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samedi, 30 avril 2011

UNE INTERVIEW DE LAURENT GBAGBO: INTOX OU REALITE?

 

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Ci-dessous, une interview que le président Laurent Gbagbo aurait accordée depuis sa résidence surveillée de Korhogo. Le contenu semble tout à fait vraisemblable mais les circonstances paraissent impensables. Une question légitime se pose donc au lecteur: Intox ou réalité? A chacun d'apprécier.

 

Nous vous proposons en exclusivité la première interview du président LAURENT GBAGBO après son arrestation. Genève, 24 avril 2011, 22 heures 41, nous recevons un sms d'un numéro de portable ivoirien qui nous est inconnu. Il est écrit : "Cest Laurent Gbagbo. Appelez-moi si vous pouvez, c'est pas une blague". Après quelques minutes d'interrogation, nous appelons le numéro qui sonna finalement au bout d'une vingtaine de minutes. Ce qu'on croyait être une mauvaise blague s'avère être une heureuse surprise. Le président Laurent Gbagbo himself au bout du fil. Le scoop était énorme pour le petit monsieur que nous sommes, devenu journaliste pour la circonstance. Après un instant de conversation off, le président accepte de nous accorder une interview. Celle-ci n'étant pas préparée, nous lui avons posé les questions au fur et à mesure qu'elles nous passaient par la tête.



NT : Comment allez-vous monsieur le président?

LG : Ça va... Et chez vous?

NT : Je vais bien, merci.

LG : Je voudrais avant tout m'incliner devant les dépouilles des victimes sans exclusive, et manifester ma compassion à tous ceux qui ont perdus un être cher pendant cette guerre absurde qu'aucun démocrate n'aurait permis. Que Dieu soit avec eux en ces moments difficiles. Soyons forts dans cette autre épreuve à nous imposée par l'adversaire. Il n'y rien qui soit qui n'ait pas de fin ici bas

NT : Pouvez-vous, pour le besoin de l'interview, nous expliquez, comment se fait-il que vous avez un téléphone alors que vous êtes sensés ne pas en disposer?

LG : Quelqu'un a du l'oublier ici. Je l'ai entendu sonner, je me suis gardé de répondre. Et puis voilà, l'idée m'est venue de contacter quelques personnes dont vous. (rires)

NT : Avez-vous une idée de votre lieu d'incarcération?

LG : Posez la question à ceux qui me tiennent prisonnier.

NT : Votre vie est-elle en danger?

LG : On a beau appréhender le danger, c'est celui qui vous l'apporte qui est déterminant dans son évaluation. Est-ce que celui qui me tient prisonnier ici est-il un homme dangereux? Seule la réponse à cette question vous situera.

NT : Vous a-t-on signifié le ou les chefs d'accusation justifiant de votre arrestation?

LG : Non. J'attends toujours de le savoir.

NT : Le premier ministre Soro dit que vous aurez pu éviter ce gâchis, j'emploie son propre terme, en acceptant l'exil doré.

LG : C'est vrai que nous aurions pus. Mais en acceptant uniquement le recomptage des voix. Au lieu de cela, ils ont malheureusement choisis la voie des armes par laquelle ils sont venus en 2002. Je ne suis pas rentré en politique pour le gout du luxe. Mais plutôt pour défendre mes idées que je trouve justes et bonnes pour mes compatriotes. Mes origines modestes font de moi quelqu'un de très peu attaché au confort royal. Si je me suis refusé à m'offrir un seul petit appartement en occident, ce n'est pas après mon exercice du pouvoir que l'envie me viendrait d'y aller vivre ! Je me sens mieux dans mon pays. Évitons donc de réduire l'africain au seul goût du luxe. La maison qu'ils ont aidés à détruire est la propriété de l'état de Cote d'Ivoire, tout comme son contenu qui aurait servi à tous ceux qui se succèderont à la tête de notre pays. Ce n'est pas moi qui l'ai construite et encore moins meublée.

NT : Que dites-vous de ces images humiliantes de vous qui ont faites le tour du monde?

LG : Vous savez, ce que vous appelez humiliation et moi avons peut-être en commun un chemin. (rires) Ce n'est pas la première fois que ma vie la croise. C'est d'ailleurs la deuxième fois, pour ceux qui l'ignorent, que Ouattara nous la sert, ma femme, mon fils et moi. Sauf que cette fois-ci il y a ajouté d'autres membres de ma famille, mes collaborateurs et mes partisans. Est-ce une manière pour lui de me remercier, moi, qui n'ai jamais voulu toucher à un seul de ses cheveux? Je n'en sais rien. (rire) C'est quand vous vous prenez pour mieux que tous que vous êtes malheureux d'être humilié. Honnêtement, je n'ai pas de problème avec ça. Personne ne me reprochera de n'avoir pas été moi-même au-delà de ma fonction de président de la république. Certains m'en voulaient de ne pas les regarder de haut. En avaient-ils besoin pour se sentir inférieur? Être président n'est pas une fin en soi. Un président de la république est un être humain comme vous et moi. Vouloir lui dénier cette qualité, c'est l'aider à se prendre pour ce qu'il n'est pas. Voici comment on construit un dictateur qui après vous terrorise.

NT : En face on vous accuse aussi d'avoir tué !

LG : Oui, j'entends les gens le dire. Ils auraient peut-être aimés qu'on ne se défende pas depuis 2002. Qui a introduit la violence en politique dans notre pays ? Quand vous armez des marcheurs qui attaquent les forces de l'ordre, il faut aussi accepter qu'il en meure quelques uns dans le maintient de l'ordre ! Les policiers, militaires et gendarmes égorgés souvent lâchement, est-ce de mon fait? La présente chasse ouverte à l'homme, les viols, les ivoiriens qui ont perdus leurs biens... c'est peut-être aussi moi ?! Soyons sérieux, et que les autres ne me voient pas dans leur miroir. Dire de Gbagbo qu'il est un dictateur n'empêchera pas nos compatriotes de nommer leur bourreau.

NT : Ne sentez-vous pas trahi par tous ces pasteurs qui vous entouraient?

LG : Ce serait simpliste que de croire qu'un président ne sait pas dissocier sa foi de sa fonction. Maintenant, si vous me demandez ai-je honte de ma croyance en Dieu, je vous répondrais non. Elle, au moins, m'a empêchée d'infliger ce que je subis à mes adversaires. Et j'en suis très heureux. Vous saurez un jour pourquoi.

NT : Pourquoi avoir acheté tant d'armes que vous n'avez pas utilisés contre les hélicoptères français pendant les bombardements de votre domicile?

LG : Parce que je n'étais pas en guerre contre la France. C'est peut-être à monsieur Sarkozy de nous expliquer pourquoi avons-nous eu droit à ce déluge de feu sur nos têtes. Pour un contentieux électoral? Ou bien pour tordre le coup à la démocratie? Dans mon entendement, l'armement ne doit pas à servir à faire la guerre, mais à dissuader l'ennemi. Je ne me reconnais pas comme un être violent, méchant, cruel, assassin. C'est pourquoi que j'ai plaidé pour le recomptage des voix qui aurait désigné le vrai vainqueur de l'élection, et l'aurait mis à l'aise dans l'exercice de son pouvoir. Mais à cela, ils ont préféré un coup d'état en bonne et due forme. La guerre n'est pas une bonne chose. On sait quand on la commence, mais on ignore quand elle prendra fin. Voyez ce qui continue de se passer à Abidjan.

NT : Reconnaissez-vous Ouattara comme président?

LG : Je ne crois pas que cela l'aiderait.

NT : Il parle de son investiture à la mi-mai.

LG : A sa place j'aurais assumé mon coup d'état. Quelqu'un qui joue à cache cache avec son ombre est dangereux pour lui-même. On est soit putschiste ou démocrate. Mais jamais les deux à la fois.

NT : Le premier ministre français François Fillon soutient qu'aucun soldat français n'est rentré à votre domicile.

LG : Je ne lui en veux pas de soutenir le contraire, il n'y était pas avec nous.

NT : Pouvez-nous faire le film de votre arrestation.

LG : Permettez que je n'en dise pas un mot pour l'instant.

NT : N'était-ce pas suicidaire de défier la communauté internationale?

LG : Penser ainsi voudrait dire qu'on est pour ne pas que les choses changent. J'ai plus peur de la population qui vous chasse par la rue, parce que vous êtes un dictateur corrompu, que du dictat des puissances impérialistes. J'ai certes perdu le pouvoir par le vœu de la France, une chose qui, de toute les façons, aurait été une réalité en fin de mon mandat. Mais je suis très heureux de ne pas être celui par qui mon pays sera pillé. Ceci est une des choses essentielles que je retiendrai de ma présidence

NT : Feriez-vous la même chose si c'était à refaire ?

LG : Absolument. S'il y a une chose que je ne supporte pas c'est la soumission. Surtout quand elle engage la vie de tout un peuple. Mes convictions ne sont pas négociables. Tant pis si j'en paie le prix.

NT : Croyez-vous en la réconciliation prôné par Alassane Ouattara?

LG : C'est vrai qu'on dit du menteur qu'il se ment toujours à lui-même en premier. Mais il faut toujours faire l'effort de croire aux intentions des uns et des autres jusqu'au jour où ils vous démontrent le contraire. Ce que je constate par contre, c'est qu'il va falloir batailler pour y parvenir vu la grandeur de ce désastre jamais observée dans notre pays. De la barbarie des temps anciens. Les gens tués froidement ; des villages incendiés avec leurs populations réfugiées en brousse... C'est une méchanceté gratuite qui ne grandit pas son commanditaire.

NT : Avez-vous les nouvelles de votre femme, votre fils et autres collaborateurs détenus au Golf?

LG : En lieu et place d'une réponse à votre question, je demanderais à Ouattara de les faire libérer immédiatement, tout comme je lui demande de faire cesser ces graves exactions perpétrés sur les populations partout dans le pays. Nous avons un régime présidentiel qui fait de moi le premier responsable de ce qu'il pourrait leurs reprocher. Qu'il fasse honneur à la Cote d'Ivoire, pendant qu'il est encore temps en rétablissant l'état de droit très rapidement. La terreur ne résout rien. Le calme qu'elle procure est très souvent trompeur. Les gens sont certes apeurés, c'est dans l'ordre des choses, parce que face à une situation nouvelle. Mais qu'il ne les amènent pas à s'y habituer et à surmonter leur peur.

NT : Alassane Ouattara est-il un danger pour la démocratie?

LG : Pour ce que nous voyons, il serait insensé de dire non. Arrêter Affi pour avoir donné une interview et fait une déclaration qui dépeint la situation socio-politique. C'est impensable après de longues années de lutte pour l'instauration de la démocratie ! Que Ouattara fasse attention dans son envie de tuer la démocratie, les ivoiriens sont très jaloux de leur liberté devenue effective depuis une décennie. L'homme politique qui ne met pas le peuple au centre de ses préoccupations s'expose gravement.

NT : Ouattara peut-il gouverner la Côte d'Ivoire ?

LG : Il lui faudra bien ! Puisqu'il en a rêvé avec obsession. Maintenant qu'il l'a obtenu en cadeau à coup de canon de Sarkozy, il n'a pas le choix ! Va-t-il y parvenir? Tout dépendra de son acceptation par le peuple de Côte d'Ivoire durement éprouvé par sa passion pour les armes et dont on peut imaginer le rejet pour sa personne.

NT : Le tout n'était donc pas de réussir son coup d'État ?

LG : Absolument pas ! Renverser Gbagbo et se proclamer président était peut-être l'étape la plus facile. Mais qu'en sera-t-il pour chaque ivoirien ayant subit le courroux de ses hommes? La réconciliation entre lui et le peuple sera laborieuse, peut-être même jamais une réalité. Le problème de sa légitimité se posera à lui de façon récurrente.

NT : Comment faites-vous pour garder votre légendaire bonne humeur, malgré ce que vous traversez?

LG : Que voulez-vous que je fasse, mon cher Navy? Il est souvent bon de rire des choses tragiques. D'abord parce que les pleures ne changeront pas leurs courts, mais, mieux leur avènement est porteur de plusieurs enseignements. Pour certains c'est gagné et pour d'autres c'est perdu. Et pourtant...

NT : Vous considérez-vous toujours comme président de la Côte d'Ivoire?

LG : Si tel était cas, je suis bien loin du palais présidentiel maintenant. (rire)

NT : Votre chute n'a pas été saluée par une lièsse populaire.

LG : C'est à Ouattara qu'il faut porter ce message.

NT : Le mot de la fin aux internautes pour qui vous êtres un héros africain et à vos électeurs qui sont traqués par les rebelles de Ouattara.

LG : Merci à nos amis internautes qui se mobilisent pour la Côte d'Ivoire, mes partisans, mes collaborateurs, ma famille et moi. Cela me va droit au cœur de savoir qu'ils existent. Au delà de mes électeurs, je recommande à tous mes compatriotes et africains de rester dignes.

NT : Au revoir Monsieur le président en espérant qu'il ne vous arrivera rien.

LG : Si tel était le cas, il aura prouvé à tous ce qu'il est (Rire).

Que Dieu benisse la Cote d'Ivoire!


Source: FACEBOOK

FELIX ANOBLE, PROCHE DE IB, EXECUTE PAR LES HOMMES DE SORO: LE PDCI, PAS D'ACCORD!


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Aussi incroyable que cela puisse paraître, le sergent Ibrahim Coulibaly chef du "commando invisible" était soutenu par une branche du PDCI, le parti d'Houphouet Boigny, dirigé aujourd'hui par l'ex-président Henri Konan Bédié.

La preuve, M. Félix Anoblé, le porte parole du sergent Ibrahim Coulibaly est un militant du PDCI-RDA, membre du bureau politique de la Jeunesse de ce parti. Il n'était pas seul.

Notre correspondance sur place nous fait savoir que ce ralliement à la cause de "IB" n'a pas du tout été apprécié par Soro et ses hommes.

Malgré l'intervention de Bédié lui-même auprès de Ouattara et Soro pour ne pas attenter à la vie de Felix Anoblé, rien y fit. Les hommes de Soro Guillaume sur instruction personnelle de celui-ci, viennent d'exécuter Felix Anoblé, porte parole de IB et membre du bureau de la jeunesse du PDCI-RDA.

Un autre membre du PDCI et proche de IB est actuellement en fuite.

L'ex-président Bédié a appelé en personne le président de la jeunesse de son parti, pour avoir des explications sur ces ralliements. Konan Bertin dit KKB (c'est de lui qu'il s'agit) a dit ne pas être au courant.

Felix Anoblé est un membre influent du PDCI-RDA. Neveu de M. Duncan l'ex-premier ministre de Bédié. Il fait partie des hommes de mains et de confiance du sulfureux président de la jeunesse du PDCI-RDA KKB. Il est vraiment étonnant qu'il ne sache rien.

KKB, il faut le signaler, n'est pas en Côte d'Ivoire. Sous la fallacieux prétexte d'un problème de santé, il est allé se réfugier en France.


Avec cette nouvelle affaire, on le voit, la coalition PDCI-RDR n'est pas aussi forte qu'on le prétend.

A suivre...


Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE


COTE D’IVOIRE: GENOCIDE EN PREPARATION A YOPOUGON, FIEF PRO-GBAGBO, QUI SERA RASE DANS LES HEURES QUI VIENNENT PAR LA FORCE LICORNE

 



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Le vendredi 29 Avril 2011, par IvoireBusines.net.


De source proche de certains soldats français de la force Licorne, désabusés et écœurés par tant d'injustices graves contre le peuple de Côte d'Ivoire, la Licorne s'apprêterait dans les toutes prochaines heures, à raser la ville de Yopougon à coups de bombes, pour casser la résistance héroïque menée par les soldats restés fidèles au Président Gbagbo.

Il est donc demandé avec insistance à tous ceux qui ne seraient pas des combattants, de quitter urgemment la ville, car la France va y commettre un véritable génocide, pire que celui du Rwanda. Des tonnes de bombes seront larguées au hasard sur les maisons. C'est un véritable carnage qui s'y prépare.

Le Président installé par la Communauté internationale, Alassane Ouattara, ne maîtrise plus rien en Côte d'Ivoire, dépassé qu'il est par les évènements qu'il a lui-même crées à coups de mensonges et d'intoxication. Certains pensent déjà qu'il s'est trompé de pays et a trompé tout le monde, notamment la Communauté internationale.

C'est donc la force Licorne qui a pris les choses en mains à Abidjan, où elle contrôle et dirige toutes les opérations militaires. Les FRCI ne sont que des faire-valoir. C'est la Licorne qui a neutralisé IB, le chef du commando invisible d'Abobo, il y a deux jours avant de le livrer aux hommes de Cherif Ousmane.

