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mercredi, 31 mars 2010

POURQUOI IL FAUT SURVEILLER LES GARÇONS

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Ils vont finir par nous donner des infarctus, nos bambins ! Ne manquez pas la suite. Au total 17 arrache-cœurs et autres images insolites sur ces bouts-de-choux !

Un conseil: Surveillez les garçons ! ! !

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mardi, 30 mars 2010

AFRIQUE : SORTIR DE LA DOMINATION NEOCOLONIALE

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 Cinquante ans se sont écoulés depuis la « soi-disant indépendance » des pays « francophones ». Mais l’Afrique n’a jamais été indépendante et n’est pas prête de l’être. Le plus grand génocide humain s’y prépare dans les 20 années à venir. Tous les continents se réorganisent pour nourrir leurs populations. Seule l’Afrique est à la traîne. Les africains sont dépendants jusqu’au trognon, ils importent plus de 80% de ce qui les fait vivre, quand ils le peuvent. Les dirigeants africains ne se sont jamais préoccupés de l’avenir de leurs peuples tout simplement parce qu’ils ne se sentent pas et ne sont pas des leurs.

Bamba Gueye Lindor.

 
Depuis les années 60, les africains patriotes, dignes, qui ont voulu mettre debout leur continent ont tous été liquidés ou chassés de leur pays par l’impérialisme français. De Patrice Lumumba[
1], Djamal Abdel Nasser, en passant par Kwame Nkrumah [2], Amilcar Cabral[3], Nelson Mandela, Houari Boumediène, Ahmed Sékou Touré, et jusqu’à Thomas Sankara. Tous ceux-là furent remplacés par ceux qui ont dilapidé et remis les intérêts de l’Afrique à la France, je cite : Félix Houphouët-Boigny, Léopold Sédar Senghor, Joseph-Désiré Mobutu, Jean-Bedel Bokassa, Omar Bongo (né Albert-Bernard Bongo)… Toute cette bande de s... a trahi le peuple africain. Après la mort d’Houphouët-Boigny, on s’est aperçu que toute l’économie ivoirienne avait été dilapidée par ce vieux nègre complexé. Ces soi-disant responsables qui ont géré l’Afrique sont nés français et morts français, la plupart en France même. Rappelez-vous la mort de Senghor dans le Calvados, humilié et traité comme un moins que rien, après tous les services qu’il a rendu à ses maîtres.

Aujourd’hui on entend partout dans les radios des manifestations organisées pour l’indépendance des pays africains, relayées bien entendu par des nègres, peut-être nés en Afrique mais souvent avec la nationalité française en poche comme leurs pères. Mais oui, il suffit d’être noir pour pouvoir facilement parler d’Afrique. On en est encore à ce niveau et c’est ce qui a perdu l’Afrique. Les africains n’ont pas encore compris qu’on ne juge pas l’humain tout simplement sur sa couleur ou son appartenance ethnique. L’humain est bien plus complexe que cela et les africains, depuis leur existence, ont pourtant été bien servis, s’ils n’ont pas encore intégré la leçon, c’est aux camarades progressistes de notre continent de la leur faire comprendre. Patrice Lumumba a été trahi par Mobutu, Thomas Sankara trahi par Blaise Compaoré à la demande d’Houphouët-Boigny sous les ordres de François Mitterrand. Mais oui, chez nous, très souvent, le couteau qui te tue c’est ton frère qui l’aiguise. De Chaka Zulu à Sylvanus Olympio, abattu devant l’ambassade de France à Lomé, attentat commandité par la bande des Jacques Foccart et Robert Pandreau.

Comme le disait René Char, « l’homme est capable de faire ce qu’il est incapable d’imaginer ». La solution est simple, dirigeants africains : puisque vous êtes incapables d’imaginer, recopiez tout simplement les autres et vous sortirez votre peuple du gouffre. Gérez votre pays et votre continent, comme les autres gèrent leur pays et leur continent.

La situation africaine est plus que préoccupante. L’Afrique est un continent où il n’y a personne, la solidarité africaine n’est pas collective, l’africain lutte individuellement pour son intérêt individuel. S’il réussit, il jette des miettes aux autres, quand et comme il le désire, mais jamais il ne permet à l’autre de se construire, d’être indépendant et libre. Cette situation conjuguée a mené le continent africain là où il se trouve. Et l’humanité peut en témoigner, les trois-quarts des chefs d’Etats et dirigeants africains finissent leurs jours en France. Ils ont leurs maisons en France, leurs comptes bancaires en France, se soignent en France, leurs enfants vont dans les universités de France, alors comment voulez vous qu’avec cet esprit ces gens-là sortent le pays qu’ils gèrent de la misère ? Regardez le cas de M. Diouf, ancien président du Sénégal. Où est-il aujourd’hui ? En tête de l’organisation des pays francophones. C’est indigne et méprisable, ces gens sont sans vergogne.

J’attire aussi votre attention sur un fait qui montre à quel point la république française méprise l’Afrique et les citoyens africains. A la veille des élections présidentielles du Togo, rappelez-vous M. Kofi Yamgnagne avait prétendu rendre sa « nationalité française » pour pouvoir se présenter, la suite, vous la connaissez. Tenez-vous bien, au moment où j’écris ce texte là M. Kofi est revenu en France et je me demande sur quelle base : avec un visa de touriste ? Si tel est le cas il devrait regagner Lomé dans très peu de temps. Dans le cas contraire, il a bien vite obtenu une carte de séjour, et M. Besson, doit alors régulariser tous les sans-papiers  se trouvant aujourd’hui en France. J’ai relu les lois Pasqua, Debré, Chevènement et Sarkozy sur l’immigration, je n’ai en aucun cas rencontré un passage qui permettrait à M. Kofi Yamgnagne, togolais il y a une semaine, arrivé en France il y a moins de 48 heures, d’obtenir une carte de séjour. A moins qu’il n’ait jamais renoncé à sa nationalité française, affaire à suivre…

La situation du continent africain va de mal en pis. La gauche française et l’extrême gauche n’ont jamais été au fond du problème pour contribuer à l’émancipation du peuple africain. Ils n’ont fait qu’assistanat et humanitaire à leur profit.

Naïfs ceux qui  croient la belle « théorie humaniste » que la terre n’a pas de frontière et que les hommes sont tous des frères. Cette « théorie » n’a jamais concrètement vu le jour. Les « droits de l’homme » n’ont jamais existé. Finie l’époque du soutien des pays frères dans les luttes de libération nationale, fini le temps du Che, chacun prêche pour sa paroisse, le nationalisme a gagné. Les belles idées du « marxisme » ne sont qu’une farce. Les 30 dernières années nous ont montré cela dans la pratique. La gauche française a géré les ex-colonies comme l’a fait la droite. Strauss-khan au « FMI », Besson, ministre de l’immigration, … la liste est longue. Imbéciles ceux qui croient à la gauche.

Aux anticapitalistes : pensez-vous que régulariser chaque année 80 000 enfants d’Afrique règlera le problème de là où ils viennent ou celui de là ils arrivent. C’est une position grave, opportuniste et politicienne. Depuis 20 ans vous ne faites que reculez l’échéance de la déchéance des immigrés en premier lieu et du peuple africain en particulier. Le problème de l’immigration se règle à la source. Aidez les africains qui sont prêts à déboulonner ces valets de l’impérialisme français qui déstabilisent tout le continent africain. Quand demain, plus de la moitié du peuple africain crèvera de faim, tout le monde sera responsable. Dans moins de trente ans, l’Europe, l’Amérique, l’Asie arriveront tout juste à subvenir aux besoins vitaux de leur peuple. Pendant ce temps,  l’Afrique compte sur l’aide internationale.

J’ai appris avec grand plaisir que la France s’apprête à enlever son armée du Sénégal pour la ramener un peu plus haut au Gabon. Et oui, « pétrole » oblige, « Total » et « Elf » ont besoin de matière première. Comme vous le savez le coup d’Etat au Niger profite à « Aréva », encore un intérêt français au détriment du peuple africain.

Pour ceux qui l’ignorent tous les militaires gradés en Afrique, ont été formés à St Cyr. Une double nationalité en poche, ils reçoivent les ordres de Paris. Décidément, l’Afrique a du pain sur la planche. Espérons que le départ des soldats français du Sénégal ne nous prépare pas un coup d’Etat militaire. Qu’après la gestion civile désastreuse du pays la France ne joue pas les prolongations en voulant nous imposer en 2012 un gouvernement militaire. Sachant qu’aujourd’hui, le peuple sénégalais a fait le bilan des cinquante premières années de soi-disant indépendance et désire un changement radical pour les intérêts matériels et moraux de son peuple, la France de Sarkozy, nous prépare, elle, une prolongation. Soyons vigilants, c’est notre dernière chance. Le Sénégal, l’Afrique, a un besoin vital de se redresser dans les 5 prochaines années, sinon, nous disparaîtrons. Cette réalité est claire et sentie par tout un chacun. Ne restez pas assis à compter les étoiles et les nuages. N’attendez l’aide de personne. Levez-vous et construisez votre continent dans le calme et la dignité. Sans déraper sur l’extrémisme. C’est encore possible.

Je terminerai ce texte en envoyant un message au-delà, à mes chers papas dont je suis fier, à toi Patrice, Boumediène, Nasser, Nkrumah, Cabral, et à toi mon frère Thomas, depuis votre départ, nous sommes toujours dans la misère humaine et très loin de la sortie du tunnel. Mon vieux Patrice, ce salop de Mobutu qui t’as trahi a fini comme un chien au Maroc, ses serviteurs n’ont même pas voulu le récupérer à la fin pour le soigner. Et à toi Houari, l’Algérie que tu avais construite, dont toute l’Afrique était si fière et sur laquelle elle comptait, à été cassée, détruite par le capitalisme français. Mais je vous rassure, vos enfants et frères se souviennent de vous et continueront votre combat jusqu’à l’heure où ils vous rejoindront. Les peuples du monde vaincront.

Salut aussi à toi Frantz, mon vieux Fanon, l’homme des îles, de la Martinique, tu avais bien vu, toi qui disais que celui qui adore le nègre est aussi malade que celui qui le déteste. Mais oui, on adore son chien. Cher papa, toi, tu avais montré l’exemple. Tu es né sous la domination coloniale et mort algérien, cela résume ta grandeur. Les peuples opprimés se souviendront de toi et que la fraternité dans ce monde ne viendra pas des peuples européens campés sur leur supériorité de pacotille mais bien du réveil des peuples opprimés, de ceux qu’on appelle les damnés de la terre.

NOTE :

[1] Patrice Émery Lumumba né en 1925 à Onalua, Congo belge – assassiné le 17 janvier 1961 au Katanga : Premier ministre de la République démocratique du Congo de juin à septembre 1960.  Patrice Émery Lumumba est considéré au Congo comme le premier « héros national ». Il a été assassiné par la sûreté de l’état belge, puissance coloniale du Congo.

[2] Kwame Nkrumah : né en 1909 à Nkroful, Ghana – mort en 1972 à Bucarest ; Homme politique indépendantiste et pan-africaniste ghanéen qui dirigea le Ghana indépendant en tant que Premier ministre de 1957 à 1960  puis en tant que président de 1960 à 1966. Le 24 février 1966, alors qu’il est en voyage en Chine, Nkrumah est renversé par un coup d’État militaire.

[3] Amílcar Lopes Cabral (1924-1973), Abel Djassi de son pseudonyme, est un homme politique de Guinée-Bissau et des Iles du Cap-Vert. Il est le fondateur du Partido Africano da Independência da Guiné e Cabo Verde, Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert, PAIGC, qui amena à l’indépendance ces deux états colonisés par le Portugal. Amílcar Cabral est assassiné le 20 janvier 1973 à Conakry (Guinée-Conakry), six mois seulement avant l’indépendance de la Guinée-Bissau. Ses assassins sont des membres de son parti, vraisemblablement manipulés par les autorités portugaises et bénéficiant de complicités dans l’État guinéen.

 

Source: AFRIQUE-DOSSIER

lundi, 29 mars 2010

LE FRANC CFA, UNE ARME OFFENSIVE ET DEFENSIVE DE LA FRANCE EN ZONE FRANC

 

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«Le destin de l’homme se joue sur la monnaie! Exigez l’ordre financier ou acceptez

l’esclavage!» disait Jacques Rueff. Pour lui,  il ne peut pas y avoir de progrès de la Civilisation et de la Liberté sans la stabilité monétaire. C’est dire combien la monnaie compte dans l’organisation et la survie d’une société. La monnaie est une invention qui est au cœur de nos sociétés actuelles. Cependant, elle est relativement ancienne et a une histoire complexe. Nonobstant, la monnaie semble être écarté dans les stratégies de développement des pays africains. En 1960, 14 pays africains qui étaient à l’époque des colonies françaises, sont devenus indépendants. Cette année 2010 a donc été décrétée « année du jubilé » et elle donnera certainement lieu à des  manifestations grandioses et aux flots de discours auxquels les dirigeants ont habitués les populations pour dresser le bilan d’un demi siècle de liberté surveillée.

Après la clairvoyance des pères fondateurs dont les illustres sont l'Osagyefo Kwame Krumah ( 19O9-1972), le  "javelot flamboyant" Jomo Kenyatta (1893-1978), le "Bélier"  Houphouet-Boigny (1905-1993) , le "Rais"   Gamal Nasser (1918-197O), le "Combattant suprême" Bourguiba, le " mwalimu "   Julius Nyerere,  le grand « Syli » Sékou Touré, "Abel Djassi" Amilcar Cabral, Modibo Kéïta, notre continent est aujourd’hui à la croisée des chemins.

Parmi les 49 pays les moins avancés (PMA), les 35 sont en Afrique Sub-saharienne ; 581 millions de personnes, sur une population  totale de 767 millions, vivent toujours dans le dénuement et 277 millions d’entre elles sont dans la « pauvreté absolue » avec moins de 1 dollar par jour. Pour parler spécifiquement des pays africains de la zone franc (PAZF), le bilan sommaire peut être ainsi résumé : la zone franc représente 12% de la population africaine, 12% du PIB et 1,5% des exportations. Avec une population de 25% supérieure à celle de la France, les PAZF représentent 4,5 % du PIB français ou 1,5% de la masse monétaire.

 Et pourtant, certains pays trouveront des ressources financières, qui du reste, sont rares, pour festoyer. Certainement que certains africains accuseront la colonisation et les relations complexes qui lient les africains aux occidentaux, comme responsable de notre retard économique.  Mais si tel est le cas, il est difficilement compréhensible  qu’on se réjouisse alors même que le vestige le plus important de la colonisation qu’est le franc CFA, demeure.

Notre présente réflexion porte sur le chainon manquant du développement des pays africains, le peu d’attention portée à la dimension monétaire dans les stratégies de développement.

Cet article se voudrait une modeste contribution à l’exploration de « l’énigme » du sous-développement des pays aux ressources naturelles abondantes.

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Le Franc CFA, une arme défensive de la France en zone franc

Il est connu de tous, que le continent africain en général est un  « scandale géologique » et le sous continent noir, un scandale tout court, vu l’immensité légendaire de leurs richesses. Et cela, la France l’a intégré depuis la colonisation. On sait également que les années 40 et 50 ont été riches en contestations réclamant l’indépendance des colonies. C’est ainsi qu’en 1956, la Loi-cadre, dite loi Deferre, renforçait l’autonomie des colonies en créant un conseil de gouvernement et une assemblée territoriale élue au suffrage universel. On sait également que l’effondrement de la 4e République, avec le retour du général de Gaule et la mise en chantier de la 5e République ont entrainé une nouvelle  révision du statut des colonies.  Le projet proposé par référendum en 1958 offre le choix entre une indépendance immédiate ou l’entrée dans une communauté française avec davantage d’autonomie mais toujours sous tutelle de la métropole. A ce projet, le fougueux Sékou Touré, habitué à la phraséologie syndicaliste, sous des applaudissements déchaînés, lançait : « nous préférons la liberté  dans la pauvreté à l’opulence dans l’esclavage ». Tout est dit juste et net. Les commentateurs simplistes peuvent dire que la Guinée a fait le mauvais choix mais il nous semble qu’il faille plus retourner les méninges avant de s’aventurer dans un tel raccourci de l’histoire.  Ce détour permet de comprendre qu’avec le franc CFA, la France pouvait défendre ses intérêts dans ses colonies en dépit de l’autonomie qu’elle leur offrait. C’était donc une liberté surveillée.

Pour saisir la démonstration du franc CFA comme une arme défensive de la France, il faut sans doute savoir  pourquoi le mouvement de colonisation qui avait débuté au XVIème siècle et avait crée de vastes empires coloniaux, trouve t-il une nouvelle vigueur à partir du milieu du XIXème siècle ?  Nous avons appris dans nos recherches que plusieurs facteurs, liés au nouveau contexte politique, économique, social et culturel de l’Europe au XIXème siècle, se sont conjugués. « 6C » : Curiosité, Capitalisme, Commerce, Christianisme, Civilisation, Colonisation.

En France, la colonisation a des motifs précis. Pour s’en convaincre définitivement, il suffit de suivre cette déclaration de Jacques Doriot, alors communiste en 1928 : « Sans les colonies, le pays serait en état de faillite ».  Et  le professeur Gautherot, à droite affirme à son tour en 1930 que « la destruction des empires coloniaux entraînerait la ruine des métropoles ».

Comment la ruine des colonies  peut-elle entrainer celle de la métropole ? La réponse se trouve sans doute dans ce que postule Jules Ferry, en ces termes : « La politique coloniale est la fille de la politique industrielle ». Le développement industriel rendrait donc la colonisation indispensable.

