topblog Ivoire blogs

samedi, 19 mars 2011

LIBYE, UNILATERALISME ET NATIONS UNIES

 

DRAPEAU ONU 2.gif

Par Alain Gresh, le dimanche 13 mars 2011

Alors que les rebelles perdent du terrain en Libye, une réunion des ministres des affaires étrangères de la Ligue arabe au Caire le 12 mars a décidé de demander aux Nations unies d'imposer une zone d'exclusion aérienne au-dessus de ce pays (« Arab states seek Libya no-fly zone », Al Jazeera English, 12 mars). L'Algérie et la Syrie ont exprimé leurs réserves. La Ligue arabe a aussi confirmé que le gouvernement de M. Mouammar Kadhafi avait perdu sa légitimité et qu'elle ouvrait un dialogue avec l'opposition. Cette position est sans précédent dans l'histoire de la Ligue arabe : suspendre la participation d'un gouvernement à la suite de sa politique « intérieure » et entamer des contacts avec l'opposition. Par ailleurs, la Ligue s'est opposée aussi à toute intervention militaire en Libye, alors que de nombreuses inquiétudes s'expriment dans le Sud face à toute décision unilatérale occidentale.

Un sommet de l'IBAS (Inde, Brésil, Afrique du Sud) s'est tenu le 8 mars à New Delhi. Cette organisation, dont les activités sont peu couvertes par les médias occidentaux, symbolise pourtant la naissance de nouveaux acteurs sur la scène internationale (dans le cadre de sa série sur « les alliances insolites », Le Monde diplomatique de mars y consacre une double page). Déjà, on s'en souvient, le Brésil et la Turquie avaient tenté, sans succès, de contribuer à résoudre le dossier du nucléaire iranien (lire « Iran, vers une "communauté internationale" post-occidentale ? »).

Cette fois-ci, les trois puissances émergentes se sont penchées sur le Proche-Orient et la crise libyenne. Elles ont affirmé que toute mesure supplémentaire par rapport à la résolution 1970 du Conseil de sécurité (qui avait décidé de sanctions contre le régime de Kadhafi) ne pouvait être décidée que dans le cadre de la charte des Nations unies (lire Ranjit Devraj, « IBSA Together in Resisting No-fly Zone », IPS, 9 mars).

Le ministre brésilien des affaires étrangères a expliqué que la déclaration reflétait ce que pensait le monde non occidental : « Il est problématique d'intervenir militairement dans des troubles internes. Toute décision d'intervention militaire doit être considérée dans le cadre des Nations unies et en coopération étroite avec l'Union africaine et la Ligue arabe. » Une zone d'exclusion aérienne risque, a-t-il ajouté, de nourrir des sentiments anti-américains et anti-occidentaux qui ne sont pas présents pour l'instant (lire M K Bhadrakumar, « Arab revolt reworks the world order », Asia Times, 10 mars).

D'autre part, les trois pays ont souligné que la question palestinienne était au cœur des problèmes du Proche-Orient et qu'il fallait aller vers la création d'un Etat palestinien « souverain, indépendant, uni et viable, coexistant pacifiquement avec Israël, avec des frontières sûres sur les lignes de juin 1967 et avec Jérusalem-Est comme capitale ».Enfin, les trois pays ont confirmé leur volonté de coopération. L'Inde et le Brésil ont décidé de porter leur commerce de 7,8 milliards de dollars à 10 milliards et identifié des secteurs de complémentarité : l'énergie, le pétrole, le tourisme, l'industrie pharmaceutiques, les mines et l'agro-alimentaire. Les deux pays ont aussi signé un accord pour lever les restrictions sur leur compagnie aérienne respective.


Source: BLOG MONDE DIPLOMATIQUE.NET

Commentaires

1. Les propositions contraignantes de l'Ua reconnaissent la légitimité du Président Laurent Gbagbo jusqu'à ce que Dr Dramane Allassane Ouattara soit investi par le Conseil constitutionnel. Pour que le bravtchè exerce sa charge comme il le prétend, deux actes majeurs doivent être posés.
 
2. Le Président Laurent Gbagbo doit, pour aller vite, prendre un décret exceptionnel (art.48 de la Constitution)  pour transformer  les propositions contraignantes en lois de l'Etat de Côte d'Ivoire sans se faire harakiri, sans tomber sous le coup du parjure.  Il peut aussi convoquer l'assemblée nationale ou initier un référendum.
 
3. Le Conseil constitutionnel ne manquera pas d'être saisi sur la légalité constitutionnelle même des décrets et autres lois annulant  l'arrêt antérieur du Conseil constitutionnel.
 
Donc, on est devant une situation de palabre bien de chez nous. On le voit, Dr Dramane Allassane Ouattara ne sera Président de la République de Côte d'Ivoire qu'à la seule condition de faire la guerre à la Côte d'Ivoire et de la gagner.
 
Le Kanegnon ivoirien nous demande de faire des propositions. La mienne est donc simple: nos lois, rien que nos lois dans le respect des mécanismes et procédures institutionnelles de régulation. Ce n'est pas sorcier. Je pense que l'on ne peut pas prétendre gouverner un pays en insultant ses institutions et en foulant au pied ses lois.
Le jour se lève toujours
Lettê naa Lettê

Écrit par : Lette naa Lette | dimanche, 20 mars 2011

Il ne peut avoir de paix en Côte d'ivoire en dehors de la Constitution. En toute honnêteté. Ceux qui ont la prétention de gouverner ce pays devraient commencer par la respecter. Toute déclaration d'amour en dehors de ce principe cardinal n'est que ruse et conspiration.

Que DIEU garde et bénisse la Côte d'Ivoire!

Écrit par : Dindé | dimanche, 20 mars 2011

"LA chartes des Nations Unies a été signée le vingt six juin mille neuf cent quarante cinq. Elle est constitutive de l’Organisation des Nations Unies, l’ONU."

Article très intéressant par rapport à ce sujet:
http://www.avocatforum.com/traites-internationaux/nations-unies/charte-des-nations-unies-i-son-origine-et-ses-buts-70.htm

Bonne lecture

Écrit par : sandy | mercredi, 30 mars 2011

Les commentaires sont fermés.