C'est encore elle qui va larguer des tonnes de bombes dans les heures qui viennent à Yopougon sur des milliers de populations civiles, en voulant neutraliser les Forces de défense et de sécurité (Fds) restées loyalistes au Président Gbagbo, qui leur opposent une résistance farouche.

Les heures qui viennent seront encore insoutenables pour le peuple de Côte d'Ivoire.

Mais la victoire n'est pas hors d'atteinte malgré les apparences de défaite suite à la capture du Président Gbagbo par la même Licorne.

Souvenons-nous la guerre du Vietnam entre les GI's américains et le pauvre peuple vietnamien. Malgré les tonnes de bombes lancées par les Gi's, la victoire a été du côté des vietnamiens.

Souvenons-nous de la guerre d'Algérie. Un million de morts algériens causés par la France pendant huit ans. Au bout du compte, la victoire a été du côté du peuple algérien.

Tout près de nous, on se souvient de la débâcle des Gi's en Somalie avec ces images fortes des Gi's trainés morts dans les rues de Mogadiscio. Une fois de plus, le peuple somalien, après près de 100.000 morts, a libéré la Somalie.

Il y a donc des raisons d'espérer d'une libération future de la Côte d'Ivoire des mains de la France et des Etats Unis. Il faut tout simplement y croire et continuer à dire non à la dictature d'Alassane Ouattara.


Christian Vabé

 

Source: IVOIREBUSINESS.NET

L'EX-PUTSCHISTE IVOIRIEN «IB» TUE PAR LES FORCES DE OUATTARA

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Les forces d'Alassane Ouattara ont tué mercredi soir l'ex-putschiste Ibrahim Coulibaly, dit «IB», chef du «commando invisible» dans le nord d'Abidjan, qui était perçu comme une menace par le pouvoir même s'il avait contribué à la chute de Laurent Gbagbo.

Plusieurs centaines de membres des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI), équipés de pick-up surmontés de mitrailleuses lourdes et de lance-roquettes, ont lancé mercredi matin une attaque d'envergure contre le fief d'«IB» dans le quartier populaire d'Abobo (nord), a constaté l'AFP.

Après cette «opération de sécurisation et de pacification», «IB est allé se réfugier dans une cour (d'habitations) non loin d'une usine à PK-18 (secteur nord d'Abobo)», a déclaré à l'AFP le capitaine Léon Kouakou Alla, porte-parole du ministère de la Défense. Dans cette cour, Ibrahim Coulibaly «a pris en otage toute une famille. Les FRCI ont effectué des tirs de sommation à deux reprises et il a réagi avec des tirs nourris. Les FRCI n'ont eu d'autre choix que de riposter, et la riposte lui a été fatale», a ajouté le porte-parole.

L'affrontement qui a eu lieu vers 20H00 (locales et GMT) a fait «deux soldats tués et plusieurs blessés» côté FRCI, et «sept morts» dans le camp adverse, dont «IB» lui-même, a-t-il précisé. Les FRCI avaient durant la journée progressé dans son fief sans rencontrer de réelle résistance.

Le «commando invisible» avait contribué à la chute de l'ex-président Laurent Gbagbo le 11 avril, en déstabilisant son régime par la prise de contrôle progressive du nord d'Abidjan au début de l'année. Le président Ouattara avait appelé vendredi l'ex-putschiste de 1999 et 2002 à désarmer ses hommes, sous peine d'y être contraint par la force. «On demandait une semaine, dix jours, le temps de bien expliquer aux combattants qu'ils doivent désarmer sans conditions. Il faut les convaincre qu'ils peuvent déposer les armes sans craindre pour leur vie», avait déclaré à l'AFP au début de l'offensive Félix Anoblé, numéro deux du «commando invisible».

---> Réécoutez le son, Avec le «commando invisible» dans les rues d'Abidjan

«IB» avait demandé à être reçu par le chef de l'Etat pour se mettre à sa disposition. Son entourage avait accusé le Premier ministre Guillaume Soro de faire obstacle à cette demande. M. Soro a été l'adversaire historique d'Ibrahim Coulibaly au sein de la rébellion responsable du putsch raté de 2002 contre M. Gbagbo, force dont il prit finalement la tête et qui forme désormais le gros des FRCI.

Ibrahim Coulibaly, l'un des personnages les plus mystérieux de la scène ivoirienne depuis une décennie, avait revendiqué ces derniers jours sa part dans la chute de M. Gbagbo, tout en assurant se placer sous l'autorité d'Alassane Ouattara, dont il avait été le garde du corps. Dans un entretien au quotidien français La Croix à paraître jeudi, M. Ouattara a évalué à près de 3.000 morts le bilan des violences post-électorales en Côte d'Ivoire, tandis que l'ONU fait état de près de 1.000 morts.


AFP

Source: LIBERATION.FR

 

vendredi, 29 avril 2011

REVELATION SUR LA COTE D'IVOIRE REÇUE PAR UN CHRETIEN EVANGELIQUE IVOIRIEN LE 20 JANVIER 2011


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Chers amis,

 

J'observerai un jeûne (au pain et à l'eau) du Lundi au Vendredi pour intercéder en faveur de mon pays et de ses habitants (quel qu'ils soient...).

Que le DIEU de bonté soit tendre et protecteur avec ceux qui confessent son Saint Nom et croient en sa puissance d'amour salvatrice.

Je vous exhorte à le faire avec tous les hommes de bonne volonté... pour nos amis, nos parents, nos camarades, notre pays.


Bien-aimés,

Face à ce que j'ai vu en songe aujourd'hui, jeudi 20 janvier 2011, au petit matin entre 4h00 et 5h00, je crois qu'il est plus que jamais urgent pour l'Eglise de se lever et de mener le combat spirituel en faveur de la Côte d'Ivoire.

En effet, dans le songe, je voyais que des forces étrangères avaient pris d'assaut la Côte d'Ivoire, elles ont attaqué de partout avec des armes lourdes. Les détonations étaient insupportables. C'était presque le chaos en Côte d'Ivoire. Plusieurs institutions bancaires et des bâtiments ont été détruits.

Chose bizarre dans ce songe, je ne voyais en aucun moment l'armée ivoirienne (FDS). Ces forces étrangères semblaient avoir le dessus quand tout d'un coup, il y a eu une confusion. Alors, la situation s'est inversée et ces forces ont pris la fuite. Nul ne pouvait expliquer comment la situation a été soudainement renversée. Après ces violences d'une extrême gravité, un calme s'est abattu sur la Côte d'Ivoire. Les dégâts étaient incalculables. Je voyais par-ci et par-là des débris, de la cendre... La désolation était terrible.

C'est alors que je me suis réveillé vers 5h00. J'étais profondément troublé et bouleversé face à cette horreur. Alors je me suis mis à combattre et à intercéder pour la Côte d'Ivoire. DIEU m'a donné un passage pendant le moment de prière et j'ai prié sur la base de ces versets bibliques.


Voici les versets bibliques : Psaumes 86 : 14-17 (pour une prière efficace, remplacer « me », « moi » et « servante » par « Côte d'Ivoire »).


14 O DIEU ! des orgueilleux se sont levés contre moi, une troupe d'hommes violents en veulent à ma vie ; ils ne portent pas leurs pensées sur toi.

15 Mais toi, SEIGNEUR, tu es un DIEU miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité ;

16 Tourne vers moi les regards et aie pitié de moi, donne la force à ton serviteur, et sauve le fils de ta servante !

17 Opère un signe en ma faveur ! Que mes ennemis le voient et soient confus ! Car tu me secours et tu me consoles, ô ETERNEL !

 

Interprétation du songe :

 

Dans cette attaque de la Côte d'Ivoire par des forces étrangères, la victoire de la Côte d'Ivoire ne viendra pas de son armée (FDS) mais de l'ETERNEL lui-même, qui va créer une situation de confusion (Psaume 86 : 17) et entraîner la fuite de ces forces. C'est pourquoi dans le songe, l'armée ivoirienne était invisible. C'est l'armée des cieux qui donnera la victoire à la Côte d'Ivoire.

L'attaque sera très violente et les dégâts seront importants, mais DIEU va restaurer la paix en Côte d'Ivoire.

 

Sujets de prières :

 

1-      Prier pour que DIEU fasse grâce à la Côte d'Ivoire et pardonne le péché du peuple, de l'Eglise et des dirigeants ;

2-      Invoquer la bonté et la miséricorde de DIEU pour qu'il épargne le pire à la Côte d'Ivoire ;

3-      Prier pour les familles et pour leur protection ;

4-      Que DIEU fasse un signe en faveur de la Côte d'Ivoire (Psaume 86 : 17) ;

5-      Que les ennemis de la Côte d'Ivoire soient dans la confusion (Psaume 86 : 17) ;

6-      Que DIEU donne la force à la Côte d'Ivoire et à ses fils (Psaume 86 : 16) ;

7-      Que DIEU secourt la Côte d'Ivoire (Psaume 86 : 17) ;

8-      Que DIEU console la Côte d'Ivoire (Psaume 86 : 17) ;

9-      Que DIEU restaure la Côte d'Ivoire tout entière ;

10-    Que DIEU établisse une paix durable et définitive en Côte d'Ivoire.


Merci de faire circuler ce message autour de vous !

 

jeudi, 28 avril 2011

DESINFORMATION SUR LA CRISE EN COTE D'IVOIRE: LA TYRANNIE ET SES MENSONGES


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« L'erreur ne devient pas vérité parce qu'elle se propage et se multiplie ; la vérité ne devient pas erreur parce que nul ne la voit. » - Gandhi

 

Le calvaire que le grand capital assoiffé de pétrole et de profits fait vivre au peuple ivoirien est une immense injustice qui est d'autant plus intolérable qu'elle se produit dans l'indifférence d'une grande partie de mes compatriotes québécois. Depuis bientôt cinq mois, malgré toute ma bonne volonté et mes efforts personnels pour sensibiliser en particulier la classe politique et les médias, j'observe impuissant les Ivoiriens, admirables résistants, se battre seuls contre l'argent des maitres du monde et les fusils de leurs valets. Je pleure et je me réveille la nuit en les entendant gémir, appeler à l'aide.

Une multitude de blogues, de pages Facebook, de canaux Twitter et de sites Web ivoiriens et africains sont parcourus de cris d'indignation et de hurlements de douleur qu'efface sans peine le vacarme assourdissant de la machine de guerre occidentale. À peine audibles, les lamentations des victimes de Duékoué, de Gagnoa, de San Pedro, d'Abidjan et du reste de la Côte d'Ivoire se perdent dans les abysses cybernétiques, tandis que les vampires qui boivent goulument le sang des Africains perpètrent tranquillement leurs crimes sous un déluge de média-mensonges. Avez-vous remarqué le silence de Radio-Canada depuis que l'affaire est prétendument réglée ? Avez-vous remarqué comme cette bande de journalistes à gages se tient coite depuis l'enlèvement de Laurent Gbagbo par les Français, qui l'ont remis à de sombres brutes pour qu'il soit humilié et séquestré avec sa femme, Simone ?

Pourtant, les rebelles poursuivent leurs massacres, jouissent de l'impunité et se tuent même entre eux, ce qui est très embarrassant pour Radio-Canada, qui nous présentait Alassane Ouattara comme le grand démocrate désigné comme vainqueur par la « communauté internationale ». Les élections fédérales tombant à point nommé, Radio-Canada a donc changé de sujet. Elle se désintéresse du conflit au moment où il vient de faire des milliers de morts. Quel contraste avec ce qui s'est passé entre décembre et mars ! Radio-Canada nous avait alors habitués aux quelques centaines de morts des statistiques plus ou moins fictives de l'ONU pour accabler Laurent Gbabo de tous les maux.

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Dans la première photo ci-dessus, des civils sont utilisés comme bouclier humain par les rebelles de Ouattara. Dans la seconde, l'un des civils servant de bouclier est tué lors d'un échange de tirs.

Le chaos et la terreur engendrés par l'ONU et la France, qui disaient vouloir protéger les civils, règnent partout sur le territoire ivoirien. Il y aurait deux-millions de déplacés. Les gens se terrent dans les plantations ou dans leur maison, en ville. Ils manquent de nourriture. Les voyous drogués et sans âme recrutés par Ouattara tuent, pillent, violent et saccagent. Les cadavres jonchent les rues. L'ONUCI, force des Nations Unies en Côte d'Ivoire, tire avec ses canons sur les civils de la vaste commune de Yopougon, en plein coeur d'Abidjan. Les jeunes hommes sans arme sont systématiquement « arrêtés », sous prétexte que ce sont des miliciens. S'ils résistent, ils sont tués. Les casques bleus restent sagement dans leur caserne, à Duékoué, pendant qu'à trois kilomètres de leur camp, des dozos sanguinaires massacrent plus de huit-cents civils innocents en deux jours, dans les cris d'horreur. Mais, soudainement, Radio-Canada a des choses plus importantes à nous dire que de nous parler de la tragédie provoquée par la soi-disant « communauté internationale », tout comme Radio-Canada occulte constamment le rôle machiavélique de la soi-disant « communauté internationale » dans le drame haïtien.

Je veux aujourd'hui que mes compatriotes québécois prennent conscience d'un scandale abominable et de la nature diabolique de ceux qui en sont la cause. Pétrole de l'ile d'Anticosti ou pétrole du golfe de Guinée, gaz de schiste de la vallée du Saint-Laurent ou cacao ivoirien : même avidité et même mépris pour l'humanité. Je n'aurai de repos que lorsque les Québécois descendront dans la rue avec l'Afrique et les autres peuples meurtris pour réclamer la justice. Je n'aurai de repos que lorsque chaque peuple s'apercevra qu'il n'est pas seul et cessera de croire ce que les menteurs au service de la ploutocratie racontent à propos des autres peuples. Ivoiriens, Haïtiens, Serbes, Congolais, Afghans, Irakiens, Palestiens, Cubains, Français, Étasuniens et Québécois doivent cesser de se voir les uns les autres à travers le filtre des grands médias et doivent se parler directement. Quand la maison du voisin brule, on peut bien faire semblant que le problème ne nous concerne pas, mais un jour viendra peut-être où ce sera la nôtre qui sera en feu. Il n'y a d'avenir pour l'humanité que dans la solidarité.

De la naïveté à la complicité

Si la désinformation est responsable de l'apathie du citoyen lambda, comment se fait-il tout de même que les plus politisés d'entre nous se laissent endormir de la sorte ? Les fabrications mensongères qu'on essaie de nous implanter dans le cerveau sont d'une grossièreté qui saute aux yeux. Et nous nous sommes fait faire le coup des dizaines de fois avant, à chaque guerre ou opération impériale de supposé « maintien de la paix ». Comment pouvons-nous être dupes des mêmes mensonges ? Comment pouvons-nous croire que la propagande se conjugue uniquement au passé, dans les manuels d'histoire ? Comment nous, les Québécois, pouvons-nous nous imaginer qu'il n'y a de désinformation que lorsque nous en sommes les victimes ? Nous dénonçons le Quebec bashing ou la dissimulation des reculs du français, mais en même temps, nous croyons sans discernement ce que les médias nous racontent au sujet des guerres impériales.

À entendre parler beaucoup de gens supposément intelligents, Obama, Sarkozy, Harper et leurs pions menteurs onusiens, qui tiennent la « communauté internationale » en laisse, éprouveraient soudainement une grande passion pour la démocratie en Afrique. Du Gabon à la Tunisie en passant par le Rwanda, ils entretiennent depuis belle lurette des relations tout à fait cordiales avec des dictateurs qui tantôt « s'accrochent au pouvoir » depuis des décennies, tantôt commettent des massacres à grande échelle. On sait bien pourquoi de telles amitiés sont cultivées : les ressources naturelles et les profits. Pour quelle autre raison a-t-on déjà fait la guerre ? Nommez-moi un seul cas où des troupes occidentales ont défendu des principes moraux par grandeur d'âme. Un seul cas où nos soldats se sont battus pour la justice et la paix. Un seul cas où l'on n'a pas menti systématiquement au peuple qui fournit la chair à canon pour justifier la guerre. Il n'y en a aucun. Qu'à cela ne tienne, partout autour de moi, des Québécois sont disposés à croire qu'en Côte d'Ivoire, la machine à larguer des bombes s'est mutée en douce fée venue apporter la démocratie d'un coup de canon à étoiles.

