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dimanche, 13 mars 2011

UNION AFRICAINE: L'INSOUTENABLE FAILLITE DU SYNDICAT DES DICTATEURS AFRICAINS


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Par Francis LALOUPO

Amer constat du discrédit profond qui frappe l'Union africaine. Jamais l'organisation n'avait subi une telle perte d'estime au sein des opinions africaines. C'en est proprement affligeant. Enlisée en Côte d'Ivoire, absente durant les événements historiques en Tunisie et en Égypte, incapable - comme tétanisée - de se prononcer sur la vague de contestations en cours dans le monde arabe, et enfin, totalement figée face au pire qui se déroule en Libye.

Portée sur les fonts baptismaux à Syrte en 1999 à l'initiative du colonel Mouammar Kadhafi, l'UA vient peut-être de se faire hara-kiri, sans gloire, dans les sables du désert libyen.

Quoi d'étonnant, au fond ? Tout ceci est terriblement logique. Ce trépas politique était inscrit dans l'histoire, dans l'ADN de l'organisation. Le spectacle désespérant de son impuissance que l'UA expose actuellement au grand jour face aux événements cités plus haut, n'est que la manifestation et la tragique confirmation des contradictions initiales dont elle a fait son socle et son « originalité » depuis sa création.

-        Comment imaginer que cette organisation, composée d'États aux cultures politiques disparates et néanmoins dominée par des satrapes et autres rescapés patibulaires des partis uniques, puisse parvenir, comme elle l'a espéré, à s'ériger à terme en autorité morale à l'échelle d'un continent ?

-        Comment peut-on imaginer que les connivences et les complicités que le temps a sédimentées entre les membres de ce "syndicat de chefs d'État" puissent produire autre chose que l'absence de courage politique, l'incapacité à fixer des convergences éthiques et à libérer les intelligences de certaines formes de contraintes, de démissions, d'indulgence coupable et autres considérations dites "conjoncturelles" ?

En somme, alors que l'on déplore aujourd'hui les silences, les absences et le manque de courage politique de l'Union Africaine, celle-ci se révèle simplement, telle qu'en elle-même : un projet bâclé, le résultat forcément inconfortable d'une somme de compromis sulfureux, un pis-aller pour une Afrique qui poursuit par ailleurs son chemin vers son visage pérenne.

A ceux qui répondent à cela que l'UA reste "un processus en cours", il faut répondre désormais que, loin d'être un quelconque "processus", l'organisation dite panafricaine n'est que l'emblème d'un passé qui s'éloigne... C'est pour cela qu'elle ne dispose pas des outils nécessaires lui permettant d'agir pleinement et efficacement dans les crises qui ne sont, au fond, que les manifestations annonciatrices de temps nouveaux, en rupture avec la matrice de l'UA.

Parce qu'elle est génétiquement inapte à comprendre à quel point les populations africaines ne peuvent plus se reconnaître en elle, l'Union Africaine ne sera jamais devenue "la parole de l'Afrique". Ne nous en plaignons pas.

Ainsi découverte dans sa vérité par le plus grand nombre, elle épargne désormais aux Africains - à ce qui voulaient y croire, ne serait-ce qu'un peu encore - une illusion qui n'a que trop duré.

Cette bonne nouvelle ouvre davantage les voies du possible à tous les citoyens qui, loin de ceux qui prétendent les représenter, construisent, discrètement et quotidiennement, des nouvelles formes de vie, faites d'utopies salvatrices pour le continent africain.



http://mampouya.over-blog.com/

Commentaires

Dr Dramane Allassane Ouattara dit avoir ete confirme par l'Ua comme President elu de la Republique de Cote d'Ivoire. Dr Dramane Allassane Ouattara dit aussi qu'il sera investi, dans quelques jours, par le Conseil constitutionnel sur injonction ad hoc d'un prochain haut representant l'Ua. Kabako! C'est vrai, je ne comprends pas bien les langues coloniales. On aurait du me parler en Godie ou Kodia! De toutes les facons, notre ami Tavares me trouve un peu timbre. Tout comme le filamenteux et psychocritique Leandre Sahiri.

Je pretends malgre tout et contre les lumieres de la raison hellene que c'est moi qui ai raison. Le Kanegnon ivoirien ne decretera pas exceptionnellement selon l'article 48 de notre Constitution pour faire droit aux allegations loufoques du Cps de l'Ua. Donc, il n'y aura pas de nouvelle deliberation de notre Conseil constitutionnel sur injonction de l'Ua.

Une societe de droit civilise est une societe qui fonctionne sur le fondement d'un corpus doctrinal legislatif de reference, avec des mecanismes et des procedures visibles, lisibles et pratiques pour tous, avec des institutions de regulation dont les arrets s'imposent a tous et a toutes.

Quand on n'est pas d'accord, on utilise les voies et moyens mis a la disposition de tous. On ne se leve pas la nuit pour assassiner ses contemporains en s'adossant aux pires criminels de la societe maconnique d'Europe occidentale.

Dr Dramane Allassane Ouattara et les siens vont bientot apprendre la rigueur de la loi ivoirienne.

Le jour se leve toujours
Lette naa Lette

Écrit par : Lette naa Lette | dimanche, 13 mars 2011

Chez moi, depuis l'election de Mr: Laurent Gbagbo en 2000, j'avais dit que notre pays allait CONNAITTRE des TROUBLES, par ce que Mr: Laurent Gbagbo etait ARRIVE au pouvoir par une sorte d'ARRANGEMENT" avec feu Guehi Robert..... et NON d'une MANIERE DEMOCRATIQUE....

C'est ce que les gens REFUSENT de COMPRENDRE....

Chez moi, il n'y aura RIEN si Ouattara arriove au pouvoir.....

Écrit par : srika Blah | dimanche, 13 mars 2011

"Une societe de droit civilise est une societe qui fonctionne sur le fondement d'un corpus doctrinal legislatif de reference, avec des mecanismes et des procedures visibles, lisibles et pratiques pour tous, avec des institutions de regulation dont les arrets s'imposent a tous et a toutes."
Si l'on vous suit le Conseil constitutionnel a donc dépassé ses prérogatives en inversant les résultats et non en appelant à un nouveau scrutin comme le prévoit la Constitution Ivoirienne. C'est une étrange façon de procéder que de se cacher derrière des grands mots pour tordre le droit.
De toute façon l'affaire est maintenant entendue. Gbagbo ne sait plus à quel saint de vouer et se range désormais du côté de Kadhafi. Tout est dit.

Écrit par : ac | lundi, 14 mars 2011

AC, fidèle à lui-même: toujours à déblatérer.

Entre le passage de LETTE NA LETTE que vous citez (sans même en citer la source c'est-à-dire l'auteur), il n'y a honnêtement et intellectuellement aucun lien. Avec ça, vous allez vous défendre après de ne pas déblatérer.

Quant à la suite des évènements, vous vous trompez lourdement. C'est dans votre esprit et dans celui de ceux qui pensent comme vous que "l'affaire est maintenant entendue" et que "Gbagbo ne sait plus à quel saint se vouer". Quelle mauvaise lecture, AC? GBAGBO n'a jamais été plus serein. Le communiqué du CPS, au-delà de toutes considérations spéculatives, reconnait tacitement qu'ADO n'est pas président. Puisqu'il a besoin du Conseil Constitutionnel pour l'adouber comme tel!!!

Partant de là, le débat est clos, cher ami. Celui qui a du souci à se faire en ce moment, ce n'est pas celui que vous croyez, AC. Il n'y a aujourd'hui qu'un président reconnu, proclamé et investi par le Conseil Constitutionnel de Côte d'Ivoire: Laurent GBAGBO. Et il ne se dédira pas. Sarkozy dût-il déplacer les étoiles du ciel. Le reste, c'est de la dissertation.

Écrit par : Dindé | lundi, 14 mars 2011

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