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jeudi, 18 novembre 2010

DE LA NOTION DE REPENTANCE : LE CAS ADO

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Les Saintes Ecritures nous le disent sans équivoque : « Celui qui cache ses transgressions ne prospère point, mais celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde » Proverbes 28 : 13. Par cette parole, le SEIGNEUR ETERNEL, le Créateur, nous enseigne un acte d'humilité et de grandeur : le repentir, mieux, la repentance. La repentance, comme l'indique notre passage de référence, c'est d'abord et avant tout AVOUER ses transgressions, c'est-à-dire « admettre » qu'on les a commises, « accepter » l'idée qu'on a mal agi et le dire. Deuxièmement, la repentance, c'est DELAISSER ses transgressions, le mal qu'on a commis, et se détourner de la mauvaise voie qu'on a empruntée.

Le fruit que cela produit, au final, pour le repenti, c'est l'obtention de la miséricorde. Celle de DIEU. Tout à fait logiquement et naturellement, celui qui accomplit ces deux étapes essentielles de la contrition obtient le pardon divin et, forcément (ou plus facilement), celui des hommes. Une repentance bien menée et conduite sans hypocrisie procure la paix et le soulagement dans l'âme de quiconque a péché ou commis l'irréparable. Les Saintes Ecritures ne disent pas autre chose à travers ce cantique du roi David (roi d'Israël) : « Tant que je me suis tu, mes os se consumaient, je gémissais toute la journée ; car nuit et jour ta main s'appesantissait sur moi, ma vigueur n'était plus que sécheresse, comme celle de l'été. Je t'ai fait connaître mon péché, je n'ai pas caché mon iniquité ; j'ai dit : J'avouerai mes transgressions à l'Eternel ! Et tu as effacé la peine de mon péché ». Psaume 32 : 2-5.

Comme nous pouvons le voir, toute repentance doit s'inscrire dans une démarche bien précise. Au surplus, elle ne doit pas être seulement l'apanage des petites gens. Elle doit être également pratiquée par ceux qui gouvernent comme le roi David, par ceux qui drainent des foules, par ceux qui ont de l'influence, les meneurs, les leaders, notamment les hommes politiques. En l'occurrence, nous voudrions parler, ici, du cas Alassane Dramane Ouattara. Dans le contexte très particulier de la réconciliation nationale en Côte d'Ivoire.

Cet homme, au nom de ce qu'il a appelé « l'exclusion des nordistes » ivoiriens, a lâché en 1995, sous le règne d'Henri Konan BEDIE, son persécuteur d'alors, la terrible phrase qui gangrène encore aujourd'hui toute la vie politique ivoirienne : « On ne veut pas que je me présente parce que du Nord et musulman ». Au nom donc de cet « ostracisme », il instrumentalise l'ethnie Malinké et la religion musulmane ainsi que les patronymes nordistes et les grands boubous, pour en faire un cocktail explosif et dévastateur ; cette instrumentalisation va déboucher sur le coup d'état manqué du 19 septembre 2002 et la rébellion armée qui va consacrer la partition de la Côte d'Ivoire.

En tout état de cause, à Bouaké, Sakassou, Korhogo, Man, Vavoua et dans toute la zone Centre Nord Ouest (CNO) violemment arrachée à l'Etat de droit, le sang innocent coule à flot : femmes enceintes éventrées, filles et jeunes femmes sauvagement violées, hommes et enfants mutilés ou abattus, gendarmes froidement exécutés ou égorgés avec épouses et progénitures, villages rasés de la carte, vies anéanties, plantations et biens confisqués ou détruits, infrastructures sociales, scolaires, hospitalières, médiatiques, électriques et administratives saccagés ou tout simplement démantelées et vendues dans les pays voisins, régions entières réduites à la misère la plus noire. Des milliers de morts. Des atrocités sans nom. Choses que ne pouvaient concevoir ni imaginer les Ivoiriens dans leurs pires cauchemars.