Incommensurable est la souffrance humaine causée par les faux justiciers qui ont toujours un vilain à mater quelque part et qui réussissent à garder leur image de bons grâce à leur emprise totale sur les médias. Les vilains sont souvent en Afrique, mais pas seulement là. Songez aux centaines de milliers de morts et de blessés et au million de réfugiés de l'Irak : fallait casser la gueule au vilain Saddam. Songez à l'Afghanistan martyrisé depuis 2001, où la corruption et le trafic de drogue règnent. Quel progrès ! Quelle belle œuvre humanitaire ! Fallait casser la gueule à Ben Laden. Il y a toujours des gueules à casser quelque part. Surtout là où se trouvent de mauvais clients. Et ce cassage de gueules laisse dans son sillage des drames qui perdurent.

En 1999, l'OTAN largue des milliers de tonnes de bombes sur la Yougoslavie pendant 78 jours. Alors qu'on nous vante la guerre propre, avec des frappes chirurgicales, des hôpitaux et des écoles sont touchés, comme ce sera le cas en Irak, quatre ans plus tard. Mais ces drames sont occultés à Radio-Canada et ailleurs, comme toujours. Le complexe pétrochimique de la ville de Pancevo est détruit par les frappes, causant fuites toxiques et contamination. Aujourd'hui, les hôpitaux de Pancevo sont remplis de cancéreux. Les invalides sont légion. Les enfants souffrent d'asthme. Les cimetières se remplissent de gens morts à quarante ou cinquante ans.

L'OTAN disait que les bombardements avaient pour but d'éviter une catastrophe humanitaire au Kosovo. Fallait une fois de plus casser la gueule d'un vilain : Milosevic. Or, les habitants de Pancevo se demandent encore aujourd'hui quel rapport il y avait entre cet objectif et les usines de leur ville. En fait, comme toujours, la démocratie et la protection des faibles n'étaient pour rien dans l'œuvre destructrice des maitres du monde. Il s'agissait de porter au pouvoir un faux mouvement indépendantiste constitué par la pègre kosovare d'Hashim Thaçi, qui faisait dans le trafic d'organes et qui règne aujourd'hui sur la traite des blanches en Europe. Il s'agissait aussi d'établir une base de l'OTAN au Kosovo, berceau de la Serbie. Voilà pourquoi on a agressé les Serbes, on les a tués en invoquant de faux charniers et on a dépecé leur pays.

Combien de fois encore avalerons-nous toutes les couleuvres que les médias aux ordres nous apprêtent chaque jour ? Combien de tragédies provoquées par les gardiens autoproclamés de la paix devront avoir lieu pour que l'on cesse de faire comme si les Radio-Canada de ce monde n'avaient pas pour fonction de relayer des mensonges et de nous mettre des idées dans la tête ? Il y a un moment où la naïveté, la paresse intellectuelle et le je-m'en-foutisme deviennent de la complicité.

La réalité masquée par les médias occidentaux en Côte d'Ivoire

Les raisonnements tenus par les médias occidentaux, au sujet de la crise actuelle en Côte d'Ivoire, tiennent purement et simplement du délire mythomane. Les journalistes aux ordres font gober des balivernes à leur public en répétant de fallacieux mantras, en accréditant les propos des terroristes et des assassins, en véhiculant les mensonges des humanitaires à gages et en reléguant au second plan certaines vérités fondamentales.

Dès le début de la crise postélectorale, Laurent Gbagbo a demandé simplement qu'un comité international recompte les voix pour régler le contentieux, qui s'apparente à beaucoup de situations rencontrées dans d'autres pays, y compris aux États-Unis à l'élection présidentielle de 2000. Alassane Ouattara a rétorqué qu'il ne fallait pas recompter les voix, que Laurent Gbagbo devait partir et que, s'il refusait de s'en aller, il fallait l'extirper militairement de son fauteuil. Donc, celui que Sarkozy appelle un dictateur a demandé une médiation impartiale, tandis que celui qui serait le vrai démocrate, « reconnu par la communauté internationale », a répondu qu'il fallait faire la guerre civile, sachant très bien que l'extirpation ne se réaliserait qu'au prix d'un grand nombre de vies humaines et ne pourrait pas être une opération « chirurgicale ».

Les appels à la guerre de Ouattara n'ont rien d'étonnant lorsqu'on sait que lui et ses parrains français à la solde du grand capital ont entrepris de déloger Gbagbo par la force dès septembre 2002, dans une tentative de coup d'État qui a été suivie de la guerre civile sanglante dont nous venons de voir le dernier épisode tragique et dont le bilan s'élève aujourd'hui probablement à près de vingt-mille morts et des dizaines de milliers de blessés. Les rebelles qui ont attaqué la Côte d'Ivoire et commencé la guerre civile ont toujours agi pour le compte d'Alassane Ouattara et se sont comportés de manière sanguinaire, capturant des policiers chez eux, les torturant et les exécutant sur la place publique, tantôt par balle, tantôt en les transformant en torches humaines, tantôt par d'autres procédés.

Le chaos et la terreur engendrés par l'ONU et la France, qui disaient vouloir protéger les civils, règnent partout sur le territoire ivoirien. Il y aurait deux-millions de déplacés. Les gens se terrent dans les plantations ou dans leur maison, en ville. Ils manquent de nourriture. Les voyous drogués et sans âme recrutés par Ouattara tuent, pillent, violent et saccagent. Les cadavres jonchent les rues. L'ONUCI, force des Nations Unies en Côte d'Ivoire, tire avec ses canons sur les civils de la vaste commune de Yopougon, en plein coeur d'Abidjan. Les jeunes hommes sans arme sont systématiquement « arrêtés », sous prétexte que ce sont des miliciens. S'ils résistent, ils sont tués. Les casques bleus restent sagement dans leur caserne, à Duékoué, pendant qu'à trois kilomètres de leur camp, des dozos sanguinaires massacrent plus de huit-cents civils innocents en deux jours, dans les cris d'horreur. Mais, soudainement, Radio-Canada a des choses plus importantes à nous dire que de nous parler de la tragédie provoquée par la soi-disant « communauté internationale », tout comme Radio-Canada occulte constamment le rôle machiavélique de la soi-disant « communauté internationale » dans le drame haïtien.

Je veux aujourd'hui que mes compatriotes québécois prennent conscience d'un scandale abominable et de la nature diabolique de ceux qui en sont la cause. Pétrole de l'ile d'Anticosti ou pétrole du golfe de Guinée, gaz de schiste de la vallée du Saint-Laurent ou cacao ivoirien : même avidité et même mépris pour l'humanité. Je n'aurai de repos que lorsque les Québécois descendront dans la rue avec l'Afrique et les autres peuples meurtris pour réclamer la justice. Je n'aurai de repos que lorsque chaque peuple s'apercevra qu'il n'est pas seul et cessera de croire ce que les menteurs au service de la ploutocratie racontent à propos des autres peuples. Ivoiriens, Haïtiens, Serbes, Congolais, Afghans, Irakiens, Palestiens, Cubains, Français, Étasuniens et Québécois doivent cesser de se voir les uns les autres à travers le filtre des grands médias et doivent se parler directement. Quand la maison du voisin brule, on peut bien faire semblant que le problème ne nous concerne pas, mais un jour viendra peut-être où ce sera la nôtre qui sera en feu. Il n'y a d'avenir pour l'humanité que dans la solidarité.

De la naïveté à la complicité

Si la désinformation est responsable de l'apathie du citoyen lambda, comment se fait-il tout de même que les plus politisés d'entre nous se laissent endormir de la sorte ? Les fabrications mensongères qu'on essaie de nous implanter dans le cerveau sont d'une grossièreté qui saute aux yeux. Et nous nous sommes fait faire le coup des dizaines de fois avant, à chaque guerre ou opération impériale de supposé « maintien de la paix ». Comment pouvons-nous être dupes des mêmes mensonges ? Comment pouvons-nous croire que la propagande se conjugue uniquement au passé, dans les manuels d'histoire ? Comment nous, les Québécois, pouvons-nous nous imaginer qu'il n'y a de désinformation que lorsque nous en sommes les victimes ? Nous dénonçons le Quebec bashing ou la dissimulation des reculs du français, mais en même temps, nous croyons sans discernement ce que les médias nous racontent au sujet des guerres impériales.

À entendre parler beaucoup de gens supposément intelligents, Obama, Sarkozy, Harper et leurs pions menteurs onusiens, qui tiennent la « communauté internationale » en laisse, éprouveraient soudainement une grande passion pour la démocratie en Afrique. Du Gabon à la Tunisie en passant par le Rwanda, ils entretiennent depuis belle lurette des relations tout à fait cordiales avec des dictateurs qui tantôt « s'accrochent au pouvoir » depuis des décennies, tantôt commettent des massacres à grande échelle. On sait bien pourquoi de telles amitiés sont cultivées : les ressources naturelles et les profits. Pour quelle autre raison a-t-on déjà fait la guerre ? Nommez-moi un seul cas où des troupes occidentales ont défendu des principes moraux par grandeur d'âme. Un seul cas où nos soldats se sont battus pour la justice et la paix. Un seul cas où l'on n'a pas menti systématiquement au peuple qui fournit la chair à canon pour justifier la guerre. Il n'y en a aucun. Qu'à cela ne tienne, partout autour de moi, des Québécois sont disposés à croire qu'en Côte d'Ivoire, la machine à larguer des bombes s'est mutée en douce fée venue apporter la démocratie d'un coup de canon à étoiles.

Incommensurable est la souffrance humaine causée par les faux justiciers qui ont toujours un vilain à mater quelque part et qui réussissent à garder leur image de bons grâce à leur emprise totale sur les médias. Les vilains sont souvent en Afrique, mais pas seulement là. Songez aux centaines de milliers de morts et de blessés et au million de réfugiés de l'Irak : fallait casser la gueule au vilain Saddam. Songez à l'Afghanistan martyrisé depuis 2001, où la corruption et le trafic de drogue règnent. Quel progrès ! Quelle belle œuvre humanitaire ! Fallait casser la gueule à Ben Laden. Il y a toujours des gueules à casser quelque part. Surtout là où se trouvent de mauvais clients. Et ce cassage de gueules laisse dans son sillage des drames qui perdurent.

En 1999, l'OTAN largue des milliers de tonnes de bombes sur la Yougoslavie pendant 78 jours. Alors qu'on nous vante la guerre propre, avec des frappes chirurgicales, des hôpitaux et des écoles sont touchés, comme ce sera le cas en Irak, quatre ans plus tard. Mais ces drames sont occultés à Radio-Canada et ailleurs, comme toujours. Le complexe pétrochimique de la ville de Pancevo est détruit par les frappes, causant fuites toxiques et contamination. Aujourd'hui, les hôpitaux de Pancevo sont remplis de cancéreux. Les invalides sont légion. Les enfants souffrent d'asthme. Les cimetières se remplissent de gens morts à quarante ou cinquante ans.

L'OTAN disait que les bombardements avaient pour but d'éviter une catastrophe humanitaire au Kosovo. Fallait une fois de plus casser la gueule d'un vilain : Milosevic. Or, les habitants de Pancevo se demandent encore aujourd'hui quel rapport il y avait entre cet objectif et les usines de leur ville. En fait, comme toujours, la démocratie et la protection des faibles n'étaient pour rien dans l'œuvre destructrice des maitres du monde. Il s'agissait de porter au pouvoir un faux mouvement indépendantiste constitué par la pègre kosovare d'Hashim Thaçi, qui faisait dans le trafic d'organes et qui règne aujourd'hui sur la traite des blanches en Europe. Il s'agissait aussi d'établir une base de l'OTAN au Kosovo, berceau de la Serbie. Voilà pourquoi on a agressé les Serbes, on les a tués en invoquant de faux charniers et on a dépecé leur pays.

Combien de fois encore avalerons-nous toutes les couleuvres que les médias aux ordres nous apprêtent chaque jour ? Combien de tragédies provoquées par les gardiens autoproclamés de la paix devront avoir lieu pour que l'on cesse de faire comme si les Radio-Canada de ce monde n'avaient pas pour fonction de relayer des mensonges et de nous mettre des idées dans la tête ? Il y a un moment où la naïveté, la paresse intellectuelle et le je-m'en-foutisme deviennent de la complicité.

La réalité masquée par les médias occidentaux en Côte d'Ivoire

Les raisonnements tenus par les médias occidentaux, au sujet de la crise actuelle en Côte d'Ivoire, tiennent purement et simplement du délire mythomane. Les journalistes aux ordres font gober des balivernes à leur public en répétant de fallacieux mantras, en accréditant les propos des terroristes et des assassins, en véhiculant les mensonges des humanitaires à gages et en reléguant au second plan certaines vérités fondamentales.

Dès le début de la crise postélectorale, Laurent Gbagbo a demandé simplement qu'un comité international recompte les voix pour régler le contentieux, qui s'apparente à beaucoup de situations rencontrées dans d'autres pays, y compris aux États-Unis à l'élection présidentielle de 2000. Alassane Ouattara a rétorqué qu'il ne fallait pas recompter les voix, que Laurent Gbagbo devait partir et que, s'il refusait de s'en aller, il fallait l'extirper militairement de son fauteuil. Donc, celui que Sarkozy appelle un dictateur a demandé une médiation impartiale, tandis que celui qui serait le vrai démocrate, « reconnu par la communauté internationale », a répondu qu'il fallait faire la guerre civile, sachant très bien que l'extirpation ne se réaliserait qu'au prix d'un grand nombre de vies humaines et ne pourrait pas être une opération « chirurgicale ».

Les appels à la guerre de Ouattara n'ont rien d'étonnant lorsqu'on sait que lui et ses parrains français à la solde du grand capital ont entrepris de déloger Gbagbo par la force dès septembre 2002, dans une tentative de coup d'État qui a été suivie de la guerre civile sanglante dont nous venons de voir le dernier épisode tragique et dont le bilan s'élève aujourd'hui probablement à près de vingt-mille morts et des dizaines de milliers de blessés. Les rebelles qui ont attaqué la Côte d'Ivoire et commencé la guerre civile ont toujours agi pour le compte d'Alassane Ouattara et se sont comportés de manière sanguinaire, capturant des policiers chez eux, les torturant et les exécutant sur la place publique, tantôt par balle, tantôt en les transformant en torches humaines, tantôt par d'autres procédés.


 

 

Bernard Desgagné


Source : VIGILE.NET

mercredi, 27 avril 2011

LA FRANCE PEUT-ELLE GAGNER LA GUERRE DE RECOLONISATION DE L’AFRIQUE ?


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Pour maintenir sa domination sur les territoires africains de Madagascar et de l`Algérie, la France s`est lancée dans les guerres coloniales, massacrant des milliers de Malgaches et d`Algériens. Malgré l`omerta, on sait qu`il y a eu une centaine de milliers de Malgaches et d`Algériens massacrés par l`armée coloniale française !

 

S`ils en doutaient encore, les Africains viennent d`avoir la preuve, avec les évènements de Libye et de Côte d`Ivoire, que la France a déclenché une nouvelle guerre de colonisation de l`Afrique. Dans cette œuvre barbare, la France a le soutien des Etats-Unis d`Amérique, qui dirigent une coalition militaro-impérialiste dénommée OTAN. La France se bat depuis un siècle pour se maintenir au rang de puissance moyenne. Par effraction, elle est entrée au Conseil de Sécurité des Nations Unies bien qu`ayant été occupée militairement par l`Allemagne durant toute la 2è guerre mondiale.

Après cette victoire diplomatique, la France a essayé de maintenir intact son empire colonial. Mal lui en a pris. Elle s`est lancée dans de nombreuses guerres coloniales, en Indochine, en Afrique du Nord, en Afrique Centrale. La France a été vaincue en Indochine ; C`est au Vietnam, à Diem Bien Phu que la France a subi sa plus lourde défaite coloniale.

Elle a donc abandonné l`Indochine, laissant aux Américains (USA) le soin de recommencer la guerre de colonisation de l`Asie. Vietnam, Laos et Cambodge furent donc perdus pour la France. L`Afrique du Nord et en particulier l`Algérie, a montré un visage hideux de la France. Pour maintenir sa domination sur les territoires africains de Madagascar et de l`Algérie, la France s`est lancée dans les guerres coloniales, massacrant des milliers de Malgaches et d`Algériens. Malgré l`omerta, on sait qu`il y a eu une centaine de milliers de Malgaches et d`Algériens massacrés par l`armée coloniale française !

