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jeudi, 29 juillet 2010

LE MARIAGE DE CHELSEA CLINTON AVEC UN BANQUIER JUIF PASSIONNE LES ETATS-UNIS

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Bill Clinton et les deux futurs époux, en septembre 2009, à New York.


La fille de l'ancien président américain épouse un ami d'enfance, ce samedi. Et la presse n'en finit plus de spéculer sur la robe de la mariée et la liste des invités.

Hillary Clinton l'a promis : elle ne "pipera mot" sur les détails du mariage de sa fille unique, Chelsea. Pourtant, la noce enflamme la presse people aux Etats-Unis. La jeune femme de 30 ans épousera, ce samedi 31 juillet, son promis, Mark Mezvinsky, un banquier d'investissement et elle tient à ce que les détails de la cérémonie restent secrets.

Faut-il voir dans le silence de la jeune femme une séquelle du tourbillon médiatique qui a entraîné ses parents, au moment de l'affaire Lewinsky ? Mezvinsky n'a pas non plus été épargné par la violence médiatique : son père, un ancien élu démocrate a passé cinq ans en prison pour fraude. Mais, alors que le futur marié a joui d'une certaine tranquillité lors de son adolescence, Chelsea a grandi avec les yeux du monde entier braqués sur elle. Les deux jeunes gens se sont connus adolescents, à l'occasion d'un festival, puis ont fréquenté ensemble la prestigieuse université de Stanford.

"Les invités eux-mêmes ne savent rien !"

Aujourd'hui, leur union passionne le pays, et ce d'autant plus que quasiment rien n'a filtré quant à l'organisation de la fête, comme le rappelle le Washington Post : "Pourquoi ne peut-on pas demander aux invités ce qu'il va se passer ? Parce que eux-mêmes n'en savent rien !" Le lieu du mariage est toujours secret même si le nom du luxueux domaine d'Astor Courts revient souvent. Le magnifique bâtiment, inspiré du château de Versailles, est situé dans le nord-est de l'Etat de New York. Quant à l'hôtel où les invités seront logés, son nom ne sera révélé qu'au dernier moment.

Autre énigme de taille : la robe de la mariée. Les observateurs supposent que Chelsea a choisi le créateur Oscar de la Renta, ou peut-être Vera Wang.

La question religieuse est également cruciale. Clinton est chrétienne baptiste alors que Mark Mezvinsky est juif. Un rabbin devrait tenir un rôle au moment de la cérémonie mais à la différence de Jenna Bush, autre fille de président, Chelsea n'a pas désiré organiser une répétition du mariage destinée aux médias, laissant planer le mystère sur la présence ou non d'un pasteur.

Une liste d'invités assez réduite

Mais de toutes les questions en suspens, c'est assurément la liste des invités qui fait le plus jaser. Le Hudson Valley News a laissé filtrer la semaine dernière quelques noms. Barack Obama serait invité et ne viendrait pas, mais Barbra Streisand, Steven Spielberg et Oprah Winfrey seraient de la partie.

En tout, 400 personnes seraient sur la liste avec un critère, comme le révèle le New York Times : connaître personnellement la mariée. Et beaucoup de proches du couple Clinton se plaignent de ne pas avoir été invités, comme ce diplomate : "Je suis assez bien pour qu'on m'emprunte mon avion mais pas pour être invité au mariage".

Comme le note le New York Times, " Washington est une ville qui tourne autour du pouvoir et de l'accès au pouvoir. Cette cérémonie est un bon indice pour savoir où l'on se trouve sur la carte du "clintonworld"". Mais ce n'est pas parce que l'on est convié que l'on bénéficie de la confiance aveugle du clan Clinton : pour éviter que des photos filtrent dans les médias, les invités devront laisser Blackberry et autres téléphones portables à l'entrée.

Malgré tous ces mystères, l'ancien couple présidentiel se répand en déclarations lyriques dans les médias. Bill Clinton a ainsi déclaré son émotion en Afrique du Sud le mois dernier en précisant : "Je vais essayer de ne pas pleurer". Quant à Hillary, elle a affirmé lors d'une visite au Pakistan, que "le mariage de Chelsea est la chose la plus importante pour moi, maintenant". Parfois, les affaires de coeur passent avant les affaires d'Etat.

Source: JFORUM

mardi, 27 juillet 2010

LE REVE BRISE DES IVOIRIENS

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Les ivoiriens rêvent leur vie pendant que certains vivent leur rêve

« L'honnêteté universelle proteste contre ces lois protectrices du mal (...) Quoi que fassent ceux qui règnent chez eux par la violence et hors de chez eux par la menace, quoi que fassent ceux qui se croient les maîtres des peuples et qui ne sont que les tyrans des consciences, l'homme qui lutte pour la justice et la vérité trouvera toujours le moyen d'accomplir son devoir tout entier ». Cette longue citation est de Victor Hugo. Et elle devrait effrayer les tyrans et encourager les défenseurs du peuple.

Nous n'avons pas trouvé mieux qu'une telle citation pour illustrer notre présente contribution qui encore une fois s'intéresse à un pays africain : la Côte d'Ivoire.

Quelle drôle d'idée que de parler ici d'honnêteté, de justice et de vérité en ce qui concerne ce pays ? Qu'on ne s'y trompe pas, il s'agira ici de présenter le bilan dégrisant d'un pays où les uns souffrent et les autres s'empiffrent comme des gloutons. Comme chef de la fronde populaire, la classe laborieuse, nous ne voulons pas trahir notre conscience en nous taisant sur les escroqueries morales d'une élite ivre de pouvoir et de richesse.

« Les ivoiriens rêvent leur vie pendant que certains vivent leur rêve » : voici le titre que nous donnons à notre texte du jour. Pour que nous soyons en phase avec nos lecteurs, définissons ensemble les mots clés : le rêve et la vie.

Le rêve est un assemblage subconscient d'images et d'idées, souvent incohérentes, parfois nettes et suivies, qui se présentent à l'esprit pendant le sommeil; Chose plaisante par opposition au cauchemar (pendant le sommeil ou non).   Freud est sans doute celui qui les a le plus étudiés. Mais la psychologie expérimentale s'intéresse aussi à cet aspect fuyant et insaisissable de la vie mentale. Au sens figuré, c'est un projet sans fondement, chimère, utopie; Désir, espérance. Rêver, c'est vivre autrement. Rêver c'est vivre dans une autre réalité. N'en déplaise à certains, rêver n'est pas un acte anodin, puéril ou inefficace, rêver ce n'est pas perdre son temps, ce n'est pas non plus passer à côté de la vie, rêver c'est un acte de la vie à part entière, rêver c'est vivre aussi. On dit qu'un individu vit ses rêves lorsqu'il jouit d'un bonheur fort court ou qui n'a eu qu'une espérance trompeuse et de peu de durée. Il se dit aussi d'un individu à qui survient un succès, un bonheur que rien ne lui faisait espérer.

Quant à la vie, il est possible de la définir comme la capacité que peut avoir un organisme à se reproduire, respirer et se nourrir. Cette définition est trop restrictive.  Elle exclut déjà toutes les cellules qui fermentent au lieu de respirer, comme par exemple les bactéries anaérobies. La meilleure définition de la vie est thermodynamique, parce qu'elle ne fait aucun préjugé sur la structure et les comportements que doit avoir cette vie. En se basant sur les lois de la thermodynamique, on peut dire que la vie est la capacité à maintenir et à reproduire une structure complexe en dépit de conditions thermodynamiques défavorables.

Après ces définitions, nous pouvons donc exposer comment les ivoiriens appréhendent leur capacité à se maintenir et à se reproduire comme un projet sans fondement.

Dans cette grisaille, une poignée d'individu expérimente ce qu'elle n'a jamais espéré. C'est donc « deux Côte d'Ivoire » que nous présentons dans cette contribution.

Les ivoiriens, dans leur grande majorité, rêvent leur vie

Aujourd'hui, en Côte d'Ivoire, la grande majorité des ivoiriens souffre de ne pas pouvoir se loger et se nourrir dignement. Les choses qui étaient hier élémentaires sont devenues inaccessibles au regard de l'extrême pauvreté qui frappe les populations. Et pourtant, les ivoiriens ont été abreuvés d'espoir. En effet, ceux qui nous gouvernent disent qu'ils sont des socialistes, c'est-à-dire des gens qui luttent pour l'intérêt collectif, la justice sociale et l'égalité pour tous. Or on peut se demander en quoi  quelqu'un  qui n'a aucun sens de l'Etat et de la chose publique, qui n'a aucune compassion, serait-il un socialiste ? On aurait aimé voir chez les « refondateurs » ivoiriens, un comportement de responsables qui accordent une attention spéciale au peuple, singulièrement ce qu'ils appellent le petit peuple.

On ne le redira jamais assez, et les futures générations africaines devraient être encore plus vigilantes, il faut se méfier des vendeurs d'illusions.

Les ivoiriens ont pourtant donné tout ce qu'ils avaient de plus couteux, leur vie, pour sauver le pays et son chef, en espérant le changement. Lorsque les militaires du général Guéi pourchassaient les jeunes et les femmes, alors que ces derniers  luttaient pour rétablir Laurent Gbagbo dans ses droits, ils étaient tout de même loin  d'imaginer, la torture morale dont ils feraient l'objet, une fois « l'opposant charismatique » au pouvoir.

Face à la France, les jeunes ivoiriens sont sortis pour repousser très loin les limites de la colonisation.  Le président Laurent Gbagbo  lui-même le dit en ces termes : « Il y a cinq ans, les 6, 7, 8 et 9 novembre 2004 se produisaient des événements parmi les plus douloureux et les plus traumatisants de l'histoire de la Côte d'Ivoire. Des Ivoiriens aux mains nues ont été les victimes de la force française Licorne sur différents sites : corridors de Daloa et de Guessabo, aéroport de Port-Bouët, pont Général De Gaulle, pont Félix Houphouët-Boigny, et esplanade de l'hôtel Ivoire. Au total, 90 morts et 2537 blessés dont une centaine d'handicapés à vie ».

Les ivoiriens ont lutté pour améliorer leur niveau de vie. Or la corruption, le népotisme, le favoritisme, l'impunité, la tricherie, l'enrichissement rapide et illicite, sont devenus la règle en Côte d'Ivoire.  Si vous êtes d'une famille pauvre alors vous reproduirez la pauvreté car l'ascenseur social c'est-à-dire l'école, est en panne. D'ailleurs, rien n'est fait pour corriger les injustices sociales dans le pays si ce n'est les approfondir.

Comme on peut l'observer à travers ces phrases, en réalité, rien n'indique le désir des refondateurs de se situer réellement sur le terrain de la lutte contre les inégalités sociales. Cependant, que n'a-t'on pas servi aux ivoiriens en matière de progrès social ? L'école gratuite, la santé gratuite, le repositionnement de l'école dans les stratégies de développement, la répartition des richesses, le pouvoir aux peuples, plus de liberté. Les faits sont ce qu'ils sont : la réalité est tout autre.

Avec les refondateurs au pouvoir, les ivoiriens ont cru à une administration au travail et surtout juste. L'administration étant la colonne vertébrale de l'Etat, si l'administration est pourrie et que chacun souhaite s'enrichir sur le dos des usagers, alors il n'y aura pas d'administration et l'Etat n'existera pas.

Phil Hine avait raison d'écrire que  "Les dictateurs à toutes les époques ont appris rapidement que si vous voulez affaiblir la volonté d'un peuple, alors vous devez détruire leurs rêves, rendre leurs mythes incompréhensibles et les remplacer par d'autres."