On sait que face à la crise économique mondiale des années 30, la bourgeoisie française a trouvé dans son Empire colonial une planche de salut : un marché protégé, à l’abri du marché mondial, qui joua un rôle vital alors, par exemple comme débouché pour l’industrie cotonnière. Ce processus s’accéléra au tournant du XXe siècle, les cultures destinées à l’exportation firent leur apparition, et les grandes firmes commerciales, la CFAO, la SCOA, s’en assurèrent le monopole côté français, comme de son côté la firme anglo-hollandaise Unilever.

Les défenseurs du « CFARIQUE », cette branche monétaire du pacte colonial entre la France et les pays de la zone franc, se place tranquillement sous l’ombrelle protectrice d’une idée de monnaie stable nécessaire à l’émergence des petites économies. Cette argumentation n’est pas féconde, d’ailleurs, elle ne résiste pas à une analyse profonde. La vérité, c’est que le franc CFA permettait à la France d’acquérir cacao, bois tropicaux, uranium, etc., sans sortie de devises.

Les patrons des grands groupes capitalistes recherchent systématiquement à détenir des positions de monopole, sinon, disent-ils, comme par exemple Vincent Bolloré, ça ne vaut pas la peine. Cette position de monopole leur permet de pratiquer souvent des prix plus élevés que dans les métropoles, dans des pays pourtant plus pauvres. Les entreprises françaises, ankylosées par des décennies de chasses gardées, encaissent difficilement les offensives d’une concurrence qui s’est aiguisée, même dans l’Afrique « marginalisée ».

Depuis les indépendances, le franc CFA aide la France dans l’exploitation  des ressources naturelles des pays africains de la zone franc. Protégées des risques de change, les entreprises françaises font des profits colossaux. Le franc CFA est le poumon  de l’impérialisme français dans ses anciennes colonies de l’Afrique au sud du Sahara. Tout un pan essentiel de l’histoire de la bourgeoisie française, depuis l’époque des armateurs négriers de Nantes et de La Rochelle, des grands négociants bordelais, jusqu’aux brasseurs d’affaires et aux banquiers-usuriers d’aujourd’hui, en passant par l’époque du travail forcé et du servage colonial, toute une partie essentielle de l’histoire de l’accumulation de ses profits capitalistes, a lié et lie nos histoires, celle des peuples et des travailleurs africains et celle du prolétariat de France - lui-même constitué aussi en partie par des prolétaires venus d’Afrique.

Le franc CFA, une arme offensive de la France en zone franc

La monnaie est un instrument par lequel une classe peut exploiter et dominer l’autre et elle ne peut exister que par la légitimation politique qui lui donne la capacité d’être un pouvoir d’achat immédiat ou futur garantissant son rôle de réserve à travers le temps. D’ailleurs dès l’aube de  l'humanité, la monnaie est très vite devenue un moyen de reconnaissance sociale, une dérive du besoin d'existence qui conduit toujours aux pires excès. Cette position  de la monnaie en a donc fait le plus puissant instrument de domination de l'Humain et de la Nature.

Avec la zone franc, le France voulait conserver son aire d’influence, mais aussi, consolider des liens un temps menacés par les aspirations à la souveraineté. La construction de cette zone est due à des facteurs commerciaux (une partie importante des échanges se faisant avec la France), financiers (faciliter le paiement des flux financiers) et politique.  Cette tutelle monétaire assure le contrôle des économies de la zone et garantit les bénéfices des capitaux français en assurant la convertibilité illimitée, la parité fixe avec l’euro et surtout la liberté des transferts.

Puisque les autorités françaises savaient que la décolonisation était irréversible, il fallait trouver une arme offensive pour maintenir l’influence de la France dans ses anciennes colonies.  De Gaulle a résumé cette politique, plus tard, dans ses « Mémoires », à sa manière : « Notre domination coloniale était autrefois glorieuse. Elle est devenue ruineuse. La décolonisation est notre intérêt et, par conséquent, notre politique ».Ainsi, cet octroi de la souveraineté, puis de l’indépendance, dans le style impérial particulier à De Gaulle, était largement motivé par l’intention de diminuer le « coût des colonies », lequel faisait l’objet d’abondantes discussions alors dans la presse et les milieux politiques - « coût des colonies » pour l’État français, s’entend.

En effet, la décolonisation ouvrait dans une certaine mesure le domaine réservé des entreprises françaises en Afrique à la concurrence des autres puissances, de la Communauté Economique Européenne pour commencer, voire des USA, et là la force des capitaux français par eux-mêmes risquait de ne pas suffire. Il était nécessaire de conserver le contrôle des nouveaux appareils d’État « indépendants » et « souverains ». En plus de la présence tutélaire de bases, de garnisons et de conseillers militaires français,  celle de hauts fonctionnaires  au niveau des gouvernements et des administrations-clés, l’instauration d’une  monnaie sous le contrôle de la Banque de France avec l’instauration de la « zone franc » reste le fait le plus important. 

Le franc CFA est une arme de domination de la France dans les pays africains de la zone franc. Le franc CFA entame notre souveraineté monétaire et notre souveraineté tout court. Si  la souveraineté peut se  définir comme le caractère d’un Etat ou d’un organe qui n’est soumis à aucun autre Etat ou organe, elle va de paire avec la notion de pouvoir. Le pouvoir, lui n’existe qu’avec une allocation de ressources et une capacité stratégique dont le rapport monétaire en est le principal.

Il n’est nul besoin d’un long raisonnement pour appréhender cette domination, qui, se manifeste, à deux niveaux.

Premièrement, par le biais du compte d’opérations. En effet, les banques centrales de la zone franc ont des comptes courants sur les livres du Trésor français.  Ces banques  doivent verser sur ce compte, la quasi-totalité de leurs avoirs extérieurs. En contrepartie, le Trésor  français s’engage à fournir toutes les sommes dont ces instituts peuvent avoir besoin pour leurs paiements en devises. En théorie, en cas d’insuffisance d’avoirs sur le compte d’opérations, celui-ci peut devenir débiteur sans qu’aucune limite ne soit assignée à ce découvert.  Cette technique de compte d’opérations, qui est en réalité une escroquerie était pourfendue par les français eux-mêmes. Maurice NIVEAU, dans Histoires des Faits Economiques contemporains, PUF,   1966, p.306-307, nous rapporte le sentiment français, par les propos de  M. Emile Moreau(gouverneur de la banque de France de 1926 à 1930) qui disait ceci à M. Poincaré (président du conseil) :« j’expose au président du conseil que l’Angleterre ayant été le premier pays européen à retrouver une monnaie stable et sûre après la guerre, a profiter de cet avantage pour jeter sur l’Europe les bases d’une véritable domination financière. [...] les remèdes comportent toujours l’installation auprès de la banque d’émission d’un contrôleur étranger anglais ou déguisé par la banque d’Angleterre, et le dépôt d’une partie de l’encaisse de la banque d’émission à la banque d’Angleterre, ce qui sert à la fois à soutenir la livre et à fortifier l’influence anglaise... »

 

Deuxièmement,  le fonctionnement même des instituts monétaires, pose un problème à notre souveraineté monétaire.  Les institutions monétaires  (BCEAO et BEAC) sont pilotées par  des conseils d’administration (CA), un gouverneur et des comités de crédit.  L’article 37 des statuts de la BCEAO stipule clairement que la Banque est administrée par ces trois organes précités.  Ces trois organes travaillent sous la tutelle du Conseil des ministres de l’union monétaire, la composition de ce dernier étant définie par l’article 6 du traité constitutif de l’union monétaire ouest africaine.

 

Le Conseil d’Administration de la BCEAO, qui met en œuvre la politique monétaire « dans le cadre des directives du Conseil des Ministres » est composé d’administrateurs nommés par les gouvernements des États participant à la gestion de la Banque (c’est-à-dire les États de l’UMOA ainsi que la France), chacun d’eux désignant deux représentants. Aucun africain ne siège à la Banque de France et au Trésor français, on se demande ce que font des français dans le conseil d’administration d’une banque centrale africaine, si ce n’est pour influencer les prises de décisions.

Monnaie et souveraineté sont étroitement liées

Nous aurions tort de clore notre réflexion sans aborder la question du lien étroit entre la monnaie et la souveraineté. Inutile de revenir ici sur toute la prolifique littérature dans les manuels de philosophie et de sociologie. Mais s’il existe, dans la théorie économique, une notion essentielle, en tout cas pour nous, hélas tombée en jachère, c’est bien celle de la souveraineté monétaire. Les pays de la zone franc l’ont jusque là occulté, de gré ou de force. Or, il suffit de lire un des brillants théoriciens de la monnaie pour avoir le cœur net. Dans son ouvrage intitulé La monnaie, paru chez Flammarion, à la page 96, Jean CARTELLIER écrit : « la monnaie est inséparable d’un ordre ou d’un pouvoir. A tout système monétaire est assignée une limite, qui est celle de l’acceptation des moyens de paiement. L’aire d’extension du système de paiement se confond avec celle de la souveraineté de l’institution qui émet la monnaie légale. Monnaie et souveraineté sont étroitement liées ».

La monnaie est envisagée comme un attribut de la puissance publique et un instrument de propagande au service de cette dernière. Le principe de la souveraineté mis en lumière par Jean Bodin a permis de dégager une souveraineté de l’Etat dont la souveraineté monétaire semblait être partie intégrante. La souveraineté est la pierre angulaire de la structure étatique, c’est l’âme de l’Etat, et pour s’affirmer comme telle, elle s’est faite ostentatoire et proclamatrice.

L’époque romaine est une belle illustration  du pouvoir de la monnaie. Le pouvoir et les symboles qui lui sont attachés donnent  à la communauté civique romaine les moyens d'exprimer, sur la monnaie en particulier, mais aussi et en même temps sur tous les autres supports du discours figuratif, sa puissance, sa "personnalité", lui permettant de se situer par rapport à  tout ce qui n'est pas romain.  L'efficience globale du discours impérialiste véhiculé par la monnaie, produit tant par les membres des gentes que par les « imperotores », tous comme membres de l'appareil d’Etat, est cumulative à long terme. 

Après la destruction du temple en 70, la Judée était devenue une colonie romaine et sa monnaie fut intégrée dans le système provincial de l’empire. En clair,  les monnaies frappées en Israël montrent sur une face le portrait de l’empereur divinisé et sur le revers une déité romaine ou bien un symbole de la défaite juive. On pouvait voir la Judée personnifiée assise en pleurs devant un palmier et dominée par la déesse de la victoire. 

La renaissance africaine passe par la reconquête de son glorieux passé

Depuis les indépendances, les pays de la zone franc n’arrivent pas à se défaire de la tutelle française. La monnaie CFA imposée au départ et acceptée, par la suite, est le signe de cette capitulation. Pendant que les africains fêtent les cinquante années de leur « liberté surveillée », la politique monétaire de la zone franc reste toujours décidée par la France en fonction de ses intérêts propres. Très naturellement, la politique monétaire  a été complètement déconnectée des vrais enjeux du développement africain tout en permettant à la France de contrôler économiquement et politiquement ses anciennes colonies au profit de son économie nationale, et au préjudice du développement des relations entre pays africains. Pourtant, rien ne présageait cet esclavage monétaire des pays de la zone franc. En interrogeant la « boîte noire » de notre histoire, c’est-à-dire, l’Afrique noire avant les attaques portugaises et arabes, et avant les traites d’esclaves.

On a trouvé des traces de  pièces frappées à KILOUA avant le 13e siècles. L’île  KILOUA est située à égale distance  des cotes occidentale et orientale. La complexité des échanges entre l’Afrique et les reste du monde (surtout l’inde et la chine) les rendaient nécessaires. A cette époque, les produits d’exportation étaient l’or, l’ivoire, le cuivre et le fer.

Sur des sujets de la plus saignante actualité, comme celui de la monnaie, il  est exclu dans le schéma mental de l’occidental que l’Africain soit capable de prendre en compte son destin. 

Pourtant, un point semble hors de doute : l’Afrique a une expérience monétaire. D’ailleurs la monnaie est un « inné » au sens large puisqu’elle répond à deux besoins fondamentaux de l’Homme : le besoin de subsistance et le besoin d’existence.

Dans sa thèse de doctorat soutenue au Conservatoire des Arts et Métiers,  le 27 mars 2003, Marie Cotteret explique : «  en Egypte, dès 2700 avant Jésus-Christ, on utilisait un indice monétaire : le Shat. Pas encore une monnaie, mais une unité abstraite qui trouvait sa réalisation avec une foule de marchandises, lesquelles, plus ou moins pratiques à transporter pouvaient servir à compléter un paiement ou à parfaire l’entente quant à l’évaluation des prix des marchandises échangées ».

Il s’ensuit que le  Shat servait d’unité monétaire dans l’ancien empire. Le premier  texte prouvant l’existence d’un étalon monétaire en Egypte date du 26e siècles avant JC, (Theodorides, 1979). On a pu reconnaitre les attendus d’un procès dont une partie est la suivante : « j’ai acquis cette maison à titre onéreux auprès du scribe tchenti. J’ai donné pour elle 10 shat, à savoir une étoffe (d’une valeur) de trois shat ; un lit d’une valeur de quatre shat. ». Nous avons tous appris dans les manuels d’histoire, l’existence des monnaie-marchandises en Afrique : l’or en Egypte, les barres de sel en Ethiopie, les manilles de cuivres ou de bronze en côte d’ivoire et au Nigeria, les houes de fer au soudan.

Avec son passé glorieux, les experts, les plus chevronnés, s’interrogent sur l’immobilisme du continent africain, en tout cas, sur le plan économique. Pour l’heure, le dispositif de la zone franc est conservé dans son essence. Voulu par tous les partenaires, le statuquo entretient en Afrique, l’ossature des Etats, et leur survie dans un système économique et social figé. De la sorte, les PAZF conserve à la France son image de puissance dotée d’une zone d’influence, sa clientèle politique dans les enceintes internationales. Les États africains sont privés d'un réel pouvoir monétaire qui est un rouage d'une réelle indépendance.

Il est temps que les pays africains de la zone franc prennent leur responsabilité vis-à-vis du franc CFA, comme le Maroc et la Tunisie, deux pays cités en exemple, qui ont respectivement abandonné cette monnaie, en 1959 et 1958.

En tout cas, sous l’angle intellectuel, c’est une donnée première de l’entendement économique et sous l’angle de la dignité et de la morale, c’est un impératif.

 

 

Dieu nous aide à accéder aux vérités essentielles !

 

Dr Séraphin PRAO

 

Président de l’ATAM

Association des Théoriciens Africains de la Monnaie

www.mlan.fr

contact@mlan.fr

18:42 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, France | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : afrique, france, franc cfa, yao prao séraphin, bceao, beac, bcc, cfa arme offensive et défensive de la france | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

dimanche, 28 mars 2010

OVER-BLOG RESISTE A UNE TRES VIOLENTE CYBER-ATTAQUE DIRIGEE CONTRE LES BLOGS FAISANT REFERENCE A LA FRANC-MAÇONNERIE

SIGNE MAçONNIQUE.jpg

Depuis le lundi 22 mars 2010, Overblog subit une attaque très virulente sur les blogs, ce qui a pour conséquence de ralentir de nombreux affichages, voire même une interruption du service de temps en temps. Les provenances de ces attaques sont de différents pays mais essentiellement d'Italie.

Jeudi 25 mars 2010: "Nous sommes, depuis 3 jours, la cible d'une attaque de type DoS (déni de service) inédite par sa puissance. Nous sommes attaqués très régulièrement, nous avons donc un ensemble de protections qui permettent de ne pas dégrader notre service. Dans le cas présent, l'attaque a été si violente qu'elle a rendu indisponible l'ensemble de la plateforme pendant plusieurs heures !
 
Nous savons que les blogs visés font tous référence à la franc-maçonnerie et à une certaine élection qui doit se dérouler aujourd'hui, que les adresses IP utilisées sont localisées en Italie, et que celui qui a commandé cette attaque a mis des moyens financiers forcément très importants au regard de la technique employée. Il s'agit d'un acte de cybercriminalité grave, car pour tenter de rendre indisponible quelques blogs, les initiateurs de cette attaque n'ont pas hésité à mettre hors service plus d'un million de blogs.

Nous nous sommes toujours fixé comme mission de permettre au plus grand nombre de s'exprimer librement. C'est cette liberté qui est attaquée, aujourd'hui. Nous sommes fiers d'être, aujourd'hui, un outil de la démocratie, mais cela nous coûte cher en efforts... "


Notre équipe technique s'efforce au maximum de maintenir le portail et les blogs, depuis ces derniers jours. Nombre d'entre vous nous ont apporté leur soutien que nous apprécions. Nous vous remercions pour votre patience et votre compréhension.

Over-blog.com

Mon blog sur Over-blog: Réveille-toi, église!

LA GRANDE ESCROQUERIE QUI EST LA VRAIE CAUSE DE LA GUERRE EN COTE D'IVOIRE

 

 

LE GENERAL DE GAULLE.jpg

 

C'est écrit dans les accords de coopération franco-ivoiriens! L'ivoirien Laurent Gbagbo a eu le culot de le remettre en cause et de s'engager dans un multilatéralisme tous azimuts.

 

 

 

I- TRANSFERT DE COMPETENCES SANS INDEPENDANCE

 

L'Accord particulier portant transfert des compétences de la Communauté à la République de Côte d'Ivoire.