Malgré ces massacres, l`Algérie et Madagascar ont obtenu leur indépendance, les armes à la main. Ces défaites ont amené la France à réajuster sa stratégie coloniale. Elle a donc programmé des indépendances sans contenu. Les nationalistes kamerunais ayant exigé l`indépendance totale et la réunification de leur pays, la France put donc expérimenter sa nouvelle stratégie de guerre coloniale. Entre 1952 et 1971, 500 000 Kamerunais furent massacrés par l`armée kamerunaise et l`armée franco-ahidjoïste.

Une Politique à Courte Vue

La France signait ainsi sa première grande victoire militaire néo-coloniale. Tous les observateurs sérieux s`accordent pour dire que la Françafrique est née au Kamerun, après les massacres que l`armée française a perpétrés dans notre pays. La France a désormais une réputation établie de nation guerrière qui ne s`embarrasse d`aucune considération humaine et morale pour massacrer les Noirs et les Arabes. On citera entre autres massacres commis directement ou indirectement (c`est-à-dire, avec le soutien actif de l`armée française), le Sénégal, le Congo-Kinshasa (expédition sur Kolwezi), le Rwanda (le génocide) et ces jours-ci la Côte d`Ivoire (3000 Ivoiriens assassinés par la licorne et les rebelles avec le soutien de l`armée française).

Voilà le vrai visage de la France. Pays guerrier qui massacre a tour de bras des populations noires et arabes dès lors que ses intérêts  semblent compromis. La France ne s`arrêtera pas de perpétrer d`autres massacres. Dans la compétition qui s`est ouverte, la France est dépassée par la Chine qui aspire à devenir la première puissance économique mondiale et par l`Allemagne qui est la première puissance économique européenne.

Elle sait que les BRICA (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) qui sont des pays indépendants seront dans quelques décennies les principales puissances économiques du monde. Que d`autres pays comme la Turquie, l`Iran, le Vietnam dépasseront bientôt la France. L`inquiétude gagne donc les élites françaises. La peur étant mauvaise conseillère, la France a donc décidé une fuite en avant guerrière espérant ainsi maintenir sous domination de vastes territoires africains par la terreur.

C`est un très mauvais calcul, c`est surtout une politique à très courte vue. Les Africains et notre Jeunesse en particulier sont édifiés sur le sens de l`interventionnisme français en Afrique. Presque plus personne ne croit à l` «amitié» franco-africaine. Ce que les Africains observent, c`est plutôt les dégâts et les malheurs causés par la Françafrique. Les Africains vivent au quotidien les méfaits de la domination française. Elle se traduit par l`injustice criarde qui permet par exemple à des employés et ouvriers français des multinationales et des entreprises françaises installées en Afrique de percevoir des salaires 10 fois voire 20 fois plus élevés que ceux des cadres et hauts cadres africains !

Elle se traduit par la discrimination dans l`octroi des marchés lorsque des entreprises françaises sont en concurrence avec des entreprises locales appartenant à des Africains ; elle se traduit par la mainmise de la France dans des secteurs entiers de l`économie non pas en raison de leurs performances mais plus par la corruption et le diktat que le pouvoir politique français exerce sur nos dirigeants ; elle se traduit par le carcan de la zone franc dans lequel des pays se disant indépendants sont contraints à l`utilisation de la monnaie de l`ex-puissance colonisatrice ; elle se traduit par la mainmise en Afrique des éditeurs français dans la production du livre scolaire et de la culture ; elle se traduit par la tentative faite de harcèlement et de propagande mensongère pour détruire les cultures africaines au prétexte qu`elles seraient arriérées.

Cette injustice propage la frustration, la colère et la haine dans les cœurs des Africains. Désormais la France apparaît comme le principal obstacle à l`épanouissement des peuples africains. Un tel sentiment, aucune armée, aucune force spéciale ne peut le vaincre. Ce sentiment crée les conditions pour préparer les armées de révolutionnaires qui libèreront demain l`Afrique des armées criminelles qui ont juré d`assujettir à jamais l`Afrique.

Notre jeunesse a bien saisi le message, elle est déterminée à libérer sa patrie, l`Afrique. Elle gagnera sa guerre de libération contre la France et contre toute autre armée d`occupation venue d`Occident. C`est cela la loi de l`Histoire. Notre Peuple a décidé de mettre en déroute l`imposture occidentale. Cela prendra le temps qu`il faut mais la France perdra sa guerre de recolonisation de l`Afrique et notre Patrie, l`Afrique, sera libre.



Par Abanda Kpama *

* Président du National Manidem

 

Source: ABIDJAN 360

APRES LA RECONCILIATION IMPOSSIBLE, VOICI LA PACIFICATION MILITAIRE

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La troisième pacification de la Côte d'Ivoire


Dans son dernier discours à la Nation, Alassane Dramane Ouattara a évoqué la "pacification" de la Côte d'Ivoire, qui devrait intervenir dans les deux mois qui viennent. Ce concept de "pacification", de nature fondamentalement militaire, me semble plus juste pour décrire la situation actuelle du pays d'Houphouët-Boigny que celui, menteur, de réconciliation. Il nous ramène à l'histoire de ce pays, et à deux périodes qui l'ont fondamentalement structurée.


Au début du vingtième siècle, la première pacification est menée par le gouverneur Gabriel Angoulvant. Après la conquête de la nouvelle possession de l'Empire français, il a engagé la "mise au pas" de ses structures locales de gouvernement, brisant les chefferies indociles, destituant les roitelets revêches, punissant collectivement les ethnies rebelles. Au final, le territoire tout entier s'est soumis à l'occupant, ce qui a rendu possible son exploitation économique dans la plus grande quiétude.

La seconde "pacification" de la Côte d'Ivoire, qui est en partie le sujet de la thèse de l'étudiant Laurent Gbagbo - soutenue en 1979 à l'Université de Paris VII - est rendue nécessaire par le "désordre" et la "contestation" nés du bouillonnement politique d'avant l'indépendance. Elle se déroule dans les années 1950 et 1960. Le parti de Félix Houphouët-Boigny, le PDCI-RDA, défie l'ordre colonial, de Treichville à Dimbokro. Prenant acte de la force de la répression, Houphouët décide de "composer". Il s'implique dans la grande opération de nettoyage politique qui vise les "extrémistes" de son propre camp, qui sont éliminés politiquement ou éliminés tout court. Pour empêcher toute compétition politique - et protéger le nouveau pacte franco-ivoirien -, il installe, comme ailleurs en Afrique, un système à parti unique. Comme Angoulvant, il mate les groupes ethniques rebelles, puis a l'intelligence de créer un système rassurant pour tous. Cette "pacification" terminée, l'exploitation économique néocoloniale peut commencer.

Depuis vingt ans, ce système néocolonial là, celui qui a vu naître le "miracle ivoirien", s'est épuisé. Avant d'entrer profondément en crise avec le coup d'État de décembre 1999, l'accession au pouvoir de l'opposant historique Laurent Gbagbo en octobre 2000, puis la rébellion de septembre 2002 qui a remis au goût du jour, dans le sud du pays, un discours critique, voire de rupture, vis-à-vis de l'ancienne métropole, dont les arbitrages et l'autorité ont été vivement contestés. Après neuf ans d'affrontements tantôt larvés tantôt musclés, après plusieurs épisodes de guerre par procuration (à travers les rebelles des Forces nouvelles) ou ouverte (dont la campagne de bombardements aériens des symboles civils et militaires de l'État ivoirien a été la phase la plus spectaculaire), la France officielle a réussi à "avoir la peau" de l'ennemi Laurent Gbagbo, incarnation du nationalisme ivoirien.

L'armée nationale décapitée, la Licorne est désormais en première ligne, avec un Alassane Ouattara dont le rôle rappelle celui d'Ahmadou Ahidjo aux premières années de l'indépendance camerounaise. Les  soldats dépenaillés des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) ne peuvent être, au fond, que des supplétifs, et leur attirail ridicule met plus que jamais en valeur la supériorité technique et "civilisationnelle" des troupes françaises. La troisième "pacification" de la Côte d'Ivoire est en marche. Elle se caractérise déjà par le "meurtre symbolique" du chef de la Résistance ivoirienne, de son épouse et de ses proches - l'on se souvient irrésistiblement des cas Béhanzin, Samory et Lumumba. La "punition collective" des ethnies et catégories sociales à problèmes, visant à installer un climat de terreur, est engagée. La chape de plomb, nécessaire à toute opération de nettoyage politique, pèse sur le pays. Par devoir "patriotique", les médias occidentaux ferment les yeux sur les massacres et les exactions de leurs alliés. Cela suffira-t-il pour enterrer à jamais la part indocile de l'âme ivoirienne ?

Rien n'est moins sûr, et les mois qui viendront serviront de test pour les apprentis sorciers de la recolonisation de l'Afrique. La France a misé sur un cheval qui n'a pas que des atouts. La principale faiblesse d'Alassane Ouattara est sa drôle d'armée, tout aussi incompétente que la légion improvisée qui sert de prétexte à l'intervention de l'OTAN en Libye. Spécialisés depuis 2002 dans les pillages et la répression des plus faibles, les rebelles ivoiriens ont conquis Abidjan et se paient sur le dos de la bête. Ce qui oblige et obligera l'ex et néo colonisateur à organiser des patrouilles mixtes en coordination avec des caporaux hâtivement transformés en officiers, et passibles de poursuites pour crimes contre l'humanité. Déjà, des photos de chars français portant fièrement le drapeau bleu blanc rouge et patrouillant dans les rues d'Abidjan sont diffusées...

De plus, malgré tous les artifices, le camp Ouattara n'a ni une base politique suffisante, ni les moyens d'imposer à moyen terme une terreur qui réduirait à la clandestinité toute opposition. En prenant le parti d'installer dans les commissariats et les rues d'Abidjan une milice très clairement ethnique (les FRCI), qui, en raison de ses pillages, est devenue la principale ennemie de la classe moyenne ivoirienne, Ouattara creuse le fossé qui le séparait de la population de la capitale économique, des non-Nordistes et des non-musulmans. On peut, par ailleurs, s'interroger sur les moyens que la France mettra à la disposition de son "gouverneur à la peau noire" en Côte d'Ivoire. La crise du crédit qui enserre l'Occident n'est pas un bon signe. En 2011, le FMI ne peut pas tout. L'inévitable tournure dictatoriale du régime Ouattara et les massacres de masse de ses hordes font déjà de lui un partenaire encombrant. Il n'est pas sûr qu'en 2011, Paris puisse toujours changer le cours de l'Histoire en Afrique avec quelques commandos d'élite et une poignée de conseillers techniques. Malgré les apparences d'une victoire totale, une partie politique et diplomatique serrée est engagée en Côte d'Ivoire.


 

In RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL


Source: Le blog de Théophile Kouamouo

UN SENATEUR AMERICAIN REVELE: IL Y A EU DES FRAUDES MASSIVES EN COTE D'IVOIRE!

 

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Le sénateur républicain James Inhofe


Malgré le fait que la France ait organisé le coup d'Etat en Côte d'Ivoire avec l'aide des américains, il existe des politiciens honnêtes et sincères. Bien davantage aux Etats-Unis qu'en France d'ailleurs. D'ailleurs, seul un sénateur américain a eu le courage d'interpeler publiquement la Secrétaire d'Etat Clinton sur la question...

Pour le Sénateur républicain James Inhofe, pas de doute, l'ONU se trompe. Selon les éléments en sa possession, des fraudes massives ont en effet été constatées dans le Nord de la Côte d'Ivoire lors du second tour de l'élection. Le sénateur demande donc au Département d'Etat américain de revoir sa position à la lueur de faits établis.

Extrait du passage relatif aux fraudes électorales :
Verbatim du Sénateur Inhofe : « J'ai reçu de nombreuses preuves convaincantes qu'il y a eu des fraudes électorales massives dans le Nord du pays sous contrôle des rebelles. Il y a eu des bulletins de votes volés...J'en ai référé deux fois au Secrétaire d'État Hillary Clinton. Par une fraude avérée, Ouattara aurait bénéficié de 94 873 voix, sur une liste électorale d'une seule des cinq régions du Nord sous son contrôle. Et si l'on multiplie ce chiffre par quatre, on est proche de la marge de voix qui lui a donné la victoire contre M. Gbagbo, c'est-à-dire 400.000.
Donc si des fraudes comparables ont eu lieu dans toutes les régions du Nord de la Côte d'Ivoire, Gbagbo est le président légitimement élu dans ces élections du 28 Novembre.

Mais si cela est trop compliqué, on peut apprécier la situation autrement :
Dans ces 5 régions, j'ai attiré l'attention, dans mon courrier au Secrétaire d'État, sur le fait que Gbagbo avait obtenu des milliers de voix dans ce que nous appellerions les primaires; et néanmoins, lors du vote final, le candidat Gbagbo a obtenu Zéro voix dans certains cantons. C'est là une impossibilité statistique : vous ne pouvez pas n'obtenir aucune voix, particulièrement si vous en aviez déjà obtenu quelques milliers auparavant ! J'ai écrit au Secrétaire Clinton pour qu'elle soutienne l'établissement de nouvelles élections, mais ma demande n'a pas été traitée avec l'attention souhaitée.

Mais avec les dernières nouvelles indiquant que Ouattara a tué un millier de personnes dans la région de Duékoué (rapport en français sur les viols et les tueries), j'espère que les USA reconsidéreront leur position et appelleront à la tenue d'un nouveau scrutin. »


 

Le 26 avril 2011, par IvoireBusiness.net


Rédigé par JSS, April 21st, 2011 and filed under Afrique, Divers


 

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RECOLONISATION: LA FRANCE DANS LE BOURBIER IVOIRIEN


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L'ambassadeur français Jean-Marc Simon


La crise ivoirienne ressemble à celle de l'Irak. La seule différence c'est que les acteurs ne sont pas les mêmes. En Irak, ce sont les Américains. Ils ont pensé qu'en enlevant Saddam Hussein, tout allait

se passer comme sur des roulettes. La vie allait reprendre comme si de rien n'était. Malheureusement, c'est le contraire qui s'est produit. Plus de dix ans que le pays est dans une situation d'instabilité. Aucune lueur d'espoir ne pointe à l'horizon. C'est l'incertitude. L'avenir est en pointillé. Jusqu'à ce jour, les Américains n'ont pu ramener la paix. Il ne se passe pas de jour sans qu'il n'y ait des attentats. Le pays est devenu un far-west. Il n'y a aucune loi. On ne peut pas dénombrer jusqu'à ce jour, les soldats américains tués.

Les Français ont le même comportement en Côte d'Ivoire. Après leur coup d'Etat, l'Hexagone a du mal à faire asseoir le pouvoir de son poulain, Alassane Ouattara. Au fur et à mesure que les jours passent, la situation s'enlise. Pas de lisibilité. L'armée française ne maîtrise rien sur le terrain. Elle ne fait que perdre des soldats. Les informations font état de ce que cette armée a perdu plus de 400 hommes dans les affrontements. Sarkozy et ses amis de l'Elysée pensaient que tout allait être facile pour eux. Ils sont confrontés à la réalité du terrain. Ils mordent la poussière face aux jeunes qui font la résistance. Il se raconte que l'armée de Sarkozy a dû abandonner trois chars dans les combats à Yopougon.

En tout cas, la France a tout calculé sauf la côte de popularité du Président Laurent Gbagbo à Abidjan. Il pèse plus de 64% de voix à Abidjan. C'est une donnée non négligeable qui fausse les calculs de la France. On se rappelle qu'en septembre 2002, lors de la tentative de coup d'Etat qui s'est muée en rébellion, Tuo Fozié avait dit qu'il n'avait pas compté avec la mobilisation populaire des Ivoiriens.


 

Le 26 avril 2011, in Le Temps


Enise Kamagaté

 

Source: IVOIREBUSINESS.NET

Pr GORGUI DIENG - COTE D'IVOIRE: OUATTARA A L'EPREUVE DE LA LEGALITE CONSTITUTIONNELLE



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Tout observateur averti doit se rendre compte que Ouattara, le président ivoirien 'reconnu par la communauté internationale' (une première dans les relations internationales, car jusqu'à récemment, c'étaient les Etats qui étaient reconnus par l'Onu!) est dans une situation très peu enviable. Son ami Sarkozy, président de la France néocolonialiste, qui ne défend que ses propres intérêts électoralistes et ceux économiques et stratégiques de son pays malgré les discours sur le devoir humanitaire, a bombardé et capturé comme un gorille le président élu par le peuple ivoirien et investi par le Conseil Constitutionnel de Côte d'Ivoire. Pour ensuite l'installer, lui le 'policé', dans le fauteuil de Président de Côte d'Ivoire. De Gouverneur de la nouvelle colonie française de Côte d'Ivoire, pour bon nombre d'Africains outrés par les méthodes condescendantes de l'Onu et de Sarkozy. Mais comme le dit si bien l'adage wolof : 'il est plus facile de voler un tambour que de trouver un endroit propice pour le battre'. L'euphorie de la victoire a fait long feu. Se dresse subitement, comme une montagne infranchissable, la difficulté de l'exercice du pouvoir acquis anticonstitutionnellement.

