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mercredi, 30 juin 2010

LE PROBLEME DES AFRICAINS, C'EST L'ELITE CORROMPUE AU POUVOIR

CARTE DE L'AFRIQUE.jpg

Pour mieux comprendre de quoi il s'agit dans ce document, il nous faut avoir le cœur net sur ce que signifie « le problème des africains » et l' « élite corrompue ».

Un problème est une question à résoudre, d'après un ensemble de données, dans une science. Le problème peut également signifier une difficulté, une situation compliquée. C'est donc cette dernière définition qui colle à notre sujet : la situation difficile  dans laquelle se trouve le continent africain. Quelle est donc cette situation ?  Pour être précis, il s'agit de la difficulté qu'ont les africains de transformer l'énormité de leurs ressources naturelles en bien-être social. En Afrique, le sous-sol est extrêmement riche pourtant les populations sont très pauvres : c'est ce que nous nommons le «  problème des africains ».

Reste encore un terme à élucider : l'élite corrompue.  Une élite est un ensemble formé par les meilleurs éléments d'une communauté. Les meilleurs en quoi ?  Là réside la véritable question. Il faut donc un détour pour y voir clair.

Élite est un substantif de genre féminin, dérivé de l'ancien français eslite (du latin eligere qui donnera élu). Étymologiquement, le terme se rattache donc à l'idée d'élection,  non au sens du suffrage mais à celui de l'approbation par autrui de la place détenue par quelqu'un dans la société. À l'origine, le statut d'élite n'est pas accordé par la détention du pouvoir,  mais par l'autorité morale, c'est d'ailleurs pourquoi le terme est employé au singulier. Aujourd'hui il est plus courant d'évoquer les élites. Le pluriel donne une connotation négative : ce n'est plus la qualité de l'être qui est concernée, mais la domination d'une catégorie sociale sur les autres. L'élite peut vouloir signifier dans ce cas, les membres des catégories jouissant d'une position particulièrement élevée.

Dans les pays en développement, ces catégories de privilégiés sont constituées d'hommes politiques, ceux qui gravitent autour du pouvoir, de brillants intellectuels etc.

Nous abordons ici trois points : le problème des africains, la responsabilité des élites, et le cas pratique de la Côte d'Ivoire.

Le problème de l'Afrique : un continent potentiellement riche mais dont les populations végètent

Le continent africain est riche au regard de son potentiel. L'Afrique détient 30% des réserves minérales de la planète. 80 % des ressources de la planète en coltan, qui sert à la fabrication des portables, 90% du platine, 50% du diamant, 40% de l'or. C'est la raison pour laquelle, certains observateurs traitent à propos de notre continent de « scandale géologique ». Entre 1990 et 2004, la production du continent africain a augmenté de 40%, passant de 7 à 10 millions de barils/jours et elle doit atteindre cette année 50%. Le continent assure 11% de la production pétrolière mondiale. Avec la Guinée, qui représente 30% des réserves mondiales de bauxite, tout juste derrière l'Australie, le continent ne manque pas d'aluminium. Après l'Amazonie, la forêt africaine est la seconde plus grande forêt tropicale du monde. Précisément, 20% de la surface de forêt tropicale encore intacts se situent dans le "Bassin du Congo" (au sud-est du Cameroun). Une biodiversité unique au monde. Plus de 200 espèces ligneuses poussent sur 1000 mètres carrés, soit une fois et demi plus d'espèces que sur l'ensemble du territoire français.  Ces chiffres parlent d'eux-mêmes, et traduisent la richesse du continent africain. Quel est au monde le continent qui n'aimerait pas avoir de telles ressources pour son développement ?

Pourtant, le continent africain peine à donner le bien-être à ses populations. Il est courant d'avoir recours à  une batterie d'indicateurs donnés pour illustrer un fait économique mais dans le cas du continent africain, les signes sont évidents.

Il n'est pas difficile de tenter de dresser un bilan politique et économique du continent depuis les indépendances. Les faits sont sacrés et parlants : le développement de l'Afrique est embryonnaire en dépit de ses ressources.

En 1960, l'écart entre les revenus des plus riches et des plus pauvres, pour 20 pour cent de la population mondiale, était de 30 contre 1. En 1999, il est passé à 74 contre 1.

Sur les 50 pays les plus pauvres du monde, classés selon l'indicateur de développement humain (IDH) du PNUD, 33 sont situés en Afrique subsaharienne. Malnutrition, pauvreté, illettrisme, situation sanitaire désastreuse... le continent est la première victime du creusement des inégalités dans le monde.  L'Afrique Subsaharienne semble être le siège choisit par la pauvreté pour régner et s'inventer une religion. 80% de la population pauvre du globe y réside, en exclusion la Chine.

Jusqu'à un certain point, cette situation me parait étrange mais à y regarder sérieusement, on finit par comprendre les causes de notre retard.

La France qui, durant la colonisation, avait abondamment pillé les ressources continue encore aujourd'hui mais de façon diffuse dans des réseaux mafieux, comme la « françafrique », le « cfafrique » etc.  Mais doit-on accuser l'adversaire qui donne des coups de poing si nous ne faisons rien pour nous défendre. L'élite africaine est responsable de tous les malheurs des populations africaines.

L'élite africaine est responsable de la  souffrance des populations africaines

Pour savoir pourquoi l'Afrique Subsaharienne abrite les pauvres du globe, diverses réponses sont données : les séquelles de l'esclavage et de la colonisation, les guerres à répétition, la spécialisation des économies africaines, le refus de se développer, l'incapacité congénitale des africains etc.

Il est vrai et tel est notre sentiment que les africains ne sont pas congénitalement des incapables. Pour autant, il est vain de rendre l'esclavage et la colonisation, responsables de notre retard, signe de notre incapacité à nous projeter dans l'avenir. Qui peut nier les conséquences psychologiques et économiques de la colonisation sur la trajectoire des pays africains. De temps en temps, il faut que les africains tournent le regard vers leurs vrais bourreaux : cette élite corrompue qui retarde le développement du continent.

Si certains auteurs ont pu dire que l'Afrique refuse le développement, c'est parce que les pays africains ont tout pour se développer mais n'y arrivent pas. Les africains ne sont pas des masochistes mais plutôt l'élite africaine est fondamentalement sadique. Elle pille les richesses de l'Afrique avec la complicité des multinationales occidentales.  Elle détourne les fonds publics, fait de la surfacturation. Elle crée également des rebellions dans le but de posséder une partie du pouvoir car en Afrique, être au pouvoir signifie  s'enrichir illicitement.

Le problème de l'Afrique, ce n'est pas le déficit de ressources, mais le manque de sérieux de ceux qui sont censés organiser et transformer les ressources naturelles pour développer le continent. L'élite africaine est corrompue, elle est la véritable cause du retard de l'Afrique, en matière de développement et de lutte contre la pauvreté.

L'organisation non-gouvernementale « Gblobal Financial Integrity », dont le siège est aux Etats-Unis, estime entre 37 et 53 milliards de dollars, l'ensemble des « transferts d'argent » d'origine douteuse, de l'Afrique vers les autres continents, et cela, rien que pour l'année 2008. Toujours, selon cette ONG, depuis 1970, ces sommes sont trois fois plus importantes que l'ensemble des dons et aides que le continent a reçu des pays développés dans la même période. Pour cette ONG, ces milliers de milliards de dollars, proviennent des détournements de fonds, de la fraude fiscale ou encore du blanchiment d'argent.

Tous les spécialistes sont unanimes pour dire que la croissance doit être forte pour réduire la pauvreté en Afrique, mais la relation entre la croissance et la réduction de la pauvreté n'est pas automatique. Il faut redistribuer équitablement les dividendes de la croissance pour combattre efficacement la pauvreté. D'ailleurs, la corruption, le népotisme, les détournements de fonds, les fraudes fiscales amenuisent les chances d'une croissance forte.

L'Afrique Subsaharienne croule sous le poids de la dette extérieure, dont les intérêts exorbitants obligent les Etats à emprunter davantage pour faire face à leurs obligations à des Taux très élevés entre 25 et 30 %, alors que ces mêmes Banques financières pour les mêmes raisons n'exigent que 3 à 7% aux investisseurs dans les pays riches. C'est la mauvaise gouvernance et la corruption qui conduisent les Etats à s'endetter indéfiniment. Une fois que ces gouvernants endettent leurs pays, ils espèrent faire partie de la honteuse liste des pays pauvres très endettés.

Si on s'accorde à reconnaitre conformément au  jargon marxiste,  que « chaque relation avec le capitalisme constitue en soi un lien néo-colonialiste », il est clair que l'élite africaine corrompue est néo-colonialiste. C'est l'égoïsme de l'élite ivoirienne qui met à mal le développement de ce pays.

Un cas d'école : celui de la Côte d'Ivoire

Depuis la mort du premier président Félix Houphouët Boigny, la Côte d'Ivoire n'a pas encore tourné la page du « bélier de Yamoussoukro ». La guerre de succession  a fini par plonger cette vitrine de l'Afrique de l'ouest, dans une crise dont seul Dieu sait la fin.  Pour leur gloire personnelle, la classe politique a tourné le dos aux préoccupations des populations, optant pour  le partage du pouvoir et des richesses du pays puisque les deux vont de paire sous les tropiques.  Du coup, le secteur privé et le secteur public sont dans une sorte de collusion.

En tout cas, sous le règne de Félix Houphouët Boigny, le secteur privé et les affaires ont été encouragés dans la seule ombre et sous la férule de l'Etat et de ses dirigeants, dans le cadre d'un clientélisme politique et sur la base d'une allocation néopatrimoniale des ressources publiques.

Avec le changement de régime, rien de substantiel n'a changé : la Refondation a fait l'objet d'une curiosité intellectuelle mais rien de plus. La crise militaro-politique qui dure depuis septembre 2002 a accentué le goût de l'enrichissement illicite mais surtout révélé une certaine animosité de l'élite ivoirienne (affaire des déchets toxiques) et confirmé l'appétit démesuré de cette élite (détournement des 100 milliards de franc CFA). Cette logique de partage du pouvoir et de richesses reste la règle de distribution de richesses en Côte d'Ivoire. Les élections qui devraient ouvrir la voie pour un processus de pacification du pays tardent.  Quand donc aura lieu l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire ? En tout cas, personne n'est en mesure aujourd'hui de donner la date exacte de ce scrutin qui aurait dû se tenir depuis 2005, à la fin du mandat de Laurent Gbagbo, l'actuel président. Ce qui est certain, c'est que les populations souffrent pendant que la classe politique se partage quelques postes ministériels, les deux ex-belligérants, eux les richesses du pays.

Les ex-rebelles sont devenus riches, très riches même. Les  dix commandants de zone se sont enrichis en tirant profit de l'exploitation et du trafic des ressources naturelles (cacao, coton, bois, noix de cajou, or et diamants), et en  percevant  des taxes sur le trafic routier et sur les services publics comme l'électricité. Le tableau suivant indique bien le pillage systématique des ressources du pays.