Le gouvernement de la République de Côte d'Ivoire d'une part,
Le gouvernement de la République française d'autre part, ont convenu de ce qui suit :

Article premier - La République de Côte d'Ivoire accède, en plein accord et amitié avec la République française, à la souveraineté internationale et à l'indépendance par le transfert des compétences de la communauté.

Art .2 - Toutes les compétences instituées par l'article 78 de la Constitution du 4 Octobre 1958 sont, pour ce qui la concerne, transférées à la République de Côte d'Ivoire, dès l'accomplissement par les parties contractantes de la procédure prévue à l'article 87 de ladite constitution.

 

Fait à Paris, le 11 Juillet 1960

Félix Houphouët-Boigny

Michel DEBRE

 

DE GAULLE-HOUPHOUET BOIGNY. 1958.jpg

 

 

II -TOUTES LES RICHESSES RESERVEES A LA FRANCE

 

ANNEXE A l'accord de Défense entre la République de Côte d'Ivoire, la République du Dahomey, la République Française et la République du Niger concernant la coopération dans le domaine des matières premières et produits stratégiques.

Afin de garantir leurs intérêts mutuels en matière de Défense, les parties contractantes décident de coopérer dans le domaine des matériaux de Défense dans les conditions définies ci-après:

Article premier : Les matières premières et produits classés stratégiques comprennent :
- Première catégorie : les hydrocarbures liquides ou gazeux ;
- Deuxième catégorie : l'uranium, le thorium, le lithium, le béryllium, leurs minerais et composés.
Cette liste pourra être modifiée d'un commun accord, compte tenu des circonstances.

Article 2 : La République Française informe régulièrement la République de Côte d'Ivoire, la République du Dahomey et la République du Niger de la politique qu'elle est appelée à suivre en ce qui concerne les matières premières et produits stratégiques, compte tenu des besoins généraux de la Défense, de l'évolution des ressources et la situation du marché mondial.

Article 3 : La République de Côte d'Ivoire, la République du Dahomey et la République du Niger informent la République Française de la politique qu'elles sont appelées à suivre en ce qui concerne les matières premières et produits stratégiques et des mesures qu'elles se proposent de prendre pour l'exécution de cette politique.

Article 4 : La République de Côte d'Ivoire, la République du Dahomey et la République du Niger facilitent au profit des forces armées françaises le stockage des matières premières et produits stratégiques. Lorsque les intérêts de la Défense l'exigent, elles limitent ou interdisent leur exportation à destination d'autres pays.

Article 5 : La République Française est tenue informée des programmes et projets concernant l'exportation hors du territoire de la République de Côte d'Ivoire, de la République du Dahomey et de la République du Niger des matières premières et des produits stratégiques de deuxième catégorie énumérés à l'article premier.

En ce qui concerne ces mêmes matières et produits, la République de Côte d'Ivoire, la République du Dahomey et la République du Niger, pour les besoins de la Défense, réservent par priorité leur vente à la République Française après satisfaction des besoins de leur consommation intérieure, et s'approvisionnent par priorité auprès d'elle.

Article 6 : Les Gouvernements procèdent, sur les problèmes qui font l'objet de la présente annexe, à toutes consultations nécessaires.

FELIX HOUPHOUET-BOIGNY.jpg

Fait à Paris, le 24 avril 1961

 

Félix HOUPHOUET-BOIGNY

Hubert MAGA

Michel DEBRE

Hamani DIORI

 

Source: Patrick Eric Mampouya.com,

Tiré de l'article: Lu, vu et entendu pour vous...

Illustration photo et texte du chapeau: Fernand Dindé.

samedi, 27 mars 2010

LE FRANC CFA: LE PLUS GRAND SCANDALE DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE

PIECE DE 25 FRANCS.jpg

 

Le franc CFA, un outil de contrôle politique et économique sur les pays africains de la zone franc.

Regardez l’interview vidéo du Professeur Nicolas AGBOHOU sur http://mampouya.over-blog.com/.

La zone franc et le franc CFA, un système hérité de la colonisation.

 

Par Survie 22 mars 2010

 

La zone franc et sa monnaie le franc CFA constituent le seul système monétaire colonial au monde à avoir survécu à la décolonisation. La mise en place progressive de ce système est le résultat de choix stratégiques de la France mettant l’entreprise de colonisation au service des intérêts économiques français. Les monnaies africaines sont supprimées et des banques privées appartenant aux colons mais contrôlées par la France sont créées.


La puissance coloniale exploite les matières premières des colonies pour alimenter l’industrie française et utilise les colonies comme débouchés pour les produits français.

 

Suite à la crise de 1929, la France accentue son repli sur l’empire colonial pour protéger son économie et son commerce extérieur. La création de la zone franc en 1939 offre le moyen de pérenniser cette stratégie : les échanges avec des pays extérieurs à la zone franc sont interdits, ce qui cimente les liens économiques et commerciaux entre la France et son empire.

 

La monnaie franc CFA (Colonies Françaises d’Afrique) est quant à elle créée en 1945 afin que la dévaluation du franc français au sortir de la guerre n’affecte pas les marchés des possessions africaines de la France. Celle-ci conserve ainsi le leadership dans le commerce extérieur des colonies et réaffirme sa suprématie sur son empire.

 

Au moment des indépendances, la quasi-totalité des anciennes colonies françaises d’Afrique subsaharienne décide de rester dans le giron de la France en signant des accords de coopération monétaire et en adhérant de ce fait à la zone franc. Le franc CFA est d’ailleurs renommé franc de la Communauté Française d’Afrique en 1958.

Mais la Guinée refuse cet assujettissement monétaire et sort de la zone franc dans un coup d’éclat. Le président Sékou Touré veut une réelle indépendance politique et économique pour la Guinée, et pour ce faire crée le franc guinéen et quitte la zone en 1960.

Au Togo, ancienne colonie allemande membre de la zone franc depuis 1949, des voix s’élèvent également contre le franc CFA en la personne du président Sylvanus Olympio. La sortie de la zone est prévue pour 1963 mais Sylvanus Olympio est assassiné juste avant que l’indépendance monétaire du pays ne soit acquise.

Ce n’est que dix ans plus tard, en 1973, que la zone connaît de nouvelles modifications avec la sortie de la Mauritanie et de Madagascar.

 

C’est également à la période des indépendances que des banques centrales dont seulement la moitié des administrateurs sont des représentants africains sont créées pour émettre le franc CFA. Les présidents de ces institutions sont néanmoins français et restent maîtres de toute décision.

 

Pendant les années 1970 la zone franc connaît des ajustements à la fois techniques et symboliques : révision des accords de coopération monétaire, déménagement des sièges des banques centrales de Paris à Dakar et Yaoundé, diminution du nombre de représentants français au sein des Conseils d’Administration.

D’autre part deux nouveaux pays signent des accords de coopération avec la France et adoptent le franc CFA : la Guinée Équatoriale en 1985 et la Guinée-Bissau en 1997.

Malgré ces changements, la France garde la mainmise sur la politique monétaire de la zone franc dont les pays subissent des choix économiques et monétaires dictés par les intérêts français. La France va même jusqu’à décider unilatéralement de la dévaluation du franc CFA en 1994.


La zone franc : une gestion et des principes au service des intérêts français

 

La zone franc englobe donc aujourd’hui quinze pays : huit pays d’Afrique de l’Ouest (Bénin, Burkina-Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo), six pays d’Afrique centrale (Cameroun, République Centrafricaine, Congo-Brazzaville, Gabon, Guinée Equatoriale, Tchad) et les Comores.

 

C’est une organisation financière, monétaire et économique, dont le cœur est la France et l’instrument principal le franc CFA. Cette organisation, gérée par la France, s’appuie sur des institutions africaines : la Banque Centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO), la Banque des Etats d’Afrique Centrale (BEAC), la Banque Centrale des Comores (BCC).
Le système franc CFA est basé sur quatre grands principes : la centralisation des réserves de change au Trésor public français, la fixité de la parité franc CFA/euro, la libre convertibilité du franc CFA à l’euro, et la libre circulation des capitaux entre la France et les pays africains de la zone franc.

 

A ces principes s’ajoute la participation française aux instances de direction des banques centrales africaines, pièce maîtresse du système CFA puisqu’elle garantit l’application sans faille des quatre principes précédemment cités.


La centralisation des réserves de changes : un principe qui bloque l’économie des pays de la zone franc

 

Chaque banque centrale de la zone franc possède un compte d’opérations au Trésor public français et doit y déposer une partie de ses réserves de monnaie. Depuis 2005, 50% des réserves de change doivent être stockées sur le compte d’opérations en France (jusqu’en 2005 ce pourcentage était de 65).

Il y a donc actuellement environ 8000 milliards de francs CFA venant de la BCEAO et la BEAC stockés au Trésor public, soit plus de 12 milliards d’euros.

C’est autant d’argent qui est amputé du budget des États de la zone franc. La France rémunère les banques centrales africaines en intérêts, tout en se servant au passage grâce à des placements privés (des sommes dégagées au profit de la France qui se comptent en centaines de millions d’euros).

 

Pire, la part d’intérêts versée aux banques centrales est comptabilisée dans l’Aide Publique au Développement ! Dépouillés de la moitié de leurs recettes, les pays africains de la zone franc se retrouvent ainsi dans une situation économique et sociale très difficile, d’autant plus que la France leur impose une rigueur budgétaire (c’est-à-dire une baisse des dépenses publiques) pour que l’approvisionnement du compte d’opérations soit garanti.


La parité fixe franc CFA-euro : une entrave à la compétitivité des économies africaines dans le monde

 

Hier lié au franc français, le franc CFA est aujourd’hui arrimé à l’euro, c’est-à-dire que la valeur du franc CFA sur les marchés mondiaux dépend de celle de l’euro. Autrement dit, les pays africains de la zone franc n’ont pas le contrôle de leur politique de change et subissent les fluctuations du cours de la monnaie unique européenne.

Les recettes de leurs exportations doivent être converties en euro avant de l’être en franc CFA, ce qui signifie que si la conversion entre l’euro et les monnaies étrangères fluctue, les recettes des pays africains de la zone franc fluctuent également.

Actuellement la valeur de l’euro se renforce par rapport aux monnaies étrangères. Par conséquent, la compétitivité des pays de la zone euro, et donc de la zone franc, diminue par rapport au reste du monde.

Une baisse de la compétitivité signifiant une plus grande difficulté à vendre ses produits sur le marché mondial, les conséquences pour les pays africains de la zone franc d’un arrimage à une monnaie forte comme l’euro sont considérables : les économies restent faibles, et les population se paupérisent car les matières premières qu’elles produisent ne peuvent ni être exportées ni être transformées.


La libre convertibilité franc CFA/ euro et la libre circulation des capitaux ou comment légaliser la fuite des capitaux

 

La libre convertibilité s’applique des pays africains de la zone franc à la France et inversement, mais ne concerne pas les échanges entre les trois zones du système CFA. Ce principe facilite les investissements français en Afrique, le rapatriement des capitaux, et l’importation par la France de matières premières, mais bloque les échanges inter-africains.
Les principes de libre convertibilité et libre circulation des capitaux favorisent également la fuite des capitaux de l’Afrique vers la France. Les entreprises françaises installées dans les pays africains de la zone franc peuvent rapatrier librement leurs liquidités vers la France et les transferts d’argent entre la France et l’Afrique s’opèrent sans entraves au profit des élites françafricaines.


La participation française à la gestion des banques centrales africaines

 

Dans les trois banques centrales de la zone franc, des administrateurs français siègent aux Conseils d’Administration (CA). Dans les faits, la présence d’administrateurs français garantie par les statuts des banques centrales confère à la France un droit de veto lors de la prise de décision.

Au CA de la BCC, 4 administrateurs sur 8 sont français alors que les décisions doivent être votées à la majorité. A la BCEAO seuls 2 administrateurs sur 16 sont français, mais l’unanimité est requise pour toute décision majeure (et notamment la modification des statuts).

La situation est la même à la BEAC avec 3 administrateurs français sur 13. Le pouvoir de la France dans ces institutions est donc considérable et la présence de représentants français garantit la mise en œuvre de tous les principes centraux du système CFA.


Un système monétaire qui constitue une entrave à la souveraineté des États africains de la zone franc

 

Le franc CFA est un liant qui cimente les relations économiques entre la France et les pays africains de la zone franc. Ces pays ne sont pas libres de la gestion de leur politique économique et monétaire, domaine pourtant constitutif de la souveraineté d’un État. Preuve en est la dévaluation de 1994 décidée unilatéralement par la France.
Malgr
é le passage à l’euro, la France garde la mainmise sur la zone franc, alors même qu’elle n’est plus émettrice de la monnaie d’arrimage. L’adoption de l’euro aurait pu se traduire par une disparition du pouvoir tutélaire de la France sur ses anciennes colonies, or la France a obtenu que les accords de coopération monétaire de la zone franc ne soient pas affectés par l’intégration européenne.
Cinquante ans après les indépendances, la politique monétaire de la zone franc reste donc décidée par la France en fonction de ses intérêts propres.

Cinquante ans pendant lesquels cette politique a été complètement déconnectée des vrais enjeux du développement africain tout en permettant à la France de contrôler économiquement et politiquement ses anciennes colonies au profit de son économie nationale, et au préjudice du développement des relations entre pays africains.

Le modèle imposé par le système franc CFA induit une verticalité des échanges (Nord-Sud) au détriment d’une coopération horizontale (Sud-Sud). Un tel système financier, au service des intérêts économiques et politiques de la France, ne peut pas être le vecteur de l’autonomie monétaire et du développement.

Il perpétue les relations asymétriques et néocoloniales entre la France et les pays de la zone CFA.

 

Source: http://patrickericmampouya.com/asp/

00:30 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, France | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : afrique, france, franc cfa, professeur nicolas agbohou, manpouya, survie, bceao, beac, bcc | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

jeudi, 25 mars 2010

AXE GAGNOA-DIVO: UN EFFROYABLE ACCIDENT PROVOQUE PAR DES COUPEURS DE ROUTE!

DIVO. ACCIDENT.JPG

 

Absolument affreux, insoutenable! Reçu d'un ami pour interpeller la Côte d'Ivoire entière et les autorités ivoiriennes sur le dramatique fléau des coupeurs de routes qui écument et gangrènent nos contrées laborieuses et paisibles. J'en ai déjà été victime, avec tous les autres passagers de mon Massa (mini car), sur l'Autoroute du Nord, en partance pour Yamoussoukro, un peu avant Nzianoua, il y a trois années de cela. Je sais donc de quoi je parle. Un cauchemar que je ne suis pas prêt d'oublier. Ames sensibles, s'abstenir (si je puis encore le dire). Mille excuses pour le cru de l'image, mais c'est cela la réalité de mon pays. Hélas !!!

 

C'est vraiment horrible ! Voici le résultat du travail des coupeurs de route, la semaine dernière, sur l'axe Gagnoa-Divo.

Après avoir arrêté un car, ils dépouillent les passagers et les font coucher à plat ventre sur la route, juste après le car en stationnement.

Malheureusement, un autre car arrive à toute vitesse, tente le dépassement et se retrouve sur tous ces infortunés passagers qu'il a écrasés.

13 morts sur le champ et de nombreux blessés graves. Les coupeurs de route ont eu le temps de prendre le large. Comme des lâches.

De grâce, évitez l'axe Abidjan-Gagnoa-Duékoué et prenez, de préférence, celui d'Abidjan-Yakro-Daloa-Duékoué, mais en journée.

Même en pleine journée, l'axe Man-Duékoué est parfois pris en otage par les coupeurs de route, pendant que les chemins des champs sont assaillis par d'autres coupeurs de route et  violeurs.

Ah, quel monde!

Attention, Attention! Voyageurs de Côte d'Ivoire, prudence, mille fois prudence!!!

Merci de partager notre peine et prudence à tous, en prenant soin d'informer le maximum de personnes.

 

Guillaume Kouamé Brou

19:12 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : côte d'ivoire, accident de la circulation, coupeurs de route, axe gagnoa-divo | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

RIRE GARANTI: 5 BLAGUES DELIRANTES!

WE CAN.jpg

 

1-      Un type vraiment furieux: Mais bon sang, qu'est-ce que je fais là !, hurle-t-il. Regardez-moi : j'ai 35 ans, je suis en pleine forme, je ne bois pas, je ne fume pas, hier soir, je me couche bien sagement dans mon lit et voilà que je me retrouve au séjour des morts. C'est certainement une erreur !
- Et bien !, ça n'est jamais arrivé, mais enfin je vais vérifier, répond l’ange, troublé. Comment vous appelez-vous ?
- Modou Moussa Ndiaye.
- Oui... Et quel est votre métier ?
- Mécanicien à Colomban.
- Oui... Ah, voilà, j'ai votre fiche. Modou Moussa, mécanicien... Et bien, Monsieur Ndiaye, vous êtes mort de vieillesse, c'est tout.
- De vieillesse ? Mais enfin voyons, ce n'est pas possible, je n'ai que 35 ans !, proteste Ndiaye.
- Ah moi, je ne sais pas ! Mais on a fait le compte de toutes les heures de main d'œuvre que vous avez facturées, et ça donnait 123 ans !

