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vendredi, 30 avril 2010

PAUVRE DE MA COTE D'IVOIRE!

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Ils sont attendus pour le désarmement, pour la réunification de mon pays meurtri et pillé, pour des élections sécurisées, pour la renaissance de la terre mienne; que nenni! Ils prennent le temps de se canarder et de s’étriper, ces rebelles ! Nous, on n'a qu'à attendre qu'ils soient contents.

Incroyable que cette Côte d’Ivoire !

jeudi, 29 avril 2010

UN BEAU TEXTE CLASSIQUE DE YAÏR LAPID : JE SUIS SIONISTE

 

Ce texte traduit de l'hébreu, a été écrit par Yair Lapid,  poète,  metteur en scène, traducteur, compositeur, écrivain, présentateur à la télevision et... Israélien.

Je crois que le peuple juif s’est établi dans la terre d’Israël, quoique passablement tard. S'il avait entendu la sonnette d’alarme plus tôt, il n'y aurait pas eu de shoah, et feu mon grand-père ‑ dont je porte le nom - aurait pu danser une dernière valse avec grand-mère sur les rives du fleuve Yarkon…

Je suis sioniste.

L'hébreu est la langue dont je me sers pour prier le Créateur, et aussi pour jurer quand je conduis. La Bible, ce n'est pas seulement mon histoire, c'est aussi ma géographie. Le roi Saul a cherché les ânesses de son père sur l’autoroute 443. Jonas, le prophète, a pris le bateau non loin de ce qui est aujourd’hui un restaurant de Jaffa. Et la terrasse où le roi David contemplait Bat Sheva, a été acheté par quelque oligarque, de nos jours.

Je suis sioniste.

La première fois que j'ai vu mon fils en uniforme de Tsahal, j'ai éclaté en sanglots. Depuis 20 ans, je n’ai pas manqué la cérémonie de l’allumage des torches le Jour de la Fête de l’Indépendance. Et si ma télévision a été fabriquée en Corée, je lui ai appris à acclamer notre équipe nationale de football.

Je suis sioniste.

Je crois que nous avons droit à cette terre. Des gens qui ont été persécutés sans raison tout au long de l’histoire ont droit à un Etat qui leur appartienne, avec un F16 en prime de la part du constructeur. Toute manifestation d'antisémitisme, de Londres à Bombay, me blesse. Pourtant, tout au fond de moi, je pense que les Juifs qui ont choisi de vivre à l’étranger ne parviennent pas à comprendre quelque chose de très élémentaire dans ce qui se passe en ce monde. L’Etat d’Israël n’a pas été créé pour que les antisémites disparaissent, mais pour que nous puissions leur dire de se barrer.

Je suis sioniste.

On m'a tiré dessus au Liban. Des roquettes Katioucha m'ont raté de quelques mètres à Kiryat Shmonah. Des missiles sont tombés à côté de chez moi durant la première Guerre du Golfe. J'étais à Sderot lorsque la sirène d’alerte rouge a retenti. Des terroristes se sont fait exploser non loin de la maison de mes parents. Et mes enfants ont séjourné dans un abri avant même qu'ils sachent prononcer leur propre nom, agrippés à une grand-mère venue ici de Pologne pour échapper à la mort. Et malgré tout, j'éprouve un profond sentiment de chance de vivre ici, je ne me suis toujours considéré comme chanceux de vivre ici, et je ne me sens réellement bien nulle part ailleurs.  

Je suis sioniste.

Je crois que tous ceux qui vivent ici doivent servir dans l’armée, payer des impôts, voter et connaitre les paroles d’au moins une chanson de Shalom Hanokh. Je pense que l'Etat d'Israël n'est pas seulement un lieu, mais aussi un concept. Je crois de tout mon coeur aux trois commandements supplémentaires gravés sur le mur du musée du Mémorial de l'Holocauste à Washington: « Ne sois ni victime, ni perpétrateur, mais, par dessus tout, ne sois pas spectateur ».

Je suis sioniste.

Je me suis penché à la renverse pour admirer [les plafonds de] la chapelle Sixtine au Vatican, j'ai acheté une carte postale à Notre-Dame de Paris, et j’ai été profondément impressionné par la statue de jade du Bouddha au palais du roi à Bangkok. Pourtant je crois toujours que Tel Aviv est plus distrayante, que la Mer Rouge est plus verte, et que les tunnels du Mur Occidental procurent une expérience spirituelle beaucoup plus puissante. Il est vrai que je ne suis pas objectif, mais je ne suis pas non plus objectif quand il s’agit de ma femme et de mes enfants.

Je suis sioniste.

Je suis tourné vers l’avenir, mais je vis aussi mon passé. Ma lignée compte Moise, Jésus, Maimonide, Freud, Marx, Einstein, Woody Allen, Bobby Fisher, Bob Dylan, Franz Kafka, Herzl et Ben Gourion. J’appartiens à une toute petite minorité persécutée qui a influencé le monde plus que n'importe quelle autre nation. Tandis que les autres investissaient toute leur énergie dans la guerre, nous avons eu assez de raison pour miser sur notre intelligence.

Je suis sioniste.

Je regarde parfois autour de moi et me sens empli de fierté, parce que je vis mieux qu'un milliard d'Hindous, mieux qu'un milliard 300 millions de Chinois, mieux que la totalité du continent africain, mieux que 250 millions d'Indonésiens, et mieux aussi que les Thaïlandais, les Philippins, les Russes, les Ukrainiens, et que le monde musulman tout entier, à l’exception du Sultan de Brunei. Je vis dans un pays en état de siège, sans ressources naturelles, et pourtant, les feux de circulation fonctionnent toujours, et nous avons l’Internet à haut débit.

Je suis sioniste.

Mon sionisme est naturel, exactement comme il m'est naturel d'être un père, un mari et un fils. Ceux qui affirment qu’eux seuls constituent le « véritable sionisme » me semblent ridicules. Mon sionisme ne se mesure pas à la taille de ma kippa, ni à celle du quartier dans lequel tu vis, ni à l’aune du parti pour lequel je vote. Il est né longtemps avant moi, dans une rue enneigée du ghetto de Budapest, où se trouvait mon père, qui cherchait en vain à comprendre pourquoi le monde entier s’efforçait de le tuer.

Je suis sioniste.

Chaque fois que meurt une victime innocente, j’incline la tête, car il fut un temps où moi aussi j’étais une victime innocente. Je n'ai ni l’envie ni la volonté d'adopter les règles morales de mes ennemis. Je ne veux pas être comme eux. Je ne vis pas de mon épée ;  je la garde simplement sous l’oreiller.

Je suis sioniste.

Je ne suis pas seulement détenteur des droits de mes ancêtres, j’ai aussi le devoir des fils. Ceux qui ont fondé ce pays ont vécu et travaillé dans des circonstances bien plus difficiles que celles que j’affronte, et pourtant ils ne se sont pas contentés de survivre. Ils ont aussi essayé de créer ici un Etat meilleur, plus sage, plus humain et plus moral. Ils étaient prêts à mourir pour cette cause. Moi, je m'efforce de vivre pour son bien.

© Yaïr Lapid

Mis en ligne le 20 avril 2010, par Menahem Macina, sur le site France-Israël.org

 

Source: FRANCE-ISRAEL

23:10 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Israël | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : israël, yaïr lapid, sion, sionisme, je suis sioniste | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

ENTRE LA BCE ET LA BCEAO : LE "COPIER-COLLER" MONETAIRE QUI TUE NOTRE DEVELOPPEMENT

 

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« Le seul moyen dont dispose le gouvernement pour lutter contre l’inflation consiste à dépenser moins et à fabriquer moins de monnaie. Le seul remède est de réduire l’accroissement de la quantité de monnaie. Il n’ya pas d’autres solutions ».  Cette citation est du lauréat du « prix Nobel » d’économie en 1976, Milton FRIEDMAN. Il aura été sans doute le penseur qui a le plus inspiré la révolution néolibérale.  Selon lui,  les priorités économiques étaient la lutte contre l’inflation et celle contre les déficits publics. Combattre la hausse des prix imposait, selon lui, de ramener le rythme de création monétaire à un niveau si bas qu’il rendrait l’argent plus cher (taux d’intérêts), interdisant ainsi à l’Etat de financer trop commodément ses déficits.

A l’occasion de l’entrée en vigueur de la reforme institutionnelle de l’UMOA et de la BCEAO , M. Philippe-Henri Dacoury Tabley, gouverneur de la BCEAO donnait dans une interview, l’objectif de cette reforme en ces termes : « la mise en œuvre de la réforme devrait, en assignant à la BCEAO un objectif prioritaire de stabilité des prix, permettre, de garantir le pouvoir d’achat de notre monnaie et apporter une réponse adéquate au défi du financement des économies ».

La BCEAO prend de la sorte un virage néolibéral, monétariste, qui sera lourd de conséquence pour les économies de la zone. Déjà très absent dans la promotion du secteur privé dans la zone UEMOA, le « tout sauf l’inflation » de cette reforme risque de contrarier la distribution des crédits bancaires par les banques.

Cet article se propose donc de revenir encore une fois sur le rôle de la monnaie au sein d’une économie et le danger de son musèlement. Au terme de cet article, nous espérons que le lecteur aura discerné le mimétisme monétaire de la BCEAO et surtout ses actions anti-développement des pays membres.

Pour ce faire, il serait utile de procéder à une lecture chronologique. Il faudra présenter sommairement l’avènement du monétarisme. Cela nous aidera à bien illustrer le mimétisme monétaire de la BCEAO. Avec de tels acquis, il sera possible d’affirmer que la BCEAO est contre le développement des Etats de l’Afrique de l’Ouest.

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L’AVENEMENT DU MONETARISME

Essayons ici de lever une incompréhension qui trouve son origine dans l’amalgame des concepts en économie. Le théoricien de la monnaie n’est forcement un monétariste. John Maynard Keynes est bel et bien l’un des brillants théoriciens de la monnaie que je connaisse et pourtant, il n’est pas monétariste. Le monétarisme est un courant de pensée économique initié par les travaux de Milton Friedman, qui fait de la lutte contre l’inflation son objectif principal. Milton Friedman est le père de l'indépendance des banques centrales : l'argent est trop précieux pour être laissé aux mains du gouvernement. Les autorités monétaires raisonnent avec ses concepts, comme le « taux de chômage naturel ».

Il est bien, pour notre compréhension de localiser historiquement l’avènement du monétarisme. Dans la deuxième moitié des années 30, la politique conjoncturelle de relance se substitue à la politique conjoncturelle de stabilisation. Le budget est appelé à stimuler l’activité économique et à corriger les inégalités sociales. L’Etat a comme leviers, les dépenses publiques et l’injection de monnaie dans le circuit économique.

Au sortir de la seconde guerre mondiale et jusqu’au début des années 1970 (les trente glorieuses), la politique budgétaire keynésienne connait un succès. Mais l’apparition de la stagflation (inflation élevée et croissance faible) conduit à la remise en cause de la politique budgétaire de relance. Au cours des années 1970, dans les pays de l’OCDE, l’inflation dépassait les 10%. Début des années 1980, tous les pays ont fait de la lutte contre l’inflation leur priorité. Désormais les pays développés préfèrent mettre en place des politiques de règle plutôt que des politiques conjoncturelles. La lutte contre l’inflation réduit l’incertitude pour les agents économiques et crée un climat de stabilité économique propice à l’investissement. La cible d’inflation est désormais comprise entre 1% et 3%. ! La théorie quantitative de la monnaie revient en majesté. L’histoire économique montre que le rythme de dégradation de la monnaie peut atteindre une très grande diversité, ainsi, on parle d’inflation rampante modérée (3% de hausse par an), d’inflation ouverte (40%), d’inflation galopante (plus de 20%). L’inflation rampante ou de prospérité semble associée à l’expansion économique comme si elle en était une des conditions indispensables. Et les gouvernants comme les économistes craignent constamment de voir la lutte contre l’inflation entraîner l’arrêt de l’expansion.

Pour les partisans de l’orthodoxie monétaire, la stabilité des prix crée un environnement favorable aux échanges car les agents économiques peuvent fonder leurs décisions d'achats et de production sur des repères fiables. Cela les incite à acheter et à produire davantage, donc cela favorise la croissance. Et comme conséquence directe, Cela améliore aussi la compétitivité des produits du pays (politique des revenus, politique budgétaire française) ou de la zone (politique monétaire européenne) par rapport aux concurrents internationaux dont les prix augmentent plus vite. C'est la stratégie dite de "désinflation compétitive": des prix moins élevés permettent d'exporter davantage et limitent les achats de produits étrangers. Cela tend à faire augmenter la production, donc en théorie l'emploi à long terme.

C’est cette orthodoxie monétaire que la BCEAO sublime en tout cas, au regard de son mimétisme monétaire aveugle.

 

LE MIMETISME MONETAIRE DEGRADANT DE LA BCEAO

Pour saisir aisément le mimétisme monétaire dont il est question ici, il serait sans doute utile de définir la politique monétaire. On peut la définir comme l'ensemble des mesures qui sont destinées à  agir sur les conditions du financement de l'économie. Il s’agit en fait, de se demander comment les agents à  besoin de financement, ceux qui dépensent, pour l'investissement, par exemple, trouvent les ressources financières nécessaires. Elle est mise en œuvre par la Banque centrale du pays. Pendant longtemps en France, la Banque de France a été sous l'autorité directe du gouvernement.

Cette définition de la politique monétaire est aujourd’hui délaissée au profit d’une autre beaucoup plus restrictive : la politique monétaire est l'action par laquelle l'autorité monétaire, en général la banque centrale, agit sur l'offre de monnaie dans le but de remplir son objectif de stabilité des prix. Elle tâche également d'atteindre les autres objectifs de la politique économique, qualifié de triangle keynésien : la croissance, le plein emploi, l’équilibre extérieur.

Chaque pays a son histoire monétaire, ce qui influence d’ailleurs sa politique monétaire. Aujourd’hui, il est indiscutable que  le Président de la Banque Centrale Européenne (BCE) Jean-Claude Trichet a placé l'inflation en tête des préoccupations de l'autorité financière. Cette peur viscérale de l’inflation de la BCE vient du fait que le pays leader de cette communauté, l’Allemagne a une aversion pour l’inflation. En tout cas, la BCE traque l’inflation jusque dans ses derniers retranchements comme le stipule le traité de Maastricht : « l'objectif principal du SEBC est de maintenir la stabilité des prix. Sans préjudice de l'objectif de stabilité des prix, le SEBC apporte son soutien aux politiques économiques générales dans la Communauté , en vue de contribuer à la réalisation des objectifs de la Communauté » (article 105 du Traité).

La BCE est chargée de mener la politique monétaire de la zone euro en collaboration avec les banques centrales nationales des Etats membres.  Cette institution qui a pour principal objectif de lutter contre l’inflation, c’est-à-dire maintenir la stabilité des prix et donc l’inflation annuelle dans la zone Euro au dessous de 2% sur le moyen terme.

La BCEAO, rebaptisée par nous, sous le nom de « Banque Centrale Européenne en Afrique de l’Ouest », ne pouvait qu’appliquer les directives de la BCE. Le constat est frappant, sans aucun doute humiliant.

Depuis le 1er Avril 2010, selon le gouverneur de la BCEAO , la reforme de cette institution s’explique par les modifications intervenues dans les conditions d’exercice de l’activité des banques centrales dans le monde et les mutations de l’environnement régional et international. Plus précisément, cette réforme vise à adapter l’architecture institutionnelle de la BCEAO et de l’UMOA aux évolutions intervenues dans les missions des banques centrales. Elle a également pour objectif de renforcer l’efficacité de la politique monétaire, créant ainsi les conditions d’un meilleur financement des économies de l’Union. Enfin, elle consolide la stabilité du système bancaire et financier dans notre zone. La BCEAO se trouve ainsi dotée de moyens d’action et d’instruments adéquats pour la conduite d’une politique monétaire crédible et efficace.

 

Mais la vérité est tout autre, c’est la BCE qui demande à la BCEAO de se mettre à son niveau puisque cette reforme clarifie l’objectif de la politique monétaire menée par la Banque centrale. Désormais, tout comme la BCE , la BCEAO poursuit prioritairement un objectif de stabilité des prix au sein de l’Union monétaire ouest africaine.

Selon le gouverneur de la BCEAO , l’objectif est de faire comprendre aux agents économiques, la cohérence des décisions prises, afin de leur permettre de former leurs propres anticipations et prévisions, de la façon la plus rationnelle possible. Et pourtant la théorie monétaire ne dit pas que c’est de cette façon que les agents économiques forment leurs anticipations. La stabilité politique et macroéconomique, l’environnement des affaires, l’indépendance de la justice, le fonctionnement correct du système bancaire sont des facteurs déterminants dans la formation des anticipations.

Pour revenir à notre sujet, la BCEAO poursuit prioritairement un objectif de stabilité des prix au sein de l'Union Monétaire Ouest Africaine au détriment de notre développement économique. Cette banque est contre les africains.

LA BCEAO EST CONTRE LE DEVELOPPEMENT DES PAYS MEMBRES

A la fin de l’automne 2009, une brise d’optimisme a balayé la planète économie après le déluge de la crise financière. Si les indicateurs sont repassés au vert, c’est parce que les banques centrales du monde, qui pilotent les taux d’intérêt à très court terme, ont passé la vitesse supérieure. Tandis que le Reserve Fédérale américaine (FED) et la banque du Japon ont maintenu leur taux directeur respectivement à 0,25% et 0,1%, la Banque d’Angleterre(BoE) a fait passer le sien de 2% à 0,5%, et la BCE , de manière un peu tardive, l’a amené à 1% contre 2,5 en début d’année 2009.

Ce qui est certain, c’est que les banques centrales ont surtout utilisé des outils exceptionnels pour soutenir le système financier en l’abreuvant de liquidités. En Europe, l’année 2008 a été celle où s’est concentré l’essentiel du soutien financier des gouvernements aux établissements bancaires. L’Irlande, le Royaume-Uni et l’Allemagne se situent en tête du palmarès, avec des montants respectivement de 355,76 milliards d’euros (subventions, prises de participation, prêts à taux réduits ou garanties publiques), 201,28 milliards d’euros et 180,94 milliards d’euros. Suivent l’Espagne avec 99,13 milliards d’euros, la Belgique avec 46,80 milliards d’euros et la France avec 42,90 milliards d’euros. Les différentes puissances économiques ont injecté dans le circuit économique, cette manne financière pour éviter de répéter les erreurs de 1929 car la déroute des banquiers s’était alors accompagnée d’un « credit crunch », c’est-à-dire, un assèchement et un renchérissement du crédit, pilier des économies modernes.

Une banque centrale ne doit pas œuvrer contre le développement économique surtout lorsqu’il s’agit du sous-continent noir, où la lutte contre la pauvreté doit être le seul objectif de toutes les institutions régionales ou sous-régionales.

La FED par exemple n’agit pas comme la BCE et  sa fille BCEAO car l’institution américaine décide de la politique monétaire des Etats-Unis, avec un double objectif de la stabilité des prix et de plein emploi avec l’obligation de faciliter la croissance économique. A titre d’exemple,  la Fed intervient très régulièrement pour corriger sa politique monétaire, en actionnant des leviers, avec un impact sur les marchés financiers, sur le coût du crédit et sur l’activité économique réelle.

La lutte contre l’inflation ne doit pas être l’objectif principal de la BCEAO , ni avoir une cible d’inflation de 2% comme la BCE car les populations ouest-africaines ne vivent pas les mêmes conditions économiques que les européens.

Partisan d’un taux d’inflation socialement acceptable, nous pensons que  l’inflation peut être tolérée, voire favorisée, pour que l’économie puisse être relancée. D’ailleurs, l’histoire monétaire ne condamne pas formellement l’inflation quand elle reste dans des bornes acceptables. En tout cas pas plus que la déflation. Le souvenir des trente glorieuses est suffisamment présent dans les mémoires pour que l’orthodoxie monétaire ne soit pas considérée comme une fin en soi.

Pour lutter contre l’inflation, les mesures de politique économique les plus fréquentes sont : le maintien de taux d'intérêt élevés (politique monétaire restrictive de la banque centrale), le freinage des salaires dans la fonction publique et, par l'intermédiaire du niveau du SMIC, dans le privé (politique des revenus dite "de rigueur" menée par le gouvernement) et le freinage des dépenses publiques en général (politique budgétaire restrictive).

Cependant toutes ces mesures ont comme point commun de freiner la demande, afin d'éviter les hausses de prix que celle-ci entraîne lorsque son rythme est trop rapide par rapport aux possibilités d'augmentation de l'offre. La hausse des taux d'intérêt diminue l'incitation à emprunter, donc les dépenses de consommation des ménages et l'investissement des entreprises. Le freinage des salaires limite la consommation. Quant à la réduction des dépenses publiques, soit elle diminue la demande adressée aux entreprises lorsqu'il s'agit d'investissements publics, soit elle freine la consommation des salariés du secteur public en pénalisant leur pouvoir d'achat.

Pour terminer cette modeste réflexion, rappelons-nous que Joseph TCHUNDJANG POUEMI, digne fils de l’Afrique, a écrit que la monnaie peut nous asservir comme nous libérer. C’est pourquoi, Nicolas AGBOHOU affirme que le franc CFA et l’Euro sont contre les africains et que votre serviteur demande ardemment la décolonisation du franc CFA.

Dieu bénisse l’Afrique et ses enfants!

Dr Séraphin PRAO

 

Enseignant-chercheur à l’Université de Bouaké (Côte d’Ivoire)

Président de l’Association des Théoriciens Africains de la Monnaie (ATAM)

Président du Mouvement de Libération de l’Afrique Noire (MLAN)

Spécialiste de la zone franc

 

contact@mlan.fr

atamsou@yahoo.fr

www.mlan.fr

 

Contact: (225) 01 11 87 60.

 

22:36 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : afrique, bce, bceao, copier-coller monétaire, séraphin yao prao | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mardi, 27 avril 2010

PROFESSION? BROUTEUR A ABIDJAN!

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On les rencontre dans les cybercafés de la ville d’Abidjan, où ils passent tout leur temps. Toute la journée, ils sont assis devant des ordinateurs connectés à Internet. Dans le milieu de la police judiciaire, on les appelle les "brouteurs".

Ils forment souvent un groupe et agissent en meute. Cette nouvelle forme de criminalité via Internet fait fureur à Abidjan et fait beaucoup de victimes. Au commencement, cette activité était le fait de jeunes nigérians ; aujourd’hui, le broutage est devenu l'affaire des jeunes ivoiriens. Mais qui sont ces escrocs de Côte d'Ivoire, appelés "les brouteurs" ? Immersion dans ce réseau où tout est permis sur la toile.

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En général, ce sont de jeunes garçons. Ils ont, pour la plupart, entre 14 et 25 ans. Si certains préfèrent évoluer seuls, d’autres par contre ont, pour les besoins de la stratégie, intégré des jeunes filles à leurs groupes. Vous comprendrez pourquoi. Ils ont fait de l’arnaque sur la toile leur principale source de revenus et ça marche. L’astuce pour appâter les « pigeons » ou les « poissons » (c’est selon) est subtile. Ils envahissent les forums de tchatches sur le Net et se font passer pour des jeunes filles ou des homosexuels. Après avoir fait connaissance avec le maximum de personnes, ils passent à une autre étape. Ils invitent chacun de leurs correspondants sur Messenger, histoire, selon eux, d’avoir et de partager plus d’intimité avec leur nouvelle relation.

Les "Gaïs", le nom de code des ‘’brouteurs’’, sont le plus souvent friands d’Européens. Ils sont faciles à plumer, ils constituent des proies faciles. Une fois les adresses Messenger échangées, il reste à rassurer le « pigeon ». Il est impératif de lui faire croire qu’il a affaire à une fille. Les brouteurs se rendent alors sur certains sites pour y prendre des photos de jeunes filles devant leur servir à illustrer leur interface. D’autres malins se procurent des photos de jeunes filles, leurs complices. Le contact s’établit. Très souvent, il s’agit de personne se disant prêtes à tout pour satisfaire les fantasmes du correspondant. Tout est donc fait pour allumer ses sens et l’amener à céder lorsque leurs demandes seront formulées. On lui fait croire qu’on veut acheter une webcam ou un ordinateur pour qu’il puisse satisfaire sa libido, en toute discrétion à la maison, via la cam. Pour faire bien, on donne même un numéro de téléphone. C’est là qu’interviennent les jeunes filles. Ce sont elles qui répondent, avec toute la sensualité, quand le « pigeon » qui veut se rassurer appelle.


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Les brouteurs sont souvent prêts à aller plus loin pour « couper » leurs correspondants. Cela passe par la satisfaction de certaines exigences de la victime. Une photo d’une partie intime. Après cela, ils s’arrangent pour passer à la caisse. Mais dans ce jeu, il faut faire en sorte de ne pas être repéré. Ils utilisent, pour se faire, de faux noms, de fausses attestations d’identité et de fausses cartes d’identité vertes. Cela ne constitue pas un handicap pour eux quand le « pigeon » a mordu à l’hameçon et qu’il faut se rendre dans une agence de transfert d’argent pour récupérer son magot. Selon certaines confidences, mieux vaut être abonné à une seule agence de transfert d’argent, pour établir des complicités. L’arnaqueur peut prendre son argent sans aucune pièce d’identité, en remettant une commission à la caissière.

Chez les brouteurs, la solidarité est de mise. Celui qui reçoit la « tune » de son « pigeon » le partage avec le groupe. Dans tous les cas, tout le groupe profite des gains acquis malhonnêtement. L’argent, le plus clair du temps, est utilisé juste pour la frime, pour aller en boîte, s’acheter de belles chaussures, de belles voitures et des habits haut de gamme, pour être dans la tendance. Le drame du « pigeon » arnaqué réside dans sa naïveté. Une fois que celui-ci se rend compte qu’il a été « truandé », les brouteurs passent à un autre blanc. Ainsi va le monde des brouteurs !

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Source : Koaci et IVOIRENEWS

 

Illustration photo: Fernand Dindé

 

Voici la liste des brouteurs de Côte d’Ivoire. Certains noms vous paraîtrons familiers. En effet, on les entend dans les morceaux de coupé-décalé de DJ Arafat, DJ Mix ou DJ Carter. La liste est loin d’être exhaustive.

 

ANONYMAT LE PHENOMENE, LOÏC OTOKORE, JP JEAN PAUL GAUTIER, IB LE MONARQUE, AMBROISE BIGO, SON EXCELLENCE ZIDANE, HABDUL 2 BAMBA, PRESIDENT MORISSON, MASSAHOUDOU 3100 A L’HEURE, PRESIDENT BILL GATES, PR DJE KARRA, FRANCKY REPLAY, MAIGA NUMBER ONE, EMPEREUR BOUNCO 10, LA FAMILLE LINGOT D'OR, DJEGUELE 2 SUISSE, FAMILLE KABAKROU, DEBARRA LACOSTE, ..................., OBEGNOUS LA MERVEILLE, SOCO SOCO 2 GENEVE, GLE SAIDI LE TERRORISTE, ZERBINHO, GENERAL CFA,TSUNAMI, SOLO CLINTON, OUSMANE LE BANQUIER, KABISCO, DOUCOURE LA SERIE 7, DAMO L'INTOUCHABLE, DEL PIERRO FANTOME, BLOKYS LA MAGIE, ABLO SALAZAR, GUIBOU CFA, LIONEL HAMILTON, GABIN LE SILENCIEUX, CHAMBERLIN D'ACTUALITE, AZIZ YNOUSS, PRESIDENT PAPYS, ABOU BOUCAN, MANBY LE SORCIER, ELKABIRE LE TUEUR DE LION, BENITO BCEAO, FRANÇAIS GABBANA, NUAGE NOIR, KUKUTAL2GENEVE, JOËL LE BOURGEOIS, BALDE LE LASS, YANNICK SAHOUET, GNANHI COTE D'IVOIRE, OVERSACE, WARICO 2 GENEVE, DT ALADIN, ZARBOZA ONU, PRESIDENT KOBY, MARUANE LE PETROLIER, FOUSCO GABBANA, EMPEREUR MOUSSA BALLA, SENATEUR VAO, KHALIL LE BOURGEOIS, GENERAL DE GAULLE, ABDOUL LE DUC, SOUCOUSOU TRAPATONI, OVIE JACKPOT, PETIT SHIPPER, KADER LE RICHE ALBANAIS, ISMAEL OUFOUET, TIMITE NUMBER ONE, FRANÇOIS 1ER GARÇON SOUPALALA, AHMED FANNY, WARREN BUFFET, DIBAYOU, DUCET CHENET, SENDEROS LE METRONOME, ADAMO COTE D'IVOIRE, DANI WESTON, PRESIDENT CP1, SAID TIMITE, SCARFACE NUMBER ONE, 100 MONNAIE, MADOU BEINGUISTE, ROMANOKOV LA PUISSANCE RUSSE, PRESIDENT GABBANA, TITANIC PETIT EURO, SULTAN MOLARE, MADOBINHO LA MERVEILLE, DOCTEUR BLAICO, SNIPER DOUGLAS, VICHENZO 1ER, WAPIA, SENATEUR KOFFI, MALCOM X, AGNON L'ARGENT, LORENTIER BB CHOCO, FREDERIC GORE, EAU DE MER 2 MONACO, ALCAPONE MONDESIR, RAMS 2 VERSAILLES, SAGA LA LACHETE, PETIT MILLIONNAIRE, YVON AROBASE, SCOFIELD, LE BAOBAB 1ER, PRINCE BINO, ROMAN ABRAHAMOVICH, VOLFACE DE CHINE, KITOKO LA CHACALA, DIAMANT NOIR.

 

Source: IVOIRENEWS

18:37 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (398) | Tags : côte d'ivoire, cybercriminalité, broutage, brouteur, mougou, wess, brou, ata, bara, formate | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

L’ERE DES ROBOT-JOURNALISTES

 

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A première vue, rien de surprenant. Un compte rendu de sport d'une confondante banalité : "Les efforts remarquables de Joe Mauer n'ont pas suffi à assurer la victoire des Minnesota Twins contre les Texas Rangers lundi dernier au stade d'Arlington. Les Rangers l'ont emporté sur un score de 8 à 5 (...) Quand il maniait la batte, Mauer a été excellent de bout en bout. Il a marqué une fois dans la première manche et deux fois dans la sixième. Du côté des Texans, l'artisan de la victoire est sans conteste Tommy Hunter, qui a remporté avec brio son cinquième match d'affilée..." Un article de sport comme il en existe donc des milliers, publiés dans les pages sport de la presse américaine. Seule différence, mais de taille : il est signé The Machine, préparé et rédigé par un programme d'intelligence artificielle, baptisé Stats Monkey.

Depuis des décennies, dans le monde, des ouvriers découvrent un beau matin qu'ils vont être remplacés par un robot. Si les journalistes se croyaient à l'abri de ce genre de mésaventure, ils avaient tort. Depuis quelques mois, ils peuvent aller à Evanston (Illinois), près de Chicago, pour voir et tester le système qui va peut-être bientôt les suppléer. Il est tapi dans un réseau d'ordinateurs appartenant au laboratoire d'information intelligente (Infolab), installé sur le campus de l'université du Northwestern.

Pour déclencher Stats Monkey, il suffit qu'un humain lui indique quel match il doit couvrir. Une fois lancé, il travaille automatiquement de A à Z. Il commence par télécharger les tableaux chiffrés publiés par les sites Web des ligues de base-ball, et collecte les données brutes : score minute par minute, actions individuelles, stratégies collectives, incidents... Puis il classe cette masse d'informations et reconstruit le déroulé du match en langage informatique. Ensuite, il va puiser son vocabulaire dans une base de données contenant une liste de phrases, d'expressions toutes faites, de figures de style et de mots-clés revenant fréquemment dans la presse sportive. Il va alors rédiger un article, sans fautes de grammaire ni d'orthographe.

Il peut fournir plusieurs versions, rédigées dans un style plus ou moins imagé ("Les Minnesota Twins ont : perdu/reçu une sévère correction/esquinté leurs battes en pure perte...") ou encore deux articles adoptant le point de vue de l'une ou l'autre équipe. Il ira même chercher sur Internet les photos des principaux joueurs. Le tout en deux secondes chrono, qui dit mieux ? Le rêve de tout chef de service : un journaliste rapide, pas cher, sans états d'âme.

Stats Monkey a été imaginé par les professeurs Larry Birnbaum et Kris Hammond, spécialistes d'intelligence artificielle. Puis son développement a été confié à John Templon, 27 ans, diplômé de journalisme, et Nick Allen, 25 ans, informaticien. M. Allen estime que le but est quasiment atteint : "Les articles écrits par The Machine sont très proches des dépêches sportives de l'agence Associated Press, qui sont souvent reprises telles quelles par les journaux."

La première version de la liste de phrases-clés a été réalisée manuellement, mais, à l'avenir, Stats Monkey l'enrichira automatiquement, en décortiquant de gros volumes d'articles écrits par des humains. Il pourra même imiter le style d'écriture de tel ou tel journaliste connu.

Une version commerciale de Stats Monkey sera bientôt accessible en ligne. Kris Hammond vise en priorité les journaux locaux et les sites Web de sport, qui n'ont pas les moyens de payer des pigistes pour écrire les comptes rendus de tous les matches de leur région : "Il y a aux Etats-Unis 160 000 équipes scolaires de base-ball qui n'intéressent pas les journalistes, mais qui passionnent des millions de gens."

Infolab a l'intention d'adapter Stats Monkey à d'autres sports, notamment le football et le basket-ball. Il souhaite également se lancer dans le secteur de la finance et de la Bourse - où, là aussi, les journalistes utilisent massivement un nombre assez limité d'expressions toutes faites. A nouveau, Kris Hammond parle chiffres : "54 000 sociétés américaines sont cotées en Bourse, et chacune d'elles doit publier des données chiffrées, qui intéressent les actionnaires, les employés, les clients... Or, à peine 3 000 d'entre elles sont suivies par la presse économique."

Reste une question épineuse : si l'on met en place un système efficace et bon marché pour couvrir les matches locaux et la vie des PME, pourquoi ne pas étendre peu à peu son usage aux rencontres importantes et aux grosses entreprises ? M. Hammond a une réponse toute faite : "Notre but est juste de fournir aux journalistes des outils qui les débarrasseront des tâches les plus répétitives et les moins intéressantes. Ils dégageront ainsi du temps pour accomplir leurs missions nobles : reportages de terrain, investigations, analyses..."

Au même étage, trois chercheurs mettent au point un système expérimental baptisé News at Seven, qui fabrique des mini-journaux télévisés pour Internet, présentés par Zoe et George, deux personnages de dessin animé. Le spectateur se contente de choisir trois thèmes d'actualité - par exemple politique intérieure, basket-ball et nouveau film -, News at Seven se charge du reste. Il parcourt une série de sites d'informations pour trouver des textes pertinents, qu'il raccourcit. Puis il les envoie vers un logiciel de synthèse vocale, qui crée deux fichiers audio - une voix d'homme, et une de femme. Les textes sont aussitôt dits à l'écran par Zoe et George.

Pour les critiques de films, News at Seven apprend à faire le tri entre les articles élogieux et négatifs, grâce à un dictionnaire de mots-clés. En même temps, il cherche sur Internet des vidéos pouvant illustrer les thèmes choisis, et les insère dans l'émission.

Dès le lancement des projets, les responsables d'Infolab avaient poussé les jeunes chercheurs à aller faire des stages de formation à l'école de journalisme Medill, rattachée à l'université. Nathan Nichols, diplômé d'informatique travaillant sur News at Seven, se souvient qu'au début la collaboration n'était pas idéale : "Des étudiants demandaient à leurs profs : faut-il vraiment aider ces gens à détruire nos futurs emplois ? Et certains profs semblaient assez d'accord avec eux." Pour combler ce fossé, Infolab et Medill ont créé en 2009 un organisme commun d'enseignement et de recherche, le Centre d'innovation en technologie, médias et journalisme, qui va accueillir des étudiants venus des deux écoles et leur apprendre à travailler ensemble.

Yves Eudes

 

Source : LE MONDE

18:10 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Monde, Technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : technologie, robot-journaliste, le monde.fr, nouvelle ère technologique | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

lundi, 26 avril 2010

L’IMPACT DU MONDE DIGITAL ET D’INTERNET DANS NOTRE VIE (DIGITAL NATION)

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La chaîne américaine PBS a fait un excellent documentaire sur l’impact du monde digital et d’Internet dans notre vie.

Tout d’abord nous remercions TwitJob pour avoir présenté ce sujet ainsi que PixelBoy.

Le sujet est la suite d’un documentaire fait en 2007. La chaîne s’interrogeait à l’époque sur l’impact des nouvelles technologies sur les enfants (“Growing up online”).

Douglas Rushkoff va plus loin en s’interrogeant cette fois sur leur impact sur toutes les couches de la population. Quel est l’impact du monde digital sur nos vies ?

La réponse se fait jour à travers un documentaire d’1h26, et aborde un maximum d’angles différents.

Le documentaire est en anglais et il est passionnant.

Voici quelques réflexions mises en avant :

1/ Point de départ de la réflexion

Une mère de famille se rend compte que dans son foyer, entre son mari qui navigue sur son ordinateur pour son travail, et ses enfants qui utilisent les nouvelles technologies pour faire leurs devoirs ou se divertir, plusieurs “mondes” ou univers se côtoient sous le même toit familial. Ce constat (différents individus avec différents centres d’intérêts) n’est pas une chose nouvelle mais il est ici matérialisé par l’utilisation d’appareils numériques et de programmes en fonction de chacun.

2/ Une activité cérébrale “multitâche”

Les universités du MIT et de Stanford se sont penchées sur le phénomène de l’utilisation quasi continuelle de nouvelles technologies par leurs étudiants. Leur résultat est que les étudiants ont sans cesse une activité “multitâches” (“multitasking activity”). Ils suivent plusieurs applications en même temps, font plusieurs choses en même temps.

Cela nuit-il à leur capacité de concentration ? L’université de Stanford a fait des tests, et apparemment, oui.

Les étudiants pensent plutôt bien réussir cette activité “multitâches”. Cependant les tests montrent le contraire, le fait de ne pas se concentrer sur une chose à la fois, leur fait perdre de l’efficacité.

Un enseignant se demande même si ces étudiants seront capables de penser correctement et clairement (“enable to think well and clearly”)

Les chercheurs se sont également interrogés sur l’impact de vivre vite et toujours en inter-connexion. Ils ont ainsi pu constater que l’impact sur le cerveau est 2/3 fois supérieur lorsqu’on utilise Google que lorsqu’on lit un livre. Cela en raison du processus de décision qui est très fortement stimulé de façon presque permanente.

L’impact des nouvelles technologies est très fort, et l’est d’autant plus dans celui des mondes virtuels des jeux vidéo.

3/ Les jeux vidéo

Douglas Rushkoff part alors en Corée du Sud, ou des milliers de cybercafés existent, et où beaucoup de jeunes viennent s’adonner à leur passe temps favori : le jeu vidéo.

Dans le reportage, on évoque des cas de joueurs qui sont morts pour avoir joué pendant 50h d’affilé en mangeant et buvant peu.

L’addiction au monde digital peut être très forte, elle est vraiment plus puissante avec les jeux vidéo, notamment les jeux “Online”

4/ Le monde digital et l’éducation

Avant de revenir sur la question des jeux vidéo, Douglas Rushkoff nous conduit au sein d’un établissement scolaire défavorisé aux États-Unis.

Celui-ci devait faire face à beaucoup de problèmes aboutissant à des résultats scolaires très médiocres. Pour améliorer ces résultats, cette école a décidé de faire rentrer massivement les nouvelles technologies dans tous les cours, et de faire en sorte que chaque élève ait un ordinateur portable.

Les résultats se sont profondément améliorés. La puissante attractivité des nouvelles technologies a fait son œuvre.

Cependant, là encore, de grandes questions se posent pour savoir si au final ça n’est pas un piège dans lequel on enferme ces jeunes élèves. Le danger est qu’en effet, ils ne soient pas en mesure d’avoir une pensée réellement linéaire en raison de toutes ces sollicitations (programmes, musique, jeux, etc).

Retour avec les étudiants du MIT et de Stanford, qui corroborent ces doutes : ils n’écrivent quasiment plus d’essais mais des paragraphes uniquement. Les sollicitations de leur environnement les empêchent d’écrire de façon longue, continue et, surtout, de façon logique. Ces paragraphes n’étant, souvent, pas logiquement reliés entre eux.

Les étudiants de ces écoles prestigieuses lisent également de moins en moins. Privilégiant les sites qui leur permettront de lire les résumés essentiels dont ils ont besoin.

5/ Les mondes virtuels et les jeux en ligne

Douglas Rushkoff revient ensuite sur la question des jeux vidéo en ligne et sur les mondes virtuels en général.

Il rencontre le fondateur deSecond Life“. Ce dernier lui explique que dès le départ, il souhaitait créer un monde imaginaire dans lequel les utilisateurs pourraient se plonger complétement. Ces utilisateurs ayant la possibilité d’avoir une vie réelle d’un coté et de l’autre une vie virtuelle, avec des possibilités, des opportunités, que la première ne leur offre pas.

Dans le domaine des jeux en ligne, notre reporter s’intéresse alors àWorld of Warcraft“. On découvre des milliers de personnes passionnées, qui se retrouvent lors de grands évènements, et qui se découvrent après avoir joué en ligne pendant des heures ensemble, sans se connaître. La majorité se voient pour la première fois, et viennent de tous les pays du monde. Cela crée des rapprochements et certains même se marient.

Réfléchissant sur ce besoin profondément humain de se rapprocher, de se “connecter” à d’autres, Douglas Rushkoff nous dit que cela nous permet “d’être ensemble, seul sur Internet”. Puis, il se reprend et dit :”plutôt d’être seul, ensemble, sur Internet”

Les mondes virtuels n’intéressent pas que les particuliers. Ils intéressent également les entreprises. Coca Cola et quelques autres ont tenté d’exister et de vendre dans “Second Life”, mais ça n’a pas marché. D’autre comme IBM, ont en revanche trouvé là un moyen pour faire travailler à distance certaines équipes. Ainsi, nous visitons le centre de “travail mobile” de l’entreprise qui était destiné à offrir des locaux à leurs employés itinérants. Le centre est désert désormais. Tout se passe sur “Second Life”.

6/ Le monde digital et l’armée

Le plus inquiétant sur l’impact des nouvelles technologies tient aux développements que peuvent en faire les militaires.

Ainsi, le reportage explore les différentes utilisations que peuvent en faire l’US Army et l’US Air Force. La première les utilise pour aider à soigner les vétérans souffrant de “Stress from post traumatic disorder” (angoisses liées aux expériences traumatiques de combats). Cela permet, en remettant virtuellement ces personnes en situation, de les aider.

La seconde utilise ces technologies pour faire piloter ses drônes à des “pilotes” étant à des milliers de kms du théâtre d’opérations. Des hommes et des femmes, militaires, peuvent depuis les alentours de Las Vegas, être aux commandes d’un appareil (un “Predator” par exemple) en Irak ou en Afghanistan. Ils peuvent effectuer leurs missions et…rentrer le soir à la maison et faire faire leurs devoirs à leurs enfants !

L’US Air Force vient d’ailleurs de recruter sa première promotion de “pilotes” n’ayant aucune compétence en vol. Elle a également fermé 3 centres de formations de pilotage, pour en ouvrir autant destinés à “piloter” ces drônes.

L’US Army a quant à elle ouvert un immense centre de recrutement avec des batteries de jeux vidéo. Tous les enfants peuvent venir, même s’ils ne peuvent pas encore être recrutés…

Les jeux peuvent aussi servir à autre chose, notamment dans certains programmes d’éducation. C’est sur cette note optimiste que Douglas Rushkoff finit son reportage.

7/ Conclusion

Plusieurs personnes concluent le documentaire. Une professeure d’université nous dit que “la technologie n’est ni bonne, ni mauvaise, mais qu’elle est très puissante et compliquée, et qu’un temps d’apprentissage, comme de réflexion, est toujours nécessaire”. Une autre personne nous rappelle “qu’à chaque évolution des technologies, on perd quelque chose et que l’on gagne quelque chose. Mais que cela ne date pas d’hier, et lors du passage du courrier au téléphone, on avait perdu et gagné quelque chose à la fois”.

Douglas Rushkoff, après avoir rappelé dans le reportage, preuve à l’appui avec une interview d’époque, combien il était exalté en 1995 sur les apports possibles des nouvelles technologies et d’Internet, conclut en disant que ce qu’il aimait aussi avec ces technologies c’est qu’on pouvait les éteindre.

Pour nous, ce documentaire est non seulement bien fait mais il a surtout le mérite de poser les bonnes questions.

 Pascal Labouheure

 

Source : RE-SOURCES HUMAINES

vendredi, 23 avril 2010

BRAVADE CONTRE L'INTERDICTION DU VOILE INTEGRAL: LE RAPPEL A L'ORDRE DU GOUVERNEUR DE LA MECQUE

 

PRINCE ABDULLAH AL-FAYSAL.jpg

Le quotidien “Le Figaro” du vendredi 12 mars 2010 publie en dernière page un long article consacré au Gouverneur de La Mecque, Khaled al-Faysal, 69 ans, un des fils du Roi Faysal qui règna de 1964 à 1975 sur l’Arabie Séoudite. Le Gouverneur de La Mecque arrive en visite à Paris à l’invitation du Sénat. La dernière phrase de l’article est une citation de Khaled al-Faysal, qui déclare au journaliste du Figaro, Pierrre PRIER, à propos de l’interdiction du voile intégral en public: “Chez nous, je demande aux pélerins de respecter nos règles. Je demande la même chose aux musulmans qui habitent en France. S’ils ne veulent pas obéir à ses lois, ils ne devraient pas vivre en France.”

 Deux remarques :
a) Si un responsable politique français avait prononcé cette phrase, elle aurait aussitôt été qualifié de raciste par une large partie de l’opinion; et les organisations bien-pensantes auraient probabement organisé des défilés de
protestation en réclamant le démission du coupable……   

b) Je n’ai pas souvenance d’avoir entendu des dignitaires musulmans installés en France, (notamment ceux qui siègent dans les instances représentatives) demander à leurs ouailles de respecter les lois de la République.

LE VOILE INTEGRAL.jpg

J’imagine donc qu’ils ne manqueront pas d’expliquer à ce Khaled al-Faysal  (gardien des lieux saints) qu’il ne connait rien à l’Islam et qu’il n’a rien compris. Ils ne manqueront pas non plus de lui dire: "Ce n’est pas aux musulmans de France de se conformer aux lois de la République, c’est à la République de se plier à leurs volontés…!"

 Il est urgent de nommer Cheikh Khaled gouverneur de Paris ! Ministres de la Défense, de la Justice et de l'Intérieur

D'un ami français.

 

Le lien pour vérifier l'information : LE FIGARO

23:53 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, khaled al-faysal, le figaro, arabie saoudite | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

jeudi, 22 avril 2010

WADE AU SECOURS DU PROCESSUS DE PAIX IVOIRIEN

ABDOULAYE WADE.jpg

Le processus de paix ivoirien est en panne. Et pas la moindre des pannes: le contentieux lié à la liste électorale, la matière première même de toute élection, est totalement paralysé. Les animosités relatives à cette question sont assez profondes pour qu'on y passe encore du temps. Sans parler du désarmement et de la réunification de la Côte d'Ivoire, renvoyés aux calendes grecques, c'est le lieu de le dire. Le président Gbagbo appelle à son secours, aujourd'hui, celui dont les sorties, il n'y a pas encore si longtemps, mettaient en éruption (pour coller à l'actualité européenne) toute la galaxie patriotique. Haute voltige diplomatique et politique du Chef d'Etat ivoirien. Compaoré a t-il échoué? Combien de temps durera officieusement la médiation du président Wade? Sortirons-nous un jour de cette crise? L'Accord Politique de Ouagadougou peut-il encore honnêtement fonder nos espoirs? Des questions qui nous taraudent, sérieusement, l'esprit.

Frat.Mat - 22 avril 2010

 

Processus de paix: Wade à Abidjan.

J’ai invité le Président Wade à venir à Abidjan parce que dans la sous-région, nous nous parlons tous. Je lui ai donc demandé de parler aux uns et aux autres, à moi-même bien sûr mais aussi aux autres pour que la Côte d’Ivoire sorte de la situation de crise où elle se trouve. Nous avons fait 80% du chemin, il nous reste 20%. Mais vous savez, quand on est à la fin, c’est toujours plus difficile, mais il nous faut appuyer sur l’accélérateur pour relancer la machine». C’est en réponse à cette invitation à lui lancée le dimanche 4 avril 2010, à Dakar, en marge de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance du Sénégal par son homologue ivoirien que Me Abdoulaye Wade arrive aujourd’hui en Côte d’Ivoire.

Et ce, pour une «visite d’amitié et de travail» de 48 heures. Et comme le précise le communiqué de la Direction du protocole d’Etat, le Président sénégalais aura des entretiens avec tous les acteurs politiques ivoiriens en vue de décanter la situation socio-politique nationale qui est dans l’impasse depuis janvier à la suite de la crise de la Commission électorale indépendante (Cei). Ainsi, il aura un tête-à-tête avec le Président Gbagbo au Palais de la Présidence, peu après son arrivée à 11h, avec le Premier ministre Guillaume Soro, les leaders de certains partis politiques Fpi, Pdci, Rdr.

Mais aussi avec la Cei, avant le dîner gala à la résidence du Chef de l’Etat. Les audiences se poursuivront demain avec le chef de la mission de l’Onuci, le représentant spécial du Facilitateur. La visite sera sanctionnée par un communiqué final à 14 h avant que Me Wade ne prenne son avion pour Dakar. Au regard de son agenda et de sollicitation du Président Gbagbo, il n’y a pas de doute qu’il s’agit bel et bien d’une médiation comme l’ont toujours fait les médiateurs et le facilitateur de la crise ivoirienne, Blaise Compaoré.

Faut-il y voir la fin de la mission de Blaise Compaoré ? Bien sûr que non, si l’on en croit la déclaration du Président ivoirien. «Nous avons un facilitateur qui fait bien son travail mais chez nous, un adage dit que si vous avez de la viande dans une sauce, et que vous y ajoutez du poisson et des crabes, elle ne se gâte pas ; au contraire, son goût s’améliore. Donc, je souhaite que notre sortie de crise soit une affaire de toute l’Uemoa, de toute l’Afrique de l’Ouest pour qu’on en finisse avec cette palabre, cette plaie, cette balafre qui nous empêche d’évoluer ensemble». En somme, il ne s’agit que d’appuyer la facilitation de son homologue du Burkina Faso, qui est certainement informé de la démarche pour prévenir toute crise diplomatique.

Comme Blaise Compaoré, Me Abdoulaye Wade est un ami de tous les acteurs politiques ivoiriens qu’il connaît en raison des rapports qui existent entre les deux pays mais aussi pour l’implication des autorités sénégalaises dans la résolution de la crise ivoirienne depuis son déclenchement le 19 septembre 2002. Il faut rappeler que c’est lorsque Me Wade était président en exercice de la Cedeao que son ministre des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio, a obtenu la signature d’un cessez-le-feu entre le gouvernement et la rébellion ivoirienne le 17 octobre 2002 soit presque un mois après le début de hostilités.

Il ne s’est pas arrêté-là. Le président sénégalais était également aux côtés de la Côte d’Ivoire lors des sommets d’Accra au Ghana sur la crise ivoirienne et de l’Union africaine. Cependant, entre les autorités ivoiriennes et sénégalaises, ce ne fut pas toujours la lune de miel au regard des divergences de vues notamment lors des négociations de Lomé en 2002 et après la signature de l’Accord de Marcoussis et le sommet des Chefs d’Etat de Kléber en France en janvier 2003. En effet, certaines déclarations du Président sénégalais avaient été mal perçues par Abidjan, et à défaut de créer des incidents diplomatiques, avaient suscité de vives protestations des populations et installé un froid entre les deux dirigeants.

Conséquence, toutes les sollicitations entreprises par le Président Wade pour que son homologue effectue une visite officielle au Sénégal étaient restées lettres mortes. En outre, les conflits de leadership que se livraient certains dirigeants de la Cedeao et du monde pour s’approprier la paternité de la gestion de la crise ivoirienne, en avaient rajouté au scepticisme de Laurent Gbagbo. En le remettant donc en selle, c’est la preuve que la réconciliation est scellée. Ce qui est attendu du Président sénégalais, c’est de trouver le consensus politique entre les partis et forces politiques pour la reprise à la fois du contentieux administratif et judiciaire et la réunification du pays. Réunification au triple plan du redéploiement de l’administration, de l’unicité des caisses de l’Etat et de l’encasernement des ex-combattants et la démobilisation des groupes d’auto-défense.

Paulin N. Zobo

19:22 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : côte d'ivoire, abdoulaye wade, apo, processus de paix ivoirien | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mercredi, 21 avril 2010

REFUSANT UN MARIAGE FORCE: UNE FILLETTE DE 10 ANS FUIT LE DOMICILE "CONJUGAL"

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"Comment est-ce encore possible dans ce pays, en plein 21ème siècle?".

La scène qui s'est déroulée le mercredi 14 avril 2010 dans un quartier de la commune de Port-Bouët a suscité des réactions des plus variées lorsqu'elle a pris fin. Ce jour en effet, des passants et des riverains effarés découvrent une gamine qui résiste de toutes ses forces à une dame qui veut l'entraîner avec elle. La jeune fille visiblement, ressentait une terreur qui la poussait à s'agripper vivement aux objets ou même aux passants afin de ne pas suivre la dame en question qui de son côté ne ménageait ni coups ni efforts pour remporter ce bras de fer.

Les cris et le désespoir visible de la fillette poussent les passants et les riverains à intervenir dans cette affaire afin, de s’enquérir de la cause de ce remue-ménage qui trouble la quiétude du quartier en cet après midi de forte chaleur. Ils s’aperçoivent très vite que les deux protagonistes ne sont pas des Ivoiriens. La petite fille ne parlant pas un traître mot de français, c’est tout naturellement la dame qui instruit la foule des curieux qui s’étaient alors rassemblés sur les lieux, sur les raisons de ce tapage. Elle informe tout un chacun qu’il s’agit de sa nièce et que cette dernière a fait une fugue et qu’elle la recherchait depuis deux jours. Ce serait un de ces cousins qui l’ayant aperçue a donné l’alerte.

Toutes ces indications intriguent certains témoins. Ils veulent entendre la version de la fillette, mais celle-ci ne s’exprime que dans une des langues du Burkina Faso. Qu’à cela ne tienne, une femme burkinabé habitant le quartier est aussitôt dépêchée sur les lieux. C’est elle qui donnera le fin mot de cette intrigue. Il ressort donc des explications de l’interprète que, la fillette d’une dizaine d’années a été mariée au Burkina Faso par un de ces compatriotes vivant en Côte d’Ivoire. Compatriote beaucoup plus âgé qu’elle. Ce dernier après avoir engagé les frais inhérents au mariage est retourné en Côte d’Ivoire pour se préparer à recevoir sa « dulcinée ». Celle-ci dès son arrivée a profité d’un moment d’inattention pour prendre la poudre d’escampette, au grand dam de sa famille maternelle à qui injonction a été donnée de la retrouver illico presto.

Acculée, la bonne dame fini par reconnaître les faits et tente de se justifier. Selon elle, des frais auraient été déjà engagés par l’époux et l’honneur de la famille (de la fillette) est en jeu. « D’ailleurs, le monsieur en question n’est pas si vieux. Il approche la quarantaine », assure-t-elle pour gagner quelques sympathies. Quarante ans contre dix ans, le calcul a été vite fait par la foule en colère. La police est aussitôt appelée par un témoin. « Il faut punir cette ignominie », a-t-il lancé indigné. Quant à la victime, elle affirme s’être enfuie car, elle a peur que le « vieux là », lui fasse du mal. Ainsi donc, cette innocente sait dans son subconscient que ce mariage a quelque chose de malsain, c’est pourquoi elle n’en veut pas.

Arrivés sur les lieux, les éléments du 45ème Arrondissement ont embarqué tout ce beau monde pour explication au poste de police. La seule chose à regretter dans cette triste affaire, c’est l’opinion de certaines jeunes filles ivoiriennes à l’attitude assez dévergondée qui assuraient que la fillette devrait regagner son foyer puisque son « mari n’aurait que 40 ans, avec les moyens de l’entretenir». Tous les défenseurs des droits de l’homme surtout des femmes et des filles ont visiblement beaucoup d’efforts à faire notamment au niveau de la sensibilisation des populations en matière d’abus de tout genre.

Olivier Guédé

Sources : L’Intelligent d’Abidjan, Access Africa

DECAPANT: ATTENTION QUAND VOUS ALLEZ A L'HOPITAL!

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A l'hôpital Les infirmières sont supposées ne pas se moquer des patients (rire).
Un jour, un patient se présente à la consultation. Ce patient a peur que l'on se moque de lui; mais l'infirmière lui répond :
"C'est certain que je ne vais pas rire, croyez-moi, je suis une professionnelle et je n'ai jamais ri d'un patient en mes vingt ans de carrière".
"Très bien" dit alors Christian, et il baisse son pantalon révélant le plus petit pénis que l'infirmière ait jamais vu.  En longueur et en diamètre, ce n'était pas plus gros qu'une pile AAA.
Incapable de se contrôler, l'infirmière se met à rire jusqu'à en tomber par terre, pliée en deux.
Quelques minutes plus tard, elle parvient à se relever et à reprendre son calme.
Elle dit alors : "Je suis vraiment désolée, je ne sais pas ce qui m'a pris. Sur mon honneur en tant qu'infirmière, je vous promets que cela ne se produira plus jamais.  Maintenant, c'est quoi le problème ?"
Christian répond : "C'est enflé ".

16:48 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : humour, blagues, décompresser, déstresser, détente, rire, sourire | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mardi, 20 avril 2010

TEMOIGNAGE AUTHENTIQUE: 7 COLOMBIENS VISITENT L'ENFER ET LE PARADIS

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À tous les peuples, aux nations, aux hommes de toutes langues, qui habitent sur toute la terre, à tout être humain. Que la paix vous soit donnée avec abondance! Le témoignage que je vous propose, ce jour, est d’une importance capitale et rare en son genre. Il bouleversera sûrement votre vie. Si, du moins vous le lisez dans un esprit bien disposé. Il est complètement renversant ! Mais, rassurez-vous, je ne cherche pas à faire du sensationnel, je veux simplement que chacun de vous découvre la vérité des Saintes Ecritures et recherche le salut de son âme, aujourd’hui plus que jamais ! Il est peut-être encore temps pour vous, avant que vous ne passiez définitivement et irrémédiablement, de « l’autre côté » ! A lire et à faire lire ! Que DIEU vous bénisse, richement ! Dindé Fernand.


"Tout a commencé aux alentours de 10:00 du matin. Nous étions en train de prier et de nous préparer pour aller à un pique-nique qui devait avoir lieu plus tard dans la journée. Soudain, autour de 10:00, une puissante lumière blanche s'est mise à briller à l'une des fenêtres. Lorsque la lumière est apparue, chacun de nous fut baptisé du Saint-Esprit et s'est mis à prier en langues. A ce moment, nous étions tous dans l'étonnement et fascinés par ce que nous voyions. Cette lumière glorieuse illuminait complètement la pièce. Cette lumière était beaucoup plus forte que la lumière du soleil. Au milieu de cette splendeur, nous pouvions voir une foule  d'anges vêtus de blancs. Ces anges étaient d'une apparence superbe, si grands et si beaux à la fois. Au milieu de tous ces anges, nous avons vu quelque chose d'incroyable : le visage d'un Homme ! Cette image était celle d'un être spécial, un homme vêtu d'une longue robe sous un manteau très blanc. Ses cheveux étaient comme des fils d'or. Nous ne pouvions pas voir son visage car il brillait trop. Cependant, nous avons vu qu'Il portait une ceinture dorée autour de Sa poitrine. Il y était écrit, en lettres dorées : ‘‘Roi des Rois, Seigneur des Seigneurs. ”..."


Pour lire le témoignage dans son intégralité, cliquer sur : GIBBOR 777.

Et attendre l'ouverture du fichier WORD. Bonne lecture et que DIEU vous bénisse!

samedi, 17 avril 2010

YANN MOIX: "SANS LES JUIFS, LE MONDE COURT A SA PERTE"

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Lundi 22 février 2010, par Gil TAIEB

Prenez deux minutes pour lire cet article bouleversant et criant de vérité écrit par Yann Moix (qui n’est pas juif), et sachez qu’il a d’abord été refusé par LIBERATION, puis publié dans Le Figaro.

 

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Défense de toucher à Arthur, Par Yann Moix pour le Figaro.

A chacun de ses spectacles, l’humoriste Arthur, comme il en a témoigné dans un article bouleversant publié dans Le Monde, est insulté par des manifestants pro- palestiniens.

Parmi les insultes proférées, il en a retenu quelques-unes.

Exemple : « Arthur sioniste, Arthur complice ! »

Ça y est, donc. C’est arrivé.

Nous sommes dans un pays, la France, où le mot « sioniste » est devenu une insulte .

Pourtant, la véritable insulte, c’est bien que le mot« sioniste » soit devenu une insulte.

Le sionisme est un idéal politique, devenu ( ce qui est rare dans l’humanité) une réalité.

Le sionisme, c’est une forme politique possible ( pas exclusive) du judaïsme.

Le sionisme fut l’utopie de quelques-uns qui, au XIXe siècle, ont décidé que les Juifs avaient eux aussi le droit non seulement d’exister, mais de vivre ; et non seulement de vivre, mais de vivre quelque part. Non plus n’importe où, non plus partout : non plus seulement sur la Terre, mais sur leur terre.

Le sionisme est une idée qui peut être discutée, mais au sein du judaïsme lui-même ( et elle l’est !). Seuls les Juifs ont le droit de se poser la question de savoir si le judaïsme est traduisible, ou pas, dans la langue du politique, de l’histoire, et si le sionisme est, ou non, la meilleure traduction, le meilleur avatar possible de la foi des Pères. Quant au reste du monde, il n’a qu’une chose à faire : respecter le sionisme comme une manière sûre, et on l’espère définitive, de ne plus reléguer le peuple juif à son nomadisme infernal qui, plus d’une fois, a failli le détruire.

En aucun cas le mot « sionisme », le mot « sioniste » ne sauraient être honteux.

L’antisémitisme n’a jamais reculé devant rien (il a même toujours avancé devant tout) : un des coups de génie, un des coups tordus qu’il est parvenu à réaliser, c’est cet amalgame systématique entre sionisme et nationalisme, puis, tranquillement, avec l’air de ne pas y toucher, entre nationalisme et national-socialisme :

Arthur est traité, sur les banderoles, de « complice », comprenez, mes amis : de collaborateur. De collabo.

Les manifestants essaient, c’est très clair, de faire passer dans les mœurs l’équivalence Israël-Allemagne nazie. Retournement insoutenable, symétrie axiale diabolique où le nazisme, ramenant les fils d’Abraham dans son camp, colle encore au destin des Juifs mais, cette fois, en tentant d’en faire des associés, des jumeaux, des semblables : Hitler avait plus d’un tour dans son sac, et le diable sait que la vérité doit sans cesse changer de vérité pour se perpétuer dans les siècles. abomination est un des visages nouveaux ( il y en a plusieurs, c’est très ramifié, très fin) de l’antisémitisme qui, pour exister, doit muter à mesure que le monde mute, doit muer à mesure que le monde mue.

Sionisme, donc, égale nationalisme, égale aussi colonialisme, évidemment : tout le monde sait que le destin d’Israël est de conquérir le monde ! De s’étendre ! De se répandre !

Les « antisionistes », traduction « politiquement correcte » du mot « antisémites », ne sont pas très cohérents : Arthur vient de faire l’expérience fondamentale que tout Juif fait dans sa vie, tôt ou tard : celle de l’irrémissibilité de l’être-juif.

Quand on est juif, on est toujours juif d’abord. Et français, canadien ou marocain, ensuite.

C’est cela que les juifs paient tous les jours. Tel est leur destin.

C’est de cela, aussi, qu’ils doivent être fiers à côté, ils passent leurs journées à fustiger le communautarisme juif, sa propension à rester fermé sur lui-même ; et, de l’autre, ils entendent faire accroire que les Juifs sont des colons prêts à faire n’importe quoi pour agrandir leur espace vital (terme nazi, bien entendu).

On « accuse » Arthur de « financer l’armée d’Israël ». Il s’en défend.

Mais j’ajoute : il aurait parfaitement le droit de la financer. Arthur est juif.

Ce qui signifie que, quand les nazis futurs reviendront (car sous une forme encore inédite, peut-être moyen-orientale, ne doutons pas une seconde qu’ils feront tout pour revenir), lui et les siens seront, comme jadis ses ancêtres, les premiers, oui, les tout premiers sur la liste des suppliciés.

Arthur s’inscrit, comme tous les Juifs du monde, dans une famille dont l’humanité, depuis qu’elle existe, veut la peau.

Alors Arthur, même s’il ne le fait pas, même s’il a choisi de ne pas le faire, aurait parfaitement le droit, aurait humainement le droit, sans en rougir, d’aider un État qui, bien que critiquable (car une défense aveugle de la politique d’Israël n’aurait évidemment aucun sens), est le résultat, le fruit d’une histoire tragique dont la mémoire ne se négocie pas. la question suivante : pourquoi s’en prendre à lui, lui Arthur, humoriste, présentateur de télévision (dont on peut par ailleurs, là n’est évidemment pas la question, n’être pas très fan) ?

Regardons la logique antisémite à l’œuvre, voyons comment elle procède :

1) L’armée israélienne a fait des victimes civiles dont des femmes et des enfants.

2) L’armée israélienne, c’est Israël.

3) Israël ? Ce sont les Juifs ( ou sionistes, tout ça c’est pareil).

4) Comme ce n’est pas une guerre, l’armée israélienne, autrement dit Israël, autrement dit les Juifs ne sont pas des combattants, des belligérants ; mais des assassins.

5) Les Juifs ont tous le même sang, par conséquent les Juifs et un Juif c’est la même chose : on dira donc le Juif pour dire les Juifs.

6) Ce qui signifie que n’importe quel Juif pris au hasard est strictement équivalent à tous les autres Juifs, ses semblables. Tout Juif est sosie de tout Juif.

7) Conséquence : Olmert égale Nétanyahou égale Elie Wiesel égale Arthur.

Conclusion : Arthur est un assassin.

Mais pourquoi lui ?

Parce qu’il a réussi et qu’il est riche, qu’il est célèbre, qu’il a une jolie fiancée (comme Djamel, non ?) et surtout parce que, humoriste, il est inoffensif.

Pour un antisémite, c’est toujours l’inoffensif qui représente le plus grand danger.

On se souvient d’Hitler et des enfants juifs : toute l’Allemagne braquée contre des petits enfants !

Je crois bien que jamais je n’oublierai, de ma vie, ces quelques lignes d’Arthur qui, en 2009 (je répète : en 2009) s’est vu contraint, dans un quotidien national de premier ordre, d’écrire :

« Je m’appelle Jacques Essebag. Je suis né le 10 mars 1966 à Casablanca. (…) Je suis français. Je suis juif. » Arthur vient de faire l’expérience fondamentale que tout Juif fait dans sa vie, tôt ou tard : celle de l’irrémissibilité de l’être-juif.

Quand on est juif, on est toujours juif d’abord. Et français, canadien ou marocain, ensuite. C’est cela que les Juifs paient tous les jours.

Tel est leur destin. C’est de cela, aussi, qu’ils doivent être fiers. Le monde comprendra-t-il, demain, que sans les Juifs il court à sa perte ?

Oui : sans les Juifs, nous sommes perdus.

Et l’humanité suicidaire le sait.

C’est pourquoi, inventant sans cesse des tortures nouvelles, elle continue de les persécuter.

 

Source: Le portail juif francophone

14:16 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Israël | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : yann moix, gil taieb, holmert, nétanyahou, élie wiesel, anti-sionisme, antisémitisme, france, gaza, hamas, hezbollah, israël | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

INSTABILITE POLITIQUE ET CREATION MONETAIRE

 

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La théorie de la croissance endogène nous enseigne que la croissance ne dépend pas que des seuls comportements des agents et des variables macroéconomiques. En clair, il existe plusieurs facteurs pouvant faire apparaître des externalités positives et par conséquent être source de croissance pour la collectivité. Au nombre de ces facteurs, on cite l’investissement en capital physique, l’investissement en capital public, l’investissement en capital humain, l’apprentissage par la pratique, la division du travail, la recherche et innovations technologiques.

La monnaie, nous avons démontré tout au long de nos écrits qu’elle est au centre du système productif, elle joue le rôle que joue le sang dans le corps humain. Le système monétaire est donc « le système sanguin » de l’économie d’un pays.

Dans une interview accordée à trois journaux français (Rfi, Le Monde et Tv5), le samedi 3 Avril 2010 au cours d’un débat radiotélévisé,  le chef de l’Etat du Sénégal a exprimé son exaspération vis-à-vis du franc CFA, cette monnaie coloniale. Il l’a dit en ces termes « Nous sommes un certain nombre d’africains à être déçus de l’évolution de notre projet continental. Nous réfléchissons à la possibilité de revenir à un projet régional avec sa propre monnaie. Les autorités françaises le savent ».

Le président Wade a dit officiellement ce que nous disions depuis, c’est-à-dire que  «Si nous récupérons notre pouvoir monétaire, nous allons gérer mieux».

Sans nous tromper, nous pouvons dire que le franc CFA est déjà derrière nous et qu’il faut maintenant matérialiser sa disparition en établissant son certificat de décès.   Avec la volonté politique des gouvernants des pays africains de la zone franc (PAZF), l’esclavage monétaire prendra fin dans un court terme. Mais les pays africains doivent savoir certaines vérités en matière d’économie monétaire de production. Cette dernière  pouvant être définie comme une économie dans laquelle la monnaie est créée à l’occasion de prêts octroyés par les banques aux entreprises pour le financement des frais de production.

Si bientôt, les pays africains  de la zone franc accéderont à la souveraineté monétaire, alors il faudra qu’ils s’habituent aux rouages de la monnaie car il est trop facile et surtout oiseux de disserter sur la monnaie, alors que les africains ne savent même pas son modus operandi. 

Les faits économiques qui plaident en faveur d’une telle présentation sont légions : les contrevérités de certains analystes de la monnaie et l’inculture monétaire des populations de la zone franc, puisqu’on entend, le plus souvent les questions du genre «qui garantira notre monnaie sans la tutelle française?».

La référence obsessionnelle à cette crainte montre bien qu’on connait mal les mécanismes de la création monétaire et ses non-dits. Ainsi donc, l’ambition de notre présente réflexion est double : d’une part, revenir sur les vraies raisons de la création monétaire et montrer que l’un des « péchés » des pays africains, « l’instabilité politique », décourage  la création monétaire.

Plutôt que de nous livrer à un exercice purement théorique, nous essayer d’illustrer notre point de vue à partir de ce mal qui mine l’Afrique, c’est-à-dire, le désordre politico-social.

D’abord, il nous faudra essayer de dire ce qu’est la monnaie. Faisant suite à cette tentative de définition de la monnaie, il sera ensuite aisé de faire le lien entre la création monétaire et le développement.

Avec toutes ces connaissances, nous verrons que l’instabilité politique nuit à l’économie monétaire de production.

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La monnaie et ses multiples définitions

La définition exacte de la monnaie est une œuvre gigantesque, prétentieuse, qui débouche sans doute sur une réponse balbutiante. C’est la raison pour laquelle, il existe autant de définition de la monnaie que de courants de pensée. La monnaie n'est pas simple à définir, car elle comporte plusieurs dimensions. C'est d'abord un bien privé au sens où, comme les autres marchandises, elle fait l'objet d'une offre et d'une demande et que sa détention a un prix, en l'occurrence un coût d'opportunité: elle coûte ce qu'elle ne rapporte pas, à savoir le taux d'intérêt qui rémunère les placements moins liquides  et plus risqués qui auraient pu être faits avec la même somme. Mais la monnaie est aussi un bien public ou collectif, car sa disponibilité, sa circulation et la préservation de sa valeur sont indispensables au bon fonctionnement des échanges. Mais le plus souvent, les économistes ne font que reprendre des distinctions opérées par les philosophes grecs notamment Aristote. Ce dernier donne à la monnaie trois fonctions : celle d’unité de compte, d’instrument d’échange et de réserve de valeur.

 

Cette définition nous dit ce que la monnaie fait tout en restant muette sur ce qu’elle est. Elle est donc incomplète comme définition, donc inacceptable. Selon, les anthropologues, la monnaie est tellement imbriquée dans les relations sociales, pour la réduire à ses fonctions. Elle participe par exemple à la structuration de la société et à ses relations avec les autres groupes : elle permet la création des liens. C’est donc carrément un fait social évident.

 

Les marxistes, eux, estiment qu’elle est nécessaire  à l’échange marchand, puisqu’elle est l’équivalent général et « sert à exposer la valeur réciproque des marchandises ». Cette dernière définition  montre bien que la monnaie participe à la production de plus-value. Et la monnaie ne sera légitime que si elle contribue au bien commun des membres de la société.

 

La monnaie est décidément sacrée. Et pourtant, les crises à répétition au cours de l’histoire récente montre bien qu’il est difficile de concevoir la monnaie en dehors du système monétaire. De ce lien, il peut en résulter une définition qui nous va : celle qui conçoit la monnaie comme une créance à vue sur le système bancaire. C’est un droit de rembourser sur le système bancaire. La monnaie qui est en réalité une créance sur la collectivité, permet à son détenteur du moment, de s’approprier une fraction de la richesse nationale. Il existe donc une relation entre la création monétaire et le développement économique.


La création monétaire et le développement économique

 

Il existe au moins un point qui ne fait pas débat au sein de la tribu des économistes : l’importance de la monnaie dans le processus de développement d’un pays.

 

Un système financier solide est un sésame permettant d’accéder à un monde économique nouveau que la paresse bancaire rendrait incompréhensible. Si le développement économique  a une dimension monétaire alors il  y a là, quelque chose de déroutant pour les africains. Comment les africains arrivent-ils à lier leur sort au colonisateur d’hier alors même que les germes d’un développement autocentré sont présents ?

 

Le premier facteur découle de l’inaccessibilité de la phraséologie monétaire à tous. C’est ce que nous tentons de faire, à la suite des dignes fils comme Tchundjang Pouemi, Mamadou Koulibaly, Agbohou Nicolas et biens d’autres.

 

Le second facteur et non le moindre réside dans le peu de courage de nos hommes politiques à accorder à la monnaie son rôle de moteur du développement.

 

L’activité économique est fondée sur la mobilisation de capitaux qui permettent entre autre le développement de nouvelles activités. Cependant, les agents qui souhaitent engager des capitaux pour financer de nouvelles activités ne disposent pas nécessairement des moyens suffisant pour le faire.

 

La banque est donc cette pourvoyeuse de fonds, cette tour de contrôle qui ratifie les projets des investisseurs. La création et la circulation monétaire sont directement liées au fonctionnement de l'économie : elles sont endogènes  à l'économie. Il y a, en particulier, un lien direct entre l'offre de monnaie des banques et les besoins de financement du secteur productif (les entreprises).

 

La monnaie est un instrument indispensable à l’activité économique puisqu’elle facilite les transactions. La masse monétaire en circulation représente le pouvoir d’achat dont dispose les agents économiques à un moment donné. Il va s’en dire que l’accroissement de la masse monétaire est synonyme de croissance économique puisqu’il permet le financement d’investissements additionnels. Le fonctionnement bancaire est donc essentiel.

 

Dans la conception traditionnelle, la banque se situait par construction sur le chemin  que doit emprunter l’argent dont certains n’ont pas besoin, mais que d’autres réclament. C’est le point primordial qu’on a voulu imposer à notre intelligence, même si les choses étaient en pratique plus compliquées que ça. Les économistes modernes ne répètent plus ce « catéchisme obsolète ». Ils savent que la banque offre des crédits au-delà du montant des ressources qu’on lui confie. L’histoire de faits économiques nous enseigne que les premiers banquiers entendaient ainsi répondre à des besoins  économiques qui s’accroissaient  déjà sensiblement bien avant la phase dite de « décollage  économique ».

 

La banque a un pouvoir que lui donnent les forces vives, celui de la création monétaire. Et la seule et unique contrainte à la production est la contrainte monétaire.

 

Dans une économie monétaire de production, trois sphères économiques sont liées pour le développement.

 

La première dite, productive, est celle où agissent toutes les entreprises qui produisent et vendent les biens et services courants sur le marché. La production des  biens et services occasionne des coûts de production, qui doivent être couverts par les consommateurs, ex-post, mais avant la production, par les banques.

 

La deuxième sphère, est monétaire et financière. Elle comprend les agents qui apportent des ressources nouvelles ou des services monétaires et financiers aux agents de la sphère productive. Les banques commerciales  constituent le cœur de cette deuxième sphère.

 

Enfin, la troisième sphère, est celle des ménages, ceux qui fournissent leur force de travail en contrepartie d’un salaire.

 

Créée par le système bancaire, la monnaie circule entre les agents économiques en fonction de leurs comportements de financement, de placement et de dépense. La circulation de la monnaie dans l'économie est ainsi déterminée par les principales opérations économiques (production, consommation et épargne).

 

Pour que le système bancaire réponde favorablement aux diverses demandes de financement des entrepreneurs, il faudra un environnement politique et social stable, pour bien ancrer les anticipations.


L’instabilité politique et l’économie monétaire de production

 

La présentation habituelle du principe de la demande effective insiste sur les deux dernières fonctions, décision et mise en œuvre de la production, distribution et utilisation du revenu, dépenses et retour à la production, mais la demande effective est en fait la conjonction des anticipations des entrepreneurs et des banques.

 

L’instabilité politique et sociale d’un pays, la fiabilité de son administration (notamment son éventuel indice de corruption), ainsi que l'étendue de la réglementation et son respect (en particulier en ce qui concerne le droit de la propriété intellectuelle), ont une influence sur la décision d’investir et la ratification des projets par les banques.  

 

Il est donc indiscutable que la stabilité politique peut produire de multiples effets sur la croissance économique. Selon certains spécialistes, le déficit institutionnel est une source profonde de l'instabilité de celle-ci. Ce qui est prouvé par les performances économiques de plusieurs Etats du monde. Car les pays moins bien gouvernés sont ceux qui ont obtenu les taux de croissance les plus négatifs. En période d'instabilité politique, les activités économiques se déroulent au ralenti. En conséquence, le produit intérieur brut (PIB) décroît, ce qui réduit le niveau de bien être de la collectivité. Il est nécessaire de rendre solides les institutions politiques pour le bénéfice d'une meilleure stabilité politique. Ce qui va favoriser le déroulement des activités économiques, via l'accroissement de l'investissement qui, à son tour, va entretenir la croissance économique. L’Afrique doit s’y atteler.


Les pays africains doivent créer un climat favorable à l’investissement

 

Commençons par définir le climat de l’investissement afin de mieux lutter contre le peu d’enthousiasme à investir dans nos pays. Le climat de l’investissement est l’ensemble des facteurs propres à la localisation de l’entreprise, qui influent sur les opportunités de marché ou le désir des entreprises d’investir à des fins productives, de créer des emplois et de développer leurs activités. Les politiques et le comportement des pouvoirs publics ont une influence très importante en raison de l’incidence qu’ils ont sur les coûts, les risques et les obstacles à la concurrence.

 

Dans une ère où la notion de stabilité politique rime avec des garanties d’investissements et coopération au niveau international, et vu les besoins économiques et sociaux du continent, cette notion de stabilité se doit d’être longuement réfléchie. En matière d'environnement des affaires (corruption, insécurité juridique et judiciaire, harcèlement fiscal...), plusieurs réformes sont en cours dans le cadre des programmes nationaux de Gouvernance sur le continent. Pour mieux assurer le développement économique, les pays africains dans leur quasi-totalité, ont mis en place des dispositifs d’incitation à l’investissement. Il s’en est suivi une forme de concurrence entre pays, relevant souvent du même espace économique, ce qui a créé dans certains cas des distorsions dans l’application des législations communautaires ou l’ineffectivité de ces dispositions, soit par le code général des impôts, soit par des textes spécifiques (code des investissements, code minier, code pétrolier, code forestier, conventions internationales, loi d’orientation fiscale…). Mais l’investissement tarde à s’emballer en raison des résultats qui sont  loin d’être satisfaisants.

 

La défaillance de la gouvernance démocratique n’est guère démontrer. En dépit des énormes points positifs, les coups d’état sont devenus sur le continent, la règle pour accéder au pouvoir et les urnes, une exception.

 

Il est aujourd’hui démontré que la qualité des politiques d’investissement influe directement sur les décisions de tous les investisseurs, petits ou grands, nationaux ou étrangers. Il est donc temps que les pays africains s’engagent résolument, à l’instar d'autres pays émergents, dans un processus de définition et de conduite d’une politique visant à créer des conditions favorables à l’investissement pour une croissance, à la fois forte et pérenne.

 

Si l’acte d’investir doit être un levier stratégique de la croissance socio-économique du pays alors la transparence, la protection de la propriété et la non-discrimination sont les principes fondateurs de la politique d’investissement. Notre continent doit compter sur lui-même pour son développement en accordant une place prépondérante à la dimension monétaire. C’est ce que nous avons tenté de montrer tout au long de cet article. Cependant, aucune économie ne peut se développer sans une stabilité : telle est la moralité de notre contribution car le développement économique et social est lié à la pacification et l’atténuation des conflits.  La paix est une variable que les économistes intègrent aujourd’hui dans leur modèle de telle sorte qu’on ne peut la mépriser. Certains pays d’Afrique subsaharienne (Bénin, Sénégal, Mali) se sont dotés d’un système démocratique progressif où l’on observe l’état de droit, le multipartisme, l’alternance électorale, la progression des libertés civiles, de même que la consolidation des sociétés civiles. Ces pays doivent servir d’exemple aux autres.

 

Parce que nous ne sommes pas de ceux qui frappés du découragement intellectuel et politique, désespèrent de l’Afrique, nous devons aller de l’avant sans jamais nous renier, Dieu nous aidera certainement dans cette œuvre de « conversion des esprits ».

 

Dieu bénisse l’Afrique !

  

Dr Séraphin PRAO


Président de l’ATAM

Spécialiste de la zone franc 

www.mlan.fr

http://atamsouv.e-monsite.com/ 

contact@mlan.fr

atamsouv@yahoo.fr

TROP DROLE: GEORGE, MICHEL ET L'IMAM

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George et Michel, deux chrétiens, se perdent dans le désert, marchent pendant des heures et s'épuisent de soif et de fatigue. Alors qu'ils sont au point de perdre complètement l'espoir et s'abandonner à leur sort, ils aperçoivent le minaret d'une petite mosquée...

Ils accourent vers la mosquée et George dit à Michel :

"Ce sont des musulmans, je vais leur dire que je m'appelle Muhammad, alors ils vont bien s'occuper de moi".

 

Mais Michel n'est pas d'accord : "Non, moi je dirai la vérité et arrivera ce qui arrivera".

L'imam de la mosquée les voit et s'approche d'eux : "Bienvenus à mes frères. Que puis-je pour vous ?"

 

George: "SVP, aidez-nous. Nous avons soif et faim, ça fait longtemps qu'on marche dans le désert".

George hésite un peu, mais il continue : "Je m'appelle Muhammad", et il pince son ami Michel.

Michel : "Moi, je m'appelle Michel", dit-il en jetant un regard coléreux à George.

L'imam : "Entrez, entrez et mettez-vous à l'ombre".

 

Puis il s'absente un moment et revient avec un plateau avec des dattes fraîches, de l'eau, du lait et du pain :

"Voilà pour Michel. Quant à toi Muhammad, apparemment la chaleur t'a fait oublier que c'est le mois de Ramadan. Alors un peu de patience, Il ne reste que quelques heures avant le coucher de soleil !"

 

Comme c'est bien de dire la vérité! Voici le salaire du mensonge.

Bon week-end à tous !                       

13:18 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : humour, blagues, détente, rire, sourire, déstresser, décompresser | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mardi, 13 avril 2010

ABIDJAN: DEUXIEME JOUR DE GREVE DES TRANSPORTEURS

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Photo: La gare des wôrô-wôrô de la Riviera Palmeraie désespérément vide

La rumeur s’est confirmée. La grève des transporteurs s’est prolongée.  Abidjan s’est réveillé ce mardi matin comme hier lundi. Sans moyen de transport.

Au deuxième jour de ce mouvement de grève, les causes sont les mêmes : l’augmentation des prix du carburant.

Boulevard Mitterrand. La voie principale reliant Cocody (la commune présidentielle) à Bingerville (ancienne capitale de la Côte d’Ivoire). Il est 08 heures, ce mardi, mais déjà la circulation est fluide. Véritable tape à l’œil pour qui sait que d’habitude, à cette heure, un énorme embouteillage engorge la voie. L’usager averti remarque aussi qu’il n’y a aucun véhicule de transport en commun. Ni taxi compteur, ni gbakas (véhicule de transport en commun de 18 places environ), ni wôrô-wôrô (taxi communal).

Sur les trottoirs, les habitués de ce mode de transport s’agglutinent peu à peu. Espérant que les choses ont évolué. Le lot de voitures privées se pavanant sur la chaussée, les fait vite déchanter. Dans les gares, c’est le calme plat. Les transporteurs sont décidés à aller jusqu’au. Comme ce transporteur en colère qui ne démord pas.

« Cette fois nous allons tenir une grève illimitée jusqu’à ce que le prix de l’essence baisse. Nous sommes fatigués de rouler et que nos bénéfices ne servent qu’à payer le carburant ».

C’est l’exemple de la gare de wôrô-wôrô de la Riviera palmeraie (un quartier huppé). «Ce matin il n’y avait aucun wôrô-wôrô à la gare», déclare un habitant du quartier. Outre le secteur routier, certaines écoles ont du faire «journée morte». C’est le cas de l’Université de Cocody où des examens ont dû être reportés. «Nos camarades n’ont pu être là, on a donc été obligés de reporter la composition», explique  Silvère Della, étudiant en Faculté de psychologie.

La réponse ingénieuse des populations

Pour les uns, la solution se trouve dans les raccourcis. «C’est dans ces situations qu’il est important de connaitre ces petits chemins qui vous mènent à destination», explique en riant un étudiant. Pour lui, il suffit de s’armer de courage. Juste assez pour marcher jusqu’à destination. A condition que le chemin ne soit pas long. Dans ce cas la solution reste le  bus. «Pour nous qui allons loin, le bus reste le meilleur moyen de transport», confie une jeune fille en réponse à l’étudiant. Le bus reste, en effet, le seul moyen de transport en commun encore accessible. Le nombre des usagers des bus a explosé, depuis hier, lundi. Mais jusqu’à quand encore les usagers vont-ils supporter cette situation ?

Roland N’Dekploman


Source: Avenue 225


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Grève des transports en commun abidjanais : que se passe-t-il ?

Depuis hier matin, vous avez, vous qui vivez à Abidjan, remarqué comme moi qu'il était difficile, voire impossible de trouver un taxi, un wôrô-wôrô ou même un gbaka. La raison : les transporteurs ont décidé de protester contre la récente augmentation des prix à la pompe des carburants (le 1er avril dernier), qu'ils jugent de trop. Voici la teneur d'un article de Cinthia Aka du Nouveau Réveil qui en parle :

« Les chauffeurs de taxis communaux commencent à partir d'aujourd'hui une grève illimitée en raison de la hausse du prix du carburant. Dans une déclaration, à nous parvenue, le président du comité de crise des syndicats, acteurs et auxiliaires du transport (Ccsat), a déploré le manque d'attention de la part du gouvernement de la Côte d'Ivoire, à leur cri du cœur, à la suite de l'augmentation du prix du carburant à la pompe le 1er février 2010. "Le gouvernement de la Côte d'Ivoire n'ayant pas été attentif à notre cri du cœur suite à l'augmentation du prix du carburant à la pompe le 1er février 2010, cette 2ème augmentation du prix du carburant entrée en vigueur le 1er avril est insupportable pour tous les Ivoiriens en général et pour notre secteur en particulier. C'est alors pour parler d'une même et seule voix, face à cette augmentation de trop, que le comité de crise des syndicats, acteurs et auxiliaires du transport, a reçu mission de la base, de faire un arrêt général de travail dénommé : "Journées sans transport", à partir du lundi 12 avril 2010, et cela, jusqu'à ce que le prix du carburant soit revu a la baisse. Nous comptons sur la compréhension, la bonne foi de tous", a déclaré, le président du comité de crise, Eric Diabaté. Le patronat des transports routiers de Côte d'Ivoire, par la voix de son porte-parole Mamadou Diaby, a indiqué le vendredi dernier que les tarifs des transports connaîtront un réajustement ou une augmentation dès cette semaine ».

On est en droit de se demander pourquoi cette grève, alors qu'en matière de fixation des prix des carburants, l'heure est désormais à la transparence. En effet, tout le monde sait qu'à la suite de la conclusion d'un programme avec le FMI, l'Etat de Côte d'Ivoire s'est engagé à réajuster mensuellement les prix à la pompe en fonction de la conjoncture sur les marchés internationaux. Alors cette nième hausse n'est pas étonnante en soi !

Ce qui pourrait poser problème, ce serait son amplitude.  Même là, je crois qu'il n'y a pas de quoi foueter un chat : si on considère l'augmentation du prix du gas-oil, elle s'établit à 4,9% (de 615F à 645L le litre) contre 5,4% pour l'essence super sans plomb (de 739F à 779F le litre). Alors qu'entre février et mars 2010 (période de référence pour cette hausse), l'augmentation du prix du pétrole sur les marchés internationaux est de 7,5%, soit largement au-delà des hausses appliquées sur le marché abidjanais. Dans ces conditions, quelle est la vraie raison de cette agitation ? Ne serait-ce pas une façon de préparer les esprits à un surajustement des prix des transports, c'est-à-dire à une hausse plus que proportionnelle à celle du prix du carburant ?

J'espère que cette fois-ci, ceux qui sont les plus concernés (c'est-à-dire vous et moi), ne vont plus se comporter comme de simples spectateurs neutres et muets ! Nous aussi, on doit voir dedans...

Ch@rlie

Source: Le blog Aller de l'avant

COTE D'IVOIRE: UNE ADOLESCENTE MEURT APRES AVOIR ETE EXCISEE

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Deux exciseuses traditionnelles ont été mises aux arrêts, mardi, dans le village d’Aboisso-Comoé, dans le département d'Alépé (sud, région des Lagunes), par la brigade de gendarmerie locale, après qu’elles ont procédé à l’excision de plusieurs adolescentes, dont l’une a succombé à la suite d’une forte hémorragie causée par cet acte.

Les deux exciseuses en question, résidant à Abidjan, dans la commune d'Abobo, banlieue au nord de la capitale économique ivoirienne, se seraient rendues à Aboisso, accomplir ce rite sur les jeunes filles, à la demande des communautés guinéenne et malienne de cette localité. Ces dernières ont reconnu leur acte, et ont été mises en détention à la gendarmerie d’Alépé, en attendant d’être déférées pour être jugées devant les tribunaux

Le gouvernement ivoirien, par le truchement du ministère de Famille, de la Femme et des Affaires sociales avait procédé, en partenariat avec l`Unicef, au lancement, le 22 mars, d’un label dénommé " Tolérance Zéro de l’excision ", qui vise à passer de la phase de la sensibilisation à celle de la répression contre l’excision et toutes les formes de mutilations génitales.

"La forte prévalence de cette pratique, en Côte d`Ivoire, est intolérable et doit interpeller la conscience des communautés nationale et internationale sur la nécessité de la prévenir et de la réprimer", avait déclaré, à cette occasion, la ministre de Famille, de la Femme et des Affaires sociales, Jeanne Peuhmond

 

Source: AIP/ Le Blog de Bob Traoré de Djess

01:13 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : côte d'ivoire, excision, mort d'une excisée, aip, bob traoré de djess, halte à l'excision | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

lundi, 12 avril 2010

AFFI NGUESSAN MET SORO GUILLAUME EN DEMEURE DE DESARMER LES FN

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Une crise majeure couve malgré les apparences. Après la rencontre "idyllique" du Président Laurent Gbagbo et de son Premier Ministre Soro Kigbafory Guillaume, dimanche à Abidjan, qui laissait présager un nouveau contrat de confiance entre les deux hommes pour la sortie de crise ivoirienne, le Président du FPI, monsieur Pascal Affi Nguessan a fait, ce lundi, une sortie pour le moins curieuse dans laquelle il met en demeure le secrétaire général des Forces Nouvelles de désarmer ses troupes et réunifier le pays avant les élections, faute de quoi il devra déposer le tablier (ou y être contraint). Ces propos en disent long sur les tractations en cours, en ce moment, dans le pays. Que nous cache t-on? Car Affi Nguessan a clamé, sans sourciller devant la presse française, être en parfaite harmonie avec le président Gbagbo. Une telle sortie ne peut donc pas ne pas refléter la position actuelle du président de la République. Le site ivoirien ACCESS AFRICA.NET fait un bref commentaire de la conférence de presse parisienne du président du FPI.

Au cours d’une conférence de presse, ce lundi (12 avril 2010) au CAPE à Paris, Pascal Affi N’guessan a dit : "Nous sommes dans la période de l’après Soro". Selon lui, le Premier Ministre n’a rien dit de concret sur le désarmement et l’audit de la liste électorale. Hier, à l’issue de la rencontre entre le chef de l’Etat et le Premier Ministre, Laurent Gbagbo a gardé le silence tandis qu’avant une promenade dans une vedette de la marine ivoirienne, Guillaume Soro a dit entre autres que le président et lui s’étaient engagés à appeler leurs partisans au calme. La sortie du président du FPI, ce lundi à Paris, indique que le message n’est pas passé.

23:01 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : côte d'ivoire, affi nguessan, soro guillaume | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

dimanche, 11 avril 2010

AFRIQUE: PRES DE 331.000 MILLIARDS DE FRANCS CFA EVADES EN 38 ANS

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Un rapport publié le 26 mars 2010 par l’organisme financier euro-américain Global Financial Integrity tend à démontrer que, durant 39 ans, les six pays d’Afrique centrale ont émis 40,366 milliards de dollars américains (à peu près 161.500 milliards de FCFA) de capitaux frauduleux sur un total d’un peu plus de 715 milliards de dollar (environ 331.000 milliards de FCFA) en Afrique. Sur la base actuelle du cours du dollar qui est de 463 FCFA pour 1 dollar américain.

 

Les sommes sont astronomiques

 

En 38 ans, 715,026 milliards de dollars américains (plus de 331,5 millions de milliards de FCFA) de capitaux illégaux ont été émis par le continent africain. C’est ce que révèle une étude publiée le 26 mars 2010 par l’organisme financier américain Global Financial Integrity (Gfi).

Ladite étude (Illicit financial flows from Africa: hidden resource for development [Flux de capitaux illicites à partir de l’Afrique: ressource caché pour le développement]) couvre la période de 1970 à 2008. La seule sous-région de l’Afrique centrale a produit un flux de 40,366 milliards de dollars US (à peu près 18 mille milliards de FCFA) d’argent illégal.

 

-        Le Congo Brazzaville caracole à la première place de la sous-région avec 16,20 milliards de dollars.

-        Deuxième, le Cameroun s’en sort avec 11, 462 milliards US, (environ 5 mille milliards de FCFA). Pour le même pays, le magazine panafricain "Jeune Afrique Économie" parle de 20 milliards de dollars.

-        En troisième position vient la Centrafrique avec un montant de 10,71 milliards US.

-        Le quatrième rang revient à la République démocratique du Congo (Rdc) qui a émis environ 10,03 milliards US.

-        Le Tchad occupe l’avant dernier rang avec 5,14 milliards US.

-        La Guinée Équatoriale gouvernée ferme la marche avec 3,8 milliards US.

 

D’après le rapport d’étude de GFI, "une attention particulière a été portée sur la corruption ces dernières années ; c’est-à-dire, les montants issus de la corruption, les détournements par les membres du gouvernement".

Toujours selon GFI, dans le flux transfrontalier de l’argent illicite, il a été trouvé que les fonds générés par ces méthodes représentent à peu près à 30 % du montant global. "Les sommes générées par le trafic de drogue, le racket, la contrefaçon et autres représentent entre 30 et 35 pour cent du montant global. Le produit de l’évasion fiscale, principalement à travers la sous-évaluation du commerce sont de loin la grande portion, soit entre 60 et 65 pour cent du montant global", souligne le rapport.

Les estimations montrent que durant 39 ans l’Afrique a perdu 854 milliards de dollars Us, assez pour effacer la totalité de sa dette extérieure évaluée fin décembre 2008 à environ 250 milliards réserver 600 milliards de dollars pour réduire la pauvreté et stimuler la croissance.

 

Au contraire, les fonds illicites cumulatifs du continent ont augmenté d’à peu près 57 milliards de dollars dans les années 1970 à 437 milliards de dollars entre 2000 et 2008.

 

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Avec la bénédiction des pays du Nord

 

GFI fait remarquer pour le condamner que le flux massif d’argent illicite émis de l’Afrique est facilité par l’ombre du système financier global que constituent "les paradis fiscaux, les secrets de juridiction, les sociétés écran, les comptes bancaires anonymes, les établissements fictifs, la sous-évaluation des recettes, et les techniques de blanchiment d’argent".

La conséquence de ces schémas et de ces fonds qui spolient l’Afrique ne peut être qu’"hallucinant".

L’on observe des inflations, la réduction de la perception des impôts, l’annulation de l’investissement et la détérioration du commerce libre. Ce qui un impact négatif considérable sur "ceux qui sont au bas de l’échelle dans leur pays, enlevant les ressources qui pourraient autrement permettre d’être utilisées pour la réduction de la pauvreté et la croissance économique".

Dans ses recommandations, GFI propose "un effort concerté des nations africaines et les pays européens.

La fuite des capitaux de l’Afrique et leur absorption dans les économies du Nord requièrent la même attention. À travers une plus grande transparence dans le système globale financier la fuite des fonds illicites peut être substantiellement réduite, augmentant ainsi la croissance dans les pays en développement et dans le même temps stabiliser les économies des pays les plus riches".

 

Dans le classement général des pays africains émetteurs de fonds, le Nigeria occupe le sommet de la liste des 53 pays africains où se sont déroulées les investigations de GFI avec217,738 milliards de dollars. La Namibie est classée dernière avec moins d’un milliard. Mais précise l’étude, des données peuvent être parcellaires dans ce pays car il est resté longtemps en guerre. Ce qui est le cas de la RDC où la stabilité n’est toujours pas retrouvée. 

GFI précise par ailleurs que ses estimations restent modestes car elles prennent en compte seulement une seule forme de trafic de fonds. Grâce à la méthode Gross Excluding Reversals (GER) homologué par le FMI, GFI a tenu compte des données relatives aux exportations sous facturées et des importations surfacturées. Ce qui exclut la sous-évaluation  des services et les montants issus de la contrebande.

 

GFI conclu que ne considérant pas les composantes des flux illicites non couvertes par son étude, "il n’est pas déraisonnable d’estimer la fuite des capitaux illicites du continent durant 39 ans à quelque 1,8 million de billions de dollars". 

En décembre 2008, Global Financial Integrity a publié une étude portant sur les flux de fonds illicites à partir des pays pauvres entre 2002 et 2006. Ladite étude estimait ces fonds entre 859 milliards et mille milliards de dollars par an.

Le Luxembourg Institute for Global Financial Integrity a été officiellement constitué le 13 mai 2009 à Luxembourg. Créé à l’initiative de citoyens d’Europe et des États-Unis, sous le patronage de M. Jacques SANTER, ancien Premier Ministre du Luxembourg et ancien Président de la Commission européenne, cet institut est un organisme sans but lucratif. Son objectif principal est de s’occuper de toutes les questions touchant à l’intégrité du secteur financier mondial et à la responsabilité sociale de toutes les parties prenantes.

 


SOURCE: http://mampouya.over-blog.com/

 

dimanche, 04 avril 2010

JOYEUSE FETE DE PAQUES A TOUS!

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Que la puissance de la résurrection de Jésus-Christ, mon SEIGNEUR, façonne et transforme richement vos vies !

Soyez réconciliés avec DIEU par Jésus-Christ, le SAUVEUR !

Bonne fête de Pâques à tous!