Mais pour Alassane Dramane OUATTARA en tournée à Bouaké et dans le Nord du pays, ce combat, ou du moins cette frénésie guerrière et meurtrière était nécessaire. Mieux, il dira à ses guérilleros : « Votre combat était INDISPENSABLE ». Comme l'a dit le blogueur Claudus, « ce combat a endeuillé des milliers de familles, spolié d'honnêtes gens de leurs biens, de leurs souvenirs et de leur avenir, fait des milliers de déplacés de guerre ayant tout perdu, causé le massacre de centaines de gendarmes et autres forces de l'ordre désarmés, mis toute la Côte d'Ivoire à genoux ». « Oui, ce combat était indispensable car il a permis à Alassane Dramane Ouattara d'être un candidat EXCEPTIONNEL à l'élection présidentielle de Côte d'Ivoire », termine t-il. Bien entendu, cela n'a été possible qu'au titre de l'Article 48 de la Constitution ivoirienne, qui donne des prérogatives particulières au Président de la République en temps de crise.

Aujourd'hui, ADO a pu tranquillement battre campagne dans tout le pays et - tout admis au deuxième tour de l'élection présidentielle qu'il est désormais - aspire à diriger les Ivoiriens, à présider à leur destinée, à gouverner la Côte d'Ivoire, à être leur président. Mais aime t-il seulement ces Ivoiriens ? Question anodine et pourtant absolument capitale et de la plus haute importance pour la suite de notre développement. Ainsi que nous l'avons vu plus haut, la repentance nous est enseignée par le TRES-HAUT comme un acte à la fois d'humilité et de grandeur. La repentance, tel que le suggérait notre passage de référence et comme nous l'avons initialement souligné, c'est d'abord et avant tout AVOUER ses transgressions, c'est-à-dire « admettre » qu'on les a commises, « accepter » l'idée qu'on a mal agi et le dire. En ce qui nous concerne en Côte d'Ivoire, dans le cadre de la réconciliation nationale, ADO a-t-il AVOUE ses transgressions comme le recommande les Saintes Ecritures ? A-t-il « admis » qu'il les a commises, ne serait-ce qu'un jour ? A-t-il « accepté » l'idée qu'il a mal agi et nous l'a-t-il dit ? Non ! Peut-il donc obtenir miséricorde de la part du Créateur ? Non ! Peut-il être pardonné par ses semblables ? Non ! Peut-il prospérer dans ses entreprises et ses desseins, selon le passage de référence de Proverbes 28 :13 ? Non !

Deuxièmement, la repentance, c'est DELAISSER ses transgressions, c'est-à-dire le mal qu'on a commis et se détourner de la mauvaise voie qu'on a empruntée. L'a-t-il fait ? Une nouvelle fois, non ! Pour preuve, il maintient encore, envers et contre tout, ses hordes en armes dans les zones CNO, jusqu'à ce qu'il soit proclamé Président de la République de Côte d'Ivoire. Du moins, c'est ce qu'il espère. A-t-il seulement manifesté le moindre remord pour tous les torts causés à ce peuple hospitalier qui lui a un jour ouvert les bras, eu la moindre parole de compassion pour toutes les souffrances, destructions et morts occasionnées par lui, esquissé un début de repentance à l'adresse des Ivoiriens meurtris, apporté un peu de soulagement moral et matériel à toutes ses victimes, au nom de la réconciliation nationale ? Triplement non ! Et pourtant, il est aujourd'hui totalement indéniable que c'est bien lui, le parrain de la rébellion. Ne serait-ce que sur le théâtre ivoirien. Ses mentors étant (c'est de notoriété) membres de l'exécutif français et ce, jusqu'au sommet de l'Etat, en passant par les officines maçonniques les plus orthodoxes de l'Hexagone. Pouvons-nous alors nous convaincre qu'ADO aime ce peuple et ce pays qu'il dit être siens ? Non !

