topblog Ivoire blogs

mardi, 15 mars 2011

SARKOZY FINALEMENT GRILLE PAR KADHAFI

KADHAFI ET SARKOZY.jpg

Le jeu du chat et de la souris entre ex-balladuriens devenus sarkozystes et chiraquiens bon teint a duré bien longtemps, je vous ai dit. Chirac étant un vrai tueur en politique, il fallait bien une fin à cette rivalité. Il semble que nous n'en soyons plus très loin. On pensait que l'histoire des rétro-commissions versées par les pakistanais serait l'histoire qui plomberait définitivement Nicolas Sarkozy. On vient de découvrir que ç'en est une autre. Les chiraquiens ont eu avec Kadhafi une prudence que n'aura pas eue Nicolas Sarkozy, qui a foncé tête baissée dans le piège tendu. Attiré par les sommes mirobolantes versées pour la vente de matériels au dictateur libyen, rêvant de toucher le jackpot, l'homme s'est compromis avec lui, c'est sûr, au point aujourd'hui de réclamer la tête de celui qui l'a aussi berné, en tentant de monter une opération à la Reagan pour éliminer physiquement Kadhafi, ou le forcer à quitter le pays. Sa réaction incompréhensible pour son propre nouveau ministre des affaires étrangères (un chiraquien !) ne peut s'expliquer que par ce que vient d'annoncer le dictateur roué : le pot aux roses des rétro-commissions n'a pas concerné que le Pakistan, et ce sont bien les mêmes qui en ont bénéficié. Après le Karachigate, voici venir le Tripoligate.

Nous revenons alors en 2003, l'année ou Chirac a repris définitivement les rênes, à savoir a bloqué toute ressource financière aux balladuriens. L'un des protagonistes des "affaires" va en prime subitement disparaître. Cest le fameux Sheikh, qui "va en fait décéder en 2004 à Genève dans des conditions assez floues, ce Saoudien d'origine yéménite, paré du titre de « grand chambellan », était l'homme des « missions difficiles » du roi Fahd d'Arabie saoudite" nous rappelle tout à coup Paris-Match qui découvre ainsi (enfin) l'affaire ! Encore un disparu de plus ! Mais ce n'est pas encore terminé pour autant. On retrouvera le même Ziad Takkiedine, envoyé sarkozyste, mêlé à bien d'autres contrats, toujours en train de ferailler avec son adversaire de toujours, le sulfureux Alexandre Djouhri (représentant de Chirac), mêlé lui à d'autres événements fort peu reluisants, dont celui de la rixe au George V, dont j'ai évoqué la piste ici-même également. Une affaire où l'on retrouvait également, quel curieux hasard, Roussin et Proglio. "Alexandre Djourhi, un milliardaire franco algérien, proche de la famille Delon" avais-je alors écrit, en poursuivant : "Curieux personnage que ce Djourhi. Un homme qui dispose "d'une suite à l'année à l'Hôtel Crillon" (et habite à Genêve !). Fort curieux, même. Mais les "affaires" et les "entretiens" entre nos deux lascars ne vont pas se passer comme d'habitude en ce milieu. Dans leurs "discussions", c'est nouveau pour conclure des contrats, les deux hommes avaient fini par en venir aux mains (au au George-V, devenu ring de catch !). Etonnement : Ajroudi, il faut le dire, n'est pas n'importe qui : c'est le représentant dans le monde du prince Al-Waleed (le neveu du roi d'Arabie Saoudite). On conçoit mieux la taille de l'enjeu (mais on imagine toujours pas un pugilat !). Personne ne se doutait que cela se terminerait ainsi. On en reste tout étonné... Comme en regardant l'organigramme de Veolia Environnement. En troisième position figure "M. Daniel Bouton  : 55 ans, nationalité française". Le PDG de la SOCGEN, pas encore dans la tourmente. Et ancien directeur de cabinet d'Alain Juppé. Ce que le monde est petit."

On comprend que ces gens-là ont d'autres chats à fouetter que le commun des mortels. Et Chirac de vouloir à tout prix coincer financièrement son rival. Ce à quoi il va s'employer, effectivement avec une certaine maîtrise, à vrai dire. Sarkozy sera promptement évincé du contrat Miksa initié au départ par son vieux mentor Charles Pasqua (qu'il a trahi) ! Entretemps, Henri Proglio, au départ chiraquien, a viré sa cutie et est devenu supporter de Sarkozy, séduit par le baratin de... l'enjôleuse Rachida, qui n'a que son nom aux lêvres. On le retrouvera, lui, l'ancien du GUD (avec son jumeau) le soir de l'intronisation du Fouquet's, toujours aux côtés de Rachida la météore. Trop petit, ce monde, je vous disais naguère.

A peine réélu, Chirac a décidé de sévir, disais-je, comme nous le rappelle Gattegno : "Le 12 décembre 2003, Chirac exige l'annulation du voyage de son ministre de l'Intérieur et décide de placer le contrat Miksa sous la surveillance directe de l'Élysée. Il désigne pour cela Maurice Gourdault-Montagne, ancien directeur du cabinet d'Alain Juppé, devenu conseiller diplomatique du Président et homme des missions délicates. Jamais la suspicion au cour du pouvoir exécutif n'avait suscité une telle violence ni entraîné un chef de l'État aussi loin ainsi, l'Élysée s'est assuré, dans un ordonnancement inédit, la haute main sur le plus gros marché de matériels sensibles jamais négocié par l'industrie française ; chiraquiens et sarkozistes se renvoient ouvertement l'accusation de vouloir profiter du contrat saoudien pour remplir d'hypothétiques caisses occultes. Malgré la vigilance de Gourdault-Montagne, dont la réputation d'intégrité est sans tache, intermédiaires officiels et officieux s'affrontent en coulisse avec la même avidité. Des émissaires de Rafic Hariri, le Premier ministre et homme d'affaires libanais, très en cour à l'Élysée, se rapprochent des négociateurs saoudiens. Un avocat bien introduit au Moyen-Orient et en Afrique, ancien des réseaux Foccart, invoque sa proximité avec Dominique de Villepin pour être associé aux pourparlers..." et le contrat mirobolant échappera à Nicolas Sarkozy, quatre ans à peine avant de préparer son accession au pouvoir. Et Chirac placera ses jalons auprès d'Hariri pour s'installer après son départ de l'Elysée dans son luxueux appartement. Gratuitement, bien entendu (voir notre épisode précédent).

C'est pourtant Rafic Hariri en personne qui va arranger tous les bidons , comme on pourra le lire dans une note signée Frédéric Bauer, le responsable d'une société de sécurité, racontée par le "Journal du dimanche" du 5 décembre 2010. "Cette note révèle également, selon le JDD, une intervention, « inconnue jusqu'à présent », de l'ancien premier ministre libanais tué en 2005 dans un attentat, « dont la banque aurait débloqué, dans le plus grand secret, 300 millions de francs de l'époque ». Ziad Takieddine affirme ainsi avoir rencontré Rafic Hariri à Paris. « Il m'a dit qu'il allait déjeuner le jour même avec Jacques Chirac, puis qu'il me verrait dans l'après-midi. Ce qu'il a fait. Les choses se sont alors arrangées », raconte-t-il au journal."Un accord avec la Sofresa est scellé en présence de leurs avocats respectifs et de l'avocat personnel du premier ministre libanais à l'hôtel Hilton de Genève.Par cet accord, il renonce aux termes initiaux du contrat Sawari II, en échange d'une commission pour lui et ses « contacts saoudiens », précise M. Takieddine au JDD. En mars 1997, il reçoit de la Banque de la Méditerranée, de Rafic Hariri, la somme de 300 millions de francs (45 millions d'euros) en quatre versements". Malgré ça, quelques années plus tard, Takieddine s'en prendra violemment à Jacques Chirac, l'accusant de l'avoir mêlé à l'affaire pakistanaise !


Source : AGORAVOX

02:50 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Europe, France, Libye, Monde, Monde arabe | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : monde, europe, france, libye, sarkozy grillé par kadhafi | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

Commentaires

Comme je l'ai dit au 1er jour de la DECISION de Sarkozy de supporter la rebellion de la LYBIE...... Nicholas Sarkozy venait de SIGNER son "ARRET-POLITIQUE".....
Surtout le Fils de Kaddafi vient d'AFFIRMER que ce dernier a SOUTENU FINANCIEREMENT Sarkozy pendant sa campagne presidentielle...

La Lybie est LARGEMENT differente de la Cote d'Ivoire OU il y a une base militaire et important SUPPORTS...

Écrit par : srika Blah | mercredi, 16 mars 2011

Les commentaires sont fermés.