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dimanche, 17 avril 2011

LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL IVOIRIEN A CONSTATE «LA VACANCE DU POUVOIR» - MONSIEUR OUATTARA NE PEUT PAS LEGALEMENT DIRIGER LA RCI

 

PAUL YAO-NDRE.jpg

L'information est passée sous silence mais elle est pourtant de taille. Le Conseil Constitutionnel de la République de Côte d'Ivoire a constaté la vacance du pouvoir il y a quelques jours à Abidjan. Logiquement, c'est donc comme le veut la Constitution Ivoirienne, le Président de l'Assemblée Nationale qui doit assurer une nouvelle transition politique devant aboutir sur de nouvelles élections. Alassane Ouattara et ses soutiens internationaux le savent c'est pourquoi ils ont exigé dès lundi 11 avril 2011 du Président légal de la RCI, M. Laurent Gbagbo, la signature d'un acte de démission, autant dire, d'une capitulation. L'Histoire reconnaîtra la grandeur de cet homme qui, assiégé par des tanks français et des rebelles sans foi ni loi, bombardé par des missiles onusiens, disons-le sans détour, de « l'opération Licorne », a fait fi de sa vie en refusant d'apposer sa signature au bas d'un document inique. Certaines indiscrétions font même état de sommes, en millions d'euros, qui ont été proposées à Laurent Gbagbo, à vie, s'il démissionnait. On croit rêver.

La loi de la jungle, c'est-à-dire celle du plus fort, veut s'appliquer dans toute sa rigueur aux Ivoiriens. Nous leur disons aujourd'hui, faites appel à votre loi fondamentale, montrons leur qu'au XXIe siècle, les africains sont conscients désormais d'être devenus, au bout de cinq siècles d'exploitation, la civilisation qui connaît «la plus longue servitude de tous les temps ».

 

Source : MOUBAMBA.COM

 

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Un coup d'état international des fascistes libéraux


Un monstre, le libéral-fascisme, menace l'Afrique en général et l'Afrique francophone plus que jamais. Son objectif est de faire payer sa crise financière internationale à ceux qui ont été considérés depuis toujours comme des esclaves. Cet « Homme Africain qui n'est pas assez entré dans l'Histoire » comme le disait le Président Nicolas Sarkozy dans son fameux discours de Dakar en 2007. Il est urgent pour les Ivoiriens qu'ils utilisent les armes du droit et de la raison face au déploiement de la force brutale.

Comment Alassane Ouattara peut-il  être Président de la Côte d'Ivoire alors même qu'il n'a pas prêté serment devant le Conseil Constitutionnel et que cette même institution ne l'a pas reconnu comme Président de la République ? C'était pourtant l'exigence minimale de l'Union Africaine. Le silence de la plupart des Chefs d'Etat du continent africain, qui n'ont pas noyé M. Ouattara sous les félicitations est éloquent. Certes quelques uns (le Président de la Guinée Equatoriale par exemple) auraient félicité M. Ouattara mais il est clair que le fait que ce dernier s'avise à marcher sur les institutions d'un pays qu'il est supposé diriger n'est pas rassurant.

A vrai dire, le Président de la Communauté internationale, l'ami du Président français, n'a pas d'autre solution s'il veut favoriser des institutions fortes selon le discours du Président Obama à Accra, que d'assumer son coup d'Etat international devant le monde, mais les coups d'Etat sont mal vus par l'Union Africaine, ou alors de retourner aux urnes. Il a prêté serment par écrit dit-il, mais nous lui répondons que le Conseil Constitutionnel ne l'a pas déclaré Chef de l'Etat.

 

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Un imbroglio politico-militaro-juridique


La puissance ne suffit pas si elle ne se greffe pas sur le droit et avant tout sur celui des Etats. Si le « coup d'Etat international » de M. Ouattara est accepté alors n'importe qui pourra se déclarer Président de la République n'importe où à l'avenir. Si l'option armée est privilégiée sur la légalité alors tous les peuples africains doivent savoir qu'ils sont perdus pour plus d'un siècle sans doute.