Dans un film vidéo qui fait le tour de la planète, Koné Zakaria, alors chef rebelle de Vavoua, aux anges devant une foule acquise à leur cause, n'a pas manqué de le dire lors d'un meeting au Nord : « Si vous supportez le MPCI (Mouvement Patriotique de Côte d'Ivoire, commué en Forces Nouvelles), ne le faites ni pour Zakaria ni pour IB ni pour quelqu'un d'autre sinon pour celui qui a acheté nos armes, c'est-à-dire Alassane Dramane OUATTARA (tonnerre d'applaudissements et cris de joie). Lorsque nous étions en exil, c'est Alassane OUATTARA qui s'occupait de nous. Il nous envoyait régulièrement du riz et la somme de 25 millions de francs CFA par mois pour nos besoins ». Koné Zacharia peut-il mentir aussi légèrement à propos d'ADO et l'exposer ainsi au TPI (Tribunal Pénal International) ? Dans quel intérêt, surtout quand nous savons qu'il parlait dans une zone dont ils étaient les seuls maîtres et, qui plus est, devant un public de fans et de parents admiratifs ? Etant en territoire conquis, que pouvait-il craindre ou quelle pression ou chantage pouvait-il subir pour livrer ainsi son mentor ? Il faut simplement se rendre à l'évidence : Koné Zacharia, dans un instant de triomphalisme, a dit la vérité sur cette crise ivoirienne. Mais là encore, ADO l'a nié en bloc sur la chaîne de télévision AFRICA 24. Cristallisant davantage le dégoût, la répulsion et l'amertume que des milliers d'Ivoiriens meurtris éprouvent pour sa personne.

Quand un homme a fait ce qu'il a fait à la Côte d'Ivoire, on ne peut, au nom de la réconciliation nationale, passer ses actes par pertes et profits, sans un début de repentir. Leur gravité extrême l'impose. L'inverse serait tout à fait contraire à la morale. Au reste, aucune réconciliation ne peut se faire sans vérité. C'est un préalable. Les hommes politiques ont souvent eu des choses à se reprocher dans ce pays. Qu'ils n'en aient pas fait amende honorable devant la nation, cela a pu leur être concédé, eu égard au poids et à l'impact relativement faibles de leurs actions. Mais le cas ADO, comme nous l'avons dit, ne peut passer par pertes et profits. C'est un contentieux majeur à vider. Et il ne le sera jamais sans repentance.

La vidéo que nous évoquions plus haut et qui a été tournée en 2005 à Séguéla, en zone rebelle, existe sur les sites Dailymotion et Youtube, et c'est par scrupule que nous ne la diffusons pas sur ce blog. Où faut-il encore chercher des preuves (quand bien même il en existe encore des centaines) ? Celle-ci suffit largement. Quand on n'est pas de mauvaise foi, on sait l'affaire pliée. ADO est bel et bien l'auteur de toutes ces souffrances atroces subies par le peuple ivoirien depuis 2002. Mais il ne s'en est jamais repenti. Plus grave, il n'a jamais assumé sa rébellion et donc ne s'est jamais inscrit dans la possibilité d'en AVOUER la paternité. Pire, il nargue ses milliers de victimes ; il pousse le cynisme jusqu'à leur asséner, avec une froideur machiavélique et une sérénité de marbre qui vous donnent des frissons dans le dos, cette parole transperçante : « J'ai pardonné ! ». Il a pardonné à qui ? Il a pardonné là où il a mille choses à se faire d'abord pardonner lui-même, là où on aurait dû entendre ses mots de contrition (si attendus !) pour lui pardonner une foule de crimes abominables et de forfaits atterrants qui pèsent encore sur des cœurs qui ne demandent qu'à s'en libérer ? C'est tout simplement amoral ! Certainement, dans son entendement, il lui a été fait plus de mal qu'il n'en a fait. Il peut même considérer qu'il n'en a pas fait du tout. Seule logique qui puisse sous-tendre une posture aussi illisible et aussi irrationnelle.

