer à la vérité un caractère absolu. Chaque religion posséderait une partie de la vérité et puisqu’il serait hasardeux d’essayer d’en définir les mesures respectives, on estime fort logiquement qu’il est inutile de se torturer l’esprit avec ce genre de question métaphysique. Et pourtant, Jésus avait déjà répondu à la question de Pilate. Dans le même évangile de Jean, au chapitre 14 verset 6, nous lisons que Jésus se révèle comme la vérité incarnée. Puis en Jean chapitre 17 verset 17 Jésus définit la Parole de Dieu comme étant la vérité. Deux passages qui témoignent que selon l’Évangile, la vérité n’a rien d’abstrait. Elle s’est matérialisée en chair et en os.

Venons-en maintenant à l’objet de cette étude. Soucieux de rompre avec un silence trop longtemps prolongé sur les grandes hérésies de l’Eglise Catholique Romaine, nous avons voulu confronter les dogmes si protégés de la « Grande Église » avec les déclarations de la Bible, que nous croyons entièrement d’inspiration divine. Tout prouve que bien des Français, qui se réclament encore pour 68 % du catholicisme, sont attachés à un certain nombre de pratiques religieuses — le baptême des enfants par exemple — et se réfèrent facilement à l’enseignement qu’ils ont reçu dans leur enfance sans se poser la question du bien-fondé de ces croyances et pratiques. Pourquoi utiliser le terme d’hérésie qui, il faut l’avouer, pourrait paraître exagéré ? Tout simplement parce que L’Eglise Romaine a pendant des siècles soi-disant fait la chasse aux hérésies ou plus exactement aux hérétiques, et ce, à chaque fois qu’une voix était discordante par rapport aux dogmes et traditions de l’Eglise. Le pauvre Galilée en fit lui-même les frais, lui qui eut la prétention de dire qu’il avait découvert que la terre était ronde et non plate et qu’elle tournait autour du soleil et n’était pas le centre de l’univers. Les autorités ecclésiales du moment le sommèrent d’abandonner ses recherches car elles remettaient directement en question la position officielle de l’Eglise.

Et que dire de tous ces innocents massacrés ou brûlés vifs sous le régime de l’Inquisition, cette institution spécialement créée pour combattre l’hérésie. Est-il utile de revenir sur un passé si douloureux et bien révolu ? Outre le fait que nous croyons fermement qu’il faudra rendre des comptes un jour, ce qui nous importe aujourd’hui c’est d’attirer l’attention sur le fait que bien des vérités déclarées par l’Eglise Catholique ne sont en réalité que mensonge au regard des écrits bibliques qui seuls peuvent servir de référence absolue en matière de foi chrétienne.

Certains réformateurs, du XVIème siècle en particulier, avaient apporté un éclairage considérable sur le système catholique et ses dérives, mais l’écho de leur voix s’est estompé avec les siècles. Nous croyons que seule la vérité proclamée par l’Écriture (la Bible) peut remédier à l’ignorance qui subsiste et attirer à nouveau l’attention de nos concitoyens sur des questions qui ont été reléguées en arrière-plan de leurs préoccupations. La doctrine de l’Eglise Catholique Romaine contient un certain nombre d’erreurs que nous voudrions mettre en évidence le plus clairement possible.

Nous espérons que vous aurez la curiosité de prendre connaissance des pages qui suivent. Notre désir, c’est que vous connaissiez Celui qui est la vérité car de cette connaissance peuvent se produire les plus grandes transformations : « Je sais une chose : c’est que j’étais aveugle et que maintenant je vois… Jésus l’ayant rencontré, il lui dit : Crois-tu au Fils de Dieu ? Il répondit : Et qui est-il Seigneur, afin que je croie en lui ? Tu l’as vu, lui dit Jésus, et celui qui te parle, c’est lui. Et il dit : Je crois, Seigneur. Et il l’adora. Puis Jésus dit : Je suis venu dans ce monde pour un jugement, pour que ceux qui ne voient point voient, et que ceux qui voient deviennent aveugles » (Évangile selon Jean, chapitre 9:25, 35-39).


Que croyez-vous ? Quelles sont vos certitudes ?

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lundi, 15 février 2010

L'AFRIQUE, TERREAU DES GUERRES MERCANTILISTES

 

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 S’il y a bien un dirigeant qui a su exprimer son sens aigu des rapports de force par des images percutantes, restées dans la mémoire collective, c’est Mao Tsé-toung. Nous empruntons ici, une de ses célèbres citations pour annoncer  notre propos : « la politique est une guerre sans effusion de sang, et la guerre une politique avec effusion de sang ». Les guerres enregistrées sur le continent africain sont  devenues une politique des pays occidentaux pour profiter des richesses du continent. Cette façon de faire semble officielle tant elle est représentative de la position commune des occidentaux. Nous avons jusqu’ici dans nos productions, essayé de rendre compte de la complexité du « réel africain », pour parler ainsi. Cela n’a jamais été simple car il arrive qu’il faille dépouiller nos absolus les uns après les autres afin de fournir une réflexion féconde. C’est avec cette même rigueur dans l’établissement des faits et l’objectivité de l’analyse, que nous traitons cet autre thème, non moins important, des guerres mercantilistes en Afrique. Un tel sujet, pour le décrypter, mérite qu’on définisse au préalable quelques concepts fondamentaux, comme le mercantilisme et les guerres mercantilistes. En premier lieu, tel sera notre préoccupation. Une fois le lecteur éclairé sur ces mots clés, il s’agira dans un second lieu, de montrer avec quelques illustrations, comment les pays occidentaux fabriquent des guerres pour piller le continent africain, déjà fragilisé depuis le partage de Berlin, en 1885. Une fois les faits établis, l’analyse faite, il restera dans un troisième lieu, à tirer les leçons de ces sales guerres imposées au continent.

 

Une approche définitionnelle des guerres mercantilistes

 

 

Le mercantilisme est une conception de l'économie qui prévaut entre le  16e siècle et le milieu du 18e  siècle en Europe. La pensée mercantiliste couvre trois siècles, au cours desquelles la référence philosophique sera Machiavel, relayé ensuite par Morus et Campanella. A cette époque, les questions économiques se distinguent très mal des questions financières. Les penseurs mercantilistes prônent le développement économique par l'enrichissement des nations au moyen du commerce extérieur qui permet de dégager un excédent de la balance commerciale grâce à l'investissement dans des activités économiques à rendement croissant, comme l'avait identifié l'économiste italien Antonio Serra dès 1613.

 

Globalement, l’objet de la pensée mercantiliste reste la conquête et le maintien du pouvoir. Il revient donc à l’Etat de jouer  un rôle primordial dans le développement de la richesse nationale, en adoptant des politiques multiples car la doctrine est loin d’être homogène. Elle s’identifie d’abor au bullionisme en Espagne et en Italie, pour se confondre ensuite avec l’industrialisation étatique en France, pour se terminer enfin, financière et monétaire en Grande-Bretagne. Le mercantilisme français ou le colbertisme, du nom de Jean-Baptiste Colbert, contrôleur général des finances de Louis XIV, lui, est plus tourné vers l’industrialisation. Le colbertisme peut se résumer en une simple phrase : tout par et pour la métropole. Une des principales caractéristiques du colbertisme est le développement extrêmement contrôlé des colonies entièrement dépendantes de la métropole. Il s’ensuit qu’une « guerre mercantiliste » est une politique sanglante menée, le plus souvent par les occidentaux, pour enrichir leurs pays, leurs peuples. En clair, ce sont donc des guerres créées artificiellement pour piller les ressources minières, pétrolières des pays pauvres, en général et  du continent africain en particulier. 

 

L’Afrique, la terre des guerres d’intérêts

 

 

Les médias occidentaux ont tendance à dépeindre l’Afrique et ses guerres en fonction des tribus et des conflits entre les groupes ethniques différents. Et pourtant, la quasi-totalité des guerres du continent est l’œuvre de certaines multinationales, le plus souvent soutenues par leurs pays. Il est plus facile d’accéder aux ressources d’un pays quand son économie est déstabilisée, c’est l’unique méthode que les occidentaux ont utilisé jusqu’à présent en Afrique. Si le développement de l’Afrique tarde à décoller, c’est justement à cause de ce cercle vicieux. Montchrétien affirmait : « Nul ne gagne si un autre perd ».

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samedi, 13 février 2010

PAS D'ELECTION EN COTE D'IVOIRE AVANT LE 31 OCTOBRE 2010!

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Le magistrat Zahiri Ziki Sébastien, qui affirme l'avoir reçu de DIEU, l'avait dit, avec beaucoup d'assurance, il y a deux années de cela. Plus d'un ne lui avaient accordé aucun crédit, ni même un regard. Est-il en passe, aujourd'hui, au regard des derniers développements de l'actualité politique ivoirienne, de confondre tous les thuriféraires et tous les Cassandres de l'Accord Politique de Ouagadougou (APO) et de la sortie de crise, qui le jetèrent aux orties et le vouèrent aux gémonies, à commencer par le Ministre Désiré Tagro, son ex-patron, qui l'avait limogé à ce motif? La suite des évènements nous le dira! En attendant, relisons-le.

 

 

C’est le 16 avril  2008 que Dieu m’a révélé, de façon précise, la date de la présidentielle, point de départ des élections générales en Côte d’Ivoire. Deux jours plutôt, le 14 avril 2008, la date du 30 novembre 2008 venait d’être fixée par Décret pris en Conseil des Ministres. Au cours des échanges que j’ai eus avec lui, le Seigneur m’a d’abord indiqué que la date fixée n’était pas bonne. Elle était placée sous un mauvais signe, le nombre de la bête appelée aussi le diable ou Satan : 666 (cf. Apocalypse 12 :9 et 13 :18) ***. Par la suite, il m’a révélé la date à laquelle il va permettre que la présidentielle soit organisée : dimanche 31 octobre 2010.

 

Il a présenté cette date comme la meilleure, non seulement parce qu’elle est conforme à sa volonté (cf. Romains 12 :2), mais aussi parce qu’elle interviendra après qu’on aura définitivement fini avec la crise armée et pour marquer la renaissance  de la Côte d’Ivoire ou un nouveau départ pour notre pays. C’est le sens du chiffre symbolique sous lequel cette date est placée : le chiffre 8, somme des chiffres composant cette date du  31/10/2010 (3+1+1+2+1= 8).

 

Le symbolisme de ce chiffre se vérifie encore par le fait que non seulement le chiffre huit vient après le chiffre sept,  mais aussi la date du 31 octobre 2010 intervient après sept ans de crise armée (8ème année, si la crise devrait se poursuivre) et après sept dates annoncées et non respectées (8ème date). Or dans le symbolisme biblique, le chiffre sept est aussi celui de l’achèvement (Genèse 2 :2-3), après lequel on assiste à un nouveau commencement ou renouveau.

 

A ce symbolisme, on peut ajouter que le 31/10/2010 intervient dans l’année du jubilé de l’indépendance de la Côte d’Ivoire (50 ans) laquelle, au sens biblique, est une année de liberté et de libération économique (Lévitique 25). Or nous l’avons dit, l’enjeu de la crise ivoirienne, c’est l’indépendance économique de notre pays, la libération du joug néocolonialiste de la France.

 

Je peux donc dire qu’avec l’an 2010, nous entrons dans le temps de Dieu, pour le début des élections générales en Côte d’Ivoire, tel qu’il l’a voulu (cf. Ecclésiaste 3 :11 et 8 :5). C’est pourquoi, selon une révélation que Dieu m’a faite le 16 novembre 2009, il ne permettra plus qu’une date autre que le dimanche 31 octobre 2010 soit fixée, pour la présidentielle dans notre pays (cf.  Daniel 2 :21-23 et Habacuc 2 :1-3).

 

 La question se pose dès lors de savoir comment nous allons y arriver effectivement ?

 

Lire toute la révélation

DISSOLUTION DU GOUVERNEMENT ET DE LA CEI: LA COTE D'IVOIRE SUR UNE PENTE RAIDE

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Le Président Laurent Gbagbo vient de dissoudre la Commission Electorale Indépendante (CEI) et le gouvernement (hier, vendredi 12 février 2010, à 20h; il était temps, en ce qui concerne le gouvernement!). A la surprise générale. Il faut l'avouer, il a pris tout le monde, ou presque, à contre-pied. La décision est justifiée mais est-elle opportune? Nul ne saura le dire avant d'avoir vu ses effets induits dans les jours et mois à venir.

Sans d'emblée en juger, je crois avec force que tandis que nous y sommes (cas de force majeure), il faut faire un grand nettoyage dans le cercle gouvernemental. Je précise ma pensée. A vouloir un gouvernement de sortie de crise, autant y aller de la façon la plus radicale qui soit: Le Premier Ministre Soro Guillaume et le Président Gbagbo doivent nous "pondre" une équipe de personnalités neutres et de technocrates. Il doivent, eux-mêmes, se dessaisir de tous leurs proches, trop marqués politiquement, en renouvelant cette incroyable équipe de crabes, de crapauds et de scorpions faite de DNC, de DDC, de militants outrancièrement engagés, de responsables politiques de premier plan et autres, qui tirent la Côte d'Ivoire vers le bas. Ce côté peut être positif pour notre pays. Parce que nous sommes fatigués de voir ces hommes et ces femmes, marqués politiquement, être payés à ne rien faire... Du moins, payés à piller les caisses de leurs ministères pour le compte de leurs partis politiques.

Mais comment les hommes politiques ivoiriens et surtout les "opposants" du Président Gbagbo et leurs relais élyséens vont-ils gérer cette situation nouvelle, cette nouvelle donne, et que va t-il en advenir à la Côte d'Ivoire? J'en donne ma langue au chat et je m'en remets à DIEU! L'avenir n'a jamais été plus incertain. Ivoiriens, il va nous en falloir des tripes!

Que DIEU garde et bénisse la Côte d'Ivoire!

DINDE Fernand AGBO

 

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Dissolution de la CEI et du gouvernement:

L'intégralité du discours du Président Laurent Gbagbo

"Depuis près de deux mois, une grave crise secoue la Commission électorale indépendante (CEI). Comme nous le savons, en particulier à l’issue de l’enquête diligentée par le procureur de la République près le tribunal de première instance d’Abidjan Plateau, le Président de cette institution, Monsieur Robert Beugré Mambé a mené une opération illégale, visant à obtenir l’inscription frauduleuse de 429 030 personnes sur la liste électorale.

Cette affaire intervient alors que nous sommes dans la dernière phase de l’établissement de la liste électorale, dernière étape vers l’organisation du scrutin présidentiel.

Ainsi, au moment où nous pensions être au bout de nos efforts pour avoir des élections propres, nous constatons qu’en réalité le processus de paix que nous avons patiemment élaboré est pris en otage par des partis politiques à travers leurs représentants au sein des institutions chargées de le mettre en œuvre. Le président de la Commission Electorale Indépendante n’a pas agi conformément à ce que la nation était en droit d’attendre de lui à savoir, demeurer rigoureux, neutre et impartial.

C’est dans ce contexte que l’on voit se multiplier des attaques contre les symboles de l’Etat : Des tribunaux saccagés à Divo, Man, et Katiola. Des sous-préfectures incendiées, notamment dans le département de Vavoua.

Ces faits montrent que nous ne sommes pas face à une simple crise dans la crise. Au-delà du processus électoral, c’est l’Accord Politique de Ouagadougou dans son ensemble que l’on veut saboter. Je rappelle que cet accord, signé entre les Forces Nouvelles et le président de la République, vient de notre volonté de donner un instrument à la Côte d’Ivoire pour aller à la paix. Il nous a permis de faire des progrès qu’aucun autre instrument ne nous avait donné l’occasion de réaliser. Nous n’avons aucune raison de l’abandonner. Au contraire, nous devons lever tous les obstacles à sa mise en œuvre.

Aujourd’hui, malgré tous les acquis, le processus de paix est à nouveau en panne. Nous sommes toujours face aux mêmes circonstances qui nous ont amenés hier, à prendre des mesures exceptionnelles pour ouvrir une perspective de paix à notre pays.

C’est pourquoi, afin de lever toute hypothèque sur le processus de paix et permettre à la Côte d’Ivoire d’aller, en toute confiance, à des élections propres, je prends, en vertu de l’article 48 de notre Constitution, les mesures suivantes :

Premièrement, la Commission électorale indépendante (CEI) est dissoute. Je demande au Premier ministre de me proposer dans un délai de sept jours, à compter d’aujourd’hui, le format d’une nouvelle Commission électorale crédible, qui pourra organiser des élections justes et transparentes.

