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dimanche, 20 mars 2011

IMPACTS DE LA GUERRE SUR L'ECONOMIE IVOIRIENNE: LES AVEUX ET REVELATIONS DE CERTAINS PATRONS FRANÇAIS



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Plus la guerre s'installe dans la durée en Côte d'Ivoire, plus les langues se délient. Dernier fait en date, les aveux et révélations de certains patrons français au cours d'une réunion secrète à l'Elysée. «Quand la Côte d'Ivoire tousse, c'est toute la sous-région qui s'enrhume », dit-on.


Depuis plus de quatre mois, la Côte d'Ivoire vit la première guerre ouverte de son histoire depuis 50 ans. Les effets néfastes de l'interdiction d'exporter le cacao d'origine Côte d'Ivoire, ordonnée par l'Ue et voulue par Ouattara Alassane candidat malheureux à la dernière présidentielle de 2010, et l'embargo de l'Ue sur les ports d'Abidjan et de San Pedro, se traduisent par une baisse drastique des activités à l'import et à l'export au niveau des deux ports. Par ricochet, disons que c'est un véritable temps de vache maigre pour les transitaires et tous les acteurs du secteur maritime ivoirien. Mais aussi et surtout les douanes ivoiriennes dont quelques-unes des missions sont de non seulement collecter l'impôt sur les cordons douaniers pour l'Etat, mais aussi assurer la protection de l'industrie locale contre l'invasion des marchandises prohibées qui viendraient concurrencer les produits «Made in Côte d'Ivoire» sur le marché ivoirien.

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Si les pertes sont énormes pour l'économie ivoirienne (pas de données chiffrées pour l'instant), il n'en est pas moins pour les entreprises françaises qui opèrent aussi bien dans le secteur maritime que de la banque. C'est très conscients des effets néfastes de la guerre montée de toutes pièces par Nicolas Sarkozy en Côte d'Ivoire pour aider son poulain Ouattara, que des chefs d'entreprise français ont pris part à une réunion secrète qui s'est tenue récemment à l'Elysée sur la situation en Côte d'Ivoire. Au menu de cette réunion, à laquelle a assisté un aréopage hétéroclite de personnalités françaises, la question économique en priorité.

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Au cours de cette rencontre, « Bouygues, les responsables de Bnp Paribas et la Société Générale de banque, d'un commun accord, sont allés voir Sarkozy et se plaindre de ce que cette crise postélectorale qui s'est installée dans la durée alors qu'elle avait été programmée pour durer 48 heures, avait des conséquences graves sur les affaires en Côte d'Ivoire en particulier, mais aussi dans toute la zone africaine. Par conséquent, il fallait faire quelque chose d'urgence pour endiguer les pertes financières énormes qui prenaient, à tout point de vue, l'allure d'une catastrophe irréversible. Pis, les dirigeants des banques fermées, par leur seule volonté, voudraient venir à Abidjan pour prendre attache avec le pouvoir en place. Ce qui aurait été ressenti par Sarkozy et son gouvernement comme un camouflet ».

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Par ailleurs, au niveau de l'espace Uemoa, les effets de la guerre en Côte d'Ivoire sont également ressentis aussi bien au Burkina Faso, au Mali qu'au Niger. Si au Burkina Faso, ça grogne sous le manteau contre le régime de Blaise Compaoré, la Mauritanie dont les nationaux contrôlent jalousement et gèrent officiellement 30.000 boutiques de détaillants en Côte d'Ivoire n'est pas épargnée. Il est à préciser que bon nombre de ces boutiques sont fermées du fait de la persistance de la guerre à peine larvée en Côte d'Ivoire.


Elisée Koffi

 

Source : GBAGBO.CI


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Intervention de l'Ecomog en Côte d'Ivoire : La Cour de justice de la Cedeao dit non

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Les 15 Etats de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) ont reçu l'ordre de la Cour de justice régionale de s'abstenir de l'usage de la force en Côte d'Ivoire, dans une décision provisoire vendredi. Le tribunal, qui avait été saisi d'une requête déposée au nom du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo, « ordonne aux Etats membres et aux institutions de la Communauté de se conformer strictement à l'article 23 du règlement de la Chambre », a indiqué la présidente de la Cour, Awa Daboya Nana. « Cet article, a-t-elle précisé, prévoit que, quand un conflit vient devant la Chambre, les Etats membres doivent s'abstenir de toute action susceptible d'aggraver le conflit ». L'affaire sera jugée sur le fond, le 9 mai.

Laurent Gbagbo avait saisi, en février, la Cour de justice de la Cedeao pour contester la décision de la Communauté économique d'exiger son départ de la présidence de Côte d'Ivoire. Le 7 décembre, un sommet de la Cedeao avait exigé le retrait du pouvoir du chef de l'Etat sortant ivoirien, reconnu son rival Alassane Ouattara vainqueur de l'élection présidentielle du 28 novembre et suspendu la Côte d'Ivoire de l'organisation régionale.

La Cedeao avait également menacé de déloger M. Gbagbo par la force, s'il refusait. L'avocat de Laurent Gbagbo, Mohamed Faye, s'est félicité de cette décision, soulignant qu'« aucune institution de la Cedeao ne devrait prendre quelque initiative que ce soit, susceptible d'aggraver la situation, tant que le tribunal ne se sera pas prononcé sur le fond ». « La Cedeao est une communauté économique qui a décidé de s'ingérer dans les affaires intérieures d'un Etat membre, ce qui est hors de sa juridiction », avait argumenté en février un porte-parole de Monsieur Gbagbo, Ahoua Don Mello.

La décision de la Cour de justice n'aura cependant pas d'implication immédiate, la Cedeao semblant avoir écarté un éventuel usage de la force en Côte d'Ivoire. Le Nigeria, pays dont le président, Goodluck Jonathan, est le président en exercice de la Cedeao, a souligné le 24 février que toute action militaire pour déloger Laurent Gbagbo du pouvoir devait être placée « sous l'égide de l'Onu ».


Source : AFP

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