Les élections dans nos pays ne seront toujours qu'une plaisanterie. La rapacité des ultra-libéraux qui tiennent les médias et les pouvoirs politiques occidentaux risquent de nous entraîner dans un nouvel esclavage qui ne dit pas son nom. Voilà pourquoi toute l'Afrique doit protester derrière les Ivoiriens.

Aucun africain digne de ce nom ne peut accepter  ce que M. Ouattara a fait à la Côte d'Ivoire : financer un premier coup d'Etat contre M. Konan Bédié fin 1999 ; sponsoriser une rébellion armée en 2002, oublier qu'il doit son retour dans le jeu politique ivoirien à M. Gbagbo ; privilégier la brutalité en marchant sur des milliers de cadavres pour réaliser son rêve de Chef d'Etat ; cacher au monde entier le fait qu'il ne peut pas prêter serment par écrit et se considérer comme Chef d'Etat. Où a-t-on vu cela ? Le Conseil Constitutionnel Ivoirien ne peut pas se dédire. Ou alors, il faut que le Parlement dissolve le Conseil Constitutionnel. D'autres veulent nous réduire au rang de « primates à peine évolués » et M. Ouattara est en train de leur donner des arguments en écrasant sous un tapis de bombes le droit de son pays. Des dictateurs comme Omar Bongo faisaient au moins semblant de respecter la Constitution du Gabon ! Pourquoi pensez-vous que le clan Bongo bichonne autant la Cour Constitutionnelle de la République Gabonaise ? Mais c'est bien parce qu'il sait qu'une fois les recours des autres candidats aux présidentielles déposés, et après que la Cour Constitutionnelle ait validé une élection contestable, le tricheur qui prête serment devant la Cour et les institutions du pays devient légalement le Président.

Que devons nous faire ? La guerre ? Il faut croire que les acteurs politiques gabonais soient plus légalistes qu'Alassane Ouattara, c'est pourtant sur la décision de la Cour Constitutionnelle Gabonaise, malgré les preuves de la tricherie, que le Président Nicolas Sarkozy a été le premier à féliciter Ali Bongo Ondimba en 2009.  Les ultra-libéraux qui en veulent coûte que coûte aux richesses du Golfe de Guinée ne parviennent même plus à cacher leurs mensonges.

Si Laurent Gbagbo, le Président légal de la Côte d'Ivoire, doit partir, alors pourquoi Ali Bongo reste-t-il au pouvoir ? Pourquoi André Mba Obame, officieusement vainqueur du scrutin présidentiel de 2009, n'est-il  pas installé sur le fauteuil présidentiel au Gabon ?

Alors, cher Peuple Ivoirien, courage. Battez-vous au nom de la loi car Monsieur Ouattara et ses soutiens internationaux ont déjà perdu la bataille du droit.


 

Bruno BEN MOUBAMBA

www.moubamba.com / bruno@moubamba.com

Commentaires

Je croie en une chose si une prophétie vient de Dieu elle s'accomplira certainement .Main si l'homme met sa confiance en celui qui la donne ,Dieu peut la transformée autrement main une chose est sur elle s'accomplira en fin que lui seul son nom soit glorifier .Cher frère met ta foi en l'éternel prie pour le président et son épouse il est en vie ,glorifie là le nom de Dieu par ce qu'il vie .

Écrit par : Gbagbo | dimanche, 17 avril 2011

Le soutien de Ouattara n'est pas seulement international mais national aussi. Cette Cote d'Ivoire que vous ne voulez pas voir existe bel et bien. Malgre votre racisme et votre xenophobie, quand il s'agit d'"un homme une voix", elle a la rare occasion de s'exprimer de se faire entendre.C'est comme cela qu'elle a elu contre toute votre attente Mr Alassane Dramane Ouattara, President de Cote d'Ivoire. Entre-vous partisasn de la pensee unique, vous ne pouviez ni entendre leur cris ni repondre a leur souffrance, vous etiez aveugles et sourds dans votre belle Cote d'Ivoire, mais une bonne partie de vos concitoyens vivaient de temps tres durs. Vous n'etiez pas suppose voir ou entendre cela, le cri du pauvre. Maintenant vous devriez penser comme tout le monde a ramener la paix et le bon voisinage dans le pays au lieu de continuer sur votre chemin qui en premier lieu a non seulement divise le pays mais aussi a ravage des vies humaines. Dans vos prieres n'oubliez donc pas les morts. Et priez pour que cela ne se repete plus, vous en serez illumines. En verite, en verite je vous le dis.