Deuxièmement, le gouvernement est dissout. Je reconduis le Premier ministre Soro Guillaume, dans ses fonctions. Il est chargé de me proposer dès le lundi 15 février 2010 un nouveau gouvernement.

Je veux, pour la Côte d’Ivoire, un gouvernement de sortie de crise. Un gouvernement au service des Ivoiriens et non aux ordres des partis politiques. La mission de ce gouvernement sera de conduire, sous l’autorité du président de la République et du Premier ministre, les dernières actions nécessaires pour sortir la Côte d’Ivoire définitivement de la crise.

Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire.

Je vous remercie."

Source du texte: Le Blog de Théophile Kouamouo

vendredi, 12 février 2010

VOUS ALLEZ EN SOURIRE: LES FEMMES SONT IMPOSSIBLES A SATISFAIRE!

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A tous les hommes, pour qu'ils rigolent un peu, et à toutes les femmes qui aiment entendre la vérité!

 

Une boutique qui vend des maris vient juste d'ouvrir dans la ville de New York.
Les femmes peuvent y choisir le mari qu'elles désirent. Devant la boutique est affichée la liste des instructions qui expliquent comment marche la boutique :

1. Vous pouvez visiter la boutique juste UNE FOIS!

2. Vous pouvez choisir n'importe quel homme à des niveaux différents, ou choisir de monter à un niveau supérieur, mais sachez que vous ne pouvez pas retourner au niveau inférieur à part sortir du
building!
Une femme donc alla à la boutique des maris pour trouver un mari.

Au 1er étage il est écrit à la porte: 1er étage: Ces hommes ont du travail et aiment Dieu

Au 2ème étage: Ces hommes ont du travail, aiment Dieu et les enfants

Au 3ème étage: Ces hommes ont du travail, aiment Dieu et les enfants et sont extrêmement beaux.

'Waw !', dit-elle, mais elle voulait continuer de monter.

Elle alla au 4ème étage et il était écrit : Au 4ème étage: Ces hommes ont du travail, aiment Dieu et les enfants, sont extrêmement beaux et aident leurs épouses dans les travaux domestiques.

'Oh, mon Dieu !' elle se dit : 'Je ne peux pas y croire!' Mais voulut continuer au niveau supérieur où elle pouvait lire:
Au 5ème étage: Ces hommes ont du travail, aiment Dieu et les enfants, sont extrêmement beaux, aident leurs épouses dans les travaux domestiques et sont très romantiques.

Elle est trop tentée de s'arrêter mais alla au 6ème étage où elle pouvait lire:

Au 6ème étage: Vous êtes la 4.363.012-ème visiteuse. Il n'y a pas d'hommes à ce niveau. Cet étage existe pour prouver que les femmes sont impossibles à satisfaire. Merci de votre visite à la boutique des maris.
Faites attention aux marches en sortant et passez une agréable journée!

Source: Le blog d'Etty Macaire

19:23 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Humour | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : blagues, humour, blagues ivoiriennes, sourire, rire, détente, déstresser, se marrer, femmes impossibles à satisfaire | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

ETTY MACAIRE: L'IVOIRIEN ET LE GASPILLAGE DU TEMPS

Horloge - Beffroi de Lille

 

Un excellent papier d'Etty Macaire, découvert sur son blog ! D'une extrême justesse. A lire, absolument!

 

Comme l’argent, le temps est un capital qui, bien investi, bien exploité produit des richesses aussi bien matérielles qu’intellectuelles. Malheureusement, les Africains semblent ne pas prendre conscience de la valeur du temps. Aussi, le gaspille-t-ils à longueur de journée comme s’ils n’en avaient en abondance. Belle et incroyable habitude pour des hommes qui sont considérés comme les plus pauvres de la planète ! Dans notre pays, le gaspillage du temps trouve sa manifestation dans certaines manies coriaces.

 D’abord, aucune activité ne commence à l’heure et personne ne se soucie d’être ponctuel. L’ambulance vient en retard, le train vient en retard, le corbillard vient en retard, la chorale vient en retard, la sécurité vient en retard, les pompiers viennent en retard, l’examinateur vient en retard, la mariée arrive en retard. Et tout le monde s’en accommode bien, car chez nous ne pas respecter l’heure est une seconde nature. Dans les services, le patron sans scrupule, prend un plaisir mâle à faire attendre une file de personnes venues solliciter sa signature, son assistance administrative, son conseil. Et pendant ce temps des montagnes de dossiers frustrés attendent dans le silence d’un bureau la précieuse signature, l’inestimable cachet ou un cerveau pour les examiner. Nous allons aux réunions avec une heure de retard sous le fragile prétexte qu’ « en Afrique, une réunion ne peut commencer à l’heure ». Et malgré notre retard, nous arrivons avant le début de la réunion. Tout simplement parce que celui qui l’a convoquée, lui-même est venu deux heures après. Et tout le monde est content du retard avec lequel la réunion a commencé. Les retards des hauts responsables sont si coutumiers que l’on a fini par adopter complaisamment cette charmante boutade : « le patron n’est jamais en retard, il a eu un empêchement ». Et tout le monde comprend et pardonne le retard du chef en attendant un jour de devenir chef pour jouir abondamment, lui aussi, de son droit de venir en retard. Comment peut-on aller en retard à un entretien d’embauche alors que nous courons derrière notre premier emploi depuis une demi-décennie ? Chez nous, ces retardataires de cet acabit courent les rues. Même lorsque les autorités d’une quelconque administration fixe un délai pour une activité, elles prennent toujours le soin de fixer un autre délai pour les éternels retardataires. Ces derniers trouvent normal que l’on tienne toujours compte de leur tare congénitale.

 

Mais peut-on aller à l’heure quand l’environnement dans lequel nous vivons n’accorde aucune importance au temps ? Même le sommet de l’Etat n’est pas exempt de reproches. Tous nos chefs d’Etat nous ont habitués à venir au-delà de l’heure pour laquelle la population a été mobilisée pour les attendre. Cette habitude, semble-t-il, est liée à des questions de sécurité. Qu’en est-il alors des ministres, des députés, des maires, des PDG, des DG ? L’importance d’un haut responsable est proportionnelle à ses heures de retard. Personne ne se croit obligée, par respect de l’autre, d’être ponctuelle. Mais qui va sanctionner le préfet en retard dans une ville où il est la plus haute autorité ? Qui va tirer les oreilles au président du tribunal dans un service où il est le grand manitou ? Le maire, le premier magistrat de la commune a-t-il une fois été sommé par ses administrés de les respecter en venant aux rencontres à l’heure ? Dans les hôpitaux, le médecin vient toujours en retard. La ponctualité est simplement dévolue aux infirmiers, le médecin, le patron lui se donne le droit de venir à l’heure qui lui convient. Pendant ce temps des malades agonisants, à force de ronger leur frein, préfèrent se laisser emporter par la mort.

 

Ensuite, à côté de cette plaie puante qu’est le retard, il y a aussi le refus d’utiliser le temps à travailler. Le temps est gaspillé dans l’inactivité et l’oisiveté. A Abidjan, et à Abidjan surtout, le travail au public est l’affaire d’une poignée de fonctionnaires consciencieux. Et ceux qui acceptent de travailler se donnent le droit de s’en abstenir les vendredis. Officieusement, c’est le jour des levées de corps et des convois funèbres. Tout le monde le sait et en parle mais personne ne prend des mesures. Car tout le monde en profite. Or cette ruée vers les obsèques le plus souvent n’est qu’une occasion pour se donner à de multiples cochonneries et lubricités (nous y reviendrons). Les ministres qui doivent sévir ou donner l’exemple sont eux-mêmes emportés par la fièvre des obsèques du vendredi. Pour un pays où le samedi est férié, le travail hebdomadaire se réduit à cinq jours. Mais ces cinq jours sont-ils réellement mis à profit ? Bien sûr que non ! Comment dans ces conditions, pouvons-nous rêver de développement et de progrès ?

 

Pour faire apposer une simple signature sur un dossier, il n’est pas rare d’attendre des jours voire des mois. Combien de fois des citoyens n’ont-ils pas attendu sur des bancs dans des services pendant des heures pour se faire recevoir ou se faire dire qu’ils ne peuvent pas être reçus ? Un dossier qui n’a pas été traité dans le temps, c’est un grain de sable jeté dans la machine du développement. Et quand il arrive par hasard de nous occuper un temps soit peu, nous nous adonnons à des activités oiseuses. Combien de temps passe-t-on devant l’écran de la télévision pour consommer des films incestueux et violents ? Combien d’heures passons-nous assis au maquis, au cabaret, pour nous empoisonner l’organisme d’alcool ? Combien de temps perdons-nous à discuter de sujets stériles et creux au détriment des débats de fonds qui engagent notre destin commun ? Combien de temps passons-nous au téléphone à faire des conversations paresseuses ? Combien de temps brûlons-nous à dénigrer, à calomnier, à médire, à mentir, à errer, à dormir ? Pendant ce temps, le travail attend, les dossiers attendent, les malades attendent, les élèves attendent, les inculpés attendent, les convoqués attendent, les administrés attendent, les clients attendent.

 

Et dire que dans les pays riches, dans les pays qui sont déjà développés, tout se fait à pas de course. L’écrivain ne dit pas autre chose quand il s’interroge : « Pourquoi les Africains affectionnaient de trainer ainsi les pieds ? Pourquoi les Européens et, par-delà, les Blancs, faisaient-ils tout sur le mode de la vitesse, de l’empressement, et les Africains, celui de la lenteur, de l’indolence paresseuse ? Qui donc, du Noir ou du Blanc, avait besoin d’aller vite ? » (in Mémoire d’une tombe, de Tiburce Koffi).

Le temps est aussi une matière première, une richesse inestimable qu’il faut pouvoir mettre à profit. Le temps doit être investi. C’est de cette façon qu’il peut produire des richesses. En sus, il faut savoir le gérer, l’organiser. L’Afrique commencera sa révolution le jour où elle comprendra que le temps ne doit pas être gaspillé. Pour la Côte d'Ivoire de demain, apprenons à gagner du temps. C’est de cette façon que nous gagnerons le défi du progrès.

mercredi, 10 février 2010

BOB TRAORE: COTE D'IVOIRE... J'AI PEUR!

DRAPEAU IVOIRIEN.jpg

Un post de l'ami Bob Traoré de Djess qui traduit toutes les craintes actuelles du peuple ivoirien. Nos hommes politiques mesurent-ils à sa juste valeur l'immensité du péril qu'ils font peser sur notre pays, en ce moment? Que DIEU garde la Côte d'Ivoire!

Ils voient rien, ces ivoiriens ! Et pourtant, l'horizon est sombre. Très sombre. En tout cas, les signes du temps ne m'annoncent pas une simple pluie. Mais plutôt une tornade. Mon pays, une fois de plus, m'inquiète. Ne voit-on pas ce qui ce passe ? Ce qui se profile ? Ce qui risque d'arriver ? Ce qui arrivera, certainement ? Moi je vois et je ne puis me taire face à un tel danger aussi visible que la statue de la liberté, mais que tout le mon feint de ne pas voir. Je ne veux alarmer personne, car vos larmes, ce n'est pas ce qui m'intéresse. Encore moins créer une polémique inutile. Tout le monde sait, tout le monde se tait. Mais moi je le dis, ce qui se passe au pays est grave. Nous allons encore, inexorablement vers un autre cycle de violences, où, malheureusement, les pauvres vont encore compter leurs morts, tandis que les vrais commanditaires, éternels privilégiés devant l'histoire, se mettront à l'abri, pour mieux profiter des retombées de notre sang versé.

Le sentiment qui jalonne mon cœur est n'est que crainte de demain. A Divo, Katiola, Man, des troubles ont déjà été signalés la semaine dernière. Cette semaine encore, ont va vers d'autres affrontements avec la bénédiction des bien aimés commanditaires. Le doute continu de planer sur nos têtes et le danger est imminent. On joue avec le feu en Côte d'Ivoire.

D'un coté on dit : "Personne n'acceptera d'aller aux urnes avec des étrangers à ses cotés". En face, on rétorque :"Personne n'acceptera d'être exclu, spolié de sa nationalité"... Les positions sont tranchées, radicalement opposées, et ça a déjà commencé. Nous sommes au bord de l'affrontement en Côte d'Ivoire. L'accord politique de Ouagadougou est mort ! Il reste à l'enterrer, sur l'autel, bien entendu, du sacrifice humain.

Mon but n'est pas d'accuser des politiques, mais d'attirer l'attention de tous sur la situation qui prévaut actuellement en Côte d'Ivoire. Par amour pour ma patrie, j'appelle le monde au secours de mon pays. Tout le monde sait que les jours à venir seront meurtriers si rien n'est fait, mais tout le monde se tait comme un cimetière. Moi je refuse de me taire. Pour ne pas qu'on m'accuse de m'être tu quand il aurait fallu parler. Puisque je sais qu'on dira encore que j'ai parlé mais sans insister, alors, j'insiste. Ils diront, malgré tout, j'en suis sûr, que j'ai insisté sans persister, alors je persiste. Quoi ? J'ai persisté sans réitérer mes craintes ? Bon, je réitère mes craintes d'un demain orageux pour la Côte d'Ivoire. Tout est fait pour nous préparer à ça. Tout peut conduire à la catastrophe : Des radiations abusives (peut-être de bonne foi) d'ivoiriens de la liste électorale pour en faire des apatrides, le non respect du calendrier électoral fixant la tenue du premier tour de l'élection présidentielle à fin février-début mars, la mauvaise gestion de l'affaire Beugré Mambé par tous les camps en présence, bref, la moindre étincelle suffit, aujourd'hui, pour mettre le pays à feu et à sang.

Autant que tous, j'aime ma patrie. Mais dois-je pour autant rester muet quand notre métropole, devenue nécropole depuis cette dernière décennie, doit encore prêter son dos comme champs de bataille fratricide ? Ils voient rien ces ivoiriens...et j'ai peur !

"Il y a un mystère naturel qui souffle dans l'air

Si tu écoutes prudemment tu entends l'alerte

C'est le premier avertissement                                              

Mais sûrement le dernier

Beaucoup d'hommes vont souffrir

Beaucoup d'autres vont mourir

Ne me demande pas pourquoi... (1)

A la prochaine !

Bob Traoré De Djess

1) Paroles extraites du titre "Mystère Naturel" de l'album Grand Bassam Zion Rock d'Alpha Blondy, une interprétation de "Natural mystic" de Bob Marley.

dimanche, 07 février 2010

EST-IL OPPORTUN DE METTRE MAMBE AUX ARRETS?

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Fin de l'enquête sur l'affaire des 429.000 pétitionnaires: La justice aux trousses de Mambé

Les résultats de l’enquête diligentée par le Procureur de la République, Tchimou Raymond, viennent d’être rendus publics. C’est son substitut, Diakité Mamadou qui a lu le rapport de l’enquête, selon lequel, «Mambé est coupable d’avoir fait inscrire ou tenté de faire inscrire des pétitionnaires qui n’y avaient pas droit, sur la liste électorale ». Par ailleurs, dans le rapport, il est reproché au président de la CEI d’«avoir fait du faux et en avoir usé ».

Ainsi donc, Mambé qui continue de se consoler avec le soutien moqueur du RHDP est passible de poursuites judiciaires. Comme le stipule ledit rapport. « Ces faits sont prévus et punis par les articles 41 de l’ordonnance n° 2008-133 du 14 avril 2008, portant ajustement au code électoral, pour les élections de sortie de crise. L’article 21 du décret n°2008-134 du 14 avril 2008, fixant les modalités d’établissement de la nouvelle liste électorale. Les articles 282, 283 et 284 du code pénal ».

Et avec lui, son vice-président Gomis Jean-Baptiste, qui a pris une part active dans la décision de réaliser le croisement interne de la CEI. Ce dernier est le maître d’oeuvre du funeste et diabolique plan d’infection de la liste électorale par Robert Beugré. Il est donc au même titre que son « parrain », le président de la CEI, passible de poursuites judiciaires, au regard du code pénal. Et avec eux, Adou Antoine, Directeur de cabinet de Mambé, Yapi Jacques, SG de la CEI et Kouakou Julien, responsable du service informatique de la CEI, seront également poursuivis. Chaque individu cité plus haut a joué un rôle précis et déterminé dans cette affaire. Et est donc passible de poursuites judiciaires. Les jours à venir sont donc comptés pour Mambé et sa clique.

Frank Toti

Source: ABIDJAN TRIBUNE

Mon commentaire: Est-il vraiment nécessaire de mettre Robert Beugré Mambé aux arrêts comme le présagent les jours à venir, si tant est qu'on peut le faire? Ne faudrait-il pas, au nom de la même paix qui l'a fait nommer, contre toute logique et toute légitimité, Président de la Commission Electorale Indépendante (alors qu'il est militant d'un parti politique), mettre la sourdine à cette affaire, à partir du moment où des dispositions ont été déjà prises par le Premier Ministre Guillaume Soro pour le suivi rigoureux et quotidien de tous les ajouts qui doivent s'effectuer sur la liste électorale? Faut-il risquer de compromettre une paix fragile et chèrement acquise après moult pirouettes, compromis et compromissions?

Ce sont juste des questions. Mes questions. Au nom de ma Côte d'Ivoire!

23:55 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : côte d'ivoire, affaire beugré mambé, cei, 429000 pétitionnaires | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

3 BLAGUES IVOIRIENNES POUR VOUS ARRACHER UN SOURIRE

UN SOURIRE.jpg

 

1-    Un ivoirien à son ami, de retour du Palais de la Culture où il a assisté, sur écran géant, au match Côte d’Ivoire – Algérie, comptant pour les quarts de finale de la CAN 2010 : S’il te plaît, tu n’aurais pas le numéro des rebelles angolais qui ont attaqué le bus des togolais, dans l’enclave de Cabinda ? C’est juste pour leur donner une nouvelle cible : l’avion des Eléphants de Côte d’Ivoire !

 

2-    Ivoiriens, Ivoiriennes, l’heure est grave. Ne buvez plus Drogba (la grosse bière), buvez Popito (la crème glacée ; et aussi, le surnom de l’attaquant ivoirien Kader Kéita). C’est bien pour votre santé et vos émotions. Vérifié et certifié CAN 2010 !

 

3-    Un benguiste (un ivoirien revenu de l’Occident) malade va au CHU de Yopougon. Le  médecin lui pose des questions auxquelles il répond : Quel est votre problème, monsieur ? « J’ai une toux de chien qui me fatigue », dit-il. Avez-vous l’appétit ? « Je mange comme un loup affamé ». Travaillez-vous ? « Comme un âne ». Dormez-vous bien ? « Comme un coq ». Marié ? « Comme deux pigeons ». Vous entendez-vous avec votre femme ? « Comme deux lapins ». Avez-vous la paix du cœur ? « Comme un agneau ». Alors, monsieur, je vous conseille de consulter rapidement un bon vétérinaire. Ici, nous soignons uniquement les hommes !

 

DINDE Fernand AGBO

21:58 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blagues, humour, blagues ivoiriennes, sourire, rire, détente, déstresser, se marrer | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

CINQUANTENAIRE DE LA CI: PROPOSITIONS DE LEANDRE SAHIRI A L'AMBASSADEUR PIERRE KIPRE

 LOGO OFFICIEL CINQUANTENAIRE.jpg 

Londres le 01/ 02 / 2010

 

Monsieur le Président de la Commission Nationale Préparatoire du Cinquantenaire de l’Indépendance de la Côte d’Ivoire,

Excellence,

             

Espérant que vous lirez cette lettre avec une bienveillante attention jusqu’au bout, je voudrais, en tant qu’intellectuel et citoyen ivoirien, membre de la sous-commission préparatoire du cinquantenaire de la Côte d’Ivoire pour la circonscription du Royaume-Uni, porter à votre connaissance les faits ci-après.

 

Comme nous le savons tous, c’est en 1960 que la plupart des pays d'Afrique sub-saharienne ont obtenu leur indépendance. Et donc, cette année 2010, un demi-siècle plus tard, nous nous apprêtons à célébrer, à sa juste dimension, le cinquantenaire de cet événement d’importance et de résonnance particulières pour nous.

 

Pour ma part, je conviens avec nombre d’Africains et d’amis de l’Afrique que ce cinquantenaire doit être l’occasion pour nous de faire le bilan des cinquante années passées, de faire l’état de nos lieux à cette étape de notre Histoire, de poser la question de notre autonomie économique, de trouver les moyens de mettre en place une monnaie commune à nos États hors du giron français, de réfléchir sur les stratégies à mettre en œuvre afin que le demi-siècle à venir soit celui d’une indépendance vraie pour l’Afrique.

 

A ce propos, quoique la situation de l’Afrique ne soit pas ce qu’elle était en 1960, quoique l’année 1960 soit vue dans les discours officiels comme un moment faste pour le retour de la liberté des peuples constitués en Etats neufs, ayant leurs attributs spécifiques (drapeaux, hymnes, constitutions, etc.) au même titre que les puissances coloniales d’hier, quoique la Coupe du monde de football qui aura lieu, cet été, en Afrique du Sud, soit tout à l'honneur du continent africain, nombre d’Africains, pour le moins éclairés, lorsqu’ils parlent des cinquante années des soleils des indépendances africaines, n’hésitent pas à appeler de tous leurs vœux « une deuxième indépendance », pour dire qu’il nous reste à conquérir notre vraie indépendance, y compris notre indépendance économique, sans laquelle notre souveraineté politique demeure aujourd’hui encore et toujours une pure illusion, vous le savez.

 

Ces Africains sans doute mettent en avant, et je souscris à cette thèse, le fait que plus de 80% des populations africaines vivent sous le seuil de pauvreté, peinent à s'assurer un repas convenable par jour, à se soigner convenablement, à bénéficier des conditions adéquates d’éludes et de promotion, et aussi du fait que le chômage des jeunes diplômés demeure une épidémie, entre autres maux.

 

Ces Africains estiment, et je souscris à cette thèse, que, de ce fait, le moment est venu de nous réapproprier et de maîtriser notre propre destin, de trouver en nous-mêmes et par nous-mêmes les moyens de faire face à notre humaine condition, de lever la tête et de sortir du calvaire infernal de l’esclavage permanent insinué et institutionnalisé par le « Code noir » promulgué par le roi Louis XIV, en 1685.

 

Ces Africains préconisent, et je souscris à cette thèse, que l’année 2010 soit vue et vécue comme le point de départ d’une nouvelle ère pour nous Africains.

 

Ces Africains considèrent, et je souscris à cette thèse, que, cette année, l’opportunité nous est donnée de nous atteler à élaborer un projet sérieux de décolonisation et de développement, à induire avec intelligence les moyens de notre libération, à réviser tous les contrats léonins passés avec les pays occidentaux qui ont soin de penser et de décider en notre lieu et place, à soulever le problème crucial de nos indépendances : des indépendances ankylosées par la misère et le déficit moral dans la gestion des affaires publiques, empestées par les rebellions et les dictatures, confisquées par une armée étrangère sur nos territoires pourtant dits souverains et des gouvernants irresponsables aux pratiques d’arrière-garde, dévidées économiquement par une monnaie dont la maîtrise nous échappe, mises à mal par des conflits plus ou moins ouverts où des Africains n’ont ni honte, ni scrupule à étaler leur barbarie, à se révéler les « pires ennemis de l’Afrique », etc.

 

Telles sont, je crois, les préoccupations qui doivent être les nôtres et qui, sans doute aucun, ont inspiré le président Laurent Gbagbo à proposer de faire, de cette année 2010, une année exceptionnelle, ainsi que de donner une grande envergure à la  célébration des cinquante ans de notre indépendance.

 

Et, Excellence, en nommant comme « Président de la Commission Nationale Préparatoire » de cette commémoration le grand historien, l’éminent universitaire et homme politique que, à nos yeux, vous êtes censé incarner, le président Laurent Gbagbo vise, je crois, à ce que soient proposées et organisées des manifestations et des activités qui sortent, absolument, du folklorique, du tintamarresque et qui se situent au-delà du cadre routinier habituel de l’«Indépendance Cha Cha ».

 

Excellence, en vous nommant comme « Président de la Commission Nationale Préparatoire », le président Laurent Gbagbo s’attend, je crois, à ce que vous fassiez émerger cette manifestation de ce que Blaise Pascal appelle le « divertissement », à savoir : les bals populaires, les soirées dansantes, les défilés de mode, les matches de gala, etc., c'est-à-dire tout ce qui atteste que « l'homme africain n'est pas entré dans l'Histoire » (Nicolas Sarkozy), tout ce qui réduit l’Africain à sa plus simple expression : le « nègre Banania ». En vérité, il nous faut, s’il vous plaît,  saisir l’occasion de nous élever au-dessus des contingences immédiates et de nous comporter en êtres pensants » (Houphouët Boigny).

 

Excellence, en vous nommant comme « Président de la Commission Nationale Préparatoire », le président Laurent Gbagbo s’attend, je crois, à ce que nous ne nous laissions pas distraire par l’idée du grand folklore que prépare la France et dont l’objectif inavoué est que nous soyons toujours et encore occupés à nous amuser,  à danser, à jouer, au lieu de mener notre propre introspection. Le but du jeu est connu : il s’agit  de nous distraire afin de  nous détourner de poser les vraies questions, afin de ne pas rechercher les vrais remèdes à nos maux, afin que nous continuions à nous préoccuper des choses viles et non essentielles à nos vies ; il s’agit  de célébrer la Françafrique ou la francophonie comme notre seul salut, pour continuer à nous chosifier, à nous instrumentaliser et à nous exploiter ; il s’agit  de continuer à écrire notre histoire avec la même encre noire...

 

A preuve, Excellence, selon le programme officiel, « la France va honorer, cette année, ses anciennes colonies, notamment en faisant défiler des troupes africaines sur les Champs-Elysées, le 14 juillet et en recevant, en invités spéciaux, des ballets et chefs d’Etats africains pour les festivités ».

 

Et donc, bien évidemment, il ne s’agira pas de parler du contenu de nos indépendances, comme on peut s’en rendre compte : on ne tirera pas le bilan politique, économique, social, culturel de nos cinq décennies d’indépendances ; on ne posera pas le problème de notre libération totale ;  on ne célébrera pas les grands acteurs de nos indépendances, ni les savants et créateurs africains ; on ne dégagera pas les perspectives d’avenir pour nous-mêmes et pour les générations à venir. Non !

 

Et pourtant, ce  sont là, de mon point de vue, les vraies préoccupations qui doivent, en ce moment, être les nôtres et qui doivent être au cœur de la célébration du cinquantenaire de notre indépendance.

 

Eu égard à ce qui précède, je voudrais, par-dessus tout, vous savoir gré et vous féliciter, Excellence, d’avoir mis au cœur de cette commémoration un Colloque international et pluridisciplinaire qui se tiendra à Yamoussoukro (Palais de la Fondation Félix Houphouët-Boigny) du 1er au 4 août 2010, et qui réunira, des experts, mais des vrais, autour du thème suivant : « Les 50 ans des indépendances africaines : bilan et perspectives d'avenir». En tout cas, je suis fier et fort heureux qu’une telle initiative soit venue de notre pays et que les moyens conséquents en aient été mis à votre disposition, du moins autant que je sache.

 

Malheureusement, votre « appel à communications » semble être passé totalement inaperçu, du moins à ma connaissance, sinon sauf erreur de ma part. Aussi, serait-il bon que cet appel soit (re)diffusé le plus largement possible, par toutes les voies et moyens possibles.

 

Par ailleurs, le Colloque devant se tenir en août 2010, il serait également bon, pour ce qui est des « propositions de communications »,  de revoir, du moins de proroger la date de clôture, fixée préalablement au  30 décembre 2009.

 

Il serait tout aussi bon que nous ne restions pas là à seulement attendre des propositions de communications. Au contraire, nos efforts et nos moyens doivent être réunis à rechercher avec torche, à recenser et à inviter tous ceux des Africains et toutes celles des Africaines et autres scientifiques, intellectuels…, - et ils sont légions- à même de conduire cette réflexion, à même d’alimenter positivement et sereinement les débats de ce colloque dont les actes devront être édités, publiés et largement diffusés. 

 

Outre ce colloque dont le bien-fondé n’est plus à démontrer, je voudrais proposer les activités et manifestations suivantes :

 

  1. 4 concours littéraires et artistiques interafricains dotés de prix, dont l’un à l’attention des écrivains en herbe :

1) Œuvres (genres au choix) publiées entre 1960 et 2010 qui auront profondément marqué nos esprits et nos vies ou susceptible d’être considérées comme livres de chevet ;  

2) un essai politique ;

3) Presse ;

4) œuvre d’art. (NB : L'art englobe principalement les produits des « beaux arts » tels que l'architecture, la sculpture, la peinture, la musique, la danse et la poésie (et donc la littérature), auxquels on ajoute le cinéma, la gravure, le théâtre, la photographie, la bande dessinée, la télévision, voire l'art numérique).

 

  1. Des expositions d’art (ambulantes et ouvertes au grand public) : donner les moyens et l’opportunité à nos talentueux artistes de se faire connaître, de faire la promotion de leurs œuvres, au plan national et international.

 

  1. Des projections de films produits, réalisés entre 1960 et 2010 :

a) des films montrant les héros des indépendances et autres grandes figures de notre histoire ;

b) des films soulevant les problèmes africains et visant à nous faire prendre conscience de notre être, de nos responsabilités et de notre devenir.

 

  1. Des table-rondes et des conférences sur les thèmes suivants : La problématique du Franc CFA ; la pauvreté ; l’éducation ; l’actualité du Code Noir ; la diffusion de la pensée ; l’édition ; la santé ; le pouvoir et la bonne gouvernance ; les ambassades et représentations diplomatiques africaines : missions et activités ; diplomatie et coopération, les libertés et les droits ; la liberté de presse ; parti unique et multipartisme, la démocratie, les élections ; les constitutions, la jeunesse ; la condition féminine ; etc.

 

  1. Des expositions d’œuvres scientifiques par les créateurs et inventeurs africains pour servir de modèles aux jeunes, pour révéler au monde le génie africain, pour combattre le complexe d’infériorité et les préjugés de tous genres.

 

  1. La vulgarisation des œuvres littéraires (ouvrages, récitals, et spectacles divers) qui visent  à favoriser la prise de conscience et de responsabilité, telles que Monsieur Thogo Gnini (B. Dadié), Les Sofas (B. Zaourou), Tribaliques (H. Lopes), Le Code noir de Louis XIV (L. Sahiri), Une saison au Congo (Césaire), Le Franc CFA et l’Euro contre l’Afrique (N. Agbohou), Le crime d’être noir ( C. Bassidiki), Les Bouts de bois de Dieu (O. Sembene), La carte d’identité ( J. M Adiaffi), En attendant la liberté (G. Oupoh), entre autres.

 

En vous remerciant, Excellence, de votre bienveillante attention et vous félicitant, par avance, du succès de cette commémoration, je vous prie de bien vouloir agréer, Excellence, l’expression de ma considération distinguée.

 

Léandre Sahiri. (Membre de la Sous-commission Préparatoire du Cinquantenaire de la Côte d’Ivoire pour la circonscription du Royaume-Uni, Chargé des expositions d’œuvres d’art, concours littéraires ou scientifiques autour de l’idée d’indépendance. sahirileandre@yahoo.fr).

jeudi, 04 février 2010

EDITH BROU: BLACK-OUT EN COTE D'IVOIRE PENDANT 3 MOIS ET PLUS...SI AFFINITES


Un post intéressant de l'excellente blogueuse ivoirienne, Edith Ya Brou, sur son blog GODIVOIRE, relativement aux trois mois de délestage annoncés unilatéralement par la CIE, la Compagnie Ivoirienne d'Electricité. Je tenais à vous le faire parcourir. Immanquablement. Bonne lecture! Dindé.

 

Délestage, délestage....Ce mot tellement ''tristounet''est à la page en ce moment. On en parle dans la vie réelle à Abidjan et dans tout le reste du pays. Mais on le craint encore plus sur le web.
Depuis plus d'une semaine donc, les réseaux sociaux (facebook, twitter, linkedin, netlog, hi5,etc) utilisés en Côte d'ivoire sont en ébullition. Les internautes après avoir mal digéré, la choquante nouvelle du seul fournisseur d'électricité en Côte d'Ivoire, ont déversé leur indignation et même leur colère sur leurs profils.
Voici un des nombreux commentaires sur facebook, ce matin qui m'a fait sourire:

R. E. a dit: ''Avec ces 3 mois de coupure de courant annoncés , on n'arrête pas de régresser dans ce pays ! On va se galérer gravvvvvve! Les bandits vont se régaler mais avec la tension politique actuelle, je me demande aussi si ce n'est pas une forme cachée de couvre-feu ?''


Et c'est tellement légitime. Tenez! Au moment où j'écris ces lignes, je viens de recevoir un appel de Joe T. Ndzulo, un ami et web entrepreneur vivant à Abengourou (coucou à Elia Varela et à tous les blogueurs de l'indénié). Joe m'a donc fait savoir, avec une pointe de désespoir que le délestage avait bel et bien commencé à Abengourou car depuis 2 jours, la ville n'avait plus d'électricité. Hier, par exemple, ils en ont été privés de 1h du mat à 17h et aujourd'hui, depuis 10h, c'est le black-out. La ville d'Abengourou est donc la première victime.

Pauvre Côte d'Ivoire. Après la Sir qui va fermer bientôt, le carburant qui fait yoyo, les incendies qui se succèdent, la crise électorale, le paysage audiovisuel déplorable, etc...Voici la dernière pilule amère que nous devons avaler de gré ou de force. L'effondrement de l'économie ivoirienne en dépend.


Sincèrement, je me fiche de savoir les raisons de ce délestage; on en a suffisamment pour en servir à d'autres pays alors...Et ce qui est marrant, c'est que nous avons du soleil A PROFUSION, matière première gratuite pour l'alimentation de nos foyers en énergie solaire. Mais je pense que réfléchir à une politique concrète de mise en oeuvre progressive de ce type d'énergie pour nos pays africains est ''assez futuriste'' pour nos technocrates scotchés à leur fauteuil: trop compliqué et surtout manque à gagner.


Bref!!.... Notez que dans ce scénario sombre, ce sont les entreprises du secteur privé et les travailleurs de l'informatique et du web, qui vont le plus, grincer les dents. Car, leur matière (notre matière) première, c'est un PC ou un laptop, mais c'est surtout l'électricité sans laquelle il ne peut y avoir de connexion Internet (cette fois-ci, ce ne sera pas de la faute de nos FAI). J'imagine déjà le pauvre développeur, à minuit, le nez rivé sur l'écran de sa machine, occupé à coder, car ayant un Contrat de Outsourcing à Philadelphie, aux USA. Il ne lui reste que quelques minutes pour livrer la plateforme à son client trop pressé et PAAAAF!!! Coupure d'électricité car délestage.

Ou bien encore, le blogueur ou le community manager, très inspiré, sur son article ou ses mises à jour, mais tellement inspiré qu'il en a oublié de manger, car c'est aujourd'hui que son article doit être prêt ou que les mises à jour doivent être disponibles, et PAAAF!!! Coupure d'électricité car délestage. Les travailleurs du web et autres informaticiens auront donc beaucoup de soucis à se faire.
Le seul conseil que je pourrais te donner (oui à toi, puisque tu utilises aussi un PC et Internet), ce serait de bien sauvegarder tes documents (word, excell, powerpoint, publisher, etc), tes créas (photoshop, gimp, paint.net, etc), tes montages (after effect, motion picture, pinnacle), tes programmations (CSS, Php, java, ajax, etc).


Il faudra donc vous armer d'un mental à toute épreuve comme un soldat au front. Car la coupure peut venir à tout moment. PAAAF!! Bonus: Vous pouvez suivre l'évolution du délestage (maladie) en direct via ces liens:

 http://twitter.com/tndzulo/statuses/8546243556

http://amonjosias.ivoire-blog.com/archive/2010/02/03/prem...

http://www.afreekelection.com/chronique/item/294-caricatu...

10:48 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : cie, délectage, édith ya brou, godivoire, 3 mois de délestage | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mercredi, 03 février 2010

HOMOSEXUALITÉ : « CHOC DES CULTURES » ENTRE L'OCCIDENT PERMISSIF ET L’AFRIQUE

 

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Après avoir obtenu des droits en occident, ou dans d'autres pays du monde, des « lobbys » « homosexuels » et « transsexuels » souhaiteraient, actuellement, que l'Afrique devienne un terreau d'« immoralité », en évoquant,  des belles phrases : « les droits des homosexuels » ou les « droits des minorités sexuelles ». De quoi se mêlent-ils ?

Par Appolinaire Noël KOULAMA. 


En vertus de quel droit et devoir, que ces lobbys mécréants veulent voir s'installer les mœurs d' « homosexualité » en Afrique, sans chercher à comprendre, que l'« homosexualité » choque le commun des africains et chaque peuple doit vivre débarrassé des valeurs qui ne lui soient pas adaptables.  En France, il est question, actuellement, du débat sur l'identité nationale, ce débat qui a toujours existé depuis le passé avait, en effet, d'autres appellations :

-          Débat sur l'intégration,
-          Débat sur l'Islam,
-          Débat sur les mœurs etc.…  etc.…

On nous a rabattu les oreilles, que les mœurs africaines et les mœurs musulmanes choquent la culture occidentale, et pour aller plus loin, on a même entendu : l'expression « Choc des cultures ». la Suisse a voté, dernièrement, contre les minarets, la France prépare une loi qui interdirait le port de la « Burka » dans les milieux publics et les contrevenantes seraient passibles d'une amande de 10 000 euros.

Pourquoi donc, les occidentaux, s'en mêlent lorsque les Etats africains légifèrent contre l'« homosexualité », qui est une pratique qui heurte à nos sensibilités, à nos valeurs ancestrales, culturelles et de bonnes mœurs ?

Il est indiscutable que l'« homosexualité » choquent les cultures africaines, à la différence de occidentaux, cependant, la polygamie, est autorisée et intégrer dans nos mœurs et coutume, depuis des siècles. Pour me répéter, je dirai qu'en occident les lois donnent des droits aux « homosexuels » et répriment les droits des polygames, la polygamie est une pratique mal perçue dans le droit occidental et elle est en même temps considérée, comme une pratique des immigrés venus de l'Afrique et des pays arabes.  Avons-nous vu des lobbys africains défendre les « droits des polygames ? », le cas échéant, avons-nous vu les Etats africains s'en mêler contre les lois occidentales qui répriment la polygamie ? Non, au contraire, l'Afrique ne veut pas heurter la sensibilité des occidentaux.

L'Afrique mérite aussi son débat sur l'identité africaine, et légiférer pour protéger les africains contre les pratiques qui nous gênent, c'est ce qui est commencé dans certains états africains, et que l'Afrique doit continuer à soutenir.


L'HOMOSEXUALITÉ PARLONS-EN :

Sous la pression des pays occidentaux, au sein de l'« Organisation mondiale de la Santé (OMC) », l'« homosexualité » [1] a été déclassifié, comme maladie mentale, par tous les états du monde signataires de la charte de l'« OMC » en 1992, malheureusement, cette charte a été signée à l'époque par des dictateurs africains, car sans doute réfléchir était moins important que l'intérêt d'être membre de l'« OMC ».

L'histoire nous apprend que des chercheurs on tenté de démontrer que les homosexuels étaient différents des « hétérosexuels » sur le plan physique et anatomique, hélas, jusqu'au jour d'aujourd'hui, ces hypothèses n'on jamais pu être vérifiées. Cette tentative de démonstration consistait à défendre les « homosexuels », en voulant nous faire croire qu'on est né « homosexuel » et on ne le devient pas. Bien que n'ayant jamais été vérifié, posons-nous la question, si les gays sont nés femme, pourquoi sont-ils aussi virils que les mâles hétérosexuels, tant sur le plan physique que sur le plan anatomique ?

Je ne me permettrai jamais de mettre en doute, de l'existence d'un vrai amour lié de l'attirance physique et sexuelle entre les personnes de même sexe, la question est de savoir si la nature avait prévu l'« homosexualité » ? La réponse est non ! En effet, la nature a apporté un certain équilibre sur la planète, l'homme doit procréer pour assurer sa  succession, pour cela il faut 2 personnes de sexes opposés qui mettront au monde au moins 2 enfants, ainsi, les 2, enfants vont succéder au 2 parents. Par conséquent, l'« homosexualité » n'est qu'une pratique purement anti-naturelle.

La psychanalyse explique que l'« homosexualité » vient du déséquilibre mental, dont le symptôme est une construction inconsciente de la personne homosexuelle, par les différents modes de « complexes d'oedipe » chez le jeune garçon et chez la jeune fille. Freud dans ses analyses cliniques avait refusé que l'« homosexualité » est innée, autrement dit on ne naît pas « homosexuel », mais on le devient.