 

2-      Dans un petit village: Ça se passe dans une bourgade dans laquelle les habitants ont les mœurs un peu dissolues. Le curé du village, un beau jour, se fatigue des confessions de ses paroissiens où tout tourne toujours autour de l'adultère. Aussi, dès le dimanche, pour son prêche, il leur dit :
- À partir de maintenant, je ne veux plus entendre parler d'adultère dans les confessions. C'est bien simple, si j'entends encore quelqu'un confesser qu'il a trompé son mari ou sa femme, je demande à changer de
paroisse! Comme tout le monde aime bien son curé au village, une réunion informelle a lieu dès la sortie de la messe, et il est décidé de continuer à confesser les adultères, mais d'utiliser un nom de code pour ce pêché: il est convenu que lorsque quelqu'un aura fauté sexuellement, il confessera être tombé par terre et avoir proféré des jurons à cette occasion. Une semaine plus tard, le curé croise le maire du village dans la rue. Le prêtre lui dit:
- Bonjour Monsieur le Maire. Dites-moi, je suis bien content de vous voir. Vous devriez faire macadamiser les trottoirs du village: je ne compte plus les personnes qui se plaignent d'être tombé par terre!
Le maire ne peut pas s'empêcher de rigoler en entendant la remarque naïve de son curé, mais le curé le
coupe tout de suite :
- Vous ne devriez pas rire de ça : rien que cette semaine, votre femme est quand même tombée trois fois !

 

3-      Les secrets des adultes: À l'école, Balla Moussa a appris d'un de ses copains que la plupart des adultes cachent un secret et que, de ce fait, il est assez facile de les mettre dans l'embarras voire de les faire chanter...
Balla Moussa rentre chez lui et décide d'expérimenter cette nouvelle découverte.
A sa mère qui l'accueille, il dit tout de go : "Je sais toute la vérité !".
Sa mère lui tend aussitôt un billet de 2000 francs, en lui faisant promettre de ne rien dire à son père.
Plus tard, lorsque son père rentre du travail, Balla Moussa lui dit aussi, sec et net : "Je sais toute la vérité !".
Son père lui donne un billet de 5000F en lui demandant bien évidemment de ne rien dire à sa mère.
Tout excité par sa réussite, le lendemain matin, il sort à la rencontre du vendeur de colas, et, prenant conscience qu'il s'agit d'un adulte et qu'il devrait donc aussi avoir un secret honteux à cacher, il lui lance à la face : "Je sais toute la vérité !".
Et là, le vendeur de colas laisse tomber son panier, ouvre grand ses bras et dit :
"Alors, mon bébé, viens embrasser ton père !"

 

4-      L'égalité des sexes: Comment se fait-il que quand votre épouse apprend qu'elle est enceinte, toutes ses amies femmes lui caressent le ventre en lui disant : "Toutes mes félicitations !", mais qu'il n'y en ait pas une seule pour vous caresser les couilles en déclarant : "Beau travail !" ???
Vive l'égalité des sexes !!!!!!

 

5-      Quel genre de péteur êtes-vous ?
1. Personne vaniteuse : Quelqu'un qui aime l'odeur de ses pets.
2. Personne aimable : Quelqu'un qui aime l'odeur des pets des autres.
3. Personne orgueilleuse : Quelqu'un qui croit que ses pets sont raffinés.
4. Personne gênée : Quelqu'un qui pète silencieusement et rougit.
5. Personne insolente : Quelqu'un qui pète effrontément et rit.
6. Personne scientifique : Quelqu'un qui pète régulièrement mais qui est concerné par la pollution.
7. Personne malchanceuse : Quelqu'un qui essaie terriblement de péter mais qui chie à la place.
8. Personne nerveuse : Quelqu'un qui arrête en plein milieu d'un pet.
9. Personne honnête : Quelqu'un qui admet avoir péter mais nous donne une bonne raison médicale.
10. Personne malhonnête : Quelqu'un qui pète et accuse le chien.
11. Personne insensée : Quelqu'un qui retient ses pets pendant des heures.
12. Personne économe : Quelqu'un qui a toujours plusieurs pets en réserve.
13. Personne anti-sociale : Quelqu'un qui s'excuse et se retire pour péter.
14. Personne stratégique : Quelqu'un qui accompagne son pet d'un rire sonore.
15. Personne sadique : Quelqu'un qui pète dans son lit et ensuite secoue les couvertures vers son compagnon.
16. Personne intellectuelle : Quelqu'un qui pète au moindre effort physique.
17. Personne malheureuse : Quelqu'un qui aimerait sincèrement péter mais ne le peut pas.
18. Personne athlétique : Quelqu'un qui, d'après la senteur des pets de ses voisins, peut dire ce qu'ils ont mangé.
19. Personne sensible : Quelqu'un qui pète et se met à pleurer.
20. Personne enjouée : Quelqu'un qui pète dans sa baignoire et mord les bulles que ça fait.
21. Personne oublieuse : Quelqu'un qui jure, entre deux pets, qu'elle ne pète jamais.
22. Personne ignorante : Quelqu'un qui pense que ses pets ne puent pas.
23. Personne ambitieuse : Quelqu'un qui souhaite que ses pets soient plus bruyants que ceux de ses voisins.
24. Personne secrète : Quelqu'un qui se met un bouchon de liège afin que ses pets pètent par en dedans.
25. Personne prévoyante : Quelqu'un qui s'excuse avant de péter.

 

Vive le week-end !!!

13:58 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blagues, humour, sourire, rire, rire garanti, détente, déstresser, se marrer, bonne humeur, 5 blagues délirantes | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mercredi, 24 mars 2010

FN-CAMP PRESIDENTIEL: BIENTOT LE CLASH?

 

LAURENT GBAGBO ET SORO GUILLAUME.jpg

 

 

"Pas d'élections sans le désarmement et la réunification du pays!", clame le Camp présidentiel, sur la base de l'Accord Politique de Ouagadougou. "Les deux forces ex-belligérantes co-existent jusqu’à la fin du processus. Les Com’zones n’iront nulle part!", répliquent les Forces Nouvelles. Sur la base de l'Accord Politique de Ouagadougou, également. Les deux postures sont-elles conciliables? A quoi jouent les protagonistes de la crise ivoirienne? A mettre nos nerfs à fleur de peau? En tout cas, pour nous, la réponse à ces questions  angoissantes pour les Ivoiriens épris de paix et fatigués de la crise déterminera l'avenir de la Côte d'Ivoire. A ne surtout pas prendre à la légère! Il y a péril en la demeure! Lisez-moi ce point-presse des FN (article ci-dessous). Au-delà de la réthorique et des circonlocutions politiques apesantes que nous servent les signataires de l'APO, les mots, ici, sont sans équivoque. Tout comme le sont, d'ailleurs, ceux des Patriotes. Qui cèdera, au nom de la Côte d'Ivoire? Quelqu'un même cèdera-t-il? Quelle autre montée d'adrénaline nous réserve-t-on? L'avenir nous le dira.


 

Le Patriote - 23/3/2010

 

 

Lundi 22 mars 2010. Abidjan, Cocody, Hôtel du Golf. La porte-parole des Forces nouvelles, Me Affoussy Bamba, entourée de ses principaux collaborateurs, Sékongo Félicien et le commissaire Ouattara Seydou (photo), a levé toute équivoque sur la volonté des ex-rebelles à conduire à bon port les accords politiques de Ouagadougou.

Le jeu des questions-réponses a permis à Me Affoussy Bamba (photo), Ouattara Seydou et Sékongo Félicien de cracher leurs vérités sur des questions qui fâchent.

Me AFFOUSSY BAMBA.jpg

Selon vous qui est responsable de l’évolution tendancieuse du processus de sortie de crise que vous venez de dénoncer ?

Concernant l’évolution tendancieuse de la situation, comme moi, vous avez remarqué les propos périlleux et les sorties contre productives du camp présidentiel. Nous avons tu le nom de ces personnes parce que ce n’est pas important de les citer. Dans tous les cas, ces propos ne sont pas rassurants dans la situation actuelle. Nous sommes à quelques échéances de l’organisation de l’élection présidentielle. N’eût été la dissolution du gouvernement, je pense qu’on aurait avancé d’un bon pas. Aujourd’hui, il faut savoir que nous avons un cadre d’échanges dans le cadre de l’Accord de Ouagadougou. Lorsqu’il y a des questions à discuter, il y a le Cadre permanent de concertation qui regroupe les plus responsables ainsi que le Secrétaire général des Forces Nouvelles. Nous avons également le Cadre d’évaluation et d’accompagnement dont je suis membre. Ce sont des cadres de concertation au sein desquels on peut aborder des sujets qui peuvent fâcher plutôt que d’aller se répandre dans la presse pour exposer la position qu’on souhaite par rapport aux questions abordées. Aujourd’hui ces questions sont abordées d’une façon telle qu’elles sont sujettes à interprétation. Alors que l’Accord de Ouagadougou est très clair sur ces questions.

Quelle est la date qui vous sied par rapport aux élections générales ?

J’aimerais dire que nous les Forces Nouvelles, aimerions aller aux élections dans un délai raisonnable. Nous avons signé cet accord parce que nous estimons que dans la perspective d’une sortie heureuse de sortie de crise dans laquelle la Côte d’Ivoire se trouve, nous voulons œuvrer pour la paix, la confiance et la sérénité entre les Ivoiriens. Au départ, l’Accord avait été signé pour dix mois, aujourd’hui, nous sommes à trente six mois. Les Forces Nouvelles ne peuvent pas s’en réjouir. Tous, nous constatons les difficultés techniques qui ont fait que nous en sommes là. Nous ne voulons pas que des difficultés prennent le pas sur la volonté politique. Notre position, c’est que nous avons signé un accord, nous sommes engagés à le respecter. Nous demandons à l’autre partie aussi de respecter son engagement.

Est-ce que vous vous sentez dans le viseur du camp présidentiel ?

Est-ce que nous sommes dans le viseur du camp présidentiel ? Pour l’instant nous avons constaté des propos débordants du camp présidentiel, des propos qui ne sont pas faits pour rassurer. Nous voulons attirer l’attention de l’opinion internationale. Nous estimons que, puisque la guerre est finie, on ne doit pas nous ramener en arrière. Dans l’affaire des 429.000, on nous a indiqué que si on établissait la CEI et le Gouvernement, on irait directement à l’établissement de la liste électorale définitive, alors qu’on y aille. Nous constatons qu’il y a des propos qui sont tenus, il faut que ces propos s’arrêtent. Parce que ces propos ne sont pas faits pour amener la paix et la sérénité qui doivent habiter chacun de nous pour aller aux élections générales.

Les Com’Zones doivent-ils partir ou rester en place ?

Ouattara Seydou (Commissaire divisionnaire) : Nous sommes en harmonie avec nos frères d’armes du Sud. Nous avons fait une déclaration conjointe de fin de guerre. Aujourd’hui, nous sommes dans un accord de partenariat appelé Accord de Ouagadougou. Les questions militaires sont traitées de concert. Nous sommes d’accord sur le désarmement parce que nous avons signé le plan conjoint des opérations à Yamoussoukro, le 9 juillet 2005. C’est donc clair, les déclarations des politiques ne nous troublent pas. Nous savons quelles sont les tâches que nous avons à accomplir. Il n’ y a pas de désaccord entre les deux forces ex-belligérantes. Je ne sais pas pourquoi le thème Com’zones gêne tant. Les Com’zones sont des chefs qui dirigent les unités militaires. Aujourd’hui dans l’Accord de Ouagadougou, il est question d’aller au regroupement des ex-combattants. Pour les FN, les sites sont déterminés. Ce sont Korhogo, Man, Séguéla et Bouaké. Ce sont des chefs qui vont être redéployés. Il appartient aux chefs des Forces armées des Forces nouvelles de faire des nominations. Vous vous interrogez s’ils doivent partir. Partir où ?
Les deux forces ex-belligérantes co-existent jusqu’à la fin du processus. Les Com’zones n’iront nulle part.

Blé Goudé estime que vous êtes tout sauf l’arbitre du processus électoral.


Sekongo Félicien (Porte parole) : Nous considérons que ces personnes qui tiennent ces discours le font en fonction de leur désir et leur approche des choses qui sont d’ailleurs erronées. Il ne faut pas prêter attention à ces élucubrations. Pour nous, il s’agit d’aller aux élections dans la paix et de voir l’intérêt supérieur de la nation ivoirienne. Le secrétaire général des Forces nouvelles a toujours invité les Forces nouvelles à œuvrer dans ce sens. Ce qui importe c’est le bien-être des Ivoiriens. (…) J’inviterais Charles Blé Goudé à faire sa mue et devenir quelqu’un de responsable en qui la jeunesse pourrait se reconnaître. Il est donc bon que toutes les personnes à quelque niveau où elles se situent se départissent des positions qui sont liées à leurs désirs et à leurs desideratas.

Propos recueillis par IBK

LE GENIE EN MATHS RUSSE REFUSE UN PRIX D'UN MILLION DE DOLLARS

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Grigori Perelman, un Russe de 44 ans, a décliné la récompense de l'Institut Clay des Mathématiques pour avoir résolu la conjecture de Poincaré. Depuis quatre ans, il vit reclus dans son petit appartement vétuste de Saint-Pétersbourg.

 

Les chiffres, oui, mais pas sur des billets verts. Le russe Grigori Perelman, rendu célèbre pour avoir résolu l'un des problèmes mathématiques les plus difficiles posés au 20e siècle, a fait savoir lundi qu'il refusait d'aller chercher le «Prix du Millénaire» que lui a décerné la semaine dernière l'Institut Clay des Mathématiques un prix qui l'aurait pourtant récompensé d'un million de dollars (750.000 euros). C'est la seconde fois que ce brillant mathématicien, réputé pour être un homme discret, ne vient pas chercher un prix qui lui a été décerné.

Pour Grigori Perelman, tout démarre en 2002. Alors chercheur à l'Institut Steklov de Mathématiques de Saint-Pétersbourg, ce Russe de 44 ans décide de publier ses recherches sur la conjecture de Poincaré sur une plateforme gratuite Internet, destinée aux scientifiques. Cet exercice mathématique, de nombreux chercheurs s'y sont cassé les dents auparavant. Formulée pour la première fois par Henri Poincaré en 1904, il s'agit d'arriver à déterminer si une forme quelconque peut constituer une sphère de trois dimensions.

L'air de rien, Grigori Perelman explique avoir résolu le problème, pourtant considéré par l'Institut Clay comme l'un des «sept problèmes les plus recherchés du millénaire». Rapidement, la nouvelle se propage dans le milieu scientifique et la trouvaille est validée par les plus grands chercheurs. Après avoir travaillé des années dans l'anonymat le plus total, le mathématicien devient une référence dans le milieu.

Il a démissionné de son poste de chercheur

Mais Grigori Perelman n'est pas préparé à cette consécration. En 2005, quelque peu dépassé par la situation, il décide de quitter ses fonctions à l'Institut Steklov où il travaille depuis quinze ans. En 2006, l'Union mathématique internationale (IMU) lui décerne, sans surprise, la prestigieuse médaille Fields, sorte de Prix Nobel de mathématiques décerné tous les quatre ans. Une médaille qu'il n'ira jamais chercher, préférant expliquer aux journalistes - sans leur ouvrir la porte de son appartement - qu'il ne souhaite pas «être exposé comme un animal dans un zoo». «Je ne suis pas un héros de mathématiques, leur lance-t-il alors. Je ne suis même pas un génie, c'est pour cela que je ne veux pas que tout le monde me regarde».

Ainsi, depuis quatre ans, Grigori Perelman vit quasiment reclus dans un petit appartement de Saint-Pétersbourg, en compagnie de sa mère âgée. Selon l'une de ses voisines, qui s'est confiée au Daily Mail, l'homme vivrait dans des conditions plus que rudimentaires : «J'ai été une fois dans son appartement et j'ai été abasourdie. Il y a seulement une table, un tabouret et un lit avec un matelas crasseux cédé par les anciens locataires». D'après ses proches, l'homme aurait cessé toute recherche dans le domaine des mathématiques.

Par Flore Galaud

Source: Le Figaro

DES MOTS POUR HAITI: LE MOT DE L'INITIATEUR

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Comment oublier ce matin d’avril 2003 où, en voiture avec Tiburce Koffi, j’avais exprimé à mon interlocuteur le désir de voir se tenir, l’année suivante, en Côte-d’Ivoire, le Bicentenaire de la révolution haïtienne ? Interloqué, l’auteur de Mémoire d’une tombe avait levé de grandes mains suffoquées et tonné d’un rire flétri de colère:
« D’où sors-tu encore avec cette histoire d’Haïti ? Ton pays, la Côte-d’Ivoire, est au cœur de la bourrasque : tu as ici une rébellion et toi tu te préoccupes d’Haïti ? Ca te vient d’où cette affaire ? Tu es haïtien où quoi ? »
Les bras croisés, sans sourire, je lui avais simplement répondu : « Oui, je suis haïtien ».

 

Mais bientôt, sans que je n’y comprenne rien, l’homme s’était excusé. Son repentir était d’autant plus surprenant que l’aîné semblait avoir pris ma déclaration au pied de la lettre… Pour ma part, je n’éprouvai jamais le besoin de lever la moindre équivoque : oui, haïtien j’étais, haïtien je serais encore. Haïtien, au moins, par la volonté de Dessalines de faire de tout descendant d’Afrique un citoyen de la première république noire ; haïtien, sans doute aussi, par sympathie pour Manuel, ce personnage messianique de Gouverneur de la rosée ; mais haïtien, autant et surtout, par cette foule de questions me prenant au collet, me taraudant d’un verbe à la fois ombrageux et fascinant, virulent et captivant. Tout le questionnement était là : lessivée, sanguinolente, comme aime à la présenter une certaine tradition médiatique, la république d’Haïti n’était-elle pas la parabole silencieuse, la braise paradigmatique par laquelle les états africains devraient interroger l’avenir de leur parcours républicain ?