Zone

lieu

Commandant de zone

alias

Unité militaire

activité

1

Bouna

Morou Ouattara

Atchengué

Atchengué

agrobusiness

2

Katiola

Hervé Pelikan Touré

Vetcho

Bataillon mystique

Coton, distribution

3

Bouaké

Cherif Ousmane

Guépard

Les guépards

Négoce (matières premières)

4

Mankono

Zoumana Ouattara

Zoua

diverses

Agriculture, distribution

5

Séguéla

Issiaka Ouattara

Wattao

Anaconda

Café, diamant, cacao, vente de voitures,

6

Man

Losseni Fofana

Loss

Cobra

Bois, café, cacao

7

Touba

Dramane Traoré

Dramane Touba

diverses

Café, distribution

8

Odienné

Ousmane Coulibaly

Ben Laden

diverses

agriculture

9

Boundiali

Gaoussou Koné

Jah Gao

diverses

Coton, or

10

Korhogo

Kouakou Fofié

Fofié

Fansara 110

Or, coton, anacarde

Source : Rapport final du groupe d'experts de l'ONU sur la Côte d'Ivoire, Octobre 2009 et Jeune Afrique

 

Ils ont également investi dans l'immobilier et se sont approprié ou ont donné en gérance à des proches de nombreux hôtels, boîtes de nuit, commerces, stations-service... Selon le ministère de l'Économie et des Finances, ce business pourrait leur rapporter quelque 60 milliards de F CFA par an (environ 90 millions d'euros).

Du côté gouvernemental, la corruption est devenue une religion. Elle gangrène toutes les structures de l'Etat.  Même la société SAGEM Security chargé de mettre à jour la liste électorale datant de l'élection présidentielle de 2000, enregistrer les nouveaux électeurs, confectionner de nouvelles cartes d'électeur et de nouvelles cartes d'identité, à partir de la liste révisée, est accusée de corruption.  En effet, le premier ministre SORO Guillaume est suspecté, de recevoir de la société SAGEM Security, la bagatelle de dix milliards de nos francs en termes de commission. Rappelons que le contrat de l'entreprise française Sagem-Sécurité, signé le 19 mars 2008 s'élève à 66,7 milliards de Fcfa (101 millions d'euros).

Le 2 Juin 2010, le professeur Mamadou Koulibaly, accusait le ministre Désiré Tagro d'avoir favorisé sa "tribu" pour l'entrée à l'école de police et marchandé les places au concours. Suite à cette dénonciation, le chef de l'Etat a demandé une enquête administrative relativement aux accusations de népotisme portées sur le ministre de l'Intérieur par le président de l'Assemblée nationale.

Selon le quotidien « Notre voie » du 29 Juin 2010, l'équipe du procureur de la République était la veille à l'Ecole nationale de police pour entendre les responsables de cet établissement et procéder au décompte des élèves-policiers. Selon les informations de ce quotidien, les élèves concernés par l'enquête sont au nombre de 1717. Et les enquêteurs ont découvert que, sur ce chiffre, 66 sont issus des sous-préfectures de Nahio et Saïoua (département d'Issia) village et tribu du ministre Tagro pour le compte des recrutements des années 2007, 2008 et 2009.

Les ivoiriens attendent que cette affaire aboutisse afin que la Côte d'Ivoire dont rêve Mamadou Koulibaly, c'est-à-dire, une Côte d'Ivoire où règne l'égalité des chances, puisse accompagner le bien-être des populations. Il faut donc que la société civile soutienne et apporte toutes sortes d'informations capables d'aider à la manifestation de la vérité. Tous les ivoiriens sont appelés à apporter des preuves au procureur de la république pour l'aider dans  cette tâche historique que lui a confié le président Laurent Gbagbo. Il s'agit de construire ensemble un Etat de droit, une nation.

"Chaque génération a le choix entre trahir ou accomplir sa mission"
Celui qui lutte peut tout gagner ! Celui qui ne lutte pas a déjà tout perdu !

 

Dr Séraphin PRAO

Enseignant-chercheur à la faculté des sciences économiques et de développement à l'Université de Bouaké (Côte d'Ivoire).

Président du Mouvement de Libération de l'Afrique Noire (MLAN)

www.mlan.fr

contact@mlan.fr

Tel : (225) 01 11 87 60

BRUXELLES, VILLE MUSULMANE EN 2030 ?

Mardi 29 juin 2010, par Aldo-Michel MUNGO

Il y a quelques semaines, l'hebdomadaire Le Vif/L'Express titrait en couverture "Bruxelles musulmane en 2030". L'analyse n'exclut pas le scénario d'une capitale européenne devenue musulmane dans à peine 20 ans. Pourquoi ce scénario est-il inquiétant ? Le problème n'est pas religieux, il est politique.

MANIF PRO-PALESTINIENNE 1.jpg

Manifestation propalestinienne à Bruxelles, le 4 juin dernier. PHOTO : AP, JPOST

Ce qui est en cause, c'est l'islam politique qui veut introduire la charia dans notre société et transformer notre façon de vivre. N'ayons pas peur des mots : l'islam politique est une idéologie d'extrême droite, fascisante, qui instrumentalise la religion pour parvenir au pouvoir et régir la Cité de manière totalitaire. Que se passera-t-il si nous continuons à faire des concessions aux barbus ?

Nous vivrons tout simplement une vaste régression sociale. Nous reviendrons sur plus d'un siècle de conquêtes : l'émancipation de l'individu face au clergé, l'égalité hommes-femmes, la laïcité, la séparation de l'Eglise et de l'Etat, la mixité, le droit à l'enseignement pour tous, le droit au travail, la fin des prescrits religieux, la liberté d'expression et de pensée. En un mot, la fin des dogmes imposés par les clercs.

Que constatons-nous dans certains quartiers de Bruxelles ?

Une atmosphère étouffante, des pressions et des injures visant les femmes qui ne portent pas le voile, l'interdiction de fait des commerces qui ne sont pas halal. C'est-à-dire la disparition de tout commerce vendant de l'alcool, du porc et tout ce qui est "illicite" aux yeux des nouveaux inquisiteurs religieux.

Des écoles où les professeurs ne peuvent plus parler du darwinisme, des croisades ou de la Shoah sans se faire insulter. Des mosquées qui dictent leur volonté à des dirigeants de gauche qui, par électoralisme, ont tourné le dos à la laïcité. Par actions disséminées, les islamistes transforment notre ville et introduisent petit à petit des éléments de la charia pour tenter d'en faire une ville musulmane. Mais il faut oser le dire : la charia est contraire aux valeurs de notre civilisation gréco-chrétienne.

D'ailleurs, la plus haute juridiction du continent, la Cour européenne des droits de l'Homme, a dit pour droit le 31 juillet 2001 que la charia est incompatible avec le régime démocratique.

MANIF PRO-PALESTINIENNE.jpg

Comment sommes-nous arrivés à une telle situation ?

A partir des années 1960, des immigrés musulmans ont été recrutés pour servir les intérêts de l'industrie belge. Mais aucun ouvrier n'a été déporté de force, chacun a été payé et personne n'a été retenu contre son gré en Belgique. Ils ont été accueillis comme l'ont été les immigrés polonais, italiens, espagnols, portugais, et bien d'autres avant eux. Comme l'a été mon père. Comme l'ont été vos pères, mères ou grands-parents.

Car cette terre est depuis toujours une terre d'immigration et nous sommes tous des descendants d'étrangers. Nous avons ensuite permis à ces nouveaux immigrés de faire venir leur famille ; nous leur avons octroyé les droits et les avantages acquis par nos aïeux ; nous avons accordé la nationalité belge à ceux qui la demandaient. Nous avons ouvert nos dispositifs sociaux à des dizaines de milliers de réfugiés ; nous avons régularisé massivement les sans-papiers, nous avons financé la formation des arrivants et l'instruction de leurs enfants.

Pour éviter la concentration des enfants d'immigrés, nous avons même perdu la liberté d'inscrire les nôtres dans l'école de notre choix. Nous l'avons fait avec un esprit universaliste, croyant de bonne foi que ces immigrés musulmans souhaitaient vraiment partager nos valeurs et notre style de vie.

La non-intégration : un droit

Mais il faut bien constater que certains Musulmans radicaux tendent maintenant à revendiquer la non-intégration comme un droit. Quelques associations antiracistes ont réussi à imposer le droit à la différence pour les immigrés musulmans et l'obligation de s'adapter pour le reste de la population.

Les politiciens au pouvoir sont allés jusqu'à entériner le "multiculturalisme", cette idéologie hasardeuse selon laquelle des patrimoines de valeurs complètement différents peuvent former une société cohérente.

Aujourd'hui, la multiculturalité est désormais rebaptisée "interculturalité", un nouveau concept qui signifie essentiellement que toute croyance - aussi ridicule ou ignoble soit-elle - est correcte et acceptable au nom de la diversité. Pour résoudre le bien-vivre ensemble, il faudra davantage que cinq minutes de courage politique. Il faudra faire le choix de la parole vraie, de la rigueur intellectuelle.

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Que faire, me demanderez-vous ? Que proposer face à ce défi ?

Il y a un passage obligé : nous devons faire front devant les atteintes à la neutralité de l'Etat. Nous devons refuser catégoriquement les privilèges qui sont réclamés pour des raisons religieuses, en dérogation à nos lois démocratiques. Car il nous revient le droit de contraindre à respecter notre contrat social quiconque prétend le violer. Le "vivre ensemble" implique un changement radical d'attitude de la part de chacun. D'une part, il faut cesser de voir en étranger tout homme dès lors qu'il n'est pas blanc : le sens de la citoyenneté n'a pas de couleur. Mais il faut être intraitable avec ceux qui escomptent violer les valeurs du contrat social sous prétexte de leur propre origine.

A cet égard, la tolérance n'est pas de mise, et la contrainte est de rigueur. Le mérite de l'Etat moderne est d'avoir aboli les privilèges ; nous ne devons pas tolérer qu'ils soient rétablis, au nom d'un dieu hypothétique.

Nous devons refuser toute concession au communautarisme. Et attention aux soi-disant "accommodements raisonnables" qui ne sont rien d'autre, absolument rien d'autre, que des privilèges religieux, des lois particulières édictées pour quelques-uns. Si nous en admettons le principe, il sera impossible de faire marche arrière ensuite.

Ce sont des revendications qui tendent à instaurer le développement séparé des différentes composantes de notre société. Ceux qui les prônent vont dresser définitivement des murs infranchissables. En effet, si chacun obtient satisfaction sur des particularismes identitaires, que restera-t-il du "vivre-ensemble" ?

Rien. Il restera une société fondée sur le développement séparé. Une société ségrégationniste. Une société fondée sur le principe de l'apartheid. Il faut dire non aux accommodements raisonnables qui sont la porte ouverte à la scission de la société sur des bases uniquement religieuses et qui vont organiser la société dans l'hystérie piétiste du "pur" (le Halal) et de l'"impur" (le Haram).

