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vendredi, 26 novembre 2010

LE PREMIER « FACE A FACE » DE NOTRE HISTOIRE : UN BON POINT POUR LA COTE D'IVOIRE ET POUR L'AFRIQUE

 

GBAGBO ET OUATTARA.jpg

Hier, jeudi 25 novembre 2010, de 21h à 23h35, s'est tenu le premier face à face de l'histoire de la Côte d'Ivoire et même de toute l'Afrique de l'Ouest, entre les deux candidats du deuxième tour de l'élection présidentielle, Laurent GBAGBO de La Majorité Présidentielle et Alassane OUATTARA  du RDR, soutenu par le RHDP.

Redouté et annoncé pour être une empoignade virile et détonante avec des révélations et des preuves fracassantes, le débat aura finalement été assez posé, civilisé et responsable et conduit par les deux antagonistes sur un ton totalement courtois et quasi bon-enfant, malgré (comme il fallait s'y attendre) les quelques pics qu'ils se sont adressés alternativement l'un à l'autre. Le tout clôturé par une accolade fraternelle qui n'a pas manqué de plaire aux Ivoiriens et de les soulager.

La maturité, ou plutôt, le tact politique des deux hommes aura donné à ce rendez-vous historique une forte charge de décrispation et d'apaisement pour l'ambiance générale pré-électorale qui était en train de se dégrader dangereusement, ces derniers jours. La Côte d'Ivoire en sort grandie et confirme une fois de plus l'exception ivoirienne. Nous nous en félicitons.

Mais nous ne pouvons poursuivre cette analyse sans relever quelques aspects importants à nos yeux : le sieur Alassane OUATTARA n'a jusque-là pas assumé sa rébellion et continue de nier en toute lâcheté sa paternité relativement au coup d'état de 1999. Il ne peut convaincre les Ivoiriens de sa virginité. Les témoignages sur sa responsabilité et son implication active dans ces deux véritables coups d'arrêt à l'histoire ivoirienne sont légion. Il a beau jeu de distraire la communauté internationale (pas les Ivoiriens) en promettant faire mener des enquêtes sur l'assassinat du Général GUEI, le coup d'Etat de 1999 et la rébellion armée. En ce moment, à Bouaké, selon des témoignages récurrents, la chaîne de télévision TV NOTRE PATRIE de la rébellion de Bouaké continue à battre campagne pour lui, malgré l'interdiction du CNCA, et à intoxiquer les populations sur les causes de la crise ivoirienne. Un soutien aussi actif, envers et contre tout et tous, y compris le droit et la réglementation, ne peut être innocent. Nul ne distraira les Ivoiriens, qui en tireront toutes les conséquences.

Cette façon de faire de la politique est odieuse, démoniaque. Et pour rester fidèle à leur état d'esprit, ses sbires Aly COULIBALY et Ahmed BAKAYOKO avaient déjà commencé à contester des règles du jeu antérieurement parfaitement acceptées par tous, y compris par eux-mêmes. Devant les caméras de RTI La 1ère, ils remettent en cause la position debout que le CNCA impose aux candidats d'adopter pendant les 2h 15mn de débat, durée qu'ils trouvent longue pour une telle posture. Et ils sont les seuls à s'en plaindre. Hallucinant ! De deux, le tirage au sort a désigné le candidat GBAGBO pour se tenir à la DROITE du modérateur BROU Aka Pascal et le candidat OUATTARA pour être le premier à prendre la parole et donc, tout naturellement, le premier à conclure. Il n'en fallait pas plus pour les faire sortir de leurs gonds. Ils exigent séance tenante qu'un autre tirage au sort soit fait pour déterminer le candidat qui conclurait en premier. Au mépris de tous les accords déjà clairement formalisés sur la question avant le tirage. Quel était honnêtement l'enjeu ? Inutile querelle de chiffonniers. Mais c'est cela le RDR !

Tout naturellement, Monsieur Franck-Anderson KOUASSI, Président du CNCA, y oppose une fin de non-recevoir, contraignant le camp du RHDP à faire contre mauvaise fortune bon cœur et à prendre part, au forceps, à un débat où nous avons tous craint son forfait. Il faut absolument que les Ivoiriens retiennent ce trait d'esprit du RDR et de ses responsables, prêts à renier leurs engagements et à se dédire au gré de leurs intérêts de l'instant, et sachent que « le chien ne change jamais sa manière de s'asseoir ». Aux lendemains du scrutin du 28 novembre 2010, s'il perdait l'élection (et il va la perdre), le RDR contestera immanquablement les résultats proclamés par la CEI où le RHDP, sa mouvance, est outrancièrement majoritaire.

Dans ce pugilat télévisé, nous avons assisté à la confrontation entre deux forces, comme le dit si bien un ami et frère : d'un côté La force de CONVICTION (Laurent GBAGBO) et de l'autre, La force de SEDUCTION (Alassane OUATTARA). Dans la Bible, la séduction a un père bien connu (Lucifer) et le peuple de Côte d'Ivoire en tiendra compte. Que les Ivoiriens ne se laissent surtout pas tromper par les apparences. Ils doivent rester mobilisés pour faire échec, une fois pour toutes, à ce faiseur de coups d'état et de rébellion qui ne fait preuve d'aucune humanité face à ses victimes et d'aucune responsabilité face à ses propres agissements. On ne peut gouverner la Côte d'Ivoire avec la couardise. Un homme qui n'assume ni son histoire ni ses actes.

Nous sommes particulièrement heureux sur un point très précis souligné par le candidat GBAGBO et qui va donner d'affreuses insomnies à tous les pilleurs et autres fossoyeurs de notre économie et des caisses de nos services publics, quels que soient leurs bords politiques : il promet, dès sa réélection, d'ordonner un audit général des ministères et services publics ivoiriens et la mise en place de la Haute Cour de justice pour juger toutes ces autorités qui ont géré et vandalisé (le mot n'est pas trop fort) des départements entiers de notre Administration et qui se sont crus intouchables, réfugiées qu'elles étaient derrière le soutien aveugle de leurs partis et leurs portefeuilles ministériels.

Dans l'affaire Café-Cacao, il aurait été intéressant que soit assigné par la justice, en tant que prévenu, Monsieur Amadou GON COULIBALY, en sa qualité de locataire du Ministère de l'Agriculture au temps des forfaits commis contre cette filière par ses premiers responsables, actuellement sous les verrous dans le cadre du procès intenté contre eux par le Procureur de la République, Monsieur KIMOU Raymond. Malheureusement, le cadre juridique et institutionnel n'existe pas pour une telle action, la Côte d'Ivoire n'ayant pas encore de Haute Cour de justice. Mais rien que l'idée a provoqué une levée de bouclier en règle du RDR et de sa presse. Alors, que le candidat Alassane OUATTARA vienne distraire le monde entier sur les antennes de RTI La 1ère, en affirmant que Monsieur Laurent GBAGBO aurait dû le saisir personnellement pour qu'il puisse donner des instructions, dans le sens des actions judiciaires en cours, contre ses collaborateurs indélicats, c'est un cache-sexe. Tout simplement. Les Ivoiriens en prennent bonne note et le retiennent pour le 28 novembre.

Au final, ce qu'il faut retenir et qui est le plus important pour les populations, c'est que nous aurons assisté à une joute oratoire très courtoise, les deux adversaires ayant décidé de jouer la carte de l'apaisement pour décrisper et détendre un tant soit peu le climat délétère qui prenait déjà place dans certaines localités du pays, entre partisans LMP et RDR, et qui menaçait de faire basculer irrémédiablement le pays dans la violence, par la faute de militants fanatisés. Une étape importante vient d'être franchie. Un bon point pour notre jeune démocratie et pour toute l'Afrique qui, au demeurant, était massivement présente à Abidjan pour l'occasion, à travers sa presse. Cap maintenant sur la grande gageure du 28 novembre 2010 que nous espérons apaisée et historique pour l'image internationale et le prestige de notre beau pays. Bientôt, le jour se lèvera.


Vive la fraternité ivoirienne !


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !

 

 

 

DINDE Fernand AGBO

mercredi, 24 novembre 2010

DEBATS DES JEUNES SUR RTI LA 1ère : LE RHDP PASSE A LA CHAPE, LA MESSE A ETE DITE


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Véritablement, le débat d'hier, mardi  23 novembre 2010 entre les jeunes LMP, Charles BLE GOUDE et KONATE Navigué et ceux du RHDP, KOUADIO KONAN Bertin dit « KKB » et ZASSO Patrick, aura été édifiant, plaisant et révélateur à plus d'un point.

Nous avons apprécié le niveau relevé des discussions pour ce qui est des trois premiers cités. En revanche, nous avons été interloqué par le comportement grotesque et brouillon (quasi délinquant) du jeune RDR, ZASSO Patrick, balançant des insolences à tout-va et faisant des affirmations graves du genre « Nous avons le film de l'assassinat du Général GUEI », avec l'intention clairement affichée d'incriminer le FPI et le candidat Laurent GBAGBO. Un CD a même été exhibé sur le plateau à l'attention de BLE GOUDE et KONATE Navigué. Très révélateur ! Notre lecture est simple, trivial : si ZASSO Patrick a le film de l'assassinat du Général GUEI, il faudra qu'il soit entendu, de façon urgente et impérieuse, par les autorités judiciaires ivoiriennes pour que son témoignage soit versé au dossier de cette scabreuse affaire non encore élucidée. Car, dans notre entendement, seuls ceux qui ont tué l'ancien Chef de l'Etat ivoirien peuvent avoir tourné la vidéo de son exécution et en détenir le support numérique. Qu'un tel document audiovisuel puisse exister et que personne ne l'ai jamais produit depuis la mort violent du Général, laissant toute la Côte d'Ivoire dans un flou artistique sur l'identité des vrais auteurs de cet homicide, n'est pas acceptable. C'est même plus que suspect.

Nous sommes convaincus de deux choses : soit ce CD ne contient vraiment pas de quoi fouetter un chat et ne devra être mis au compte que d'un effet médiatique de fort mauvais goût, soit il révèle effectivement les coupables de ce crime odieux, auquel cas il faudra s'adresser au RDR pour en savoir plus. Une chose est certaine : ce CD n'incrimine pas le candidat LMP. Car si tel était le cas, le film qu'il contient n'aurait pas mis tant de temps à être produit, tant les ennemis du Président Laurent GBAGBO sont nombreux et déterminés à obtenir sa tête sur un plateau d'argent. De ce point de vue, nous ne pouvons qu'être sereins.

Mais révélation pour révélation : Or donc des responsables du RHDP « appellent les gens la nuit » pour s'épancher !!! Par courtoisie, Charles BLE GOUDE qui savait ce que « KKB » et lui s'étaient dit une semaine avant, a répété plusieurs fois pendant ses interventions : « Je n'ai pas affaire au PDCI, c'est le RDR qui m'intéresse sur ce plateau » ; en fait, et nous l'avons compris, c'était pour ménager celui qui lui avait fait des confidences sincères, sept jours auparavant, et qu'il voulait épargner d'un coup de massue foudroyant, en direct sur les antennes. Mais les élucubrations de KOUADIO KONAN Bertin sur les nouvelles amours de BEDIE et de OUATTARA et ses attaques contre la gestion du Président GBAGBO pendant ces huit années de crise majeure auront eu raison de sa patience. Il lui a donc balancé, à brûle-pourpoint, cette question assassine : «  Monsieur KOUADIO KONAN Bertin ne pense pas ce qu'il dit sur ce plateau, j'en suis certain. KKB, peux-tu me regarder dans les yeux et déclarer, ici devant tous, que tu ne m'as pas appelé à 2 heures du matin, il y a une semaine, pour me dire au téléphone que je ne sais pas avec quelle bouche je vais dire à mes militants de voter Alassane OUATTARA ? ». KKB n'a pas manqué de s'esquiver dans des affirmations peu convaincantes, mais sans jamais nier les propos et la grave accusation de BLE GOUDE. Donnant la preuve que l'alliance BEDIE-OUATTARA est contre-nature et la confirmation que l'appel de BEDIE à voter ADO n'est pas du tout du goût de ses militants et même de ses plus proches  collaborateurs; qui s'obstinent pourtant (contre toute logique) à tenir un discours contraire à leurs plus intimes convictions. Problème d'honneur et de dignité. Combien KKB et les autres ont reçu comme argent pour trahir leurs convictions et vendre ainsi leur patrie ? On ne le saura peut-être jamais. L'histoire retiendra leur forfaiture. Pour le reste des temps.

Au cours du débat, les jeunes du RHDP ont constamment reproché au candidat LMP et au FPI de ne pas avoir été capables de produire des résultats, en matière de développement, malgré les milliers de milliards gérés pendant ces dix dernières années. Bien malin d'attaquer un pouvoir, de lui faire la guerre, l'empêcher par toutes les diableries insurrectionnelles de gouverner et, tout en même temps, lui demander des résultats ! Les jeunes LMP n'auront pas manqué de le leur dire. Mieux, de leur démontrer magistralement ce qu'est la guerre et ce que sont ses conséquences qu'ils feignent de ne pas voir. L'histoire contemporaine nous a bien montré que les Etats-Unis, le pays le plus puissant et le plus sécurisé de la planète, a eu son espace aérien violé et subi une terrible attaque, le 11 septembre 2001. Bilan : plus de 3000 morts, deux tours majestueuses, symbole de la prospérité et de l'orgueil américains, soufflées, un traumatisme montre, effroyable, indélébile dans l'esprit de toute une nation. Comme le dit un ami : « Personne ne peut être prêt contre la guerre, contre morts et destructions planifiées et programmées. Personne ! Rien ne peut et ne doit justifier la guerre, rien ! ».

Le clou de ce débat fort intéressant aura été la conclusion de Charles BLE GOUDE, dernier intervenant du jour, qui a produit deux preuves irréfutables de la nationalité burkinabé dont s'est prévalu Monsieur Alassane Dramane OUATTARA avant son entrée dans la vie politique ivoirienne : Dans un livre universitaire américain titré « The Directory of Fellows » qu'il a brandi sur les antennes, il révèle qu'ADO a été répertorié comme diplômé aux Etats-Unis en qualité d'étudiant burkinabé. Et dans un journal Frat-Mat de 1982 sorti pour la circonstance, il apporte la preuve qu'Alassane OUATTARA a été décoré, à Abidjan, avec Monsieur Charles Konan BANNY, impétrant ivoirien, en tant que cadre burkinabé de la BCEAO. Il ne pouvait avoir fin plus foudroyante à cette émission pour le RHDP, la réplique étant impossible (émission achevée) et les faits étant totalement avérés. La messe était dite.

C'est une clameur de joie et d'applaudissements qui est montée dans le ciel d'Abidjan, dans certains quartiers, à la fin de l'émission. Preuve que la prestation de Charles BLE GOUDE et de KONATE Navigué aura été plus qu'honorable. Cela promet pour le « Face à Face » du jeudi 25 novembre 2010, à 21 heures. Oui, la messe a été dite. Place au « Woody ». Pour le coup de grâce.


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !



DINDE Fernand AGBO

SUR IVOIRENEWS: ALASSANE DRAMANE OUATTARA EST-IL BURKINABE?


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Le débat sur les origines douteuses du candidat Alassane Ouattara que les ivoiriens avaient oublié refait malheureusement surface. Cependant, il est question de preuves implacables, listées ci-dessous (NB : l'étude n'est motivée par aucune démarche partisane visant à confirmer ou infirmer la nationalité d'un individu. Mais sur une enquête menée de manière professionnelle pour éclaircir le débat et écarter les différentes rumeurs).

Les différentes preuves qui circulent :

1- L'acte de naissance falsifié ? : Alassane Dramane Ouattara est né en décembre 1941 à Sindou au Burkina-Faso (et non à Dimbokro en Côte d'Ivoire).  Un nouvel acte de naissance a ensuite été falsifié, où il est inscrit qu'Alassane Dramane Ouattara est né le premier jour du mois de janvier 1942 à Dimbokro (enquête basé sur des données hagiographiques). Puis, Alassane Dramane Ouattara a présenté, dans ses divers documents administratifs, deux femmes différentes comme étant ses mères. Sur son jugement supplétif (acte de naissance), la mère de Ouattara s'appelle Nabintou Ouattara née à Odienné. Mais, dans le dossier qu'il a présenté au Conseil constitutionnel en l'an 2000, sa mère s'appelle cette fois Cissé Nabintou née à Dabou.

2 - La biographie comme témoignage :

* En mars 1962, il est convoqué pour satisfaire à ses obligations militaires. Recensé dans le premier contingent des Forces armées voltaïques naissantes sous le matricule 62/824 FAV de la classe de 1962, il a par la suite bénéficié d'un sursis. Les registres des Forces armées, encore disponibles au Burkina-Faso, qui peuvent être consultés sans déplacement, en attestent.

* Le dénommée Alassane Dramane Ouattara s'est rendu à Philadelphie aux Etats-Unis pour y poursuivre ses études. Il obtint une bourse d'étude de la Haute-Volta au titre d'étudiant Voltaïque (les documents officiels sont disponibles au Ministère de l'éducation du Burkina-Faso actuel).

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* Le « The Directory of Fellows » est un livre officiel qui dresse la liste des étudiants boursiers africains qui ont étudié aux Etats-Unis, pays par pays et qui a été réalisé avec les données fournies par « African Graduate Fellowship Program » ( grâce à l'Institut Africain-Américain pour le Bureau Africain de l'Agence de Développement International).On peut bien lire à la page 10 (photo ici présent), le nom de Alassane Dramane Ouattara parmi les 40 étudiants burkinabés listés dans cette édition. Alassane Ouattara est de la vague A03, c'est à dire de l'année académique 1965-1966. Il y est mentionné qu'il a eu une maitrise en économie en mai 1967 et un doctorat en mai 1972 à l'Université de Philadelphie dans l'Etat de Pennsylvanie.  Rappelons qu'un Etudiant ivoirien ne peut donc pas par erreur écrire sur sa fiche d'inscription qu'il est Burkinabé à partir du moment où le passeport en lui seul ,peut arriver à tout réparer.

* Les autorités américaines ont enregistré Monsieur Dramane Ouattara au service de l'immigration (the « American Immigration Services ») au titre de Voltaïque muni d'un passeport de la Haute-Volta. L'intéressé à lui-même affirmé en 1995, s'être rendu aux Etats-Unis en 1962 muni d'un passeport ordinaire voltaïque ("Jeune Afrique." n°1812 du 28 septembre au 4 octobre 1995 p. 67).

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* Sa carte de sécurité sociale américaine délivrée par les autorités américaines en octobre 1962, qui porte le n°165-40-9295 mentionne que l'intéressé est burkinabé.

* Haut fonctionnaire de la Haute Volta, Alassane Dramane Ouattara a bénéficié de deux passeports diplomatiques de ce pays sous les n° 457 du 23/12/1973 et n°DPL/1478 du 10/09/1985. Les dossiers pour l'obtention de ces documents contenant bien un certificat de nationalité voltaïque de l'intéressé sont, eux aussi, disponibles au Burkina-Faso, et les registres chronologiques du ministère des Affaires étrangères qui les a délivrés mentionnent que l'intéressé a la nationalité voltaïque ou burkinabè.

* Dans le cadre de ses visites de travail dans les pays africains, du temps où il était agent FMI, Alassane Dramane Ouattara a séjourné, du 2 au 9 janvier 1988, en Côte d'Ivoire. A la réquisition de la police des frontières, il a produit des documents officiels burkinabè pour justifier de son identité et de sa nationalité, a rempli et signé de sa main les fiches de police en y indiquant librement la même nationalité. A l'hôtel Ivoire où il a séjourné, les mêmes informations ont été données. Ces fiches, dont copies ont été portées à la connaissance de l'intéressé, sont disponibles dans les archives de la police nationale de Côte d'Ivoire et à l'hôtel Ivoire.

* Avant d'être gouverneur de la BCEAO, Alassane Dramane Ouattara a été successivement vice-gouverneur de la BCEAO (janvier 1983 à octobre 1984). Or dans la répartition des postes entre les pays membres de la Banque Centrale, celui de gouverneur est réservé à la Côte d'Ivoire, quand celui de vice-gouverneur est dévolu au Burkina Faso.

*A la fin des années 1980, le Front monétaire international (où travaillait Ouattara) impose aux pays des Politiques d'ajustement structurel (PAS) et des éléments du FMI dans les administrations africaines pour mener à bien cette politique. F.Houphouet Boigny va faire appel au Dr Alassane Ouattara qu'il a sauvé d'une déchéance de sa nationalité burkinabé selon M. Cissé Bacongo, en lui accordant de justesse la nationalité un passeport ivoirien. A la mort du gouverneur Abdoulaye Fadiga qu'Houphouët avait l'intention de nommer Premier ministre, le Président a donc fait appel à cet illustre inconnu pour lui succéder et en faire plus tard son Premier ministre. L'origine de M. Ouattara n'a jamais fait l'objet d'un doute.

3 - Les affirmations douteuses :

* Alassane Ouattara réputé être né de parents burkinabés et a lui même déclaré lors d'une manifestation pour son investiture à Cocody qu'il était fier d'avoir pu exercer à la BCEAO et au FMI en tant que ressortissant burkinabé.

* L'intéressé à affirmé en 1995, s'être rendu aux Etats-Unis en 1962 muni d'un passeport ordinaire voltaïque ("Jeune Afrique." n°1812 du 28 septembre au 4 octobre 1995 p. 67).

(NB : l'étude n'est motivée par aucune démarche partisane visant à confirmer ou infirmer la nationalité d'un individu. Mais sur une enquête menée de manière professionnelle pour éclaircir le débat et écarter les différentes rumeurs).

Par Akwa Bahi JC


Source: IVOIRENEWS


Autre source: Conférence de Mamadou Ben Soumahoro: des documents exceptionnels publiés. Cliquer: ICI

mardi, 23 novembre 2010

AFFAIRE KARACHI : L’EXECUTIF FRANÇAIS RATTRAPE PAR SES PRATIQUES MAFIEUSES

 

SARKOZY ET DE VILLEPIN.jpg


Affaire Karachi: les derniers rebondissements

L'affaire Karachi a connu de nouveaux rebondissements ces derniers jours. LEXPRESS.fr résume les épisodes précédents pour éviter que vous soyez lâchés.


Pour tout comprendre sur l'affaire Karachi, consultez cet article ainsi que celui-ci.

Lorsque l'ancien ministre de la Défense Charles Millon dévoile, le jeudi 18 novembre, avoir eu connaissance de l'existence de rétrocommissions dans le cadre de l'affaire Karachi, le dossier prend une nouvelle tournure. Surtout lorsqu'il explique avoir reçu l'ordre du président Chirac de mettre fin aux commissions potentiellement à l'origine de versements occultes.

Dès lors, c'est tout l'entourage politique de l'ancien président de la République qui se trouve dans le collimateur du juge d'instruction Renaud Van Ruymbeke, en charge du volet financier du dossier.

Villepin prend les devants et attaque Sarkozy

A peine mis en cause, l'ancien Premier ministre, et secrétaire général de l'Elysée à l'époque des faits, sort de son silence et répond favorablement à l'"invitation" du juge Van Ruymbeke. Sur TF1, il corrobore les déclarations de Charles Millon, à savoir l'existence de possibles rétrocommissions frauduleuses en marge du contrat franco-pakistanais. "Il y avait des commissions qui revenaient vers la France vers des personnalités politiques ou non politiques qui, elles, étaient totalement illégales", affirme-t-il alors. Ce dernier ajoute dans la foulée que le président Chirac a bel et bien demandé en 1995 de mettre fin aux "contrats qui pouvaient donner lieu à des rétro-commissions".

A travers ces déclarations, Villepin met implicitement en cause la responsabilité de l'ancien gouvernement Balladur et notamment celle de Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget et porte-parole de la campagne présidentielle de 1995 du dernier Premier ministre de François Mitterrand.

Nicolas Sarkozy réplique aussitôt

Depuis le sommet de l'Otan à Lisbonne, le chef de l'Etat ne tarde pas à réagir. Dénonçant "une polémique qui n'a pas lieu d'être", il assure que l'Etat communiquera tous les documents sur ce dossier "en temps et heure". De son côté, le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, répond au meilleur ennemi du président, condamnant "ceux qui n'ont d'autre préoccupation que d'impliquer le chef de l'Etat, par une succession d'insinuations, dans une affaire qui ne le concerne en rien".

Depuis, Dominique de villepin a quelque peu édulcoré son propos. Tout en réaffirmant ce dimanche sur TV5 Monde l'intervention du président Chirac s'agissant de l'arrêt du versement des commissions, il a toutefois nuancé ses accusations en précisant qu'il n'y avait "pas de preuve formelle de rétrocommissions" vers la France. Mais son audition aura bel et bien lieu, dans la semaine. Me Metzner, son avocat, l'a confirmé ce lundi.

Juppé sollicité à son tour

Le 18 novembre, Alain Juppé ne figurait pas dans la liste des potentiels auditionnés. Mais ce dimanche, les familles des victimes, représentés par l'avocat Me Morice, ont signifié leur souhait de voir l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac interrogé par le juge Van Ruymbeke.

En tant que chef du gouvernement, Alain Juppé ne pouvait ignorer, dans l'hypothèse de l'existence de rétrocommissions illicites, l'ordre présidentiel de stopper ces commissions. Selon l'avocat de la partie civile, Alain Juppé pourrait également faire la lumière sur une autre révélation de Charles Millon. Celui-ci avait en effet précisé à Renaud Van Ruymbeke que des membres du cabinet de son prédécesseur, François Léotard, avaient été soumis à des écoutes téléphoniques.

Fillon refuse la perquisition des locaux de la DGSE

Le contenu de ces écoutes, ainsi que d'autres preuves potentielles, ne seront justement pas dévoilés dans l'immédiat. Ce lundi après-midi, François Fillon a fait savoir qu'il ne pouvait pour l'heure autoriser la perquisition des locaux de la DGSE, et donc faire suite à la demande en ce sens du juge Van Ruymbeke, déposée le 18 novembre.

Le Premier ministre invoque son incompétence décisionnelle pour justifier cette décision. "La déclassification temporaire de tout ou partie des locaux de la DGSE (...) ne peut recueillir mon accord", a-t-il expliqué. En outre, le chef du gouvernement invoque l'avis défavorable émis par le président de la Commission consultative du secret de la défense nationale" (CCSDN).

Pour en savoir plus sur les raisons juridiques de ce refus, cliquez ici.

Une nouvelle mission parlementaire sera-t-elle ouverte?

Cette hypothèse est envisageable. Jean-François Copé a ce lundi évoqué la possibilité de réouvrir une nouvelle enquête parlementaire, à défaut de réouvrir la précédente, close en mai.

Bernard Cazeneuve, le rapporteur PS de la première mission parlementaire, qui avait déjà exprimé ce souhait en octobre,y est toujours très favorable. Jean-Marc Ayrault, patron des députés PS, a ainsi exhorté le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, d'accéder à cette demande.


Source: LEXPRESS.FR

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LEANDRE SAHIRI: STRATEGIE POUR LA VICTOIRE


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Le 28 novembre 2010, la CÔTE D'IVOIRE doit remporter LA VICTOIRE, non pas par « tous les moyens », mais de façon démocratique, c'est‐à‐dire sans violence, sans tricherie, dans la discipline, dans l'union. Nous les Ivoiriens et les Ivoiriennes, pour ce 2ème tour de notre élection présidentielle, unissons‐nous pour dire NON à la servitude et pour confirmer notre légitime aspiration à la paix, à la souveraineté, à la dignité, au bien‐être. Soyons tous rassemblés pour proclamer, aux yeux du monde entier, notre grandeur et notre maturité et pour faire du 28 novembre 2010, une date glorieuse et mémorable.


Les dix commandements

pour gagner le 28 novembre 2010


1. Nous devons nous mettre en rangs serrés et compacts pour défendre la terre de nos aïeuls, la Côte d'Ivoire.

2. Nous devons nous organiser, c'est‐à‐dire : mettre en place les dispositions utiles ; prévoir les moyens adéquats en ce qui concerne les secours, les ravitaillements et les déplacements (transports), afin d'éviter les désagréments, les vicissitudes, et les affrontements inutiles.

3. Nous devons mobiliser toutes les forces vives, hommes et femmes, de notre nation pour une participation effective et massive au vote : soyons, tous et toutes, présents dans tous les bureaux de vote pour exercer, en toute conscience et en toute responsabilité, notre droit de vote et notre devoir citoyen.

4. Nous devons faire barrage, PACIFIQUEMENT, SANS VIOLENCE, aux spécialistes de la violence, ramener les va‐t‐en‐guerre à de bons sentiments, à des comportements de sagesse.

5. Nous devons être, tous et toutes, présents, dans tous les lieux de vote, et demeurer vigilants, attentifs aux différentes phases du déroulement du vote, c'est‐à‐dire depuis l'ouverture du bureau jusqu'à la proclamation des résultats.

6. Nous devons veiller à ce que soient utilisés les moyens et les matériels appropriés (urnes transparentes, machines à voter mécaniques ou électriques, bulletin unique, isoloir, encre...) en vue de prévenir ou d'éviter les manipulations frauduleuses de tous genres, et dénoncer systématiquement la moindre anomalie ou irrégularité constatée : la dénonciation des irrégularités électorales doit être l'affaire de chaque citoyen ou citoyenne.

7. Nous devons savoir que tout électeur qui vend sa voix au plus offrant est aussi méprisable que tout candidat qui achète la voix d'un électeur pour usurper le pouvoir.

8. Nous devons savoir que, dans l'isoloir, hors du regard des autres, chacun ou chacune de nous doit avoir constamment à l'esprit qu'il ou elle n'est pas seul(e), mais qu'il ou elle est en face de sa conscience et face à sa conscience, et que la destinée de notre nation est, à ce moment précis, entre ses mains.

9. Nous devons connaître les diverses méthodes de fraude pour détecter et dissuader les fraudeurs, pour lutter efficacement contre les pratiques frauduleuses et les irrégularités susceptibles d'affecter ou de fausser les résultats de l'élection : nous voulons une élection juste et transparente où la victoire reviendra au plus méritant des candidats, c'est‐à‐dire celui qui est capable d'agir dans l'intérêt supérieur de la population ivoirienne.

10. Nous devons éviter le vote mécanique et instinctif ; cela veut dire : ne pas nous baser sur nos attaches régionales, ethniques, religieuses ou militantes, mais voir seulement et uniquement la CÔTE D'IVOIRE.

Vive la Côte d'Ivoire ! Vive l'Afrique !


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Copyright ©Léandre Sahiri, novembre 2010

A PROPOS DE « DEUXIEME EPITRE A LAURENT GBAGBO » DE TIBURCE KOFFI : CONTRADICTIONS ET DERIVES



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« Deuxième épitre à Laurent Gbagbo ». Tel est le titre du « courrier offert à la curiosité du public », du moins de la lettre ouverte publiée par M. Tiburce Koffi dans le Nouveau réveil du samedi 30 octobre dernier, notamment à la veille de l'élection présidentielle. Cette lettre ouverte, je l'ai fait suivre à d'autres compatriotes et amis. Je l'ai lue avec un intérêt certain et avec une juste et bienveillante attention. Et, comme à mon habitude, je vais ici saisir l'occasion pour l'analyser, du moins pour dire ce que j'en pense. J'ai pu recevoir cette lettre ouverte grâce à la bienveillance d'un ami résidant en Côte d'Ivoire, que je remercie, et dont je voudrais, d'abord et avant tout, vous faire partager le point de vue.

Des propos à la limite de l'injure

« Je voudrais faire une petite remarque et cela n'engage que moi... Les mots utilisés par Tiburce Koffi sont à la limite de l'injure proférée à l'égard de M. Laurent Gbagbo. Or, il se trouve que, jusqu'à ce jour, celui-ci est encore le président de la république, grâce au bon vouloir des Ivoiriens qui l'ont élu en octobre 2000. A ce titre, nous lui devons un minimum de respect pour la fonction qu'il occupe, même si nous sommes déçus de l'homme ou même si nous ne l'aimons pas. De la même manière que nous devrons du respect au prochain président... Mais, Tiburce Koffi, c'est aussi ça. Et, c'est pour ça que, soit nous l'aimons, soit nous ne l'aimons pas. C'est un jusqu'au-boutiste qui parle avec son cœur et qui met au grand jour ses émotions. Mais, ce n'est pas parce que M. Laurent Gbagbo se vautre dans la fange que nous devons faire pareil. Nous devons nous montrer plus éduqués que M. Laurent Gbagbo et plus respectueux que lui de sa propre fonction. Si un président ne connaît pas sa place, nous devons le lui faire savoir, tout en pesant nos mots... ».

Ainsi donc, M. Tiburce Koffi « parle avec son cœur et met au grand jour ses émotions », comme le dit si bien notre ami. C'est de ce point de vue que cette lettre ouverte qui est, selon Tiburce Koffi lui-même, un « appel, tyrannique, lancinant et tragique comme l'étreinte dernière que se donnent ceux qui partent pour ne plus se revoir ni plus revenir » nous intéresse. Je veux dire que je vais en parler du point de vue psychocritique ou psychanalytique, laissant place aux autres d'user des autres méthodes, notamment stylistique, thématique, linguistique, ethnosociologique..., pour éclairer les autres points, comme l'a fait, à juste titre et à bon escient, cet ami.

Pourquoi la psychocritique ?

La psychocritique est la méthode d'analyse inspirée par la psychanalyse et illustrée par Charles Mauron, à partir des thèses de Roger Fry. C'est une méthode d'analyse qui consiste à étudier une œuvre ou un texte pour relever des faits et des relations issus de la personnalité inconsciente de l'écrivain ou du personnage. En d'autres termes, la psychocritique a pour but de découvrir les motivations psychologiques inconscientes d'un individu, à travers ses écrits ou ses propos.

La psychocritique se veut une critique littéraire, scientifique, partielle, non réductrice. Littéraire, car ses recherches sont fondées essentiellement sur les textes ; scientifique, de par son point de départ (les théories de Freud et de ses disciples) et de par sa méthode empirique (Mauron se réclame de la méthode expérimentale de Claude Bernard) ; partielle, puisqu'elle se limite à chercher la structure du phantasme inconscient ; non-réductrice, car Mauron attribue au mythe personnel une valeur architecturale, il le compare à une crypte cachée sous une église romane. Mauron a, par ailleurs, esquissé une théorie sur la liberté créatrice de l'homme et la valeur de l'art... D'où, l'intérêt, pour moi, de recourir à cette méthode qui permet d'aller au-delà des autres méthodes traditionnelles d'analyse et d'en révéler plus, tant sur le texte que sur l'auteur, puisque c'est, bien entendu, le rôle du critique que d'en savoir davantage et d'en dire plus. Sur ce point, toute la nouvelle critique s'accorde.

De ce fait, la méthode psychanalytique ou la psychocritique nous fera comprendre la personnalité inconsciente de M. Tiburce Koffi et les fondements, ou les mobiles de l'obsession de certains thèmes et concepts récurrents, à savoir : le scandale, la provocation, à la limite de l'offense ou de l'insulte, la révolte, la rupture... Pourquoi procède-t-il ainsi ? Que recherche-t-il ?... La psychocritique nous fournira également les clefs pour expliquer pourquoi il est attiré et séduit par M. Houphouët Boigny, et pourquoi M. Henri Konan Bédié ne saurait l'intégrer dans son cercle politique. La psychocritique nous révélera également le fondement des « relations pleines de sous-entendus, de malentendus, de non attendus et d'énigmes » entre  Tiburce Koffi  et Laurent Gbagbo. La psychocritique nous dira aussi pourquoi Tiburce Koffi ne ménage pas Laurent Gbagbo, alors que tout le monde sait qu'il a énormément bénéficié des largesses de celui-ci qu'il traite, à tort ou à raison, de sanguinaire devant répondre de « ses 10 années de règne anarchique et criminel devant le TPI (Tribunal Pénal International) ou la potence de l'Histoire »...

En tout cas, il semble évident que c'est par l'explication psychanalytique que l'on peut comprendre les contradictions, du moins l'attitude « dialectique » de Tiburce Koffi vis-à-vis de MM. Henri Konan Bédié,  Houphouët Boigny et Laurent Gbagbo.  Cette attitude « dialectique » est, d'ailleurs, identique et constante face à tous ses choix et toutes les « fatalités » dont il cherche à s'évader et pour lesquelles il éprouve ces sentiments tout à fait confus et contradictoires ou opposés.

Des sentiments contradictoires

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lundi, 22 novembre 2010

PREMIERE IMPRESSION SUR LE DEBUT DE LA CAMPAGNE DU 2ème TOUR



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Depuis le vendredi 19 novembre 2010, à minuit, la campagne du deuxième tour du scrutin présidentiel en Côte d'Ivoire a été ouverte par la CEI, laissant libre cours à La Majorité Présidentielle (LMP) et au RHDP de déployer toute leur intelligence politique pour rallier le maximum de votants à leurs programmes de gouvernement, à leurs projets de société et à leurs causes.

Dans la veine, les chaînes de télévision RTI La 1ère et AFRICA 24, reconduisant leurs plateaux de débat du premier tour de la présidentielle, nous ont offert, ce dimanche 21 novembre, deux émissions fort édifiantes sur la capacité des représentants des candidats GBAGBO et OUATTARA à défendre les dossiers et les thèses de leurs mandants.

Sur AFRICA 24, c'est un Maître AHOUSSOU Jeannot peu convaincant sur la non paternité d'ADO relativement au coup d'état de 1999, la non animosité entre BEDIE et OUATTARA pendant son mandat de 1993 à 1999 (ils étaient à la limite des amis marchant bras dessus dessous), l'inoffensivité du concept de l'ivoirité et la non imputation à ses thèses du coup d'état de 1999, qu'il nous a été donné de voir. Il a clamé que BEDIE n'a jamais traité ADO d'étranger, de Burkinabé et n'a jamais voulu l'empêcher de devenir candidat. Comme il fallait s'y attendre, en pareille situation de flagrant délit de déni, il s'est fait proprement laminer par le Premier Ministre AFFI N'Guessan. La messe a été tout simplement dite. Le représentant du RHDP nous a offert le visage désolant d'un PDCI-RDA pathétique et pitoyable. Difficile en tout cas de mentir contre l'évidence et de réécrire l'histoire. Le révisionnisme n'est pas passé.

Autre plateau, autre décor, autre pugilat, même débâcle : l'émission « Au cœur du débat » sur le thème de la bonne gouvernance nous a gratifié d'un face-à-face très corsé entre le Président Mamadou KOULIBALY (Professeur d'économie) et l'honorable William ATEBY (Docteur en droit), représentants LMP, et le Professeur SEKA et Mme Nialé KABA, (Professeurs d'économie), représentants RHDP. A part notre économiste au féminin qui s'en est tirée tant bien que mal face à la marée KOULIBALY-ATEBY, le Professeur SEKA aura été tout simplement décevant. Il est tout bonnement passé à travers les échanges, balbutiant, maugréant et mâchouillant des mots diffus et soutenant des thèses peu assurées sur la question de la rébellion, bras armé du RHDP, et les pratiques peu orthodoxes à la Faculté des Sciences Economiques à eux opposées par le Président KOULIBALY et l'honorable ATEBY.

Assurément, le RHDP a été mal inspiré de choisir ces trois représentants pour des débats où ils ont franchement fait piètre figure, peinant à donner un visage de virginité à leur candidat, Alassane Dramane OUATTARA. Des représentants qui, soit ne connaissent pas (de bonne foi ?) leur mentor, soit ne savent vraiment pas le vendre. Tout naturellement, ils se sont fait minutieusement aplatir par le camp d'en face qui n'en demandait pas mieux. A leur décharge, nous dirons que cette mission précise de blanchiment forcé et forcené du candidat RHDP est impossible. Cela relève purement et simplement de la prestidigitation. A part cela, ils pourraient mieux faire s'ils s'exerçaient un peu plus sur les autres questions.

Au final, ces deux émissions nous auront laissé le sentiment que le dossier ADO est indéfendable quand les débats gravitent autour du coup d'état de 1999 et la rébellion. Visiblement, difficile de se donner une image de vierge quand on a le sang des Ivoiriens sur les mains ! C'est donc désespérément que le RDR tente de se réfugier derrière l'aura de Félix HOUPHOUËT-BOIGNY et du RHDP pour profiter de la « virginité » du PDCI-RDA d'Henry Konan BEDIE et masquer ainsi une réputation peu reluisante et très peu enviable d'homme de sang. Une entreprise vouée à l'échec comme dans la malédiction de Sisyphe. Dans le cas de figure de cette élection présidentielle, il ne s'agit pas de voter ou d'élire deux organisations ou deux mouvances : c'est de deux hommes, avec leurs histoires très spécifiques, dont il est question. Nul ne doit tenter de faire diversion pour tromper les Ivoiriens et leur donner le change en falsifiant l'histoire. Le révisionnisme ne peut prospérer, ici. Les faits sont trop récents et les plaies encore ouvertes pour qu'une telle tentative puisse prendre les Ivoiriens à défaut. Ils n'ont pas de problème avec le PDCI-RDA, l'UDPCI ou le MFA. Ils ont un contentieux avec ADO. Aussi simple que cela puisse être.

En tout état de cause, l'émission « Face à Face » du jeudi 25 novembre 2010, de RTI La 1ère, qui doit opposer le candidat LMP à celui du RHDP dans un duel épique et historique, est en passe de se transformer en un vrai cauchemar médiatique qui pourrait sonner à jamais le glas des ambitions d'ADO. Oui, demain, le jour se lèvera.


Vive la campagne présidentielle !


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !


 

DINDE Fernand AGBO

jeudi, 18 novembre 2010

DE LA NOTION DE REPENTANCE : LE CAS ADO

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Les Saintes Ecritures nous le disent sans équivoque : « Celui qui cache ses transgressions ne prospère point, mais celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde » Proverbes 28 : 13. Par cette parole, le SEIGNEUR ETERNEL, le Créateur, nous enseigne un acte d'humilité et de grandeur : le repentir, mieux, la repentance. La repentance, comme l'indique notre passage de référence, c'est d'abord et avant tout AVOUER ses transgressions, c'est-à-dire « admettre » qu'on les a commises, « accepter » l'idée qu'on a mal agi et le dire. Deuxièmement, la repentance, c'est DELAISSER ses transgressions, le mal qu'on a commis, et se détourner de la mauvaise voie qu'on a empruntée.

Le fruit que cela produit, au final, pour le repenti, c'est l'obtention de la miséricorde. Celle de DIEU. Tout à fait logiquement et naturellement, celui qui accomplit ces deux étapes essentielles de la contrition obtient le pardon divin et, forcément (ou plus facilement), celui des hommes. Une repentance bien menée et conduite sans hypocrisie procure la paix et le soulagement dans l'âme de quiconque a péché ou commis l'irréparable. Les Saintes Ecritures ne disent pas autre chose à travers ce cantique du roi David (roi d'Israël) : « Tant que je me suis tu, mes os se consumaient, je gémissais toute la journée ; car nuit et jour ta main s'appesantissait sur moi, ma vigueur n'était plus que sécheresse, comme celle de l'été. Je t'ai fait connaître mon péché, je n'ai pas caché mon iniquité ; j'ai dit : J'avouerai mes transgressions à l'Eternel ! Et tu as effacé la peine de mon péché ». Psaume 32 : 2-5.

Comme nous pouvons le voir, toute repentance doit s'inscrire dans une démarche bien précise. Au surplus, elle ne doit pas être seulement l'apanage des petites gens. Elle doit être également pratiquée par ceux qui gouvernent comme le roi David, par ceux qui drainent des foules, par ceux qui ont de l'influence, les meneurs, les leaders, notamment les hommes politiques. En l'occurrence, nous voudrions parler, ici, du cas Alassane Dramane Ouattara. Dans le contexte très particulier de la réconciliation nationale en Côte d'Ivoire.

Cet homme, au nom de ce qu'il a appelé « l'exclusion des nordistes » ivoiriens, a lâché en 1995, sous le règne d'Henri Konan BEDIE, son persécuteur d'alors, la terrible phrase qui gangrène encore aujourd'hui toute la vie politique ivoirienne : « On ne veut pas que je me présente parce que du Nord et musulman ». Au nom donc de cet « ostracisme », il instrumentalise l'ethnie Malinké et la religion musulmane ainsi que les patronymes nordistes et les grands boubous, pour en faire un cocktail explosif et dévastateur ; cette instrumentalisation va déboucher sur le coup d'état manqué du 19 septembre 2002 et la rébellion armée qui va consacrer la partition de la Côte d'Ivoire.

En tout état de cause, à Bouaké, Sakassou, Korhogo, Man, Vavoua et dans toute la zone Centre Nord Ouest (CNO) violemment arrachée à l'Etat de droit, le sang innocent coule à flot : femmes enceintes éventrées, filles et jeunes femmes sauvagement violées, hommes et enfants mutilés ou abattus, gendarmes froidement exécutés ou égorgés avec épouses et progénitures, villages rasés de la carte, vies anéanties, plantations et biens confisqués ou détruits, infrastructures sociales, scolaires, hospitalières, médiatiques, électriques et administratives saccagés ou tout simplement démantelées et vendues dans les pays voisins, régions entières réduites à la misère la plus noire. Des milliers de morts. Des atrocités sans nom. Choses que ne pouvaient concevoir ni imaginer les Ivoiriens dans leurs pires cauchemars.

Mais pour Alassane Dramane OUATTARA en tournée à Bouaké et dans le Nord du pays, ce combat, ou du moins cette frénésie guerrière et meurtrière était nécessaire. Mieux, il dira à ses guérilleros : « Votre combat était INDISPENSABLE ». Comme l'a dit le blogueur Claudus, « ce combat a endeuillé des milliers de familles, spolié d'honnêtes gens de leurs biens, de leurs souvenirs et de leur avenir, fait des milliers de déplacés de guerre ayant tout perdu, causé le massacre de centaines de gendarmes et autres forces de l'ordre désarmés, mis toute la Côte d'Ivoire à genoux ». « Oui, ce combat était indispensable car il a permis à Alassane Dramane Ouattara d'être un candidat EXCEPTIONNEL à l'élection présidentielle de Côte d'Ivoire », termine t-il. Bien entendu, cela n'a été possible qu'au titre de l'Article 48 de la Constitution ivoirienne, qui donne des prérogatives particulières au Président de la République en temps de crise.

Aujourd'hui, ADO a pu tranquillement battre campagne dans tout le pays et - tout admis au deuxième tour de l'élection présidentielle qu'il est désormais - aspire à diriger les Ivoiriens, à présider à leur destinée, à gouverner la Côte d'Ivoire, à être leur président. Mais aime t-il seulement ces Ivoiriens ? Question anodine et pourtant absolument capitale et de la plus haute importance pour la suite de notre développement. Ainsi que nous l'avons vu plus haut, la repentance nous est enseignée par le TRES-HAUT comme un acte à la fois d'humilité et de grandeur. La repentance, tel que le suggérait notre passage de référence et comme nous l'avons initialement souligné, c'est d'abord et avant tout AVOUER ses transgressions, c'est-à-dire « admettre » qu'on les a commises, « accepter » l'idée qu'on a mal agi et le dire. En ce qui nous concerne en Côte d'Ivoire, dans le cadre de la réconciliation nationale, ADO a-t-il AVOUE ses transgressions comme le recommande les Saintes Ecritures ? A-t-il « admis » qu'il les a commises, ne serait-ce qu'un jour ? A-t-il « accepté » l'idée qu'il a mal agi et nous l'a-t-il dit ? Non ! Peut-il donc obtenir miséricorde de la part du Créateur ? Non ! Peut-il être pardonné par ses semblables ? Non ! Peut-il prospérer dans ses entreprises et ses desseins, selon le passage de référence de Proverbes 28 :13 ? Non !

Deuxièmement, la repentance, c'est DELAISSER ses transgressions, c'est-à-dire le mal qu'on a commis et se détourner de la mauvaise voie qu'on a empruntée. L'a-t-il fait ? Une nouvelle fois, non ! Pour preuve, il maintient encore, envers et contre tout, ses hordes en armes dans les zones CNO, jusqu'à ce qu'il soit proclamé Président de la République de Côte d'Ivoire. Du moins, c'est ce qu'il espère. A-t-il seulement manifesté le moindre remord pour tous les torts causés à ce peuple hospitalier qui lui a un jour ouvert les bras, eu la moindre parole de compassion pour toutes les souffrances, destructions et morts occasionnées par lui, esquissé un début de repentance à l'adresse des Ivoiriens meurtris, apporté un peu de soulagement moral et matériel à toutes ses victimes, au nom de la réconciliation nationale ? Triplement non ! Et pourtant, il est aujourd'hui totalement indéniable que c'est bien lui, le parrain de la rébellion. Ne serait-ce que sur le théâtre ivoirien. Ses mentors étant (c'est de notoriété) membres de l'exécutif français et ce, jusqu'au sommet de l'Etat, en passant par les officines maçonniques les plus orthodoxes de l'Hexagone. Pouvons-nous alors nous convaincre qu'ADO aime ce peuple et ce pays qu'il dit être siens ? Non !

Dans un film vidéo qui fait le tour de la planète, Koné Zakaria, alors chef rebelle de Vavoua, aux anges devant une foule acquise à leur cause, n'a pas manqué de le dire lors d'un meeting au Nord : « Si vous supportez le MPCI (Mouvement Patriotique de Côte d'Ivoire, commué en Forces Nouvelles), ne le faites ni pour Zakaria ni pour IB ni pour quelqu'un d'autre sinon pour celui qui a acheté nos armes, c'est-à-dire Alassane Dramane OUATTARA (tonnerre d'applaudissements et cris de joie). Lorsque nous étions en exil, c'est Alassane OUATTARA qui s'occupait de nous. Il nous envoyait régulièrement du riz et la somme de 25 millions de francs CFA par mois pour nos besoins ». Koné Zacharia peut-il mentir aussi légèrement à propos d'ADO et l'exposer ainsi au TPI (Tribunal Pénal International) ? Dans quel intérêt, surtout quand nous savons qu'il parlait dans une zone dont ils étaient les seuls maîtres et, qui plus est, devant un public de fans et de parents admiratifs ? Etant en territoire conquis, que pouvait-il craindre ou quelle pression ou chantage pouvait-il subir pour livrer ainsi son mentor ? Il faut simplement se rendre à l'évidence : Koné Zacharia, dans un instant de triomphalisme, a dit la vérité sur cette crise ivoirienne. Mais là encore, ADO l'a nié en bloc sur la chaîne de télévision AFRICA 24. Cristallisant davantage le dégoût, la répulsion et l'amertume que des milliers d'Ivoiriens meurtris éprouvent pour sa personne.

Quand un homme a fait ce qu'il a fait à la Côte d'Ivoire, on ne peut, au nom de la réconciliation nationale, passer ses actes par pertes et profits, sans un début de repentir. Leur gravité extrême l'impose. L'inverse serait tout à fait contraire à la morale. Au reste, aucune réconciliation ne peut se faire sans vérité. C'est un préalable. Les hommes politiques ont souvent eu des choses à se reprocher dans ce pays. Qu'ils n'en aient pas fait amende honorable devant la nation, cela a pu leur être concédé, eu égard au poids et à l'impact relativement faibles de leurs actions. Mais le cas ADO, comme nous l'avons dit, ne peut passer par pertes et profits. C'est un contentieux majeur à vider. Et il ne le sera jamais sans repentance.

La vidéo que nous évoquions plus haut et qui a été tournée en 2005 à Séguéla, en zone rebelle, existe sur les sites Dailymotion et Youtube, et c'est par scrupule que nous ne la diffusons pas sur ce blog. Où faut-il encore chercher des preuves (quand bien même il en existe encore des centaines) ? Celle-ci suffit largement. Quand on n'est pas de mauvaise foi, on sait l'affaire pliée. ADO est bel et bien l'auteur de toutes ces souffrances atroces subies par le peuple ivoirien depuis 2002. Mais il ne s'en est jamais repenti. Plus grave, il n'a jamais assumé sa rébellion et donc ne s'est jamais inscrit dans la possibilité d'en AVOUER la paternité. Pire, il nargue ses milliers de victimes ; il pousse le cynisme jusqu'à leur asséner, avec une froideur machiavélique et une sérénité de marbre qui vous donnent des frissons dans le dos, cette parole transperçante : « J'ai pardonné ! ». Il a pardonné à qui ? Il a pardonné là où il a mille choses à se faire d'abord pardonner lui-même, là où on aurait dû entendre ses mots de contrition (si attendus !) pour lui pardonner une foule de crimes abominables et de forfaits atterrants qui pèsent encore sur des cœurs qui ne demandent qu'à s'en libérer ? C'est tout simplement amoral ! Certainement, dans son entendement, il lui a été fait plus de mal qu'il n'en a fait. Il peut même considérer qu'il n'en a pas fait du tout. Seule logique qui puisse sous-tendre une posture aussi illisible et aussi irrationnelle.

Notre deuxième passage nous montre que tout homme normalement constitué et craignant DIEU ou ayant encore quelques valeurs cardinales ne peut trouver le sommeil quand il fait le mal. En tout cas, pas avant d'avoir avoué son crime au Créateur, fait son mea culpa auprès de ses semblables, ceux contre qui il a commis l'irréparable, et de s'en être détourné. Quand on peut dormir avec le sang de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants sur les mains et s'en trouver bien, sans même être écorché par le moindre remord, s'est qu'on s'est déshumanisé. En des mots plus clairs, on n'est plus un être humain.

Les Ivoiriens peuvent-ils investir un homme de cette froideur d'âme comme leur président ? Nous pensons que non ! En tout cas, cela nous étonnerait. Si le SEIGNEUR ETERNEL, le DIEU de justice, n'a pas abandonné les Ivoiriens, il ne permettra jamais une chose aussi terrible. Au demeurant, les Ivoiriens sont d'une magnanimité exceptionnelle, légendaire. Si ADO avait reconnu son tort ou même simplement présenté ses excuses, ils lui auraient pardonné, comme cela a été le cas pour le Premier Ministre SORO Guillaume, et il serait devenu un homme politique apprécié et respecté de tous dans ce pays. Malheureusement, nous sommes très loin du compte. Il n'a qu'une ambition : être président. Nos pauvres vies sont le cadet de ses soucis.

Personnellement, nous n'avons rien contre ADO qui, à part ce côté sombre et mystérieux de sa personne, est un homme brillant dont nous avons tous apprécié la rigueur au travail, du temps où il était Premier Ministre du « Vieux », le Président Félix HOUPHOUËT-BOIGNY. Et quelques amis et frères pourraient trouver étrange que nous fassions une fixation sur ce personnage et que nous ne parvenions pas à le « digérer ». C'est, en effet, le cas : la tête de cet homme ne nous revient pas. C'est que, sous le prisme de notre culture chrétienne et de notre éducation, nous trouvons que ce leader politique ivoirien n'a pas de hauteur, d'élévation spirituelle. Il n'a aucune considération pour la vie de son prochain et, ce faisant, il ne peut aucunement rencontrer la sympathie du chrétien que nous sommes, attaché au respect de la vie, à la vérité, à la justice, à la droiture et aux valeurs qui fondent la grandeur humaine. C'est également l'avis de millions d'Ivoiriens. De sorte que, de notre point de vue, soutenir cet homme, c'est se rendre complice de toutes les atrocités qu'il a commises dans ce pays, sans remord. Et par ricochet, c'est prendre sur soi une lourde responsabilité spirituelle.

Qu'il puisse même se réclamer de l'Islam nous étonne quelque peu ! Parce qu'il n'en observe pas les préceptes de paix. Etre un bon musulman, c'est être justement porté sur la vertu ; ce dont il ne nous donne aucune preuve depuis le début de la crise ivoirienne. Nous avons de nombreux amis musulmans pratiquants convaincus que nous respectons parce qu'ils sont de véritables modèles de vie. Nous aurions bien voulu en dire autant de notre « cher frère » ADO. Mais ses actions ne nous y autorisent guère. D'où sort donc cet homme qui nous empêche de dormir dans ce pays depuis bientôt 12 ans et de quel DIEU se réclame-t-il ? Il constitue assurément pour des milliers d'Ivoiriens, comme nous, qui étaient de paisibles citoyens jusqu'à la nuit du 18 au 19 septembre 2002, une véritable énigme.

Le peuple ivoirien saura en tirer les conséquences.

Que DIEU garde et bénisse la Côte d'Ivoire !


 

DINDE Fernand AGBO

lundi, 15 novembre 2010

COTE D'IVOIRE : LE DEUXIEME SURSAUT NATIONAL EST EN MARCHE !



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Dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002, une horde d'affreux attaque la Côte d'Ivoire dans une tentative de coup d'état qui se mue en rébellion armée. Notre beau pays est alors coupé en deux. Dans un sursaut mémorable, les patriotes ivoiriens font écran à la sinistre entreprise pour indiquer aux nageurs en eaux troubles qui ont porté le glaive dans le sein de la mère-patrie que leur projet ne peut prospérer. A travers des marches, des manifestations monstres qui ont battu tous les records de mobilisation et des levées de fonds, les dignes fils de la Côte d'Ivoire ont donné la preuve de leurs nouvelles dispositions d'esprit : un peuple épris de liberté, de paix, prêt au sacrifice pour son pays et qui n'entend pas laisser prospérer ceux qui clament leur amour pour la Côte d'Ivoire mais qui ne manquent aucune occasion de faire couler le sang de ses fils. Drôle d'amour que celui-ci ! A la vérité, ces hideux n'ont jamais aimé ce pays ou du moins ne l'aiment que pour le fauteuil présidentiel qu'ils convoitent.

Ce sursaut digne des plus grandes révolutions de l'histoire du monde a eu l'adhésion de quelques nations sœurs, telle que l'Angola à laquelle nous devons une fière chandelle, et des jeunesses de la quasi entièreté de l'Afrique noire venues affirmer leur opposition aux prétentions néocoloniales d'états impérialistes qui ne doivent leur développement qu'à la prédation impitoyable qu'ils exercent sur des états plus faibles, y entretenant (comme en Côte d'Ivoire) une instabilité politique permanente qui leur sert de terreau fertile aux chantages les plus démoniaques et les plus éhontés.

Tout le monde le savait, en Côte d'Ivoire. Mais il a fallu attendre novembre 2004, deux années après le début de cette crise qui nous aura traînés de capitale africaine en capitale africaine en passant par le centre de rugby de Linas-Marcoussis en France à la recherche de la paix, pour que les vrais parrains et les véritables commanditaires de notre mise à mort tombent le masque : Jacques CHIRAC et l'exécutif français ! Nous avons ainsi pu voir la France (se prévalant d'un droit de réplique suite au prétendu bombardement d'un camp français à Bouaké, le 6 novembre, par des aéronefs ivoiriens) clouer au sol à coup de missiles et d'obus la faible aviation ivoirienne qui s'était aventurée dans une opération de libération baptisée « Dignité », dernier sursaut d'honneur pour s'affranchir d'une rébellion qui n'avait que trop duré et dont les tergiversations étaient devenues plus qu'insupportables. Une opération, menée du 4 au 6 novembre 2004, pour laquelle elle avait pourtant donné quitus aux autorités ivoiriennes !

Effectuant un repli général sur Abidjan dans un objectif inavoué de représailles, le commandement des opérations spéciales françaises en Côte d'Ivoire et ses troupes, dirigés alors par le Général Poncet, sous le prétexte fallacieux de s'être égarés, se retrouvent comme par hasard, à l'Hôtel Ivoire, à 150 mètres de la résidence du Président Laurent GBAGBO. Parfait scénario de coup d'état. Mais c'était compter sans le peuple ivoirien : une marée humaine sans nulle autre pareille dans l'histoire de notre pays s'est déversée dans les rues d'Abidjan; et la commune de Cocody, devenue un véritable théâtre des opérations, s'est retrouvée bouclée par des patriotes déterminés et intrépides qui voulaient en découdre. Prise dans sa propre peur-panique devant ce sursaut national, l'armée française ouvre le feu sur une foule aux mains nues, le 9 novembre 2004, devant l'Hôtel Ivoire et à plusieurs points chauds d'Abidjan (les jours précédents: Pont Général de Gaulle, 43ème BIMA, Aéroport Félix Houphouët-Boigny). Bilan: des dizines de morts et des milliers de blessés. Oui, les 6, 7, 8 et 9 novembre 2004 sont à jamais gravés dans les annales ivoiriennes comme des jours de feu et de sang pour la liberté de notre peuple.

La France, surprise de la victoire des ivoiriens sur le plan de la communication tous azimuts et notamment sur Internet, va s'enliser dans les sables mouvants de la dénégation impudente, allant de mensonges grossiers en raccommodages frénétiques qui ne convainquent personne, pour en arriver, aujourd'hui, à traîner cette affaire comme un boulet au pied que les Ivoiriens ne lâchent pas. Un véritable passif entre les deux nations à solder au plus vite et à tout prix, pour une coopération et des relations plus saines.

Cette mobilisation mémorable aura marqué tous les esprits, en Côte d'Ivoire et en Afrique voire dans le monde. Mais à la faveur du 2nd tour de l'élection présidentielle, devant la configuration que prend cette dernière ligne droite, nous ne pourrons faire l'économie d'un deuxième sursaut national. En effet, Henri Konan BEDIE, candidat malheureux au 1er tour du scrutin présidentiel, dans une alliance contre nature avec celui qui a effroyablement ensanglanté notre beau pays et qui l'avait lui-même antérieurement éconduit du pouvoir, appelle le PDCI-RDA à voter Alassane Dramane OUATTARA et prend la tête de la présidence de campagne du candidat du RDR, sous la bannière du RHDP. Des milliers de ses partisans et militants ne le lui pardonnent pas. C'est, en ce moment, une véritable ruée vers la cause de La Majorité Présidentielle : sauver la Côte d'Ivoire de l'imposture étrangère et de la conspiration néocolonialiste.

C'est ainsi que nous observons (avec bonheur), à la télé, de nombreux désaveux à l'appel d'Henri Konan BEDIE par ses propres militants. Oui, le peuple ivoirien a mûri. On ne peut plus le tromper. Au rythme où vont les défections dans ses rangs, le 28 novembre 2010, le RHDP sera totalement coupé de sa base.

Mais le candidat LMP n'en reste pas là. Il ratisse large : il a fait appel, il y a quelques jours, aux candidats sortis de la course à la présidence. Notamment à Mme Jacqueline Lohouès OBLE, au Révérend TAGOUA Pascal, à DOLO Adama, TOHOU Henri, ENOH N'Douba et KOUADIO Siméon. L'adhésion de la présidente intérimaire du PIT, Mme Angèle GNONSOA, lui est également acquise, après la démission énigmatique de l'ex-candidat Francis WODIE de la tête du parti qu'il a fondé. Querelle interne ? L'avenir éclairera notre lanterne. Mieux, Angèle GNONSOA a lancé un appel télévisé au sursaut national à l'adresse de tous les Ivoiriens de tous les bords pour sauver notre pays du péril extérieur qui le menace ainsi que de ceux qui ont brûlé l'Ouest de la Côte d'Ivoire et qui veulent se faire passer, aujourd'hui, pour Blanche-Neige.

A cette liste, il faut ajouter Nanan Amon N'Douffou V, le roi du Sanwi (Aboisso), la jeunesse patriotique du PDCI-RDA à travers le « Mouvement Nationaliste du PDCI » d'Isidore Gauze, Daniel Félix Usher Assouan, fils de feu Arsène Usher Assouan, ancien maire de Cocody, grand baron et haut dignitaire du PDCI-RDA, qui a ouvertement désavoué « N'Zuéba », l'Association des artistes du « V » baoulé (dont les plus célèbres : Allah Thérèse, Sidonie la Tigresse, Amani Johnny, Tonton Etiennot), le député PDCI-RDA de la circonscription de Bouna (Région du Zanzan) et Président du Conseil Général de la même localité, Palé Dimaté, également Haute Autorité pour le développement du Zanzan, qui a déjà tranché en faveur du candidat LMP : « Soutenir ADO est une injure à la mémoire et à la conscience nationale ». Le groupe parlementaire Loyauté ne manque pas à l'appel avec les députés Djibo Aya Martine (PURCI), Oulé Tia (RPP), Siki Blon Blaise (UDPCI-Vgr), Dosso Vally, Sékongo Yaya, Gué Pascal et Yéo Adama, ainsi que le ministre d'Houphouët-Boigny, Emile Constant Bombet qui a lancé depuis son blog personnel un appel, à l'adresse de tous les militants du PDCI-RDA, « à se rassembler et à se mobiliser autour de Laurent GBAGBO, le candidat de la liberté politique » parce que « la Côte d'Ivoire a besoin de volonté et d'unité pour sortir des griffes des forces du mal » .

L'ami Saint-Ralph le disait sur le blog Aller de l'Avant : « Je ne suis pas convaincu que les Ivoiriens dans leur grande majorité votent pour un programme. Absolument pas ! Cette élection a une importance symbolique parce qu'elle contient l'idée de liberté et de dignité. C'est pour la dignité de la Côte d'ivoire que les ivoiriens doivent se prononcer. Nous réglons des comptes que nous aimerions définitifs. Il appartiendra surtout au vaincu de reconnaître que les Ivoiriens ne veulent pas du type de pays qu'il propose. C'est un message très fort qui va au-delà d'un simple programme de gouvernement ». Oui, les Ivoiriens iront voter, le dimanche 28 novembre 2010, non pas pour un projet de société ou un programme de gouvernement mais pour leur dignité, pour leur liberté, pour la souveraineté de la Côte d'Ivoire et pour l'espérance.

En avant pour le sursaut national, digne peuple d'Eburnie ! Haut-les-cœurs, patriotes ivoiriens de tous bords !


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !


 

DINDE Fernand AGBO

EMILE CONSTANT BOMBET S'ADRESSE AUX MILITANTS DU PDCI-RDA ET LES APPELLE A VOTER GBAGBO

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COMMUNIQUE DE PRESSE DES PARTISANS DE M. EMILE CONSTANT BOMBET, VICE-PRÉSIDENT DU PDCI-RDA


Samedi, le 13 Novembre 2010


Monsieur le Président du PDCI-RDA,

Chers Militantes et Militants,

Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,


Il est des moments de l'histoire où le sort hésite entre le meilleur et le pire.

Des moments où tous les efforts accomplis peuvent être perdus ou, au contraire, tous les efforts accomplis peuvent déboucher sur des progrès durables. Nous sommes aujourd'hui dans l'un de ces moments.

C'est vrai pour l'action du PDCI-RDA dans cet arc de crise qui va dans notre pays du Nord au Sud et de l'Ouest à l'Est, en passant par les cercles politiques et militaires.

C'est vrai pour la Côte d'Ivoire, où l'accord de OUAGADOUGOU et les décisions prises face à l'arc de crise ont ouvert des perspectives qui restent à développer pour faire de l'union un acteur de survie de notre pays.

C'est vrai pour certains barons et jeunes loups du PDCI-RDA qui cherchent à retrouver le chemin du pouvoir au sommet de l'ETAT, alors que notre Parti n'est pas arrivé à convaincre la majorité des ivoiriens sur notre projet de société dont la volonté est de poursuivre des réformes nécessaires et indispensables au développement de notre Nation.

A la grande table où se prennent les décisions, de nouvelles classes politiques ont rejoint les anciennes classes connues. A juste titre, ces nouvelles classes politiques réclament la reconnaissance de leurs droits. Le PDCI-RDA les soutient mais le PDCI-RDA leur dit qu'il faut aussi accepter qu'avec ces droits viennent des devoirs, des responsabilités à assumer. Et il faut que ces nouvelles classes politiques au sein de notre parti comme les anciennes reconnaissent que leur réussite éclatante dans le PDCI-RDA leur impose de dépasser la stricte défense des intérêts égoïstes pour apporter leur contribution à la solution des problèmes dans notre pays.

Dans ce moment de l'histoire où le sort hésite, pour faire pencher la balance du bon côté, la Côte d'Ivoire a besoin de volonté et d'unité pour la tirer des griffes des forces du mal. Si notre patriotisme est hésitant, si au PDCI-RDA, nous ne parvenons pas à nous entendre sur les objectifs à atteindre entre la base et la tête, c'est parce que la tête n'écoute pas toujours la base. Si nous ne sommes pas capables au PDCI-RDA de jouer pour la Côte d'Ivoire, collectivement face au mal d'hier alors rien ne sera possible et nous aurons failli à notre devoir c'est à dire le choix de la démocratie contre le choix des hommes en armes dans les zones Centre Nord et Ouest.

Dans ce moment, où le sort hésite, la Côte d'Ivoire libre a besoin de chacun d'entre nous et en tant que Ministre d'HOUPHOUET, je rejoins donc le camp de la Majorité Présidentielle avec tous ceux qui ont une conviction au PDCI-RDA. J'affirme donc ma vision du PDCI-RDA et ma détermination en appelant les Militantes et Militants du PDCI-RDA à se rassembler et à se mobiliser autour de Laurent Gbagbo, le candidat de la liberté politique.

Mesdames et Messieurs, Militantes et Militants du PDCI-RDA,

La lutte contre le mal qui ronge notre pays demeure une priorité absolument majeure.

Je compte sur vous et chacun d'entre nous à porter ce message pour que le PDCI-RDA reste fidèle à son passé pour continuer à mieux apporter des idées nouvelles pour notre Nation. Il nous revient donc au PDCI-RDA de sortir le pays du train-train qui le mine depuis 1999.

Je vous remercie et que Dieu bénisse notre pays,


Fait à Abidjan, le 13 Novembre 2010

Le Ministre EMILE CONSTANT BOMBET et ses Partisans

 

Source: Le blog d'Emile Constant Bombet

LEANDRE SAHIRI: APPEL A TOUS LES IVOIRIENS ET IVOIRIENNES

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A l'occasion de ce 2ème tour de notre élection présidentielle, nous avons un défi à relever par rapport aux deux candidats en lice.

L'un clame, à tous venants, avoir les « solutions » à la crise que nous subissons depuis plus de 7 ans. Et quelles solutions ?  Déverser des milliards sur nous. Il s'agit, disons-le tout net, d'une promesse qui condamnera notre pays à la servitude volontaire. C'est de l'argent pour nous soumettre aux diktats des pouvoirs d'argent. C'est de l'argent pour nous livrer, pieds et poings liés, aux tenants et adeptes de l'esclavage permanent des Africains ; l'esclavage humiliant imposé par la force, institutionnalisé et réglementé par le « Code noir ». Promulgué en 1685 par Louis 14, roi de France,  le « Code noir », faut-il le rappeler, comporte, à sa base, un principe clair et précis : « les gens de couleur et plus précisément les gens à la peau noire doivent être, pour toujours et partout, vus et traités comme des biens meubles, transmissibles et négociables » (Article 44).  C'est ce principe-là du « Code Noir » qui a sous-tendu la traite négrière, la colonisation, et qui, aujourd'hui, sous-tend l'immigration, la Françafrique, l'Eurafrique.

Face à cette situation, force est de prendre notre courage à deux mains pour rejeter une telle promesse  et refuser de donner notre suffrage à un suppôt de l'Occident néolibéral, investi et patenté pour ressusciter, à nos dépens, la traite négrière, environ trois siècles après son abolition. Il nous en a suffisamment donné, déjà, les indices et les signaux.

Face à la situation actuelle, libérons-nous du poids de nos traditions, de nos attaches régionales, ethniques et religieuses. Mettons-nous au-dessus des contingences immédiates. Comportons-nous en êtres pensants et intelligents. Evitons de nous conduire comme des bêtes à visages humains. Refusons d'être manipulés, d'être utilisés comme des militants écervelés exécutant, stupidement et moutonnièrement, des mots d'ordre, contre et envers nous-mêmes. Ne privilégions pas nos intérêts individuels et partisans. N'offrons pas, naïvement, la corde pourpendre. nous

Même si nous avons été déçus par certains compatriotes mal inspirés ;  même si nous avons des appréhensions ; même si nous sommes en proie au doute et à l'incertitude, agissons, avec tous les compatriotes qui ne veulent pas de l'asservissement, pour gagner cette dernière étape de la lutte contre la recolonisation de notre pays. Soyons tous et toutes, ce jour-là du 2ème tour du scrutin, et présent(e)s, et prêt(e)s, pour remporter la victoire, pour consacrer notre rejet de l'esclavage moderne et pour proclamer, aux yeux du monde entier, notre grandeur et notre humanité. Faisons de ce jour du 2ème tour du scrutin, une date glorieuse que nous garderons ineffaçablement gravée dans nos cœurs et dans nos mémoires, une date illustre dont nous enseignerons, avec fierté, la signification à nos enfants, pour que ceux-ci, à leur tour, fassent connaître à leurs fils et à leurs petits-fils l'histoire de notre lutte ardente pour notre liberté. Pour notre souveraineté. Pour notre dignité.

Ivoiriens et Ivoiriennes, pour des raisons qui s'appellent le bon sens, l'honneur, l'intérêt supérieur de notre patrie, pour ne pas avoir à nous reprocher demain d'avoir bradé notre terroir à nous légué par nos aïeuls, pour ne pas avoir à regretter demain d'avoir agi sans réfléchir, réunissons-nous, comme les doigts d'une seule main, donnons nos voix au candidat Gbagbo Laurent. Au-delà de tout ce qu'on peut lui reprocher, Gbagbo Laurent a les acquis véritables et les aptitudes requises pour sauver et sauvegarder notre souveraineté. Gbagbo Laurent a le mérite d'œuvrer pour la dignité des Ivoiriens, des Africains, face aux néo-esclavagistes.

Certes, ce que nous demandons, ce à quoi nous aspirons, en tant qu'êtres humains et citoyens de notre pays, c'est : vivre décemment, en sécurité, en paix, en toute dignité en Côte d'Ivoire. Cette aspiration est légitime, comme le sont nos rancœurs et notre révolte face à nos conditions actuelles de vie... En effet, nous sommes révolté(e)s. Nous avons des griefs contre Gbagbo Laurent et son entourage. Mais, aujourd'hui, dans ce 2ème tour de notre élection présidentielle, il ne s'agit plus de Gbagbo Laurent, ni du FPI, ni du RHDP... Il s'agit de sauver la Côte d'Ivoire. Il s'agit de préserver le peu de liberté et de vie qui nous reste. Notre choix sera capital.

Voilà pourquoi, au 2ème tour du scrutin, je vous convie à voter Gbagbo Laurent.

Par nos suffrages à Gbagbo Laurent, sauvons notre pays qui est en péril de mort et prenons parti pour le sursaut national.


Vive la Côte d'Ivoire !  Vive l'Afrique !


Léandre Sahiri

Londres, 6 novembre 2010.

vendredi, 12 novembre 2010

SORTIR DEFINITIVEMENT DU VOTE ETHNIQUE ET RELIGIEUX

 

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Assurément, les Ivoiriens écriront une nouvelle page de la belle histoire de la Côte d'Ivoire, au soir du dimanche 28 novembre 2010. Tant ce défi s'impose comme un passage obligé pour l'éclosion de la « Nation Ivoire ». Nous les en savons absolument capables.

Il n'y a pas si longtemps de cela, dans notre jeune histoire, Alassane Dramane OUATTARA disait : « On ne veut pas que je sois candidat parce que je suis du nord et musulman ». Le décor était ainsi planté pour toutes les dérives ethniques et religieuses en Côte d'Ivoire. Cette phrase assassine s'est durablement incrustée dans le subconscient et l'inconscient profond de nos braves frères nordistes et musulmans qui, comme il fallait s'y attendre, ont fait un dangereux repli identitaire sur eux-mêmes et autour de ces deux véritables bombes sociologiques. Au point où, encore aujourd'hui, nous en voyons les effets induits et les conséquences confligènes.

Nous en voulons simplement pour preuve les scores fleuves d'ADO dans le nord de notre pays, à la faveur du premier tour de l'élection présidentielle ivoirienne : une moyenne de 85% dans les régions du Bafing, du Denguélé, des Savanes et du Worodougou. Dans cette partie du pays où les rebelles sont encore en armes, la pression sur les populations a été forte : Intimidation militaire et consignes de vote dans les mosquées. Voici à quoi on arrive quand on instrumentalise l'ethnie et la religion. Ce conditionnement mental et religieux s'est doublé d'une fraude massive sur les listes électorales des régions du nord au point de générer des scores surréalistes de plus de 150% de votes comparativement à leurs populations actuelles.

En ce qui concerne le candidat BEDIE, il ne l'a emporté que dans les villes du « V » baoulé (Centre) et dans la région du Bas-Sassandra (à Guéyo, Sassandra et Soubré soit 3 départements sur 5, dans le Sud-ouest), une circonscription qui compte une forte population allochtone baoulé. Nous ne pouvons pas nous permettre de continuer sur cette lancée, au risque de faire de notre pays une bombe identitaire, ethnique et religieuse.

Seul le candidat GBAGBO, dans cette grisaille, a donné la preuve qu'il a une étoffe véritablement nationale en engrangeant dans sa cagnotte des villes et des départements de toute part en Côte d'Ivoire, sauf naturellement au nord où les dés étaient déjà pipés avec des listes électorales totalement fantaisistes. Il s'est même payé le luxe de remporter des bastions du PDCI-RDA dans l'Est, comme la région du Moyen-Comoé (Abengourou).

Ce faisant, le 2ème tour de l'élection présidentielle doit marquer la fin de cette tendance que nous assimilons à un cauchemar dont nous devons très vite sortir, exorciser cet esprit sectaire dangereux qui tient captives des régions entières de notre pays. Et pour y parvenir, une seule option : voter massivement pour le candidat GBAGBO pour faire barrage aux quidams qui sont prêts à instrumentaliser l'ethnie et la religion pour parvenir à leurs fins. Il faut mettre de tels individus hors d'état de nuire. La nouvelle Côte d'Ivoire que nous voulons bâtir ne peut prendre le risque de revêtir ces oripeaux de tribalisme enragé et de régionalisme exacerbé.

Pensant à tort que son électorat le suivra comme le feraient des moutons de panurge, convaincu qu'il est de leur esprit étroit et de leur tribalisme (ce qui est une grave erreur car il s'agit désormais de la Côte d'Ivoire et non plus de sa petite personne), Henri Konan BEDIE, à la plus grande honte de ces militants que nous côtoyons tous les jours (et qui sont restés sans voix devant l'immensité de la bêtise) se fait investir par ADO comme son Président de campagne. Il pousse même l'outrance de sa naïveté à croire le champion des républicains quand il l'assure de « diriger la Côte d' Ivoire sous son autorité ». Peut-on être plus crédule et plus niais ? Impossible !

Assurément, pour accepter ce poste, BEDIE a dû être proprement « travaillé au corps », envoûté par l'un des gourous et des grands marabouts du « Brave tchè ». N'oublions pas qu'il a fait un tour au Sénégal et au Burkina Faso. Sinon, il est impensable que « N'Zuéba » puisse commettre une bévue de cette taille. LMP ne peut que s'en réjouir ! Cela fait tellement son affaire. Dans la mesure où cette décision incongrue de BEDIE démultiplie le nombre de ses militants mécontents, encore habités par un peu de fierté et de dignité (ce que N'Zuéba n'a plus)  qui sont désormais prêts et déterminés à voter le candidat GBAGBO. BEDIE, ayo ka ka ka !!!

Les levées de boucliers contre cette décision de BEDIE ne font que commencer et s'amplifieront inexorablement jusqu'à l'approche du 28 novembre. Un coup de pouce inespéré dont va bénéficier La Majorité Présidentielle. DIEU soit loué!


DINDE Fernand AGBO

RHDP: INVESTITURE D'ALASSANE DRAMANE OUATTARA. LA PHOTO D'HOUPHOUET SE DECROCHE. POURQUOI ?

 


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Je vous propose cet article fort intéressant de Claudus sur le pourquoi du décrochage du portrait d'Houphouët-Boigny intervenu au moment de la cérémonie d'investiture du candidat du RHDP, Alassane Dramane Ouattara, au siège du PDCI-RDA. Colère outre-tombe?


« Juste avant le début de la cérémonie, le portrait du Président Félix Houphouët-Boigny s'est décroché du mur. Un technicien appelé à la rescousse l'a rapidement remis en place. On pouvait entendre chuchoter dans les sièges "Le vieux est fâché !!! " "Le vieux est fâché" !! » Nous rapporte la Presse Ivoirienne. MAIS POURQUOI ?

L'Afrique a ses mystères, l'Afrique a ses réalités. Comme le dit Birago Diop :

«Les Morts ne sont pas sous la Terre :
Ils sont dans l'Arbre qui frémit,
Ils sont dans le Bois qui gémit,
Ils sont dans l'Eau qui coule,
Ils sont dans l'Eau qui dort,
Ils sont dans la 'CASE', ils sont dans la Foule :
Les Morts ne sont pas morts. »
Ce signe est révélateur... et j'en suis quelque part très heureux au vue de cette grosse mascarade qu'est ce « RHDP  Sacrilège» qui n'a de mérite que de porter le discrédit et jeter l'opprobre sur la mémoire de l'un des plus grands chefs d'état que l'Afrique ait connu.

Le portrait du père fondateur de la Côte d'Ivoire notre pays a tangué sous l'effet du vent de l'imposture et de la fourberie. Cela entrevoit clairement l'entame du chant de cygne de l'opposition-pacotille de Côte d'Ivoire.
Aujourd'hui tout le monde et même les plus sceptiques connaissent le sens de la lutte de cette opposition là.
Loin d'être une lutte basée sur une idéologie politique visant une Côte d' Ivoire unie et meilleure, c'est juste un combat pour des intérêts égocentriques. Comme le dit Pierre Joxe: "En politique il faut avoir de l'éthique. Sinon on est juste cynique ou opportuniste"

Où est l'éthique politique de Dramane Ouattara le nouveau leader des «opposés » (pas des opposants) Ivoirien au sein du RHDP ?

En 1999, c'est le même ALASSANE OUATTARA qui menaçait: «Ce pouvoir moribond, je le frapperai ; il tombera, et je rentrerai à Abidjan avant la fin de l'année». Il a effectivement frappé le pouvoir du PDCI de Henri Konan Bédié, et il est tombé ; effectivement Alassane Dramane Ouattara est rentré à Abidjan pour la Saint Sylvestre.

Aujourd'hui le même Bédié et le même Dramane se sont réunis au sein du RHDP pour terminer l'œuvre de celui qui, en renversant l'autre, a phagocyté le parti qu'il a eu en héritage à la mort de Boigny.

Et la nouvelle cible PDCI-RDRebelles c'est le président Gbagbo qui depuis 8 ans, subit l'acte 2 du plan de Dramane Ouattara qui a finalement attaqué la Côte d'Ivoire dans la nuit du 18 au 19 Septembre 2002, semant la désolation dans notre pays et rendant le pays ingouvernable selon ses propres mots.

"Votre combat était indispensable". Parole du sieur Alassane Dramane Ouattara qui s'adressait en ces termes aux responsables de la rébellion armée à Bouaké, où il était en tournée.

Oui le combat de la rébellion armée qui a:

- endeuiller des milliers de familles,

- spolier d'honnêtes gens de leurs biens, leurs souvenirs et leur avenir,

- fait des milliers de déplacés,

- massacrés des gendarmes et autres forces de l'ordre désarmés,

- mis toute la Côte d'Ivoire à genoux...

oui ce combat était indispensable car il a permis à Alassane Dramane Ouattara d'être un candidat EXCEPTIONNEL à l'élection présidentielle de Côte d'Ivoire.

Vive la méchanceté, vive l'oubli, vive la schizophrénie de certains Ivoiriens, vive la mauvaise foi pour que survive une nation défigurée.

Mais si je suis convaincu d'une chose, c'est la maturité tous azimuts de la Côte d'Ivoire d'aujourd'hui. Le peuple Ivoirien ne se laissera pas abuser par les ambitions mesquines de quelques aventuriers politiques à la recherche de sensation forte ou de terres fertiles.

Je suis heureux que de l'au-delà Nanan Houphouët fasse ce magistral doigt d'honneur au RHDP, cette grosse tâche sur son nom.

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Le PDCI-RDA devrait très vite se reprendre en main et pensez a enfin honorer Houphouët car après avoir abandonné et humilié son épouse Thérèse , l'investiture de Dramane Ouattara au nom de HOUPHOUET et dans la maison de cet homme épris de paix, est une insulte de trop au vue de ce que cet homme fait subir à la Côte d'Ivoire.


Source: Le Blog de Claudus

LAURENT GBAGBO: "N'IMPORTE QUI NE PEUT PAS VENIR JOUER DANS NOTRE MAISON!"


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A l'occasion de sa première conférence de presse depuis l'annonce des résultats du premier tour du scrutin, tenue le mardi 9 novembre à son quartier général de campagne, le candidat Laurent Gbagbo, également président en exercice de la République de Côte d'Ivoire, a expliqué pourquoi les électeurs d'Henri Konan Bédié doivent voter pour lui au second tour et comment Alassane Dramane Ouattara, par ses actes, se révèle être le «candidat de l'étranger».

RTI: Monsieur le Président, on vous voit ce soir confiant. Sur quoi repose cette confiance pour le 2ème tour de l'élection présidentielle ? Que ferez-vous pour prendre les bastions de vos adversaires ? Par ailleurs, vous avez observé une grosse colère, la semaine dernière contre le Président sénégalais Wade, quelles étaient ces motivations ?

Laurent Gbagbo: Je ne comprends pas bien le sens de vos questions. Vous me demandez à moi sur quoi je me fonde pour avoir confiance en moi. Mais, c'est moi Gbagbo Laurent, j'ai toujours eu confiance en moi, ce n'est pas nouveau. Ensuite vous me demandez comment je vais faire pour prendre les bastions de mon adversaire. Je n'ai pas de bastions à prendre. On va au 2ème tour. Même si j'ai deux voix de plus que lui, j'ai gagné. Pourquoi vais-je aller prendre un bastion ? C'est pourquoi je vous dis que je vais gagner. C'est lui qui a des voix à rattraper sur moi. Moi je suis devant. Vous voulez savoir le pourquoi de ma grosse colère contre Abdoulaye Wade ? Je n'ai pas de grande colère. J'ai voulu simplement dire que la Côte d'Ivoire est la Côte d'Ivoire, qu'il faut qu'on nous respecte et que n'importe qui ne peut pas venir jouer dans notre maison : ça suffit.

AFP: Certains électeurs auraient été empêchés de voter dans la zone Nord, ça pose le problème de la sécurité.

Laurent Gbagbo : Concernant la sécurité, nous avons fait le point avec les responsables de la sécurité, nous avons tiré des leçons. Des décisions ont été prises de sorte qu'au 2ème tour, le vote se passe dans les conditions de sécurité plus idoines que ce qui a été observé lors du vote du 1er tour.

Fraternité Matin: Quelle est votre lecture et votre attitude face au Rhdp qui a appelé à voter le candidat Alassane Ouattara au 2è tour ?

Laurent Gbagbo : Le Rhdp a été créé il y a au moins cinq ans. Depuis cinq ans, je dis que je vais gagner. Ayant signé un accord, c'est donc normal qu'il lance un appel. Ce n'est pas nouveau. Mais malgré cette alliance, je vous dis que je vais gagner.

Rfi : Quel message adresserez-vous aux 25% d'électeurs qui ont porté leur choix dimanche 31 octobre sur le candidat Bédié ?

Laurent Gbagbo : Ce que je vais leur dire est simple. Il y avait comme candidat, Gbagbo, Bédié et Ouattara. Le premier tour a donné Gbagbo, Ouattara et Bédié. Bédié vous appelle à voter Ouattara. Regardez bien, si vous êtes des électeurs de Bédié. Le coup d'Etat de 1999 qui a chassé Bédié du pouvoir, regardez qui est en dessous. Si vous aimez Bédié, vous devez voter pour celui qui l'a fait venir d'exil plutôt que pour celui qui l'a fait partir en exil...

Le Temps: On a senti au 1er tour, vos électeurs trop confiants...Ont-ils bien investi le terrain ?

Laurent Gbagbo : Nous sommes premiers et de cette position, on ne peut pas dire que nos partisans n'ont pas travaillé. On peut leur demander de faire plus. Mais on ne peut pas se comporter comme si on avait perdu. D'autres avec 32% sont contents, pourquoi pas nous (rires) ? Cette élection fait entrer la Côte d'Ivoire dans une élection disputée, démocratique. Pour la première fois, on n'a pas des scores soviétiques. Nous allons gagner avec un score normal...

CNN: Quel défi de la consolidation de la paix, après l'élection au 2nd tour, vu les suffrages exprimés au Nord...

Laurent Gbagbo: Le Président de la République élu est élu pour tout le monde, pour toute la Côte d'Ivoire. Pour apporter l'instruction, la santé l'eau, l'électricité... Il y a beaucoup de sous-préfectures au Nord où j'ai gagné, chez Gnonzié, à Baya, à Niellé, à Sepiergo et ailleurs...Ce qui nous réjouit, c'est que nous sommes les seuls à avoir un électorat qui s'étend sur l'ensemble du territoire ivoirien. Ce vote est le début de la construction nationale. Beaucoup de ceux qui n'ont pas voté pour nous ne sont pas que du Nord. Nous devons à tous porter ce message : Gbagbo veut électrifier vos villages, Gbagbo vous tend les bras, Gbagbo veut construire pour vous des hôpitaux, Gbagbo veut faire pour vous l'école gratuite et obligatoire, voter la loi sur l'Assurance maladie uinverselle. Il faut dire à ceux qui n'ont pas voté pour nous que ces projets- là les concernent. Qu'ils soient du Nord, du Sud, de l'Ouest, de l'Est, du Centre... Ce n'est pas une question de Nord.

Reuters/BBC: Pendant votre campagne, vous et vos supporters utilisez contre Ouattara un langage un peu dangereux, un candidat étranger tandis que vous, vous représentez la Côte d'Ivoire... C'est comme si les autres ne sont pas de vrais ivoiriens...

Laurent Gbagbo : Non, c'est faux! J'ai dit que ce sont des candidats de l'étranger, je n'ai pas dit qu'ils ne sont pas de vrais Ivoiriens. Ce n'est pas la même chose. Peut-être parce que vous ne comprenez pas bien le français...

Reuters/BBC : Je ne vois pas la différence...

Laurent Gbagbo : Il y a une très grande différence, je vais vous l'expliquer tout à l'heure...

Reuters/BBC : Mais dans les têtes des gens au-dehors, ils pensent que...

Laurent Gbagbo : Vous n'êtes pas dans les têtes des gens. Laissez les têtes des gens tranquilles. Dites-moi ce que vous avez compris.

Reuters/BBC : Qu'est-ce qu'on doit comprendre alors ?

Laurent Gbagbo : A peine a-t-on proclamé les résultats du 1er tour que Ouattara, on lui envoie un avion et il va à Dakar. Ça, c'est un candidat de l'étranger. Et au moment où je vous parle, il est à Ouaga. C'est ça que j'appelle les candidats de l'étranger : des gens qui écoutent ce qu'on leur dit à l'étranger pour faire la politique en Côte d'Ivoire. Ce que vous vous dites là, et que je n'ai pas dit, a une histoire en Côte d'Ivoire. Et c'est Bédié qui l'a dit et je ne le dirai jamais. Puisque c'est moi qui ai signé les papiers pour que Ouattara soit candidat. Donc, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit...Mais le terme «candidat de l'étranger», je ne suis pas le premier en politique à l'utiliser. Jacques Chirac, dans son appel de Cochin, quand il était à l'hôpital de Cochin, avait dit en parlant de Giscard d'Estaing : «C'est un candidat de l'étranger». Pourtant, Giscard est un Français comme lui. Donc dire «candidat de l'étranger», ça veut dire celui qui travaille pour les intérêts de l'étranger. Je le maintiens et je le répète!

 

Source: SAOTI, le blog de Mahalia Nteby

lundi, 08 novembre 2010

IL Y A BEL ET BIEN UN CANDIDAT DE L'ETRANGER : LA COTE D'IVOIRE VERS UN 2ème SURSAUT NATIONAL

 

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Le candidat GBAGBO l'avait affirmé, péremptoire. Quelques sceptiques n'y ont pas cru. Nous en avons tous désormais le cœur net : l'étranger a bel et bien un candidat, dans l'élection présidentielle, en Côte d'Ivoire. Pour faire la nuance, je n'irai pas jusqu'à dire qu'il y a « un candidat étranger » mais, tout au moins, « un candidat de l'étranger » dans cette course au fauteuil présidentiel ivoirien.

Sinon, comment comprendre que le jeudi 4 novembre 2010, quatre jours après la tenue du premier tour du scrutin présidentiel et tout juste au lendemain de la proclamation par la CEI des résultats complets provisoires, le candidat Alassane Dramane Ouattara, attendu au Golf Hôtel où s'était massée une foule d'aficionados (le cœur entièrement à la fête) et de journalistes de la presse nationale et internationale (impatients de lui arracher ses premiers mots de candidat admis au second tour), ait fait faux bond à tout ce beau monde pour se retrouver au Sénégal ?

Pour ce tour de force, franchement, chapeau au champions des républicains ! Les pauvres fans, militants et hommes de presse ont dû prendre leur mal en patience et faire le pied de grue de 17 heures à 21 heures pour, finalement, se disperser la mort dans l'âme après 22 heures sonnantes. Pour de la foutaise... !

Bref, revenons-en à cette escapade impromptue qui a laissé tout le monde pantois : Quelle était l'urgence pour qu'ADO se retrouve au Sénégal avec autant d'empressement et de frénésie ? Lui seul pourra le dire avec précision. Mais pour ce que nous savons, le président Abdoulaye WADE, « l'autre parrain de la rébellion ivoirienne » lui a affrété son avion personnel (sans en souffler un traître mot à son homologue ivoirien!) pour un tête-à-tête  qui a été cause que le chef de l'Etat ivoirien a rappelé l'ambassadeur de Côte d'Ivoire au Sénégal. Deux peuples au bord de la fissure pour des intérêts particuliers. Et pour cause : Depuis Dakar, selon le communiqué officiel de la Présidence de la République, ADO et WADE, ont pris des contacts élargis dans toute la CEDEAO pour « neutraliser » le Président Laurent GBAGBO et installer le champion des républicains au pouvoir. On voudrait brûler la sous-région toute entière qu'on ne procéderait pas autrement. C'est donc avec raison qu'Abidjan crie au complot et à la conspiration.

Y a-t-il preuve plus patente de l'existence d'un candidat de l'étranger dans cette élection présidentielle ivoirienne ? Qui dit Abdoulaye WADE dit la françafrique, la France, ses intérêts et ses milieux ultralibéraux. Mais il faudrait peut-être comprendre la fébrilité d'ADO : Il a fait enrôler plus que de raison (à la fois ivoiriens et étrangers) dans le Nord, sur la liste électorale. Malgré cette manipulation abominable qui lui a donné des scores invraisemblables  de 100 à 250% par rapport à la population réelle actuelle dans son fief, il n'a pas été capable de battre le candidat LMP au premier tour, ni même d'approcher son score. Il a donc des raisons d'avoir des frayeurs car il n'est pas aussi populaire parmi les ivoiriens qu'il veut le faire croire. Le deuxième tour s'annonce donc périlleux pour lui, même si nous avons appris sur France 24, dimanche soir, que le candidat malheureux Henri Konan BEDIE, abonné aux mauvais choix et aux mauvais calculs politiques, a appelé ses militants à voter pour ADO. Il va récolter l'effet inverse parce qu'apparemment, il a oublié l'histoire récente de la Côte d'Ivoire et sa propre histoire : à savoir la rébellion sanglante qui a endeuillé le pays et le coup d'état du « brave tchè » qui l'a éjecté du pouvoir que lui avait transmis « le vieux », le président Félix Houphouët-Boigny. Les Ivoiriens ont pardonné mais n'ont pas oublié l'innommable.

En plus, le candidat du RDR a besoin de 70% des voix de BEDIE pour gagner le deuxième tour, alors que le candidat LMP n'a besoin que de 47% de ces mêmes voix pour aplatir son adversaire. La pression n'est donc pas dans le camp qu'on croit. Malgré les alliances au sein du RHDP, cette mouvance est garantie d'avoir des insomnies et des nuits blanches jusqu'à la proclamation de la victoire du camp présidentiel. Ces mauvais politiciens, doublés de mauvais calculateurs, comprendront, enfin, que la démocratie n'est ni ethnique ni régionaliste et que - comme je l'ai déjà dit dans un post précédent - la sociologie politique n'est pas de l'arithmétique. BEDIE aurait pu prendre une retraite politique honorable et digne s'il avait fait le choix de sauver son pays de l'imposture étrangère. Que nenni ! La malchance, qui le suit inexorablement depuis 1999, lui colle « indécrotablement » à la peau et on ne peut vraiment rien faire pour lui s'il a une fois encore choisi le camp des perdants. Signant ainsi, à terme, la mort politique du PDCI-RDA.

L'enjeu donc, aujourd'hui pour le peuple de Côte d'Ivoire, c'est de barrer vaille que vaille la route aux conspirateurs de tout poil et de tout acabit qui convoitent ce pays pour ses richesses et cela, par les urnes, de façon tout à fait régulière et pacifique. Contrairement aux abonnés-aux-coups-d'états d'en face. Déjà, des cadres du PDCI-RDA, vrais patriotes, sont en campagne, pas pour GBAGBO, mais pour la Côte d'Ivoire parce qu'ils ont compris que leur pays est en danger avec ceux qui préparent leur deuxième tour de présidentielle au Sénégal. Nous sommes donc à l'aise pour déclarer, sans crainte de nous tromper, que le peuple de Côte d'Ivoire est en marche pour son deuxième sursaut national !

Hauts-les-cœurs, patriotes ivoiriens de tous bords !


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !


DINDE Fernand AGBO

PRESIDENTIELLE IVOIRIENNE : ABIDJAN CONTRE DAKAR

 

WADE-SARKOZY.jpg

 

Accusant Dakar de conspiration, Abidjan a rappelé, hier (vendredi 5 novembre), son ambassadeur au Sénégal. Les enjeux d'un esclandre.


«La Côte d'Ivoire a rappelé son ambassadeur au Sénégal. L'ambassadeur du Sénégal en Côte d'Ivoire a été convoqué au ministère des Affaires étrangères et a reçu une lettre de protestation des autorités ivoiriennes», a déclaré hier le conseiller diplomatique du président de la République de Côte d'Ivoire, monsieur Alcide Djédjé. Que s'est-il passé ?

Quelques heures après l'annonce des résultats du 1er tour de l'élection présidentielle ivoirienne, Abdoulaye Wade, chef de l'Etat sénégalais, a dépêché un avion à Abidjan pour venir chercher Alassane Dramane Ouattara et Henri Konan Bédié, respectivement en deuxième et troisième position à l'issue du scrutin, et par ailleurs alliés contre le président Gbagbo au sein du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix.

Ce comportement, considéré comme une ingérence intolérable du Sénégal dans les affaires intérieures ivoiriennes, intervient en pleine préparation du 2nd tour de l'élection présidentielle, prévu le 21 novembre 2010. Ne s'y trompant d'ailleurs pas, Henri Konan Bédié, grand perdant du scrutin au profit de Dramane Ouattara, a refusé d'obtempérer aux desiderata d'Abdoulaye Wade et de prendre part à une conspiration en vue de déstabiliser la Côte d'Ivoire.

Le Sénégal est l'un des pays les plus pauvres d'Afrique en ressources naturelles. Ses devises proviennent principalement de la pêche, du tourisme, de la culture de l'arachide et du soutien financier de la diaspora. En effet, confrontés à la misère ambiante, des milliers de Sénégalais choisissent chaque année la voie de l'exil, constituant une des plus fortes populations immigrées au monde. La gestion népotiste et approximative du pays par le géronte Wade, âgé de 84 ans et dont la dernière lubie consiste à vouloir imposer son fils pour lui succéder à la tête de l'Etat, a aggravé la situation économique déjà peu reluisante du pays de la Teranga.

Depuis quelques années, Abdoulaye Wade entretient des relations difficiles avec Laurent Gbagbo, difficultés décuplées par le refus du chef de l'Etat ivoirien de donner son accord à la requête insistante du patriarche sénégalais de puiser dans les réserves de la BCEAO à des fins autres que celles prévues. Il est donc impératif pour Wade d'avoir un homme à sa solde aux manettes à Abidjan. D'où son soutien peu discret à Ouattara, bien connu pour être très sensible aux intérêts géostratégiques, financiers et économiques français, burkinabés et sénégalais.

Faut-il rappeler que grâce à la guerre en Côte d'Ivoire et pour avoir accepté de servir de base arrière aux rebelles, le Burkina Faso, pays d'origine de Ouattara, est devenu un important exportateur de cacao sans que cette matière première ne soit cultivée sur son territoire ?!

Bien qu'il n'ait aucune intention de remettre en cause la politique étrangère néocolonialiste de la France en Afrique, Nicolas Sarkozy ne peut, à l'heure actuelle, se permettre d'avancer à visage découvert comme son prédécesseur Jacques Chirac l'a fait, en envoyant l'armée française bombarder les populations ivoiriennes à Abidjan et Bouake il y a exactement 6 ans, en novembre 2004. Empêtré dans des scandales politico-financiers et ratatiné sur le plan intérieur, Sarkozy, au vu de l'engagement grandissant des Etats Unis et de la Chine en Afrique, ne voit d'autre solution, pour financer la croissance française, que de maintenir les états africains de son «pré carré» loin de la mondialisation. En dehors des innombrables ressources naturelles dont dispose la Côte d'Ivoire, les immenses gisements de pétrole découverts au large des côtes ivoiriennes et ghanéennes suscitent d'autant plus sa convoitise que les entreprises françaises du secteur voient leurs concurrents russes, américains, brésiliens et chinois rafler la mise.

Blaise Compaoré, à qui Laurent Gbagbo avait habilement décidé de confier le rôle de médiateur pour l'empêcher de nuire, sur les conseils avisés de l'ancien président sud africain Thabo Mbeki, n'étant plus disponible, et Omar Bongo ayant passé l'arme à gauche, Sarkozy a trouvé son sous-traitant pour mener à bien son entreprise de déstabilisation d'un régime jugé récalcitrant en la personne d'Abdoulaye Wade, qui a certainement obtenu une contrepartie intéressante pour accepter d'être la face visible du complot visant à faire main basse sur la Côte d'Ivoire.

En se rendant toutes affaires cessantes à Dakar pour prendre les instructions de son mentor, Alassane Dramane Ouattara semble, quant à lui, décidé à tomber le masque, donnant ainsi raison au président Gbagbo qui l'a désigné tout au long de la campagne électorale comme «le candidat de l'étranger». Stratégie payante ? La Côte d'Ivoire au service de Wade, Compaoré  et Sarkozy: pas sûr que les Ivoiriens acceptent de confier les rênes du pouvoir à un homme qui ne se cache plus d'être la marionnette de la France, du Burkina Faso et du Sénégal.


Mahalia Nteby

 

Source: SAOTI, le blog de Mahalia Nteby

PDCI: UNE DEBACLE FONDATRICE?

HENRI KONAN DEBIE.jpg

 

Cataclysme dans la vie politique ivoirienne : Henri Konan Bédié, président de l'historique  Parti Démocratique de Côte d'Ivoire, sera absent du 2nd tour de l'élection du 31 octobre 2010. Comment en est-on arrivé là ?

 

En 1892, Emile Zola écrivait le dix-neuvième et avant-dernier opus de la série Les Rougon-Macquart, La Débâcle. L'annonce des résultats provisoires quasi-complets de l'élection présidentielle ivoirienne aux premières heures du jeudi 4 novembre 2010, entérinant l'effondrement du PDCI, n'est pas sans rappeler la chute de l'Empire décrite par l'auteur, due dans les deux cas aux décisions néfastes prises par un état-major incompétent.

La sortie de route de Konan Bédié au premier tour de ce scrutin historique suscite la réminiscence de la présidentielle française de 2002, qui vit Jean-Marie Le Pen arrivé au 2nd tour, coiffant Lionel Jospin et l'historique parti socialiste au poteau. Alassane Dramane Ouattara, c'est Le Pen en pire. Le visage hideux du repli identitaire, les mains dégoulinantes de sang en plus.

Egorgeur de liberté et de prospérité, Alassane Dramane Ouattara s'autorise aujourd'hui à se poser comme solution au désastre qu'il a crée. Au lieu de rendre compte de ses crimes devant une cour de justice, il se retrouve au deuxième tour de l'élection présidentielle, usurpant la place de challenger, plus naturellement dévolue à Henri Konan Bédié. Passant par pertes et profits les aspirations de paix, de bien-être et de normalité de tout un peuple, qu'il veut diriger à tout prix mais envers lequel il n'a fait preuve d'aucune magnanimité, il a installé les Ivoiriens dans un quotidien de misère, de viol, de mort, de terreur et de ségrégation.

Commettant sa plus lourde erreur stratégique, Henri Konan Bédié s'est acoquiné avec Alassane Dramane Ouattara au sein du RHDP (Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix), créé le 18 mai 2005 à Paris. C'est précisément en scellant cette alliance contre nature avec l'homme à l'origine du coup d'Etat qui mit brutalement fin à son propre mandat à Noël 1999 qu'il entrainera le PDCI dans sa lente descente aux enfers. En effet, ce faisant, N'Zuéba poussera beaucoup d'adhérents du vieux parti historique vers la sortie, qui n'ont pas supporté l'idée de cette accointance scabreuse avec celui qui a ouvertement clamé qu'il mettrait leur pays à feu et à sang s'il n'accédait pas à la magistrature suprême, - et qui a exécuté sa menace sans sourciller, avec toutes les conséquences tragiques que l'on connait.

Cependant, comme chez Zola, l'histoire ne se terminera pas forcément sur cette note sombre. La voie royale pour transformer cette déroute électorale en pierre angulaire d'un avenir meilleur viendra du sursaut national dont les électeurs du PDCI sauront faire preuve pour barrer la route au vote et à la politique ethniques d'une laideur sans fin prônés par Dramane Ouattara.

Il ne s'agit pas de stigmatiser ceux qui ont suivi Ouattara dans son entreprise démoniaque. Son électorat, souvent défavorisé et illettré, a été terrorisé, manipulé, conditionné à outrance. Aux kalachnikovs intimidantes des Com'Zones s'est ajouté le mot d'ordre des imams, qui a été assené à l'envi dans les mosquées : celui ou celle qui ne votera pas Dramane s'opposera à la volonté du Tout Puissant. Un véritable lavage de cerveau. Le tribalisme comme solution totale. Toute une population prise en otage, complice volontaire ou non du glissement progressif de l'assouvissement d'une ambition personnelle vers un processus organisé et rationnalisé, en vue de l'anéantissement d'une Nation par petites étapes successives aboutissant à une transgression morale définitive.

Ses alliés politiques, quant à eux, se sont tout simplement laissé berner. La comparaison des résultats dans les régions du Nord et celle du Centre parle d'elle-même : Le score total du PDCI dans le Bafing, les Savanes, le Worodougou et le Denguélé est de 21 321 voix pour 476 974 suffrages exprimés, soit 4,47% (ce qui le place en dernière position à chaque fois) alors que le RDR obtient 26 631 voix dans la seule région des Lacs, soit la deuxième place avec 15,35% des suffrages exprimés. Cerise sur le gâteau, Ouattara se permet de rafler la commune de Treichville, bastion historique du PDCI dans Abidjan. Avec des alliés comme ça, pas besoin d'ennemis !

Une partie de l'électorat PDCI sera probablement tentée de choisir l'abstention comme solution le 28 Novembre. En tant que chef, deux options s'offrent à Henri Konan Bédié : se taire et laisser ses partisans choisir en leur âme et conscience. Ou alors, donner un mot d'ordre clair à ses troupes. Chemin de questionnement, de doute, d'indignation, et finalement, chemin de révolte, menant à une éprouvante mais nécessaire réflexion sur l'impact collectif de dérapages individuels. Ce cheminement fut aussi celui que Zola fit traverser à son héros dans la Débâcle : «C'était le rajeunissement certain de l'éternelle nature, de l'éternelle humanité, le renouveau promis à qui espère et travaille, l'arbre qui jette une nouvelle tige puissante, quand on a coupé la branche pourrie, dont la sève empoisonnée jaunissait les feuilles.» A l'aube du passage de témoin à ses héritiers, nul doute que Konan Bédié souhaite rester dans l'histoire comme celui qui a permis à la maison PDCI de renaitre de ses cendres et non comme le pyromane qui l'a menée à sa perte, et la Nation avec. Cela passe nécessairement par la recommandation d'un vote utile, pour la Côte d'Ivoire et donc inéluctablement contre Ouattara.


Mahalia Nteby in Agoravox le 6 novembre 2010


Source: SAOTI, le blog de Mahalia Nteby

vendredi, 05 novembre 2010

10 BONNES RAISONS DE NE PAS SE MARIER : YAHOO INCITE A VIVRE DANS LE PECHE



MARIAGE YAHOO.jpg

Cette image a été capturée depuis le site de « Yahoo ».


Votre copine vous traîne tous les ans au salon du mariage ? Vos parents vous demandent sans cesse « alors, c'est pour quand ? » La concierge veut savoir si vous ferez des enfants hors mariage ? Voici quelques arguments à leur mettre sous le nez, qui prouvent que le no-mariage, c'est l'avenir du couple ... (Article lu sur Yahoo).


1. ÇA COÛTE TRÈS CHER !

Entre le traiteur, le photographe, la salle, le feu d'artifice (soyons fous !), le prix d'un mariage moyen est difficile à évaluer, mais va vite atteindre un nombre à 4 chiffres... Ne préférez-vous pas garder cette somme pour un achat immobilier, ou une croisière aux Caraïbes ?


2. C'EST OUT !

Les couples mariés-et-fiers-de-l'être, ce n'est plus à la mode ! Trop plan-plan, les femmes du troisième millénaire ne sont plus des épouses suiveuses, elles s'assument, s'autofinancent, s'autogèrent, donc « s'auto-nomment »... Regardez les couples phares des années 2000 : Angelina Jolie et Brad Pitt, Vanessa Paradis et Johnny Depp, Charlotte Gainsbourg et Yvan Attal ... Pas besoin d'être passés devant le maire pour s'aimer !


3. C'EST STRESSANT !

Seule une personne étant elle-même passée devant M. le maire peut comprendre l'état de stress qui anime les futurs mariés (enfin, surtout la mariée...). Oui, choisir entre vert d'eau et vert émeraude mérite une réflexion d'une semaine, avec liste des pour et contre à la clé. Oui, mettre tonton Jacques à coté de Marie-Odile peut friser l'incident diplomatique. Au final, beaucoup de stress, de prises de tête avec son chéri pour des détails qui n'en valaient pas la peine. Si vous côtoyez une future mariée, glissez le classeur-démo des nappes sous le canapé et faites-lui une tisane, elle en a besoin...


4. C'EST INFANTILISANT !

Les repas entre parents et beaux parents tous les dimanches sous prétexte que « notre merveilleux fils épouse votre si charmante fille » et surtout que « vu qu'on paie, on peut quand même donner notre avis » sont à proscrire. Si vous dormez dans votre ancienne chambre de jeune fille, et le fiancé dans la chambre d'amis, ne vous étonnez pas de votre baisse de libido. De plus, votre image de jeune avocate indépendante et brillante en prend un coup quand maman vous beurre les tartines au réveil... Un conseil simple : Si on veut se marier, c'est qu'on est grand. Donc si on est grand, on assume et on paie tout seul, sans papa-maman.


5. TOUT ÇA POUR UNE JOURNÉE...

« Je me marie en 2018, tu es libre ? ». J'exagère à peine : la plupart des couples compte un voir deux ans entre la demande officielle, le moment où ils se disent « Banco, tu es la femme de ma vie ! » et le fameux « oui, je le veux » avec échange des alliances. Sachant que cette journée, vous n'en profiterez pas un instant (cf. points 3,4,5 et 7). 365 jours, voir 730 pour les moins pressés, où vous auriez pu, au lieu de courir après le DJ-photographe du siècle, apprendre le chinois, avoir une promotion, ou... rencontrer un mec mieux !


6. ÇA COUPE LA LIBIDO !

Les essayages chacun de son côté, le stress, les heures de démarches, les discussions stériles à négocier le plan de table, vous n'avez plus d'énergie. Et certainement pas pour un petit câlin coquin le soir. A ce rythme-là, vous ne saurez même plus comment faire l'amour le soir de la nuit de noces (ou vous serez tellement épuisés que vous la passerez à ronfler) !


7. QUOI QU'ON FASSE CA N'IRA PAS !

Sous prétexte que papa et maman ont mis la main au porte-monnaie (cf. point 4...), ils critiquent tout. Eux, mais aussi tata Jeannine qui ne digère pas les crevettes, votre cousine de 14 ans qui râle d'être à la table des enfants, les collègues de votre mari qui n'aime pas la musique du DJ... Devant vous, tout le monde vous trouve sublime, mais vous avez entendu quelqu'un dire que la robe vous boudinait ! C'est comme ça, vous êtes censés avoir donné le meilleur de vous-mêmes (cf. points 3 et 5), ce n'est pas drôle de pointer les réussites ! Les gens aiment bien cancaner, pointer les choses bancales, c'est le syndrome langue de vipère, qui se répand vite dans les mariages !


8. ÇA FAIT GROSSIR !

Le vrai ennemi de la mariée, ce n'est pas la belle-mère ou la collègue sexy du fiancé, mais le test du traiteur... pour choisir la pièce montée, il faut goûter toutes les crèmes pâtissières et choux possibles. Il faut également tester les amuses bouches du vin d'honneur, les viandes en sauce, les vins, les fromages, ... Autant commander une robe deux tailles au-dessus !


9. LE CHOIX D'UN TÉMOIN EST PROBLÉMATIQUE

Oui, il y a Sophie, votre amie d'enfance à qui vous aviez juré qu'elle serait témoin quand vous aviez 11 ans. Mais Nadia, votre collègue qui vous a hébergé lors de votre première dispute avec Chéri n'a-t-elle pas aussi gagné son droit à être témoin ? Et votre sœur cadette - qui en plus vous a présenté votre futur époux ? Du coup, votre sœur aînée devrait aussi l'être pour ne pas faire de jalouses. Mais Stefen, votre ami garçon qui vous a aidée à séduire Chéri, Claudia votre cousine qui elle, vous avait choisi comme témoin et Karen, votre boss, sont aussi persuadés que vous allez les choisir... Un truc à se fâcher avec tout le monde, cette histoire de témoins.


10. ÇA VA SE TERMINER EN DIVORCE...

Voici des statistiques qui ne vont pas plaire aux futurs mariés : un mariage sur trois se termine par un divorce, un sur deux à Paris ! « Oui, mais pas nous ! » Va vous répondre le jeune couple en se regardant comme des jambons les mains entrelacées... N'empêche, regardez bien autour de vous : vous avez participé à trois mariages cet été ? Dans quelques années, ce ne sera peut-être plus Julie et Nicolas, mais JulieMax, Julie et Mathilde, ou Julie-la-célibataire, etc.



NOTE :


Tiens,Tenez, donc !

« Yahoo » n'en est pas à son coup d'essai afin de détruire les « valeurs familiales ». Voici un autre article du genre concernant les 10 bonnes raisons d'embaucher une « maman solo ( comprendre une femme divorcée ou pire une femme ayant eu des relations hors mariage) ». Cet article est une incitation à la discrimination envers les femmes mariées.

D'ailleurs On retrouve la perle suivante : « Laure Adler et Stefann Boldmann insiste d'ailleurs sur ce point : les femmes célibataires sont plus créatives que les femmes en couple ». Mais bien sûr Laure Adler et Stefann Boldmann n'effectuent absolument pas un travail de sape des valeurs morales pour le compte d'un lobby-qui-n'existe-pas.

L'autre jour c'était : « dix bonnes raisons de ne pas avoir d'enfants »
Aujourd'hui : « dix bonnes raisons de ne pas se marier »
Demain : « dix bonnes raisons pour devenir homosexuel »
Après : « dix bonnes raisons pour devenir zoophile »
Ensuite : « dix bonnes raisons pour devenir cannibales »
Enfin : « dix bonnes raisons de se suicider »

Moi : « une bonne raison de ne pas regarder yahoo.com »

« Yahoo » pue l'« insanité » !

Que les « homos » écoutent leurs maitres a penser via « Yahoo » et ne ce marient pas alors. Ah zut le mariage pour les « homos » et la débauche pour les tièdes.



Cordialement,
Appolinaire Noël KOULAMA

05:47 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Monde, Web | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : monde, mariage, yahoo, dégénérescence morale, disparition des valeurs traditionnelles, non-mariage, divorce, célibat | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

LA SOCIOLOGIE POLITIQUE N’EST PAS DE L’ARITHMETIQUE

LE RHDP 2.jpg

C’est avec amusement que j’ai vu le quotidien Le Patriote barrer sa Une d’hier du titre : 62,2% pour le RHDP ! Une manière d’annoncer qu’ils sont déjà les vainqueurs du deuxième tour de l'élection présidentielle ivoirienne. Comme si les voix des candidats malheureux de la mouvance allaient automatiquement passer au candidat du RDR. Non, messieurs et mes très chères dames, la sociologie politique n’est pas de l’arithmétique. Ce n’est pas parce qu’Henri Konan BEDIE est sorti du scrutin présidentiel comme le dindon de la farce, pour avoir fait une alliance contre nature dont il fait aujourd’hui les frais, que les suffrages de ses militants et partisans vont s’additionner à ceux d’ADO. Rien n’est moins sûr !

Même s’ils se sont fait avoir une première fois par leur champion, qui les a conduits dans le décor par ses mauvais calculs, je suis entièrement convaincu qu’ils sont désormais en mesure d’appréhender la dimension nationale et indépendantiste (et non ethnique et régionaliste) du combat du candidat LMP. Même si Henri Konan BEDIE donnait des consignes de vote à ses militants en faveur du RHDP, les informations et les contacts rapprochés que nous avons eu, ces derniers jours, nous conforte dans notre conviction qu’un nombre important de militants du PDCI et du RHDP voteront pour GBAGBO. Aucun d’eux n’est prêt à « vendre la Côte d’Ivoire » !

Que LMP soit donc rassuré, le scénario actuel est le meilleur que puisse espérer le camp présidentiel d’un second tour ! Comme l’a dit un ami, « la Côte d’Ivoire est face à son destin » et tous ses dignes fils doivent s’unir dans une totale UNION SACREE pour reprendre en main les destinées de leur pays ! Malgré la campagne souterraine de la France contre lui à travers France 24 qui ne manque aucune occasion de peindre en noir le candidat GBAGBO, le présentant tantôt comme un personnage haineux (ce qui est un affreux mensonge), un boulanger (cela dépend de qui le dit) et d’assassin (affaire KIEFFER), là où elle présente ADO comme « un économiste, un technocrate appliqué ».

Cette chaîne pousse l'incongruité jusqu'à présenter ces deux leaders politiques comme deux hommes qui « se vouent une HAINE RECIPROQUE », ce qui est très loin de la vérité. L'un, certes, éprouve pour l'autre une haine morbide et viscérale au point de lui mettre une rébellion sur le dos depuis huit ans mais l'inverse n'est pas vrai. Auquel cas, ADO n'aurait jamais été candidat à l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire. Cette faveur, il la doit à Laurent GBAGBO.

Qu’à cela ne tienne, le peuple digne de Côte d’Ivoire fera son choix. Avec maturité et détermination. Aucune de nos voix ne doit rester en dehors du décompte final. Mettons hors d’état de nuire tous les conspirateurs qui nous empoisonnent la vie depuis 10 ans, portés à bout de bras par l'exécutif français !


Haut-les-cœurs !


DINDE Fernand AGBO

RESULTATS COMPLETS PROVISOIRES DE L’ELECTION PRESIDENTIELLE EN COTE D’IVOIRE

 

1834041327.jpg

La carte des résultats de l'élection présidentielle

 

1- Suffrage par candidat


SUFFRAGES
EXPRIMES


POURCENTAGE (%)

RANG

AKOTO

4 715

0,10

13ème

ANAKY

10 594

0,23

10ème

BEDIE

1 142 815

25,24

3ème

DOLO

5 931

0,13

11ème

ENOH

5 271

0,12

12ème

GBAGBO

1 738 689

38,3

1er

GNAMIEN

16 996

0,37

5ème

KOUADIO

12 254

0,27

8ème

LOHOUES

12 371

0,27

7ème

MABRI

118 419

2,59

4ème

OUATTARA

1 473 970

32,08

2ème

TAGOUA

11 547

0,25

9ème

TOHOU

2 405

0,05

14ème

WODIE

13 275

0,29

6ème

TOTAL

4 569 252 voix

100%

14


2- Suffrage par région


CARTE COTE D'IVOIRE.gif


BEDIE

GBAGBO

OUATTARA

AGNEBY

12,08

74,89

11,01

BAFING

5,17

15,87

73,35

BAS SASSANDRA

41,45

34,68

20,62

DENGUELE

2,52

2,56

93,42

DIASPORA

12,09

34,24

50,41

FROMAGER

24,44

53,25

20,95

HAUT SASSANDRA

25,07

45,10

27,95

LACS

69,03

12,99

15,35

LAGUNES

19,31

46,88

31,37

MARAHOUE

30,87

45,39

21,73

MONTAGNES

4,34

40,15

15,24

MOYEN CAVALLY

23,61

53,26

17,35

MOYEN COMOE

34,40

41,80

20,77

N'ZI COMOE

65,53

24,24

7,20

SAVANES

4,92

6,50

85,90

SUD BANDAMA

28,92

47,48

21,86

SUD COMOE

20,24

55,06

22,49

VALLEE DU BANDAMA

38,56

9,41

49,85

WORODOUGOU

4,12

6,94

87,13

ZANZAN

30,38

36,21

24,95

CÔTE D'IVOIRE

24,83

38,11

32,50

ETRANGER

12,09

34,24

50,41

TOTAL

25,24%

38,3%

32,08%

 


Source: Le Blog Aller de l'Avant