La grande majorité des ivoiriens vit les difficultés et galères que connait le pays tandis qu'une minorité expérimente ce qu'elle n'a jamais espéré.

Une minorité d'ivoiriens vit ses rêves

Notre pays, après neuf années d'exercice de pouvoir par le FPI, montre un visage hideux et se caractérise par un affaiblissement de l'autorité de l'Etat, la mauvaise gouvernance, un cadre de vie de plus en plus précaire, une administration inefficace et corrompue, un secteur éducation formation en réelle difficulté, une économie défaillante et un secteur agricole en crise. C'est le bilan rapide qu'il est possible de dresser à propos de la Refondation en Côte d'Ivoire.

A Abidjan, la capitale économique, les ordures ont envahi les rues de sorte que les voitures et même les personnes n'arrivent pas à circuler. Et quand cela est possible, les odeurs finissent par vous rendre malade.  Demandez aux maires de ramasser ces ordures, ils vous diront que cela concerne le district. En Côte d'ivoire, les maires sont devenus des vendeurs de terrains, même les espaces destinés à nos enfants pour les jeux sont vendus.

L'administration marche mal. Les voitures « D », de l'Etat, roulent les jours fériés et les week-ends, sans se faire arrêter par les policiers. Les directeurs centraux sont passés maîtres dans l'art de la surfacturation et des pots de vin. Les ministres eux, peuvent pratiquer le favoritisme et le népotisme sans que la justice ne les inquiète. Ils sont au-dessus de la loi.

La corruption a tellement gangrené le pays que les professeurs de collèges et lycées demanderaient aux épreuves orales du BAC et du BEPC des billets de banque, pour arranger les notes.

Sous la Refondation, les ivoiriens travaillent de moins en moins puisque la méritocratie s'est absentée pour longtemps. Les fonctionnaires qui arrivent au bureau à 10 heures pour repartir à 16 heures. Les bureaux qui se vident les jeudis après-midi pour le week-end.

Sous la primature du Dr Alassane Ouattara, la notion de corruption n'existait pas dans les proportions que nous connaissons aujourd'hui. L'administration ivoirienne était au travail. Les fonctionnaires et agents de l'Etat étaient à leur poste dès 7h30. Il a fallu que les refondateurs viennent au pouvoir pour que la gangrène s'installe dans tous les secteurs de l'administration ivoirienne. De sorte que l'honnêteté est devenue un délit en Côte d'Ivoire. Il semblerait que monsieur Bouhoun Bouabré, ex-ministre des finances du FPI, était prêt à signer un chèque de 2,5 milliards de francs, pour acquérir la résidence de feu Angoua Koffi, ex-dg de la douane- qui abrite actuellement les locaux de la CEI, route du zoo-, si l'un des héritiers n'y avait pas fait opposition. On peut donc se demander d' où vient cet argent ? Monsieur Angoua Koffi étant issu du parti unique, on peut imaginer les sources de sa fortune mais qu'en est-il du ministre refondateur ?

En somme la corruption s'est simplement  installée. Le constater n'est évidemment pas l'approuver bien au contraire. Nous écrivons régulièrement pour éviter la révolte car l'histoire nous l'a maintenant largement et durement enseigné : il existe un rythme de la révolte. Parler, comme on l'a fait souvent, du FPI comme le nid de la corruption, c'est attribuer indistinctement à l'ensemble d'une catégorie extrêmement diversifiée et dispersée un « mal », lui-même mal identifié et mal défini. Il est clair en effet qu'il existe encore au FPI, des militants en phase avec la philosophie première du parti.

Aujourd'hui au FPI,  heureusement qu'il existe des honnêtes militants comme le professeur Mamadou Koulibaly, qui disons-le, avait claqué la porte à Marcoussis en janvier 2003. Pendant que les uns pensaient à se maintenir à leur poste, le professeur Koulibaly défendait son pays, la Côte d'Ivoire. C'est là, la différence entre un homme de gouvernement et un homme d'Etat. D'ailleurs, les refondateurs qui voudront gagner les législatives et les municipales devront se ranger derrière le professeur Koulibaly pour échapper à la vindicte populaire.

Il est impossible de vouloir le changement lorsqu'on n'est pas soi-même le changement. En Côte d'Ivoire, une minorité d'ivoiriens vit simplement son rêve.

Pour résumer l'état de santé de notre pays, nous pouvons affirmer que tout se multiplie et se divise  par un seul mot : corruption. Tout s'achète et se vend dans ce pays : extraits de naissance, attestations d'identité, certificats de nationalité, passeports etc. etc.

La bonne gouvernance comme préalable au redécollage de la Côte d'Ivoire

La théorie traditionnelle de croissance associe essentiellement la productivité globale des facteurs (PGF) au progrès technique. Or la PGF désigne, de manière plus générale, tout ce qui concourt à élever l'efficacité des combinaisons de travail et de capital. Une dimension importante est l'organisation juridique et réglementaire des activités productives, que l'on regroupe sous le terme générique d'institutions.

Douglass North[1], prix Nobel en 1993 avec Robert Fogel, a défini les institutions comme « les règles du jeu dans la société ou, plus formellement, les contraintes créées par les hommes qui régissent les interactions entre les hommes ». Les coûts de transaction (la corruption par exemple) induisent  un environnement institutionnel de faible qualité d'où la nécessité de sécuriser les contrats.

Le FMI (2003)[2] a évalué les institutions par trois types d'indicateurs : qualité de la gouvernance (degré de démocratie, stabilité politique, efficacité des services publics, degré d'intervention de l'Etat dans l'économie, sécurité juridique et absence de corruption) ; protection de la propriété privée, et limites à l'arbitraire du pouvoir exécutif.  Le FMI a mis en évidence un lien positif entre la qualité des institutions et le niveau de PIB par tête. Les institutions peuvent agir de plusieurs façons.

Premièrement, elles réduisent les asymétries de l'information en transmettant des renseignements sur les conditions, les produits et les acteurs du marché;

Deuxièmement, elles réduisent le risque en définissant et faisant respecter les droits et contrats de propriété qui précisent quels sont les bénéficiaires, les biens et les dates de transaction;

Troisièmement, elles limitent l'action des responsables politiques et des groupes d'intérêt en leur faisant rendre des comptes aux citoyens.

Ce troisième point nous intéresse en ce sens qu'il cadre parfaitement avec la situation que nous vivons en Côte d'Ivoire depuis l'affaire « Tagro ».  Notre assemblée nationale est composée en partie de mauvais députés, qui ne veulent pas rendre compte à leurs populations. Les députés du Fpi confrontés à ceux du Pdci, de l'Udpci et de Solidarité ont opposé un refus catégorique à la mise en place d'une commission parlementaire. Blocage parfait précédé quelques jours plutôt d'une séance toute aussi électrique. Le mardi 20 juillet 2010, nos députés ont remis ça, offrant à la face du pays un spectacle ridicule devant les médias, un spectacle fait d'injures, de bousculades et de violences. Y a-t-il un danger à mettre en place une commission d'enquête ? Si certains députés du FPI refusent cette enquête c'est certainement parce qu'ils cachent des choses aux ivoiriens et persistent à demeurer dans leur « saleté ». Il faudra à notre pays des institutions fortes et la bonne gouvernance pour qu'il redevienne ce qu'il était avant la crise militaro-politique.

Nous prions les ivoiriens de ne pas oublier cette épisode de l'histoire de notre pays : ceux qui ont promis la pluie et le beau temps nous ont livré la misère, la corruption, le népotisme, le favoritisme, la tricherie. Les ivoiriens doivent donc les sanctionner dans les urnes dans quelques mois.

Pour notre part, nous nous battrons avec beaucoup d'héroïsme pour transformer en profondeur notre pays en éveillant les consciences. Nous ne voulons pas faillir à ce noble devoir.

Terminons cette contribution par cette citation de MC Jean Gabin : " Dans la vie, il y a ceux  qui attendent que les choses se fassent, et ceux qui font que les choses se font ". Faisons partie  de la deuxième catégorie, c'est à dire les gens qui font que les choses se font.

Dieu bénisse l'Afrique!

Dieu guide les ivoiriens!


Dr Séraphin PRAO

Président du Mouvement de Libération de l'Afrique Noire (MLAN)

www.mlan.fr

contact@mlan.fr


[1] North D. (1990), Institutions, Institutional Change and Economic Performance, Cambridge University Press.

[2] Fonds monétaire international (2003), Perspectives économiques mondiales, Fonds monétaire international (disponible en anglais sur www.imf.org).

LE TRIOMPHE DE LA VERITE ET DU DROIT

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Le droit devait être dit et il a été dit, bien dit! Ce lundi 26 juillet 2010, au Tribunal de Première Instance d'Abidjan. Echec et mat aux thuriféraires d'une justice d'une autre époque qui font honte à la Côte d'Ivoire! Courage, les amis, Théo, Oula et Guédé, et bonne reprise! Vive le journalisme d'investigation!

Fernand Dindé

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vendredi, 23 juillet 2010

LE WEEK-END EN HUMOUR!

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1- Yao dit à son père : «Le plus jeune bachelier de France à 7 ans ». Et son père répond : « Ah bon ! Mais mon fils, je te dis que hier, les mêmes français ont repêché une moto tombée dans un lac, en 1948, et les phares de la moto étaient toujours allumés ». Yao s'écrit : « Papaaa !!! Toi aussi ! ». Le père réplique : « Comment ça moi aussi !! Si tu augmentes l'âge de l'enfant, j'éteins les phares de la moto ».


2- Dans une école primaire d'Abobo. Petit Koffi, dernier de sa classe est toujours battu par le maître. Mais le jour du chemin de croix du vendredi saint, le maître décide de jouer le rôle de Jésus. Petit Koffi coupe une branche d'arbre et décide d'être un soldat. Devinez le calvaire du maître... Mais, le lundi matin en classe, le maître dit à petit Koffi : « Tu m'as tué à Golgotha mais trois jours après,  je suis ressuscité,  à Abobo ; récite ta table de multiplication de 1 à 9 ». Wahaaa gnian !


3- Un prête catholique en visitant la jungle s'est perdu et s'est retrouvé nez à nez avec un lion. Effrayé, il dit : « Bon Dieu ! Faites que ce lion devienne chrétien ». Et le miracle s'accomplit. Le lion s'agenouille et dit : « Seigneur, bénis ce repas que tu m'as donné ».


4- Dans un hôpital psychiatrique, le médecin traitant demande au fou : « Alors pour qui te prends-tu, aujourd'hui ? ». Le fou répond : « Dieu m'a dit que je suis le pape ». Un autre fou qui passe à côté rétorque : « Faux !! Je ne lui ai jamais rien dit ».

5- Le cortège présidentiel renverse brutalement un individu sur l'autoroute ; tout le monde le croit mort, tellement l'accident est grave. Un passant se dépêche et s'étend près de lui, mais le blessé ouvre un œil et lui dit : « Oh mon frère, pardon quitte dans mon accident, va chercher pour toi, ailleurs. Accident de cortège présidentiel, on ne trouve pas ça comme ça ! ».

6- Un villageois étudie avec son maître de maison. Celui-ci lui demande : « L +A ». L'écolier répond : « LA ». Le maître : « L + O ». Il répond : « LO ». Le maître : « L + I ». Le villageois ne sait que répondre. Sa sœur, assise à côté, très fâchée, lui dit : « Ce que tu dors dessus-là, tu ne connais pas ? ». Après une longue réflexion, le villageois répond : « Hann hann ! Natte ! ».