Notre deuxième passage nous montre que tout homme normalement constitué et craignant DIEU ou ayant encore quelques valeurs cardinales ne peut trouver le sommeil quand il fait le mal. En tout cas, pas avant d'avoir avoué son crime au Créateur, fait son mea culpa auprès de ses semblables, ceux contre qui il a commis l'irréparable, et de s'en être détourné. Quand on peut dormir avec le sang de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants sur les mains et s'en trouver bien, sans même être écorché par le moindre remord, s'est qu'on s'est déshumanisé. En des mots plus clairs, on n'est plus un être humain.

Les Ivoiriens peuvent-ils investir un homme de cette froideur d'âme comme leur président ? Nous pensons que non ! En tout cas, cela nous étonnerait. Si le SEIGNEUR ETERNEL, le DIEU de justice, n'a pas abandonné les Ivoiriens, il ne permettra jamais une chose aussi terrible. Au demeurant, les Ivoiriens sont d'une magnanimité exceptionnelle, légendaire. Si ADO avait reconnu son tort ou même simplement présenté ses excuses, ils lui auraient pardonné, comme cela a été le cas pour le Premier Ministre SORO Guillaume, et il serait devenu un homme politique apprécié et respecté de tous dans ce pays. Malheureusement, nous sommes très loin du compte. Il n'a qu'une ambition : être président. Nos pauvres vies sont le cadet de ses soucis.

Personnellement, nous n'avons rien contre ADO qui, à part ce côté sombre et mystérieux de sa personne, est un homme brillant dont nous avons tous apprécié la rigueur au travail, du temps où il était Premier Ministre du « Vieux », le Président Félix HOUPHOUËT-BOIGNY. Et quelques amis et frères pourraient trouver étrange que nous fassions une fixation sur ce personnage et que nous ne parvenions pas à le « digérer ». C'est, en effet, le cas : la tête de cet homme ne nous revient pas. C'est que, sous le prisme de notre culture chrétienne et de notre éducation, nous trouvons que ce leader politique ivoirien n'a pas de hauteur, d'élévation spirituelle. Il n'a aucune considération pour la vie de son prochain et, ce faisant, il ne peut aucunement rencontrer la sympathie du chrétien que nous sommes, attaché au respect de la vie, à la vérité, à la justice, à la droiture et aux valeurs qui fondent la grandeur humaine. C'est également l'avis de millions d'Ivoiriens. De sorte que, de notre point de vue, soutenir cet homme, c'est se rendre complice de toutes les atrocités qu'il a commises dans ce pays, sans remord. Et par ricochet, c'est prendre sur soi une lourde responsabilité spirituelle.

Qu'il puisse même se réclamer de l'Islam nous étonne quelque peu ! Parce qu'il n'en observe pas les préceptes de paix. Etre un bon musulman, c'est être justement porté sur la vertu ; ce dont il ne nous donne aucune preuve depuis le début de la crise ivoirienne. Nous avons de nombreux amis musulmans pratiquants convaincus que nous respectons parce qu'ils sont de véritables modèles de vie. Nous aurions bien voulu en dire autant de notre « cher frère » ADO. Mais ses actions ne nous y autorisent guère. D'où sort donc cet homme qui nous empêche de dormir dans ce pays depuis bientôt 12 ans et de quel DIEU se réclame-t-il ? Il constitue assurément pour des milliers d'Ivoiriens, comme nous, qui étaient de paisibles citoyens jusqu'à la nuit du 18 au 19 septembre 2002, une véritable énigme.

Le peuple ivoirien saura en tirer les conséquences.

Que DIEU garde et bénisse la Côte d'Ivoire !


 

DINDE Fernand AGBO

Commentaires

moi g n'ai rien contre ado , il faut ke gbagbo sache ke ns ne sommes pas prets pour donner le pays a un etrange ,mais
k'il ne soit pas pret aussi

gbagbo tu est un garcon ne pas avec le pouvoir

Écrit par : yohou zahoui ange | samedi, 20 novembre 2010

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