 

Mais alors, à quelle mamelle se nourrissait l’indifférence de bien d’africains au sujet d’Haïti par laquelle avait été réhabilité leur sang, jadis, réduit au rang de crachat ? J’en étais à scruter le ciel quand la terre s’est dérobée. Mardi 12 janvier 2010, l’apocalypse, au ras même des vœux du nouvel an ! Et naturellement, le samedi 16 janvier avait germé cette idée de rassembler les poètes ivoiriens autour d’Haïti : Henri N’Koumo, Alain Tailly, Michel Gbagbo, Emmanuel Toh-Bi, alertés et plus que favorables ! Les jours suivants, Séry Bailly, Tanella Boni, Joseph Anouma, Paul Ahizi… l’espace s’est très vite peuplé de démiurges ; Venance Kacou et Guy Lambin – responsables des Editions NEI/CEDA – y apportant un soutien aussi gracieux qu’inestimable, le projet naissait donc. Au-delà des frontières ivoiriennes, l’effervescence semblait la même : Haïti était au centre de bien d’actions.

 

Pourtant, la question n’en restait pas moins entière : retombée l’émotion des premiers jours, le monde saurait-il encore se souvenir d’Haïti, l’Afrique assumer son devoir de solidarité envers la terre de Louverture ? Tanella Boni, Oracle de Delphes, l’a dit : « Dieu ne joue pas aux dés dans le cœur des humains ». Sans doute faudra-t-il discerner en la terre catapultée cette « parole rude » évoquée, en d’autres temps, par Henri N’Koumo ; rendre à la dimension mémorielle sa centralité vivifiante, c’est-à-dire, relire à l’aune du bicentenaire endolori le parcours de ce peuple nôtre. Faut-il se le cacher ? La catastrophe la plus destructive n’est pas celle, naturelle, du 12 janvier 2010, mais celle surnaturelle par laquelle les peuples de l’Afrique et de sa diaspora pourraient encore tenir pour profanes les pierres de Vertières !

 

Source: Facebook

 

Post Scriptum:

Le mardi 12 janvier 2010, Haïti a vécu l’une des pages les plus sombres de son existence : un tremblement de terre des plus destructeurs y a engendré un nombre incalculable de morts et induit d’importants dégâts matériels.

lundi, 22 mars 2010

BLANCHISSEZ-MOI TOUS CES NEGRES!

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De Serge Bilé, un de mes amis sur Facebook: "Je voudrais vous raconter l’histoire de cette photo qui figure dans mon nouveau livre "Blanchissez-moi tous ces nègres", qui sort le jeudi 25 mars (2010) en librairie en France et que l’on peut également acquérir sur le net.

C’est une photo qui a été prise en 1908, aux Etats-Unis, chez un vieux médecin de Philadelphie, qui se livrait à des expériences de "bleaching" de nègres. À l’aide de rayons x, il s’attachait, en effet, à blanchir les Noirs, qui se pressaient dans son cabinet et qui étaient prêts, quitte à endurer de graves brûlures, à dépenser des fortunes pour se décolorer, dans l’espoir d’être acceptés dans la société blanche et de ne plus souffrir du racisme.

Un article de l’époque raconte qu’au bout de "la dixième séance d’exposition aux rayons x, le teint très foncé d’Africains pur sang tournait déjà au marron clair. En prolongeant le traitement, le docteur obtenait chez ses patients une teinte olivâtre. Avec certains sujets il aurait même obtenu la matité, qui caractérise le créole de pure race blanche. Enfin, en multipliant les expositions jusqu’à la limite permise par la force du sujet, il serait parvenu à décolorer complètement la peau par plaques, et à substituer au brun foncé une teinte que les témoins définissent par ces mots : un blanc maladif."

Le procédé, si l’on en croit l’article, fit la renommée du vieux docteur. "Sa clinique devenait le point de mire, le suprême espoir de tout nègre (et cette catégorie est nombreuse) ambitieux de se distinguer de ses congénères, en exhibant une pâleur de bonne compagnie".

Si les Noirs se bousculaient ainsi chez les médecins-blanchisseurs et chez les vendeurs de pommade dépigmentante, aux Etats-Unis, en Europe, et même aux Antilles, où le phénomène de blanchiment a démarré, dès 1849, c’est parce que les anciens esclaves avaient intégré l’idée qu’on leur avait tant serinée, au temps de la servitude, à savoir que leur âme et leur peau étaient sales et laides.

Ils avaient, dès lors, fini par idéaliser le Blanc et chercher à lui ressembler, en étant persuadés que la dépigmentation effacerait leur prétendue souillure et leur permettrait de changer de condition et de rang social.

C’est ainsi, aussi étonnant que cela puisse paraitre, qu’a commencé le fléau du blanchiment de la peau, qui touche aujourd’hui des millions de gens, en majorité noire, à travers le monde".

 

 

Source: Facebook Serges Bilé

CYBERCRIMINALITE: L’ETAU SE REFERME LENTEMENT AUTOUR DES BROUTEURS

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Qui n'a jamais reçu un spam l’appelant à envoyer de l’argent à l’autre bout du monde ? En Côte d’Ivoire, d’où sont envoyés une grande partie de ces mails, on appelle cela du "broutage". Il s’agit d’appâter un internaute européen à la suite d'un échange de courriers électroniques en lui faisant miroiter une somme d'argent en échange d'un service rendu, un investissement immobilier ou encore en se faisant passer pour une femme en quête d’un mari. Les brouteurs, qui renouvellent sans cesse leurs stratagèmes, sont passés maître en l’art de la persuasion, grâce notamment à leur capacité à produire de faux documents pour rassurer leur "pigeon" sur leur identité ou leur bonne foi.

Victime de leur crédulité, leurs proies récalcitrantes peuvent faire l’objet de chantage, avec photos compromettantes à l’appui, pour les presser à verser l’argent. Les autorités tentent de lutter contre ce phénomène qui pénalise la réputation du pays. Notre Observateur à Abidjan nous affirme que l’heure de l’impunité sera bientôt révolue.

Vous avez été victime des brouteurs ? N’hésitez pas à témoigner en laissant un commentaire ci-dessous.

 

"Certains d’entre eux en on fait leur activité principale"

Abraham Djekou, 43 ans, est ingénieur en télécommunications. Il travaille au sein de l’Agence des télécommunications de Côte d’Ivoire (ATCI).

"Le phénomène des brouteurs a pris de l’ampleur depuis deux ans, dit-il. Au départ, c’était l’œuvre de quelques spécialistes, mais les jeunes ont rapidement et massivement pris la relève. Ils s’attaquent quasi-exclusivement à des Européens. Pour accomplir leur forfait, ils ont besoin de complices, notamment au moment de retirer l’argent qui est envoyé depuis l’étranger. Les brouteurs opèrent depuis des quartiers biens précis, comme par exemple Treichville et Marcory. Certains d’entre eux en on fait leur activité principale. Encouragé par l’anonymat que leur garanti Internet et la crédulité de leurs victimes, ils sont nombreux à avoir fait fortune".

"La réputation de la Côte d’Ivoire a pâti de ces pratiques. Le pays est désormais blacklisté sur Internet. Certains grands sites web bloquent les IP ivoiriennes. Cela pénalise économiquement le pays et les transactions et les échanges commerciaux en ligne. Pour lutte contre ce fléau, une plateforme de cyber-criminalité a été mise en place. Son rôle est de surveiller les brouteurs, les confondre avec la police et les faire condamner par la justice. Ce phénomène devrait baisser d’au moins 80 % dans les prochains mois. De plus, pour compliquer la tâche des brouteurs, une loi obligeant les internautes des cybercafés à présenter une carte d’identité entrera en vigueur le mois prochain."

A propos du CICERT/CC


L'Agence de Régulation des Télécommunications de Côte d'Ivoire (ATCI) met à votre disposition un centre d'assistance et de soutien en matière de sécurité informatique (CICERT/CC).

Côte d’Ivoire Computer Emergency Response Team : Equipe de réponses aux urgences informatiques, Centre de Coordination Ivoirien.

Ce centre offre l'assistance nécessaire aussi bien aux citoyens qu’aux professionnels concernant tous les problèmes ayant trait à la sécurité des systèmes d’information et veille à la disponibilité des moyens appropriés, aptes à assurer la protection de l’espace cybernétique national. Il vise aussi à informer et sensibiliser la communauté nationale sur les menaces de sécurité et la guider sur les moyens de s’en protéger.

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UNE PRESENTATION PLUS LARGE DU CICERT

Avant-propos

La cybercriminalité désigne l’ensemble des infractions pénales susceptibles d’être commises sur les réseaux de télécommunications en général et plus particulièrement sur Internet. Ces dernières années, la cybercriminalité a fortement affecté l’image de la Côte d’Ivoire au point d’être classée pays à risque dans les transactions en ligne internationales. Une étude réalisée par le CIRES[1] a montré que 71% des internautes ivoiriens jugent le niveau de criminalité sur le réseau Internet ivoirien important.

Vu l’ampleur du phénomène, l’Agence des Télécommunications Côte d’Ivoire (ATCI) a mené diverses actions dans le cadre de la lutte contre la cybercriminalité ; elle a notamment organisé des ateliers et conférences, donné des interviews et participé à des émissions télé et radio. L’on pourrait par exemple citer la conférence régionale africaine sur la cybersécurité[2] qui s’est déroulée du 17 au 20 novembre 2008 à Yamoussoukro et a porté sur le thème: "Bâtir un espace numérique de confiance en Afrique". A l’issue des différentes réflexions, l’ATCI a décidé de mettre en place un centre de veille, de surveillance et de traitement des menaces et incidents sur les réseaux d’information au niveau national. Ce centre est dénommé Côte d’Ivoire Computer Emergency Response Team (CICERT).

Le CICERT a débuté ses activités le 19 juin 2009 avec comme objectif principal de lutter contre la cyber escroquerie. Depuis cette date, de nombreuses actions visant à freiner l’expansion de ce phénomène ont été entreprises. Le présent texte est tiré du rapport annuel d’activités du CICERT.

1- PRESENTATION DU CICERT

1.1 Création

Le centre de veille, de traitement des menaces et incidents informatiques de la Côte d’Ivoire,  dénommé CICERT (Cote d’Ivoire Computer Emergency Response Team) a été créé par l’ATCI et a débuté ses activités le 19 juin 2009.

Le site web du CICERT est: www.cicert.ci et son adresse Email de contact est info@cicert.ci.

1.2 Missions

Le CICERT a pour ambition de contribuer à assurer la confiance dans l’utilisation de l’Internet par la communauté des Internautes ivoiriens (le secteur public, le secteur privé et les particuliers).

A cet effet, ses missions sont les suivantes :

§  mettre fin aux escroqueries via Internet venant de la Côte d’Ivoire ;

§  sensibiliser la population des dangers à l’utilisation des TICs ;

§  assurer la fonction de point focal  de la Côte d’ivoire pour les questions de cybercriminalité ;

§  promouvoir l’utilisation appropriée des technologies de l’information et de la communication ;

§  proposer des programmes de formation de haut niveau dans les différentes branches de la sécurité des systèmes d’information ;

§  faciliter la communication entre les professionnels et les experts travaillant dans le domaine de la sécurité informatique.

1.3 Organisation

Le CICERT est constitué d’une équipe technique comprenant 6 Ingénieurs informaticiens spécialisés en sécurité informatique.

Cette équipe exécute les tâches suivantes :

§  traiter les plaintes portant sur l’escroquerie sur Internet reçues en ligne à l’adresse info@cicert.ci,

§  détecter et résoudre les incidents informatiques ;

§  publier des bulletins de vulnérabilités

§  sensibiliser sur les nouvelles méthodes d’arnaques

2- ACTIVITES

2.1 Statistiques de la lutte contre la cyber-escroquerie

Dans le cadre de la lutte contre la cybercriminalité, et particulièrement de la cyber-escroquerie, le CICERT et la Sous Direction des Traces Technologiques (SDTT) de la Police Scientifique collaborent au sein d’une plateforme.

Le CICERT reçoit les plaintes en ligne à l'adresse info@cicert.ci et par documents papier transmis par la police ou provenant du parquet. Les plaintes sont traitées, toutes les recherches afférentes sont effectuées en ligne, et les résultats sur la localisation des cyber-escrocs sont remis à la police scientifique.

La police est alors chargée d’interpeller les personnes suspectes et d’initier les procédures judiciaires et le déferrement des cyber-escrocs. Les réalisations de la plate forme sont présentées à travers les statistiques du Rapport Annuel (Voir CICERT).

2.1.1 Classifications des arnaques

6 types d’arnaques ont été recensés par le CICERT ; ce sont :

·     Arnaque à Héritage ;

·     Love Tchat ;

·     Loterie ;

·     Usurpation de comptes mails ;

·     Arnaque aux Grains ;

·     Commande avec promesse d'achat ;

·     Usurpation d'identité ;

·     Arnaque par téléphone portable.

Description des différents types d'arnaques

Fausses dotations ou legs (héritage)

Elles prétendent être sans famille, sans descendance et sont donc  à la recherche d'un parfait inconnu  à qui léguer leur fortune. Elles  se disent très pieuses et souhaitent de préférence que leur donation soit faite au bénéfice d'une œuvre caritative.

Demandes d'aides

Les demandes d’aides, plusieurs cas de figure entrent en ligne de compte, mais les plus souvent utilisés. L’escroc se fait passer pour :

ü  une orpheline, une veuve ou une personne influente poursuivie par les assassins de son père ou de son mari, réfugiée dans une ONG ou une église ;

ü  l’héritière d'une importante somme d'argent se trouvant dans une malle, confiée à une société de sécurité.

Dans le  du Spam, l'escroc demande de l'aider pour sortir une somme d’argent de son pays et   propose en contrepartie 15% à 20 % du montant.

Fausse loterie

La fausse loterie consiste à faire soit des promotions au nom de grandes firmes internationales, usurpant ainsi le nom, la marque, etc., ensuite intervient une désignation des gagnants fictifs en envoyant des spams. C’est ainsi qu'on retrouve souvent des loteries COCA-COLA, MICROSOFT, BMW, PARAMOUNT, etc..

Ces fausses loteries sont également organisées à l'occasion d'évènements nationaux comme la CAN FOOT 2010 en Angola, le Mondial FOOT 2010 en Afrique du Sud, les jeux Olympiques 2010, etc.

Usurpation d'identité

C’est une technique permettant d'obtenir des informations confidentielles d'une personne, en lui donnant des raisons valables de le faire.

Par exemple, le cyber-escroc envoie un spam dans lequel il se fait passer pour le support technique d’un fournisseur de mail quelconque (Yahoo ou Hotmail…) et demande aux potentielles victimes de communiquer leurs informations confidentielles (login, mot de passe).

Le cyber-escroc prend alors le contrôle total de la messagerie de la victime et envoie des messages malveillants aux contacts de cette dernière.

Love Tchat

Le Love Tchat est une arnaque où un étranger prétend avoir une attirance, des sentiments amoureux et gagne ainsi l'affection de sa victime.

Cette arnaque repose sur la création de liens affectifs forts qui sortent de toute logique habituelle et font appel à des émotions intenses. Ces émotions sont suscitées en ayant recours à des photos attractives, des profils de rêves sur des sites de rencontre, des lettres flatteuses, des pratiques mystiques, etc.

La stratégie consiste principalement à obtenir de la victime qu'elle tombe amoureuse et ait envie d'être avec l'arnaqueur. La promesse d'un mariage est courante.

La manipulation psychologique est telle que la victime perd tout discernement et libre arbitre.

Commande de marchandises avec promesse de paiement par carte de crédit ou virement bancaire

Les escrocs passent des commandes de matériels à des exportateurs européens ou à des hôtels au nom de fausses entreprises ivoiriennes et proposent de payer soit par carte de crédit (il s'agit alors de cartes de crédit volées ou fausses), soit par virement bancaire (il s'agit de faux ordres de virement, souvent d'excellente qualité).

 

Ne répondez JAMAIS à ce type de sollicitations sur le Net !!!

 

2.1.2 Dénonciations

Le CICERT a enregistré 950 dénonciations en 2009. Les dénonciations représentent l’ensemble des emails des victimes de cyber-escroquerie et des Spams reçus par le CICERT. Le nombre élevé des dénonciations montre que le CICERT assure bien la fonction de point focal ou point de contact pour les questions de cybercriminalité, aussi bien pour les personnes résidant à l’extérieur qu’à l’intérieur de notre pays.

Les dénonciations parviennent au CICERT par :

§  E-mail (info@cicert.ci);

§  appels téléphoniques (20 22 91 99 / 20 22 91 97)

§  la police (les plaintes déposées auprès de la police ou du Parquet).

Les plaignants sont en général :

§  des personnes physiques ou particulières

§  des ONGs et associations

§  des entreprises (les banques, sociétés immobilières, etc.) 