Écrit par : The_gros | dimanche, 17 avril 2011

Après un coup d'état, on ne peut pas et ne doit pas demander à la Côte d'Ivoire d'investir Ouattara. Qu'il se contente de gouverner le pays. Il sera reconnu seulement comme chef de l'Etat et non Président de la République.

Écrit par : ATKP | dimanche, 24 avril 2011

Côte d’Ivoire : Ouattara à l’épreuve de la légalité constitutionnelle

Tout observateur averti doit se rendre compte que Ouattara, le président ivoirien ‘reconnu par la communauté internationale’ (une première dans les relations internationales, car jusqu’à récemment, c’étaient les Etats qui étaient reconnus par l’Onu!) est dans une situation très peu enviable. Son ami Sarkozy, président de la France néocolonialiste, qui ne défend que ses propres intérêts électoralistes et ceux économiques et stratégiques de son pays malgré les discours sur le devoir humanitaire, a bombardé et capturé comme un gorille le président élu par le Conseil Constitutionnel de Côte d’Ivoire. Pour ensuite l’installer, lui le ‘policé’, dans le fauteuil de Président de Côte d’Ivoire. De Gouverneur de la nouvelle colonie française de Côte d’Ivoire, pour bon nombre d’Africains outrés par les méthodes condescendantes de l’Onu et de Sarkozy. Mais comme le dit si bien l’adage wolof : ‘il est plus facile de voler un tambour que de trouver un endroit propice pour le battre’. L’euphorie de la victoire a fait long feu. Se dresse subitement, comme une montagne infranchissable, la difficulté de l’exercice du pouvoir acquis anticonstitutionnellement.
Ouattara sait qu’il a été reconnu et imposé aux Ivoiriens par la ‘Communauté internationale’ qui a été roulée dans la farine par la France. Gbagbo mis dans un trou, il se rend compte maintenant qu’il doit administrer des Ivoiriens et non la ‘Communauté internationale’. Pour cela, il a besoin de légalité constitutionnelle que seul le Conseil Constitutionnel de son pays peut lui conférer ! Dure réalité ! Et techniquement, il est dans une terrible impasse dans la mesure où le monsieur n’est, au meilleur des cas, que le ‘président élu’ par la ‘Communauté internationale’, et non le ‘président officiel’ de Côte d’Ivoire. Légalement, c’est Mamadou Koulibaly, le Président de l’Assemblée Nationale, qui doit assurer l’intérim de Gbagbo, empêché par la France de poursuivre son mandat ! D’ailleurs le Conseil Constitutionnel a constaté la vacance du pouvoir depuis le 16 avril ! Par conséquent, tous les actes que Ouattara pose, toutes les décisions qu’il prend (emprisonnement des Gbagbo et mise en résidence surveillée des dignitaires du FPI, entre autres) sont illégaux et arbitraires et rappellent ceux des putschistes au lendemain de leur Coup d’Etat ! Ses souteneurs le savent bien, c’est pourquoi ils exigeaient de Gbagbo une renonciation du pouvoir qu’ils n’obtiendront jamais malgré les bombes et les humiliations… Il leur a tenu tête, même après son arrestation !
Après avoir usé de la force armée et arraché le pouvoir au Président précédemment élu par le Conseil Constitutionnel, Ouattara se voit maintenant obligé de recourir au Président de ladite institution qui l’a déjà déclaré battu. Pour pouvoir gérer le pays en toute légalité… Comme si le ridicule ne tuait pas ! Supplier Paul Yao Ndré, qui s’était réfugié à Accra (c’est cela la réalité !) de rentrer dare-dare à Abidjan pour procéder à son investiture, après celle de Gbagbo effectuée par le même personnage, nous paraît relever de la fiction romanesque. Yao Ndre doit alors retourner sa veste et le déclarer, lui, nouveau vainqueur et l’installer dans ses fonctions de Président de Côte d’Ivoire devant un parterre d’invités de marque venus, à n’en pas douter, des quatre coins du globe! Avec certainement le tombeur de Gbagbo, Sarko, aux premières loges ! Soyons sérieux ! Pour un même match, Il ne saurait y avoir deux vainqueurs déclarés et intronisés champions par le même arbitre ! Si cela ce passait, ce serait décidément l’événement politique le plus cocasse du siècle commençant. Et l’Afrique toucherait les bas-fonds du ridicule…
Pourquoi Ouattara n’a-t-il pas demandé à l’Onu et à la ‘Communauté Internationale’ qui l’ont ‘reconnu’ comme ‘président légitime’ d’accepter qu’il prête serment devant Choi ou Ban Ki-Moon ? A Abidjan ou à New York… Il sait que dans tous les pays la Cour Suprême ou le Conseil Constitutionnel est l’unique instance qui donne la victoire électorale et la légalité. Sans appel… En admettant cela, l’ami de Sarkozy et de Carter III doit admettre aussi que Laurent Gbagbo, qui a été élu par le Conseil Constitutionnel dont il accepte les prérogatives - parce qu’il l’implore de l’investir -, est, jusqu’à preuve du contraire, le président ‘légal’ de Côte d’Ivoire. Aujourd’hui évincé du pouvoir par la force, ce dernier est victime d’un Coup d’Etat ! Aucun constitutionnaliste ne peut dire le contraire !
En demandant au Président du Conseil Constitutionnel de l’investir, Ouattara cherche à faire d’une pierre deux gros coups. D’abord, obtenir la légalité qui lui fait défaut ; ensuite, prouver au monde entier que Yao Ndre a été manipulé par Gbagbo. Mais, nous osons croire que le concerné est suffisamment intelligent pour savoir qu’il saisit là le bon bout qu’on lui a tendu sans peut-être le savoir. En lieu et place de l’investiture attendue par Ouattara, la France et l’Onu, Paul Yao Ndre doit saisir cette aubaine pour apporter les preuves qui ont motivé l’annulation du vote dans sept départements du Nord et l’élection de Gbagbo. Il a l’occasion idéelle de prouver qu’il avait agi en technicien du droit et non en partisan du président sortant. En faisant cela, le Professeur titulaire de Droit constitutionnel prouvera son impartialité dans cette affaire et sauvera l’honneur de l’université africaine et confondra ses détracteurs. Et Gbagbo et les siens auront plus de chance de se tirer d’affaire… Mais si le professeur ne détient aucune preuve, ou en détient mais cède aux pressions et aux promesses et procède à l’investiture de Ouattara, il devra savoir qu’il sera tenu pour responsable numéro un de tous les maux dont a souffre la Côte d’Ivoire depuis la proclamation des résultats de novembre 2010 : tueries, massacres, enlèvements, déplacements des populations, exacerbation de la haine intercommunautaire, non-paiement des salaires depuis deux mois, dislocation de l’Armée, de la Police et de la Gendarmerie, dysfonctionnement de l’Etat, effondrement de l’économie…
Une autre option s’offre à Paul Yao Ndré. Le jour de la prestation de serment, il peut dire tout tranquillement : ‘Monsieur Alassane Dramane Ouattara, vous avez pris le pouvoir par la force armée avec le soutien décisif de la France ; la CEDEAO, l’Union Africaine, l’Onu et la ‘Communauté internationale’ vous ont reconnu et me demandent de vous installer dans les fonctions de président de la république de Côte d’Ivoire. Je le fais sans état d’âme… Pour les raisons que vous savez… Gbagbo n’est plus président ! C’est vous le nouveau président ! Vive la Côte d’Ivoire ! Vive la France !‘


Pr. Gorgui Dieng
Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Sénégal

Écrit par : Pr. Gorgui Dieng | lundi, 25 avril 2011

Merci infiniment, Professeur Gorgui Dieng! Un excellent papier que je me ferai fort de publier sur ce blog, dans les meilleurs délais.

DIEU fasse qu'il y ait des centaines d'intellectuels comme vous en Afrique!

Cordialement.

Écrit par : Dindé | mardi, 26 avril 2011

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