MANIF PRO-PALESTINIENNE 3.jpg

La démocratie profite à tous, même aux antidémocrates

Nous ne pouvons nous accommoder de différences religieuses essentiellement revendiquées par des idéologues fondamentalistes et rétrogrades. Car, dans notre société, aucun groupe ne peut se prévaloir de privilèges : tout le monde est sur le même pied. Ces revendications se fondent sur le postulat que plusieurs civilisations peuvent coexister sur le même sol. Cela est faux car cela mène à la guerre civile. Et, c'est évident, seule la position laïque est à même d'assurer la paix civile.

Les seuls "accommodements vraiment raisonnables" sont ceux qui s'imposent aux derniers arrivants, comme l'exige la plus élémentaire courtoisie. Ce que nous proposons à nos concitoyens musulmans, en plus de toute notre assistance, de toute notre solidarité sociale, à côté de tous les avantages qu'il y a à vivre en Belgique, c'est simplement qu'ils s'accommodent de nos institutions, de notre mode de vie et de nos traditions.

Ce que nous leur proposons c'est d'intégrer notre contrat social. Mais nous ne pouvons accepter l'ingérence de considérations religieuses, ni donner une légitimité institutionnelle quelconque à cet effet, et encore moins considérer des financements pour de tels agencements.

Nous devons être intraitables sur la liberté de conscience et d'expression ; sur le pluralisme philosophique ; sur l'égalité des droits entre les individus, hommes et femmes ; sur la neutralité de l'Etat ; sur le respect de toutes les minorités ; sur la soumission au processus démocratique ; sur la soumission aux lois nationales ; et sur le respect des traditions et des usages qui sont les nôtres.

Les valeurs de la démocratie bénéficient à tous, y compris aux ennemis de la démocratie. Ces valeurs sont notre force. Prenons garde à ce qu'elles ne deviennent pas notre faiblesse. Nul n'entend renoncer à l'Etat de droit ; ce serait renoncer à nous-mêmes. Mais si notre droit est impuissant à faire respecter notre mode de vie, changeons-le !

 

Source: JFORUM

15:32 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : monde, europe, belgique, bruxelles musulmane en 2030, aldo-michel mungo | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

LE PRESIDENT DU MLAN APPORTE SON SOUTIEN A L'OPERATION MAINS PROPRES

MAMADOU KOULIBALY.gif

La loi du plus fort ne régit pas les rapports humains. Pour ne plus y être soumis, les hommes élaborent des lois juridiques et morales non naturelles, mais issues de la raison. En effet, c'est d'abord la raison qui fait savoir à l'homme que les rapports de force ne l'avantagent pas et nuisent à sa sécurité et à sa liberté, et qui le pousse à créer des lois. Le droit est, comme le souligne Kant, un redresseur de faits, un tuteur qui vise à corriger « l'insociable sociabilité de l'homme ». Et c'est bien ici que les récentes décisions du chef de l'Etat Laurent Gbagbo trouvent toute sa force et son sens. Le président de la république a commencé véritablement par prendre ses responsabilités vis-à-vis du peuple en limogeant ceux qui pensent être au-dessus des lois dans ce pays. Il a raison car la construction d'une nation impose cela : la recherche du bonheur pour chacun doit être garantie par l'Etat, dont la figure visuelle est le président.

En reconnaissant, à la suite d'Aristote, que l'homme est « par nature un animal politique », c'est-à-dire que l'homme est par essence un être qui vit dans une société politiquement organisé, l'Etat est bien ce grâce à quoi l'homme peut trouver le bonheur. Ce dernier, suppose alors la mise en place de lois qui assureront que chacun, en participant à la vie de la cité, réalise en même temps son humanité et accède au bonheur.

Le président Laurent Gbagbo, l'ayant certainement compris, a pris position et des têtes sont tombées. A l'ENA, le toilettage a concerné  notamment le Directeur général, le Secrétaire général, le Directeur de l'école de gestion économique et financière, le Directeur de la formation continue. A l'école de police, le directeur général  de la police nationale et la sous-directrice de l'école de police, sont cités dans « l'opération mains propres ».

Le président Gbagbo  a également demandé que la lumière soit faite sur le « cas Tagro », qui alimente les colonnes des journaux  ces derniers temps. Laurent Gbagbo donne ainsi des coups de  serpillière dans l'administration publique. C'est d'ailleurs ce que nous demandions depuis belle lurette à ceux qui voulaient refonder la société ivoirienne et les relations confuses avec les pays impérialistes. Si de telles actions continuent alors la paix sociale, préalable à tout développement, pourrait se consolider durablement car parfois l'injustice  est source de désordre.

La Côte d'Ivoire ne doit pas être le terreau de l'injustice sociale et le nid de la corruption. Les ivoiriens sont tous égaux devant les lois du pays, ils doivent avoir les mêmes chances pour jouir des fruits du travail collectif.

Il faudra sans doute éduquer l'élite africaine à voir l'accession à des hautes responsabilités comme un immense honneur mais surtout un redoutable devoir de consolider la cohésion nationale. « L'homme ne peut devenir homme que par l'éducation. Il n'est que  ce qu'elle fait. » Par cette phrase, Kant, signifie qu'éduquer, ce n'est pas supprimer le naturel, mais éveiller les dispositions naturelles de l'homme, l'humaniser.

Nous devons faire vite, très vite même afin d'éviter que la corruption devienne une religion en Côte d'Ivoire, car elle retarde le développement des pays africains. Il faut se mobiliser pour faire échec à la fraude ainsi qu'à la corruption, toutes choses qui dénaturent les rapports entre les individus et l'Etat et entre les nationaux d'un même Etat, qui n'ont plus les mêmes droits devant l'administration de cet Etat.  La justice sociale est nécessaire à la recherche du dialogue. Or on sait que par le dialogue, les hommes doivent se rendre capables d'un accord qui manifestera la paix au sens positif du terme : non pas seulement l'absence de conflit, mais la concorde véritable.

Dieu bénisse l'Afrique et ses enfants !


Dr Séraphin PRAO

Président du Mouvement de Libération de l'Afrique Noire (MLAN)

www.mlan.fr

contact@mlan.fr

(225) 01 11 87 60

15:27 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : côte d'ivoire, séraphin yao prao, mamadou koulibaly, opération mains propres | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

dimanche, 27 juin 2010

PLUIES DILUVIENNES A ABIDJAN: IMMOBILISME COUPABLE ET ABSENCE DE PROSPECTIVE!

INONDATIONS A ABIDJAN.jpg

Je l'écrivais, le 17 juin 2009, sur ce blog :

« Que de sinistres dans notre capitale économique, Abidjan, après les premières pluies diluviennes de ce mois de juin, qui en promet bien d'autres! Et chaque année, même scénario, même élan de compassion des autorités, mêmes visites des lieux, mêmes dons de soutien, et toujours même désordre dans l'habitat urbain, même tolérance du ministère de tutelle, même complaisance généralisée, mêmes installations et constructions anarchiques, même immobilisme de l'Etat face à la précarité de l'habitat, à Abidjan et en Côte d'Ivoire (crise oblige? Trop facile!), même résultats logiques, chaque année, et même ballet hypocrite, mêmes actions de sauvetage, mêmes plans de raccommodage (ORSEC)!

Pauvre de ma Côte d'Ivoire! A quand une politique véritable de l'habitat et de l'assainissement, dans mon pays, et à quand une véritable action de déguerpissement et de RECASEMENT assisté par la nation toute entière, diligemment piloté par l'Etat? DIEU seul le sait. Pour l'heure, on est dédouané par la polarisation tous azimuts sur la sortie de crise. Pour l'heure, silence, on compte nos morts! Macabre décompte! »

Cette année 2010 n'a aucunement fait exception ! Loin s'en faut. Elle a été même bien pire que les précédentes. Elle a néanmoins en commun avec elles le même ballet hypocrite et les mêmes mesures impopulaires et inopérantes. Ainsi va ma Côte d'Ivoire !


DINDE Fernand AGBO

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23:49 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : côte d'ivoire, abidjan, inondations, pluies diluviennes, déguerpissement | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

UNE FLOTTE DE GUERRE AMERICANO-ISRAELIENNE DANS LE GOLFE PERSIQUE

 

NAVIRES DE GUERRES AMERICAINS.jpg

Une armada de 11 navires de guerre américains et d’un vaisseau israélien a traversé le Canal Suez vendredi, le 18 juin en direction de la Mer Rouge et du Golfe persique informations exclusivement de ses sources militaires.

La flotte, la première de cette composition à naviguer sur le Canal Suez, est menée par le transporteur d’Harry Truman USS et son porte avion de 60 chasseurs-bombardiers et 6 000 marins et fusiliers marins.

Les autorités de port égyptiennes ont imposé des mesures de sécurité exceptionnelles pour le passage des navires. Toute la circulation commerciale et civile traversant le Canal Suez a été arrêtée et les forces de sécurité mises en état d’alertes le long des deux rives du canal. Les pêcheurs égyptiens ont été retenus dans leur port ou dans le Lac Amer.

Ce mouvement massif de bateaux avec une forte aviation navale américaine plus un contingent israélien est un nouveau facteur dans les tensions du Moyen-Orient en forte croissance ces des deux semaines dernières, qui semble viser l’Iran.

Source: JFORUM

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samedi, 26 juin 2010

LE GHANA HONORE TOUT LE CONTINENT AFRICAIN

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Ghana: De si brillantes black stars!

Dernier représentant du continent africain, le Ghana poursuit l'aventure sud-africaine après un succès acquis avec les tripes face aux États-Unis (2-1 a.p.) grâce à Boateng et Gyan. Pour le premier quart de leur histoire, les Black Stars défieront vendredi l'Uruguay pour atteindre le dernier carré.

Sous les yeux d'Abedi Pelé et de Bill Clinton, le Ghana et les Etats-Unis se sont livrés un combat acharné, ce samedi soir à Rustenburg en huitièmes de finale. Kevin-Prince Boateng avait parfaitement lancé les hostilités. Suite à un joli numéro en solo, le puissant milieu de terrain ouvrait la marque dès la cinquième minute du gauche. Même privés de son emblème : Michael Essien, le Ghana prouvait qu'elle avait d'incroyables ressources et aussi un excellent gardien. Richard Kingson, qui a fête ses 32 ans le 13 juin dernier, a en effet sauvé les Black Stars a plusieurs reprises, notamment face à Findley (35e), à Feilhaber (47e) ou à Bradley (76e).

Les USA, un mental à toute épreuve


Mais le portier de Wigan ne pouvait rien sur le penalty parfaitement tiré par Landon Donovan, qui égalisait avec l'aide du poteau (1-1, 62e), suite à une faute grossière de Jonathan Mensah sur Dempsey. La récompense d'une révolte américaine entamée tambours battants dès le retour des vestiaires. Pour la troisième fois en quatre matches, les Boys de Bob Bradley revenaient au score, affichant une nouvelle fois des qualités mentales et physiques très au-dessus de la moyenne. Malgré un Jozy Altidore qui pesait de tout son poids en attaque - et il est élevé - les USA, qui ont beaucoup poussé, devaient toutefois se contenter de la prolongation face à de vaillants Ghanéens, héroïques en défense.

Gyan, c'est géant !


Et comme en début de rencontre, les hommes de Milovan Rajevac faisaient la différence dès l'entame de l'extra-time, par l'inévitable Asamoah Gyan (93e). Lancé en profondeur, l'attaquant du Stade Rennais résistait à la charge de Bocanegra, son coéquipier en club, pour expédier le cuir au fond des filets d'une frappe puissante du gauche. Un but synonyme de victoire, le troisième pour Gyan qui porte à trois son total buts dans ce Mondial. Il rejoint ainsi Suarez, Villa, Vittek et Higuain en tête du classement des buteurs, voilà encore une belle surprise.

Comme le Cameroun en 1990 et le Sénégal en 2002, les Black Stars atteignent donc les quarts de finale et font mieux qu'en 2006. Pour leur première participation à une Coupe du monde, les «Étoiles ghanéennes» avaient été éliminées en huitièmes par le Brésil (0-3). Vendredi prochain, le Ghana sera opposé à l'Uruguay, tombeur de la Corée du Sud (2-1), avec l'objectif d'être le premier pays africain à atteindre le dernier carré d'un Mondial.

© Source : Julien Penna

23:50 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afrique, ghana, mondial 2010, coupe du monde afrique du sud, boateng, assamoi gyan | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

samedi, 19 juin 2010

ET SI ON SE MARRAIT UN BON COUP?

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1-      Un fou voit sur la tombe de son ami : 08.12.1965 - 02.02.2010. Il demande alors au gardien du cimetière : Chef, pardon dis-moi, mon ami-là, où il est-là, ya pas réseau ou bien ? Depuis-là, je l'appelle mais ses deux numéros ne passent pas ! Ou bien il a fermé son portable ?

2-      Je t'ai rien dit. Il paraît que DIEU est en promo, il distribue les tickets pour le paradis ; mais attention, pour en avoir un, il faut mourir d'abord. Il reste deux tickets ; tu dis quoi ?

3-      C'était un nouveau chrétien en pleine prière : Satan, je te purige (purge), je te purige, je te purige, je te purige, je te puuurrriiiiiiiiige !!! Le pasteur inquiet et exaspéré, lui dit : Façon tu le purges-là, faut chercher son WC en même temps, dèh ! Faut pas il va chier dans mon église ici, hein !!! J'ai parlé oh ! Hum !


Excellent week-end à tous !

19:26 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Humour | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : humour, blagues, blagues-sms, blagues ivoiriennes, décompresser, déstresser, détente, rire, sourire | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

IL FAUT SAUVER LE SOLDAT COTE D'IVOIRE!

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Peut-on construire la paix sans la justice sociale ? La question est posée mais la réponse n'est pas simple à donner. Ce qui est certain c'est que sans la justice sociale, la paix est compromise.  Si l'on s'accorde donc à dire que la paix est indispensable au développement économique d'un pays alors, la justice sociale devient une condition importante.

Fort est de constater aujourd'hui en Côte d'Ivoire que l'injustice est devenue la règle d'Or de gouvernance et pourtant, le pays est à la recherche de la paix. Sur la route de la paix, on trouve encore des spectateurs médisants dont l'injustice sociale en est le leader. Il nous semble important qu'on en parle, pendant qu'on peut encore avertir, afin de mettre fin à certaines pratiques compromettantes pour la paix.

LA CÔTE D'IVOIRE EST DEVENUE LE NID DE L'INJUSTICE SOCIALE

Les ivoiriens souffrent : les élections  sont régulièrement reportées et leur niveau de vie régresse de façon géométrique. L'école qui est l'ascenseur social est en panne. Toutes les portes sont fermées sauf pour quelques privilégiés.

Autrefois, sous l'ancien régime, nous les accusions de gouvernement affairiste mais aujourd'hui, on est passé à une élite qui s'est disqualifiée en s'appropriant le patrimoine génétique de la corruption. La guerre a le dos large puisqu'elle justifie pour certain, le pillage systématique des richesses de notre pays par des gloutons inconscients. L'on s'est installé dans l'hypocrisie, le mensonge et la duplicité et dans tout ce ballet, le peuple est pris en otage, victime et souffrant.

Un jour, le président Laurent Gbagbo lui-même, peut-être dépassé par les événements se lâchait en ces termes : "Les gens détournent par-ci, détournent par-là, ils font des rackets par-ci, des rackets par-là. Les policiers ont " gâté " leur nom parce que tout le monde les voit. Mais ils ne sont pas les seuls à racketter. Quand tu vas dans un bureau et qu'on te prend l'argent pour faire un papier auquel tu as droit, c'est du racket. On voit tout et on entend.... On entend ici, un tel vole dans la direction qu'on lui a confiée, un tel vole sur la route, mais quand nous volons, c'est nous-mêmes que nous volons...". Cette présentation sommaire des maux qui minent la Côte d'Ivoire suffit de comprendre la profondeur de la question de l'injustice dans le pays. La corruption a gangréné  toutes les structures de la Côte d'Ivoire, de l'école jusqu'au concours en passant par l'hôpital, les ennemis de la justice sociale ne démordent pas. La corruption s'est institutionnalisée de sorte qu'aucun concours n'est accessible sans une contrepartie financière versée. Ainsi, la prestigieuse Ecole Nationale d'Administration(ENA), l'Ecole Nationale de Police (ENP), l'Ecole Nationale de la Gendarmerie (ENG), l'Ecole Normale Supérieure (ENS) sont devenues le lieu où se fait la promotion des nuls. Nous constatons sous nos yeux l'enrichissement illicite d'une certaine élite ivoirienne au nez et à la barbe du peuple. Du coup, le fossé séparant la tranche socialement intégrée de la population (les riches) des autres (les pauvres, les exclus) s'agrandit.

A tous ces maux, il faudra ajouter le tribalisme, le régionalisme, le népotisme, le sectarisme, ces facteurs qui mettent à mal la construction de la nation ivoirienne. La démocratie est donc en danger.

SANS LE DROIT, LA DEMOCRATIE EST IMPOSSIBLE

Commençons par définir ce qui fonde la justice : les lois. Elles sont des règles établies conventionnellement en vue de réguler la coexistence des individus. Elles ont pour fin le bien de la communauté. Les lois existent parce que, de fait, les hommes ne peuvent spontanément s'entendre. Telle est définie, par Kant, « l'insociable sociabilité de l'homme ». On sait également que le droit n'est rien d'autre que l'ensemble  des lois conventionnellement établies. Le positivisme juridique nous renseigne aussi qu'il serait vain de rechercher ailleurs que dans la légalité l'idée de justice. Ce qui est juste c'est d'accepter l'arbitrage de la loi, non pas l'arbitrage juste, mais l'arbitrage. Si les lois sont appliquées à tous sans exception et de la même manière, nous sommes alors prémunis contre les injustices possibles. Or en Côte d'Ivoire, aujourd'hui, l'injustice sociale a atteint son paroxysme. Les ivoiriens n'arrivent plus à se vêtir, à manger, à se soigner pendant qu'une poignée vit dans une richesse la plus insolente et injurieuse.

Or, est juste ce qui se conforme à l'exigence éthique d'une double égalité : égalité commutative, d'abord, qui repose sur la réciprocité, et selon laquelle la justice recommande de donner autant de droits et de devoirs à chacun. C'est la première exigence du contrat social dont dépeint Rousseau : pour que la justice soit instaurée, nul ne doit être au-dessus des lois et celles-ci doivent garantir la liberté et l'intégrité de chaque citoyen.

Sur le plan social, la justice concerne le problème de la distribution des richesses, et fait alors appel à la seconde égalité qui doit être respectée, l'égalité distributive : on doit donner à chacun selon son mérite. C'est ainsi qu'on arrivera à sauver notre pays et construire une nation.

IL FAUT SAUVER LA CÔTE D'IVOIRE

Pour sauver la Côte d'ivoire, la solution n'est pas miraculeuse : il faut d'abord aller aux élections très vite, ensuite engager des reformes profondes pour stabiliser notre économie et enfin, accélérer la construction de la nation ivoirienne.

Dieu aime la Côte d'Ivoire puisqu'il y a des intellectuels honnêtes qui travaillent pour la paix et le développement de ce pays. Nous pouvons citer le président de l'Assemblée Nationale, le professeur Mamadou Koulibaly, qui a des prises de position sans équivoque : il défend toujours le peuple.

Le 2 juin dernier, à la rotonde de l'hémicycle, il a pris position pour son peuple :  « Après trois ans d'Apo et une multitude de deniers publics gaspillés dans les voyages entre Abidjan-Ouaga, Abidjan-Paris, Abidjan-New York, la pauvreté s'est accrue, la fuite des capitaux s'est accélérée, le chômage a augmenté, les infrastructures n'ont pas été entretenues et la fracture sociale s'est creusée. L'Apo s'est embourbé dans ses contradictions congénitales.... Le racket, la tricherie aux examens et concours, les pots-de-vin, les trafics d'influence, l'enrichissement rapide injustifié, se déchaînent et se réinstallent comme au temps du parti unique ».

Ce monsieur aime son pays et son continent, il sait qu'on ne vient pas à la politique pour s'enrichir mais pour servir et changer positivement la vie de son peuple. La Côte d'Ivoire a besoin d'une rédemption. Aujourd'hui le Ghana brille non pas parce que la providence l'a élu parmi tous les pays de la région, mais en raison de la bonne gouvernance et le courage de ses enfants au travail.

Puisque la corruption des devenue « le sida de l'économie », il faudra créer  un Haut Commissariat pour la Lutte contre la Corruption (HCLC). C'est ce que nous proposons au Mouvement de Libération de l'Afrique Noire (MLAN). Ce sera une sorte de ministère qui aura pour seule tâche de démanteler sociologiquement et activement les réseaux de corruption dans le pays. Ce ministère fera de la prévention, de l'information mais sanctionnera également en partenariat avec les instances judiciaires du pays. En ce qui concerne la vie publique, nous réitérons notre ancienne idée de la création d'un Comité National de Moralisation de la Vie Publique (CNMVP) qui serait sous la coupole du conseil économique et social. Ce comité aura la tâche de veiller au bon fonctionnement de la lutte que mène le HCLC. Au surplus, le CNMVP veillera à ce que les hommes politiques, leaders d'opinion etc, aient une vie exemplaire, c'est-à-dire établir l'équilibre politico-social entre le peuple et la sphère politique. C'est ainsi que   la Côte d'Ivoire donnera un signal fort quant à l'espérance qu'attendent les ivoiriens et tous ceux qui y vivent car notre devoir sera d'être un modèle, l'espérance promise à l'humanité.

Tout comme  Aimé Césaire, « ma bouche sera la bouche des malheurs qui n'ont point de bouche ; ma voix, la liberté de celles qui s'affaissent au cachot du désespoir (...) car un homme qui écrit n'est pas un ours qui danse».

Dieu bénisse et garde la Côte d'Ivoire.


Dr Séraphin Prao

Economiste et président du MLAN

www.mlan.fr

contact@mlan.fr

(225) 01 11 87 60

mercredi, 16 juin 2010

COMMENT DIRE NON SANS ENVOYER PALABRE?

Sans commentaires!

 

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02:50 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Humour | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : humour, blagues, décompresser, déstresser, détente, rire, sourire | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mardi, 15 juin 2010

LES ELEPHANTS MUSELENT RONALDO ET ARRACHENT UN NUL PRECIEUX (0-0)

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Contrairement à l'absence ou plutôt au déni de jeu des lions indomptables, les Eléphants rentraient dans la compétition avec un jeu ouvert  orchestré autour de Gervinho devant les buts portugais. En l'absence du capitaine Drogba tout juste de retour de blessure, le lillois avait la charge de donner du rythme au jeu des africains. Il se signalait dignement dès l'entame de la partie.

Mais, la première alerte venait du côté de la Selecçao avec une fusée de Cristiano Ronaldo qui échouait sur le montant droit de Copa Bary à la 10ème minute. Face à la vivacité de Ronaldo, la défense ivoirienne répondait par l'impact physique de ses grands formats.

Eboué et Demel tenaillaient Ronaldo à tous les coups. Le duo Demel et Ronaldo écopait d'un avertissement à la 20ème minute après un accrochage fautif de l'ivoirien suit Ronaldo suivi d'une provocation du portugais envers son vis-à-vis.

Didier Drogba multipliait les gestes religieux depuis son banc de réservistes pendant que sur le terrain, les 11  ivoiriens renforçaient leur jeu sans complexe devant le Portugal 3ème nation au classement FIFA.

Les ivoiriens contrôlaient et maitrisaient le jeu isolant même Ronaldo. De leur impressionnante organisation collective transparaissaient la discipline tactique et l'aisance technique. Les poulains de Erickson pêchaient cependant dans l'exécution des derniers gestes dans la surface adverse. 0-0 score à la pause.

Les ivoiriens, même sans Drogba, se montraient créatifs dès la reprise. Mis en confiance par une 1ère mi-temps bien négocié, Gervinho enchaînait une série de dribles à la 46ème minute. Sa frappe était détourné en corner par le portier Eduardo.

Servi par Yaya Touré, Kalou plaçait une frappe molle dans les gants d'Eduardo du plat du pied à la 53ème. Sur un centre de Deco, Liedson plaçait une tête dans les mains de Copa à la minute d'après.

Acclamé par le public, Didier Drobga remplaçait Kalou à la 65ème minute sous une pluie battante. L'âme des Eléphants sort d'une opération au bras il y a 10 jours seulement. Il s'alignait en pointe pendant que Gervinho décalait à l'aile droite, son poste de prédilection.

Carbonisé par ses efforts physiques, Gervinho cédait sa place à Kader Keita à 10 minutes du terme. Le capitaine ivoirien du jour Kollo Touré se tordait de douleur à la 85ème minute mais poursuivait la partie après les soins reçus du staff médical ivoirien.

Drogba passait tout près d'offrir le but de la victoire à la Côte d'ivoire dans les arrêts de jeu. Le corner de la 93ème minute ne sera exécuté qu'à ''moitié'' puisque l'arbitre ordonnait la fin de la partie : score final 0-0. Un excellent début pour les ivoiriens qui méritait mieux que le point du partage.

Hermann Oswald G'nowa

Source: Camer-sport.be

QU'EN PENSEZ-VOUS: LA FAMILLE, PIRE ENNEMI DE L'AFRICAIN?

 

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La Famille, Pire Ennemi de l’Africain

Par Georges YANG

N’en déplaise à Nicolas Sarkozy et au "nègre" qui écrit ses discours, l’homme africain est bel et bien entré dans l’histoire. C’est une erreur grossière de penser que parce qu’il n’existe aucun document d’époque précoloniale écrit en langue locale (en dehors de l’amharique) relatant les faits, que ceux-ci ne sont pas historiques. Les victoires des Zulus sur les Anglais, les généalogies des Royaumes de Mopti, Kongo ou Zimbabwe étaient connues des populations par la transmission orale et les hauts faits de chaque peuple étaient relatés dans le détail et connus de tous jusqu’à une acculturation urbaine récente datant de moins de vingt ou trente ans maximum.

 

Par contre l’homme et la femme africaine, dans l’immense majorité des cas ne sont pas encore entrés dans l’aire de l’individualisme. Ils sont prisonniers et souvent victimes de la famille dans le sens le plus vil et le plus détestable que celle-ci peut prendre.

-        Sans l’omniprésence de la famille en Afrique, la corruption serait du même niveau qu’en Europe ou en Asie, car il existe de véritables corrompus partout sur la planète.

-        Sans la famille, le tribalisme ne serait que le prolongement du folklore et le désir de préserver les coutumes.

-        Sans la famille enfin, la sorcellerie serait un accessoire folklorique, une réminiscence du passé au même titre que la superstition en France.

Bien sûr, l’Afrique n’est pas monolithique, mono ethnique et mono culturelle. Il existe autant, si ce n’est plus de différences, entre un Bambara, un Zulu et un Masaï, pour ne citer que ces trois groupes, qu’entre un Suédois, un Portugais et un Moldave.
Cependant, ceux qui ont vécu en Afrique, au contact quotidien avec les populations de diverses ethnies, catégories sociales et professions ont pu constater les ravages dus au parasitisme social, à la rapacité des cousins et de ceux que l’on appelle des frères ; et cela à tous les niveaux de la société, du pouvoir et de la hiérarchie sociale.

Cette famille élargie, que l’on connait à peine avant qu’elle ne vienne s’abattre sur vos économies, ou tout simplement votre moyen de subsistance, comme un vol de sauterelles ou de criquets pèlerins, l’Africain la subit au quotidien, s’en plaint en permanence mais n’ose agir contre par peur de l’opprobre.

La famille africaine prise dans sa dimension négative peut s’avérer pire par ses effets toxiques que le FMI, la Banque Mondiale, le néocolonialisme, les multinationales réunis sur le vécu quotidien des individus productifs, courageux et entreprenants.

Afin de rendre la démonstration plus claire il sera donné priorité à l’exemple dans cet article. Une tentative de théorisation sera abordée en fin de présentation.

Avoir un appartement de fonction assez vaste, ou pire une villa à sa disposition quand on est un ou pire une jeune salariée célibataire bien payé, est une véritable malédiction. L’Africain est censé être solidaire et partageur, il est en fait rançonné, pressuré, sucé jusqu’à la moelle par les membres de sa famille dès qu’il gagne un minimum d’argent.

Ce que l’on appelle communément entraide est en réalité une extorsion permanente de fonds sous le regard bienveillant de la communauté.

Et impossible de dire non, on se doit de "respecter la coutume" c’est-à-dire de se laisser envahir par une bande de bouches inutiles qui ne feront même pas la vaisselle, n’achèteront jamais un litre d’huile et s’ils le peuvent, face à un timide, arriveront à lui soutirer de l’argent de poche.
Dans un tel environnement, on comprend aisément que toute la paie du salarié va passer en nourriture pour quelquefois dix personnes alors qu’il n’a encore lui-même aucun enfant.

S’il n’arrive pas à tenir financièrement, il va être obligé d’exercer un second métier au détriment de son employeur et de son temps libre. Si ce patron est un étranger ou un membre d’une autre tribu, les scrupules concernant l’honnêteté, la ponctualité et le sérieux au travail seront vite balayés par la pression quotidienne du groupe. Et même au sein d’une même ethnie, les mauvais coups sont envisageables surtout si l’on a trouvé un emploi chez un vague cousin ou un soi-disant oncle qui aura du mal à appeler la police (souvent corrompue elle aussi), pour faire incarcérer un membre de la famille.
Les vieux missionnaires qui disaient jadis d’un ton péremptoire "les noirs sont voleurs" bien avant de dénoncer leur lubricité atavique, n’avaient pas idée de ce que pouvaient être les pressions psychologiques qui régnaient sur ceux qui travaillaient à la mission.

Car en plus du chantage affectif "tu es des nôtres" ou "voler le blanc, ce n’est pas vraiment voler", ces bons chrétiens croyaient aussi au mauvais sort, à la sorcellerie et ne pas aider quelqu’un de la famille, du clan, puis par extension de la tribu, c’était et c’est encore, prendre le risque de s’exposer à des représailles, voire à un mauvais sort. Chez les musulmans, le syncrétisme existe aussi et la peur des sorciers et du poison est aussi forte que chez les chrétiens.
Or si les vieux curés et religieuses issus de l’époque coloniale et ayant perduré après les indépendances se plaignaient des méfaits de leurs ouailles cela se passait avant l’arrivée en force de l’urbanisation, de la société de consommation et de l’offre de produits attractifs comme les postes radios, les téléphones et autres petits plaisirs occidentaux importés de Chine.

Avec l’explosion de l’offre de produits de consommation, de l’émergence de l’anonymat des grandes métropoles, toutes les conditions sont réunies pour une explosion de la corruption, du trafic d’influence et des passe-droits.
Un proverbe bantou de l’Est du Congo dit en ces termes : "La générosité tue !". Car il s’agit d’une générosité obligatoire, non volontaire souvent la main forcée.

La solidarité contrainte est le lot d’une immense majorité d’Africains. Et quand tout est épuisé et que les parasites sont là demandeurs et pressants, la tentation est grande de passer à l’acte délictueux qui expose au renvoi, à la prison ou à des représailles physique des victimes.

Certains profiteurs, voyant que la source de profit se tarit, iront sans vergogne s’installer chez un autre cousin, quand la première sœur aura été essorée. Et puis, il y a les "sœurs", les cousines qui empruntent un chemisier, des bijoux pour sortir et qui oublient de les rendre, qui utilisent le maquillage et les produits de beauté de celle qui fréquente un riche et qui ne remplacent rien. Et quand le mari se plaint trop des dépenses, on "perd" son téléphone ou on s’est "fait voler" son porte-monnaie au marché pour dissimuler l’argent donné au petit frère quémandeur qui en est à son énième mauvais coup, ne s’amende jamais et ne cesse de réclamer !
Le président renversé Du Burkina Faso, OUEDRAOGO, risquant sa tête pour détournement de fonds publics, a choisi comme argument à sa défense qu’en tant qu’Africain, tout le monde dans la salle du tribunal étant aussi Africain, les jurés se devaient de le comprendre, si ce n’est de lui pardonner ses incartades.
"En tant que premier citoyen du pays, j’étais aussi le premier rançonné. Je voyais des gens se disant de ma famille, dont j’ignorais l’existence jusqu’au jour de la première entrevue et qui me demandaient un poste, un privilège, de l’argent, une signature. Je donnais, je signais, vous en auriez tous fait autant !" Tel était retranscrit dans l’esprit les termes de son plaidoyer.

Il a sauvé sa tête toute comme l’une de ses ministre qui expliquait qu’il y avait beaucoup de casse de vaisselle lors des réceptions officielles et que quelquefois les assiettes et les couverts disparaissaient tous seuls, alors que certaines pièces du mobilier national avaient été retrouvées chez des nièces et des belles-sœurs.


Si un dirigeant africain n’est pas à l’abri de pressions, alors qu’en est-il d’un citoyen lambda ?

Au bas de l’échelle sociale, une prostituée est victime en permanence des quolibets et des lazzis, la famille en a honte, mais elle peut se racheter en revenant au village, ou même en ville de nos jours, une valise pleine de cadeaux pour faire pardonner sa vie dissolue. Un poste de télévision fait vite oublier la méconduite d’une fille.
Et en Europe, le travailleur sénégalais émigré qui vit dans un foyer type SONACOTRA, et qui revenait jadis chez lui avec des cadeaux pour tous et une distribution de billets de banque pour monter qu’il avait réussi, de nos jours, n’a plus besoin de revenir au pays pour dépenser son argent. Western Union a été inventé spécialement pour le délester quasiment en temps réel de ce qu’il gagne à la sueur de son front qu’il soit balayeur, ouvrier, cadre ou travailleur indépendant. Car au-delà des mers la pression existe pour soutirer de l’argent à celui qui travaille, dur le plus souvent.
Ces comportements peuvent s’expliquer par l’absence de sécurité sociale généralisée dans les pays africains, en dehors de quelques mutuelles. Le sous-emploi, les mauvaises rémunérations, la précarité de l’emploi, l’exode rural sont souvent mis en avant pour justifier le parasitisme social. Mais cela ne suffit pas, car si l’emploi salarié est rare, si les gros et moyens entrepreneurs ne sont pas assez nombreux, le secteur informel permet à chacun de trouver une activité de subsistance.

En dehors des cas de guerre civile avec déplacement de population, de famine consécutive à une sécheresse ou autre catastrophe, on peut vivre, chichement certes, de son travail en Afrique, en dehors des mendiants et des infirmes. Mais le parasitisme social vient avant tout d’une imprégnation culturelle distillée depuis l’enfance, où l’on apprend l’interdépendance et où la place de l’individu en tant qu’entité sociale est mise au second plan.

On n’existe pas pour soi-même, mais on fait partie d’un groupe ayant sa cohésion, au cours de son existence l’Africain intègre de nouveau groupes, seul il n’est rien. L’individu isolé est comme un électron libre errant de noyau en noyau cherchant à se placer sur orbite autour d’un nouvel atome en guise de structure.

La modernité occidentale qui prévaut peu à peu économiquement est encore trop récente pour s’imposer psychologiquement. L’individu seul est menacé dans son psychisme, au pire la folie le guette et la guérison ne peut passer que par la réintégration dans le groupe et ainsi par l’acception de ses diktats.

Celui qui a profité pendant des années de la manne dispensée par un oncle, une sœur, un cousin, offrira "généreusement" une chèvre pour le mariage de son bienfaiteur et se sentira quitte de toute dette tant financière que morale et sans le moindre sentiment de culpabilité car il a été élevé comme ça.

Dans le même ordre d’idée, le jeune cadre qui gagne bien sa vie ne pourra payer lui-même la dot de sa future épouse, même s’il en a financièrement les moyens. Le père et les oncles insisteront pour payer au nom de la coutume, et une fois marié, au nom de la même coutume, ils viendront se goberger et récupérer au centuple le prix du malingre bestiau qu’ils auront acquitté pour le mariage. Le but essentiel étant de maintenir le lien de dépendance entre les membres d’une famille, pour faire cracher au bassinet celui ou celle qui donne l’impression d’avoir les moyens.

Avec deux milliards d’Africains prévus pour 2050, ils ne seront peut-être qu’un milliard et demi mais peu importe, le continent devra faire le choix de l’individualisme pour survivre. Car si les mentalités n’évoluent pas, le développement économique réel qui s’installe en ce moment (tous les Africains ne crèvent pas de faim, loin de là et la croissance atteint les 6% dans certains pays), sera mis à mal par des obstacles culturels.

Ce qui était déjà pénible au village avec une économie de troc est totalement incompatible avec une société mondialisé, à moins de vouloir faire vivre les Africains dans des réserves comme les Amérindiens, ce qui n’est pas ce que l’on puisse leur souhaiter de meilleur. L’Afrique a droit tout comme les autres continents au progrès, à l’industrialisation et au luxe.
Certains verront dans cet article une vision ethnocentrique européenne. C’est faire fi des plaintes que de nombreux Africains dynamiques et travailleurs émettent à longueur de journée. Car si les coutumes sont encore respectées, si l’on ne peut encore chasser de chez soi un pique-assiette éhonté, cela n’empêche que tous les Africains supportent ce genre de situation avec amertume et de plus en plus mal. Car ce n’est pas la compassion qui les anime mais la crainte des représailles, de la sorcellerie et au mieux des qu’en-dira-t-on.
La France était quasiment rurale il y a un siècle, il n’y plus que 5% d’exploitants agricoles qui ne sont même plus des paysans. Le pays a fait un choix de société et les mentalités ont changé. C’était le prix de la croissance.

L’Afrique devra elle aussi en passer par là. L’ère de l’individualisme et de la famille nucléaire n’est peut-être pas la seule option qui s’offre au continent, mais la moins couteuse et la plus facile à mettre en application.

Apprendre l’égoïsme et le chacun pour soi est une option de développement. Le traitement social de la précarité de type européen n’est probablement pas la solution, mais son absence quasi-totale, pénalise ceux qui produisent en Afrique. La pyramide des âges se modifie dans de nombreux pays. La prise en charge de vieillards de plus en plus nombreux, va aussi créer un déséquilibre social. Car jusqu’à présent, seul le faible nombre de vieux autorisait la solidarité familiale.


http://mampouya.over-blog.com/

 

17:34 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : afrique, georges yang, la famille ennemi de l'afrique, patrick éric mampouya | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

vendredi, 11 juin 2010

IPAD: UNE FAILLE DE SECURITE REVELE L'E-MAIL DE 114.000 CLIENTS

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AT&T : une faille de sécurité révèle l'e-mail de 114.000 clients


Le groupe de hackers français Goatse Security a découvert une faille sur le site Internet de l'opérateur américain AT&T via laquelle il est possible de récupérer les informations de tous les clients possédant un iPad. Plus précisément, ce script permet de retourner une adresse email associée à l'identifiant unique que porte chaque iPad (ICC-ID). Ironiquement cet identifiant, disponible dans la section Paramètres du système, est généralement publié sous la forme de photo par les heureux possesseurs de l'appareil et partagé sur les réseaux communautaires.

Ce script automatisant la récupération des données sensibles aurait été partagé avec des personnes tierces avant d'être envoyé à AT&T et que la faille soit corrigée. Selon ValleyWag, plus de 114 000 comptes utilisateur auraient été compromis « même s'il est possible que des informations confidentielles sur tous les possesseurs d'un iPad 3G aux Etats-Unis aient été impliqués ». Parmi les personnes concernées nous retrouvons de grands noms comme Janet Robinson, PDG du New York Times, Les Hinton, PDG du Dow Jones, Michael Bloomberg, PDG de Bloomberg LP ou encore Chase Carey, président de News Corp.

Parmi les adresses email récupérées plusieurs appartiennent à des employés de l'armée américaine, de la DARPA ou encore du gouvernement américain. Suite à cette affaire, la direction du New York Times aurait envoyé un email à tous ses employés en leur suggérant de couper la connectivité 3G jusqu'à nouvel ordre.

Par le passé, Goatse Security avait prévenu de failles au sein des navigateurs Firefox et Safari.

Guillaume Belfiore


Source: JFORUM

LES NOUVEAUX VISAGES DE LA FRANÇAFRIQUE

FRANçAFRIQUE.jpg

Une manifestante contre la « Françafrique ».


Alors que le 25e sommet « Afrique-France », qui est aussi celui du cinquantenaire des « indépendances », s'est tenu à Nice les 31 mai et 1er juin 2010, l'affaire est assez emblématique des mutations de cet étrange serpent de mer qu'est la « Françafrique ». Chacun sait, depuis le 15 mai 2010, que la libération de l'universitaire Clotilde Reiss est en partie due à une médiation sénégalaise, au sein de laquelle l'avocat Robert Bourgi, aussi talentueux que multicarte et seul héritier du savoir-faire « foccartien », a joué un rôle déterminant.

Seuls trois hommes étaient au courant du voyage secret en Iran de Me Bourgi et de Karim Wade, à la fin du mois de mars 2010: le père de ce dernier, Abdoulaye Wade et, à Paris, Nicolas Sarkozy et son secrétaire général, Claude Guéant, à qui les deux émissaires ont régulièrement rendu compte au téléphone, depuis Téhéran, des progrès de leur mission. Ni Bernard Kouchner, ni Jean-David Levitte, ni même le patron de la « DGSE », Erard Corbin de Mangoux, ne savaient quoi que ce soit de ce déplacement feutré. Culte du secret, court-circuitage des filières institutionnelles, casquettes africaines et contacts parallèles activés par un personnage à la réputation (forcément) sulfureuse et qui en joue avec habileté : la méthode « Foccart » transposée dans l'Orient compliqué a donc, si l'on peut dire, porté ses fruits.


FOCCART, LE GRAND MARIONNETTISTE

Si la « Françafrique » incestueuse et patrimoniale est morte, celle des réseaux est, elle, toujours bien vivante. À une différence - de taille - près : elle est acéphale. Là où Jacques Foccart, qui consacrait l'essentiel de son temps aux affaires du « pré carré », tirait tous les fils à la manière d'un grand marionnettiste, Claude Guéant, pour qui l'Afrique n'est qu'une préoccupation parmi d'autres, n'intervient directement ou par intermédiaire interposé que sur certains dossiers sensibles. D'où l'éclatement et la multiplication de réseaux souvent complémentaires « (Élysée-business (par exemple) », reliés entre eux par des passerelles « avocats, juges, médecins, (ouvertement rivaux) »  (ONG), « transcourants (francs-maçons) », etc., mais qui tous fonctionnent en interne avec de vraies solidarités corporatistes et une opacité commune.

Autre évolution : les réseaux sont désormais autant « afro-français » que « franco-africains » et leur interpénétration réciproque est fréquente. Un Laurent Gbagbo, un Paul Biya, un Denis Sassou Nguesso, un Ali Bongo Ondimba, pour ne citer qu'eux, ont tous leur réseau d'influence qui emprunte à chacun (ou presque) des réseaux français. Conséquence de cette alchimie complexe, qui tient parfois de la raffinerie : l'apparition de missi dominici dont on distingue mal a priori l'allégeance principale. Il faut ainsi de bons yeux pour hiérarchiser les fidélités dont se réclame aujourd'hui l'incontournable Robert Bourgi : Sarkozy et Guéant en premier lieu, puis Wade, Ali Bongo Ondimba, Ould Abdelaziz, Gbagbo et quelques autres. Il est vrai que, en ce domaine, chacun avance masqué.

Le petit « Who's Who » que nous publions (voir ci-dessous) - et d'où sont exclus les ministres pour qui l'Afrique fait en quelque sorte partie du job, tels Bernard Kouchner et Alain Joyandet - a pour ambition de guider les pas du profane dans le maquis de la « néo-Françafrique ». Nous avons volontairement omis dans ce vade-mecum les pays du Maghreb, qui relèvent, eux, de réseaux bilatéraux à la fois différents et étanches, sur lesquels nous reviendrons prochainement.


ROBES NOIRES

Simone Gbagbo et l'État togolais ont un point commun : leur avocat, Pierre Haïk (le dossier Kieffer pour la première, l'affaire Kpatcha Gnassingbé pour le second). C'est un habitué du continent, ex-conseiller de l'ancien directeur des affaires générales d'« Elf », Alfred Sirven, et surtout de Charles Pasqua. Plus jeune, il joue dans la même cour qu'autrefois Jacques Vergès, lequel conseille encore le chef de l'État centrafricain, François Bozizé. D'autres « pointures » prennent la relève : après le massacre du 28 septembre 2009 en Guinée, Francis Szpiner, Lev Forster puis Marcel Ceccaldi ont essayé de mettre Dadis Camara à l'abri des poursuites ; Christian Charrière-Bournazel (bâtonnier à Paris) et Mario Stasi conseillent Kpatcha Gnassingbé.

Ancien maire « UMP » et proche de Nicolas Sarkozy, Manuel Aeschlimann,­ qui a rejoint l'équipe du Congolais Jean-Pierre Bemba - poursuivi par la « Cour pénale internationale » -, est un nouveau venu. Il est à l'opposé d'un William Bourdon, qui se montre plus volontiers aux côtés des faibles. Ce dernier est avocat des plaignants dans l'affaire des « biens mal acquis », qui vise notamment Denis Sassou Nguesso (défendu par Jean-Pierre Versini-Campinchi). Mais il est aussi celui de... la famille Kaddafi ! Les « cabinets d'affaires » ont également leurs « Messieurs Afrique », notamment Jean-Claude Petilon chez Fasken Martineau ou Stéphane Brabant chez Herbert­ Smith.


BLOUSES BLANCHES

Les prostates, surtout quand elles sont présidentielles, peuvent créer des liens étonnants entre les patients et leurs médecins. Ces derniers peuvent ainsi passer du domaine médical au champ politique. Bernard Debré, chirurgien-urologue, ancien ministre de la Coopération, est considéré un peu comme un pionnier en la matière. Outre les soins apportés à Gnassingbé Eyadéma et Félix Houphouët-Boigny, il s'est plus d'une fois rendu sur le continent avec son équipe, composée d'une quarantaine de personnes. Au Congo-Brazzaville, on connaît particulièrement le cancérologue Claude Maylin et son épouse Maria, d'origine marocaine, amis personnels de Denis Sassou Nguesso. Autre médecin connu à Brazzaville - et ailleurs -, le chirurgien Alain Deloche, de la Chaîne de l'espoir, qui travaille surtout avec la Fondation « Congo Assistance », présidée par Antoinette Sassou Nguesso.

Le professeur Luc Montagnier est l'un des principaux soutiens de la Fondation « Chantal Biya », au Cameroun, où il se rend souvent. Tout comme le dentiste Jean-Marc Aubert, qui a d'abord commencé par soigner Paul Biya, avant de devenir son ami personnel. Autre célébrité sur le continent, le professeur et ancien patron de la « Croix-Rouge française » Marc.


Lire, aussi, dans la même rubrique l'article suivant :

FRANÇAFRIQUE :  TOUT SUR LES NOUVEAUX  RÉSEAUX :  LES HOMMES ET LEUR CONNEXION.

00:52 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Cameroun, France | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afrique, france, 25ème sommet afrique-france, cinquantenaire des indépendances, françafrique | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

jeudi, 10 juin 2010

DU BERGER A LA BERGERE: REPONSE DE MAMADOU KOULIBALY A AFFI NGUESSAN

MAMADOU KOULIBALY.gif

Non président Affi ! Tu n'as pas lu le texte de ma conférence. Ou bien, si tu l'as lu, tu ne l'as pas compris. Je suis vice-président du FPI en charge des questions gouvernementales et je suis comme tu le dis, président de l'Assemblée nationale donc député, donc chargé entre autre, du contrôle de l'activité de l'Exécutif. J'ai le sentiment d'avoir fait mon devoir de veilleur. Non Affi ! Tu ne peux pas dire ce que tu as dit sur le fond et sur la forme de mon discours, compte tenu des valeurs que prône le FPI, du projet de société du FPI et du programme de gouvernement qui ont fait que les Ivoiriens nous ont portés au pouvoir. J'espère que nous n'avons pas oublié. Je remercie le parti pour toutes ces nominations à des postes de responsabilité dont j'ai bénéficié malgré mon arrivée tardive au FPI comme le dit ton ami Tagro ; mais ne vous mettez pas en idée de me demander de ne pas les assumer. Par ailleurs, tu dis que j'aime les ONE MAN SHOW ? Suis-je le seul dans ce cas au FPI ? Regarde un peu autour de toi. Si le parti était un peu mieux géré il n'y aurait pas eu de si nombreux cas dans toutes nos fédérations. Le plus curieux c'est que tu ne sois pas descendu dans l'arène pour te défendre toi-même, lorsqu'à Dabou, ton autorité a été bafouée par Serges Agnero. Tu n'es pas non plus descendu dans l'arène lorsqu'à Soubré l'autorité du Secrétaire général du FPI a été défiée par Gogui Théophile. Tu n'es pas descendu dans l'arène lorsque l'autorité du Ministre d'Etat Bohou Bouabré a été contestée par le ministre Tagro à Issia / Saïoua. Et là, te voilà dans l'arène pour défendre Tagro contre Koulibaly. Est-ce cela être un homme d'Etat, et premier responsable d'un grand parti comme le FPI ? Je me demande bien quelle est la logique de cette réaction de soutien au ministre Désiré Tagro, Secrétaire national qui aurait un comportement d'homme d'Etat face à moi le mauvais vice-président de ton parti.

Quel dommage !

Je t'invite autant que toute la direction et tous les militants du FPI à lire ou à relire le texte de ma conférence. J'invite tout le parti à redevenir ce que nous n'aurions jamais dû cesser d'être : un parti politique responsable qui aspire à gouverner autrement la Côte d'Ivoire. Il ne s'agit pas de savoir où j'étais le 19 septembre 2002 au moment où Désiré Tagro défendait la République ou si depuis mon adhésion au FPI j'ai contribué à quoi que ce soit de bien pour ce parti. Car à cette allure, bientôt Désiré Tagro et ses amis se demanderont si je suis Ivoirien pour me permettre d'intervenir dans le débat national. Non ! N'allons pas dans les poubelles de la falsification de l'histoire et du révisionnisme. Et si on oubliait Mamadou Koulibaly pour revenir aux questions que les Ivoiriens et les Africains se posent ? A quand la fin de la crise pour qu'enfin nous attaquions les vrais problèmes des populations ? Ne personnalisons pas le débat. Je parle de la Côte d'Ivoire et toi tu me reproches de parler aux Ivoiriens et de leurs problèmes ? N'est-ce pas eux les souverains qui nous ont donné le pouvoir ? Peut-on oublier Mamadou Koulibaly et penser la Côte d'Ivoire ? Parlons de responsabilité morale. Parlons de responsabilité politique. Et sur ce terrain nous sommes attendus par nos concitoyens. Je ne retire rien à mes propos et je ne regrette pas de les avoir tenus. Si c'était à redire, je le redirais avec encore plus de véhémence. Les Ivoiriens ne nous ont pas élus en 2000 pour les commander mais pour les servir. Notre engagement n'était pas de gérer leur vie quotidienne mais de gouverner l'Etat. Notre loyauté ne doit pas se mesurer à l'aune de notre attachement à un chef, mais aux principes et aux valeurs qui fondent notre projet de société. Ne comptez ni sur une démission ni sur une concession de ma part.

Source: Quotidien Le Patriote du 10 Juin 2010


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Sortie de crise / Mamadou Koulibaly charge : « L'accord de Ouaga a échoué », « Tagro doit démissionner »

 

Le Pr Mamadou Koulibaly intervenait au cours d'un colloque national sur la démocratie en Côte d'Ivoire. Il a fait observer que l'accord de Ouaga qui devait mettre fin à la crise en 10 mois est aujourd'hui dans l'impasse, trois ans après sa signature.

« Inscrit initialement dans un chronogramme de 10 mois et présenté comme la clé du dénouement de la crise ivoirienne, l'APO, après 3 années de tractation, est hélas une succession d'impasses habitées par l'amertume, le doute et l'inertie », a-t-il déclaré. Tout en dénonçant l'échec de l'accord de Ouaga, le président de l'Assemblée nationale a estimé que le ministre Désiré Tagro qu'il présente comme l'artisan principal de la conception et de la finalisation de cet accord, doit démissionner. « L'APO s'est embourbé dans ses contradictions congénitales. La responsabilité du ministre Désiré Tagro est engagée, car c'est lui qui a négocié, discuté, approuvé et conseillé l'APO. L'échec patent de cet accord devrait amener le ministre Tagro à en tirer les conséquences et à démissionner. Un homme politique responsable démissionnerait. Le Président de la République devrait désigner une nouvelle équipe pour engager un véritable processus de sortie de crise », a souligné le Pr Mamadou Koulibaly dans son intervention sur le thème « Responsabilité de la classe politique devant l'opinion publique ». Faut-il le préciser, le colloque qui s'achève demain est organisé par la Convention de la société civile ivoirienne, en partenariat avec le National Democratic Institute (NDI) et FRIEDRICH EBERT STIFTUNG (FES), et a pour thème « Bilan, enjeux et perspectives de la démocratie en Côte d'Ivoire après vingt ans de multipartisme ». Selon le président du comité scientifique, le Pr Assalé, il s'agit de faire coïncider les 50 ans d'indépendance de la Côte d'Ivoire avec le véritable départ de la démocratie. Le représentant de FRIEDRICH EBERT, M. Hermann, a souhaité que ces travaux permettent une analyse approfondie et objective en vue de rendre plus performant l'exercice du multipartisme en Côte d'Ivoire. Quant au coordonnateur national de la Convention de la société civile ivoirienne, le Dr Patrick N'Gouan, il a dénoncé une « démocratie unijambiste, déséquilibrée, inefficace » ponctuée par une « mauvaise gouvernance ». D'où la forte implication de la société civile qui œuvre à renforcer « l'autre jambe » pour une « démocratie équilibrée et participative » en Côte d'Ivoire.

H. Oulaï

Source: Quotidien L'Inter du 03 Juin 2010

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23:23 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : côte d'ivoire, quotidien le patriote, mamadou koulibaly, affi nguessan, fpi | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mardi, 08 juin 2010

QUAND SEGOLENE ROYAL REND HOMMAGE A UN PERSONNAGE HISTORIQUE... FICTIF

SEGOLENE ROYAL.jpg

Après la bourde de Bernard-Henri Levy citant un philosophe fictif, c’est au tour de Ségolène Royal de créer le buzz sur la toile pour une gaffe du même acabit. Le 10 mai 2010, à l’occasion de la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions, la présidente de Poitou-Charente a en effet rendu sur son blog un vibrant hommage à un personnage de l’histoire rochelaise qui. .. n’a jamais existé.

L’affaire a été révélée par le quotidien Sud-Ouest

« Ce capitalisme négrier dont la région porte l’empreinte eut ses dissidents : au XVIIIe siècle, Léon-Robert de L’Astran, humaniste et savant naturaliste mais également fils d’un armateur rochelais qui s’adonnait à la traite, refusa que les bateaux qu’il héritait de son père continuent de servir un trafic qu’il réprouvait. » La candidate à la présidentielle de 2007 s’est semble-t-il appuyer sur « une histoire locale » qui lui avait été racontée en 2009 dans son entourage.

« On ne retrouve sa trace dans aucune archive ; il est le fruit de l’imagination de quelqu’un qui s’est peut être inspiré d’histoires réelles de fils de négriers », affirme Jacques de Cauna, un historien bordelais, membre du centre international de recherche sur l’esclavage. « Je n’ai jamais vu ce nom-là ; on ne peut vérifier aucun des détails qui sont donnés ; il ne figure sur aucun registre de l’époque pas plus que le nom du bateau de son père qui était armateur », confirme Jean-Louis Mahé, historien rochelais.

La cofondatrice de « Désirs d’avenir » à l’origine de la bourde

« Errare humanum est ! J’avoue être l’auteure de la référence à Léon-Robert de L’Astran, opposant à l’esclavagisme dont on aurait aimé qu’il existât, tant l’histoire était belle », a écrit, dans un communiqué, Sophie Bouchet-Petersen, cofondatrice de l’association de Ségolène Royal « Désirs d’avenir ».

« D’autres s’y sont laissés prendre », a-t-elle ajouté, citant les sites communes-françaises.com (à la rubrique histoire de La Rochelle) ou la-rochelle.org, « mais prenons-le du bon côté, tant mieux si ce canular sans gravité permet de parler de la traite négrière et de tous ceux qui ont réellement combattu l’infâme commerce ».

Jean-Louis Mahé a été amené à découvrir la supercherie, fin mai, après avoir été sollicité par un étudiant qui devait écrire un article sur ce personnage, présenté sur Wikipédia comme « un naturaliste et savant humaniste » né en 1767, à La Rochelle. Depuis la page sur cet homme fictif a disparu de la bible internet.

En février dernier, Bernard Henri Levy s’était lui aussi fait reprendre. Dans son livre « De la guerre en philosophie, » aux éditions Grasset, le philosophe appuyait sa démonstration sur les travaux d’un philosophe, Jean-Baptiste Botul, qui aurait critiqué l’œuvre de Kant dans les années 1950. Or, cet auteur était fictif et son œuvre publiée une mystification littéraire. Une bourde qui a fait le tour du net elle aussi !

Source: JFORUM

20:07 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans France | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : france, esclavagisme, jforum, portail juif francophone, ségolène royal | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

lundi, 07 juin 2010

LE CHEF D'ETAT-MAJOR DES ARMEES FRANÇAISES: L'EUROPE EST EN DANGER


CHEF D'ETAT-MAJOR FRANCE.jpg

Le patron des armées françaises redoute une « crise sécuritaire » sur le continent.

En matière de défense et de sécurité, l'Europe a « le dos au précipice ». Dans un discours de haute volée prononcé mercredi à l'École militaire à l'occasion du congrès annuel du Conseil économique de la défense (CED), le chef d'état-major des armées (Cema), l'amiral Édouard Guillaud, n'a pas usé de la langue de bois pour rappeler les défis qui attendent l'Europe.

Nouveau concept stratégique

Constat de base : « Les lignes bougent » entre l'Union européenne et les États-Unis. À Washington, la nouvelle Administration a défini une nouvelle stratégie de défense. En Europe, le traité de Lisbonne est entré en vigueur. Enfin, l'Otan est engagée dans l'élaboration d'un nouveau concept stratégique. Dans ce monde de « puissances relatives », au sein duquel l'influence se déplace peu à peu vers l'Asie, alors que des menaces nouvelles, comme la cybercriminalité, sont venues s'ajouter aux menaces traditionnelles et que se développent de nombreuses « zones grises », la relation transatlantique est à une « période charnière ».

Depuis la fin de la guerre froide, les États-Unis ont retiré plus de 80% de leurs forces du Continent européen, qui n'est plus, vu de Washington, comme un « continent prioritaire ». « L'Europe doit tenir compte de cette nouvelle vision américaine. Mais la question qui se pose est de savoir si les Européens vont réussir ou non à s'affirmer comme une puissance militaire », prévient l'amiral Guillaud. La question n'est pas seulement politique, elle est aussi stratégique.

Depuis le sommet de Saint-Malo, en 1998, la défense européenne a fait des progrès. Les opérations « Concordia » en Macédoine, « Artémis » au Congo et « Atalante » dans l'océan Indien sont autant d'étapes franchies. « Quand l'Europe veut, l'Europe peut », constate l'amiral. Mais ces progrès sont insuffisants, et ils ne peuvent masquer les divisions générées par la guerre en Afghanistan. « 27 pays de l'Union européenne peuvent-ils être considérés par les États-Unis comme des partenaires fiables quand ils refusent de partager le fardeau afghan ? », s'interroge le chef d'état-major. Il a aussi des inquiétudes relatives à la transformation de l'Otan. « L'Europe s'y présente en ordre dispersé. C'est un peu le combat des Horaces et des Curiaces », regrette-t-il.

Développer des synergies

La crise financière, une « surprise stratégique », est encore venue assombrir le tableau. Alors que plusieurs pays européens sont en train de raboter leurs budgets de défense, l'amiral Guillaud redoute qu'une « crise sécuritaire » vienne s'ajouter à la crise économique. Avec de lourdes conséquences : une relégation de la défense européenne au « soft power », la tentation d'un repli national, un risque de décrochage technologique et capacitaire... À moyen terme, on risque une « démission de l'Europe », qui deviendrait spectatrice au lieu d'être actrice. Ce n'est pas ce que veulent les États-Unis, qui préfèrent une Europe puissante à une Europe vassale. « Mais nous avons été bercés par les sirènes du court terme », regrette l'amiral Guillaud.

Pour autant, il n'y a pas de fatalité au déclin. Pour remonter la pente, l'Europe doit développer des synergies. « Depuis la fin des années 1980, aucun pays européen n'a les moyens de tout faire tout seul » dans le domaine militaire, rappelle le Cema. L'Europe doit remettre à plat sa stratégie et cesser d'éparpiller ses efforts. Mais il faut pour cela réunir trois volontés : « Celle des armées, qui est acquise. Celle des politiques. Et celle des opinions. »

Source: LE PORTAIL JUIF FRANCOPHONE

13:25 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans France, Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : monde, europe, france, cema français, amiral édouard guillaud, armée, défense, otan | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mardi, 01 juin 2010

GBAGBO SE DECIDE ENFIN A INCRIMINER OUVERTEMENT LA FRANCE DANS LA CRISE IVOIRIENNE

  

LE PRESIDENT LAURENT GBAGBO.jpg

  

 

Sommet France-Afrique, Gbagbo: "Pas question d'aller à Paris!"

 

Le sommet France Afrique débute ce matin (hier, lundi 31 mai 2010), à Nice sans le chef de l’Etat ivoirien. Laurent Gbagbo n’ira donc pas à Nice. Le chef de l’Etat ivoirien qui ne souhaite pas associé son image à cette cérémonie s’est fait représenter par le président du conseil économique et social Laurent Dona Fologo. Selon le chef de l’Etat ivoirien il n’était « pas question d’aller à Paris » sans avoir discuté avec la France des différends avec la Côte d’ivoire. « Il n’y a pas de raison que j’aille en France tant qu’on n’a pas discuté du différend qui oppose et qui continue d’opposer l’Etat français et l’Etat de Côte d’Ivoire », a-t-il martelé.


Laurent Gbagbo accuse la France d’avoir tenté de le renverser en novembre 2004 après le bombardement du camp militaire français par l’aviation ivoirien. En réaction, l’aviation française avait détruit la flottille ivoirienne. Pour Laurent Gbagbo, la France avait tenté ce jour là de le renverser et cela reste inacceptable. « La tentative pour un pays qui est de renverser un Chef d’Etat, légalement élu, légitimé par une élection démocratique et populaire, tant qu’on envisage les relations comme ça, je ne suis pas d’accord. Je ne suis pas d’accord avec cette manière de voir les relations entre deux Etats », a-t-il indiqué

Même s’il blanchit le président Nicolas Sarkozy et accuse depuis cette époque clairement et ouvertement l’ancien président français Jacques Chirac et son premier ministre Dominique De Villepin d’être à l’origine du refroidissement des relations avec la France, Laurent Gbagbo n’a pas l’intention de passer l’éponge pour autant. « Je n’ai jamais fait mystère de l’implication de l’Etat français à travers les personnes de Jacques Chirac et de Dominique de Villepin. Je n’ai jamais fais mystère de leur implication dans la tentative de renversement de mon régime. Ce n’est pas aujourd’hui que je vais dire le contraire. Mais, nous ne nous sommes jamais assis avec l’Etat français pour discuter de ces questions-là. Ce n’est pas Sarkozy. C’est Chirac et De Villepin. Mais, pour moi, c’est l’Etat français. Alors, nous n’avons pas encore discuté du fond », a-t-il expliqué

Laurent Gbagbo veut d’abord discuter avec Paris avant d’envisager un quelconque voyage, peu importe la façon dont les choses se feront. Et Nice n’est pas la bonne opportunité. « Je ne trouve pas que ce soit une bonne solution que d’aller au sommet de Nice pour discuter d’un différend que j’estime fondamental. Il faut qu’on en discute d’abord et, après, je pourrai faire un déplacement. Que nous discutions. Peu importe. Ou bien, s’ils veulent que moi, j’envoie un émissaire, je peux le faire, mais qu’on discute. Quand j’ai discuté avec Compaoré, je ne suis pas allé à Ouagadougou. Le sommet de Nice lui s’ouvre ce matin avec 38 chefs d’Etats Africains.

 

Marc Antoine Colombus

 

Source: KOACI.COM