Dénonciations par type d’arnaque

La répartition des dénonciations par type d’arnaque est présentée ci-dessous sous forme de tableau :

 

Types d’arnaque

Nbre de dénonciations

Pourcentage

Héritage

285

30,0%

Love Tchat

177

18,6%

Loterie

163

17,2%

Usurpation de comptes mails

80

8,4%

Arnaque aux Grains

71

7,5%

Commande avec promesse d'achat

70

7,4%

Usurpation d'identité

64

6,7%

Arnaque par Téléphone Portable

40

4,2%

Total

950

100%

Tableau. Statistiques des dénonciations par type d’arnaque en 2009

2.2 Assistance à tiers

Les usagers d’Internet résidant ou non sur le territoire ivoirien contactent le CICERT en vue d’être assistés. Cette assistance à tiers consiste à :

§  aider les victimes pour récupérer les entêtes SMTP

§  prodiguer des conseils à une victime d’arnaque et à lui indiquer la démarche à suivre pour porter plainte

§  sensibiliser le public sur les arnaques via Internet

§  donner des conseils afin d’éviter d’être arnaqué

2.3 Les bulletins de sécurité

Outre la lutte contre la cyber-escroquerie, l’une des activités du CICERT est la veille sur les menaces, les vulnérabilités ainsi que les cyber-attaques. Dans le cadre de cette activité, le CICERT effectue des recherches sur Internet pour être informé des failles découvertes sur les systèmes d’exploitations et autres logiciels publiés en général par des sociétés d’édition de logiciels.

Le CICERT publie alors des bulletins de sécurité qui peuvent être répartis en deux catégories : les alertes et les mises à jour.

Les mises à jour sont des informations complémentaires ou des correctifs à un bulletin de sécurité existant. Ils constituent un mécanisme permettant de libérer rapidement des informations importantes d'une façon moins structurée.

Les alertes sont des informations détaillées sur des menaces ou des vulnérabilités spécifiques.

Le CICERT a publié sur son site web en 2009, 84 bulletins de sécurité repartis comme suit : 44 avis d’alertes et 40 avis de mise à jour.

 

Le CICERT, un partenaire sûr dans la lutte contre la cybercriminalité en Côte d’Ivoire !

 

Source : Les Observateurs France24, CICERT 



1 : Centre Ivoirien de Recherches Economiques et Sociales

2 : Voir le site de la conférence : www.afcybersec.org

YAMOUSSOUKRO: SERVEUSES ET PROSTITUEES

VENDEUSE DE SEXE A YAKRO.jpg

La capitale politique ivoirienne, Yamoussoukro, est en train de se vêtir d'habitudes malsaines. Photo: Une de ces serveuses-vendeuses de sexe en pleine activité.


Yamoussoukro est en train de prendre ses allures de véritable capitale, depuis l’accession au pouvoir de Laurent Gbagbo, en octobre 2000. Les grands chantiers se multiplient à la grande joie des populations, qui voient la ville natale de feu Félix Houphouët Boigny, renaître de ses cendres. Depuis la disparition, le 7 décembre 1993, de ce dernier. Les jeunes sont vivement sollicités dans les grands chantiers de construction de la ville lumière. Les grands gagnants du transfert de la capitale restent incontestablement, les tenancières de maquis et restaurants, ainsi que les gérants des nombreux bars qui commencent à pulluler dans la capitale. « Yamoussoukro a changé. Et la vie y bouge », nous lance un jeune natif du chef-lieu de la région des Lacs. Ces grandes rues désertes le matin, se remplissent à la tombée de la nuit. Les décibels que distillent les matos « dernier cri » aussi bien chez les tenancières de maquis que dans les bars de la ville, vous donnent un avant-goût de cette autre facette de la ville natale du « vieux ».


De la bonne chair à profusion

Si la capitale politique de la Côte d’Ivoire tient sa réputation de ces gigantesques et magnifiques édifices tels la Basilique, la Fondation FHB, l’hôtel Président, les écoles polytechniques, ces nombreux restaurants aux abords de la voie internationale ne participent pas moins à la pérennisation de cette aura nationale. En effet, dans ces lieux, qui ont fini par ravir la place aux espaces gastronomiques de renom d'Abidjan (Ficgayo, Ndotré..), on trouve de la bonne chair à profusion. Et cela, dans tous les sens du terme. De bons mets, avec de la viande « de brousse », vous attendent dans ces différents endroits gastronomiques de la capitale politique. En début de soirée, c’est un décor endiablé qui s’offre à vous. Alcool, musique, le show et le…
sexe ! Les « étrangers » (Ndlr : ceux qui viennent d’autres villes du pays et pour la plupart d’Abidjan) sont vite repérés, fait savoir Roland un des gérants des nombreux maquis qui ornent le long de la gare routière de Yamoussoukro. Qui ne se gêne pas à nous demander si on souhaite de la compagnie. En fait de compagnie, il ne s’agit ni plus ni moins que de filles de joie, « disposées à vous faire passer une nuit torride ». « La compagnie » est un terme pudique pour désigner des prostituées.

Leur métier : serveuses d’alcool et de sexe


« Vieux père, si vous voulez, je vous envoie deux Go (filles), tout de suite même », nous lance Laurent, gérant du maquis La T… de Yamoussoukro. Il fait signe à une serveuse de s’approcher. Elle lui fait savoir que ses services après le service ont été déjà rachetés. En clair, après 1h du matin, elle doit rejoindre son client qui l’attend dans un Hôtel. Certaines, pour peu qu’on leur offre de la boisson, vous ouvrent les portes de leur entrejambe. Dans les maquis comme dans les boites de nuit de la capitale, le mot d’ordre semble être donné. Après l’alcool, le sexe. Peguy ne s’est pas gênée à nous expliquer ce comportement. Pour la plupart, ces filles, fait-elle savoir, doivent subvenir aux besoins de leur famille. « Et c’est difficile de joindre les deux bouts avec ce maigre salaire qu’elles touchent. Elles sont donc contraintes de faire cela», explique-t-elle. C’est une forme de prostitution qui prend de plus en plus de l’ampleur ici à Yamoussoukro, déplore le jeune Kouamé Sylvain. Si on n’y prend garde, on risque de reproduire la Rue Princesse dans la capitale, ajoute Mlle Chimène, étudiante à l’INP-HB (Institut National Polytechnique Houphouet-Boigny) de Yamoussoukro. Pour l’instant les autorités de la ville semblent ignorer ce phénomène qui grandit dramatiquement. Et qui, à la longue, risque d’augmenter drastiquement le taux de prévalence du sida, à Yamoussoukro.

Une enquête réalisée par Frank Toti.

Source: ABIDJAN TRIBUNE

samedi, 20 mars 2010

SAMIR AMIN: LE SYSTEME MONDIAL EST EN GRANDE PARTIE RESPONSABLE DES ECHECS AFRICAINS

SAMIR AMIN. 79 ANS.jpg

 

Samir Amin, 79 ans, n'a rien perdu de sa fougue militante. Tête pensante du Tiers mondisme, proche de certains des pères des indépendances, comme Modibo Keita, auteur d'une cinquantaine d'ouvrages politiques et économiques, il traque le capitalisme et l'impérialisme international sous toutes leurs formes. Interrogé par RFI, il dresse le bilan de 50 ans de relations entre les États africains et le reste du monde.


Faites-vous partie de ces pessimistes qui disent que les cinq décennies de l'indépendance sont cinq décennies perdues ?

Je ne suis pas pessimiste et je ne pense pas que ce sont cinq décennies perdues. Je reste extrêmement critique, extrêmement sévère à l’égard des États africains, des gouvernements, des classes dirigeantes, mais je suis encore plus critique à l’égard du système mondial qui est responsable, en grande partie, des échecs africains. Vous savez la colonisation que l’on vante aujourd’hui a été une catastrophe historique. Au sortir de la colonisation, au Congo belge, il y avait neuf Congolais qui avaient effectué des études supérieures. Après 30 ans du régime de Mobutu, l’un des régimes les plus ignobles qu’on ait eu dans l’histoire, ce chiffre se compte par centaines de mille. Autrement dit, le pire régime africain a fait trois mille, cinq mille fois mieux que la belle colonisation belge. Il faut rappeler ces choses.

Quand vous pointez du doigt le système mondial qui a mené en partie le continent africain là où il est aujourd’hui... que reprochez-vous particulièrement à ce système mondial ?

Au moment des indépendances africaines, l’Afrique était, et reste encore aujourd’hui, le «ventre mou», la partie la plus vulnérable du système mondial. Et une partie vulnérable du système mondial est condamnée par la logique même de ce système à être surexploitée. La surexploitation en Afrique, c’est principalement le pillage des ressources naturelles du continent. C’est-à-dire que l’Afrique est utile pour le système mondial dans la mesure où elle est une source de richesses naturelles assez fabuleuses. L’Afrique utile, c’est l’Afrique sans les Africains. Les peuples africains pour le système mondial sont de trop. Ils ne font pas partie de cette frange des travailleurs, sauf les émigrés bien entendu, que l’on surexploite. Ce qui est intéressant pour l’impérialisme, pour l’appeler par son nom contemporain, ce sont les ressources naturelles de l’Afrique. Et pourquoi l’Afrique est vulnérable ? Parce que précisément, après avoir reconquis son indépendance, les pays africains ne se sont pas engagés suffisamment, pas engagés du tout même, dans la voie d’une industrialisation accélérée. Je dis le contraire de ce que l’on dit généralement : l’industrialisation, c’est pour plus tard. L’Afrique n’est pas mûre pour l’industrialisation.
On disait ça de la Chine il y a cinquante ans. On disait ça de la Corée du Sud. Ce sont précisément les pays qui se sont industrialisés, rentrés dans l’industrialisation, d’une façon décidée, qui sont aujourd’hui les pays émergents. Alors l’Afrique a pris cinquante ans de retard. Dans ces cinquante ans de retard, il y a une part importante de responsabilité des classes dirigeantes. Mais la faiblesse même de ces classes dirigeantes, le fait qu’elles aient accepté de se situer dans le statut d’État client de l’Occident ne réduit pas la responsabilité des pays occidentaux.

Est-ce qu’il n’y a pas aussi le risque de placer systématiquement ces pays en position de victime ? Les dirigeants aujourd’hui sont acteurs sur le continent africain...

Bien sûr qu’ils sont acteurs ! Ce sont les alliés subalternes dans le système mondial, donc ils ont autant de responsabilité que leur patron. Mais leur patron a autant de responsabilité qu’eux. Prenons une question banale, celle de la corruption parce que tout le monde parle de la corruption et c’est vrai une bonne partie des politiciens africains sont corrompus à l’extrême. Mais ceux qui les corrompent ne sont pas moins responsables.

Revenons à l'histoire.1960, année d’indépendance pour de nombreux pays africains. Certains évidemment ont acquis leur indépendance plus tôt, mais l'année 1960 est une année importante pour beaucoup de pays francophones et certains pays anglophones. Où êtes-vous précisément à cette époque-là ?

Je suis précisément en Afrique. J’avais été en Égypte, dans mon pays, entre 1957 et 1960. En septembre 1960, je suis allé à Bamako. Je crois que c’était le jour même de la proclamation de l’indépendance du pays, ou c’était le lendemain. Donc dès le départ, j’avais fait le choix de mettre mes compétences modestes au service du développement de l’Afrique nouvelle, de l’Afrique indépendante.

Comment avez-vous vécu ce jour de l’indépendance ?

Je l’ai vécu avec beaucoup d’enthousiasme et avec beaucoup d’attente. Enfin, ces pays ayant reconquis leur indépendance allaient pouvoir s’engager dans un développement digne de ce nom, c’est-à-dire rapide, à marche forcée, mais également juste, bénéficiant à l’ensemble du peuple, aux classes populaires. J’ai choisi d’aller au Mali pas par hasard. C’est parce que le gouvernement malien, le parti qui s’appelait l’Union soudanaise à l’époque, avait fait des choix radicaux c’est-à-dire un choix d’indépendance, un choix d’indépendance pas rhétorique mais d’indépendance réelle, en se battant sur le terrain pour obtenir la marge de manœuvre la plus large possible et, l’histoire de ce parti en faisait un parti qui était très largement à l’écoute des masses populaires, notamment de la paysannerie. Beaucoup de conditions étaient réunies pour un bon départ. Et le départ n’a pas été mauvais, mais le pays restait extrêmement vulnérable non pas seulement pour des raisons géographiques : un très grand pays à l’époque très peu peuplé (il y avait 4 millions d’habitants à peine), avec des frontières énormes et incontrôlables, sans accès à la mer, donc toute sorte de raisons de vulnérabilité. La dérive est venue rapidement. Dans cette dérive les classes dirigeantes locales ont une responsabilité particulière parce qu’elles s’étaient créé une marge de manœuvre et elles ne l’ont pas utilisée de la meilleure manière. La dérive vers le pouvoir, je ne dirais pas personnel, mais le pouvoir d’une élite et d’une minorité, y compris le pouvoir personnel a été très rapide.

Il y a d’autres pays qui avaient fait un choix : la Guinée ou le Ghana prônaient une certaine indépendance économique notamment vis-à-vis des anciens colonisateurs. Est-ce qu’à l’époque, en observant ces pays, vous perceviez tous les problèmes qui allaient survenir dans les années 70-80 ?

Oui et non. Je n’aurais pas l’outrecuidance de dire que j’avais tout prévu, mais j’ai vu assez rapidement les difficultés et les dérives possibles et qui se sont avérées de véritables dérives, celle du Mali, mais également celle du Ghana. J’ai été au Ghana et le Ghana m’a toujours fait une assez bonne impression c’est-à-dire, en dépit des dérives, une capacité de se ressaisir, ce qui a été le cas, avec des hauts et des bas, bien entendu. La Guinée qui m’a donné dès le départ une impression déplorable, c’est-à-dire l’impression d’un gouvernement et particulièrement d’un président, extrêmement autoritaire, Sékou Touré, qui était un bon politicien au sens où il savait manœuvrer, il savait parfois faire les concessions qu’il fallait ou des choses de ce genre, il savait parfois négocier au plan international, mais il n’avait aucune culture politique, aucune vision des véritables difficultés et des exigences d’un développement. Le minimum pour un développement exige, exigeait et exige toujours, une certaine démocratie pas au sens du blueprint («modèle», en français), de la recette toute faite comme celle du multipartisme et des élections qui seront dans la plupart des cas tout à fait bidons - pas seulement dans les conditions de l’Afrique, également ailleurs, y compris en Europe, puisqu’on peut voter comme on veut en Europe et le résultat est comme si on n’avait pas voté (rires) - mais au sens de la prise en considération de la dimension sociale, c’est-à-dire d’une démocratie associée au progrès social, et non dissocié du progrès social, a fortiori associé à une régression sociale comme c’est le cas à l’heure actuelle quand il y a quelques éléments de démocratie.

Concevez-vous l’échec des politiques qui ont été menées dans ces pays comme un échec des idées que vous avez défendues ou de l’application de ces idées ?

L’argument qui consiste à dire «les idées étaient bonnes mais leur application a été mauvaise» n’est pas mon genre de raisonnement. Si l’application a été mauvaise, c’est que les idées n’étaient pas parfaites. Je ne dirais pas qu’elles étaient mauvaises. On peut penser que les grands principes choisis par un certain nombre de pays africains au lendemain des indépendances étaient des principes corrects, mais ça ne suffit pas. Il faut aller plus loin. Il faut traduire ces principes en sous-principes, je dirais en méthodes d’action et là, on a vu très rapidement les contradictions apparaître.

L'Afrique a-t-elle une place dans la mondialisation... que vous critiquez, par ailleurs ?

L’Afrique doit trouver sa place. Si elle le doit, elle le peut. Mais c’est un peu théorique. Dans le court terme, l’Afrique reste extrêmement vulnérable. Et comme je le disais, dans l’avenir visible, l’Afrique reste pour le monde entier, particulièrement pour les puissances développées du capitalisme, une source de matières premières : que ce soient les hydrocarbures, que ce soit l’uranium, que ce soient les minéraux rares, les métaux rares (ça c’est très important pour l’avenir), ou que ce soient les terres agricoles ouvertes maintenant à l’expansion de l’agri-business occidental, chinois, brésilien et autre, que ce soit demain le soleil et donc l’électricité lorsqu’elle pourra être transférée sur de longues distances, et que ce soit l’eau. Le capital international s'intéresse exclusivement à ces opportunités. Pour le capital international, l’Afrique, les Africains n’existent pas. Le continent africain est un continent géographique plein de ressources. Point. Et c’est contre cette idée que l’Afrique doit s’organiser pour non pas seulement refuser de se soumettre à ce pillage, mais utiliser ces ressources naturelles pour son propre développement.

Après les indépendances, différents chefs d’Etat ont tenté de mettre en place des méthodes de développement dit autocentré ou plus indépendant des anciens colonisateurs : Julius Nyerere en Tanzanie, Kwame Nkrumah au Ghana… Ces modèles ne sont pas parvenus à leurs buts. Aujourd’hui, on est dans cette période du tout capitalisme mondialisé. Que faire en fait ?

Ces moyens et ces politiques ne sont pas parvenus à leurs buts, c’est vrai, Mais les autres non plus. On a vanté beaucoup à l’époque le choix de Houphouët-Boigny et le choix de l’ouverture non régulée et incontrôlée de la Côte d’Ivoire. Et où en est la Côte d’Ivoire aujourd’hui ? Je crois que sa situation est bien pire que celle du Ghana, c’est-à-dire que malgré tout, l’héritage, la partie positive de ce que Nkrumah avait fait, c’est pour cette raison que le Ghana est dans une moins mauvaise situation aujourd’hui qu’un pays voisin et très comparable par ses richesses et par son type d’agriculture, de richesses naturelles, par sa taille, qu’est la Côte d’Ivoire.

Quelle est aujourd’hui la marge de manœuvre des États africains pour trouver une voie médiane ?

Cette marge de manœuvre est en train de renaître précisément par le succès des pays dits émergents : la Chine, l’Inde, le Brésil et d’autres pays moins importants comme la Corée du Sud, ou en Afrique même, l’Afrique du Sud (c’est le seul). Ces pays sont déjà en conflit avec les pays de l’Occident. On l’a vu à l’occasion de la visite d’Obama à Pékin et dans les suites de cette visite. Et ce conflit qui n'est pas seulement un conflit pour l’accès aux ressources naturelles mais aussi pour l’accès au marché, l’accès au financement, va aller en s'aggravant. Ce conflit constitue également une garantie contre la poursuite du projet de contrôle militaire de la planète par les Etats-Unis de contrôle militaire de la planète qui est bien malade maintenant, ne soit pas poursuivi. Même s’il y a beaucoup de bémols à mettre, ces pays émergents comprendront qu’ils ont intérêt à contribuer à la renaissance, à la reconstitution (il n’y a pas de reconstitution en histoire) de quelque chose comme Bandoeng, c’est-à-dire je n’irai pas jusqu’à dire un front commun mais une alliance très large même avec les pays les plus vulnérables, avec les pays du continent africain, de façon à se renforcer collectivement et à imposer un recul des ambitions occidentales et le pillage du continent.

Beaucoup de pays africains se tournent vers la Chine, vers l’Inde, parfois comme si c’était une planche de salut pour sortir de leur situation. N'est-ce pas une erreur ? La solution... ne serait-elle pas plutôt de savoir jouer avec les différents partenaires ?

Jouer avec les partenaires est un jeu dangereux. À l’époque de Bandoeng, bien des pays y compris l’Égypte nassérienne, ont voulu jouer du conflit entre les États-Unis et l’Union soviétique : jouant la carte soviétique de temps en temps, la carte américaine à un autre moment. Ils ont perdu sur les deux tableaux. Je crois qu’aujourd'hui, un pays qui engagerait… une diplomatie, disons, active, qui s’engagerait à jouer une carte chinoise un jour et une carte américaine le lendemain serait également vouée à l’échec. Je crois qu’il faut au contraire travailler à reconstituer cette ligne des 77 (les 77 sont beaucoup plus nombreux aujourd’hui et le groupe des 77 s’appelle « 77 + Chine » aux Nations unies). Les Chinois proposent à beaucoup de pays africains ce que l’Occident ne propose pas: la construction d’une gigantesque infrastructure qui est l'une des conditions d’un développement possible, d’un développement industriel, d’un développement digne de ce nom, qui ne soit pas simplement quelques produits agricoles d’exportation dans des conditions misérables, mais des infrastructures de transport, des chemins de fer, des routes, … Après tout, la seule grande construction de chemins de fer dans l’histoire moderne de l’Afrique après les indépendances a été le Tanzam qui a été fait par les Chinois. Maintenant, il n’est pas impossible hélas que dans la course aux ressources naturelles, les Chinois et les Brésiliens et les autres ne se comportent pas très différemment, d’une façon très différente des Occidentaux.

L'Afrique ne risque-t-elle pas de se retrouver dans la même configuration mais avec des partenaires différents ?

Non, je ne crois pas. Parce que les partenaires sont différents. Le partenaire chinois et le partenaire brésilien ne sont pas dans la situation des États-Unis ou de l‘Europe. D’abord, ils n’ont pas un projet de contrôle militaire de la planète comme les États-Unis. Si les États-Unis ont un projet de contrôle militaire de la planète, hélas l’Europe suit. L’Europe, c’est l’Otan et l’Otan, ce n’est rien d’autre que les alliés subalternes des États-Unis. Ni la Chine, ni l’Inde, ni le Brésil, quelle que soit l’opinion qu’on puisse avoir sur la nature des classes dirigeantes et la nature des choix de développement économique et social de ces pays, ne sont pas dans la même position.

Beaucoup d’observateurs parlent d’une période historique qui serait dans une sorte de seconde indépendance de l'Afrique, notamment pour l’Afrique francophone. Qu’en pensez-vous ?

Ce sont des grands mots. Nous sommes dans une deuxième vague. Elle peut être meilleure ou elle peut être pire que la première - dans l’histoire c’est toujours ouvert –. L’Afrique avait commencé pas si mal en dépit du titre du livre de René Dumont, l’Afrique noire est mal partie. Elle était mal partie sur certains points, sur certains plans, et René Dumont avait raison sur ce point, en ce qui concerne l’agriculture. Mais l’Afrique qui n’était pas tellement mal partie en 1960 s’est enlisée très rapidement et je souhaite que ce qui s’annonce soit une deuxième vague d’indépendance, si on l’appelle ainsi, du continent africain.

Par Christophe Champin


Source : Rfi.fr, Le Blog de Serge Grah

vendredi, 19 mars 2010

DESARMEMENT ET REUNIFICATION DU PAYS AVANT LES ELECTIONS

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Un conseil de sécurité sur la situation en Côte d’Ivoire s’est tenu ce mercredi 17 Mars 2010 au siège de l’organisation mondiale à New York de 10h à 11h. Dirigé par le diplomate Gabonais S.E.M. Emanuel NGONDET dont le pays en assure la présidence tournante ce mois de Mars, ce conseil a entendu deux exposés importants :

D’abord celui du représentant du secrétaire général en Côte D’ivoire puis celui de S.E.M Alcide DJEDJE le représentant ivoirien auprès de l’illustre institution.

Dans sa déclaration, Mr CHOI JIN que le conseil avait chargé de lui faire un point de l’évolution du processus électoral après sa dernière réunion de Janvier 2010, a exprimé devant ses paires sa déception et ses regrets quant à l’impasse politique qu’a connue le pays ces derniers jours du fait de la fraude dont s’est rendue coupable l’ex Président de la commission électorale Indépendante alors que tout semblait sur une bonne voie.

Lorsque le Représentant ivoirien lui, prend la parole, c’est pour d’abord présenter la situation qui a occasionné la double dissolution du gouvernement et de la CEI avant d’insister sur le fait que, « le temps est venu de désarmer et de réunifier la Côte d’Ivoire ». Pour ce faire, S.E.M Alcide Djédjé plaidera pour que l’ONU apporte un appui au facilitateur M. Blaise COMPAORE afin de lever ces derniers obstacles, ce qui qui contribuera fortement à la restauration de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire, une étape incontournable dans l’organisation des élections libres et transparentes.

Aussi le diplomate a-t-il rappelé à ses collègues que, « l’ONU qui consacre dans sa charte le concept de la souveraineté, ne peut pas faire la promotion d’une souveraineté morcelée au gré de tel ou tel intérêt » car, a-t-il insisté, « les Nations Unies ne peuvent pas valider un scrutin dit national sur un territoire coupé en deux avec interdiction d’accès aux partisans d’un des candidats sur une partie du même territoire et avec une télévision privée qui fait la propagande d’un des 14 candidats déclarés ».


Aussitôt cette réunion terminée que les 15 membres permanents se sont retrouvés en consultations à huit clos ; une rencontre d’où sortira un communiqué lu à la Presse et dans lequel « Les membres du Conseil ont exprimé leur profonde préoccupation devant l’absence de progrès du processus électoral depuis janvier 2010. Ils ont appelé instamment les parties prenantes ivoiriennes à relancer ce processus sans délai et à rester dans le cadre de l’accord politique de Ouagadougou et des accords de paix antérieurs que le Conseil de sécurité a approuvés. Ils ont salué et soutenu le rôle joué par le Facilitateur, le Président Blaise COMPAORE du Burkina Faso, et l’ont encouragé à poursuivre ses efforts pour soutenir le processus de paix en Côte d’Ivoire.

Les membres du Conseil ont en particulier appelé instamment les parties prenantes ivoiriennes à apporter leur plein soutien à la commission électorale indépendante afin d’aboutir à la liste électorale définitive dans les prochaines semaines. Ils ont souligné que la liste électorale provisoire de 5.3 millions d’électeurs a été approuvée par les membres du Cadre permanent de concertation, certifiée par le Représentant spécial du Secrétaire général et saluée par le Conseil de sécurité. Ils ont aussi souligné que toute tentative destinée à remettre en cause les acquis du processus électoral ou à ajouter des conditions préalables pour retarder la finalisation de la liste électorale définitive serait incompatible avec les engagements pris par les parties.

Les membres du Conseil ont appelé tous les Ivoiriens à ne pas recourir à la violence et à respecter pleinement les droits de leurs compatriotes, y compris durant le processus électoral. Les membres suivront de près la situation, y compris les conditions de sécurité sur le terrain et les progrès du processus électoral »

Mathieu BOUABRE
Service de communication
Mission CI/ONU

Source: ABIDJAN.NET

 

20:04 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : onu, conseil de sécurité, alcide djédjé, choi jin, mathieu bouabré, mission ci-onu | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

jeudi, 18 mars 2010

LIVRE: LA THESE DU COMPLOT CONTRE L'AFRIQUE. POURQUOI L'AFRIQUE NE SE DEVELOPPE PAS

LIVRE. LA THESE DU COMPLOT CONTRE L'AFRIQUE.jpg

Le complot contre l'Afrique consiste à affaiblir les Etats afin que les puissances étrangères et les firmes transnationales influencent négativement l'évolution de ce continent. C'est en refusant la reconduction des pactes coloniaux préjudiciables au développement du continent tout en luttant contre les tyrans locaux que l'Afrique parviendra à décourager les stratèges occidentaux qui entretiennent astucieusement la sujétion des Africains.

 

 

Vient de paraître aux Editions L'Harmattan : « La thèse du complot contre l’Afrique. Pourquoi l’Afrique ne se développe pas », Paris, L’Harmattan, mars 2010, 318 pages.

 

 

 

Le texte d'annonce:

 

Si vous n’avez jamais su les raisons profondes pour lesquelles l’Afrique ne se développe pas et si vous souhaitez connaître les remèdes pour sortir l’Afrique de l’impasse, le politologue Fweley Diangitukwa vous donne tous les éléments de réponse dans ce livre magistral : Voici, à titre indicatif, quelques thèmes traités :

 

►Comment l’Europe occidentale contribua au sous-développement des pays d’Afrique. Parmi les facteurs externes du sous-développement, il faut souligner l’ignorance des mécanismes de production de la domination et de la pauvreté, les programmes scolaires qui ne répondent pas prioritairement aux besoins des Africains. L’Afrique a perdu ses industries traditionnelles là où la Chine les a gardées et modernisées. L’Afrique est géographiquement située loin de principaux centres financiers du monde.

 

►Parmi les causes historiques du sous-développement, il est à retenir : l’homme noir a été humilié et infériorisé au cours de l’histoire, l’esclave et la traite négrière ont duré plus de trois siècles et ont marqué profondément l’homme noir, l’histoire africaine été volontairement falsifiée par l’Occident alors qu’avant la colonisation, l’Afrique était un continent dynamique. Avec la colonisation, les Africains ont perdu ce qu’ils avaient de précieux et de sacré. Il y a, et on ne le dira jamais assez, le pillage systématique des richesses du continent par les firmes occidentales. L’Occident refuse de reconnaître ses cruautés et ses crimes commis en Afrique pour ne pas réparer ses fautes monstrueuses.

 

►Parmi les causes structurelles du sous-développement, il y a entre autres : une formation et une préparation insuffisantes des leaders au moment où les pays africains ont accédé à l’indépendance ; l’absence d’une accumulation de capital ; l’idéologie de la division internationale du travail défavorable à l’Afrique ; la convoitise du continent africain par tous les États puissants et par toutes les entreprises transnationales ; les investissements directs étrangers (IDE) ne contribuent pas au développement des pays africains ; l’Afrique se développe avec des langues d’emprunt qu’elle ne maîtrise guère ; l’absence de techniciens bien formés et de centres de recherche adaptés aux besoins des Africains ; les dirigeants des États africains sont devenus les représentants attitrés de la Françafrique et de la mafia internationale.

 

►Parmi les causes conjoncturelles du sous-développement, l’auteur avance : la dette étrangle les pays d’Afrique ; il y a la persistance de la monoculture ; l’Africain a perdu sa personnalité ; l’État importé en Afrique est inadapté ; l’Afrique souffre d’un excès de théories de développement ; l’Afrique est un continent encerclé et surveillé à partir de points stratégiques ; les frontières artificielles héritées de la colonisation n’ont pas réussi à créer des États-nations viables ; les droits de l’homme sont bafoués par ceux qui prétendent les défendre dans les assises internationales ; les institutions internationales défendent les intérêts des États puissants qui financent leur fonctionnement contre ceux des États faibles ; l’aide publique occidentale crée une dépendance avilissante en Afrique parce qu’elle participe au complot contre l’Afrique ; les banques occidentales refusent de coopérer pour restituer l’argent détourné par les hommes politiques africains.

 

►Dans le chapitre sur la corruption qui paralyse les caisses de l’État, l’auteur s’attarde sur l’impunité des cadres dirigeants qui est à l’origine de la grande corruption. Pour combattre la corruption, il faut lutter à la fois contre le corrupteur et contre le corrompu. La captation de l’État est la forme de corruption la plus subtile et la plus pernicieuse. Beaucoup de dirigeants africains assoiffés d’argent facile ne savent pas négocier.

 

►Quant à la thèse du complot, il faut dire que la presse occidentale participe au complot contre l’Afrique. La France refuse de poursuivre les tyrans africains avec lesquels elle a toujours collaboré. L’Afrique n’a pas de leçons de morale, de démocratie ou de bonne gouvernance à recevoir de l’Occident. Le G8 complote en secret pour planifier, contrôler et orienter les affaires du monde. Les chefs d’État des pays du Sud sont généralement choisis et soutenus par les réseaux mafieux du Nord. La Somalie est devenue le pays modèle du complot contre l’Afrique.

 

4ème page de couverture :

Les grandes puissances, qui tiennent les anciennes colonies en laisse comme des chiens de compagnie, freinent délibérément le développement des pays africains afin de les rendre fortement dépendants et de refuser ainsi toute concurrence. Le développement de l’Afrique est bloqué à cause de la division internationale du travail dans laquelle les pays africains sont contraints à produire et à vendre des matières premières sans valeur ajoutée. La transformation de ces matières premières est souvent faite à l’étranger et beaucoup de pays africains sont incapables d’acheter leurs propres produits après leur transformation.

Le complot contre l’Afrique consiste à affaiblir les États afin que les puissances étrangères et les firmes transnationales influencent négativement l’évolution de l’Afrique. Il consiste à « endormir » les Africains tout en faisant croire qu’on s’intéresse à eux afin de faciliter la soumission des hommes et l’exploitation des ressources naturelles car il est plus facile d’exploiter des femmes et des hommes qui ne sont pas fiers d’eux-mêmes. Ce complot s’explique également par la vente des armes démodées aux pays africains. Des armes qui ne servent pas à gagner une guerre mais à terroriser uniquement les populations pour asseoir des régimes tyranniques et pour s’enrichir rapidement et illicitement. Ce complot se manifeste concrètement dans le pillage des ressources naturelles et des produits agricoles comme le cacao, dans la manière de traiter l’information et de gérer les conflits armés (Darfour, RDC), ainsi que dans la destruction des langues nationales qui ont été supplantées par les langues coloniales. La mondialisation, telle qu’elle fonctionne, est au service de cette stratégie car elle s’emploie à favoriser l’affaiblissement des États africains. Le G8 et certaines organisations travaillent aussi dans le même sens.

C’est en refusant la reconduction des pactes coloniaux préjudiciables au développement du continent et en faisant d’autres choix qui privilégient le développement du continent tout en luttant contre les tyrans locaux que l’Afrique parviendra à décourager les stratèges occidentaux qui entretiennent astucieusement la sujétion des Africains.

 

Ce livre, dans lequel Fweley Diangitukwa déverse son amour infini pour l’Afrique, dérange profondément parce que la vérité y est dite ouvertement, sincèrement et directement, sans détour, sans recourir à la langue de bois. Ce livre va faire date dans la mesure où la prise de conscience des Africains ne sera plus la même. A partir de cette publication, il y aura un avant et un après complot contre l’Afrique.

 

Les associations et groupes qui souhaitent organiser un débat avec Fweley Diangitukwa sur les questions traités dans ce livre peuvent contacter directement l’auteur. Une tournée de débats aura lieu en France, en Suisse, en Belgique et en Grande-Bretagne mais aussi dans d’autres pays sur invitation. Si votre association est intéressée, veuillez le signaler, dès que possible, à l’auteur en lui envoyant un e-mail : afriquenouvelle@bluewin.ch

Merci pour votre intérêt !

 

« Le complot contre l’Afrique » est un livre fondamental dans lequel se trouvent des clés qui permettent de comprendre les raisons pour lesquelles l’Afrique ne développe pas.

 

Pour se procurer ce livre, veuillez contacter Mme Virginie ROBERT, éditions L’Harmattan, Tél. : 00 33 (0)1 40 46 79 23 ou vous adresser directement à l’auteur : afriquenouvelle@bluewin.ch ou aux éditions Afrique Nouvelle, case postale 112, 1806 Saint-Légier, Suisse ou encore adresser directement votre demande à une grande librairie de votre ville d’habitation en indiquant le numéro ISBN : 978-2-296-11202-5.

 

 

Les publications de l’auteur aux éditions L’Harmattan :

 

- « Les grandes puissances et le pétrole africain. Etats-Unis – Chine : une compétition larvée pour l’hégémonie planétaire », Paris, 2009, 200 pages

- Migrations internationales, codéveloppement et coopération décentralisée (essai), Paris, 2008, 290 pages. Préface de M. Mohamed Sahnoun, Ancien envoyé spécial du Secrétaire Général des Nations Unies dans la région des Grands Lacs.

- Les fraudes électorales. Comment on recolonise la RDC, Paris, 2007, 226 pages.

- Le règne du mensonge politique en RD Congo. Qui a tué L.-D. Kabila ?, Paris, 2006, 135 pages.

- Géopolitique, intégration régionale et mondialisation (essai), Paris, 2006, 319 pages.

- Qu’est-ce que le pouvoir ? (essai), Paris, 2004, 276 pages

- Pouvoir et clientélisme au Congo-Zaïre-RDC (essai), Paris, 2001, 308 pages.

- Qui gouverne le Zaïre ? La République des copains (essai), Paris, 1997, 337 pages. Préface de Jean-Claude Willame, ancien professeur à l’Université catholique de Louvain, Belgique.

mercredi, 17 mars 2010

JUSTE POUR LE SOURIRE: VOUS AVEZ DIT VENGEANCE?

SOURIRE ETONNE.jpg

 

1-    Aujourd'hui ma fille va avoir 18 ANS ... et je suis très content, parce que c'est le dernier paiement de pension alimentaire que je vais donner. J'ai donc appelé ma fille pour qu'elle vienne chez moi et à son arrivée je lui ai dit :
- Ma petite fille, je veux que tu apportes ce chèque à ta mère et que tu lui dises que : "ceci est le dernier putain de chèque qu'elle va recevoir de moi, dans tout ce qui lui reste à vivre de sa putain de vie !!! et je veux que tu me dises l'expression qu'elle aura sur son visage lorsque tu le lui diras".
Ma fille s'en alla donc porter le chèque. Moi j'étais anxieux de savoir ce que la sorcière avait pu répondre et la tête qu'elle avait faite. Lorsque ma fille est arrivée, je lui ai immédiatement demandé :
- Alors que t'a dit ta mère ?
- Elle m'a dit que justement elle attendait ce jour-là pour te dire que tu n'es pas mon père".

 

 

 

2-    Un homme, toujours très désagréable avec sa femme, passe un jour chez des amis pour qu'ils l'accompagnent à l'aéroport pour y laisser sa femme qui part en voyage à Paris.
Dans la salle d'immigration, devant tout le monde, il lui souhaite un bon voyage et, sur un ton ironique, il lui crie :
"Ma chérie, n'oublie pas de me rapporter une jolie française, ja ja ja !!!"
Sa femme baisse la tête et embarque très énervée.
Elle passe 15 jours en France.
A son retour, le mari de nouveau demande à ses amis de l'accompagner à l'aéroport pour y recevoir sa femme. La voyant arriver, la première chose qu'il lui crie à voix forte :
- "Ma chérie, tu m'as ramené ma petite française ?
- "J'ai fais tout mon possible" répond-t-elle, "Maintenant il ne nous reste plus qu'à prier pour que ce soit une fille qui naisse".

 

 

 

3-    Le mari, sur son lit de mort, appelle sa femme. D'une voix rauque et faible, il lui dit :
- "Très bien, mon heure est arrivée, mais avant je veux te faire une confession.
- "Non, Non, tranquille, tu ne dois faire aucun effort".
- "Mais enfin, je dois le faire", insiste le mari. Il est bon de mourir en paix. Je veux te confesser quelque chose.
- "C'est bon, c'est bon, je t'écoute".
- "J'ai eu des relations avec ta sœur, ta mère et ta meilleure amie";
- "Je sais, je sais ! C'est pour ça que je t'ai empoisonné ! "

 

DINDE Fernand AGBO

 

19:15 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Humour | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : blagues, humour, sourire, rire, détente, déstresser, se marrer, bonne humeur | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

lundi, 15 mars 2010

A L'HEURE DES CINQUANTENAIRES: GHANA, LE MODELE CONTESTE DU PREMIER DE LA CLASSE

 

RAWLINGS. ARCHITECTE DU GHANA MODERNE.jpg

 

Au moment où bon nombre d'Etats africains, notamment francophones, à l'instar de la Côte d'Ivoire, s'apprêtent à célébrer le cinquantième anniversaire de leur indépendance, il m'a plu de revisiter un article publié, en Avril 2007, par le mensuel LE MONDE DIPLOMATIQUE, jetant un regard critique sur le bilan du premier de la classe proclamé de la Banque Mondiale et des Etats-Unis en terme de démocratie, de bonne gouvernance, de sécurité et de perspectives de développement. Un bilan, somme toute, peu brillant, à la lecture. Que dire alors des autres états africains, après 50 ans d'indépendance? Déprimants, tout simplement. Voire désespérants. Les célébrations de ce cinquantenaire doivent être, pour eux, l'occasion d'une auto-critique sévère et d'une remise en cause profonde pour repartir d'un bon pied et pour longtemps. En seront-ils capables? "That's the question", comme diraient les Ghanéens! Pour l'heure, relisons notre papier.

 

De l’anti-impérialisme aux accords avec la Banque mondiale

Ghana, le modèle contesté

 

Le 6 mars (2007), le Ghana a fêté le cinquantième anniversaire de son indépendance en présence de douze chefs d’Etat du continent et de personnalités comme le pasteur américain Jesse Jackson. L’ancienne Côte-de-l’Or fut la première, en Afrique noire, à se libérer de la domination coloniale, sous l’impulsion de Kwame Nkrumah, figure historique des luttes anti-impérialistes. En 2007, Accra est devenu un modèle pour la Banque mondiale et un atout dans le jeu sécuritaire des Etats-Unis.

Par Yao Graham

 

« Etre à la hauteur de l’excellence africaine ». Destiné à faire consensus, ce slogan a été choisi pour accompagner les célébrations officielles du cinquantième anniversaire de l’indépendance du Ghana, le 6 mars dernier. Il a, au contraire, provoqué une controverse : qui et quoi, dans l’histoire de l’ancienne Côte-de-l’Or, peut symboliser l’excellence africaine ? Un grand débat traverse la presse. Tout y passe, depuis l’héritage de Kwame Nkrumah, premier président de ce petit Etat d’Afrique de l’Ouest et figure du panafricanisme, jusqu’à la politique de l’actuel chef de l’Etat John Kufuor.

Cinquante ans après s’être libéré de la domination coloniale, le pays reste confronté aux mêmes problèmes qu’en 1957, ceux de toute l’Afrique postcoloniale au demeurant : comment restructurer une économie sous-développée, dépendante de quelques matières premières (minérales et agricoles) dont les prix sont instables ? Comment transformer et accroître les revenus d’une agriculture à faible productivité basée sur la petite production ? Comment industrialiser un pays avec un marché local atrophié dont les rapports aux marchés mondiaux ont été structurés par les économies occidentales ? Comment créer des ressources pour améliorer durablement la situation des populations dont les espérances ont été gonflées au moment de l’indépendance (1) ?

En économie comme en politique, le Ghana a tenté tout ce que l’Afrique a essayé depuis les années 1960. D’abord l’économie administrée, sous Nkrumah, avec investissements dans les infrastructures et le secteur social. Le gouvernement menait alors une politique d’industrialisation destinée à réduire les importations, et Nkrumah se faisait le chantre de l’anti-impérialisme, suscitant la réprobation des pays occidentaux. Après son renversement, en 1966, par un coup d’Etat qu’a soutenu la CIA, le pays est entré dans une période d’instabilité politique jusqu’en 1982. Puis il a subi les aléas des cours des matières premières. Comme le reste du continent, il fut confronté à la corruption et à la mauvaise gestion, et, sous la présidence de M. Jerry Rawlings, s’est converti à l’économie de marché avec le soutien des institutions financières internationales et des pays du nord. Modèle des expériences postcoloniales dans les années 1960, le Ghana est devenu celui des politiques néolibérales.

Stratège de génie

M. Kufuor, successeur de M. Rawlings en 2000, achèvera son mandat en 2008. Parmi les huit présidents ghanéens, seuls seront restés plus longtemps que lui au pouvoir M. Rawlings (dix-huit ans) et Nkrumah (neuf ans). Nkrumah était, selon Amilcar Cabral (2), « un stratège de génie dans la lutte contre le colonialisme classique ». M. Rawlings est l’architecte du Ghana actuel. Après avoir pris le pouvoir par un coup d’Etat en 1981, il fut réélu deux fois chef de l’Etat. Il apparaît comme le Janus de la vie politique locale, le pont entre Nkrumah et M. Kufuor. Durant les premières années de sa présidence, il a mis l’accent sur la nécessité de réformes économiques structurelles, la justice sociale et l’anti-impérialisme en politique étrangère. S’attaquant vigoureusement à la corruption, il a dirigé le pays de manière autoritaire.

Ce positionnement général a d’abord suscité la méfiance de Washington. Autocrate, démagogue, M. Rawlings a su canaliser les espoirs de la population et obtenir sa confiance en mettant en avant l’objectif de promotion sociale d’une élite. Mais, s’il rappelait Nkrumah à ses débuts, lorsqu’il quitta le pouvoir en 2000 il avait fait de son pays le modèle de libéralisme économique que nous connaissons aujourd’hui. Sa politique d’ouverture sur les marchés extérieurs était notamment basée sur la recherche des investissements étrangers. Il a relancé la croissance économique et restauré la stabilité politique, mais a abandonné l’objectif de transformer les structures de l’économie ghanéenne, historiquement dépendante de l’extérieur.

Les deux victoires électorales de M. Rawlings, en 1992 et 1996, la dernière en battant le futur président Kufuor, lui avaient laissé penser qu’il était en phase avec le pays. Cependant, des éléments du Congrès démocratique national (National Democratic Congress, NDC), le parti au pouvoir, et une partie significative de la population demeurait réticente à l’économie de marché. En outre, d’importantes fractions des élites ghanéennes refusaient de reconnaître ce qu’elles devaient à M. Rawlings, notamment des réformes économiques draconiennes et la restauration de l’autorité de l’Etat, conditions nécessaires de leur prospérité.

Ceux qui avaient financé le redressement économique adoptèrent une attitude plus pragmatique : le président américain William Clinton et la reine Elisabeth II vinrent à Accra exprimer leur gratitude à M. Rawlings pour avoir ramené le Ghana dans l’orbite occidentale. L’anti-impérialisme hérité de Nkrumah avait cédé la place à l’ambiance policée du Commonwealth. Pourtant, les grandes puissances continuaient à se méfier d’un homme au caractère imprévisible dont la base sociale semblait fragile.

Produit de plusieurs facteurs, la victoire de M. Kufuor en 2000 résolut ces contradictions. A l’époque, le NDC était en proie à des tensions internes suscitées par la succession de M. Rawlings, fragilisé par la montée de la corruption et les réflexes autoritaires qui l’éloignaient de la population. Toutefois, après la chute des prix des matières premières, c’est la crise économique de 1999 qui emporta finalement le régime. Les cours des principales ressources du pays, l’or, le cacao et le bois, chutèrent entre 1998 et 2000 (d’un tiers pour le cacao). A la même époque, le coût des importations de pétrole doubla, en raison de la hausse du baril sur les marchés mondiaux.

Intervenant après des années de frustrations sociales liées à la croissance des inégalités, cette crise révélait aussi les faiblesses structurelles de l’économie ghanéenne : la dépendance envers l’aide, et le poids de la dette, passée de 1 milliard de dollars en 1983 à 6 milliards en 2000. Deux décennies de libéralisme économique et de libre-échange avaient fragilisé les productions locales (agriculture, manufacture) et aggravé la dépendance externe du pays, problème auquel le Ghana était confronté depuis toujours et qu’il affronte aujourd’hui encore. En outre, donnant le coup de grâce au gouvernement Rawlings, un différend avec les donateurs retarda l’arrivée de l’aide à la fin des années 1990. Certains, au NDC, estiment toujours que les institutions internationales ont cherché à favoriser la victoire de M. Kufuor, personnage beaucoup plus contrôlable (lire « Un allié des Etats-Unis »).

En 2001, le nouveau président accepta l’initiative pays pauvres très endettés (PPTE). Cette décision revenait à reconnaître que les réformes libérales tant vantées avaient en réalité mis le pays en faillite et l’avaient rendu plus vulnérable aux conditionnalités des institutions donatrices. Pourtant, M. Kufuor se montrait prêt à étendre et approfondir les politiques en question. En échange, les institutions financières acceptèrent de soulager le pays d’une partie de sa dette. L’aide revint, et le gouvernement put soutenir l’éducation primaire et les infrastructures. Entre 2001 et 2006, la croissance est passée de 3 % à 6 %. Cependant, l’augmentation des inégalités et les faiblesses structurelles de l’économie constituent une bombe à retardement pour un régime apparemment stable.

Les 20 % des personnes les plus pauvres représentent aujourd’hui 8,4 % du produit intérieur brut, contre 41,7 % pour les 20 % les plus riches. En 2002, une étude du Centre pour le développement démocratique – un think tank ghanéen – a révélé l’ampleur du chômage et du sous-emploi, et dénoncé le « fossé grandissant entre les riches et les pauvres (3) ». Les deux tiers des personnes interrogées qualifient alors leur situation économique de mauvaise. La plupart des participants mettent la création d’emplois, la réduction de la pauvreté et de l’exclusion parmi les priorités.

Les grèves se sont multipliées ces dernières années au sujet des salaires et des conditions de vie. Mais elles se sont terminées sans que les travailleurs obtiennent satisfaction. Les mesures ponctuelles (primes de rapatriement, campagnes de recrutement des ressortissants à l’étranger, etc.) adoptées pour lutter contre l’exode des cerveaux ont produit des incohérences et des inégalités extrêmes dans la grille des salaires du secteur public.

C’est en promettant l’« âge d’or des affaires » que le président Kufuor a été élu en 2000. Sept ans après, les entrepreneurs locaux, notamment dans la petite manufacture, se plaignent de ce que le gouvernement ne songe qu’à satisfaire le capital étranger. La priorité accordée au libre-échange porterait préjudice au développement des capacités productives du Ghana. Dans la capitale Accra, les usines abandonnées sont converties en entrepôts pour les importations ou en églises destinées au nombre grandissant des fidèles des mouvements évangéliques.

Fondée sur l’encouragement des exportations de cacao, de gaz et de pétrole, mais aussi de minerais (or, argent, manganèse), l’économie ne crée pas suffisamment d’emplois, et peu qui soient bien payés. Cela provoque des migrations internes et externes dont la plus connue est celle de professionnels du secteur médical (4). L’exode le plus important concerne des dizaines de milliers de jeunes, peu formés mais éduqués, dont les revenus permettent – lorsqu’ils réussissent à l’étranger – à de nombreuses familles de se maintenir au-dessus du seuil de pauvreté.

Instabilité foncière

Parmi les dizaines de milliers de fonctionnaires licenciés lors des réformes libérales adoptées dans les années 1980-1990, peu ont retrouvé du travail. Les rangs de ces chômeurs de longue durée sont gonflés par l’exode rural qu’a provoqué la paupérisation des campagnes. En effet, l’agriculture locale, vivrière notamment, a été ruinée par la politique d’ouverture aux marchés mondiaux, le manque de terres disponibles et de perspectives économiques. Dans ce monde rural où vit la majorité des Ghanéens, l’insécurité économique a un visage particulier, celui des sans-terre. Les gens n’y sont en général pas propriétaires et dépendent d’un tiers : salariés agricoles, métayers, jeunes, femmes perdent ainsi facilement leurs droits. Le gouvernement n’ayant pas su répondre à cette insécurité juridique, l’instabilité foncière fragilise le pays comme certaines régions d’Afrique de l’Ouest, où elle est à l’origine d’éruptions de violence (5).

En 2000, 80 % de la population active exerçait dans le secteur informel. Petits vendeurs de rue, artisans qui ouvrent des échoppes sans autorisation dans des lieux protégés, nombre grandissant des squatteurs... Dans la plupart des grandes villes, ce phénomène déroute les autorités, qui y répondent par des mesures sécuritaires. De fait, les difficultés de la vie quotidienne et la corruption grandissante ont érodé la confiance que la population avait dans le parti au pouvoir, le Nouveau parti patriotique (NPP). Pays symbole, le Ghana n’a pas réussi à tracer la voie d’un développement autonome ni à mettre en œuvre les nécessaires transformations socio-économiques.

Yao Graham

19:50 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Ghana | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : cinquantenaire des indépendances, colonialisme, impérialisme, afrique, ghana, afrique de l’ouest | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

DEUX BLAGUES IVOIRIENNES A VOUS PLIER DE RIRE!

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1-    A Dabou : Finale de football inter-village. Les sorciers disent que celui qui marque le premier but va mourir. Donc aucun but n’est enregistré durant les 90 premières minutes réglementaires. Pendant les prolongations, un joueur effectue un tir, le ballon frappe l’arbitre et file tout droit vers les buts. Si ça marque, c’est le but de l’arbitre. Il fallait voir l’arbitre en train de poursuivre le ballon ! Ça faisait pitié.

 

2-    Un ancien chauffeur de gbaka est devenu le chauffeur d’un ministre. C’est son premier jour de travail ; il démarre la Mercedes. Le ministre monte. En faisant marche-arrière, il pense être dans son gbaka avec son apprenti. Par déformation professionnelle, il ne regarde pas derrière lui et crie : « Batra déni-là, il faut voir derrière si mon côté est propre ! ». Le ministre lui demande : « Pardon, vous dites ? ». Le chauffeur a failli s’évanouir.

 

DINDE Fernand AGBO

17:44 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Humour | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : blagues, blagues-sms, humour, sourire, rire, détente, déstresser, se marrer, bonne humeur | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |