topblog Ivoire blogs

vendredi, 31 décembre 2010

LES VŒUX DU NOUVEL AN 2011 DE MONSIEUR ET MADAME DINDE


CAFOP YAKRO. M. ET Mme DINDE 1.jpg

A la faveur du Nouvel An 2011, il nous est particulièrement agréable, notre maisonnée et nous-mêmes, de vous présenter nos vœux sincères de Santé, de Paix, d'Amour, de Prospérité, de Succès, de Réussite et de Longévité pour chacun de vous ainsi que pour chacune de vos familles.

Que la paix et la grâce de DIEU vous soient accordées avec abondance !

Que cette nouvelle année vous apporte un bonheur inestimable et soit pour vous l'occasion de rencontrer personnellement le Sauveur de vos âmes, JESUS-CHRIST, Roi des Rois et Seigneur des Seigneurs, Salut pour l'humanité.  « Il n'y a de salut en aucun autre ; car il n'y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés » Actes 4 : 12.

Que l'ETERNEL vous annonce l'allégresse et la joie et que les os qu'il a brisés au cours de l'année 2010  se réjouissent en cette année 2011. Qu'il détourne le regard de vos péchés et efface toutes vos iniquités. Qu'il créé en vous un cœur pur et renouvelle en vous un esprit bien disposé qui cherche profondément Sa face (Psaumes 51 : 10-12).

Qu'en 2011 son secours vous remplisse d'allégresse et que vous vous réjouissiez de sa protection puissante (Psaume 21 : 2). Recommandez-vous à l'ETERNEL et aimez-le ; il vous sauvera et vous délivrera au jour de la détresse (Psaume 22 : 9).

En cette année nouvelle, quand même vous marcheriez dans la vallée de l'ombre de la mort, que vous n'ayiez rien à craindre car il sera avec vous. Sa houlette et son bâton vous rassureront (Psaume 23 : 4).

Votre salut dans les heures difficiles sera dans la tranquillité et le repos sur Sa personne et votre force, dans le calme et la confiance en Son nom (Esaïe 30 : 15). Que des eaux jaillissent dans votre désert et des ruisseaux dans votre solitude. Que DIEU rende réels vos projets et vos espérances et qu'ils ne vous apparaissent plus comme un mirage dans une terre désolé et aride. Qu'il fraie pour vous un chemin là où il n'y a plus d'issue (Esaïe 35 : 6-8).

Découvrez et croissez dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur JESUS-CHRIST. A lui soit la gloire, maintenant et pour l'éternité, amen ! (2 Pierre 3 : 18).

Que Sa paix vienne sur la Côte d'Ivoire, paix des cœurs et des esprits, et non celle qui est selon les hommes. Justice, salut, liberté et prospérité pour l'Afrique !


 

SOYEZ TOUS RICHEMENT BENIS !

BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2011 !



 

Monsieur et Madame DINDE

LES OBSTACLES A LA REALISATION DU PROJET DE DESTABILISATION DE LA COTE D'IVOIRE


77161419.gif

 

In Le Nouveau Courrier N°166 du 30 Décembre 2010 par Allangomadji Hony, Tchadien vivant en Côte d'Ivoire


Nous l'avions déjà affirmé en décembre 2004 dans les pages de nos confrères de Le Courrier d'Abidjan de l'époque et Le Temps.


Notre intervention ici n'a rien de politique. C'est une lecture historique des faits. Nous avions donné les raisons en son temps, pourquoi cette transposition de l'opération Epervier au bord de la lagune Ebrié avec un nom qui tue le symbole de l'Etat de Côte d'Ivoire, ne peut réussir.

Mais il se trouve que rien ne semble marcher comme prévu par le plan. En effet, lorsque la France dirigeante de l'Elysée programme une rébellion qui a pour objectif d'enlever du pouvoir un président choisi par le peuple, comme c'est le cas pour le président Laurent Gbagbo actuellement, elle met tout en œuvre mais ne prévoit jamais de plan B. Elle est d'autant plus sûre d'elle dans sa programmation, que ses expériences du Tchad, du Congo, du Rwanda, de Centrafrique ne lui avaient jamais requis la nécessité de prévoir un second plan au cas où....Jamais, la France n'avait prévu qu'il y aurait une résistance en Côte d'Ivoire lorsqu'elle préparait l'opération Licorne, qui ressemble étrangement aux autres opérations aux mêmes intentions comme les opérations : Turquoise au Rwanda, Baracuda dont une poignée de soldats de l'armée française a renversé Bokassa, et surtout l'opération Epervier réussie au Tchad en 1980, soit 15 années après le début de la rébellion dans ce pays.

En effet, depuis le choix de la force dite impartiale ou d'interposition, jusqu'à celui du premier ministre (chef rebelle), en passant par l'abandon de position des forces impartiales - abandon qui devait permettre aux rebelles d'avancer vers la zone sous contrôle gouvernemental - toutes les étapes de l'opération Licorne ont coïncidé avec celles de l'opération épervier, sauf une : la présence dans la capitale Abidjan, des combattants rebelles avec leurs armes. Au Tchad, deux (2) armées aux intentions opposées ont fait subir durant six (6) mois, des atrocités aux paisibles populations de N'Djamena. Ce fut la période durant laquelle les armes ont été distribuées aux lycéens, collégiens et universitaires.

En Côte d' Ivoire, le plan n'avait pas prévu que les parrains (Licorne et ONUCI) arment des fauteurs de troubles qui ont infiltré Abidjan depuis les accords de Ouagadougou ou qui étaient sur place. Dommage. Le parrain n'a pas eu ce temps, et surtout, que l'unification des forces armées s'est faite, pas comme les rebelles le voudraient ; et mieux, le désarmement qu'ils ont refusé est en train de se faire progressivement...

Ces ingrédients qui ont fait défaut à l'Elysée dans son opération en Côte d'Ivoire, empêchant sa réussite.

1. La carte ethnique. C'est la carte mère des opérations françaises dans les conflits qu'elle crée dans ses ex colonies. Elle est la résultante de la balkanisation de l'Afrique faite à Berlin en 1884-85 qui a fait des Etats aux frontières artificielles, avec des civilisations morcelées et suspendues sur ces frontières - la même au Nord et au Sud, de même qu'à l'Est et à l'Ouest, et qui se sentent systématiquement concernées lorsqu'il y a un conflit sur l'une ou l'autre frontière. Cette carte a bien fonctionné au Rwanda parce qu'il n'y a que deux ethnies dans ce pays. Le calcul est facile. Le plan consistait à opposer la majorité à la minorité en faisant croire à cette dernière qu'elle est marginalisée ou exclue.

2. La carte religieuse. Elle est difficilement manipulable mais elle marche bien lorsque la géographie religieuse s'y prête comme ce fut le cas au Tchad. Ce cas est typique. Pour ceux qui ne le savent pas, lorsque vous voyagez du sud au nord du Tchad, vous vous rendez compte qu'il y a exactement deux grands peuples opposés à tous égards : depuis les habitudes vestimentaires, en passant par la langue et la culture dans son ensemble, il est très facile de distinguer un Tchadien du nord a priori musulman de celui du sud, chrétien. Ce qui fausse toutes les données de l'identification, c'est qu'il est difficile de distinguer un Mahamat tchadien d'un Mahamat soudanais ou libyen, ou même d'un Sani ou d'un Ibrahim nigerian ou nigerien d'un Sani ou d'un Ibrahim tchadien. Il est aussi vrai qu'on ne peut distinguer facilement trois Coulibaly du Mali, de la Guinée ou de la Côte d'Ivoire.

Cependant, nous allons voir pourquoi cette carte ne peut fonctionner dans ce pays qui a une longue tradition d'accueil.

Nous appuyant sur nos connaissances de ce peuple, nous pouvons affirmer, sans risque de nous tromper que l'Ivoirien, de façon générale éprouve une fierté à accueillir chez lui, celui qui vient d'ailleurs. Ainsi donc, le qualificatif ''xénophobe'' est méchamment attribué aux Ivoiriens. Nous savons par ailleurs que le monde entier se trouve en Côte d'Ivoire.

Les alliances interethniques ou parentés à plaisanterie : une valeur culturelle sûre en Côte d'Ivoire.

La Côte d'Ivoire, en tant que peuple, a une longue et riche expérience en matière de tolérance et de règlement de conflit entre groupes ou entre individus. Observons au quotidien les Ivoiriens pour nous rendre compte que ce peuple possède une capacité extraordinaire à gérer les conflits latents ou ouverts. Nous en voulons pour preuve le recours systématique aux alliances interethniques, cette pratique ancestrale, également appelée ''parentés à plaisanterie'', qui apaise de nombreuses situations de conflits entre les Ivoiriens. J'ai encore en mémoire mes souvenirs de nouvel arrivant en Côte d'Ivoire dans les années 80s quand mon frère qui s'y trouvait avant moi me disait : ''ici, on ne se bat pas.'' On pouvait voir des gens s'insulter, se cracher dessus, ou même s'empoigner, mais aucun des belligérants ne prenait l'initiative de porter la main à l'autre.

C'était beau tout cela. Sans risque de nous tromper, ceux qui créent des situations de conflits violents ne sont pas des Ivoiriens. ...Le vrai Ivoirien, pour éviter qu'un conflit latent ne devienne ouvert, évoque le Toukpê. Dès lors que l'un des antagonistes évoque cette alliance dont très souvent, les parties en conflits ne connaissent pas les circonstances historiques de leur existence, toute probabilité d'éclatement est écartée. Vous conviendrez avec moi que beaucoup d'ethnies ensemble, c'est une force. Et nous pouvons aisément comprendre la minutie avec laquelle la balkanisation de l'Afrique avait été faite...

Enfin, les Ivoiriens semblent être les seuls peuples en Afrique, ayant cette magie de transformer les situations dramatiques en faits banales, afin de les subir moins. C'est une grandeur d'esprit que peu de peuple au monde ont. Pourquoi les Nations Unies dont la Côte d'Ivoire est membre à part entière, peut-elle se permettre de mettre en cause une décision issue de la loi fondamentale, que cette organisation dite internationale reconnaît comme étant au dessus de ses textes, quels que internationaux soient-ils ?

Si un texte des Nations Unies passe avant une constitution, ce sera la preuve que les actes de l'ONU dans le monde sont des actes de terrorisme, et il n'y a pas d'autres termes pour le désigner. Ce sont les Etats qui font l'ONU, et non pas le contraire. Résistant, reste serein, ton combat est noble. Nous voyons bien que cette crise ne dure que par la volonté manifeste de ses commanditaires qui continuent de tirer sur la ficelle. Mais cette fois-ci, ils ont touché à la loi fondamentale que l'ONU est pourtant tenue de respecter. Cette forme d'agression ne laissera personne indifférent en Afrique. Ne l'oublions jamais : la liberté ne se négocie pas, elle s'arrache.

 

 

Source: LE NOUVEAU COURRIER

ADO ET SORO AUX ABOIS : LES DERNIERS SOUBRESAUTS D'UNE CAUSE PERDUE D'AVANCE


ADO ET SORO.JPG

Ne nous trompons pas le soleil se lève toujours à l'Est et se couche toujours à l'Ouest. Il aura la même couleur rouge pourpre au lever et au coucher. L'aurore et le crépuscule nous offrent toujours le même magnifique spectacle naturel. Seul Ouattara dans ses chimères se met souvent à rêver que le soleil se lèvera à l'Ouest pour se coucher à l'Est !
Depuis une quinzaine d'années, voici un monsieur qui ne cesse de chanter « la Côte d'Ivoire mon pays », (soulignez l'adjectif possessif « mon » qui oblige à psychiatriser l'individu) et qui aujourd'hui, a montré à la face du monde qu'il est le plus grand prédateur que ce pays ait connu. Sa profession de foi, devenu une litanie sempiternelle cachant mal ses desseins inavoués, n'y change rien. L'homme est violent et est à la tête d'une ribambelle de casseurs fanatisés et drogués qui ne reculent devant rien. Même exporter leur violence à l'international (France, Mali, etc).

Une seule ambition pour l'homme : Faire de ce pays une possession privée à l'image du Congo Belge, propriété privée à l'époque, du Roi de Belgique. S'il avait réussi cet exploit, il aurait morcelé la Côte d'Ivoire en pans pour la brader à ces maîtres occidentaux. L'œuvre entreprise par ses rebelles n'ayant pu aboutir, ses prétentions pécuniaires et ses visées patrimoniales étant visiblement compromises, Ouattara a décidé de remettre le couvert, cette fois- ci avec plus de violence. C'est ou réussir ou effacer de la carte du monde l'entité Côte d'Ivoire, à l'image d'Attila-Fléau de Dieu : « où Attila passe l'herbe ne repousse plus », dit-on. Il veut y procéder méthodiquement et machiavéliquement, avec la complicité de ceux qui n'ont jamais pu transcender leurs complexes vis-à-vis de la Côte d'Ivoire et des Ivoiriens. Des aigris et chagrins, ambitieux et prétentieux qui faute d'avoir pu nous surpasser dans notre progrès, n'ont jamais pu nous égaler. Pis, ils sont restés empêtrés dans des problèmes d'intérêts personnels inextricables qui ont empêché tout épanouissement de leur pays et de leur peuple. Avec leur gestion patriarcale et patrimoniale des biens communs qu'ils ont tôt fait de transformer en héritages familiaux, où enfants et frères attendent derrière les rideaux de leur palais, pour se jeter comme des fauves affamés là-dessus, dès que le patriarche s'essouffle ou est en voie d'être évincé à cause des frasques indescriptibles.

Voici les modèles types de Ouattara qui n'a pas encore compris que la vérité finit toujours par rattraper le mensonge, quelle que soit la durée du jour.
Ouattara est, aujourd'hui, dans une enclave du Golf Hôtel où plus de 300 personnes cloitrées dans des sous-sols se débattent comme des fauves en cage ; se remontant le moral à coups de rumeurs, de mensonges et de rêves d'enfants. Il suffit de sonner l'Hallali pour qu'ils sautent à l'eau comme des rats dès que le navire se met à tanguer.
Ouattara, l'Hôtel du Golf, c'est « boribana (la fin de la course) », si tu ne l'as pas encore compris. Toi et les tiens, en vous refugiant sur ce pétoire du Golf, vous vous êtes envasés vous-mêmes comme les poissons qui s'engouffrent dans les nasses aisément, mais ne retrouvent plus le chemin d'en sortir. Vous ressemblez à ses esclaves de l'allégorie de Platon qui perçoivent les ombres comme des réalités. Pis, aujourd'hui, les mensonges et les rumeurs vous ont rattrapés dans vos rêves chimériques.

Oui ! L'ECOMOG viendra chasser l'élu du peuple pour faire place à l'usurpateur. Cela montre vos limites dans la connaissance de l'Armée.

Primo : L'ECOMOG n'existe que virtuellement. Il n'y a aucune force de la CEDEAO, basée quelque part et entretenue pour chasser les choix des peuples au profit des prédateurs. S'il en existait une, l'Armée ivoirienne aurait été partie intégrante puisque la Côte d'Ivoire est souverainement membre de la CEDEAO.

Secundo : On ne lève pas une force inter-états comme si l'on rassemblait un troupeau de moutons. Chaque Etat qui y prendrait part devrait obtenir l'assentiment de son parlement. Demandez à votre ami Goodluck s'il peut balancer à l'aventure des soldats nigérians sans l'avis du puissant parlement nigérian qui a tant à fouetter avec sa propre candidature à la magistrature suprême, avec la guerre inter-religieuse qui menace la Fédération et les rebelles du Sud qui luttent pour le partage équitable des ressources naturelles dont regorge leur région.
C'est un leurre de croire qu'un pays aussi nationaliste que le Nigeria va lancer ses troupes à l'assaut du pouvoir légal ivoirien pour les beaux yeux d'un Sarkozy ou d'un Alassane Ouattara, incapable de réussir une seule action politique d'envergure en symbiose avec le peuple à qui il prête l'intention de l'avoir élu. Aucune de ces vociférations n'a eu un quelconque écho dans la population ivoirienne : appel à la population de descendre dans la rue, invitation aux Forces de l'ordre de le rejoindre, opération « ville morte »... Après tant d'échecs patents, il serait fort surprenant de voir des Etats sérieux se lancer à l'assaut d'un pays souverain, sans autorisation préalable de déclaration de guerre. En tout cas, impossible constitutionnellement chez nous.

Tertio : Où la France, elle-même avec les difficultés financières qu'elle a avec l'Union Européenne qui ne cesse de la tancer, prendra les millions d'Euros que nécessite une telle aventure, sans accroc avec son Parlement, pour financer une telle aventure, juste pour un copain. Fut-il Alassane Ouattara ?
Déjà que non seulement le Parlement mais aussi la Haute hiérarchie militaire française commencent à trouver que la présence de la Licorne en Côte d'Ivoire est devenue un gouffre financier insupportable.
Ou alors Sarkozy s'accaparerait de fait les six mille milliards du compte des opérations de l'UEMOA logé au Trésor français pour financer une telle opération ? Il ne manquerait plus que çà ! Je crois qu'avant même la Côte d'Ivoire, il aura sur son dos, ses meilleurs amis de la Françafrique, Wade, Compaoré et autres.

Où est l'armée de Ouattara ?

Après avoir jeté des millions à la porte pour tenter de corrompre quelques officiers félons et hommes de troupe, il ne peut se vanter d'avoir sous sa coupe 1% (et c'est gentiment dit) de l'Armée nationale qui reste très soudée autour du Chef de l'Etat Laurent Gbagbo et, prête à défendre la souveraineté nationale au prix de tous les sacrifices inimaginables.

Quant à ses rebelles pilleurs éventreurs, pas mal ont pris la clé des champs, avant ou après « le petit s'amusement » du 16 décembre dernier, comme le diraient mes amis du côté de Treichville, « s'amusement » qui a édifié ces assassins sur la capacité de réaction et la détermination de nos Forces de défense.
Depuis lors et dans les zones sous contrôle rebelles, c'est la panique à bord ; c'est par centaines qu'ils désertent leurs camps pour rejoindre d'autres cieux plus cléments. Ajouter à cela, le petit geste des hommes du Colonel-Major Konan à Tiébissou a fini par convaincre les hommes de Ouattara que toute attaque contre la République aura une résonnance de riposte fatale.

Autre chose qui inquiète les rebelles, c'est la disparition de leurs écrans, des chefs de guerre Wattao et Morou dont on a fait toute une légende de l'invulnérabilité et de l'invincibilité. Qui plus est, les mercenaires par lui recrutés (ADO) au niveau de la CEDEAO ont commencé individuellement à plier bagage, faute de paiement des émoluments à eux promis. Ces chiens de guerre pensaient à une petite opération sans importance de quelques jours, comme on le leur a fait croire, et les voilà subitement devant une voie dangereusement sans issue.
Aujourd'hui, tout va à l'eau à Bouaké également, et le résidu de rebelles en place passe dans les familles de souche CEDEAO (mais maintenant ivoiriennes puisqu'elles ont toutes leurs cartes d'identité) pour faire pression afin qu'elles donnent leurs enfants pour combattre quoi ou pour qui ? On ne le sait pas.

Ouattara procède à un recrutement de jeunes urbains désœuvrés

Lors d'une réunion ultime tenue à Bouaké le jour de Noël sous l'égide de Chérif Ousmane qui continue de jouer « au tintin » comme on aime le dire dans la grande muette, il a été question que chaque chef de guerre donne des hommes pour monter à l'assaut d'Abidjan. Des attaques simulées contre San Pédro, Bangolo voire Yamoussoukro serviraient d'opérations de distractions. Leurs seuls objectifs, visiblement, seraient : Le Palais en premier, la Télévision et la Radio en second, pour permettre à Ouattara, le Président « international » de s'installer et s'adresser à son « peuple international ».

Mais les FDS ne sont pas dupes et sont plutôt dans un dispositif qui ne peut laisser place à aucune velléité. Sinon qu'elle serait tout simplement suicidaire.
Voici un homme qui prétend aimer son pays et qui envoie à l'abattoir des jeunes gens, sans métier d'armes, qui peut-être même pour la première fois tiendront une « Kalach » en mains pour monter à l'assaut de forteresses comme les camps Agban, Anyama, Akouédo, BAE ; ou encore des Institutions fortement cadenassées comme le Palais présidentiel, la Résidence présidentielle, la RTI, etc. Si cela ne s'appelle pas folie, prêtez- nous un nom.

Les tentatives désespérantes de Oulata et autres

Projets d'enlèvements et d'assassinats d'hommes politiques et militaires : Bertin Kadet, Général Mangou, Blé Goudé, Gossio, Guié Honoré ; projets d'enlèvement et de séquestration pour s'introduire à la télé, etc.
Pour défendre la République contre tous ces projets, des dispositions nouvelles et discrètes ont été prises en vue de la protection des hommes et des biens publics. A bon entendeur..., salut !

Si des jeunes inconscients et insouciants pensent que tout se passe comme dans les films des salles de cinéma d'Adjamé ou de Treichville, qu'ils se ravisent pour ne pas servir de chair à canon à des personnes sans scrupules qui se mettent à l'abri de tout dans les sous-sols de l'Hôtel du Golf et lancent les enfants des autres dans les rues. Qu'ils sachent que l'Hôtel du Golf n'est pas une forteresse imprenable. Le peuple de Paris avec les mains nues, avaient pris la Bastille.

Terminons à propos de l'Armée française, par ce beau slogan qui illustre la détermination des populations ivoiriennes : « Armée française, on se connaît depuis 8 ans, commencez, on va terminer ».
Un peuple uni et debout ne sera jamais vaincu.

 


Ange Marie Ibo Dêgba


Source : Quotidien LE TEMPS

jeudi, 30 décembre 2010

APRES LE COMPTE RENDU DE LA MISSION A ABUJA, HIER : LA CEDEAO EXCLUT L'INTERVENTION MILITAIRE



DELEGATION CEDEAO.jpg

In Le Nouveau Courrier N°166 du 30 Décembre 2010 par Gilles Naismon


Les présidents Ernest Koroma de Sierra Leone, Pedro Pires du Cap-Vert et Yayi Boni du Benin, ont fait le compte-rendu de leur mission, qui les a conduites à Abidjan, à Abuja, hier. Après concertation des chefs d'Etat de la communauté sous-régionale, une intervention militaire n'est plus envisagée.


Après s'être entretenu avec deux de ses émissaires arrivés à Abuja, qui a fait un compte rendu de la mission auprès du chef de l'Etat ivoirien et d'Alassane Ouattara, le président nigérian, Jonathan Goodluck, a annoncé que ses envoyés retourneraient à Abidjan le 3 janvier. Refusant de donner des précisions sur le contenu des discussions à venir, Goodluck Jonathan a souligné l'importance de poursuivre le dialogue. «Quand il y a une dispute, c'est le dialogue qui résout tous les différends, ce dialogue est en cours», a-t-il dit, à l'issue de l'entretien avec les deux émissaires. La Cedeao, notamment Jonathan Goodluck qui en est le président en exercice, n'est plus chaud pour une intervention militaire en Côte d'Ivoire, lui qui en était le plus farouche initiateur. Le compte rendu de la délégation de haut niveau, qui a séjourné à Abidjan mardi dernier, y est pour quelque chose, après avoir échangé avec le président Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara.

La sagesse après l'euphorie

Le président Laurent Gbagbo ne dit-il pas que «le temps est l'autre nom de Dieu ?» 30 jours après le deuxième tour du scrutin présidentiel, le temps est en train d'avoir progressivement raison de la précipitation de la «nébuleuse» qui avait un agenda caché, avant même la tenue de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire. De plus en plus des voix s'élèvent pour dénoncer l'implication hâtive du président français, Nicolas Sarkozy, et la précipitation de la Cedeao qui avaient préconisé une action militaire dans la crise post-électorale. Sans même tenir compte du rapport de Thabo Mbeki, médiateur de l'Union africaine dès les premières heures, et des appels incessants au dialogue du gouvernement angolais et de l'ancien président ghanéen Jerry Rawlings.

Selon le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères du Cap Vert, Jorge Borges, dont le président, Pedro Pires a fait partie de la délégation de haut niveau de la Cedeao à Abidjan, une «intervention militaire» des pays d'Afrique de l'Ouest en Côte d'Ivoire «semble heureusement écartée pour le moment». «On ne parle plus d'intervention militaire de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao)», a-t-il poursuivi. Encore que les preuves dont dispose le chef de l'Etat ivoirien, et sur lesquelles il fonde son argumentaire, font de lui le nouveau président élu démocratiquement, à l'issue de l'élection présidentielle. Plus le temps passe, plus l'horizon s'éclaircit pour les démocrates, pour l'Afrique digne, et un voile épais s'affaisse sur les partisans des pratiques dignes de l'époque coloniale.


Source: LE NOUVEAU COURRIER

COTE D'IVOIRE: DES INTELLECTUELS CONTRE LE RECOURS A LA FORCE


INTELLECTUELS CONTRE LE RECOURS A LA FORCE EN CI.jpg

Une trentaine d'intellectuels, surtout français et africains, ont appelé mercredi dans une lettre ouverte à "enrayer la menace de guerre" qui pèse sur la Côte d'Ivoire, rejetant toute intervention armée dans ce pays en crise, un mois après l'élection présidentielle.
Ces intellectuels, parmi lesquels le sociologue suisse Jean Ziegler, le politologue français Michel Galy, l'écrivain d'origine camerounaise Calixthe.


Une trentaine d'intellectuels, surtout français et africains, ont appelé mercredi dans une lettre ouverte à "enrayer la menace de guerre" qui pèse sur la Côte d'Ivoire, rejetant toute intervention armée dans ce pays en crise, un mois après l'élection présidentielle.
Ces intellectuels, parmi lesquels le sociologue suisse Jean Ziegler, le politologue français Michel Galy, l'écrivain d'origine camerounaise Calixthe Beyala et l'auteur malienne Aminata Dramane Traoré, se déclarent "profondément convaincus qu'une intervention militaire en Côte d'Ivoire serait de nature à aggraver une situation qui est suffisamment tragique, et plongera à coup sûr le pays et la sous-région dans la tourmente".
Le texte est aussi signé par l'un des plus proches soutiens de Laurent Gbagbo en France, Guy Labertit, ancien délégué pour l'Afrique du PS.
"Les signataires de la présente lettre ouverte en appellent aux opinions publiques de toutes les nations et aux gouvernements de tous les pays épris de démocratie, de paix et de liberté, afin d'enrayer la menace de guerre qui plane sur ce pays", poursuivent-ils.
"L'histoire de l'Afrique de l'Ouest et de la Côte d'Ivoire montre qu'une telle intervention à Abidjan se traduirait par une résistance civile et des actions sanglantes devant une armée d'occupation; puis certainement des massacres urbains entre Ivoiriens et/ou entre Ivoiriens et étrangers", mettent en garde les signataires, qui appellent à une "solution pacifique".


Source: Le Blog de KKJ

L'ABECEDAIRE 2010 DE MAHALIA - SPECIAL COTE D'IVOIRE (2)

ABECEDAIRE.jpg


Gouvernement : Nommé le 7 décembre 2010 par le président de la République, le gouvernement du premier ministre Aké N'Gbo suscite beaucoup d'espoir parmi les populations ivoiriennes. Il faut dire qu'après huit années d'errements consécutifs aux différents accords internationaux plus ou moins boiteux qui ont ponctué la crise ivoirienne depuis la tentative de coup d'Etat du 19 septembre 2002, c'est la première fois qu'aucun tueur ou violeur n'en fait partie. Finis, les gouvernements «wouya wouya». Terminée, l'apologie de la rébellion. La nomination de Guillaume Soro à la primature comme résultante de l'accord politique de Ouagadougou avait radicalement dévalorisé la fonction ministérielle à Abidjan en même temps qu'elle sonnait le glas de toute bonne gouvernance. Maintenant que les rapaces de tous bords en ont été expurgés, la nouvelle équipe en place doit s'atteler à concrétiser les grands axes du programme de Laurent Gbagbo, dans un contexte rendu difficile par l'ingérence assourdissante d'une communauté dite internationale folle de rage par le énième échec de son poulain, Alassane Dramane Ouattara. A cela s'ajoute l'impératif de rebâtir la paix et l'unité nationale, pendant que les militaires s'attèleront à mater une fois pour toutes la rébellion et à bouter les assaillants hors de nos frontières, étape préalable à la récupération de l'intégralité du territoire national et au lancement des grands chantiers de reconstruction d'après-guerre qui permettront aux populations des zones Centre - Nord - Ouest ayant fui la barbarie des rebelles de Ouattara, de regagner leurs terres d'origine. Les défis auxquels doit faire face ce gouvernement d'ouverture et de renouveau, constitué des technocrates et des membres de la société civile, de différents partis politiques appartenant ou non à la majorité présidentielle, et même d'une candidate opposée à Gbagbo lors du premier tour du scrutin, sont donc de taille, mais loin d'être insurmontables. L'emploi des jeunes, l'industrialisation, l'assurance-maladie universelle, la gratuité de l'école, la redéfinition des programmes scolaires et universitaires, l'introduction de l'anglais comme langue officielle, la création d'une nouvelle monnaie sont autant de challenges que l'équipe du Professeur Aké N'Gbo s'apprête à relever, pour le bonheur des Ivoiriens, qui ont accueilli avec enthousiasme  l'obligation dorénavant faite à chaque ministre et secrétaire d'Etat de se soumettre à une déclaration de patrimoine à son entrée et à sa sortie du gouvernement, ainsi que la décision de procéder aux audits de tous les ministères.

Hôtel du Golf
: Aussi connu sous le sobriquet 'Golfie' ou 'république hôtelière du Golf'. Hôtel en bord de lagune, appartenant à l'Etat de Côte d'Ivoire, transformé, dixit le général Dogbo, commandant de la Garde républicaine, en «repaire de bandits» depuis qu'il est occupé illégalement par le perdant des élections, le burkinabé Alassane Dramane Ouattara, et la cohorte de rebelles, terroristes et mercenaires qu'il utilise pour déstabiliser la Côte d'Ivoire et s'en approprier la présidence. Le peuple s'interroge : Qui paie les factures ? Et surtout, qu'est-ce qu'on attend pour les déloger et les recaser à la MACA (maison d'arrêt et de correction d'Abidjan) ?

Impartial
: D'après le dictionnaire Larousse, ce terme signifie : «qui ne favorise pas l'un aux dépens de l'autre ; qui n'exprime aucun parti pris». Il faut croire que cette définition évolue plus on se dirige vers la First avenue new yorkaise, siège de l'Organisation des Nations Unies. En effet, ne voilà-t-il pas une force dite «impartiale», en l'occurrence l'ONUCI (Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire), dont la «mission de paix et d'observation» se mue soudain en mission de défense à tout prix du candidat désavoué par les urnes lors de la présidentielle ivoirienne du 28 novembre dernier ? 800 soldats onusiens pour «protéger» d'on ne sait trop quel danger un individu hors-la-loi, retranché volontairement - aux frais de la princesse -  dans un hôtel appartenant à l'Etat de Côte d'Ivoire, alors que son domicile se situe à moins de 2000 mètres de là! Une force dite «impartiale», placée sous les ordres d'un énergumène nommé Choi, ci-devant représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en Côte d'Ivoire, qui tout en s'auto-décrétant au-dessus de la Constitution et du Conseil Constitutionnel du pays dans lequel il est affecté (phénomène très en vogue sur les bords de la Lagune Ebrié ces derniers temps), s'est découvert des talents de contremaître au service d'Alassane Dramane Ouattara, si l'on en croit le rapport confidentiel de l'Onuci en date du 24 décembre 2010, rédigé par Joe Longaigh, officier des opérations auprès du Bureau des Opérations du maintien de la Paix, qui établit en son point 5 : «Aujourd'hui, le RSSG Choi a visité l'hôtel du Golf en compagnie de journalistes internationaux. Plus tard, le RSSG s'est rendu à la résidence de M. Ouattara (sans les journalistes) pour inspecter des travaux techniques en cours, avant de retourner à l'hôtel rencontrer le Président Ouattara.» Le même Choi, qui a déclaré sans sourciller que seuls les rapports des observateurs internationaux européens (donc blancs) étaient à prendre en compte, ceux des observateurs africains (donc noirs) étant insignifiants comme leurs auteurs, sans doute ! Vous avez dit «impartial», vraiment ?

Jerry Rawlings
: L'ancien chef de l'Etat ghanéen a été l'une des premières personnalités africaines d'envergure, avec Pedro Pires et Eduardo Dos Santos, à s'exprimer sur la situation  postélectorale ivoirienne. A deux reprises, l'actuel envoyé spécial de l'Union africaine pour la Somalie a appelé les acteurs et la communauté dite internationale à faire preuve de maturité et de retenue dans la gestion de crise qui prévaut actuellement en Côte d'Ivoire. Mais il a également qualifié d' «hypocrite» l'option belliqueuse envisagée par l'ONU, l'Union européenne et africaine et la CEDEAO, tout en pointant du doigt le parti pris des média internationaux et leur omerta sur les cas avérés de fraude dans le Nord du pays. L'une des questions soulevées par celui qui demeure encore aujourd'hui l'homme le plus populaire du Ghana est simple : pourquoi ne pas donner suite à la proposition de recomptage des voix par des observateurs neutres tel que cela a été suggéré par le président Laurent Gbagbo ? L'on pouvait en effet s'attendre à ce que le camp Ouattara, s'il est sûr de son fait, se précipite sur cette offre on ne peut plus sensée. Loin de là ! Au lieu de saisir cette main tendue, les squatteurs de l'hôtel du Golf n'ont rien trouvé de mieux à faire que d'appeler la communauté dite internationale à intervenir militairement pour leur ouvrir le chemin du palais du Plateau. Rien que ça ! Si tu cries au voleur, et que la personne que tu accuses d'être le voleur te propose d'appeler la police pour constater son forfait, pourquoi refuser ? Incompréhensible. A moins que...

Kivu
: Cette région du Congo symbolise par excellence l'échec et la dangerosité des casques bleus, ces soldats prêtés par les pays membres de l'ONU pour servir de force d'interposition et de maintien de la paix dans des pays déchirés par des conflits. Plus de 500 femmes y ont été violées en trois jours en août 2010, à proximité immédiate d'une base de la soldatesque des Nations unies. «Nous avons clairement échoué. Nos actions ont été insuffisantes, ce qui a eu pour effet des brutalités inacceptables contre les villageois de la région», a déclaré Atul Khare, l'un des responsables de l'ONU chargé du maintien de la paix. Mais bien souvent, ils ne se contentent pas d'être inutiles. Leur présence peut s'avérer autrement préjudiciable. Brutalité, abus, viols de mineures, pédophilie et trafic sexuel, les accusations s'accumulent en provenance de la République démocratique du Congo, du Libéria, de la Côte d'Ivoire, du Kosovo, de la Sierra Leone, du Rwanda, d'Haïti. Depuis 2004, plus de 500 casques bleus ont été rapatriés et bannis de futures missions de paix. Le phénomène a pris une telle ampleur que même l'ancien secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, pourtant peu regardant sur les questions d'éthique et de bonne conduite, avait sonné l'alarme il y a quelques années sur les cas de dérive «particulièrement choquants» dans les rangs des soldats onusiens. Au Congo, ce sont les contingents sud-africain, marocain, indien et pakistanais qui sont montrés du doigt de façon récurrente. Au regard du lourd passif qu'ils trainent derrière eux, il convient de se poser la question : Et si les casques bleus des Nations unies, censés séparer les belligérants et protéger la population des théâtres de conflits meurtriers, faisaient partie du problème plutôt que de la solution? Tourné essentiellement en République démocratique du Congo, le documentaire canadien «Le déshonneur des casques bleus» de Raymonde Provencher lève le voile sur l'horrifiante capacité de nuisance de ces «soldats de l'espoir». Monuc, Minuar, Minustah, Onuci : même principe, même combat ! Tant que le recrutement des casques bleus ne fera pas l'objet de critères sérieux, qu'ils seront protégés par une toute puissante immunité et ne pourront pas être traduits devant la justice des pays dans lesquels ils sévissent, l'on peut considérer comme de la légitime défense tous les actes posés par les populations ivoiriennes pour contraindre au départ, officiellement exigé par le gouvernement ivoirien en date du 18 décembre 2010, les soldats de l'Onuci, devenus une force partisane et belligérante dans le conflit qui oppose le président élu Laurent Gbagbo à son adversaire vaincu.


A suivre...


Mahalia Nteby, le 29 décembre 2010


Lire l'intégralité de l'abécédaire sur http://saoti.over-blog.com

VOICI UN DOCUMENT SECRET DES MILITAIRES FRANÇAIS - KAHIA 2 : LE PLAN POUR TUER GBAGBO

 

NICOLAS SARKOZY. REGARD.jpeg

 

Le document est classé « Secret défense ». Grâce à des amitiés dans certains milieux français, nous en avons obtenu copie. Il a été rédigé à Paris. Il porte la griffe du général de brigade Didier Castres, adjoint du Centre de planification et de conduite des opérations de l'état-major des armées françaises, 14, rue Saint Dominique, 75700 Paris SP 07. Il était initialement adressé au général de brigade Francis Autran (commandant de la Force Licorne entre le 10 décembre 2009 et le 10 juin 2010) à Abidjan. Ce document a dû être réactualisé, exactement un mois avant le premier tour de la présidentielle ivoirienne, le 1er octobre 2010. Il a dû atterrir dans les mains du général Jean-Pierre Palasset qui commande la force Licorne depuis le 10 juin 2010. Il a pour objet d'expliquer et de détailler l'opération montée par la DGSE pour renverser le président Gbagbo, quel que soit le verdict des urnes. Cette opération a pour nom de code « RCI / Opération LICORNE : KAHIA 2 / 30 MILITAIRES COS-DIVISION ACTION DGSE ».


Le document est classé « Secret défense ». Grâce à des amitiés dans certains milieux français, nous en avons obtenu copie. Il a été rédigé à Paris. Il porte la griffe du général de brigade Didier Castres, adjoint du Centre de planification et de conduite des opérations de l'état-major des armées françaises, 14, rue Saint Dominique, 75700 Paris SP 07. Il était initialement adressé au général de brigade Francis Autran (commandant de la Force Licorne entre le 10 décembre 2009 et le 10 juin 2010) à Abidjan. Ce document a dû être réactualisé, exactement un mois avant le premier tour de la présidentielle ivoirienne, le 1er octobre 2010. Il a dû atterrir dans les mains du général Jean-Pierre Palasset qui commande la force Licorne depuis le 10 juin 2010. Il a pour objet d'expliquer et de détailler l'opération montée par la DGSE pour renverser le président Gbagbo, quel que soit le verdict des urnes. Cette opération a pour nom de code « RCI / Opération LICORNE : KAHIA 2 / 30 MILITAIRES COS-DIVISION ACTION DGSE ».

Ce document vient éclairer tous ceux qui croient que les Ivoiriens accusent à tort le gouvernement français de comploter contre la Côte d'Ivoire. A lire et à conserver pour l'histoire.

Contexte général

La signature de l'Accord de Ouagadougou intervient après un mois de négociations directes conduites sous l'égide de Blaise Compaoré, président burkinabé et président en exercice de la CEDEAO, ancien allié de Gbagbo, avant d'être accusé par celui-ci de complot à son encontre. Le Dialogue direct inter-Ivoiriens proposé par Laurent Gbagbo en décembre 2006, en plein enlisement diplomatique et militaire, visait à court-circuiter les nombreux médiateurs extérieurs, en particulier l'ONU et le Groupe de travail international (GTI), considéré comme la voix du Conseil de sécurité.

Exit les occidentaux, les 3500 Français de l'opération Licorne, les 9100 casques bleus de l'ONUCI, exit également le Premier ministre soutenu par la communauté internationale, Charles Konan Banny. Laurent Gbagbo et Guillaume Soro s'arrogent les rôles principaux de la transition ivoirienne. L'Accord de Ouagadougou prévoit des dispositions concernant les principaux points de divergence : l'identification des citoyens ivoiriens en vue des élections, le désarmement des miliciens et l'intégration des états-majors et forces armées dans une structure unifiée. Sur la question de l'identification des citoyens ivoiriens, les parties au dialogue inter-Ivoiriens conviennent de la reprise sur l'ensemble du territoire des audiences foraines pour une période de trois mois «dès la mise en place du nouveau gouvernement issu de l'accord».

Ces audiences foraines doivent notamment délivrer des jugements supplétifs tenant lieu de certificats de naissance à des personnes nées en Côte d'Ivoire mais qui n'ont jamais été déclarées à l'état civil. Ces documents, actes de naissance et jugements supplétifs, permettront aux citoyens âgés de 18 ans et plus de s'inscrire sur la liste électorale et de se voir délivrer, par la suite, leur carte d'identité nationale et leur carte d'électeur. Des élections présidentielles "ouvertes, démocratiques et transparentes" devraient suivre l'aboutissement du processus d'identification des citoyens. Concernant les forces combattantes - les Forces armées nationales de la Côte d'Ivoire (FANCI), loyales au président Gbagbo, et les rebelles des Forces armées des Forces Nouvelles (FAFN) - l'Accord prévoit :

- Le regroupement des milices sur 17 sites prévus à cet effet en vue de leur désarmement, démobilisation et réinsertion,

- Un service civique leur est offert, «dans le but de les encadrer et de les former pour de futurs emplois civils ou militaires»,

- L'intégration des deux formations rivales dans une armée unifiée doit se faire sous la direction d'un Centre de commandement intégré (CCI), organe paritaire commandé conjointement par le Chef d'état-major général des FANCI, Philippe Mangou, et le Chef d'état-major des FAFN, Soumaïla Bakayoko.

Le CCI sera chargé de :

« - la contribution à l'élaboration de la politique de défense et de sécurité ;

- la mise en œuvre du Programme national de désarmement, de démobilisation et de réinsertion (PNDDR), sous la supervision des Forces impartiales ;

- l'opérationnalisation des tâches militaires et de sécurité liées au processus de sortie de crise ;

- la sécurisation des audiences foraines, des opérations d'identification, ainsi que la sécurité du processus électoral ;

- la mise en place d'unités militaires et paramilitaires mixtes ;

- la coordination des mesures visant à garantir la protection de la libre circulation des personnes et des biens sur toute l'étendue du territoire national ».

En outre, l'Accord ouvre l'amnistie aux "crimes et délits relatifs aux atteintes à la sûreté de l'Etat liés aux troubles qui ont secoué la Côte d'Ivoire et commis entre le 17 septembre 2000 et la date d'entrée en vigueur du présent Accord, à l'exclusion des crimes économiques, des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité" ».

De même, les sanctions personnelles votées par le Conseil de sécurité des Nations Unies doivent être levées. Enfin, l'accord demande le retrait progressif des forces françaises participant à l'Opération Licorne et de l'ONUCI. Les premières doivent quitter la zone de confiance séparant le nord du sud et rebaptisée «ligne verte», une ligne imaginaire allant d'Est en Ouest, jalonnée de postes d'observation occupés par les forces françaises dont la présence serait réduite de moitié tous les deux mois jusqu'à leur suppression totale. Des corps de police mixtes composés de rebelles et des Forces de défense et de sécurité (FDS). La mise en œuvre de l'accord est placée sous l'évaluation d'un Comité d'évaluation et d'accompagnement (CEA) composé d'un président (le Facilitateur, i.e. Blaise Compaoré, ou son représentant) et de trois représentants respectifs des deux parties à l'accord (Gbagbo et Soro). Ce sont ces deux parties qui décideront éventuellement d'élargir le Comité à d'autres membres de la classe politique ivoirienne. Marginalisés par le Dialogue direct inter-Ivoiriens, les autres candidats à la présidence, Henri Konan Bédié, président du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), et Alassane Dramane Ouattara, président du Rassemblement des républicains (RDR), candidat de l'Elysée, sont appelés à siéger aux côtés de Soro et de Gbagbo au Cadre permanent de concertation (CPC), un "organe de veille et de dialogue permanent" ayant pour objectif "de renforcer la cohésion nationale". Il se dégage de cet accord une volonté de fermer les yeux sur les conflits et rancunes passés au profit d'une maîtrise, par Laurent Gbagbo et Guillaume Soro, de la vie politique et du processus de réconciliation nationale.

La communauté internationale qui avait trouvé dans la nomination de Charles Konan Banny au poste de Premier ministre un contrepoids à la capacité de nuisance de Laurent Gbagbo, jugé en partie responsable des obstacles qui ont émaillé le processus de transition qui devait éventuellement se conclure par la tenue d'élections présidentielles, se trouve écartée de l'accord. Pourtant, il s'agit moins d'un désaveu complet de la communauté internationale par les acteurs ivoiriens que d'une tentative de gestion interne de la crise, compte tenu de la méfiance persistant entre les acteurs. L'ONUCI et l'Opération Licorne demeurent pertinentes dans ce contexte, même si leur mission doit être adaptée en conséquence. Tel est bien le sens de l'Accord qui n'exige pas le retrait complet des forces étrangères avant la tenue des élections. Ainsi, le processus du DDR est soumis à la supervision des "forces impartiales" (Opération Licorne et ONUCI), de même que la "ligne verte", anciennement "zone de confiance". Depuis la signature de l'Accord, le décret entérinant la création du Centre de commandement intégré (CCI) a été promulgué par Laurent Gbagbo le 18 mars, tandis que les chefs d'état-major respectifs des FANCI et des FAFN ont pris connaissance de l'Accord et de leur rôle dans la restructuration des forces armées ivoiriennes. Lassitude ou optimisme, la communauté internationale a réagi promptement à la signature de l'Accord. L'Union africaine a demandé officiellement à l'ONU de réduire le nombre de ses casques bleus, la France a annoncé la diminution du nombre de ses forces participant à l'Opération Licorne de 3500 à 3000, et le FMI a annoncé une visite prochaine sur place. La vigilance reste évidemment de mise.

Dans cette perspective, des investigations menées en profondeur par les éléments de la communauté française du renseignement et les principaux alliés engagés avec elle dans la résolution du conflit ivoirien ont permis de mettre au jour la volonté non avouée du clan présidentiel de bloquer l'avancée du processus électoral qui devrait, selon les différents accords, débuter le 31 octobre par l'élection présidentielle.

Contexte spécifique

La directive CEMA citée en référence dans la présente fiche d'orientation générale s'est profondément inspirée des conclusions des recherches qui ont été menées sur le théâtre ivoirien pour confier au Centre de planification et de conduite des opérations de l'état-major des armées françaises l'évaluation d'une opération assez spécifique dont la coordination sera confiée au COMANFOR. Le Centre de planification et de conduite des opérations qui se retrouve au cœur de KAHIA 2 s'est vu confier, conformément à ses missions régaliennes et en tant que centre nerveux de la chaîne de commandement opérationnel en amont, la veille stratégique et la planification, puis en aval la conduite de cette opération voulue et décidée par les autorités politiques françaises au plus haut niveau en vue d'obtenir un changement d'interlocuteur au sommet de l'Etat ivoirien, garantissant par effet induit le maintien du leadership français dans la sous-région.

Les travaux conduits par la chaîne planification ont consisté à dégager une stratégie spécifique pour anticiper les visées bellicistes du clan présidentiel, en établissant une synthèse des évolutions des risques de crise et à préparer les options militaires proposées au CEMA. A cet égard, le caractère transverse des options proposées à la haute hiérarchie militaire dans la planification et la conduite de l'opération en projection permettra d'éviter qu'il y ait une rupture au moment du passage de la planification à la conduite de l'opération dans un délai relativement cours. II est recommandé au COMANFOR, maître d'œuvre sur le théâtre ivoirien de KAHIA 2, de mettre en place une cellule de crise commandée par un officier supérieur de son choix afin d'en garantir 2 (deux) compétences complémentaires :

1- Une compétence géostratégique qui sera le fait d'officiers d'expérience chargés de l'anticipation opérationnelle et de synthèse apportant une expertise géostratégique avec un découpage du théâtre ivoirien. Il va s'agir de procéder lors de l'opération en projection, au déploiement des unités spécialisées du service action de la DGSE afin de neutraliser les principaux sites institutionnels, les résidences officielles et non officielles des présidents des institutions, les principaux bâtiments civils et militaires présentant un intérêt avéré qui seront préalablement localisées par le système HELIOS.

2-  Une compétence fonctionnelle prenant en compte la logistique, la conduite, les systèmes de communication et le renseignement en profondeur. Toutes ces données seront fournies en temps réel par les bureaux J pour "Joint". Il s'agit d'une structure dérivée de la structure OTAN. Cette organisation fonctionnelle sera complétée par des cellules d'expertise particulières et par les officiers de liaison DRM/DGSE présents sur le théâtre ivoirien.

Le bataillon de Licorne devra conduire, dans le cadre de la stratégie validée par le CEMA, à compter du 30/09/2010, un exercice de franchissement amphibie sur les bords de la lagune Ebrié, à proximité de l'ex-camp du 43ème BIMA. L'objectif sera de valider les savoir-faire tactiques des équipages du peloton d'éclairage et d'investigation qui sera déployé. Cette opération spéciale et clandestine a une haute valeur stratégique pour les plus hautes autorités politiques françaises et leurs alliés civils et militaires ivoiriens discrètement impliqués dans le dispositif opérationnel qui œuvre à l'avènement, au soir du 31 octobre, d'un nouvel ordre politique dans ce pays où les intérêts économiques et militaires doivent être maintenus et renforcés.

Prévue pour ne durer que 48 heures, l'opération KAHIA 2, selon la capacité opérationnelle retenue, devra s'exécuter dans le secret le plus complet en lignes arrière ennemies et avec un effectif réduit de 30 commandos du COS pour la partie officielle et de la division action pour ce qui est de l'aspect clandestin. Les commandos du Commandement des opérations spéciales (COS) qui ont la capacité d'intervenir dans les 3 (trois) dimensions : terre, air et mer, se chargeront de la collecte des données pour l'EMA, qui, après analyses, appréciera de déployer un effectif et du matériel plus important. 6 (six) petits groupes de 5 (cinq) éléments seront déposés en avant-garde et rejoindront graduellement l'arrière des lignes ennemies par leurs propres moyens et transmettront les préparatifs du clan présidentiel ivoirien. 5 (cinq) éléments du 13ème RDP indispensable dans la recherche et la transmission des données seront mis à contribution. 5 (cinq) nageurs du commando Hubert prépositionné à Lomé seront planifiés pour arriver la nuit sur la côte abidjanaise. Ce commando sera chargé de préparer l'arrivée éventuelle par voie de mer de combattants hostiles au régime ivoirien imposé par les accords de Ouagadougou préparés par la division action de la DGSE. Au cours de cette opération de portée hautement stratégique, les commandos du COS et du service action de la DGSE qui seront directement en projection ont discrètement été présentés au CEMA en marge de la préparation à laquelle ils ont pris part sous le commandement du général Hogard. Il s'est agi d'un exercice final d'un cycle de préparation sur 6 (six) mois dédié à KAHIA 2 avant leur projection sur le théâtre ivoirien.

La composante essentielle pour cette opération s'articulera autour des éléments du premier cercle du COS. Leur mission ne sera pas de remplacer les unités existantes sur le théâtre ivoirien. Mais de créer et réaliser une mission dans un environnement très hostile et spécifique.

1 - Le 1er RPIMA

2 - Les commandos marine (FORFUSCO)

3 - Le CPA 10

4 - Le 12ème RDP

5 - Le DAOS

6 - L'antenne CIET

7 - L'EHS seront les principales composantes de KAHIA 2.

 


Source: Le Blog de KKJ

QUESTION A UN MILLION DE DOLLARS : SUR QUOI COMPTE LAURENT GBAGBO POUR ETRE AUSSI FERME ET SEREIN ?

 
 
Mr ET Mme GBAGBO.jpg

Laurent GBAGBO étonne voire intrigue ses adversaires. Voici, apparemment, un homme seul contre le monde mais qui ne semble aucunement mal s'en porter. Son pays semble infime face à l'étendue, la richesse et la puissance de ceux qui se sont ligués contre lui. Son armée a l'air insignifiante devant les leurs. Il lui pèse dessus une menace de mort de tous les instants. Et pourtant, il ne lâche pas prise et ne se laisse pas compter. Il pose même avec récurrence une seule et unique question: «Les Ivoiriens ont été voter, le dimanche 28 novembre 2010. Qui a gagné?» et invite le monde entier à venir compter les voix et examiner les procès-verbaux des bureaux de vote pour trancher. Tous semblent reculer. Redoutent-ils de découvrir la vérité? Et pourtant, c'est elle qui fera retomber la tension en Côte d'Ivoire et ramènera la paix dans notre pays. On est donc franchement curieux de savoir ce qui fait la force et fonde le calme sidérant d'un homme seul contre la «communauté internationale». Nous pensons y avoir trouvé réponse, à travers cet article lu sur le Net et relatif à un prêche du Pasteur KORE Moïse sur le passage de Luc 8: 22-25. C'était lors du culte hebdomadaire du 19 décembre 2010, en la Résidence du chef de l'Etat. Extrait.


« Quand on regarde la crise ivoirienne avec des yeux charnels, on est convaincu que la Côte d'Ivoire ne peut pas compter sur sa petite armée pour prétendre en découdre avec toute la communauté internationale qui est dotée des armées les plus puissantes. Certains analystes n'hésitent pas à affirmer que le Président Gbagbo est un suicidaire et qu'il ne faudrait pas que les Ivoiriens l'accompagnent dans son suicide. Des dignitaires de La majorité Présidentielle évoquent même l'opportunité d'une alliance avec une puissance militaire comme la Russie qui semble avoir un penchant pour notre pays. Quand on vit dans un environnement qui favorise la rumeur, on n'est pas à l'abri de la tentation. Le Président de la République n'est donc pas à l'abri de la tentation qui pourrait éventuellement le conduire à signer un pacte avec le diable sans le vouloir et sans le savoir. Il doit placer sa confiance en l'Eternel et regarder dès lors la crise actuelle avec des yeux spirituels qui lui permettraient de voir l'Armée céleste en lieu et place des FANCI. Or toutes les armées terrestres réunies ne peuvent être aussi fortes que l'Armée céleste. Voilà le fondement de l'espoir qui est entretenu dans le camp présidentiel et qui dépasse tout entendement.

L'Apôtre Koré qui est interpellé face à une situation très sensible ne rate aucune occasion d'affermir la foi de sa brebis qui confesse même qu'il a découvert Dieu dans ses dimensions cachées, mais il n'en demeure pas moins vrai que la chair est faible et que ses besoins conduisent toujours au péché. En choisissant de méditer Luc 8: 22-25, le berger principal de Shekina Glory voulait montrer que rien n'est impossible à Jésus, car même la tempête lui est soumise. Pendant que ses disciples criaient de peur parce qu'ils voyaient leur barque prendre l'eau de toutes parts suite à une tempête, c'est lui qui a ordonné à la tempête de s'apaiser, pour que la barque redevienne stable. Jésus est le même hier, aujourd'hui et éternellement, et il accomplit toutes ses promesses. L'impact de ce message sur la sérénité du chef de l'Etat était visible. L'on pourrait affirmer sans se tromper que la foi en Jésus est le vrai secret de Laurent Gbagbo. S'il n'avait pas placé sa confiance en Jésus, il serait tenté d'opter pour l'exil, ce qui le mettrait à l'abri des nuits blanches consacrées à la recherche de solutions introuvables. [...] ».


Edouard Kacou


Source : LA COTE D'IVOIRE 2010

A CHARLES BLE GOUDE, LEADER DES JEUNES PATRIOTES : NE CEDEZ PAS A LA PROVOCATION !

 

CHARLES BLE GOUDE.jpg

Dans une interview accordée à la presse à la faveur d'un meeting qu'il a animé à la place CP1, dans la commune de Yopougon, en lieu et place du giga-meeting annoncé pour se tenir à la place de la République, le 29 décembre 2010, Charles BLE GOUDE, le leader des jeunes patriotes a promis donner, après le 1er janvier, un mot d'ordre de libération de l'Hôtel du Golf.

Dans le principe, il est juste de mettre fin à tous ces appels insurrectionnels (même s'ils ne sont suivis par personne) lancés par ADO et ses lieutenants depuis cet hôtel et à la bravade des autorités républicaines de Côte d'Ivoire.

Mais le risque est énorme que cette confrontation avec les rebelles et les forces étrangères qui les soutiendront immanquablement ne dégénère en une tuerie effroyable dont la Côte d'Ivoire doit absolument faire l'économie. Cela est d'autant à craindre que les jeunes qui sortiront par milliers pour déloger Alassane OUATTARA et sa clique auront les mains nues et donc seront des cibles faciles pour les canons des insurgés retranchés dans cet hôtel. En ce moment, le pays n'a pas besoin de martyrs. Ceux qui ne veulent pas du président que nous avons réélu veulent se donner les moyens de l'enlever du pouvoir. Eh bien, qu'ils le fassent eux-mêmes et qu'ils en payent les conséquences par le bras de DIEU qui ne manquera pas de les détruire. Nous ne devons pas les y aider. Même indirectement. Leur fin est déjà arrêtée par devers l'ETERNEL. Laissons-les donc venir. DIEU seul mènera ce combat pour nous. Mettons toujours la raison de notre côté et faisons confiance à la sagesse de celui qu'Il a revêtu de son autorité pour gouverner la Côte d'Ivoire, étant entendu qu'« il n'y a point d'autorité qui ne vienne de DIEU », comme nous l'enseigne les Ecritures Saintes, dans l'Epître aux Romains, chapitre 13 : verset 1.

Dans notre entendement, le peuple doit rester à l'écoute et attendre les consignes de son chef. C'est le seul chemin de salut pour nos populations qui subissent déjà des exactions assez insupportables de la part des rebelles dans les zones CNO. L'assaut final doit être enclenché par les ennemis de la Côte d'Ivoire et non par nous. Cette crise a une dimension spirituelle incommensurable, indubitable. Il faut donc manœuvrer avec prudence. Ne nous laissons pas pousser à la faute par des provocations faites à dessein. Avançons avec circonspection et sagesse. La victoire viendra au temps marqué et elle ne tardera pas. Si ADO et ses sbires veulent encore prendre quelques vacances à l'Hôtel du Golf que gêne-t-il ? Le moment venu, ils seront déguerpis par ceux dont c'est le métier et qui sont équipés à cet effet.

En conséquence de ce qui précède, nous vous prions, « Général », de renoncer à cette entreprise aux issues incertaines et qui comporte des risques de dérapage totalement imprévisibles. Vous avez donné une si brillante leçon à vos adversaires, le 29 décembre, relativement au grand rassemblement reporté de la Place de la République. Continuez sur cette lancée. Ce n'est pas de la faiblesse, bien au contraire ! Nous voulons le triomphe de la vérité et de la justice : ne prêtons donc pas le flanc aux provocations et ne menons pas notre jeunesse à une action qui pourrait déboucher sur un drame national. Prudence et sagesse, toujours prudence et sagesse, pour le triomphe de la vérité et de la justice en Côte d'Ivoire !

 

Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire!



DINDE Fernand AGBO

mercredi, 29 décembre 2010

L'ABECEDAIRE 2010 DE MAHALIA - SPECIAL COTE D'IVOIRE

ABECEDAIRE.jpg

Appel : Il y a des signes qui ne trompent pas. Il est difficilement imaginable qu'un homme politique qui postule à la magistrature suprême d'un pays puisse le faire avec l'intention de nuire. D'aucuns sont attirés par le pouvoir, certains viennent avec des idéaux, d'autres avec la volonté de se rendre utiles ou de faire mieux que leurs prédécesseurs, beaucoup ratent leurs objectifs et déçoivent ceux qui ont cru en eux, mais jamais il n'avait été possible d'envisager qu'un homme puisse prétendre présider aux destinées d'un pays dans le dessein de le détruire. Jamais, avant Alassane Dramane Ouattara et sa clique. Nous les avons entendus appeler la «communauté internationale» à faire usage de la force contre le peuple qu'ils prétendent diriger. Cela, rien ni personne ne pourra jamais l'effacer de notre mémoire collective et individuelle. Bien sûr, se souvenir que Ouattara n'est pas ivoirien relativisera quelque peu notre stupeur, mais enfin ! Dans la série des appels demeurés lettre morte, nous nous souvenons également de l'appel à marcher sur la primature le 17 décembre dernier, pour y installer Guillaume Soro. Pas un chat sur les routes, rien. Les quelques excités qui ont tenté de prendre d'assaut la RTI la veille se sont sans aucun doute rendus compte qu'aucun de ceux qui les avaient envoyés au casse-pipe ni aucun membre de leurs familles n'étaient à leurs côté dans cette entreprise périlleuse et hors-la-loi. Plus près de nous, l'appel à la grève générale du 27 décembre, qui a eu autant d'impact à Abidjan que le battement d'aile d'un papillon en Papouasie Nouvelle-Guinée. L'appel a été si royalement ignoré par le peuple ivoirien que même les média occidentaux, pourtant fers de lance de la conspiration anti-démocratique en Côte d'Ivoire, ont été obligés de reconnaître son échec total. Que dire des infructueux appels répétés à la soumission à l'intention des Forces de défense et de sécurité, les Forces armées nationales de Côte d'Ivoire, qui font corps comme un seul homme derrière le président élu Laurent Gbagbo ? Il faut dire que l'Etat-major des forces loyalistes en Côte d'Ivoire hésite entre le fou rire et l'écœurement, en entendant ceux qui sont responsables des massacres de leurs frères d'armes et de leurs concitoyens, oser leur demander de leur faire allégeance à peine un jour après avoir réclamé que des forces militaires étrangères viennent les combattre ! Si avec tout ça, la «communauté internationale» fait encore semblant de croire que les Ivoiriens ont élu Ouattara, c'est qu'elle a vraiment urgemment besoin d'un ORL-ophtalmologue.

Banque mondiale
: Cette institution financière internationale (IFI) est, avec le Fond monétaire international ou la Banque Africaine de Développement, l'un des principaux assassins des économies africaines. Aussi n'est-il pas étonnant de voir que la BM et le FMI ont été parmi les premiers à réagir à la réélection - malvenue de leur point de vue - de Laurent Gbagbo au détriment de leur poulain, Alassane Dramane Ouattara, pur produit de Bretton Woods. Ces institutions a fortiori économiques, ont annoncé le gel de leurs «aides» et investissements en Côte d'Ivoire et leur intention de ne donner suite qu'aux desiderata de la poupée ventriloque qu'elles tentent en vain depuis une décennie de placer à la tête du pays phare de l'Afrique de l'Ouest. D'une part, il paraît utile de leur signaler que l'Etat et le peuple ivoiriens ne se reconnaîtront pas dans les prêts et engagements contractés par le putschiste Ouattara. Ensuite, sans doute ne savent-elle pas qu'elles nous ont, par leur prise de position partisane et anticonstitutionnelle, rendu un des plus fiers services qu'il nous ait été donné d'imaginer. Parce que nous ne voulons plus d'elles non plus. Et cette ingérence intolérable dans les affaires intérieures de la Côte d'Ivoire nous donne non seulement l'occasion, mais également la légitimité de rompre toute relation avec ces suppôts de l'asservissement économique des peuples africains. Nous ne sommes donc plus tenus de rembourser une «dette odieuse», pour paraphraser le qualificatif utilisé par Eric Toussaint, du CADTM (Comité pour l'annulation de la dette du tiers-monde), parce que contractée par des despotes imposés par les puissances coloniales à des fins autres que le développement, l'épanouissement et l'amélioration de la qualité de vie de ceux au nom de qui les emprunts ont été effectués, à savoir les populations africaines. En effet, le système mis en place pour saboter le développement des peuples noirs est d'une remarquable perversité. «Les crédits sont utilisés pour acheter des biens et des services proposés par les pays prêteurs. Et ils visent l'exécution de projets qui répondent davantage aux impératifs d'exportation de ces Etats qu'aux besoins des pays emprunteurs. Ces projets, loin de promouvoir le développement, servent au contraire à remplir les carnets de commandes des firmes occidentales et à enrichir les élites des pays bénéficiaires» confirme l'économiste sénégalais Sanou Mbaye. L'accès aux capitaux passant obligatoirement par une adhésion totale aux desideratas de l'Occident, en acceptant l' «aide» des IFI, nous leur donnons de facto la tutelle de notre fonctionnement économique, politique et social. Rien qu'avec les sommes astronomiques qui étaient dévolues à ces remboursements, nous pourrons donc dorénavant faire plus pour le développement de notre pays qu'avec les «aides et investissements» coupe-gorges que ces messieurs de New York pensent agiter comme une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes. Bon débarras !

Charniers
: Normalement, il devrait être interdit de rire d'une chose aussi affreuse qu'un charnier. Les images des corps jetés dans des fosses communes par les génocidaires Hutus épaulés par la soldatesque française de la force Noroît, sous les yeux impavides des forces onusiennes lors de l'hécatombe rwandaise qui, en 1994, fit près d'un million de victimes en cent jours, sont en effet encore trop horriblement gravées dans nos mémoires. Il aura fallu attendre que Guillaume Soro et Alassane Dramane Ouattara prennent à témoin la «communauté internationale» pour rendre loufoque l'évocation de charniers. Les 20 décès consécutifs à la marche insurrectionnelle du jeudi 16 décembre 2010, à laquelle ils avaient fort gaillardement invité leurs partisans sans pour autant y participer eux-mêmes, leur paraissant sans doute trop insignifiants, surtout lorsque l'on considère que parmi eux il y a 9 membres des forces de l'ordre loyales à Laurent Gbagbo et que les autres victimes ne sont pas attribuables à tel ou tel camp, voici donc nos deux nouvelles 'Mère Théresa' de l'hôtel du Golf qui commencent à faire de la surenchère funéraire, avec la même dextérité que celle qui leur a servi au bourrage des urnes en zones CNO lors de l'élection présidentielle. Nous passons donc en un clin d'œil à 50 morts, puis 173, puis 200, en attendant d'arriver aux milliers qui justifieraient peut-être l'incompréhensible appel d'offre lancé par l'Onuci le 27 septembre 2010 (un mois avant le premier tour de l'élection présidentielle) pour la prestation de services mortuaires incompatibles avec leur mission initiale de «paix». A moins que la très partisane ONU ait eu besoin de nettoyer les ravages commis par les hommes de Soro et Ouattara, experts unanimement reconnus en carnages en tout genre, ainsi qu'en témoignent les massacres des soixante gendarmes et de cinquante de leurs enfants en 2002, les tueries de Bouaké en 2008, sans parler de toutes les atrocités auxquelles ils se sont livrés et continuent de le faire, avec l'onction de leurs commanditaires que sont Nicolas Sarkozy et son bras armé dans la sous-région, l'assassin-président Blaise Compaoré. Les centaines de milliers de déplacés de guerre depuis 2002, violés, torturés, estropiés, pillés peuvent en témoigner concrètement.

Documentaire
: S'il est un documentaire qui peut être qualifié de hit de l'année de ce côté-ci de l'hémisphère, c'est bien «La Françafrique» du réalisateur Patrice Benquet. La première partie, intitulée 'La raison d'Etat', remonte aux sources du mal et donne un sérieux coup de projecteur sur les coulisses toujours malodorantes et souvent sanglantes de la politique africaine de la France mise en place par Jacques Foccart à la demande du Général de Gaulles, à la suite de l'indépendance de l'Algérie. Le second volet 'L'argent roi', bien qu'abordé beaucoup plus superficiellement, éclaire néanmoins sur les mécanismes actuels utilisés par l'Etat français, qui se cache dorénavant derrière les multinationales gauloises pour maintenir la strangulation économique des nations africaines. Mais il existe beaucoup d'autres documents que chaque Africain digne de ce nom devrait avoir lus et visionnés pour mieux appréhender le phénomène de domination auquel nous sommes soumis. Il y a «Tuez-les tous», époustouflant documentaire sur le génocide rwandais de Raphaël Glucksmann ; «Mort à Genève», de Frank Garbely retraçant l'assassinat de l'indépendantiste camerounais Félix Moumié par les services secrets français ; «La victoire aux mains nues», de Sidiki Bakaba qui documente les massacres des populations ivoiriennes par l'armée française en novembre 2004 ; «Mobutu, roi du Zaïre», de Thierry Michel, narrant avec une rare richesse historique l'élimination de Patrice Lumumba et son remplacement par une marionnette aux ordres en la personne de Mobutu Sese Sekoko ; «L'homme qui dirigeait l'Afrique» portrait par Cédric Tourbe du concepteur de la Françafrique Jacques Foccart... Dans la famille des films grand public, nous trouvons : «The great debaters» de Denzel Washington ; «Lord of war» de Andrew Nicol ; «Hotel Rwanda» de Terry George; «Malcolm X» de Spike Lee ; «Invictus» de Clint Eastwood ; «Cry Freedom», de Richard Attenborough ; «Blood diamonds» de Edward Zwick ; «Lumumba» de Raoul Peck ; «1802, l'épopée guadeloupéenne» de Christian Lara : «Amistad», de Steven Spielberg ; «Rue Cases-Nègres» d'Euzhan Palcy etc. sans oublier la classique série télévisée «Roots» tirée du légendaire roman d'Alex Haley. Petit échantillon à avoir dans sa bibliothèque : Walter Rodney, Chinua Achebe, Frantz Fanon, Cheikh Anta Diop, Mongo Beti, Bernard Dadié, Aimé Césaire, Toni Morrison, François-Xavier Verschave ainsi que les «Mémoires» de Jacques Foccart, «Renaissance africaine» de Thabo Mbeki et «The white man's burden», de William Easterly.

Erreurs
: Laurent Gbagbo, aujourd'hui accusé de tous les maux par une «communauté internationale» qui se résume à la France, aux USA, à l'Union européenne et aux quelques vassaux dédiés aux basses manœuvres que la France a mis au pouvoir dans certains pays de son pré carré, est coupable. Non pas d'avoir «volé» les élections, comme se plaisent à le pérorer avec de moins en moins de résonnance les alliés étrangers de son adversaire battu. Mais d'avoir fait preuve de trop de malléabilité et de bonne foi. Georges Frêche, figure emblématique de la gauche française, disait encore il y a peu : «On ne fait pas 40 ans de vie politique en étant un perdreau de la dernière couvée. La politique est un monde rude, où les trahisons sont monnaie courante et où les assassinats sont la norme.» La première erreur de Gbagbo a été de ne pas traduire les dirigeants français devant la Justice pour les massacres des Ivoiriens aux mains nues en novembre 2004, et de n'avoir pas exigé le départ immédiat de l'armée française d'occupation (le 43è BIMA et la force Licorne), auteur desdites tueries. Sa deuxième erreur a été de ne pas procéder à la création d'une monnaie ivoirienne dans la foulée de cette agression barbare. Sa troisième faute est sans conteste l'accord politique de Ouagadougou. On ne dialogue pas avec ses ennemis. On ne leur fait pas confiance. On les bat. Et quand ils sont assommés par terre, on n'attend pas qu'ils se réveillent pour leur tendre une main chevaleresque qui les aidera à se relever, mais on les écrabouille. L'accord politique de Ouagadougou est certainement l'acte le plus «perdreau de la dernière couvée» du président ivoirien. Certes, il est en adéquation avec la philosophie pacifique qui caractérise sa carrière politique, mais était-il viable pour autant ? Gbagbo a également naïvement cru qu'en faisant quelques concessions à la France, comme le renouvellement du contrat d'exploitation de la Sodeci ou l'octroi du terminal à conteneur à Bolloré, il obtiendrait la paix des braves de la part du brasseur de vent qui a succédé à Jacques Chirac. Sa cinquième erreur est d'avoir accepté d'aller aux élections sans que les rebelles ne remplissent la condition préalable du désarmement. L'accord politique de Ouagadougou, que tant de patriotes ont eu du mal à digérer, stipule clairement que les élections ne devaient avoir lieu que deux mois après la fin du désarmement effectif des rebelles. Ne pas avoir été intransigeant sur cette condition est très grave et la chose que les Ivoiriens peuvent le plus lui reprocher. Mais cinq erreurs en huit années de crise, de guerre et de rébellion, ce n'est pas une si mauvaise statistique, l'essentiel étant que ces fautes ne se répètent pas, et que Laurent Gbagbo fasse dorénavant preuve d'une extrême fermeté dans la gestion des affaires de la Côte d'Ivoire. Intransigeance absolue avec les ennemis de la Nation. Cela implique, de façon non exhaustive, la rupture des relations diplomatiques avec la France et le Burkina Faso, la mise aux arrêts de tous les individus ayant attenté à la souveraineté et à l'intégrité de l'Etat, la sortie de l'Union économique et monétaire ouest-africaine, la négociation de conventions commerciales dans l'intérêt bien compris du peuple ivoirien, sans compter la suspension du remboursement de la dette odieuse contractée par les précédents chefs d'Etat auprès des institutions financières internationales telles la Banque mondiale (BM) et le Fond monétaire international (FMI).

Françafrique
: Il y a des gens qui ont découvert la Françafrique en regardant le documentaire du même nom diffusé le 9 décembre dernier dans l'émission Infrarouge de France 2. Mieux vaut tard que jamais. Pour ceux qui auraient raté l'aperçu donné à la télévision, voici donc un petit cours de rattrapage. «La France n'est grande que quand elle grimpe sur les épaules de l'Afrique» disait il y a quelques années un ancien ambassadeur américain en Angola. Et c'est en effet pour «justifier» son rang de puissance internationale, notamment à l'ONU, et pour assurer sa stabilité et son développement économiques que l'Hexagone tient à tout prix à asseoir son maintien du contrôle politique sur les Etats africains de l'ancien empire colonial français et à entretenir l'exploitation quasi monopolistique des richesses de ces mêmes Etats au profit des intérêts français. C'est pour assurer la pérennisation de ces objectifs  de domination néocoloniale et afin de mettre hors d'état de nuire tout groupe ou individu qui, tel Olympio, Sankara ou aujourd'hui Gbagbo, les menace, que les hommes politiques français, qu'ils soient de droite ou de gauche,  ont, dans un bel ensemble,  développé une passion pour les changements de régimes (Burkina Faso, Niger, Guinée), les élections truquées (Gabon, Togo, Centrafrique), les rebellions préfabriquées (Côte d'Ivoire). Le renversement par les armes ayant failli dans ce dernier cas, l'innovation en la matière aura eu lieu cette année, avec la désignation péremptoire de Dramane Ouattara comme «vainqueur déclaré par la communauté internationale» de l'élection présidentielle ivoirienne, faisant fi du choix des urnes, entériné par le Conseil Constitutionnel - par ailleurs plus haute juridiction éburnéenne et seul autorisé à proclamer les résultats définitifs d'une élection présidentielle en Côte d'Ivoire -, qui atteste de la réélection effective de Laurent Gbagbo à la magistrature suprême. Une fois les dictatures inféodées à Paris installées, elles ont pour mission de sécuriser la chasse gardée et les investissements français en écartant toute possibilité de réelle concurrence internationale dans les pays concernés. La pierre angulaire de ce système de prévarication des économies africaines est une nébuleuse politico-économique communément appelée «Françafrique». Celle-ci rassemble d'une part une poignée de groupes français (Bolloré, Bouygues, Total, France Telecom, CFAO, Société Générale, Veolia, Areva) disposant de positions hégémoniques dues à leurs connexions politiciennes et non comme résultat d'une supériorité de leurs offres lors de libres confrontations avec la concurrence mondiale. De l'autre, elle est constituée d'un magma de réseaux qui monopolisent des «contrats d'assistance technique» plus ou moins réels ou pertinents et participent de façon active à la fuite des capitaux pour le compte des élites collaboratrices locales, au financement occulte des partis politiques français ainsi qu'à leur enrichissement personnel. Afin de parvenir à ses fins, l'Etat français n'hésite pas à instrumentaliser l'Organisation des Nations Unies (ONU), l'Union Européenne (UE) et même la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et l'Union Africaine (UA), pour permettre à l'Hexagone de répartir le coût financier, militaire et diplomatique de sa politique sur des contribuables internationaux, alors que les bénéfices restent, eux, fermement en France. C'est dans cette optique que s'inscrivent aujourd'hui les menaces aberrantes d'une intervention militaire en Côte d'Ivoire agitées avec l'aide de quelques chefs d'Etat valets de la sous-région.


A suivre...


Mahalia Nteby, le 28 décembre 2010

Source: SAOTI, Le Blog de Mahalia Nteby

POPULARITE D'ALASSANE DRAMANE OUATTARA EN COTE D'IVOIRE

OPERATION VILLE MORTE A ABIDJAN.jpg

 

A l'attention de la "communauté internationale": Quand le perdant des élections présidentielles du 28 novembre dernier appelle à une grève générale pour le soutenir, tous les Abidjanais sortent pour aller travailler. Côte d'Ivoire: 1 - Ouattara: 0. Une photo vaut mieux que mille mots.


Source: SAOTI, Le Blog de Mahalia Nteby

ATTAQUE MANQUEE D’AZITO ET TENTATIVE D’INFILTRATION DU GOLF - L’ONUCI VOULAIT EMBRASER ABIDJAN, HIER



BASE ONUCI.jpg

Au moment où trois chefs d'Etat de la CEDEAO arrivaient à Abidjan pour rencontrer le Président Gbagbo et comprendre l'ampleur de la fraude du RDR ainsi que les atteintes aux Droits de l'Homme commises par les militants du parti centriste, l'ONUCI avait un plan secret derrière la tête.


Croyant à un relâchement du dispositif de sécurité dans le Distinct d'Abidjan, les spadassins de Ban Ki-moon et Sarkozy ont tenté d'envahir la centrale thermique d'Azito à Yopougon Niangon. Dans le même temps, les fameux Casques bleus ont essayé de pénétrer au Golf Hôtel avec un fort contingent d'hommes et de matériel militaire certainement destinés à ravitailler la coalition rebelle. Retour sur une journée au cours de laquelle Choï et ses sofas ont failli enflammer Abidjan. Il est 10 h passées de quelques minutes lorsque du côté du domicile du ministre Mel Théodore, les soldats des Fds commis à la sécurisation interceptent un impressionnant convoi de l'ONUCI qui tentait de forcer leur dispositif de sécurité. Les Fds s'interposent et interrogent le responsable de l'équipage de l'ONUCI sur l'itinéraire des fameux Casques bleus. Ils s'entendent dire que l'équipage se rendait au Golf Hôtel pour disent-ils effectuer une relève. A cet argument fallacieux, les Fds rétorquent que le chef de l'Etat a déjà ordonné, pour ne pas dire demander aux occupants du Golf Hôtel de rejoindre leurs domiciles respectifs. Il n'est donc plus question de faire perdurer la tempête du verre d'eau au Golf.

Mais, ce qui a intrigué les Fds, c'est le nombre de véhicules composant le cortège. Il s'agissait environ d'une vingtaine de véhicules, 17 précisément. Sur ces 17 véhicules, l'on comptait 2 véhicules de transport de troupes. Et ce sont 52 soldats bangladais, puissamment armés qui voulaient renforcer leurs compères retranchés avec la rébellion au Golf Hôtel. Devant la fermeté des soldats ivoiriens, les curieux Casques bleus font mine de rebrousser chemin et reviennent sur leurs pas, empêchant l'armée ivoirienne de bien contrôler les véhicules qui arrivaient dans le dispositif. Au vu de la tournure des évènements, le Groupe d'escadron blindé de la gendarmerie nationale (Geb) est alerté. Sans perdre une seconde, les hommes du commandant Abéhi Jean Noël se déportent sur les lieux avec une force de frappe à même de parer à toute éventualité.

Arrivés sur place, les gendarmes commandos et les militaires d'Akouédo en faction ne s'encombrent pas de fioritures pour indiquer à l'ONUCI que leur tentative d'infiltration du Golf Hôtel a échoué et qu'ils doivent immédiatement quitter les lieux pour éviter un accrochage. C'est la queue entre les jambes que les fameux Casques bleus prennent la poudre d'escampette dans la mesure où leur présence avait commencé à attirer des curieux qui devenaient de plus en plus nombreux et menaçants. Ce cortège refoulé, un autre véhicule 4x4 avec à son bord 5 personnes (encore des fameux Casques bleus) est revenu peu de temps après à la charge. ''Gentiment et poliment'', les soldats leur ont demandé de rebrousser chemin en attendant de recevoir des instructions de leur hiérarchie. Aux environs de 12h, la situation du côté de Cocody-Riviera était calme et est redevenue normale.


Source : Quotidien LE TEMPS

RENCONTRE AVEC LES EMISSAIRES DE LA CEDEAO AU PALAIS : GBAGBO MARQUE DE BONS POINTS



CHEFS D'ETATS CEDEAO.jpg

In Le Nouveau Courrier N°165 du 29 Décembre 2010 par Benjamin Silué


Ernest Koroma, Yayi Boni et Pedro Pires ont rencontré, successivement, Young-Jin Choi de l'Opération des Nations en Côte d'Ivoire, le chef de l'Etat Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, hier.


L'occasion était donnée, hier, aux émissaires de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) pour donner les raisons de leur présence en terre ivoirienne, mais surtout de prêter une oreille attentive à leur hôte, Laurent Gbagbo qui les a reçus «en frère» à son palais, au Plateau.

Après avoir «menacé» le chef de l'Etat ivoirien d'un recours à la force, la Cedeao a donc décidé d'envoyer les présidents du Bénin, de la Sierra Leone et du Cap-Vert en Côte d'Ivoire comme émissaires chargés de remettre un ultimatum à Laurent Gbagbo. L'un des émissaires, membre de la délégation d'Abidjan, Pedro Pires du Cap Vert, connaissant certainement le dossier ivoirien, avait déjà écarté l'usage d'une «intervention militaire», et opté pour la négociation. Bien plus, le dialogue, comme l'a toujours préconisé le président Laurent Gbagbo. Ce qui sous-entend que chaque acteur aura à exposer ses griefs.

Hier, déjà, selon une source crédible, le chef de l'Etat ivoirien, durant plus de 2 heures d'horloge, a brandi les preuves qui le donnent gagnant de l'élection présidentielle, mais surtout qui le motivent à faire face à l'adversité de la communauté internationale cornaquée par Sarkozy, parrain de Ouattara. De la traque de ses représentants dans les bureaux de vote au nord par les pro-Ouattara, appuyés d'hommes armés de la rébellion des Forces nouvelles, aux fraudes massives, le chef de l'Etat ivoirien, proclamé vainqueur par le Conseil constitutionnel, seule institution habileté à le faire, n'a pas laissé ses hôtes sur leur faim. Les homologues de Laurent Gbagbo sont restés pantois, rapporte notre source. Démontrant que la distance et le lynchage médiatique, orienté, d'une partie de la presse occidentale, à l'agenda caché, a eu raison de personnes naïves. En témoigne les propos du président béninois Yayi Boni, qui a noté, au sortir de cette rencontre, que «les choses se sont bien déroulées». Le président Laurent Gbagbo, qui les a reçus avec les accolades, tout sourire, les a raccompagnés le visage très rayonnant. Pour qui connaît le chef de l'Etat ivoirien, les nuages se dissipent progressivement. Comme quoi, le mensonge court plus vite que la vérité qui finit par le rattraper.

Notre source indique que les présidents Sierra Léonais, Ernest Koroma, Béninois, Boni Yayi et le Capverdien Pedro Pires ont décidé de jouer la carte politique pour régler le différend né au lendemain du second tour du scrutin présidentiel en Côte d'Ivoire. A l'issue de la deuxième rencontre qui a eu lieu tard dans la nuit, le chef de l'Etat ivoirien a espéré recevoir ses homologues dans les prochains jours. Il reste à espérer que les énormes pressions qu'ils subissent de la part d'acteurs étrangers à l'Afrique n'auront pas raison de leur option pleine de sagesse.


Source: LE COURRIER D'ABIDJAN

mardi, 28 décembre 2010

COTE D'IVOIRE: INTERVENTIONNISME SOUS COUVERT DE COMMUNAUTE INTERNATIONALE


ALBERT BOURGI.jpg

Albert Bourgi, professeur de Droit Public à l'Université de Reims


Jamais dans l'histoire des relations franco africaines, une crise n'aura soulevé autant de parti pris mediatico politique en France que celle que vit la Côte d'Ivoire depuis bientôt une dizaine d'années.

Aujourd'hui, comme hier en septembre 2002, lors du déclenchement d'une rébellion militaire ouvertement soutenue, voire totalement planifiée par un Chef d'État voisin, Blaise Compaoré, et fait inédit en Afrique subsaharienne, coupant le pays en deux, l'opinion publique africaine et internationale s'est vue servir une interprétation unilatérale, voire tronquée, des événements.

Et pour couronner le tout, voire pour conforter le courant d'opinion, la position officielle française s'est réduite à accabler le Chef de l'État ivoirien, Laurent Gbagbo, à voir en lui le seul responsable de la rébellion qui a provoqué la partition du pays, et aujourd'hui, de la crise post électorale.

Or dans l'un et l'autre cas, hier avec Jacques Chirac, aujourd'hui avec Nicolas Sarkozy, selon des méthodes différentes, l'objectif est le même : évincer coûte que coûte Laurent Gbagbo du pouvoir, et préserver la cohésion du pré carré français en Afrique.

En 2002, en 2004, après le bombardement de Bouaké et l'intervention directe des troupes françaises dans Abidjan, comme en 2005, 2006, à travers la tentative de mise sous tutelle de la Côte d'Ivoire, et bien entendu aujourd'hui, par le biais d'un processus électoral totalement dévoyé, il ne s'agit de rien d'autre que de se débarrasser d'un homme qui aux yeux de l'ancienne Puissance coloniale, remettait en question son emprise politique en Afrique.

A chacune des étapes de cet interventionnisme français, le mode opératoire est identique : mettre en avant les organisations régionales africaines au sein desquelles siègent les Chefs d'État adoubés par la France et dont la traduction la plus parfaite est incarnée par d'anciens auteurs de coups d'État reconvertis à la pseudo démocratie, à l'image d'un Blaise Compaoré ou d'un Faure Gnassimbé Eyadéma, et user de son influence aux Nations Unies, particulièrement au Conseil de sécurité.

La crise post électorale en Côte d'Ivoire illustre à l'évidence la perpétuation de la politique d'ingérence de la France en Afrique, qui tout en ne prenant plus les formes caricaturales d'actions militaires directes destinées à maintenir l'ordre intérieur au profit de « présidents amis », n'en aboutit pas moins aux mêmes résultats que naguère.

Quelle communauté internationale ?

Cette politique interventionniste de la France s'adosse désormais à la notion ambiguë de communauté internationale, pour instrumentaliser les dispositifs internationaux de règlement des conflits que ce soit à l'ONU, à l'Union Européenne, à l'Union Africaine ou à la CEDEAO, au sein desquels elle dispose d'importants réseaux d'influence, ce qui lui permet de faire passer « ses solutions politiques ».

C'est de ce registre international qui s'est grossi de « groupes internationaux de contact » que le pouvoir français est parvenu à faire avaliser les coups d'État perpétrés en Mauritanie ne 2008, et à Madagascar, et mieux encore à faire élire, avec le soutien de la prétendue communauté internationale, le général mauritanien, Mohamed Abdel Aziz.

Cette nouvelle forme d'intervention sous couvert de la légalité internationale et d'actions concertées entre les différentes institutions internationales, a incontestablement atteint sa maturation en Côte d'Ivoire, du coup d'État manqué du 19 septembre 2002 et de ses suites diplomatiques (la Conférence de Kléber en janvier 2003) à ce qu'il faut bien appeler un coup de force électoral de décembre 2010, orchestré par le représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU.

Le passage en force de ce dernier, entouré pour l'occasion des ambassadeurs français et américains en poste à Abidjan, pour entériner définitivement les résultats « provisoires » proclamés par le Président de la Commission électorale, au siège du candidat déclaré « élu », et cela au titre d'un pouvoir de « certification » dont il disposerait, renvoie à une pratique totalement inédite dans l'histoire des Nations Unies.

Jamais l'ONU n'a outrepassé de telle manière son mandat, y compris au Timor oriental, au Kosovo, en République démocratique du Congo, pour ne citer que ces exemples. Faisant fi des institutions d'un pays souverain, membre des Nations Unies depuis cinquante ans, et ne se donnant pas le temps de permettre à la Commission électorale de débattre des contestations soulevées au cours des délibérations, Monsieur Choi a incontestablement cédé aux pressions de certains pays, dont et surtout la France représentée en Côte d'Ivoire par un ambassadeur dont le parcours professionnel est un parfait condensé de la Françafrique.

En brandissant l'argument de la communauté internationale, et en se prévalant d'un processus électoral sur lequel pèse des suspicions très lourdes et à terme grave de conséquences pour la stabilité de la Côte d'Ivoire, Nicolas Sarkozy s'inscrit dans la droite ligne d'une politique néocoloniale de la France, dont les métastases se trouvaient déjà dans le discours raciste qu'il a prononcé à Dakar en juillet 2007.


Source: RUE89

LAURENT GBAGBO AU QUOTIDIEN LE MONDE : "JE DENONCE UN COMPLOT FRANCO-AMERICAIN"


LAURENT GBAGBO. INTERVIEW.jpg

Le président ivoirien, Laurent Gbagbo a eu un week-end médiatique très chargé. Il a accordé successivement des interviews à deux quotidiens français, le Monde et Figaro. Nous publions ci-dessous les deux interviews.

Le Monde: La Cédéao, l'organisation économique des pays d'Afrique de l'Ouest, menace de recourir à la "violence légitime", en d'autres termes d'intervenir militairement en Côte d'Ivoire. Prenez-vous ces menaces au sérieux ?

Laurent Gbagbo : Les menaces, il faut les prendre au sérieux mais après, il faut garder la tête froide et se rendre compte que ce serait bien la première fois que des pays africains partiraient en guerre contre un autre pays parce qu'une élection s'est mal passée. Regardez la carte de l'Afrique, regardez la carte des élections qui se passent plus ou moins bien, plus ou moins mal, et puis la carte de là où il n'y a pas d'élections du tout. Si on devait aller en guerre avec cette carte-là, je crois que l'Afrique serait perpétuellement en guerre. Donc je prends cela au sérieux parce que ce sont des menaces, mais je reste tranquille, j'attends de voir.

Vous croyez à la possibilité d'une intervention militaire ?

- Les choses peuvent déraper à tout moment, donc il faut prendre tout au sérieux, mais ils ont décidé de m'envoyer une délégation [de chefs d'Etat mardi]. On aurait dû commencer par là. On aurait économisé beaucoup de choses, beaucoup de salive, beaucoup d'adrénaline. Il faut venir voir ce qui se passe en Côte d'Ivoire, et quand on a vu ce qui se passe, alors on prend les décisions.

Y a-t-il des conditions qui vous permettraient de négocier avec M. Ouattara ?

- Je ne pose jamais de préalables quand je discute. Moi, je constate que les règles en vigueur en Côte d'Ivoire, qui n'ont jamais été dénoncées par qui que ce soit, font que je suis le président de la République, donc naturellement, quand on discutera je vais mettre ça sur la table, il faut dire que ces règles-là n'ont été dénoncées par personne.

Vous avez parlé de complot de la France et des Etats-Unis contre la Côte d'Ivoire. De quoi s'agit-il ?

- Avant les élections, j'ai fait ma part. J'ai demandé que les autres [les ex-rebelles] fassent leur part en désarmant. Toutes les pressions sont faites pour qu'on aille aux élections sans désarmement. Là, on peut parler du début du complot. Toutes les pressions, de toutes parts. Moi-même je n'avais pas de raison de douter des rebelles avec qui j'étais en accord avec l'accord de Ouagadougou, et avec lesquels je gérais la sortie de crise. Je les voyais bien, intégrés, se comportant de façon loyale, je n'avais pas de raison de douter qu'ils allaient utiliser après les armes qu'ils n'avaient pas déposées pour pervertir les élections. Ensuite, les institutions en place, reconnues par tous [en réalité, le Conseil constitutionnel], elles proclament le président élu, tout le monde dit : " non, c'est Ouattara que nous tenons pour président ".

Qui est ce "nous" ?

- Ce nous c'est d'abord la France, mais c'est surtout l'ambassadeur de France et l'ambassadeur des Etats-Unis. Nous voilà au terme du premier tour. Les résultats sont un peu contestables mais je ne les ai pas contestés. On va au deuxième tour, la CEI [Commission électorale indépendante] a trois jours pour donner des résultats, elle ne les donne pas. A minuit moins le quart, le président de la CEI, M. Bakayoko, intervient à la télévision, on lui dit que TV5 aurait donné des résultats, il fait une mise au point nette pour dire : nous n'avons donné aucun résultat. Minuit arrive. Candidat, je suis devant mon poste de télévision, parce que c'est le moment que tous les candidats guettent pour voir comment les votes se sont portés sur eux. Minuit passe. La CEI est "off". Le lendemain, l'ambassadeur de France et l'ambassadeur des Etats-Unis vont chercher Youssouf Bakayoko, président de la CEI, et l'amènent à l'hôtel du Golf, qui est le quartier général de mon adversaire. On apprend qu'il y a une télévision étrangère, sur laquelle aurait été donné le résultat qui donne Ouattara vainqueur. Le président du Conseil constitutionnel intervient pour dire que ce ne sont pas des résultats. Il décide que Gbagbo Laurent est élu président de la République. A partir de ce moment-là, Français et Américains disent : non, nous c'est Ouattara que nous reconnaissons. C'est tout ça qu'on appelle le complot.

Quel est le problème avec la France et les Etats-Unis ?

- Je ne vois pas le problème, c'est eux. En quoi nos élections sont leur problème ?

La France et les Etats-Unis sont suffisamment puissants pour entraîner l'Union africaine, les Nations unies, la Cédéao [Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest] ?

- Je me rends compte qu'ils sont suffisamment puissants pour ça.

C'est le discours que vous tiendrez mardi à la délégation de chefs d'Etat de la Cédéao ?

- Ce sont les faits que j'expose. Je dirai les faits.

Vous pensez les convaincre ?

- Je vais leur dire d'aller vérifier la matérialité de ces faits-là partout où c'est possible. Quand les gens se détachent des faits, c'est qu'ils ne veulent pas la vérité, pas la justice. Or, ces conflits sont créés par des gens qui sont étrangers à nous. Je ne comprends pas pourquoi ces gens-là choisissent un candidat qu'ils reconnaissent. Ce n'est pas leur rôle.

Eux ? La France et les Etats-Unis ?

- En premier lieu. Avec les positions incroyables, inexplicables et injustifiables qu'ils prennent, ces pays-là poussent à un affrontement interne. Aujourd'hui, moi je m'appuie sur les institutions ivoiriennes, sur les lois. Alors que vous avez maintenant d'autres qui s'appuient sur les puissances étrangères. Il y aura peut-être un désordre intérieur, une guerre civile en Côte d'Ivoire, parce que nous n'allons pas nous laisser piétiner notre droit et nos institutions.

Vous êtes prêt à aller jusqu'où?

- Il n'y a pas à être prêt à aller quelque part, c'est nous qui sommes agressés. C'est nous qui avons le droit pour nous. Jusqu'où ceux qui nous agressent sont prêts à aller ? Je vais vous signaler quelque chose. Je suis élu président en 2000. En 2002, je suis attaqué, agressé. On n'a jamais vu ni la France, ni l'Union européenne, ni les Etats-Unis, ni l'ONU, ni la Cédéao, prendre des sanctions contre ceux qui ont agressé un régime conformément à la loi. On ne les a jamais vus.

Qui fallait-il sanctionner ?

- Mais ceux qui nous avaient agressés !

Et de qui s'agissait-il ?

- Ils sont connus ! Vous ne les connaissez pas ? Cette position qu'ils prennent est la continuation de l'agression que nous avons subie en 2002. De 2002 à aujourd'hui, ceux qui ont pris les armes contre un Etat souverain, un régime démocratiquement élu, ceux-là n'ont jamais été sanctionnés par personne.

Leurs noms ?

- C'est un détail. A ce moment-là, tout le monde a fait l'aveugle, tout le monde a fait le sourd, tout le monde a fait le muet, comme les singes de la parabole. Aujourd'hui, ils retrouvent tous la parole, l'usage des yeux, l'usage des oreilles, et ils crient : "haro sur Gbagbo !" Mais Gbagbo a la loi avec lui.

Les enlèvements, les tortures d'opposants, 173 morts selon l'ONU...

Quand j'ai pris le pouvoir en 2000, ils avaient sorti des charniers, il y avait des charniers à Yopougon, des assassinats. Aujourd'hui, le débat principal c'est quoi ? C'est Gbagbo et Ouattara sont candidats au deuxième tour de l'élection présidentielle. Qui est élu ? C'est ça le débat. Alors quand ce débat gêne, comme en 2000, on glisse de ce débat vers les droits de l'homme. Ah oui, il y a eu des morts, il y a eu des charniers... Je constate la similitude du comportement entre 2000 et 2010. Je vois la même chose, exactement. Parce qu'en 2000, il y en a qui ont contesté mon élection, qui ont essayé de faire endosser [cette position] par l'Afrique. Le Nigeria d'Obasanjo et l'Afrique du Sud avaient même demandé l'annulation des élections. Je leur ai envoyé des gens pour dire que c'était irréaliste. Donc après ça, on est passé à "oui, il y a des charniers, il y a des gens qui sont morts et tout"... Moi dès demain lundi je vais demander au ministre de la justice de mettre tous les procureurs [à l'œuvre] pour faire des enquêtes. [Il s'empare d'un dossier jaune] Nous avons ici des enquêtes sanitaires du ministère de la santé sur les gens qui sont blessés, qui sont morts. Il n'y en a pas plus que ça... Il y a beaucoup de blessés, des blessés par armes blanches. Des forces de l'ordre qui sont blessées par balles, armes blanches. Nous avons nos documents, on n'a pas peur de ce débat. Alassane Ouattara a lancé l'idée de faire venir une délégation de la CPI... - Au moment des discussions de Marcoussis, en janvier 2003, je connais un chef d'Etat voisin qui a été élu à 80 %... - j'aurais peut-être dû m'arranger pour gagner avec 80 %, j'aurais été moins suspect - qui avait dit "Oui, Gbagbo doit aller à la CPI". Lui ! Et c'était tout à fait succulent. Donc ce sont les mêmes glissements. 2000, 2010, c'est le même scénario. Donc on n'est plus surpris. Les Ivoriens ont voté le 28 novembre, ils ont élu qui ? Et les institutions ont proclamé qui ? C'est ça qui est le fond de la question. Il ne faut pas glisser dessus pour aller sur des problèmes qu'on sait déjà Il y a un complot, donc ? Qui vise à installer Ouattara au pouvoir. Et il y a des puissances extérieures à l'Afrique dont, je ne sais pas pourquoi, le rêve est de mettre Ouattara au pouvoir.

Et les pays africains qui soutiennent la décision de l'ONU ? Ils sont manipulés ?

- Je ne veux pas parler de ça. Sinon, ou bien on est trop méchant, ou on ne dit rien. Sachez seulement que nous faisons les réunions de l'Union africaine et de la Cédéao, les représentants des pays européens sont toujours plus nombreux dans les couloirs que ceux des pays africains. Ils sont toujours dans les couloirs, très nombreux, pour vous donner un exemple, au sommet de Charm el-Cheikh, il y avait à l'ordre du jour le problème du Zimbabwe, il y avait tellement d'Européens dans les couloirs qu'un chef d'Etat africain a pris la parole pour dire : "Ecoutez, les Européens font une pression tellement grotesque que nous décidons de soutenir Mugabe, même si on ne l'aime pas." Et c'est cette position qui a été passée. Il y a des fois où ça suscite un ras-le-bol. Les pressions sont énormes. Sur tous les chefs d'Etat que moi j'ai eus au téléphone, les Africains, ils disent la même chose : on n'en peut plus ! Il y en a même un qui m'a dit qu'il reçoit trois coups de téléphone par jour au moins de l'Elysée.

Vous vous sentez dans une situation comparable à celle de Robert Mugabe ?

- On ne se connaît pas bien, je l'ai aperçu comme ça quelques fois, mais quand on subit ce que j'ai subi, on se dit que l'autre n'avait pas totalement tort. Ici vous pouvez chercher on n'a rien à cacher à personne... Ni au niveau de l'argent, ni au niveau de la gouvernance, ni au niveau des droits de l'homme, alors quand vous voyez les gens s'acharner sur nous, tous les gens qui viennent pour discuter affaires, je ne leur ai jamais demandé un franc, donc vraiment je suis très à l'aise. Quand vous voyez ces gens s'acharner, vous vous dites, peut-être que celui-ci [Mugabe], il n'avait pas tort.

La présence de l'hôtel du Golf, c'est durable ?

- Je ne sais même pas pourquoi ils sont là-bas.

Pour l'instant, ils ne peuvent ni sortir ni entrer...

- Non ! Celui qui veut aller chez lui peut aller chez lui. Il y a des barrages qui interdisent d'en sortir... - Les barrages ont été mis à partir du moment où les gens ont été dedans. Quand ils ont utilisé des armes. Or, de l'hôtel du Golf, on est peut-être à cinq ou dix minutes de pirogue de la résidence du chef de l'Etat, c'est tout près. Nous sommes obligés de prendre des mesures de sécurité aussi bien pour eux que pour nous. Je ne sais pas pourquoi ils sont allés s'agglutiner dans un coin du territoire


Source: GBAGBO.CI

LA MISE EN GARDE D'UN DEPUTE SARKOZYSTE

DIDIER JULIA ET SARKOZY.jpg

Didier Julia et Nicolas Sarkozy

 

La position officielle de la France sur la situation ivoirienne n'est pas partagée par l'ensemble des parlementaires. À gauche, certains élus, comme Henri Emmanuelli, François Loncle ou l'ancien ministre Hubert Védrine, s'interrogent. Au sein de l'UMP aussi, certains députés estiment que la position de la France devient dangereuse pour ses intérêts en Afrique. Didier Julia, député UMP de Seine-et-Marne et membre de la commission des affaires étrangères, nous a fait savoir qu'il a sondé ses collègues et que 30 à 40% d'entre eux commençaient à changer de ligne. Il a décidé de briser la chape de plomb et il a accordé son premier entretien sur cette affaire à Kernews, mardi 28 décembre, au micro de Yannick Urrien.

Kernews : Tous vos collègues parlent de l'accrochage que vous auriez eu avec Michèle Alliot-Marie lors de la dernière réunion du groupe UMP de l'Assemblée nationale, quelques jours avant Noël... Que s'est-il passé ?

Didier Julia : J'ai eu l'occasion, lors de la réunion du groupe UMP qui rassemble tous les députés, en l'absence de François Fillon, de poser trois questions à Madame Alliot-Marie, ministre des Affaires étrangères. Ma première question était de savoir pourquoi la France s'engage-t-elle au premier plan dans un problème de politique intérieure qui concerne la Côte d'Ivoire. La deuxième question : pourquoi le gouvernement français envisage-t-il de prendre des mesures de rétorsion à l'égard de l'entourage du président sortant de Côte d'Ivoire, qui serait à Paris, en leur retirant leurs visas et leurs passeports, alors que cela peut mettre en danger les 15 000 Français qui sont en Côte d'Ivoire et qui subiraient la même procédure. La troisième question : si les soldats français devaient ouvrir le feu sur des Ivoiriens pour un problème de politique intérieure ivoirienne, ce serait une abominable image pour la France, un recul de 50 ans, époque de la canonnière de la colonisation. Au XXIème siècle, ne serait-ce pas vraiment une régression du point de vue historique ? Ces trois questions ont suscité une colère extrêmement violente de Madame Alliot-Marie et cela m'a beaucoup étonné de la part d'un ministre qui se présente comme étant de tradition gaulliste. Le fait pour la France de s'identifier à la position américaine, qui est anti Gbagbo, parce qu'ils n'ont jamais pu conquérir les marchés de Côte d'Ivoire, ce n'est pas une position gaulliste. La position gaulliste, c'est d'abord le respect des pays et de leur indépendance. Ensuite, nous ne sommes pas des supplétifs des Américains dans la politique mondiale. J'ai été frappé par cette réaction passionnelle. J'ai eu l'occasion de passer une note au premier ministre François Fillon en lui disant que l'intérêt de la France et la morale en politique voulaient que nous laissions les pays de l'Union africaine s'occuper de la Côte d'Ivoire et que ce n'était certainement pas à l'ancienne colonie d'imposer son point de vue. Le premier ministre partage tout-à-fait cette approche du problème ivoirien.

Selon certaines indiscrétions émanant de vos collègues, Michèle Alliot-Marie, en privé, aurait des doutes sur la sincérité du scrutin annoncé par l'ONU... Qu'en pensez-vous ?

Notre problème, ce n'est pas d'être pro Gbagbo ou pro Ouattara... Nous nous interrogeons tous en commission des affaires étrangères et je peux dire que l'opinion majoritaire, de tous ceux qui s'intéressent au problème, est de dire qu'il y avait d'un côté une commission soi-disant indépendante, qui était sous le contrôle des Américains, en tout cas sous le contrôle des opposants au président Gbagbo et, de l'autre, un Conseil constitutionnel dont on dit que ce sont des amis de Monsieur Gbagbo, mais c'est quand même le Conseil constitutionnel... Par conséquent, je connais le nord de la Côte d'Ivoire qui est entre les mains de chefs de guerre qui pratiquent, comme chacun sait, le racket sur le coton et le diamant, et il était impossible aux populations qui sont sous leur tutelle de voter autrement que ce qu'elles ont voté. Donc, le problème de la légalité discutable dans le Nord est un réel problème.

Nous avons reçu des témoignages précis d'assesseurs représentant le candidat Gbagbo qui ont dû quitter le bureau de vote à 9 heures du matin parce qu'on les menaçait avec une kalachnikov...

Oui, au sein de la commission indépendante aussi, il y avait deux assesseurs représentant le candidat Gbagbo, contre dix, et ils ont aussi fait l'objet de menaces. Par conséquent, les conclusions de la commission indépendante posent vraiment un problème. Mais je n'en veux pas à Michèle Alliot-Marie. C'est une femme pour laquelle j'ai de l'amitié et une certaine admiration. Ce qui m'inquiète plutôt, c'est qu'elle incarne une tradition gaulliste et, si son attitude l'amenait à soutenir aveuglément le point de vue américain et à ne pas respecter la réalité du scrutin pour des raisons qui m'échappent, eh bien, je dis que son image en pâtirait.

Comment analysez-vous l'influence des médias sur ce dossier ? Il n'y a aucune explication précise sur le fond de l'affaire, on n'entend aucun discours contradictoire, mais une dialectique de guerre et de diabolisation...

Les médias agissent de la même façon dans tous les domaines. Tout le monde a hurlé contre Éric Woerth en le qualifiant d'escroc, de voleur, de menteur, de truqueur, de profiteur... Aujourd'hui, plus personne n'en parle. Lorsqu'ils s'apercevront tous qu'ils se sont trompés, il y en a pas un qui aura l'honnêteté de le dire. Il y aura une petite ligne disant que Monsieur Woerth n'était finalement pas concerné par les problèmes sur lesquels il était critiqué. J'ai connu cela à propos de l'affaire irakienne : ils se sont déchaînés contre nous pendant dix jours ! Le procureur général et les juges ont conclu que l'accusation de collusion avec une puissance étrangère pour intenter aux intérêts fondamentaux de la France était une affaire purement ubuesque et sans fondement. Nous avons été totalement relaxés et nous avons eu droit à trois lignes dans les journaux... Regardez, toute la presse s'est déchaînée sur le problème des retraites. A l'étranger, certains pensaient que la France était sens dessus dessous et que c'était la révolution dans la rue... Tout le monde nous interrogeait sur le désordre de la société française et plus personne ne parle des retraites aujourd'hui ! Dans la presse française, tout le monde va dans le même sens et, lorsqu'ils feront marche arrière, on va passer à autre chose...

Alors, faisons un peu de prospective, car chaque opération de désinformation qui a été entreprise a des conséquences sur une décennie. La conséquence de la première guerre du Golfe a été l'émergence de l'islamisme radical et des attentats du 11 septembre 2001... C'est vrai...

La deuxième guerre a entraîné le massacre des chrétiens d'Irak et d'Orient, qui doivent fuir leurs pays respectifs...

Oui...

Alors, quelles seront les conséquences de cette affaire ivoirienne ?

J'ai dit à Michèle Alliot-Marie que si nous continuons dans cette voie, les Français seront tous remplacés par les Chinois, les Brésiliens, les Indiens, et la France disparaîtra de l'Afrique. C'est très dommage. J'ai aidé le président Sarkozy à être élu, je soutiens son action réformatrice très méritante en France, mais je ne peux pas suivre une politique mondiale lorsqu'elle met en cause l'influence et la crédibilité de la France dans un continent, surtout l'Afrique, qui est le continent d'avenir. En 2050, l'Afrique sera plus peuplée que la Chine. C'est un continent en pleine expansion économique, qui est en train de s'organiser, dont les ressources sont considérables, et c'est vraiment un continent d'avenir. La France risque de se couper pendant longtemps d'un pays d'avenir. Si cela s'amplifiait, ce serait une grave régression.


Sources: GBAGBO.CI

CRISE IVOIRIENNE : COMMENT SARKOZY ENCOURAGE LE TERRORISME EN POLITIQUE

 

NICOLAS SARKOZY 2.jpg

In Le Nouveau Courrier N°164 du 28 Décembre 2010 par Gilles Naismon


Sur le territoire de Nicolas Sarkozy, ce sont les partisans de Ouattara qui ont pignon sur rue. Ceux qui manifestent en Côte d'Ivoire doivent bénéficier de sa protection quand bien même qu'ils utilisent des moyens non conventionnels.


Depuis hier, lundi 27 décembre, les pro-Ouattara à Paris ont investi l'ambassade de Côte d'Ivoire en France. Arrivée de nulle part, dans l'après-midi, selon une source sur place, une cinquantaine de personnes, a pris d'assaut les locaux de la représentation diplomatique ivoirienne, à l'aide d'arme blanche, après avoir brutalisé le personnel de l'ambassade. Ils ont réussi à déloger les employés de l'ambassade et ont décidé de faire le siège des locaux jusqu'à ce que, selon eux, le nouvel ambassadeur nommé par leur «président» prenne fonction.

Le 18 décembre 2010 à la place de la République à Paris, la grande marche de soutien au président Laurent Gbagbo et aux institutions de la République de Côte d'Ivoire, qui aurait dû se passer calmement et être un moment convivial, a été perturbée par une centaine de miliciens armés pro-Ouattara. Ces derniers armés de couteaux, de bouteilles, de barres de fer, de cailloux et autres matériels contondants, ont agressé physiquement plus de 2 000 manifestants pro-Gbagbo présents. Plusieurs blessés, dont deux graves à l'arme blanche et au ceinturon ont été dénombrés, des femmes ont été battues à sang, parfois agressées à leur sortie du métro, des personnes ont été tabassées à la descente de leur véhicule.

Depuis le 16 et 17 décembre dernier, jours décrétées par l'opposition politico-armée pour prendre la Radiodiffusion et télévision ivoirienne (Rti) et la Primature, des actes de gangstérisme sont perpétrés dans tout le district d'Abidjan et à l'intérieur du pays. Un appel à manifester de Ouattara qui a eu la caution du procureur général, Moreno-Campo, cornaqué par l'Elysée. Lequel appel, pour encourager une insurrection à peine voilée, a mis en garde contre une éventuelle répression.

Après avoir donné un ultimatum inopérant à Laurent Gbagbo pour quitter le pouvoir et actionné des chefs d'Etat africains pour accomplir ce vœu, Sarkozy encourage la terreur sur son territoire au vu de ses agents de sécurité qui laissent agir en toute impunité. Sinon comment comprendre qu'une représentation diplomatique fasse objet de siège par des personnes se réclamant d'un parti politique. Au nom de la sécurisation des biens et des personnes, principe inscrit dans le droit universel, les locaux de l'ambassade de la Côte d'Ivoire en France et son personnel devaient bénéficier de protection. Ce qui n'a pas été le cas. Les Forces de l'ordre françaises ont laissé faire, comme le 18 décembre dernier à la place de la République de Paris où des militants pro-Gbagbo ont été victimes d'agressions de pro-Ouattara. Pour son obsession d'installer Ouattara au pouvoir en Côte d'Ivoire, Sarkozy ferme ses yeux sur les violences perpétrées par les pro-Ouattara sur son sol et à Abidjan. S'évertuant à faire des bilans mis au passif des Forces de l'ordre et du gouvernement ivoirien, alors qu'il comprend des victimes tuées par les pro-Ouattara. Le faisant, le président français, qui brandit le chiffon rouge du Tpi sur les autorités ivoiriennes, encourage ses partisans à commettre des violences en toute impunité. Il faut craindre le revers...


 

Source : LE NOUVEAU COURRIER

A PROPOS DE L'ARTICLE 64 DU CODE ELECTORAL IVOIRIEN

PAUL YAO-NDRE.jpg

Le débat sur le dernier épisode de la crise ivoirienne prend souvent l'allure d'une controverse juridique, qui oppose partisans et adversaires de Paul Yao N'Dré, le président du Conseil constitutionnel ivoirien. Il aurait, estiment un certain nombre d'analystes (dont des juristes de l'ONUCI), commis une faute lourde en invalidant des départements où les élections se seraient passées dans des conditions non équitables. Il aurait violé l'article 64 du Code électoral ivoirien, qui stipule ceci : «Dans le cas où le Conseil constitutionnel constate des irrégularités graves de nature à entacher la sincérité du scrutin et à en affecter le résultat d'ensemble, il prononce l'annulation de l'élection. La date du nouveau scrutin est fixée par décret en Conseil des ministres sur proposition de la Commission chargée des élections. Le scrutin a lieu au plus tard quarante-cinq jours à compter de la date de la décision du Conseil constitutionnel ». Le Conseil constitutionnel (CC) ivoirien n'aurait pas, contrairement à tous ses homologues dans le monde, le pouvoir de réformation des résultats (annulations partielles)... mais seulement un pouvoir d'annulation global ou de validation sans nuance.

Je ne suis pas juriste, mais je me livrerai ici à une analyse politique de cette thèse. Déjà, ce qui me dérange, c'est qu'elle a été préparée longtemps avant par une communauté internationale qui avait prévu plusieurs mois à l'avance un schéma de double proclamation des résultats et avait préparé cette « botte secrète » pour disqualifier d'avance le CC. J'ai moi-même échangé avec un haut responsable politique occidental en Côte d'Ivoire la veille du second tour, et il m'a parlé très clairement d'un schéma dans lequel il y aurait deux présidents : l'un désigné par la CEI, l'autre par le CC après annulations. Comment se fait-il que l'ONUCI et les autres instances appelées au chevet de la Côte d'Ivoire, au lieu de créer les conditions d'une élection incontestable, réfléchissaient à la meilleure manière de contester les... contestations créées par le schéma « élections sans désarmement », qui s'opposait, soit dit en passant, à tous les accords de paix ? Il y a là malice et mauvaise foi.

De plus, peut-on vraiment dire que le CC n'a pas de pouvoir d'annulations partielles quand on lit l'article 63 du Code électoral ? Il dit ceci : « Le résultat définitif de l'élection du président de la République est proclamé, après examen des réclamations éventuelles, par le Conseil constitutionnel et publié selon la procédure d'urgence. » Cette disposition fait qu'il y a débat sur la question, et il est indubitable que ce débat ne peut être arbitré que par le... CC.

Plus profondément, pourquoi l'ONUCI a-t-elle donc certifié les résultats du premier et du second tour de la présidentielle ivoirienne, alors que la CEI a procédé à des annulations à Sinfra et en France d'abord, puis en France et dans d'autres pays étrangers lors de la « deuxième mi-temps » ? Tout cela crée une impression globale de malhonnêteté et d'opportunisme juridique.

Réfléchissons un instant : si le « problème » de l'arrêt de Yao N'Dré est qu'il invalidait au lieu d'annuler, pourquoi la « communauté internationale » n'a-t-elle pas demandé un nouveau vote, et a préféré utiliser des résultats provisoires controversés pour déclarer ADO gagnant et créer les conditions d'une dyarchie dangereuse à la tête de la Côte d'Ivoire ?

Au demeurant, ces questions auraient pu être étudiées dans le cadre du Comité international d'évaluation sur la crise post-électorale ivoirienne proposé par Gbagbo. C'est ce type de méthodologie médiane, faite de compromis entre les deux camps, que Thabo Mbeki voulait proposer après sa mission d'urgence en Côte d'Ivoire. Mais cela n'a pas plu aux pays occidentaux qui l'ont fait taire. Ils préfèrent une diplomatie de la canonnière où ils ont choisi de mettre en avant les « tirailleurs » des pays de la CEDEAO, appelés à faire la guerre contre un pays frère où les étrangers communautaires représentent un tiers de la population.



Théophile Kouamouo

Source : Le Blog de Théophile Kouamouo

lundi, 27 décembre 2010

LA NOUVELLE MONNAIE IVOIRIENNE SERAIT PRETE. RUMEUR OU REALITE?


MONNAIE IVOIRIENNE.jpg

Economie: "L'IVOIRIEN", la nouvelle monnaie de la République de Côte d'Ivoire prête, au cas où le pays sortait de l'UEMOA et de la BCEAO.


Sept ministres de l'Economie et des Finances de l'Uemoa (Union monétaire ouest africaine) avaient demandé jeudi dernier à Bissau à la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (BCEAO) d'autoriser uniquement les représentants d'Alassane Ouattara, président de la République du Golf reconnu par l'ONU, à gérer les comptes du pays. Cette dernière aurait répondu par l'affirmative, tandis que le Présidence ivoirienne démentait l'information la qualifiant d'illégale et de nulle.

Les ministres de l'Uemoa pour prendre cette décision lourde de conséquences, se sont basés sur les décisions de l'ONU, de l'Union africaine et de la Cédéao (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest), de reconnaître M. Alassane Ouattara comme président légitimement élu de la Côte d'Ivoire".

Ils ont poursuivi en donnant instruction à la BCEAO et aux banques de l'Uémoa de prendre toutes mesures de sauvegarde pour l'application rigoureuse des mesures qui précédent.

Le gouvernement de l'Etat souverain de Côte d'Ivoire dirigé par Laurent Gbagbo, n'ayant pas été convié à une telle réunion, l'a déclaré nulle et de nul effet. Par la voix du ministre de l'Equipement Ahoua Don Mello, elle a déclaré que le conseil des ministres de l'Uemoa n'avait pas le pouvoir de prendre une telle décision. Agissant ainsi, elle a outrepassé ses prérogatives.
Mais le gouvernement ivoirien prend la menace de l'Uemoa très au sérieux. Elle a donc déjà préparé la nouvelle monnaie ivoirienne qui s'appellera « l'IVOIRIEN » au cas où la Côte d'Ivoire, comme la Guinée, le Libéria, le Nigéria, la Sierra Léone, la Gambie etc., était obligée de battre sa monnaie.


Selon nos sources, tout est fin prêt, pour que la Côte d'Ivoire, 40% de l'Uemoa sorte de la zone. Les billets de banque, les logos, les circuits financiers, le futur gouverneur de la Banque Centrale Ivoirienne, sont fin prêts pour que le pays acquière son indépendance monétaire si on l'y oblige.


Les choses peuvent se précipiter à tout moment en fonction de l'évolution de la situation politique.


Nous y reviendrons.


Christian Vabé


Source: IVOIREBUSINESS.NET

POUR UNE LARGE DIFFUSION: ELEMENTS POUR MIEUX COMPRENDRE LA CRISE IVOIRIENNE


SOLDATS DE L'ONUCI.jpg

Chers lecteurs, voici quelques éléments pour vous aider à mieux comprendre ce qui se passe en Côte d'Ivoire.
Merci de nous aider à donner l'autre part de vérité.
Voir les pièces jointes (complètes) et les liens ci-dessous.

Nous en appelons à votre sens de l'équilibre de l'information, qui ne doit pas donner une version à sens unique, où que vous soyez dans le monde.

Une image vaut mille mots.


A) Vidéos de témoignages de victimes d'exaction dans le nord du pays


http://www.youtube.com/watch?v=uZ-yRzBxnDo&feature=re...

http://www.youtube.com/watch?v=hnAY8JXC52k&feature=re...
http://www.youtube.com/watch?v=ws53T0YDI0c
http://www.youtube.com/watch?v=qPsHh1JxKDU
http://www.youtube.com/watch?v=3Iz6frNo0Vk&feature=re...
http://www.youtube.com/watch?v=hnAY8JXC52k&feature=re...
http://www.youtube.com/watch?v=NnFowx8BNbA&feature=re...


B) La rébellion- Flash back sur les événements de 2002


http://www.youtube.com/watch?v=xMEdauWJECk&feature=re...
http://www.youtube.com/watch?v=IyHm11eSnUc&feature=re... (English)
http://www.youtube.com/watch?v=zeQgMiHKG-8&feature=re...


Pièce jointe 1, cliquer: ICI

Pièce jointe 2, cliquer: ICI

Pièce jointe 3, cliquer: ICI

Pièce jointe 4, cliquer: ICI

Pièce jointe 5, cliquer: ICI


Source: IVOIREVERITE