7- Un homme regarde depuis quatre heures de temps son certificat de mariage. Sa femme intriguée lui demande : « Mais chéri, pourquoi tu regardes le certificat de mariage, depuis-là, comme ça ? Qu'est-ce que tu cherches ? ». Le mari répond : « Je cherche la date de péremption du mariage ».

16:41 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Humour | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : humour, blagues, rire, déstresser, décompresser, se marrer, détente, sourire, blagues ivoiriennes | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

ISRAEL INAUGURE L'ASSASSINAT TELECOMMANDE

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Par Jonathan Cook

Il s'appelle Repère et Tire. ('Spot and Shoot'). Des opérateurs sont assis devant un écran de télévision à partir duquel ils peuvent contrôler l'action avec une manette de style PlayStation. Le but : tuer.

Manié par : des jeunes israéliennes qui font leur service militaire. Repère et tire, comme l'appelle l'armée israélienne, peut ressembler à un jeu vidéo, mais les silhouettes sur l'écran sont de vraies personnes - les Palestiniens de Gaza - qui peuvent être tués par la pression d'un bouton sur la manette.

Des femmes soldats, situées loin de là dans une salle d'opération, ont la responsabilité de cibler et d'actionner les tirs des mitrailleuses télécommandées installées sur des tours de guet tous les quelques mètres le long de la grille électronique qui encercle Gaza.

Le système est l'un des derniers dispositifs d' « assassinat à distance » développé par la Compagnie israélienne d'armement Rafael, l'ancienne division de la recherche en armement de l'armée israélienne, et maintenant firme gouvernementale distincte.

Selon Giora Katz, vice-président de Rafael, le contrôle à distance du matériel militaire comme 'Spot and Shoot' est le visage de l'avenir. Il espère que d'ici une décennie, au moins un tiers des machines utilisées par l'armée israélienne pour le contrôle terrestre, aérien et maritime seront télécommandées.

La demande pour de tels dispositifs, admet l'armée israélienne, a été en partie alimentée par une combinaison de niveaux de recrutement en déclin et d'une population de moins prête à risquer la mort au combat.

Oren Berebbi, directeur du secteur Technologie, a récemment déclaré à un journal américain : « Nous essayons d'avoir des véhicules sans pilote partout sur le champ de bataille... Nous pouvons faire de plus en plus de missions sans qu'un soldat prenne des risques. »

Les progrès rapides de la technologie ont sonné l'alarme à l'ONU. Philip Alston, le Rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, a mis en garde le mois dernier contre les dangers qui pourraient rapidement surgir d'une « mentalité meurtrière du style PlayStation ».

Selon les analystes, cependant, il est peu probable qu'Israël tourne le dos à un matériel dont il est à la pointe du développement - en se servant des territoires palestiniens occupés, et en particulier Gaza, comme laboratoires d'essai.

Les systèmes d'armes télécommandées sont en forte demande par des régimes répressifs et des industries de sécurité intérieure en plein essor dans le monde entier.

« Ces systèmes en sont encore aux premiers stades du développement, mais il existe un marché important et croissant pour eux », a déclaré Shlomo Brom, un général à la retraite et analyste de la défense à l'Institut d'études de sécurité nationale à l'Université de Tel-Aviv.

Le système 'Spot and Shoot' - officiellement connu sous le nom Sentry Tech - a surtout attiré l'attention parce qu'il est exploité par des femmes soldats de 19-20 ans, ce qui en fait le seul système d'armement de l'armée israélienne opéré exclusivement par des femmes.

Les femmes soldats ont été choisies pour actionner les dispositifs de meurtre à distance à cause d'une pénurie de recrues masculines dans les unités de combat d'Israël. Les jeunes femmes peuvent effectuer des missions sans briser le tabou social du risque vital, a déclaré M. Brom.

Les femmes doivent identifier les personnes suspectes qui approchent de la clôture qui encercle la bande de Gaza et, si elles y sont autorisées par un agent, les exécuter en utilisant leurs manettes.

L'armée israélienne, qui prévoit d'introduire la technologie le long d'autres lignes israéliennes de confrontation, refuse de dire combien de Palestiniens ont été tués par les mitrailleuses télécommandées dans la bande de Gaza. Selon les médias israéliens, toutefois, on pense qu'il y a en plusieurs dizaines.

Le système a été progressivement mis en place il y a deux ans pour la surveillance, mais ce n'est que récemment que les opérateurs peuvent ouvrir le feu. L'armée a reconnu s'être servi de Sentry Tech en Décembre pour tuer au moins deux Palestiniens à plusieurs centaines de mètres à l'intérieur de la clôture.

Le journal Haaretz, qui a eu un des rares accès à une salle de contrôle Sentry Tech, a cité un soldat, Bar Keren, 20 ans, la semaine dernière : « C'est très séduisant d'être le seul à faire ça. Mais tout le monde ne veut pas ce poste. Ce n'est pas simple de prendre une manette comme celle d'une PlayStation Sony et de tuer, mais finalement c'est pour la défense. »

Grâce à des capteurs audio fixés sur les tours, les femmes entendent le coup lorsqu'il tue la cible. Aucune femme, rapporte Haaretz, n'a manqué à sa tâche de tirer sur ce que l'armée appelle un Palestinien « incriminé ».

L'armée israélienne, qui impose à l'intérieur de la clôture une zone interdite qui va jusqu'à 300 mètres dans la minuscule enclave (1), a été fortement critiquée pour avoir ouvert le feu sur des civils entrés dans la zone fermée.

Il semble que Rafael soit en train d'élaborer une version de Sentry Tech qui tirera des missiles guidés à longue portée.

Une autre matériel récemment mis au point pour l'armée israélienne est la Guardium, une voiture-robot blindée qui peut patrouiller un territoire allant jusqu'à 80km par heure, naviguer à travers les villes, se mettre en « embuscade » et tirer sur des cibles. Il patrouille actuellement le long des frontières israéliennes avec Gaza et le Liban.

Ses promoteurs israéliens, G-nius, l'ont appelé le premier « robot-soldat ». (2)

Mais Israël est plus connu pour son rôle dans le développement de « avions sans pilote » - ou drones, le nom sous lequel ils sont connus. Originalement destinés à l'espionnage, et d'abord utilisés par Israël au sud du Liban dans les années 1980, ils sont aujourd'hui de plus en plus utilisés pour les exécutions extrajudiciaires, à des centaines de mètres depuis l'espace aérien.

NDLR - Nous passons l'article dans son intégralité. Nous ne partageons pas le point de vue de l'auteur quant à son interprétation des choses. Nous regrettons que cela puisse choquer certains de nos lecteurs. Nous pensons néanmoins que l'information reste intéressante d'autant qu'elle a un contenu, documenté. Il ne nous paraît pas correct de réécrire un article.

Source: JFORUM

15:31 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Israël, Technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : israël, spot and shot, repère et tire, premier robot-soldat, palestiniens de gaza | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

IL NE FAUT PAS FRAPPER L'IRAN

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PHOTO : AP, JPOST

Une frappe israélienne sur les infrastructures nucléaires iraniennes n'aura pas l'effet escompté. Selon un think-tank britannique, une opération militaire n'empêchera pas Téhéran de se doter d'armes nucléaires, rapportait l'agence de presse Reuters, jeudi.

Pour le Groupe de Recherche Oxford, toute action militaire devrait même être évitée. "Une attaque israélienne déclencherait un conflit prolongé et risque même d'encourager la République islamique à se doter de l'arme nucléaire", précise un rapport du groupe. "Une frappe est également susceptible d'aggraver l'instabilité régionale, dont les conséquences seraient alors imprévisibles sur le plan sécuritaire."

Deux sons de cloche

Le rapport, signé Paul Rogers, professeur à l'université de Bradford, souligne toutefois que les risques d'incursion israélienne sont minces, bien que les capacités militaires de l'Etat hébreu se soient nettement accrues.

Les différentes manières d'affronter la menace iranienne figuraient parmi les sujets abordés entre le Premier ministre Binyamin Netanyahou et le président Barack Obama, au début du mois à Washington. Les positions des deux gouvernements diffèrent quant à leurs perceptions respectives du risque que poserait un Iran nucléaire, ainsi que sur les conséquences d'une éventuelle opération militaire.

Certains analystes estiment que Téhéran serait disposé à conclure un marché si les Etats-Unis acceptaient, de leur côté, de limiter leurs relations diplomatiques avec l'Etat hébreu.

Source: Le Portail Juif Francophone

lundi, 19 juillet 2010

ARRESTATION DE 3 JOURNALISTES DU NOUVEAU COURRIER: DECLARATION DU MOUVEMENT DE LIBÉRATION DE L'AFRIQUE NOIRE




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Notre justice nous tire vers le bas. C'est incroyable que Théophile Kouamouo et ses collaborateurs, nos frères et amis, aient été arrêtés pour avoir accompli leur devoir d'information au nom de la liberté de la presse. Que ce soit le Procureur de la République qui l'ait ordonné, dans un état dont le chef a promis ne jamais mettre un journaliste dans l'exercice de sa profession en prison, est un fait gravissime. On peut vraiment tout se permettre dans cette Afrique obscurantiste! Que le droit soit dit et que la Justice triomphe, n'en déplaise aux adeptes de pratiques judiciaires d'une époque à jamais révolue!  Lire, ci-dessous, la déclaration de soutien du MLAN à nos amis incarcérés. Dindé Fernand.

 

DECLARATION DU MOUVEMENT DE LIBÉRATION DE L'AFRIQUE NOIRE SUITE À L'ARRESTATION DES TROIS JOURNALISTES DU JOURNAL

« LE NOUVEAU COURRIER »

Les journalistes du quotidien Le Nouveau Courrier, Théophile Kouamouo  (directeur des rédactions du journal), ainsi que  Stéphane Guédé et Saint Claver Oula, gardés à vue depuis le mardi 13 juillet à la police criminelle ont été placés sous mandat de dépôt à la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (Maca) le vendredi 16 Juin 2010. Il leur est reproché d'avoir publié une partie des conclusions du juge d'instruction et des réquisitions du parquet sur l'affaire de la filière café-cacao. L'information a été donnée à l'AFP par leur avocat, Me Désiré Gueu.

Pour  le MLAN, la liberté de la presse est un socle indéboulonnable dans une démocratie car le droit à l'information est fondamental pour le développement d'un pays. En sus, les journalistes ont le droit de  s'opposer à la saisie de documents permettant l'identification de leurs informateurs. Réuni en comité des droits de l'homme, il a décidé de ce qui suit :

-         condamne sans réserve l'arrestation des trois journalistes et la barbarie avec laquelle ils ont été traités ;

-         s'émeut du silence des autorités face à cette situation d'extrême gravité ;

-         demande la cessation des intimidations incessantes tendant à faire prospérer le déficit d'information et la libération sans délai de ces trois journalistes.

Pour le MLAN, le droit à l'information est constamment et arbitrairement  mutilé lorsque le droit d'informer est monopolisé par des pouvoirs publics qui exercent un droit de censure illimité, ou des pouvoirs sociaux qui s'entourent de secrets destinés à garantir leur puissance, par des pouvoirs médiatiques qui se soumettent alternativement ou conjointement aux pouvoirs politiques et économiques.

Rappelant qu'aucun peuple ne peut aspirer aux délices de la liberté et de l'indépendance sans un minimum d'état de droit.

Soulignant la nécessité d'une lutte pour la liberté véritable de la presse en Côte d'Ivoire, le MLAN salue à juste titre le soutien sans faille des  organisations ivoiriennes de la presse (Gepci, Synappci, Cnp, Unjci) aux journalistes arrêtés.

Le MLAN invite le procureur de la république, Raymond Tchimou, à traiter ce sujet avec sollicitude et le respect du droit. La Côte d'Ivoire est malade de la corruption et le procureur gagnerait à enquêter sur l'origine de la fortune des nouveaux riches dans un pays où un ivoirien sur deux vit dans la pauvreté.

Le MLAN s'étonne de l'empressement avec lequel le procureur de la république  conduit des journalistes en prison lorsque des enquêtes sont en cours pour élucider un certain nombre d'affaires d'Etat.

Considérant que la justice doit être équitable et accessible à tous, et s'exercer dans des délais raisonnables - retarder la justice signifie nier la justice. Or le Procureur garde en détention préventive depuis plus de deux ans, la quasi-totalité des responsables de la juteuse filière Café-Cacao.

Le MLAN exhorte le chef de l'Etat à œuvrer pour le rétablissement de la paix sociale et de la justice sociale. La crédibilité de la démocratie ivoirienne s'en trouve éprouvée.

A la jeunesse ivoirienne, l'heure de la révolte démocratique a sonné, il faut renoncer à la peur car la coupe est pleine ; opposez avec éclat une résistance historique  en utilisant les moyens les plus démocratiques à toutes les œuvres tendant à tirer le pays vers le bas. Nous vous invitons avec empressement, partout où vous êtes à vous affranchir de l'impureté.

Fait à Paris le 18 Juillet 2010
Pour le MLAN
Le Président

Dr Séraphin PRAO

mercredi, 14 juillet 2010

INCROYABLE MAIS VRAI: UNE TIGRESSE ADOPTE DES PORCELETS!

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Dans un zoo californien, une tigresse a donné naissance à 3 petits. Malheureusement, à cause de complications liées à la grossesse et de leur naissance prématurée, les tigrons sont morts peu après leur venue au monde.


La mère qui s'était bien remise de son accouchement a soudainement commencé à aller plus mal, bien que les vétérinaires la trouvaient physiquement en bonne santé. Ils ont diagnostiqué une dépression liée à la perte de ses petits et se sont dit qu'ils devaient trouver des bébés tigres orphelins pour améliorer son état.


Après avoir vérifié dans tous les états à travers le pays, il s'est avéré qu'aucun bébé tigre ne pourrait être placé auprès de la mère en deuil. Les vétérinaires ont alors essayé quelque chose que personne n'avait jamais tenté auparavant dans le cadre d'un zoo. Il arrive que parfois une mère d'une espèce prenne soin des petits d'une autre espèce. Les seuls bébés disponibles rapidement étaient des porcelets sevrés. Les employés du zoo et les vétérinaires ont déguisé les porcelets avec des peaux de tigre et placé ceux-là autour de la maman tigre, se demandant s'ils allaient être acceptés ou se transformer en cote de porc?! 
Regardez... vous n'allez pas en croire vos yeux!!!

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19:21 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Informations diverses | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : états-unis d'amérique, californie, zoo, tigresse, porcelets | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mardi, 13 juillet 2010

LE QUAI D'ORSAY EST UN MINISTERE SINISTRÉ

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Jean-Christophe RUFIN au journal "Le Monde"

"Le Quai d'Orsay est un ministère sinistré"


L'écrivain Jean-Christophe RUFIN, que Nicolas SARKOZY avait nommé ambassadeur de France à Dakar (Sénégal) en août 2007, a quitté ses fonctions le 30 juin 2010 après que le président Abdoulaye WADE a demandé à la France son départ, et l'a obtenu. Quittant la diplomatie, il a retrouvé sa liberté de parole et s'exprime sur la politique africaine de la France.

Jean Christophe RUFIN : "Le Quai d'Orsay ne pèse plus rien dans les affaires"

Qui dirige aujourd'hui la politique africaine de la France ?

Ces dernières années, un mode de gouvernance particulier s'est construit : les affaires africaines les plus sensibles sont tranchées par Claude GUÉANT, qui est un préfet et n'a pas une connaissance particulière de l'Afrique. Dans ce domaine qu'il s'est réservé, le secrétaire général de la présidence agit d'autant plus librement qu'il n'en répond ni devant l'Assemblée ni devant le gouvernement. Il dépend du seul président de la République, dont j'ignore s'il est complètement informé des initiatives de son collaborateur.

Que s'est-il passé depuis trois ans ?

Il s'est passé que Bernard KOUCHNER n'a pas souhaité ou pas pu s'imposer dans ce domaine et, plus généralement, en politique étrangère. Etant donné son parcours que nous admirons tous, il est difficile de comprendre comment il peut avaliser des décisions prises par d'autres sur des bases qui ne sont pas les siennes.

D'un côté, il y a un Quai d'Orsay qui sert de vitrine à la fois "people" et morale, et, de l'autre, une realpolitik faite par-derrière et par d'autres. Bernard KOUCHNER a réorganisé le ministère des affaires étrangères à la manière d'une organisation non gouvernementale (ONG). Le Quai d'Orsay est aujourd'hui un ministère sinistré, les diplomates sont dans le désarroi le plus total, car ils ne se sentent pas défendus.

Vous mettez en cause l'influence auprès de l'Elysée de "réseaux occultes" sur la politique de la France en direction de l'Afrique. De quoi s'agit-il ?

Ces réseaux sont construits à l'inverse des réseaux Foccart qui existaient du temps du général DE GAULLE et étaient censés servir les intérêts de la France. Aujourd'hui, il s'agit de réseaux de lobbying qui cherchent à faire valoir les intérêts de tel ou tel régime africain auprès des autorités françaises.

Le pire est qu'ils parviennent à faire croire en haut lieu que leurs analyses sont plus désintéressées que celles fournies par les ambassadeurs, alors qu'ils sont stipendiés et ne font qu'exprimer l'opinion de leurs clients.

On les disait amis, ils semblent désormais sérieusement brouillés. L'écrivain Jean Christophe RUFIN, ex-ambassadeur de la France au Sénégal, se livre à une charge sévère contre Bernard KOUCHNER, ministre des Affaires étrangères.

Décrivant dans un entretien au "Monde" un Quai d'Orsay "complètement marginalisé et sinistré", des diplomates dans le "désarroi le plus total", RUFIN regrette que le co-fondateur de Médecins sans frontières se laisse dicter sa politique africaine par Claude GUÉANT, secrétaire général de l'Elysée, et des "réseaux de lobbying".

Le fond de l'affaire n'est pas nouveau. L'impuissance de l'ancien french doctor aux Affaires étrangères a déjà été décrite, notamment par le journal Libération. Bernard KOUCHNER lui-même a reconnu qu'il devait s'accommoder d'influences parfois contraires....

Bernard KOUCHNER devrait "savoir partir" : "On n'est jamais trahi que par les siens"

Le ministre a d'abord répondu par l'ironie aux critiques de l'ancien ambassadeur, jugeant que ce dernier "boudait" et qu'il avait su "s'alimenter à la bonne source" pour écrire son dernier livre. Puis, interrogé à l'Assemblée nationale, il s'est fait plus offensif: "J'espère- on n'est jamais trahi que par les siens - que cet homme ne s'étouffera pas de haine"

"Nous sommes fiers de la politique qui a été menée, aussi bien pour la Guinée qui vient de voter pour la première fois depuis 59 ans, pour le Rwanda (avec lequel la France a repris depuis six mois des relations diplomatiques)", a rétorqué le ministre.

"Nous sommes fiers de ce que nous avons fait après les coups d'Etat en Mauritanie, au Niger, ou à Madagascar", a-t-il ajouté.

Mais les temps sont décidément compliqués pour Bernard KOUCHNER, puisque deux de ses prédécesseurs, Hubert VÉDRINE et Alain JUPPÉ, viennent de publier dans "Le Monde" une tribune dénonçant "l'affaiblissement sans précédent (des) réseaux diplomatiques et culturels de la France".

 

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FRANÇAFRIQUE : TANGO A DAKAR

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Par Marc Schindler

Photo: Jean-Christophe RUFIN

Voilà ce qui arrive quand on nomme ambassadeur un écrivain célèbre au lieu d'un diplomate. Son Excellence Jean-Christophe RUFIN, ambassadeur de France au Sénégal, a été remplacé, après trois ans à Dakar. Bien sûr, au Quai d'Orsay, on affirme qu'il ne s'agit que d'un mouvement diplomatique normal.

En fait, l'éviction de Jean Christophe RUFIN a été décidée après une féroce bataille d'influence à Paris, qui s'inquiète de la lutte pour la succession du vieux président WADE, qui risque de provoquer une explosion sociale à Dakar. Le Quai d'Orsay n'a proposé aucun autre poste à son ambassadeur. Choqué par les pressions auxquelles il a été soumis depuis trois ans, RUFIN a décidé de quitter son poste à la fin du mois de juin

Jean Christophe RUFIN n'est pas diplomate de métier, même s'il a occupé des postes d'attaché culturel. Il est surtout médecin, l'un des pionniers de Médecins sans frontières, il a consacré vingt ans à travailler dans des ONG. C'est aussi un écrivain célèbre pour ses essais (La dictature libérale, Un léopard sur le garrot) et surtout ses romans (Sauver Ispahan, Rouge Brésil, Le parfum d'Adam), qui lui ont valu plusieurs prix dont le Goncourt. Un écrivain bardé de titres et France et à l'étranger, élu à l'Académie française, il y a deux ans.

Evidemment, pour Bernard KOUCHNER, l'ancien French Doctor, devenu ministre des Affaires étrangères, avoir un bijou aussi brillant au Quai d'Orsay, c'était une aubaine. En août 2007, RUFIN est nommé ambassadeur de France au Sénégal et en Gambie. Et c'est là que les choses se gâtent.

Dans toutes ses carrières, RUFIN n'a jamais pratiqué la langue de bois. En décembre 2008, à Dakar, il déclare lors d'une conférence de presse : "Au Sénégal, il est très difficile de garder des secrets. Tout le monde sait tout, ou tout le monde croit tout savoir, donc dit n'importe quoi, et donc nous préférions dire les choses comme elles sont, le dire de façon transparente"

Aïe, aïe, aïe ! Incident diplomatique. On lui demande des excuses publiques. L'ambassadeur Rufin, avec ce sens bien à lui de l'humour, affirme "le caractère ironique et affectueux" de ces paroles "tenues sur le ton de la plaisanterie". Broutilles.

Mais le président du Sénégal Abdoulaye WADE, un grand ami de la France, explose quand il apprend que l'ambassadeur RUFIN déconseille à Paris d'accorder une aide financière au Sénégal sans une réforme profonde de son système politique. Et les télégrammes de RUFIN sont bien peu diplomatiques. Il écrit qu'une aide sans condition reviendrait à "fournir à un toxicomane la dose qu'il demande, mais qui le conduit un peu plus sûrement vers sa fin". A Paris, KOUCHNER a dû en avaler son chapeau. Et à Dakar, WADE demande la tête de Rufin.

Au Sénégal, la corruption publique au plus haut niveau est institutionnelle. Le président WADE, élu il y a dix ans à la tête du Sénégal, joue au sage africain, à 84 ans. Il jongle allègrement avec ses premiers ministres, il modifie la Constitution quand ça lui chante, il décapite l'opposition et emprisonne les journalistes.

En comparaison internationale, en 2007, le Sénégal était classé 166e sur 182 pays pour les indicateurs du développement humain. Le président WADE a fait ériger une gigantesque statue "La Renaissance africaine" bâtie par la Corée du Nord, qui a coûté 15 millions d'euros. Wade a annoncé, selon l'opposition, que 35% des retombées financières de l'opération lui reviendraient, puisqu'il était l'auteur du monument. Bref, encore un intellectuel africain formé par l'Université française, auquel le pouvoir a fait perdre la tête !

Le président du Sénégal pratique aussi la corruption à la mode de la Francafrique, du genre BOKASSA. En septembre 2009, il a fait remettre un "cadeau d'adieu" au représentant du FMI à Dakar, une valise contenant 100 000 euros et 50 000 dollars. Pas pour l'influencer ni pour remercier le FMI pour son aide. Juste un simple cadeau ! Ca ne vous rappelle pas les diamants de Giscard ?

Autre affaire de corruption : WADE vient de limoger son ministre de la Justice, remplacé par un proche du président. Cet ami serait impliqué, selon la presse sénégalaise, dans une affaire de dessous-de-table de 40 millions de dollars pour l'attribution d'une licence de téléphonie mobile à un groupe soudanais. On ne change pas une équipe qui gagne !

Il n'y a pas que l'ambassadeur de France qui subit les foudres de WADE. L'ambassadrice des Etats-Unis a, elle aussi, eu droit à une violente diatribe présidentielle. Elle avait osé affirmer que "La corruption, voire même la perception de la corruption, ainsi que les politiques exécutées de façon inefficace, peuvent facilement ruiner les efforts de développement, détourner les fonds des services de santé, d'éducation et d'autres services vitaux de la communauté, portant préjudice à ceux qui en ont le plus besoin".

Le vieux président, que son opposition appelle méchamment "le sénégâteux", s'est emporté : il n'y a que les Etats-Unis pour ternir l'image du Sénégal. L'Europe, la Chine, l'Arabie saoudite aident le pays sans jamais parler de corruption.

Pourtant, SARKOZY a pris ses distances avec ce personnage encombrant : au sommet France-Afrique de Nice, WADE a été isolé par les autres chefs d'Etat africains, lui qui se vante d'avoir contribué à la libération de la Française Clotilde REISS, détenue en Iran.

Pour la France, le Sénégal n'est pas seulement l'un des principaux bénéficiaires de l'aide au développement pour quelques dizaines de milliards. Dakar est aussi un enjeu stratégique en Afrique. Paris a accepté symboliquement de restituer au Sénégal les bases militaires françaises. Mais la France veut garder 300 hommes et obtenir des facilités logistiques.

On souhaite bien du plaisir au nouvel ambassadeur de France, Nicolas NORMAND qui devra apprendre à danser le tango à Dakar sans marcher sur les pieds du président WADE.

Ancien ambassadeur de France au Congo Brazzaville, Nicolas NORMAND est rompu à toutes les combines de la Francafrique

A Brazzaville, Nicolas NORMAND a appris à avaler des couleuvres sans jamais broncher. La plus grosse étant l'assassinat devant ses yeux le 21 janvier 2009 du franco-congolais Bruno OSSEBI alors qu'il s'apprêtait à le faire évacué en France suite à l'incendie criminel de sa maison ; incendie dans lequel avait périt madame OSSEBI et ses deux filles.


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15:31 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, France, Sénégal | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afrique, france, françafrique, marc schindler, dakar, sénégal, jean-christophe rufin | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

vendredi, 09 juillet 2010

FAUT-IL DESESPERER DU FPI?

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Nous attendions de pied ferme le FPI, à ce carrefour. Il a échoué, lamentablement. A on ne peut plus plates coutures. Quand on ne peut plus gouverner la Côte d’Ivoire en donnant le bon exemple, après avoir clamé sur tous les toits vouloir la REFONDER, la sagesse recommande qu'on démissionne. Pour un message électoral…, bonsoir !

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Groupe parlementaire FPI: Une attitude non... honorable!

 

 

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In le Nouveau Courrier N°039 du 08 Juillet 2010

Par Franck Toti


Les députés, membres de la Commission des Affaires sociales et culturelles, ont rejeté hier par 15 voix contre 13, la proposition de résolution portant création d’une commission d’enquête parlementaire sur les concours d’entrée à l’Ecole de police, de gendarmerie et d’accès aux emplois publics.

 

Les députés FPI gèrent mal la crise née de la «sortie» de l’un d’entre eux, Mamadou Koulibaly, le 2 juin dernier. Une «sortie» au cours de laquelle il accusait le ministre de l’Intérieur Désiré Tagro de favoritisme tribal dans le cadre du concours d’entrée à l’Ecole de police, et il demandait une Commission d’enquête parlementaire. Au départ, les élus du parti dont est issu le chef de l’Etat ont pris une certaine réserve, laissant le groupe Loyauté monter au créneau pour éreinter le projet de création d’une Commission d’enquête sur l’affaire Tagro. Par la suite, ils ont, face à l’élargissement de cette enquête aux procédures d’accès à la Fonction publique, demandé d’autres commissions d’enquêtes sur les forfaitures du camp d’en face. Pour finalement voter contre la Commission sur les concours, en arguant notamment du fait que le temps ne suffirait pas. Leur attitude manque de cohérence. Ils auraient dû, s’ils étaient opposés au principe des Commissions d’enquête en cette période pré-électorale, le dire clairement au lieu d’adopter l’attitude profondément politicienne qui est la leur. Que feront-ils aujourd’hui ? Saborderont-ils «leur» Commission d’enquête à eux, dès lors que certains arguments de leur «non» d’hier valent aussi aujourd’hui ? Ont-ils bien mesuré l’effet sur le peuple de leur attitude, qui les fait apparaître comme des adversaires obstinés de la transparence, eux dont le parti avait promis de «gouverner autrement» ? Leur attitude d’aujourd’hui ne traduit-elle pas leur trahison des idéaux de Laurent Gbagbo, et une faible adhésion à son combat pour la moralisation de la vie publique ? Alors qu’ils avaient su parler dans l’intérêt à long terme du pays, et qu’ils avaient mérité leur titre de «députés de la Nation» lors du vote des «lois Marcoussis», ils ont montré hier le visage de défenseurs acharnés de leur clan, et non de leurs mandants. C’est dommage. Il y a quelque chose de pourri au sein du groupe parlementaire FPI.


Déhé Gnahou et ses deux procurations

Fraude ou simple erreur ? C’est la question que l’on est tenté de se poser à l’analyse de l’incident qui s’est produit hier à l’Hémicycle de l’Assemblée nationale. Au moment de passer au vote de la proposition de résolution portant création d’une commission d’enquête parlementaire, un fait a attiré l’attention des députés. En effet, Gilbert Déhé Gnahou, député de Duekoué sous-préfecture, absent hier, a donné procuration pour le vote. Seulement, selon l’honorable Kouassi Adjoumani, le député Déhé Gnahou a donné deux procurations à deux députés différents. Pour le président de la commission des affaires sociales et culturelles, c’est une «fraude intentionnelle» de la part du député de Duékoué sous-préfecture. Aux dires du ministre Adjoumani, les procurations comportaient deux signatures différentes. Pour lui, «c’est tout simplement du vol», un cas de flagrant délit de fraude «que nous avons pu détecter grâce à notre vigilance». Aussi a-t-il annulé purement et simplement le vote par procuration de l’honorable Déhé Gnahou. Williams Attéby a tenté en vain d’expliquer la double procuration qui serait, selon ses explications, une malencontreuse erreur. Et a souhaité qu’une procuration soit annulée au profit de l’autre, pour que Déhé Gnahou, par procuration exprime son droit de vote. Niet, a rétorqué Kouassi Adjoumani. Qui a jugé nécessaire de sanctionner cette double procuration d’un seul député, en annulant son droit de vote. Décision saluée par les députés de l’opposition. Cette voix nulle n’a pas changé le résultat des votes qui a permis le rejet de la proposition de création de la commission d’enquête parlementaire.

 

Source: LE NOUVEAU COURRIER Ivoire-Blog.Com

JEAN-BAPTISTE AKROU, L'ARCHETYPE DE L'INTELLECTUEL AFRICAIN DEMISSIONNAIRE

 

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« Le tort de Koulibaly » : voici le titre de l'éditorial  de Jean Baptiste AKrou du 5 juillet 2010. L'éditorialiste a voulu certainement prendre position dans l'affaire « Tagro » mais le titre de l'éditorial est provocateur. Dans le dictionnaire HACHETTE ENCYCLOPEDIQUE, année 2000, un tort se définit comme une action, un comportement, une pensée contraire à la justice ou à la raison. Avoir tort, c'est n'avoir pas pour soi le droit, la vérité. Donner tort à quelqu'un, c'est condamner ses idées, sa conduite.  Dès lors, nous pouvons affirmer que Jean Baptiste AKrou fustige la conduite, les idées du professeur Mamadou Koulibaly. Et pourquoi ? Parce que la conduite et les idées du n°2 de l'Etat seraient contraires à la justice et à la raison.

Dans ce genre d'affaire, il nous semble qu'une analyse lucide et profonde nécessite de répertorier les idées du professeur Mamadou Koulibaly et de les confronter à la justice et à la raison. Nous allons nous contenter de citer en tout cas, les idées et la conduite qui sont décriées dans l'éditorial en question.

Fondamentalement, Jean Baptiste AKrou reproche au professeur Mamadou Koulibaly de faire perdre des voix au FPI parce qu'il critique les inconduites des refondateurs, vit comme un homme de gauche (sobrement), défend l'idée d'une monnaie propre aux africains. Voici ce qui retient mon attention à la lecture du fameux éditorial de Jean Baptiste Akrou.

Nous allons donc montrer dans un premier temps que Mamadou Koulibaly est un homme d'Etat donc au-dessus des partis politiques. Dans ce cas, il peut critiquer ses amis du FPI si ces derniers n'agissent pas  dans l'intérêt du peuple. Dans un deuxième temps, nous relèverons la constance de Mamadou Koulibaly dans ses idéaux : il est de gauche et il ne vit pas dans l'opulence injurieuse. Dans un troisième temps, nous démontrerons que le combat contre le franc CFA est d'abord celui de notre indépendance : Mamadou Koulibaly n'a donc pas tort.

DEFENDRE LE PEUPLE OU LES CORROMPUS DU FPI

Dans l'affaire « Tagro », ceux qui condamne le professeur Mamadou Koulibaly réagissent ainsi : le FPI est en campagne, même si certains pillent le pays, trichent dans les concours, créent de l'injustice sociale, ce n'est pas grave.

Dieu merci qu'il existe dans notre pays, une autre espèce d'Hommes qui pensent que Rien n'est plus grand que défendre l'intérêt du peuple. Le professeur Mamadou Koulibaly se situe dans cette catégorie d'hommes politiques, ayant compris ce que c'est que la responsabilité politique. Il est vrai qu'aux temps du Parti  unique, on pouvait dénombrer de nombreux détournements et malversations pour autant cela ne justifie point le silence dans lequel l'on veut installer Mamadou Koulibaly.

Le FPI qui se dit un parti proche du peuple voudrait laisser de côté les préoccupations de ce peuple pour ne penser qu'à la réélection de Laurent Gbagbo.

Voici ce que Jean Baptiste Akrou écrit : « Même s'il avait raison, Mamadou Koulibaly a commis une faute politique sur l'opportunité de sa campagne pour la moralisation de la vie publique. Il est des vérités qu'un responsable politique garde enfouies en lui. Il en évoque dans ses mémoires et non quand il est en activité ».

Mais diantre, on demande à Mamadou Koulibaly d'évoquer la souffrance, le mal être des ivoiriens dans ses mémoires lorsqu'il sera à la retraite. Je doute fort que Jean Baptiste Akrou soit de gauche car de telles déclarations ne sont en réalité que le propre des égoïstes, ennemis du peuple.

Le parti politique étant une tribune d'expression d'une partie du peuple, le n°2 de l'Etat a trouvé bon de défendre tout le peuple et non les intérêts d'un groupuscule assoiffé de pouvoir.

Lorsque le peuple a été désabusé par le général Robert Guei, il est descendu dans les rues contre les chars pour remettre le pouvoir à Laurent Gbagbo. Le même peuple s'est érigé en « un corridor humain » pour protéger et la vie et le pouvoir du président Gbagbo lorsqu'il voulait résister  aux français.  Pourquoi donc faire souffrir ce peuple qui ne veut que le changement ?

Un jour, le président Laurent Gbagbo lui-même, peut-être dépassé par les événements se lâchait en ces termes : "Les gens détournent par-ci, détournent par-là, ils font des rackets par-ci, des rackets par-là. Les policiers ont " gâté " leur nom parce que tout le monde les voit. Mais ils ne sont pas les seuls à racketter. Quand tu vas dans un bureau et qu'on te prend l'argent pour faire un papier auquel tu as droit, c'est du racket. On voit tout et on entend.... On entend ici, un tel vole dans la direction qu'on lui a confiée, un tel vole sur la route, mais quand nous volons, c'est nous-mêmes que nous volons...". Ainsi, la prestigieuse Ecole Nationale d'Administration(ENA), l'Ecole Nationale de Police (ENP), l'Ecole Nationale de la Gendarmerie (ENG), l'Ecole Normale Supérieure (ENS) sont devenues le lieu où se fait la promotion des nuls.

Face à ces dérives, selon Jean Baptiste Akrou, Mamadou Koulibaly doit se taire car  cela affecterait négativement le FPI.

Décidemment, la fin de la souffrance du peuple ivoirien n'est pas  pour aujourd'hui. Le peuple voulait avoir le cœur net sur cette affaire « Tagro » mais  une fois encore, il est floué. La Commission des affaires sociales et culturelles du parlement a siégé le 7 juillet 2010,  toute la journée, à l'Assemblée nationale pour statuer sur la proposition de résolution portant création d'une enquête parlementaire sur les concours d'accès aux emplois publics. En fait,  une commission d'enquête parlementaire chargée de mener des investigations sur l'organisation et la proclamation des résultats de tous les concours d'accès aux emplois publics qui se sont déroulés entre 2005 et 2010 a été crée. Malheureusement pour le peuple ivoirien, quinze députés ont voté contre ce projet, quand treize ont voté pour.

Cela signifie simplement que certains députés du FPI ne veulent pas sortir de la saleté dans laquelle ils sont établis et ne sont pas pour la justice sociale. Et pourtant ils sont de gauche.

ÊTRE DE   GAUCHE, C'EST VIVRE SOBREMENT ET DIGNEMENT

Si l'on peut regrouper sous un même sceau philosophique et leur trouver un fondement conceptuel unique, on dira que la Refondation défend les idées de gauche puisque l'histoire contemporaine l'identifie à quelques principes : la nécessité d'une régulation collective, une action politique tournée autour de l'idée de justice, une priorité économique accordée à l'idée d'égalité, un scepticisme vis-à-vis de toute forme de déterminisme politique. Si Mamadou Koulibaly est un homme de gauche alors qu'a-t-il fait pour avoir tort ? Voici ce que l'on lui reproche : « Koulibaly n'aime pas se conformer aux règles de bonnes convenance. Dans la vie quotidienne, faisant entorse aux précautions élémentaires, il est régulièrement au volant de son véhicule, roulant sur de longues distances en Côte d'Ivoire et parfois jusqu'au Ghana. Sans chauffeur, ni garde du corps. Il fait fi du protocole et de la sécurité. Il entend transposer cette perception de la liberté dans l'arène politique... ».

Le professeur  Mamadou Koulibaly est avant tout un député, élu du peuple, en tant que tel, il doit vivre les préoccupations de ces administrés, c'est d'ailleurs cela un homme politique.

Pendant que les ivoiriens peinent à boucler les fins de mois, pendant que  l'injustice sociale a atteint son paroxysme, on demande au défenseur de la liberté du peuple de fermer sa bouche alors que le peuple a beaucoup à dire.  Les ivoiriens n'arrivent plus à se vêtir, à manger, à se soigner pendant qu'une poignée vit dans une richesse la plus insolente et injurieuse.

En France, le président SARKOZY a viré du gouvernement français, Alain Johandet et Christian Blanc depuis le 04 juillet dernier. Tous deux secrétaires d'Etat l'un à la Coopération et l'autre à l'aménagement du Grand Paris. Le premier s'est permis de louer un avion privé à 116.000 Euro, soit plus de 58 millions de FCFA en vue de se rendre en Martinique, pour participer à une réunion sur Haïti. Le second avait l'habitude d'importer des cigares de Cuba pour un montant total de 12.000 Euros, soit plus de 6.000.000 de FCFA avec l'argent du contribuable.

Et pourtant, Nicolas SARKOZY n'est pas de gauche : quelle leçon de démocratie à la gauche ivoirienne !

En vérité,  Jean-Baptiste Akrou s'est vraiment ridiculisé en préconisant le silence là où des délits sont constitués. La gabegie que nous constatons depuis quelques années dans notre pays, n'est pas ce que le candidat Gbagbo nous avait promis lorsqu'il était dans l'opposition. Il avait promis des sanctions lourdes contre  ses amis s'ils se méconduisaient.

Aujourd'hui, parce que sans doute fautifs, certains députés FPI  réclament l'extension de la période d'enquête de sorte à toucher le temps "des grilleurs d'arachides" d'Houphouet-Boigny, les affaires de surfacturation des complexes sucriers, des dépenses non ordonnancées et autres affaires relatives aux 18 milliards FCFA de l'Union européenne.

En fait, le message que ces derniers délivrent au peuple est clair : sous le parti unique, ils ont volé, qu'on nous laisse tranquillement voler également.

C'est  triste de penser ainsi car c'est parce que les ivoiriens ne supportaient plus cette manière de gérer le pays qu'ils ont voté le candidat Laurent Gbagbo en 2000.  Pourquoi donc ressasser cette vieille musique périmée depuis pour en faire un plat de fête ?

MAMADOU KOULIBALY N'EST PAS UN RÊVEUR LORSQU'IL PRÔNE LA DECOLONISATION DU FRANC CFA

On peut concéder à Jean Baptiste Akrou sa méconnaissance des questions monétaires, cependant son manque de réserve face à un sujet aussi technique et politique qu'est le débat sur le franc CFA est dérangeant.  Descartes met en œuvre ce doute méthodique dans les Méditations métaphysiques. Son but déclaré est de distinguer, parmi se opinions, lesquelles sont vraies. Il veut identifier les connaissances que l'on peut tenir pour vraies sans aucun risque d'erreur. Il est vrai que douter, c'est reconnaître que l'on ne sait pas et que l'on ne parvient pas à atteindre la vérité mais le doute dont nous parlons est un doute provisoire. Bref, laissons de côté le débat philosophique pour essayer d'expliquer le bien fondé de notre combat contre le franc CFA.

Définissons la monnaie comme une créance à vue sur le système bancaire. Dès lors, la monnaie ne peut-être dissociée du système de paiement. Or ce dernier est propre à une communauté donnée. Du coup, chaque communauté de destin doit pouvoir avoir sa monnaie. C'est une première démonstration simple qui nous indique que les pays africains de la zone franc doivent avoir leur monnaie.

L'éditorialiste Jean Baptiste Akrou doit savoir que la  souveraineté  est le principe d'autorité suprême. Or, la monnaie renvoie au prince et généralement à l'organisation politique de la société. La monnaie de ce fait est inséparable d'un ordre ou d'un pouvoir.  A tout système monétaire est assignée une limite, qui est celle de l'acceptation des moyens de paiement. Ainsi l'aire d'extension du système de paiement se confond avec celle de la souveraineté de l'institution émettrice de la monnaie légale. Robert Joseph Pothier, un des inspirateurs du code civil français écrivait, à propos de la monnaie métallique «  ces pièces n'appartenant aux particuliers que comme signe de la valeur que le prince a voulu qu'elle représentassent, dès lors qu'il plaît  au prince que ce ne soient plus ces pièces mais d'autres qui soient les signes représentatifs de la valeur des choses, les particuliers n'ont plus le droit de retenir ces pièces ». En fait, la monnaie a un lien avec l'Etat, elle n'est pas tout l'Etat et l'Etat n'est pas toute la monnaie.

Voyons maintenant comment est née cette monnaie (franc CFA).  La formation d'une zone économique impériale, protégé de la concurrence extérieure et fondée sur la complémentarité des productions coloniales et métropolitaines, passait par la création d'un espace monétaire commun. Le franc CFA est officiellement né le 26 décembre 1945, jour où la France ratifie les accords de Bretton Woods et procède à sa première déclaration de parité au Fonds monétaire international (FMI). Il signifie alors « franc des colonies françaises d'Afrique ». Le décret[1] lui, prit effet le 26 décembre 1945. Ce décret fixe une nouvelle parité entre le Franc et le Franc des Colonies Françaises d'Afrique, ainsi que les francs des Colonies Française du Pacifique. Des unités monétaires d'inégales valeurs furent instituées pour chacune des régions. C'est aussi l'occasion d'affirmer l'unité car le communiqué du ministre des Finances parle de « Constitution de la zone franc » et ce sera la première fois que le terme est utilisé officiellement. Certains pays ont choisi, lors de l'indépendance ou après, de quitter la zone franc coloniale : Algérie (1963), Maroc (1959), Tunisie (1958), Mauritanie(1973), Madagascar(1973), Guinée (1958), l'ex- Indochine (Cambodge, Laos, Viêtnam) en 1954. Le Mali l'a quittée en 1962 pour la réintégrer en 1967.  Les pays comme le Maroc, la Tunisie sont en voie d'être des pays émergents, non avec le franc CFA mais leurs monnaies propres.

Avec la zone franc, le France voulait conserver son aire d'influence, mais aussi, consolider des liens un temps menacés par les aspirations à la souveraineté. La construction de cette zone est due à des facteurs commerciaux (une partie importante des échanges se faisant avec la France), financiers (faciliter le paiement des flux financiers) et politique. Cette tutelle monétaire assure le contrôle des économies de la zone et garantit les bénéfices des capitaux français en assurant la convertibilité illimitée, la parité fixe avec l'euro et surtout la liberté des transferts.

Jean Baptiste Akrou doit savoir que si la Côte d'Ivoire veut son indépendance politique et économique, elle doit d'abord acquérir sa souveraineté monétaire car le professeur Pierre KIPPRE disait lors de la cérémonie d'ouverture du cinquantenaire de la Côte d'Ivoire qu'« on ne détruit pas un système en abattant seulement les murs ».  Ce n'est pas lors d'un meeting qu'on prend son indépendance vis-à-vis de la France mais en commençant par travailler dur pour asseoir une économie locale très forte, une monnaie gérée par nous-mêmes.

Le franc CFA, en tout cas,  dans sa gestion, dépouille les africains de tous les leviers qui permettent un développement autocentré. On oblige les africains à compromettre leur développement par le respect scrupuleux de certaines règles orthodoxes. Le mythe de la convertibilité illimitée n'est que mensonge et arnaque. Encore plus le fameux « compte d'opérations », terme inconnu des milieux académiques mais bréviaire des milieux financiers de la zone franc. Comment peut-on remettre le pouvoir monétaire, un des attributs du pouvoir à son ennemi ?

Si Jean Baptiste Akrou ne connaît rien de la monnaie, ce n'est pas grave mais qu'il n'accuse pas Mamadou Koulibaly de rêveur qui veut une autre monnaie que le franc CFA. Nous plaidons pour une monnaie décolonisée, c'est-à-dire qui ne sera pas sous la tutelle de la France mais bien des africains. Est-ce moralement et économiquement acceptable de déposer 50% (BCEAO) de nos réserves de change dans un Trésor français ?  Si des intellectuels acceptent cette servitude, nous disons tout simplement non et non. Jean Baptiste Akrou semble faire partie de cette catégorie d'intellectuels africains, qui pour défendre leurs intérêts propres, ignorent expressément ce qui fait le bonheur de leurs peuples.

Dieu nous aide à comprendre  ce qui est bon pour nous africains.


Dr Séraphin PRAO

Enseignant-chercheur à la faculté des sciences économiques et de développement à l'Université de Bouaké (Côte d'Ivoire)

Président du Mouvement de Libération de l'Afrique Noire (MLAN)

www.mlan.fr

Tél : (225) 01 11 87 60


[1] Le décret est signé par trois français : Charles de Gaule, président du gouvernement provisoire ; René Pleven, ministre des finances ; Jacques Soustelle, ministre des colonies.

mercredi, 07 juillet 2010

ISLANDE-GENETIQUE: EXHUMATION DU CORPS DE BOBBY FISCHER POUR TESTS ADN

 

BOBBY FISCHER.jpg

Bobby Fischer, le meilleur joueur des jeux d'échecs de tous les temps

 

Véritable scène inédite vécue le lundi 5 juillet 2010 au cimetière de l'église islandaise de Laugardaelir, dans le sud de l'Islande, où il a été procédé avec l'aval de la cour suprême, à l'exhumation du corps du champion du monde des jeux d'échecs, Bobby Fischer, quelques trois ans après son décès, le 17 janvier 2008 à l'âge de 64 ans..

Cette action qui s'est faite dans la dignité, selon les autorités islandaises, visait au prévalent d'ADN, afin de vérifier s'il est où non, le père d'une jeune philippine de 9 ans, Jinky Young, dont la maman impute la paternité à la légende des échecs, Bobby Fischer, dont la fortune est estimée à environ deux millions de dollars. Une fortune qui aiguise des appétits de plus d'uns, notamment pour les plus en vue, le gouvernement américain qui crie à des impayés d'impôts, deux de ses neveux américains, et une japonaise qui affirme être son épouse.

Ce citoyen américain d'origine, ayant pris la nationalité Islandaise en 2005, et considéré comme le meilleur joueur des jeux d'échecs de tous les temps. Il a atteint le sommet de sa gloire à l'âge de 29 ans.

Le point d'orgue de sa révélation aux yeux du monde, est intervenu après sa victoire face au champion du monde soviétique Boris Spassky, c'était à Reykjavik, en pleine guerre froide.


Source: www.mazleck.info, juillet 2010

mardi, 06 juillet 2010

MES PROPOSITIONS POUR LA COTE D'IVOIRE (Réédition)

 

LE TEMPS N°1508 DU 07 MAI 2008.jpg

Les dernières Une sur la moralisation de la vie publique, dans la presse ivoirienne, m'ont fait revisiter mes 16 propositions pour la Côte d'Ivoire. Elles sont restées d'une actualité criante! Découvrez ou redécouvrez-les!


Chers bien-aimés frères et sœurs ivoiriens,

Notre pays connaît depuis quelques années une décrépitude morale, éthique et institutionnelle grave due à la guerre qui s'est abattue sur lui dans la nuit du 18 au 19 Septembre 2002 et qui s'est commuée en une crise sociale des plus affligeantes, qui le rend méconnaissable, à plus d'un point de vue.

Les origines les plus récentes de cette crise ivoirienne sont à rechercher dans le contexte général de mutation socio-politique qui s'opère, en Côte d' Ivoire, depuis le début des années 1990 et qui a atteint, aujourd'hui, sa forme la plus aiguë.

Le mal est véritablement profond et des indices de toutes sortes nous donnent presqu'à désespérer de cette belle nation en gestation, malheureusement en pleine décadence et qui, visiblement, semble bien mal partie, au point que son redressement nécessitera une thérapie de choc pour le prochain Président de la Côte d'Ivoire, qui sera élu, au soir du Dimanche 30 Novembre 2008 (si une autre crise plus grave ne vient pas la renvoyer aux calendes grecques).

Le diagnostic, quoiqu'éloquent, est à mettre en grande partie au compte de cette guerre absurde qui a été faite à notre pays par des hommes politiques aux ambitions démesurées et irréalistes, sous-tendues ou en accointance avec des intérêts politico-mafieux étrangers et qui a entraîné, par ricochet, l'affaiblissement profond de l'Etat de Côte d'Ivoire.

I- Le diagnostic du mal ivoirien

Les maux à relever sont une multitude et ont nom (je ne suis pas exhaustif):

· L'école démunie et abandonnée, caractérisée dans son quotidien par la violence poussée jusqu'au crime, les effectifs pléthoriques (jusqu'à 100 élèves dans une classe de Terminale), la faiblesse ou la démission de l'encadrement administratif, la formation au rabais faite par des enseignants démotivés par des contingences sociales non satisfaites par l'Etat ou handicapés par des lacunes académiques lamentables liées au mode de recrutement obscur désormais en vigueur dans une Fonction Publique ivoirienne en totale déliquescence ;

· La pauvreté lancinante et la cherté de la vie, liée à la flambée des prix des produits de grande consommation, échappant quasi totalement à l'Etat, par son propre fait;
· L'admission aux examens et concours « achetée » (c'est le lieu de le dire), du fait des critères obscurs de recrutement et de cooptation qui prospèrent à la Police, à la Gendarmerie, au Ministère de la Santé (INFAS), aux Impôts, à la Douane, au Trésor, au Ministère de l'Education Nationale (BEPC, BAC, CAFOP, ENS) et dans l'Enseignement Supérieur (BTS et autres diplômes universitaires) ;
· L'incivisme généralisée ;
· Les concours de l'ENA et de la Fonction Publique, objets de trafics de toutes sortes, et source du désespoir le plus profond pour les jeunes et leurs parents aux revenus faibles car basés sur l'argent, le pouvoir d'achat et les relations (clientélisme et népotisme) et non sur le mérite ;
· Les malversations et les surfacturations dans les Services Publics dont les budgets sont au service du prestige social exclusif du chef, qui s'offre un rythme et un niveau de vie que ne peut lui assurer son seul salaire, et cela au vu et au su de l'Etat, qui ne lève pas le petit doigt (au nom de quelle logique ?) ;
· La corruption dans toutes les Administrations et Sociétés d'Etat, avec les complicités tacites ou explicites des Directeurs des Affaires Administratives et Financières (DAAF), eux-mêmes adonnés au gain facile ;
· Le laxisme et la moralité douteuse des Contrôleurs Financiers (tous grades confondus), qui exigent des dessous de table ou des pourcentages avant le visa des factures à payer aux entrepreneurs et aux opérateurs économiques à qui l'Etat doit de l'argent ;
· Le trafic d'influence, le clientélisme et le népotisme comme nouvelles valeurs sociales ivoiriennes ;
· La célébration de l'incompétence et des faux symboles, au cœur de laquelle prospèrent et s'enrichissent impunément les corrompus, au grand dam des hommes intègres, des justes et des pauvres, laissés pour compte et ainsi incités à se corrompre à leur tour ;
· Le manque de contrôle et de mesures coercitives exemplaires, disciplinaires, correctionnelles, dans les Ministères et les Collectivités Territoriales, où des sommes énormes sont détournées au détriment des populations ;
· La politisation des embauches, plutôt anormalement sélectives, ethnocentristes, tribales, claniques et régionalistes ;
· L'impunité criante, institutionnalisée, qui nous laisse voir un Etat en totale démission, même là où le minimum peut être assuré, nous offrant le spectacle désolant de « l'Etat informel », comme disait l'autre ;
· Le manque d'une véritable solidarité nationale entre les Ivoiriens au sein desquels quelques-uns deviennent amoralement riches, du jour au lendemain, tandis que le reste du peuple gît dans une misère noire, donnant à constater que le pays souffre d'une mauvaise gestion et d'une mauvaise répartition des ressources nationales, le sommet de l'Etat menant grand train de vie, au détriment des populations laborieuses ;
· Le racket des Forces de l'Ordre, toléré par toute la hiérarchie militaire et qui prend, aujourd'hui, des allures systématiques et totalement désinvoltes ;
· L'enrichissement illicite par le pillage du denier public ;
· Le déclin du mérite et de la compétence, véritable danger pour l'avenir et le prestige (si elle en a encore) de la nation, qui perd ses repères et ses points d'encrage ;
· L'adjudication des marchés publics soumise au paiement systématique de pots-de-vin par les soumissionnaires, sous peine de forclusion ;
· Les paiements de factures dans les services du Trésor (notamment après l'exécution des marchés), soumis au règlement ou à l'acquittement d'un certain pourcentage du montant à percevoir, sous peine de ne jamais accéder à son dû ;
· Les transactions financières dans les prises de décisions de justice, faites au mépris de l'application de la Loi (Ex : Des prévenus qui payent pour être jugés, sous peine de moisir, ad vitam aeternam, dans les tréfonds des geôles ivoiriennes) ;
· Les malades démunis abandonnés à leur sort dans les hôpitaux, faute d'argent, sans tenir aucun compte de l'urgence d'instaurer dans le pays, aujourd'hui plus que jamais, une vraie solidarité nationale ;
· Le désespoir total des jeunes face à l'embauche ou à l'emploi où des modes de recrutement d'un autre âge sont en vigueur (droits de cuissage, dessous de table, etc.);
· Le terrible danger que représente la normalisation ou la normalité de la corruption dans la société ivoirienne pour l'avenir de notre pays ;
· La tricherie planifiée et organisée aux examens nationaux ;
· Le rançonnement des élèves aux épreuves orales du BAC et du BEPC ( 1000 F à 4000 F, selon la note voulue);
· La banalisation du sexe, affiché sur la place publique, en couverture de journaux, de films et de CD en vente dans nos rues, au vu et à la portée des enfants;
· L'immoralité sexuelle, l'excentrisme et le libertinage vestimentaire, l'impudicité et la crétinisation de la musique et des danses ivoiriennes ;
· La métamorphose des ivoiriens en fêtards forcenés, en quête perpétuelle d'exutoire, du fait du stress de la crise ;
· La nationalisation de la « Rue Princesse », haut-lieu de la dépravation morale, désormais présente dans toutes les villes du pays et sanctifiée par le Président GBAGBO himself, la prolifération des lieux de plaisirs mondains et des sanctuaires du sexe facile (Bar-dancings, night-clubs, super-maquis) et leurs corollaires que sont la prostitution, l'ivrognerie, le proxénétisme, les relations sexuelles contre-nature telles la pédérastie, le lesbianisme et la pédophilie. En un mot, la légèreté des mœurs et la déliquescence morale que je considère, personnellement, comme un des effets induits du délitement de l'Etat, sous-tendue par une démission nationale collective qui a conduit le pays à la déperdition totale de ses repères moraux et sociaux ;
· L'injustice sociale (pas forcément institutionnalisée) dont sont victimes les couches sociales les plus faibles et qui a fini par les pousser à abandonner leurs repères moraux pour faire face à des contingences immédiates toujours plus pressantes et plus oppressantes, réalisme vital oblige ;
· La survalorisation de l'argent au détriment de l'éthique, de la morale et des valeurs du travail, de l'effort, du mérite, de la droiture, de l'honnêteté, de l'équité et du civisme qui ne nourrissent plus ni ne payent, dans une Côte d'Ivoire naufragée.


II- Quelques pistes de solutions

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dimanche, 04 juillet 2010

CATASTROPHE DU GOLFE DU MEXIQUE: ON NOUS CACHE UN DESASTRE PLANETAIRE!

 

PLATE-FORME FEU.JPG

Saviez-vous que la catastrophe se situe à l' endroit de la naissance du Gulf Stream ?

Autrement dit ça nous concerne aussi ...

Mais on préfère ne pas en parler aux infos; place au  foot.... !


" Catastrophe abyssale ? "

Chers amis,

Depuis quelques semaines, un évènement, qui à première vue ne semble concerner que les riverains du Golfe du Mexique, nous est signalé.

En effet, le 21 avril, une plateforme de forage et d'exploitation pétrolifère de la compagnie BP a pris feu et a explosé. Un jour après, elle a sombré, provoquant 11 morts et 17 blessés. À partir de ce moment, le puits concerné laisse échapper une grande quantité de pétrole brut qui à ce jour menace surtout les rives des états de la Louisiane, de l'Alabama et de la Floride.

Après les nombreux communiqués de BP et des autorités américaines, on a encore toujours l'impression que cela restera un problème régional mais peu à peu, il s'avère que nous pourrions nous trouver devant un évènement qui deviendrait une catastrophe intercontinentale et qui toucherait à long terme tout le continent européen, modifiant même son climat.

Une enquête sur les causes de l'explosion a été ouverte et le vice-président de la compagnie suisse Transocean Ltd, propriétaire de la plate- forme, a affirmé qu'il y avait " incontestablement de la pression provenant du fond océanique qui s'est accumulée dans la colonne montante de la plate-forme. Les hydrocarbures sous pression, gaz ou pétrole, sont entrés dans la colonne, en sont ressortis et ont explosé", a-t-il ajouté.

En effet, le forage du puits "Deepwater Horizon" semble avoir touché un canal de migration de "pétrole abiotique" à une grande profondeur et sous une pression impressionnante dont la technologie pétrolifère actuelle est incapable d'en dominer les effets.

Comme tout cela se déroule dans la région où le "Gulf Stream" prend ses origines, le drame est de plus en plus probable à moins d'une intervention exceptionnelle.

Pour en savoir plus, prenez le temps d'écouter les deux vidéos très inquiétantes (sous-titrage en français).


Dernière heure: Fuite pétrole Golfe du Mexique: un désastre total.

Partie 1 et partie 2.

L'Aumônier Lindsay Williams qui connaît tout le personnel BP donne des explications hallucinantes et qui expliquent parfaitement la folie qui s'est emparée de BP et des Gardes Côtes pour empêcher les journalistes d'approcher des zones contaminées. Aujourd'hui, il est même formellement interdit de survoler tout le Golfe du Mexique ! Selon cet homme d'église, la pression du puits est telle qu'une seule technologie humaine peut l'arrêter, comme les Russes l'avaient fait sur terre dans les années 50, la bombe nucléaire.

Problème, il n'y a pas que du pétrole qui sort, les gaz les plus toxiques et les plus explosifs qui puissent exister également : sulfure d'hydrogène à très haut niveau, et les vents les transportent sur les côtes. Autorisé : 5 à 10 parties par milliard (ppb). Aujourd'hui, c'est à 1200 ppb. Benzine: 0 à 4 ppb autorisés, aujourd'hui, 3000 ppb. Toutes ces plages sont désormais atteintes et les gens commencent à être malades. Lindsay Williams affirme que les mesures faites ces derniers jours sont à des millions au-dessus des quotas autorisés. Le chlorure de méthylène autorisé à 61 ppb est aujourd'hui entre 3000 et 3400 ppb. J'ai écouté cette interview par téléphone, et si tout ceci est exact, alors c'est la plus grande catastrophe de l'humanité depuis 9000 ans. Ajoutons que Williams a écrit un livre très bien documenté voici 10 ans, et il connaît son affaire.

==> " Le puits du Méga - Désastre No 1 " (vidéo .mpg -- 104 Még)http://www.dietra.ch/dietra-edu/video/events/golf_mex_1.mpg

==> " Le puits du Méga - Désastre No 2 " (vidéo .mpg -- 134 Még)http://www.dietra.ch/dietra-edu/video/events/golf_mex_2.mpg

Pour vous rendre compte de la réalité sur le terrain, des informations scientifiques sur le "pétrole abiotique et des dimensions bibliques possibles, je mets à votre disposition un dossier indispensable ==>

 

CATASTROPHE GOLFE DU MEXIQUE.jpg


==> " La mer en sang " http://www.dietra.ch/dietra-edu/dossiers/main_html/golfe_...

Les choses se précisent et les éléments pour l'accomplissement de 2 Pierre 3 : 7 - 10 se préparent.


Source: Un ami français.

UNE ONG A DECOUVRIR ET A ENCOURAGER: L'ASSOCIATION IVOIRIENNE DES VOLONTAIRES DU DEVELOPPEMENT (AIVD)

 

A la faveur de la visio-conférence organisée, le lundi 28 juin 2010 dernier, par l'ambassade des Etats-Unis en Côte d'Ivoire sur le journalisme en ligne, j'ai eu le plaisir de faire la connaissance d'un sympathique ivoirien du nom d'ESSOH Frédéric, qui m'a parlé d'une ONG dont il est le président et qui mérite d'être connue, au regard de sa philosophie et de ses projets hautement louables. Veuillez bien, chers lecteurs, lui accorder quelques minutes de votre  précieux temps. Bonne lecture!

I- PRESENTATION

1- Contexte

La Côte d'Ivoire connaît depuis 1999, une période d'instabilité politique et de récession économique.

Selon l'enquête sur le niveau de vie (ENV 2008) menée par l'INS (Institut Nationale de la Statistique), la crise économique et politique a accentué l'état de pauvreté des populations, faisant passer le taux de pauvreté de 10% en 1985 à 32,3% en 1993, puis 33,6% en 1998, 38,4% en 2004 pour atteindre 48,9% en 2008.

L'exacerbation de la pauvreté et du chômage fait que la situation est extrêmement préoccupante dans certains secteurs tels que la santé, l'éducation, la nutrition, le VIH-SIDA et l'emploi des jeunes.

Plusieurs initiatives antérieures en matière d'appui à la lutte contre la pauvreté ont été menées par des organisations de la société civile (ONG, Associations, Coopératives, etc....) avec l'assistance des partenaires au développement.

Ces expériences diverses et variées ont donné des résultats certes appréciables, mais avec les conséquences socio-économiques de la crise que traverse la Côte d'Ivoire depuis septembre 2002, on assiste à une tendance à la hausse de la pauvreté.

2- Historique

L'Association Ivoirienne des Volontaires du Développement (AIVD) est une initiative non gouvernementale créée le 06 Novembre 2009 par un groupe de jeunes ivoiriens sensibilisés à l'importance du développement participatif.

Sa vocation est d'être un incubateur de compétences pluridisciplinaires essentiellement volontaires, sans distinction tenant au genre ou à la croyance philosophique, mobilisables pour la conduite et la réalisation de projets de développement sur toute l'étendue du territoire nationale ivoirien et même en dehors.

AIVD est membre du réseau AIODM Côte d'Ivoire (Alliance Internationale pour les Objectifs du Millénaire).

Son siège est localisé à la Maison des OMD, 57 rue Guhon Riviéra 3 Selmer, Abidjan République de Côte d'Ivoire.

3- Justification

Dans le contexte de sortie de crise actuelle, les initiatives visant à amplifier l'impact des interventions des partenaires au développement et à soutenir la réalisation des OMD sont, de notre point de vue, le moyen idéal pour apporter une réponse efficiente aux préoccupations existentielles des populations.

De ce qui précède, l'avènement de AIVD se justifie d'autant plus que ses actions intègrent les objectifs soutenus par les programmes et projets portés par les organisations et autres partenaires au développement.

4- Objectifs

L'objectif principal recherché en créant AIVD, est de donner aux populations elle-même, un outil d'appropriation de leur propre développement, en les impliquant dans des actions spécifiques axées sur le volontariat.

L'ambition de AIVD est de proposer et de conduire des projets permettant de réaliser les Objectifs du Millénaire pour le Développement en Côte d'Ivoire.

5- Organes

AIVD est doté des organes suivants :

-         L'Assemblée générale

-         Le Bureau Exécutif, composé :

® Un président, un vice président

®Un Secrétaire général, un adjoint

®Un Trésorier général, un adjoint

®Des commissions techniques

-         Le Commissariat aux comptes

6- Dirigeants

AIVD est Présidé par Monsieur ESSOH AKPA Fréderic, Master en Droit des Affaires et Fiscalité des Entreprises. Cadre juriste de haut niveau, Conseiller juridique et Fiscal, il a plusieurs années d'expériences en gestion de projets et en management des Organisations.

Il est assisté dans sa tâche par Monsieur GBAOU Aristide, Enseignant.

Monsieur GBEULY Gora Elysée, Attaché du Commerce, en est le Secrétaire général.

Mme YAO Amoin Agathe épouse Houphouet en est la Trésorière générale.

AIVD compte à ce jour plus de 500 membres sur toute l'étendue du territoire nationale.

II- ACTIVITES

1- Promotion du Volontariat

AIVD se propose se sensibiliser les populations à l'importance du volontariat en suscitant leur engagement pour la communauté.

A terme, l'adoption d'une forte politique publique en faveur du développement des volontariats permettra, avec de meilleurs résultats encore, de redonner vie et sens à la citoyenneté.

2- Promotion des OMD

L'adoption de la déclaration de millénaire en 2000 par la communauté internationale permet de nourrir l'espoir d'un monde meilleur pour tous à l'horizon 2015.

La Côte d'Ivoire, à l'instar des autres pays du monde, s'est engagé à mettre en œuvre des politiques de développement basées sur la réalisation des OMD à travers le Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP).

Malheureusement, l'appropriation par les populations des OMD reste limitée.

Pour y remédier, AIVD se propose d'engager, en dehors des projets de développement, une vaste campagne nationale de promotion des OMD dont la cible privilégiée sera les jeunes et les femmes.

3- Projets en cours

OMD 1 et OMD 3 :

-         Projet d'insertion des femmes en milieu péri-urbain « Ceinture Maraîchère autour d'Abidjan »

-         Projet incubateur « 1000 entreprises jeunes »

-         Projet d'alphabétisation de masse des femmes en milieu rural

OMD 6 :

-         Projet de proximité d'éradication des vecteurs du Paludisme « STOP PALU »

OMD 7 :

-         Projet de valorisation des déchets plastiques

-         Projet de planting d'arbres et de promotion des combustibles alternatifs à usage ménager.

 

Contact: ESSOH AKPA Frédéric, E-mail: essohfrederic@yahoo.fr

jeudi, 01 juillet 2010

DELIRANT: L'ENTERREMENT D'UNE EPOUSE PAR UN EPOUX MILLIONNAIRE


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Sans commentaires !!!

23:13 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Informations diverses | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : enterrement d'une épouse, folie d'un millionnaire | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |