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dimanche, 09 janvier 2011

INTERVENTION MILITAIRE CONTRE GBAGBO: L'AMBASSADEUR AMERICAIN CONFIRME LES PRESSIONS SUR L'UA ET LA CEDEAO



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In Le Nouveau Courrier N°173 du 08 Janvier 2011 par Emmanuel Akani

La communauté internationale ne lésine sur aucun moyen pour contraindre les pays africains à avaliser, à travers l'Ua et la Cedeao, une intervention militaire en Côte d'Ivoire dans le but de renverser le régime en place. Les confessions de Philip Carter III.


L'ambassadeur américain en Côte d'Ivoire, Philip Carter III, a réaffirmé hier à sa résidence la position de son pays dans la crise électorale que vit le pays depuis le deuxième tour de la présidentielle.

Selon lui, «la certification de l'Onuci a été faite de manière très indépendante et impartiale» et «le président Gbagbo doit accepter les résultats du scrutin (publiés par Youssouf Bakayoko au Golf Hôtel) et céder son fauteuil à Alassane Ouattara». Des résultats qui s'imposent aux Ivoiriens, selon lui, parce qu'ils ont été reconnus par la Cedeao, l'Ua, et les puissances occidentales, décidées à en imposer à la nation ivoirienne indépendante souveraine et indépendante.

Alors que les médiateurs africains ont écarté définitivement l'option militaire comme solution à la crise, Philip Carter 3 martèle que les Etats Unis et leurs partenaires occidentaux «vont réexaminer la question avec la Cedeao». Si le elle doit avoir lieu, et c'est très probable selon lui, «se sera une décision africaine» à travers les organismes régionaux du continent, c'est-à-dire l'Ua et la Cedeao. «Nous travaillons avec cette institution et nous y avons une délégation. Les États unis sont des amis de la Cedeao que nous soutenons depuis de longues années. Notre objectif, c'est d'éviter tout usage de la force mais si la décision est prise, nous agirons de concert avec l'Ue et le conseil de sécurité des Nations unies en appui à la Cedaeo», a déclaré le diplomate qui reconnait implicitement que les Etats unis, l'Ue et la France particulièrement, font des pressions énormes sur les institutions africaines : Ua et Cedeao, afin que l'option militaire soit maintenue et soit envisageable dans un cours délai. Pour lui, la seule possibilité d'éviter cette barbarie de la communauté internationale, si la décision était prise, c'est que le président Gbagbo accepte de quitter le pouvoir. Des propos qui traduisent clairement l'obstination des amis de Ouattara à l'aider à continuer de mettre la Côte d'Ivoire à feu et à sang. Sinon, pourquoi agiter le torchon de l'invasion militaire, comme en Irak, quand les Africains ont déjà décidé de trouver une issue pacifique à la crise.

« Je ne sais pas si Gbagbo a des avoirs aux Etats-Unis »

Interrogé sur le volume et la nature des avoirs de Laurent Gbagbo qui ont été gelés par les Etats Unis, Philip Carter 3 a balbutié qu'il n'en savait pas grand'chose. Il ne sait pas si le président Gbagbo, son épouse et ses trois proches touchés par la mesure, à savoir les ministres Tagro Dsésiré, Alcide Djédjé et Amani Michel, «ont des avoirs aux Etats Unis». «Je ne peux dire combien de comptes ils y disposent, où ils sont domiciliés et de quels fonds ils disposent aux Etats Unis. Mais les concernés ne peuvent plus utiliser notre système bancaire pour des opérations ou d es transactions », a-t-il expliqué.

Un mépris souverain pour les institutions ivoiriennes

Tout au long des échanges qu'il a eus avec les journalistes, l'ami d'Alassane Ouattara (ils étaient ensemble au Fmi) a multiplié les contradictions. Tantôt il soutient «que les Nations Unies, notamment avec la certification de l'Onuci, n'ont pas vocation à se substituer aux institutions nationales». Tantôt, il soutient qu'il était admis pour tous les candidats, aux termes de l'accord de Ouaga, «qu'en cas de problème entre la Cei et le conseil constitutionnel, c'est la certification des Nations Unies qui primerait». Le président Gbagbo, Alassane Ouattara,Guillaume Soro et le facilitateur, selon lui, étaient tous d'accord avec cette disposition. C'est pourquoi il pense que les résultats proclamés par le président de la Cei, au delà du délai légal et au Qg de campagne d'Alassane Ouattara, sont valables et devraient prévaloir à tout prix. «Le recomptage des voix n'est pas envisageable. Les questions relatives aux compétences de la Cei et du conseil constitutionnel sont dépassées», a soutenu le diplomate qui, manifestement, prend la Côte d'Ivoire pour un pays sous protection onusienne. Les révélations faites par Fréderic Lafont au sujet des 17 observateurs de l'Ue exfiltrés du nord du pays lors du second tour de la présidentielle, il dit ne rien en savoir. «Tout s'est bien déroulé au nord. Le grand problème, c'était plutôt dans le grand Ouest», martèle Philippe Carter III.


Source : LE NOUVEAU COURRIER

Commentaires

Que fait encore cet homme en Côte d'Ivoire?

Je ne comprends pas pourquoi ce diplomate américain est encore dans ce pays alors qu'on connait son comportement pas digne dépuis les élections. A mon avis, c'est un "personna non gratta".
Comment? Tout le monde sait, y compris les autorités légitimes du pays, que cet homme a "kidnappé" le président d'une institution ivoirienne, l'a obligé à poser un acte anticonstitutionnel en proclammant des resultats frauduleux, rentre en contact personnellement avec des officiers de l'armée et des directeurs de services de l'état pour qu'ils rejoignent la rebellion.... Le voilà maintenant dire que "le recomptage des voix n'est pas envisageable". De quel droit? Soit. Pour moi, je le comprends en partie, parce que je crois que dans son fort intérieur il sait que c'est impossible de par la constitution. Il le sait parce que sa culture du respect des institutions l'oblige à se rendre en évidence. Mais s'il persiste pour pour envisager et encourager une attaque militaire, c'est qu'il a d'autres missions. Voilà ce qui le rend indésirable parce qu'il rame à contre-courant. Il est dangereux tout simplement.
Son ingérance étant avéré dépuis, je me demande que fait-il encore sur le sol ivoirien? Est-ce parce qu'il est l'ambassadeur des USA? Son attitude sera-elle accepté ailleurs? Quel intérêt ont-ils les autorités ivoiriennes pour lui accorder audience au nom de son pays? Jusqu'à quand le laissera-t-on nuire la souvéraineté du pays? Brèf, à vous ivoiriens de juger, mais chez nous au Ghana, un tel tpye n'aura pas longtemps droit de cité! VIVE LA COTE D'IVOIRE!

Écrit par : L'Etranger | lundi, 10 janvier 2011

Merci, L'ETRANGER, pour la pertinence de la remarque.

Je comprends ton agacement face aux agissement de l'ambassadeur américain Philip Carter 3, en Côte d'Ivoire. C'est le petit copain d'ADO depuis le FMI et il se croit tout permis dans ce petit pays africain. Mais il ne nous connait pas. Ne t'inquiète pas. Nous sommes très sereins. La vérité et la justice triomphe toujours. Qu'il continue de mentir comme un vulgaire personnage. Dans tous les cas, la vérité se saura et au moment venu, il aura ce qu'il mérite. Nous allons lentement, sagement et prudemment parce que nous sommes pressés.

Merci infiniment pour le soutien.

Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire et que DIEU bénisse le Ghana!

Écrit par : Dindé | lundi, 10 janvier 2011

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