Ouattara sait qu'il a été reconnu et imposé aux Ivoiriens par la 'Communauté internationale' qui a été roulée dans la farine par la France. Gbagbo mis dans un trou, il se rend compte maintenant qu'il doit administrer des Ivoiriens et non la 'Communauté internationale'. Pour cela, il a besoin de légalité constitutionnelle que seul le Conseil Constitutionnel de son pays peut lui conférer ! Dure réalité ! Et techniquement, il est dans une terrible impasse dans la mesure où le monsieur n'est, au meilleur des cas, que le 'président élu' par la 'Communauté internationale', et non le 'président officiel' de Côte d'Ivoire. Légalement, c'est Mamadou Koulibaly, le Président de l'Assemblée Nationale, qui doit assurer l'intérim de Gbagbo, empêché par la France de poursuivre son mandat ! D'ailleurs le Conseil Constitutionnel a constaté la vacance du pouvoir depuis le 16 avril ! Par conséquent, tous les actes que Ouattara pose, toutes les décisions qu'il prend (emprisonnement des Gbagbo et mise en résidence surveillée des dignitaires du FPI, entre autres) sont illégaux et arbitraires et rappellent ceux des putschistes au lendemain de leur Coup d'Etat ! Ses souteneurs le savent bien, c'est pourquoi ils exigeaient de Gbagbo une renonciation du pouvoir qu'ils n'obtiendront jamais malgré les bombes et les humiliations... Il leur a tenu tête, même après son arrestation !

Après avoir usé de la force armée et arraché le pouvoir au Président précédemment investi par le Conseil Constitutionnel, Ouattara se voit maintenant obligé de recourir au Président de ladite institution qui l'a déjà déclaré battu. Pour pouvoir gérer le pays en toute légalité... Comme si le ridicule ne tuait pas ! Supplier Paul Yao Ndré, qui s'était réfugié à Accra (c'est cela la réalité !) de rentrer dare-dare à Abidjan pour procéder à son investiture, après celle de Gbagbo effectuée par le même personnage, nous paraît relever de la fiction romanesque. Yao Ndré doit alors retourner sa veste et le déclarer, lui, nouveau vainqueur et l'installer dans ses fonctions de Président de Côte d'Ivoire devant un parterre d'invités de marque venus, à n'en pas douter, des quatre coins du globe! Avec certainement le tombeur de Gbagbo, Sarko, aux premières loges ! Soyons sérieux ! Pour un même match, il ne saurait y avoir deux vainqueurs déclarés et intronisés champions par le même arbitre ! Si cela se passait, ce serait décidément l'événement politique le plus cocasse du siècle commençant. Et l'Afrique toucherait les bas-fonds du ridicule...

Pourquoi Ouattara n'a-t-il pas demandé à l'Onu et à la 'Communauté Internationale' qui l'ont 'reconnu' comme 'président légitime' d'accepter qu'il prête serment devant Choi ou Ban Ki-Moon ? A Abidjan ou à New York... Il sait que dans tous les pays la Cour Suprême ou le Conseil Constitutionnel est l'unique instance qui donne la victoire électorale et la légalité. Sans appel... En admettant cela, l'ami de Sarkozy et de Carter III doit admettre aussi que Laurent Gbagbo, qui a été déclaré élu par le Conseil Constitutionnel dont il accepte les prérogatives - parce qu'il l'implore de l'investir -, est, jusqu'à preuve du contraire, le président 'légal' de Côte d'Ivoire. Aujourd'hui évincé du pouvoir par la force, ce dernier est victime d'un Coup d'Etat ! Aucun constitutionnaliste ne peut dire le contraire !

En demandant au Président du Conseil Constitutionnel de l'investir, Ouattara cherche à faire d'une pierre deux gros coups. D'abord, obtenir la légalité qui lui fait défaut ; ensuite, prouver au monde entier que Yao Ndré a été manipulé par Gbagbo. Mais, nous osons croire que le concerné est suffisamment intelligent pour savoir qu'il saisit là le bon bout qu'on lui a tendu sans peut-être le savoir. En lieu et place de l'investiture attendue par Ouattara, la France et l'Onu, Paul Yao Ndré doit saisir cette aubaine pour apporter les preuves qui ont motivé l'annulation du vote dans sept départements du Nord et l'élection de Gbagbo. Il a l'occasion idéale de prouver qu'il avait agi en technicien du droit et non en partisan du président sortant.

En faisant cela, le Professeur titulaire de Droit constitutionnel prouvera son impartialité dans cette affaire et sauvera l'honneur de l'université africaine et confondra ses détracteurs. Et Gbagbo et les siens auront plus de chance de se tirer d'affaire... Mais si le professeur ne détient aucune preuve, ou en détient mais cède aux pressions et aux promesses et procède à l'investiture de Ouattara, il devra savoir qu'il sera tenu pour responsable numéro un de tous les maux dont souffre la Côte d'Ivoire depuis la proclamation des résultats de novembre 2010 : tueries, massacres, enlèvements, déplacements des populations, exacerbation de la haine intercommunautaire, non-paiement des salaires depuis deux mois, dislocation de l'Armée, de la Police et de la Gendarmerie, dysfonctionnement de l'Etat, effondrement de l'économie...

Une autre option s'offre à Paul Yao Ndré. Le jour de la prestation de serment, il peut dire tout tranquillement : 'Monsieur Alassane Dramane Ouattara, vous avez pris le pouvoir par la force armée, avec le soutien décisif de la France ; la CEDEAO, l'Union Africaine, l'Onu et la 'Communauté internationale' vous ont reconnu et me demandent de vous installer dans les fonctions de président de la République de Côte d'Ivoire. Je le fais sans état d'âme... Pour les raisons que vous savez... Gbagbo n'est plus président ! C'est vous le nouveau président ! Vive la Côte d'Ivoire ! Vive la France !'

 

 

Pr. Gorgui Dieng


Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Sénégal

mardi, 26 avril 2011

HOTEL DU GOLF: L'EX-GOUVERNEUR DAKOURY TABLEY TABASSE A MORT PAR LES HOMMES DE OUATTARA



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Ces images que nous venons de recevoir de l'ex-gouverneur de la BCEAO, M. Philippe-Henry Dakoury-Tabley achèvent de convaincre même les plus sceptiques de la barbarie du régime Ouattara.

Cet homme qui a volontairement démissionné de la BCEAO sous la pression de la France, qu'a-t-il fait pour mériter un tel sort? Pour tous ceux qui connaissent le brillant passé de cet éminent économiste, ils savent qu'il n'a jamais été un homme politique qui aurait fait du tort même à une mouche.

Pourquoi alors ce traitement inhumain envers sa personne?

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On le comprend aisément, la seule et unique raison, c'est qu'il est un proche du président Gbagbo. Dans l'Etat de droit d'Alassane Ouattara, c'est un crime.

Cette scène qui choque le bon sens se déroule à l'Hôtel du Golf, QG du camp Ouattara protégé par l'Onuci et les soldats de la force française « Licorne ». Il venait d'être capturé avec le président Gbagbo dans sa résidence, à Cocody, par les soldats français de la « Licorne » et remis aux rebelles. Nous sommes le 11 Avril 2011.

Avec de tels agissements, la réconciliation version Ouattara a de beaux jours devant elle.


 

Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE



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LES MERCENAIRES ENGAGES PAR OUATTARA NE SONT PAS CONTENTS: LA RAISON



Les mercenaires d'Alassane Ouattara ne sont pas contents de lui. Alors, pas du tout. Ils menacent de tout « gâter » à Abidjan.

La raison de leur mécontentement n'est rien d'autre que le paiement de leur solde.

Dans le contrat signé entre ces derniers et le putschiste, chaque mercenaire devra percevoir la somme de 5 millions de Fcfa. Leur mission étant terminée, Alassane refuse de respecter sa part du contrat. Les mercenaires soutiennent que tant qu'ils n'auront pas perçu leur dû, ils ne quitteront pas les rues. Mieux ils vont lui faire sa peau.

Ainsi, malgré son appel à quitter les rues et à rentrer dans les casernes, ses combattants les occupent toujours. Ils obligent la population à se cotiser pour assurer leurs pitances quotidiennes.

Ceux qui s'y refusent voient leurs domiciles pillés le lendemain.

Le pillage des domiciles, des commerces, des banques et des magasins, voici un moyen qu'ils ont aussi trouvé pour se faire payer. Et cela se passe actuellement en toute impunité. La population civile est livrée à elle-même.

Ce n'est pas la première fois que le pion de la France se comporte avec les mercenaires dont il loue les services. En effet, en octobre 2000, pour la constitution du charnier de Yopougon, il a demandé les services d'un chauffeur malien du nom de Mory Kamagaté. Ce dernier devait ramasser les corps qui jonchaient les rues, après le refus du Général Robert Guéi de quitter le pouvoir, pour les mettre non loin de la prison civile de Yopougon. Le travail terminé, il a été payé en monnaie de singe. Il a perçu 5 millions de Fcfa en faux billets de banque. Avant d'être ramené dans son Mali natal.


 

Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE


 

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DE VIOLENTS COMBATS A L'ARME LOURDE SIGNALES A YOPOUGON

 

 

Des combats d'une rare violence et à l'arme lourde sont signalés ce lundi en milieu d'après-midi dans le quartier populaire de Yopougon. Plusieurs habitants restés terrés chez eux ont confirmé avoir entendus de fortes détonations dans les zones suivantes: Maroc, annanerai, carrefour sorbonne, quartier millionnaire et quartier de Sicogi dans les environs de la mairie.


Cette fois-ci les forces pro-ouattara aidées des soldats de la licorne ont décidé d'attaquer en même temps par toutes les entrées de cette commune.

Les combattants restés fidèles au président Gbagbo opposent actuellement à ces forces coalisées une résistance farouche. Les forces pro-ouattara sont mises en difficultés.

On nous signale de nombreux corps se soldats rebelles qui jonchent actuellement les rues de cette commune resistante et quelques engins de la force licorne tombés aux mains des combattants pro-Gbagbo.

Il est 21H GMT (ce lundi 25 avril 2011), les combats continuent dans la commune de Yopougon.

Ces combats surprennent plus d'uns d'autant plus que dimanche les négociations entre belligérants semblaient aboutir vers un retour au calme. IB avait quant à lui manqué à une rencontre annoncé avec Soro Guillaume.

Dans un communiqué provenant de ses services, il avait aussitôt appelé les hommes de son « rival » à déserter.  Alassane Ouattara avait exigé vendredi le retour en caserne de toutes les forces en présence et souhaité la reprise par la police et la gendarmerie des opérations de sécurité.

La situation sécuritaire en Côte d'Ivoire reste délétère même après la capture du président Laurent Gbagbo par l'armée française "Licorne".



Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

DE LA LEGITIMITE DE MONSIEUR OUATTARA ET DES ELIMINATIONS PHYSIQUES DES ELITES IVOIRIENNES



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Maître Josette KADJI, Avocat près la Cour Pénale Internationale pour le Rwanda pose la question de la légitimité de Monsieur Ouattara ainsi que des éliminations physiques et des arrestations systématiques des élites ivoiriennes.

 

" J'ai l'impression que le Monde marche sur la tête dès qu'il s'agit de la Côte d'Ivoire, car enfin à quoi joue-t-on lorsque tout le monde semble oublier que la Côte d'Ivoire a une Constitution et que cette Constitution dit que pour être considéré comme Président de la Côte d'Ivoire, il faut que l'impétrant ai prêté serment devant le Conseil Constitutionnel.

La phase de la proclamation des résultats définitifs par le Conseil Constitutionnel a été escamotée soit ! Mais quid de la prestation de serment qui donne lieu à l'établissement d'un arrêt par le Conseil Constitutionnel, acte qui fait foi partout où besoin est (BCEAO, par exemple) ?

Tout le monde sait que sans cette formalité substantielle, Ouattara n'a aucune légitimité, mais tout le monde devient aveugle et feint de l'ignorer.

A quel titre Ouattara fait des discours, prend des décisions, reçoit allégeance des généraux, décide de mettre en «résidence surveillée» le Président dont l'acte judiciaire de prestation de serment se trouve dans les archives du Conseil Constitutionnel ?

Tout cela manque de base légale et confirme l'affirmation selon laquelle nous sommes devant un coup d'état.

Tout le monde feint d'ignorer que ce n'est pas la mise à l'écart seule du Président Gbagbo qui confère une légitimité et une légalité à Ouattara.

Le mode de fonctionnement actuel de Ouattara tombe dans ce que nous voyons chaque fois qu'un individu fait un coup d'état : prise de pouvoir par les armes, arrestations et éliminations de ceux qui étaient à la tête de l'État, ou travaillaient pour le gouvernement, opposants arrêtés torturés et tués et j'en passe...est-ce là l'attitude d'un président ayant pris le pouvoir légalement ?

Qu'ont fait ces personnes qui justifient leur arrestation ? Quel est leur crime ? Nous sommes bien en présence de ce qu'il est convenu d'appeler « coup d'état », et Ouattara et la France ont beau y faire rien ne peut changer cette pénible réalité pour eux.

Ouattara sera toujours vu comme un usurpateur installé par les armes à la suite d'un coup d'état perpétré par un pays étranger, la France.

Il n'a pas pris les rênes du pouvoir selon la Constitution de la Côte d'Ivoire, point!

Alors, que la fameuse « communauté internationale « arrête de vouloir nous faire prendre des vessies pour des lanternes, il ne peut y avoir en Côte d'Ivoire qu'un seul président à la fois et c'est celui dont la prestation de serment se trouve actuellement dans les archives du Conseil Constitutionnel.

Et cette prise de pouvoir brutale et illégale fait présager des jours sombres. "


Me Josette KADJI, Avocat

lundi, 25 avril 2011

DECLARATION DU FRONT POPULAIRE IVOIRIEN RELATIVE A LA SITUATION SOCIOPOLITIQUE EN COTE D'IVOIRE

 

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La situation sociopolitique dans notre pays a été marquée cette semaine par deux faits majeurs:

- Les tentatives des nouvelles autorités pour remettre en marche la machine économique et sociale ;

- Le processus de légitimation du nouveau régime à travers le ballet des Présidents et Chefs d'Institutions.

Vivement préoccupés par la persistance de l'insécurité et dans le souci de contribuer à la normalisation rapide de la vie politique, économique et sociale du pays, le Front Populaire Ivoirien (FPI) et La Majorité Présidentielle (LMP), par ma voix, estiment indiqué :

  • de faire le point de la situation sociopolitique nationale ;
  • d'analyser le processus de légitimation institutionnelle entrepris par le nouveau régime ;
  • d'évoquer la nécessité d'une solution politique de sortie de crise.


I- SITUATION SOCIOPOLITIQUE NATIONALE

Presque deux semaines après les douloureux événements du 11 avril 2011, la situation sociopolitique reste marquée par la persistance de l'insécurité et des atteintes aux libertés et aux droits de la personne humaine.

En l'absence des forces régulières de police et de gendarmerie, des combattants armés continuent de sévir dans les différents quartiers d'Abidjan et à l'intérieur du pays. Chaque jour, il est fait écho d'arrestations arbitraires et de détentions abusives sous le prétexte de la recherche de caches d'armes. Les violations de domiciles sont monnaies courantes et les actes de pillages continuent.

Pour échapper aux exactions, voir à la mort, les cadres, militants et sympathisants du FPI et de LMP vivent depuis plus d'un mois dans la clandestinité, la peur et la précarité, séparés de leurs familles, femmes et enfants. Beaucoup d'entre eux ont pris le chemin de l'exil. A ce jour, plus de dix mille (10 000) exilés sont enregistrés au Ghana, Togo et Bénin.

Le sentiment d'insécurité est renforcé à Abidjan en particulier par la poursuite des combats, notamment à Yopougon et à Abobo ou entre groupes d'auto-défense, Forces Républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) et partisans d'Ibrahim Coulibaly dit IB, on ne sait plus qui attaque qui. Le tout est que les populations fuient les quartiers, abandonnant leurs domiciles aux pilleurs. Ces pillages sont d'une telle ampleur et si systématiques qu'ils apparaissent comme une dimension du plan de conquête d'Abidjan.