Même tolérée dans les sociétés occidentales, l'« homosexualité » demeure une maladie d'origine du « déséquilibre mental » chez le jeune enfant, dont les conséquences psychiques pouvant aller jusqu'au transsexualisme. La psychanalyse reconnaît la maladie, mais refuse de parler du traitement car ce domaine sort de la psychanalyse.

Que dire donc, de la personne qui a grandit, normalement, sans développer le choix inconscient de « homosexualité » dans sa jeune enfance, et qui le devient beaucoup plus tard, comme les « bisexuels » par exemple. La psychanalyse définit cette « homosexualité » tardive et la « bisexualité » [2], comme une recherche de plaisirs sexuels nouveaux, intenses et variés, nous somme bien dans la « déviance » et la « perversion » sexuelle, comme chez es chimpanzés Bonobo.

Il ressort, donc,  de l'« homosexualité » et de la « zoophilie »: De l'immoralité, de la bestialité, de l'atteinte à la  dignité humaine. Jamais dans l'histoire africaine, un roi avait été « homosexuel », comme le fut déjà à l'époque, le roi Louis XIV en France, nos rois étaient, par contre polygames.


ET L'AFRIQUE DANS TOUT ÇA :

Notre continent possède aussi par ailleurs, les peuples dits selon une convention de l'« ONU » : Peuples autochtones, en exemple les « Massaïs », les « Pygmées », les « Bochimans » etc... Ces peuples qui vivent de la nature, sont encore restés naturels et nous témoignent par conséquent, du caractère naturel de l'homme, patrimoine naturel transmis depuis des millénaires jusqu'à nos jours. Jamais et jamais dans l'histoire passée et récente des peuples autochtones, qu'il y ait eu « écho » d'une quelconque « homosexualité ». Si des cas isolés d'« homosexualité » ont pu exister, sans le moindre écho dans notre histoire, c'est parce qu'ils ont été certainement bannis, et interdits par la morale de nos anciens.

De la même façon, les peuples africains dits plus évolués que les peuples autochtones, on su garder avec raisons, nos valeurs ancestrales, dont l'« hétérosexualité », qui est la seule orientation sexuelle qui permet la procréation,  ainsi une femme africaine qui a du mal à mettre au monde, c'est toute la grande famille qui s'inquiète, mettre au monde en Afrique, valorise à la fois la « féminité » de la femme et la « virilité » de l'homme.

Dans de nombreuses tribus africaines, que ce soit les peuples dits autochtones ou les peuples dit évolués, on y rencontre des danses traditionnelles qui appellent ou qui valorise la procréation. Toute l'éducation africaine en matière sexuelle, est fondée sur l'« hétérosexualité » et la famille.

Malheureusement, l'européen en arrivant en Afrique, n'a pas hésité d'agrémenter ses désirs pervers, moyennant les biens matériels ou les pécunes, pour corrompre les personnes pauvres à ses désirs homosexuels. Vous remarquerez en Afrique, la grande majorité des homosexuels africains pratiquent leur relation essentiellement avec les occidentaux, quelques déroutés africains deviennent des homosexuels et sont soutenus par leurs maîtres « homosexuels » occidentaux, via les « lobbys » « homosexuel ».

L'Afrique du sud a légalisé l'« homosexualité », pour faire plaisir à une partie de sa communauté nationale blanche et « homosexuelle », il s'agit, sans doute de continuer à sceller la paix entre toutes les composantes nationales du pays, en même temps, cette loi est loin d'être acceptée dans la majorité des milieux noirs, tout statut social confondu, ainsi dans tous les milieux noirs, les adolescents violent les lesbiennes, pour les corriger de l'« homosexualité » à l'« hétérosexualité ». En revanche, les pays africains qui luttent contre l'« homosexualité » ont le soutien actif de la quasi-totalité de leur population, qui voient en cette lutte, de sortir sur ce « Choc culturel » et de vivre sainement, comme nous en avons l'habitude.

Si nous référons, plus haut, aux causes de l'« homosexualité », nous pouvons ainsi croire que l'organisation de la structure familiale africaine ne permet pas, facilement, a un jeune qui grandit de développer le déséquilibre mental qui pousse l'individu au choix inconscient de l'« homosexualité ».


CONCLUSION :

Disons le clairement, les origines lointaines de l'« homosexualité » n'ont jamais pu démontré à nos jours, ce qui est prématuré de croire que l'« homosexualité » au niveau mondial vient de l'occident. Si l'on se réfère à la bible, il y a 3 millénaires la relation sexuelle de 2 étrangers de même sexe dans la ville de Sodome provoqua la colère de Dieu qui détruisit la ville de « Sodome » et la ville voisine de « Gomorrhe » (Genèse 19 :5), car en effet, Dieu créa l'Homme pour la Femme. Cependant, en Afrique, c'est par le contact avec l'homme blanc et l'arabe que nous avons découvert l'« homosexualité ».

Il y a fort lieu de croire, que ce type de relation sexuelle n'est que bestialité pure et simple, pourquoi, diable, cette maladie mentale, qui elle même est une caractéristique de la maladie psycho-mentale, au même titre que la « zoophilie », qu'on rencontre facilement en occident, voudrait qu'elle s'abatte dans notre continent. Pourquoi, diable, les africains égarés tentent de suivre l'« homosexualité », alors que celle-ci, est l'émanation du blanc dans le continent, par le biais de la colonisation et du tourisme.

« Un homme mâle qui se fait respecter n'accepte pas de se faire sodomiser, auquel cas il est malade ou un sous-homme ». C'est pourquoi, nous devons au contraire aider les « homosexuels » et le zoophiles » de les sortir respectivement de leur déséquilibre, comme il est fait pour les « pédophiles » (personnes ayant des attirances aux enfants de bas age), en conséquence, Les « homosexuels » (personnes ayant des attirances sexuelles avec les personnes de même sexe) devraient être, aussi, internés pour être soignés.

En parlant des minorités sexuels et en défendant les droits de ces minorités, d'autres minorités sexuelles  bestiales, immorales comme les « zoophiles » sont oubliés.

Chers africains, en laissant faire les « homosexuels », demain les « zoophiles » occidentaux vont défiler, pour la reconnaissance de leur orientation sexuelle, pour mieux étayer cette vision, je vous informe, de nombreux occidentaux considèrent l'animal de compagnie comme une personne à part entière de la famille, nombreux demandent que la sécurité sociale puisse prendre en charge, les traitements des animaux de compagnie.  Une fois ces avantages acquis, pour lesquels, je suis d'accord par ailleurs, mais les malades et les « perversions » psycho-mentales qu'on retrouve en occident, vont y trouver la voie, pour revendiquer la reconnaissance de la « zoophilie » [3].

Les humains n'ont aucun droit d'être anti-naturel (« homosexuels » et « zoophiles »), saisissons-nous chers africains et luttons contre ce fléau de malédiction, qui sont l'« homosexualité », la « zoophilie » et les plages des « nudistes », que l'occident dans sa perversion autorise et que l'Afrique dans sa grande sagesse héritée de ses ancêtres, n'a pas besoin.

Construisons des familles saines dans des sociétés saines.
Que Dieu bénisse l'Afrique.


NOTE :

[1]   L' « homosexualité » est une relation sexuelle entre 2 personnes de sexes différents, elle a été retirée comme une « perversion » ou une « déviance sexuelle », dans le « Manuel de Diagnostique des Troubles Mentaux (DSN) » en 1985, et a été déclassifiée lors du congrès de 1992, par tous les états signataires de la charte de l' « Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ».

[2]   La « bisexualité » est un comportement, à la fois « homosexuel » et « hétérosexuel » définit par la psychanalyse comme des comportement psychiques, dont l'origine est le fondement psychique inconscient de tout être humain à la conquête des désirs sexuels. 

[3]  La « zoophilie » est une relation sexuelle entre 2 espèces différente, je rappelle : depuis 1980, la « zoophilie » n'est plus considérée comme une « perversion » ou une « déviance » sexuelle, dans le « Manuel de Diagnostiques des Troubles Mentaux (DSN) Manuel de références au Etats-Unis », mais une attirance sexuelle d'une personne pour les animaux.

En élaborant les définitions en note [1] et [3], ci-dessus, le « Manuel de Diagnostique des Troubles Mentaux (DSN) Manuel de références au Etats-Unis » est passé outre les recommandations de la psychanalyse qui considèrent l'« homosexualité » et la « zoophilie » ayant pour origine le déséquilibre mental de la personne.