Dans ce contexte de violence, l'Etat de droit et les libertés sont étouffés. L'arbitraire règne en maître. Les acquis démocratiques de la longue lutte du FPI sont aujourd'hui menacés. « Notre Voie », le quotidien du FPI ne peut paraître ; les bureaux ont été saccagés, le matériel informatique et technique emporté et l'imprimerie d'un coût de près de cinq cent millions (500 000 000) FCFA incendiée. L'opposition est réduite au silence.

C'est le règne de la pensée unique dans l'audiovisuel comme dans la presse écrite et une ambiance de dictature s'installe progressivement sur le pays. Elle alimente la peur et la méfiance des uns. Elle encourage les actes d'agression et d'humiliation perpétrés par les autres. Le pays est divisé : entre les vainqueurs du 11 avril et les autres.

Comment combler cette fracture ? Comment rassembler et légitimer les institutions représentatives à même de restaurer la paix et la cohésion nationales ?

La guerre et la violence ont montré leurs limites. Malgré le 11 avril 2011, le pays n'a pas retrouvé la paix ; au contraire les positions se sont radicalisées et la fracture sociale s'est élargie ; il n'y a pas de solution militaire à une crise politique. Mais en même temps, il serait illusoire d'espérer résoudre la crise politique par des arrangements entre Chefs d'Institutions.


II- DE LA LEGITIMATION INSTITUTIONNELLE

Les visites au Chef de l'Etat, du Président de l'Assemblée Nationale d'une part et du Président du Conseil Constitutionnel d'autre part, remettent au goût du jour les questions initiales de la crise post-électorale que sont la question de la légitimité et celle de la légalité.

Les aborder aujourd'hui signifie que le 11 avril ne les a pas régler. Mais les aborder par le biais des institutions est une illusion ; car ces questions sont d'abord politiques, c'est-à-dire qu'elles sont en liaison avec les choix et les déterminations du peuple, avant d'être juridiques et institutionnelles.

C'est pourquoi est d'avance vouée à l'échec, toute solution qui chercherait, comme cela semble se dessiner à l'heure actuelle, à faire l'impasse sur l'ouverture de négociations franches et sincères avec les forces politiques et sociales significatives du pays.

Au demeurant, comment le groupe parlementaire FPI peut-il siéger dans la sérénité et participer activement aux débats de l'Assemblée Nationale alors que sa Présidente est emprisonnée pour des motifs politiques et sans que son immunité parlementaire n'ait été levée?

Comment le Groupe parlementaire peut-il avoir une oreille attentive au discours du Chef de l'Etat alors que Laurent Gbagbo, Fondateur du parti croupit en prison en un lieu inconnu de ses proches et que cette situation divise le pays ?

Comment le Président du Conseil Constitutionnel peut-il justifier et fonder l'investiture de deux Présidents pour la même élection présidentielle ? Etc.

En définitive, seule une solution politique issue de négociations et d'un consensus de la classe politique peut permettre à notre pays d'éviter le ridicule et de sortir dignement de cette crise politique.


III- D'UNE SOLUTION POLITIQUE DE SORTIE DE CRISE

Sortir le pays de la crise exige courage politique et sens élevé de la responsabilité. Faire preuve de courage politique, c'est regarder la vérité en face et reconnaître que le pays est en crise et que cette crise est principalement d'ordre politique.

Faire preuve de responsabilité, c'est reconnaître que depuis la chute du mur de Berlin et dans les pays en développement et en transition démocratique comme le nôtre, il n'y a pas trente-six mille manières de résoudre une crise politique, mais une seule, celle de la négociation et du dialogue politique. Elle exige humilité, hauteur de vue et ouverture d'esprit, sens de l'intérêt national. Elle exige de la patience ; mais elle est durable si la sincérité et la bonne foi animent les différents acteurs.

En l'occurrence, la solution politique de sortie de crise permettra de restaurer la confiance mutuelle, d'assurer la décrispation de l'environnement sociopolitique et de créer les conditions de la paix, de la sécurité, de la réconciliation nationale et de la stabilité politique.

La solution politique de sortie de crise adressera les questions suivantes liées à :

- L'ordre public et la sécurité des personnes et des biens ;

- Au désarmement, au retour des militaires dans les casernes, au rapatriement des mercenaires, etc. ;

- La sécurité physique, juridique et professionnelle des membres des Forces de Sécurité et de Défense (FDS) loyalistes ;

- L'adoption d'une solution négociée, dans la dynamique de la réconciliation nationale pour mettre fin aux mouvements armés à Yopougon et à Abobo ;

- La réinstallation des déplacés et le retour des exilés ;

- Le rétablissement des médias d'Etat et le traitement équitable des différents courants d'opinion ;*

- La restauration des acquis démocratiques ;

- L'adoption d'une loi d'amnistie pour fermer la grande parenthèse et la crise sociopolitique en Côte d'Ivoire et pour poser les jalons de la réconciliation nationale ;

- La libération du Président Laurent Gbagbo et de tous les prisonniers politiques.


CONCLUSION

Terre d'espérance, la Côte d'Ivoire est à genoux, mais elle ne s'est pas encore écroulée. Elle peut et elle doit se relever avec l'engagement de tous ses fils et de toutes ses filles.

C'est pourquoi il est impérieux que s'engage ici et maintenant, le dialogue politique et des négociations avec les forces politiques et sociales pour fonder un consensus national pour un nouveau contrat social ; un contrat pour la restauration et pour la réconciliation nationale.


Fait à Abidjan, le 21 avril 2011

 

Pascal Affi N'guessan

Président du FPI

 

Source: ABIDJAN 360

COTE D'IVOIRE: SORO GUILLAUME VEUT ENCORE RESTER PREMIER MINISTRE

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Alain Lobognon, proche collaborateur de Soro Guillaume, chef du gouvernement Ouattara, a rejeté samedi, tout « nouveau débat sur (la) question » de la succession de son mentor, estimant qu'il n'avait « pas encore totalement accomplie » sa mission.

« Guillaume Soro n'est pas un planton de service. Il n'est pas chargé de venir nettoyer un fauteuil pour le céder à une autre personne », a-t-il soutenu dans une interview accordée à nord-sud, un quotidien jugé proche de la rébellion des Forces Nouvelles.

La décision de quitter la Primature, selon le conseiller spécial du chef de la rébellion pro-Ouattara, devrait revenir à Soro Guillaume.

« J'ose croire que le jour où tout rentrera dans l'ordre, le jour où la situation du pays s'y prêtera, M. Soro pourrait prendre la décision lui-même de quitter la primature, en concertation bien évidemment avec le chef de l'Etat. Ce jour-là, le PDCI (parti dirigé par Henri Konan Bédié, allié politique de Ouattara) pourra désigner ce Premier ministre tant attendu», a-t-il concédé.

L'annonce de la formation d'une nouvelle équipe dirigeante par Alassane Ouattara, Président installé par la communauté internationale, a réveillé la polémique concernant le poste de Premier Ministre, promis entre les 2 tours au PDCI d'Henri Konan Bédié.

Alassane Ouattara avait désigné Soro Guillaume à la tête de son gouvernement aux lendemains des élections controversées de novembre 2010. « C'était plus en tant que chef de guerre car Ouattara n'avait pas d'armée », estiment plusieurs observateurs.

Si officiellement, ce serait avec l'accord et la bénédiction de Bédié, de plus en plus des sons discordants se font ressentir au sein des cadres du parti sexagénaire.

 

Source: DIRECTSCOOP.NET

dimanche, 24 avril 2011

LAURENT GBAGBO CAPTURE PAR L'ARMEE FRANÇAISE, LIVRE AUX FRCI ET ILLEGALEMENT MAINTENU PRISONNIER A KORHOGO



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Laurent Gbagbo dans l'hélico de l'ONUCI le transportant à Korhogo
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Laurent Gbagbo descendant de l'hélico de l'ONUCI, à son arrivée à Korhogo
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Laurent Gbagbo accueilli sur le tarmac par le Com-Zone de Korhogo, Fofié Kouakou, et les chefs militaires de l'ONUCI
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Laurent Gbagbo escorté jusqu'au command-car qui doit le conduire à sa résidence surveillée

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Des nouvelles du président et de ses collaborateurs



Toussaint Alain dans son allocution, ce jour (samedi 23 avril 2011) à la manifestation, Place de la Bastille à Paris, a dit:


Le président (Laurent Gbagbo) va bien, il ne peut pas parler longtemps au téléphone car son temps de communication est limité.
Il est à Korhogo (nord-est), la Première Dame est à Odienné (dans le nord-ouest).
Le président était au courant de la marche, il a donc appelé pour faire dire aux Ivoiriens qu'il les aime et les remercie (pour les actions qu'ils mènent), ainsi que tous les africains.
Il nous informe qu'il n'a toujours pas signé le document reconnaissant Ouattara comme vainqueur de l'élection présidentielle.
Ce qui a fait dire à Alain Toussaint que l'investiture que Ouattara annonce en grandes pompes n'en est pas une.
Le président a aussi ajouté qu'il est en train d'écrire ses mémoires sur la crise ivoirienne, mais il n'a pas confiance aux rebelles qui sont capables de les saisir, donc il écrit plus dans sa tête.
Enfin, le président a dit qu'il travaillait aussi sur le plan diplomatique avec quelques pays amis et que c'est loin d'être fini.



Les collaborateurs du Président Laurent Gbagbo détenus à la Prison de KATIOLA:


1- Le Directeur du protocole : KONE Boubacar

2- Le Chef de Cabinet : KUYO Téa Narcisse

3-Le Ministre Jean-Jacques BECHIO

4-La Ministre Géneviève BRO GREBE

5-L'Inspecteur Général d'Etat : Aboudramane SANGARE



Les collaborateurs du Président Laurent Gbagbo détenus à la Compagnie Territoriale De KORHOGO (CTK), sous le commandement du Com-zone Fofié Kouakou:

1- Le Général de Brigade DOGBO BLE Bruno
2- Le Médecin-Colonel DALEBA René
3- Le Commissaire Principal de police MONNET Denis
4- Le Chef de Bataillon DUA Kouassi Norbert
5- Le Commissaire de Police GUEDE Zakali
6- Le Capitaine-Major de Police KOBLI Rémi
7- Sous-lieutenant ZAKRO Hervé
8- L'Adjudant GOSSE Matthieu
9- L'Adjudant ZOKOU Bi Traguié
10- L'Adjudant KOUAME Kouakou
11- Le Maréchal Des Logis (MDL) Chef GNALOKO Jonas
12- Monsieur ADON Eustache
13- Monsieur LOBA Amos
14- Le Sergent-chef FAITAI Kouakou Jean-Henry
15- Monsieur DELI Kié
16- Le MDL SOPI Grah
17- Le MDL KENE K. Laurent
18- Le MDL TCHIKA Fabrice
19- Le Sergent NIAMKE Ekolan
20- Monsieur BAHI Patrice (Sécurité rapprochée)
21- Monsieur DJEKOURI Aimé
22- Monsieur ZEZA Kaka Jean-Louis
23- Monsieur YODE Ozy



Source : Nicole Meley (Facebook)


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AFP, le 23 avril 2011 - Côte d'Ivoire: Simone Gbagbo en résidence surveillée dans le nord-ouest (Odienné)


Simone Gbagbo, épouse du président ivoirien déchu Laurent Gbagbo, retenue depuis le 11 avril au QG du chef de l'Etat Alassane Ouattara à Abidjan, a été placée en résidence surveillée dans le nord-ouest du pays, a indiqué samedi le ministre de la Justice.

Mme Gbagbo "est partie à Odienné, en résidence surveillée, hier (vendredi), très tôt le matin", a déclaré à l'AFP Jeannot Ahoussou Kouadio.
L'ancienne "dame de fer" et pasionaria du régime défait avait été arrêtée avec son mari et une centaine d'autres personnes à la résidence présidentielle à Abidjan, après une offensive des forces du nouveau chef d'Etat Alassane Ouattara, appuyées par la force française Licorne et l'ONU.

L'ex-couple présidentiel a dans un premier temps été retenu au Golf Hotel, QG de M. Ouattara.
M. Gbagbo a été transféré le 13 avril dans le nord du pays, fief de son rival. Selon des sources concordantes, il se trouve dans une résidence présidentielle dans la grande ville de Korhogo, sous la garde des forces pro-Ouattara et de l'ONU.
Mme Gbagbo, autant respectée pour son parcours dans l'opposition que crainte pour son rôle de "présidente" à poigne, a été souvent accusée d'être liée aux "escadrons de la mort" contre les partisans du camp adverse.

Des enfants et des employés arrêtés le 11 avril avec les Gbagbo ont été libérés du Golf Hotel la semaine dernière.
Vendredi soir, le chef du parti de M. Gbagbo, le Front populaire ivoirien, Pascal Affi N'Guessan, qui était en résidence surveillée dans un autre hôtel d'Abidjan, a été transféré au Golf après avoir accordé une interview à des médias.

M. N'Guessan était depuis la semaine dernière à l'hôtel de La nouvelle pergola avec d'autres personnalités du camp du président déchu qui s'y trouvent toujours, sous la protection des Forces républicaines de M. Ouattara, et de Casques bleus de la mission onusienne Onuci.
La chute de Laurent Gbagbo est intervenue à l'issue de plus de quatre mois d'une crise née de la présidentielle du 28 novembre 2010, et de dix jours de guerre dans la capitale économique.

Le président Ouattara, après son investiture qu'il prévoit dans la deuxième quinzaine de mai, doit former un gouvernement d'union comportant notamment des représentants de l'ancien pouvoir.
Son gouvernement, tout en prônant la réconciliation, a annoncé qu'il allait demander des enquêtes sur les "crimes" présumés du régime dé
fait.

Source: AFP

OUATTARA FACE A LA REALITE DU POUVOIR

ALASSANE OUATTARA.jpg

Huit jours après le coup d'Etat (du 11 avril 2011, ndlr) qui sanctionne l'ambition présidentielle d'Alassane Dramane Ouattara, la Côte d'Ivoire n'est toujours pas sortie de l'ornière politico-militaro-sociale. Plusieurs éléments militent en faveur d'une éventuelle et imminente déflagration à Abidjan. Même si Gbagbo n'est plus là, on aurait souhaité qu'il soit là; ça fait plus rassurant.

Laurent Gbagbo, une patate chaude entre les mains d'Alassane D. Ouattara

Comme premier élément de ce cocktail Molotov à haut risque, Laurent Gbagbo, le président légalement réélu, 28 novembre 2010, à la tête de la Côte d'Ivoire demeure prisonnier de son tombeur Alassane Dramane Ouattara. Un prisonnier bien encombrant pour le « président reconnu par la communauté internationale » au point où « l'élu de la communauté internationale » ne sait plus dans quelle main garder sa patate chaude.

Les heures qui ont suivi son arrestation par les forces spéciales françaises puis sa remise aux rebelles des Forces nouvelles rebaptisés Forces républicaines de Côte d'Ivoire (Frci), le Président Laurent Gbagbo est conduit au QG d'Alassane Ouattara à l'hôtel du golf, lui, son épouse Simone, son fils Michel, une bonne partie de son cabinet et même le personnel domestique de la résidence présidentielle de Cocody-Ambassades. Tout ce beau monde va y subir les pires atrocités jusqu'à ce que l'opinion nationale et internationale apprenne que « Laurent Gbagbo se trouve quelque part en résidence surveillée », sans plus de précision.

Dans la foulée, l'on apprend depuis quatre jours, que le Président Gbagbo est à « Korhogo ». Le choix de cette ville de l'extrême nord ivoirien intrigue le commun des observateurs de la scène politique ivoirienne. Un des bastions des Forces nouvelles de Guillaume Soro, Korhogo reste et demeure la zone de prédilection d'un des redoutables chefs de guerre : Fofié Kouakou.

Une énigme pour les enfants Gbagbo. Au nom de Marie-Antoinette Singleton, fille du Président Gbagbo, un avocat à la tête d'un collectif de confrères, demande « conformément au droit national et international, et aux principes qui gouvernent le respect des droits de l'Homme, de bien vouloir me faire délivrer à moi-même, ainsi qu'à mes confrères, un permis de visite afin de rencontrer, dans des conditions conformes au droit, Monsieur le Président Laurent GBAGBO et son épouse. »

Certes, il faut redoubler de vigilance et c'est ce que font les avocats. Mais c'est l'histoire du gardien de prison dont la liberté dépend du prisonnier. Tout le monde entier, en effet, sait que Laurent Gbagbo est entre les mains d'Alassane Dramane Ouattara, qu'il se débrouille pour le tenir en vie. Sinon, gare à Ouattara ! Il ne ferait que pâlir un CV politique déjà pas reluisant.

Les énigmes nommées Korhogo et Fofié

Bon à savoir: alors que la commune d'Abobo à Abidjan est l'objet des pires atrocités de la part des commandos invisibles dirigés par le sergent-chef Ibrahim Coulibaly auto-gradé « général » pour les besoins de sa sempiternelle ambition présidentielle, une fronde naissait au sein des Forces nouvelles et dirigée comme par enchantement, par Fofié Kouakou. La tête toujours coincée dans les Accords politiques de Ouagadougou, ce dernier, Fofié, refuse de donner des éléments pour combattre à Abidjan contre ses anciens frères d'arme des Forces de défense et de sécurité du Général Philippe Mangou. Des escarmouches s'en suivent entre ses fidèles et ceux de Chérif Ousmane dont Ibrahim Coulibaly reste le seigneur de guerre en qui ils ne cessent de croire ; les hommes du com-zone de Korhogo ont le dessus après une rude bataille. Depuis, l'on n'entend plus parler ni de Fofié Kouakou ni de ses combattants dans la bataille d'Abidjan. Du moins, jusqu'à ce jeudi 14 avril 2011, d'un média français qui parle au conditionnel, l'opinion apprenne que « Laurent Gbagbo est à Korhogo ». L'information a fini par être « validée » à force de sa récurrence.

Soro ou l'os dans la gorge de Ouattara

En entendant que l'histoire décrypte dans les jours à venir les contours de la présence du Président Gbagbo à Korhogo, « l'élu de la communauté internationale », Alassane Dramane Ouattara continue de gérer ses patates chaudes. Entre autres dossiers brûlants de l'heure, notons en seconde priorité, le tonitruant Premier ministre. Véritable os parmi les ossements de la crise ivoirienne, Guillaume Soro n'en est pas moins venimeux. Le premier malheur d'Alassane Ouattara pourrait venir de lui. Le président du Rdr a commis l'erreur de promettre la primature à tour de bras. Alors que le Pdci-Rda d'Henri Konan Bédié attendait tout sagement ses « royalties » de campagne présidentielle, Ouattara maintient contre toute attente son « petit en arme ». Alors même que Guillaume Soro anciennement PM de Gbagbo dépose le tablier pour faire allégeance au « nouvel élu », ce dernier, Ouattara le confirme à la surprise générale.

C'est l'adage de « qui goutte goutera » et Guillaume Soro ne serait plus prêt à lâcher la portion. Une précipitation dans les promesses de campagne qui coûtera cher à Ouattara. De sources diplomatiques, la France de Nicolas Sarkozy ferait une très forte pression suivie de menaces à peine voilées sur Alassane Dramane Ouattara. De sources concordantes, ce pays ne « demanderait » plus mais « exige » d'Alassane Dramane Ouattara de nommer « un cadre de LMP au poste de Premier ministre pour faciliter la réconciliation nationale et faire revenir la confiance au sein des populations civiles ». La France voudrait dire que les populations ivoiriennes n'ont pas confiance en M. Ouattara qu'elle n'aurait pas fait mieux. Mais pas une nomination à l'emporte-pièce. La France exige, ajoutent nos sources, que ce cadre LMP soit « un proche du Président Laurent Gbagbo ».

Laurent Gbagbo sait-il que ce genre de tractations a lieu en ce moment ? A-t-il avancé un nom ou donné son accord pour la nomination de son « proche » au poste de Premier ministre de son tombeur ? Pour la première question, c'est probable que Gbagbo sache, car à un tel niveau d'implication plus aucune discussion ne se fait sans vous, tant que vous êtes en vie, ce qui est le cas en ce moment. Quant à la deuxième question, il est quasiment impossible que le Président Gbagbo donne ne serait-ce que son accord de principe, pour une initiative dont l'objectif premier est de polir l'image de son tombeur. On ne fait pas de passe à son adversaire, c'est connu en politique et Gbagbo sait que Ouattara est en plein dans des difficultés de gestion.

Impossible donc encore pour deux autres raisons.

La première est que Laurent Gbagbo a refusé de signer une lettre de reddition sanctionnant la chute de son régime. Ce, au moment où les missiles de l'armée française pleuvaient sur sa résidence officielle. Il n'a donc pas signé sa reddition, un refus qui a un impact négatif sur le pouvoir embryonnaire d'Alassane Ouattara. Lequel pouvoir ne repose pas sur le droit, mais est issu d'un coup d'Etat.

Deuxième raison de ce hic, Laurent Gbagbo est resté ferme, insensible et imperturbable face à la « proposition indécente » de la France. Avant le lancement de la première bombe sur sa résidence, la France a promis à Laurent Gbagbo, la bagatelle de quatre cent millions (400.000.000) d'euros, pour signer sa propre reddition. Le refus de l'ex-président ivoirien a précipité le largage des autres missiles sur son palais. Avec autant de couleuvres qu'il a refusé d'avaler au risque de sa vie, et la vision cauchemardesque des centaines de corps des Jeunes Patriotes sans vie qui jonchaient les jardins de son palais, peut-on encore croire que Laurent Gbagbo puisse avaliser un proche pour le poste de Premier ministre dans un régime dirigé par Alassane Dramane Ouattara? Pas vraiment et ce serait mal connaitre cet historien passionné de Jules César, Moïse...

Et même si par extraordinaire Gbagbo acceptait de valider un ministrable dans son entourage immédiat, il est quasi impossible à Ouattara - à moins de l'expédier hors de ce monde -, de déboulonner un Guillaume Soro qui n'est pas venu sur la scène politique les mains vides et les pieds nus. Soro a fait irruption avec des hommes chargés de fusils d'assaut, lui-même arborant un ensemble vert treillis et chaussé de brodequins. Lui qui a été nommé Premier ministre avant l'heure par Alassane Dramane Ouattara n'est pas pauvre en atouts. Le premier et le plus solvable de ses atouts en ces temps de guerre reste et demeure son armée. Les Forces nouvelles toujours prêtes à lui obéir à l'image des Issiaka Ouattara alias Wattao, Touré Hervé alias Vétcho, Morou Ouattara, Fofié Kouakou et bien d'autres chefs de guerre qui ont jusqu'ici constitué l'épine dorsale des stratégies de pression de Guillaume Soro dans toutes les négociations et accords politiques.

L'autorité a foutu le camp : Abidjan, poudrière à ciel ouvert

En attendant que le couple Sarkozy-Ouattara trouve la solution à l'énigme Soro, des nouvelles boîtes de pandores se sont ouvertes, béantes les unes que les autres. Parmi elles, l'insécurité ambiante dans le District d'Abidjan et toutes les villes de Côte d'Ivoire. Tout le monde s'en inquiète y compris les guerriers venus du nord. Une véritable force à l'image des Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire (forces régaliennes), faisant office d'autorité publique, fait défaut. Une bonne partie des troupes du chef d'Etat-major des armées ivoiriennes s'est évanouie dans la nature, après le coup d'Etat d'Alassane Dramane Ouattara. Emportant les armes de dotation et certaines de guerre. Quant aux différentes casernes, même si elles sont restées imprenables, personne ne sait, deux semaines après la chute du « Chef Suprême », où sont passés les chefs d'unités spéciales.

C'est pareil partout dans les villes qui abritent des garnisons. Si bien que les populations ivoiriennes respectueuses des lois républicaines ne savent plus à quelles autorités se fier. Les mouvements rebelles une fois arrivés à Abidjan se sont métastasés et se sont jetés dans la course aux pillages systématiques. Les populations du District d'Abidjan font face à des forces parallèles et antinomiques qui foisonnement à tous les coins de rue sans que personne, ni même les soit disant come-zones, ne sache qui fait quoi. Cocody Riviera Les Rosiers, il est environ 8 h ce lundi 18 avril, ça devrait être le jour de la reprise du travail, un adolescent, 16 ans environ, se met à chanter, kalachnikov à la traine : « An tôkô bê commando. An nana Abidjan ka Gbagbo faka » Traduction : « Nous sommes des commandos. Nous sommes arrivés à Abidjan pour tuer Gbagbo ».

Résultats du chaos, la quasi totalité des familles abidjanaises sont visitées de jour comme de nuit, des arrestations et exécutions sommaires, par des éléments se réclamant des Forces républicaines de Côte d'Ivoire d'Alassane Dramane Ouattara. Les hommes de M. Ouattara ont fini par montrer leur réel objectif. A savoir piller tout sur leur passage, à commencer par les sociétés d'Etat. Tous les véhicules d'immatriculation d'Etat sont d'office réquisitionnés par les pro-Ouattara et acheminés vers des destinations plus au nord de la Côte d'Ivoire d'où ils seront certainement vendus dans les pays limitrophes. Pendant que les grands font mains basses sur les sociétés d'Etat, les petits, sans vergogne rendent visite aux familles cossues de Cocody leur « champ de bataille » de prédilection. « Ils ont l'argent ici, à Cocody, et puis nous on souffre à Bagdad (ndlr, Abobo). On est là pour se servir et puis on va partir. A bâtard ! »

Ainsi plusieurs forces se partagent la ville d'Abidjan. Question : qu'adviendra-t-il quand les subdivisions Frci pro-Ouattara n'auront plus rien à piller et que ce qu'ils ont pillés se trouvera entre les mains des clans rivaux ? Personne n'en sait rien. Une chose est sûre, c'est qu'ils ont beau se côtoyer sur le terrain, ces combattants-pillards ne se connaissent pas. Ou du moins se reconnaissent par leurs méthodes : « ça, ce sont les hommes de IB (ndlr, Ibrahim Coulibaly), c'est eux qui travaillent comme ça », se dédouane un jeune chef de groupe venu « surveiller » un sous quartier huppé de Cocody où des résidents se sont bien résolus à lui verser, lui et ses « compagnons de guerre », l'argent de « gardiennage ». Du coup, ils en ont fait leur « territoire ».

Désarmement : l'autre piège tendu à Ouattara

Ces groupes armés se forment au moment où l'Organisation des Nations Unies décide de mettre le holà. En effet, si la décision du Conseil de sécurité, attendue mardi 19 avril 2011, tombe effectivement, il faudra compter avec ses dégâts collatéraux. Que deviendront ces groupes armés qui ont combattu aux côtés des chefs de guerre pour prendre la bastille d'Abidjan ? Ibrahim Coulibaly s'est investi « Président de la République de Côte d'Ivoire », parallèlement à Alassane Dramane Ouattara. En ce moment même, il nous revient de façon récurrente qu'il courtise les Jeunes Patriotes livrés à eux-mêmes après le ralliement et la fuite de certains leaders. Ceux-ci sont disséminés à Yopougon, la plus grande commune du District d'Abidjan où ils combattraient « pour l'honneur et pour leur propre survie » et rechignent à déposer les armes malgré les appels de leurs chefs. Du pain béni.

Si Ibrahim Coulibaly qui voue une haine recuite à Alassane Ouattara qu'il n'a de cesse d'accuser « d'étranger qui veut diriger la Côte d'Ivoire » - un discours récemment ressassé dans la commune d'Adjamé, précisément aux 220 logements - réussit à rallier certains Jeunes Patriotes, par quel stratagème pourra-t-on le pacifier ? En outre, laissera-t-il désarmer ses hommes sans rien demander en contrepartie ? Quelle compensations exigerait-il ? Il en est de même pour Guillaume Soro. Le Secrétaire général des Forces nouvelles ne démordra pas si facilement, lui grâce à qui « Ouattara est devenu président ».

Qui viendra les désarmer, lui et ses combattants ? Sont-ce la France, les Casques bleus de l'Onu avec qui ils ont pactisé pendant neuf (9) ans que dure cette crise que toute la communauté internationale a créée de toute pièce ? Autant dire que le « nouveau régime » a du pain sur la planche.

Les éléments ci-dessus montrent clairement qu'un coup d'Etat ne suffit pas pour effacer Laurent Gbagbo dans l'esprit des Ivoiriens. Et que, bien que ce dernier ne soit plus aux commandes comme l'ont voulu Nicolas Sarkozy, Barack Obama, Ban Ki-Moon, Young Jin-Choï, l'Onu, l'Union africaine, la Cedeao et les militants du Rhdp, force est de constater que l'ombre de Laurent Gbagbo continue de planer sur la Côte d'Ivoire et son génie politique continuera d'embarrasser même ses plus farouches adversaires.

Même en résidence surveillée, fut-elle dans le fief des Frci, le Woody de Mama demeure redoutable comme un fauve en cage.

 

Simplice Allard

Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

SIGNEZ LA "PETITION POUR LA LIBERATION IMMEDIATE DE LAURENT GBAGBO"

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Laurent Gbagbo, Président constitutionnellement élu en Côte d'Ivoire, investi le 4 décembre 2010, a été livré, le 11 avril 2011, par l'armée française, avec la complicité de l'ONU, à Alassane Ouattara, imposé à la Côte d'Ivoire sur la base de résultats frauduleux illégalement proclamés, mais reconnus par le représentant du secrétaire général de l'ONU, le Coréen Young-jin Choi. A l'écrasement militaire, rappelant les pires heures de sa politique coloniale en Afrique, la France a ajouté l'humiliation dont avait été victime le Congolais Patrice Lumumba avant d'être assassiné il y a un demi-siècle avec la complicité de l'ONU.

Laurent Gbagbo, opposant historique depuis la fin des années 1960 qui a incarné la lutte pour le multipartisme et la démocratie en Côte d'Ivoire, n'a jamais pris les armes et a été élu en 2000. Il a été remis par les éléments de la Force française Licorne à ceux-là même qui ont voulu le renverser par un coup d'Etat militaire en septembre 2002 précipitant la partition du pays et plongeant celui-ci dans une crise meurtrière pour le peuple ivoirien.

Nous, soussignés,

Pacôme Adjourouvi, Albert Bourgi, Guy Labertit, Christian Mensah, Calixthe Beyala, Olympe Bhëly Quenum, Marcel Amondji, Cheikh Oumar Diarrah, Amath Dansokho, Michel Galy, Gaston Kelman, Malick Ndiaye, Hermann Yaméogo,  Jean Marie Teno, Francis Kpatindé, Théophile Kouamouo, Léopold Gnininvi, Hervé Emmanuel Nkom...

DÉNONÇONS

  • l'intervention de la France en Côte d'Ivoire qui outrepasse le mandat de l'ONU et viole le droit international ;
  • les mensonges d'Etat du gouvernement français et la complaisance de nombreux médias;
  • les exactions et les tueries perpétrées par les troupes d'Alassane Ouattara contre les partisans de Laurent Gbagbo depuis son arrestation illégale, dont la première victime a été l'ancien ministre de la Justice et de l'Intérieur Désiré Tagro.

CONDAMNONS

la politique guerrière, illégitime et coûteuse, conduite par le Président Sarkozy, avec la complicité des Etats-Unis, de chefs d'Etat d'Afrique et de l'ONU ayant mis sous tutelle la diplomatie africaine.

DEMANDONS

La libération immédiate de Laurent Gbagbo car la réconciliation ne peut se faire en Côte d'Ivoire qu'avec Laurent Gbagbo vivant et libre.    

 

Pour signer, cliquez sur: LIBEREZ LAURENT GBAGBO

samedi, 23 avril 2011

UNE PAQUES POUR L'AFRIQUE, UNE PAQUES POUR LA COTE D'IVOIRE!

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 Et je vis au milieu du trône et des quatre animaux, et au milieu des anciens, un agneau qui se tenait là, comme immolé, ayant sept cornes et sept yeux, qui sont les sept Esprits de Dieu, envoyés sur toute la terre. Et il vint et prit le livre de la main droite de celui qui était assis* sur le trône. Et lorsqu'il eut pris le livre, les quatre animaux et les vingt-quatre anciens tombèrent sur leurs faces devant l'Agneau, ayant chacun une harpe et des coupes d'or pleines de parfums, qui sont les prières des saints. Et ils chantent un cantique nouveau, disant : Tu es digne de prendre le livre, et d'en ouvrir les sceaux ; car tu as été immolé, et tu as acheté pour Dieu par ton sang, de toute tribu, et langue, et peuple, et nation ; et tu les as faits rois et sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre. Apo 5/8 à 10.


Jésus-Christ s'est offert volontairement à Dieu, Il a mis sa vie sur l'autel, il a donné sa vie pour la nation mais aussi pour réunir  en un seul corps les brebis dispersées. Jean11/5. Il s'est donné entièrement ...Sa Voix aujourd'hui, nous appelle, je dirai même nous supplie, de nous donner entièrement à Lui en retour comme il s'est donné lui-même entièrement à nous. Car Celui qui dit qu'il demeure en lui doit marcher aussi comme il a marché lui-même. 1 Jean 2/6.
Ils se sont d'abord donnés au Seigneur et ensuite par la volonté de Dieu, également à nous.( au corps)
2 Cor 8/5.
Mais c'est ici votre heure et la puissance des ténèbres
(Luc 22/53.) Comme Jésus l'a crié sur la croix:" Mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? ", la Côte d'Ivoire a pu se sentir abandonnée, mais rappelons-nous que la mort précède toujours la résurrection. Par Déborah.


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UNE PÂQUES POUR LA CÔTE D'IVOIRE


Par  Israël. Faites disparaître le vieux levain
, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé. 1 Cor 5:7 
Selon le calendrier biblique révélé à Moïse, la période de Pâques s'étale sur 8 jours à savoir du 14 au 21 du premier mois (Nissan). Pour cette année, cela correspond à la période du Lundi 18 au lundi 25 avril 11

Voici les fêtes de l'Éternel, les convocations saintes que vous publierez en leur saison. Au premier mois, le quatorzième du mois, dans la soirée, c'est la Pâques de l'Éternel ; et le quinzième jour du mois, c'est la fête des pains sans levain en l'honneur de l'Éternel ; pendant sept jours vous mangerez des pains sans levain. Le premier jour vous aurez une sainte convocation ; vous ne ferez aucune œuvre servile. Vous offrirez à l'Éternel pendant sept jours des sacrifices faits par le feu. Au septième jour il y aura une sainte convocation ; vous ne ferez aucune œuvre servile. Lév 23:4- 15


Voici en résumé le calendrier de la période de Pâques pour cette année:

14 Nissan - Lundi 18 avril - Début de la Pâque dès la soirée - Mort de Jésus

15 Nissan- Mardi 19 avril - Pleine lune - Pâques - Jour férié
21 Nissan - Lundi 25 avril -
Dernier jour de la fête des pains sans levain - Jour férié

(Note : La fête des pains sans levain commence le 19 Avril et finit le 25 avril)

La veillée pour la pleine lune qui aura lieu dans la nuit du lundi 18 au mardi 19 avril est la veillée de pâques. C'est pendant cette nuit, qu'il y a environ 3500 ans, l'Éternel combattit les dieux égyptiens et qu'Israël sorti miraculeusement d'Égypte avec d'immenses trésors.


Il y a environ 2000 ans, pendant cette même époque, c'est à dire, dans la soirée du 14 au 15 Nissan, Jésus s'est écrié sur la croix :'' Tout est accompli'' Trois jours plus tard, Jésus triompha sur la mort par la résurrection.


Aujourd'hui, la Côte d'Ivoire, et l'Afrique toute entière ont besoin d'une Pâques plus que de toute autre chose. Alors, en cette veillée de Pâques, prions  que Dieu accorde une Pâques à la Côte d'Ivoire et à l'Afrique. Qu'Il fasse disparaître la vielle Afrique, la vielle Côte d'Ivoire, au profit d'un nouveau continent et d'un nouveau pays. Qu'au nom du Christ, notre Pâques, qui a été immolé, le vieux levain disparaisse au profit d'une nouvelle pâte !  Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé


Longtemps, j'ai cru que les africains pouvaient agir en toute responsabilité surtout lorsqu'on est âgé de 50 ans et qu'on célèbre à grande pompe son ''jubilé''. Mais aujourd'hui   je n'y crois plus d'un iota car qu'est-ce que je vois ? J'observe plutôt, que nous évoluons d'irresponsabilité en irresponsabilité même parfois au mépris des valeurs de solidarité et de respect de la vie humaine qui jadis constituèrent le socle de notre société. Par contre je crois fermement que seule une Pâques de l'Éternel pour l'Afrique pourra sauver mon continent et mon pays la Côte d'Ivoire. Cette Pâques de l'Éternel va transformer le vieux levain de l'irresponsabilité, source de corruption, de népotisme, en nouvelle pâte de responsabilité, d'équité et de justice. En cette période de Pâques, que l'Éternel châtie et réprime, les dominations, les principautés et les puissances des ténèbres qui œuvrent à l'irresponsabilité sur l'Afrique et sur la Côte d'Ivoire. Qu'au nom de Jésus-Christ, en cette période de Pâque, le vieux levain de l'injustice disparaisse pour faire place à la nouvelle pâte de la justice.


Longtemps, j'ai cru que la démocratie ''sauverait'' l'Afrique, mais aujourd'hui je n'y crois plus d'un iota. Car qu'est-ce que je vois ? J'observe plutôt que les partis politiques africains endossés aux ethnies, ont divisé encore plus l'Afrique au lieu de l'unir. Les élections démocratiques censées faire avancer les pays africains, les ont fait reculer car elles se terminent toujours par des centaines voir des milliers de morts comme c'est le cas en Côte d'Ivoire en ce moment. Par contre je crois fermement que seule une Pâques de l'Éternel pour l'Afrique pourra sauver mon continent et mon pays la Côte d'Ivoire. Cette Pâques de l'Éternel va transformer le vieux levain ethnique source de division, de guerre en nouvelle pâte d'unité et de richesse culturelle. Comme lors de la sortie d'Égypte, et de la mort de Jésus sur la croix, que l'Éternel châtie et réprime, les dominations, les principautés, les puissances des ténèbres qui soufflent négativement sur les braises ethniques pour dresser les africains les uns contre les autres. Qu'au nom de Jésus-Christ, en cette période de Pâques, le vieux levain ethnique diviseur et guerrier disparaisse pour faire place à la nouvelle pâte de l'unité de la paix et de la diversité culturelle.


Longtemps, j'ai cru que comme l'Afrique ne pouvait pas s'en sortir seule, la communauté internationale, l'ONU...pouvaient l'aider. Mais aujourd'hui, je n'y crois plus d'un iota car, qu'est ce que je vois ? J'observe plutôt que presque partout en Afrique où passent la communauté internationale et l'ONU, le désordre, les tuerie, les charniers les suivent. Les cas du Rwanda, du Congo et de la Côte d'Ivoire en sont les preuves. Le ''nouvel ordre mondial'' n'arrive pas à imposer l'ordre. Elle crée plutôt désordre sur son passage. Je ne crois plus au salut de l'Afrique et de la Côte d'Ivoire qui viendrait des dieux de la communauté internationale. Par contre je crois fermement que seule une Pâques de l'Éternel pour l'Afrique pourra sauver mon continent et mon pays la Côte d'Ivoire. En cette période de pâques, que l'Éternel châtie et réprime, les dominations, les principautés et les puissances des ténèbres qui, via les institutions internationales, maintiennent l'Afrique en captivité. Qu'au nom de Jésus-Christ, en cette période de Pâques, le vieux levain de la domination des puissants sur l'Afrique disparaisse pour faire place à la nouvelle pâte du Jubilé de ce continent.


Longtemps, j'ai cru que comme l'Afrique et la Côte d'Ivoire disposaient d'immenses richesses humaines et souterraines, le développement était assuré. Mais aujourd'hui je n'y crois plus d'un iota car qu'est-ce que je vois ? J'observe plutôt que chaque fois qu'on découvre une richesse (or, diamant, pétrole...) en Afrique, cela devient immédiatement source de guerre meurtrière comme au Liberia, au Congo.... et en ce moment en Cote d'Ivoire.  Chaque découverte de richesse provoque misère et désolation. L'Afrique est très très très riche, mais les africains sont très très pauvres. Aujourd'hui, tous les pays africains font mains et pieds pour être classés ''Pays Pauvre Très Endetté (PPTE)'' par la Banque mondiale et le FMI. Par contre je crois fermement que seule une Pâques de l'Éternel pour l'Afrique pourra sauver mon continent et mon pays la Côte d'Ivoire. En cette période de Pâques, que l'Éternel châtie et réprime, les dominations, les principautés et les puissances des ténèbres qui animent tous ceux qui pillent les richesses de l'Afrique.


Comme pour les enfants d'Israël, en cette période de Pâques, que l'Afrique sorte en ce moment de la servitude avec d'Immense trésor. Qu'au nom de Jésus-Christ, en cette période de Pâques, le vieux levain de la malédiction qui agit sur l'Afrique disparaisse pour faire place à la nouvelle pâte de la bénédiction.


Je ne crois pas à un plan Marshall pour l'Afrique comme certains le demandent depuis plusieurs années. En effet, tous les plans concoctés pour sauver l'Afrique par les experts locaux et internationaux ont tous échoués dans leur ensemble. Par contre, Oh Dieu ! Nous croyons en ta droite puissante. Nous croyons en ta droite que tu as étendue pour faire sortir Israël d'Égypte. C'est pourquoi Oh Père, en cette période de Pâques, avec mes frères et sœurs, nous crions à toi pour t'implorer et te supplier. Tourne ta face vers l'Afrique, et accorde à ce continent ta Pâques, Ta Délivrance, Ton Salut. Tu es notre seule et unique espérance !


Or depuis la sixième heure il y eut des ténèbres sur toute la terre, jusqu'à la neuvième heure. Et environ la neuvième heure, Jésus s'écria d'une voix forte, disant : Eli, Eli, lamma sabachthani ? C'est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? Et quelques-uns de ceux qui étaient présents, l'ayant entendu, disaient : Il appelle Elie, celui-ci ! Et aussitôt l'un d'entre eux courut et prit une éponge, et l'ayant remplie de vinaigre et mise au bout d'un roseau, il lui donna à boire. Et les autres disaient : Laisse ; voyons si Elie vient le délivrer. Et Jésus ayant de nouveau poussé un grand cri, rendit l'esprit. Et voici, le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu'en bas ; et la terre trembla, et les rochers se fendirent, et les sépulcres s'ouvrirent, et plusieurs corps des saints qui étaient morts ressuscitèrent.. Matt 27/45 - 51.


Il est mort pour rassembler en un seul corps (une seule nation) les brebis dispersés.Or,il ne dit pas cela de lui-même; mais étant souverain sacrificateur cette année-là, il prophétisa que Jésus devait mourir pour la nation. Et ce n'était pas pour la nation seulement; c'était aussi afin de réunir en un seul corps les enfants de Dieu dispersés. Jean 11/5


C'est pourquoi, vous autrefois païens dans la chair, appelés incirconcis par ceux qu'on appelle circoncis et qui le sont en la chair par la main de l'homme, souvenez-vous que vous étiez en ce temps-là sans Christ, privés du droit de cité en Israël, étrangers aux alliances de la promesse, sans espérance et sans Dieu dans le monde. Mais maintenant, en Jésus Christ, vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ. Car il est notre paix, lui qui des deux n'en a fait qu'un, et qui a renversé le mur de séparation, l'inimitié, ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de créer en lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix, et de les réconcilier, l'un et l'autre en un seul corps, ( Nord et sud) avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l'inimitié. Il est venu annoncer la paix à vous qui étiez loin, et la paix à ceux qui étaient près; Eph 2/13 - 17.



En cette période de PÂQUES, de VICTOIRE et de DELIVRANCE



Jérusalem, sois une pâte nouvelle pour servir à la gloire du Très Haut


Église, sois une pâte nouvelle pour servir à la gloire du Très Haut


Côte d'Ivoire, sois une pâte nouvelle pour servir à la gloire du Très Haut


Afrique, sois une pâte nouvelle pour servir à la gloire du Très Haut


Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé. 1 Cor 5/7


Bonne fête de Pâques  et  de délivrance!


Source: DEBORAH 33

COTE D'IVOIRE: LA FRANÇAFRIQUE EST RESSUSCITEE A ABIDJAN

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La main sur le cœur, le candidat Nicolas Sarkozy promettait à Cotonou au Bénin la fin du mythe qui prête à la France « la faculté de redresser les situations, de rechercher ses intérêts économiques... et d'être capable d'assurer la stabilité ou de créer l'instabilité dans un pays ». Promis, c'en était fini de la françafrique. Juré, c'était la fin du rôle de gendarme de l'Afrique. Le pied au plancher, le président Sarkozy s'est éloigné à une vitesse supersonique de cette profession de foi.

Le discours de Dakar, la révocation de Jean-Marie Bockel - qui voulait signer l'acte de décès de la Françafrique, l'influence de Robert Bourgi, figure de la Françafrique, qui conseille l'Elysée sur les questions africaines... Ce sont autant de signes qui montrent que, rattrapé par la realpolitik, Nicolas Sarkozy a tourné le dos à ses promesses électorales.

Il faut questionner les conditions d'une telle « libération »

A Abidjan, réfugiés derrière le paravent onusien, les soldats français ont participé à l'arrestation du président ivoirien. Il n'y a plus de contentieux électoral en Côte d'Ivoire. L'arrestation du président Laurent Gbagbo est, nous dit-on, « un signal fort aux dictateurs » de la région. Ils ne « devraient plus mépriser » la voix de leurs peuples qui réclament des élections libres et justes.

Quelques mois plutôt, au Gabon, une inversion pure et simple du résultat présidentiel a été encouragée au profit du fils Bongo. La vox populi gabonaise était certainement inaudible. A Ouagadougou, où le Président n'est pas loin de subir le même sort que Ben Ali et Hosni Moubarak, les forces spéciales françaises s'activent déjà sur le terrain. Il faut sauver le soldat Compaoré. Et inciter les Burkinabés à supporter le Président qu'ils ont « plébiscité » lors du dernier scrutin présidentiel.

La françafrique est ressuscitée. Dans la capitale économique ivoirienne, elle occupe l'aéroport international de Port-Bouët - nom de l'ancien commandant français, chargé de conclure des traités de commerce et de protection avec des chefs côtiers. A Treichville - qui tient son nom de Treich-Laplène, premier administrateur colonial de la Côte d'Ivoire -, la Françafrique, sans attendre que les victimes soient enterrées, exploite et exporte déjà le cacao ivoirien vers l'Union européenne.

Sur le pont du porte-avions Charles-de-Gaulle, elle effectue, dans un pays indépendant depuis cinquante ans, des patrouilles pour assurer la sécurité des populations. Et s'il existe des millions d'Ivoiriens pour penser que « la Côte d'Ivoire est enfin libérée », il y a des millions d'autres pour dénoncer les conditions d'une telle « libération ».

Les victimes ivoiriennes sont oubliées

Aussi loin qu'on puisse remonter dans le temps, il n'existe aucune trace d'une seule démocratie installée ou soutenue par la Françafrique. Le temps est désormais compté en Côte d'Ivoire. Oubliées déjà ces milliers de victimes civiles. Certaines, des centaines, sont tombées sous les bombardements de la communauté internationale. Sacrifiées sur la base d'une résolution censée pourtant les protéger.

Le regard est détourné. Et des milliers de partisans de Laurent Gbagbo sont traqués de Duékoué à Abidjan.
Bouchées sont les oreilles pour ne pas entendre le bruit des exécutions sommaires.

Fermés sont les yeux pour ne pas voir les traitements dégradants et humiliants infligés aux patriotes ivoiriens.
Et la mémoire, définitivement effacée pour oublier ces dizaines de milliers de morts depuis 2002. Il n'y a plus personne pour épiloguer sur le sort des Ivoiriens.

La Françafrique se tourne maintenant vers la Libye

Le western abidjanais est enfin terminé. Mission accomplie pour les bérets verts français. Les journalistes peuvent désarmer leur plume. Ils peuvent ranger leurs caméras pour d'autres théâtres d'opérations. Les Ivoiriens ne les regretteront pas.

L'actualité est brûlante ailleurs. Kadhafi utiliserait des armes lourdes contre ses populations. Il ne faut plus attendre. Vite, une nouvelle résolution du Conseil de sécurité. Trois ans après lui avoir déroulé le tapis rouge et proposé la vente de rafales, Nicolas Sarkozy veut enfin désarmer le tyran libyen. Vaut mieux tard que jamais.

En Côte d'Ivoire, en ce triste printemps africain, la Françafrique a revêtu ses plus beaux oripeaux. Laurent Gbagbo a eu l'imprudence de vouloir enterrer la bête sans l'avoir tuée. Le rideau d'un réveil du continent noir est tombé à Abidjan.


 

Par Anicet Djéhoury, Essayiste ivoirien.


Source: RUE89

vendredi, 22 avril 2011

MAMADOU KOULIBALY APRES SA RENCONTRE AVEC OUATTARA

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"Après avoir réfléchi, être passé d'un extrême à l'autre dans mon analyse de la situation, je pense qu'il ne faut pas jeter la pierre à Mamadou Koulibaly. Il a, peut-être, dans sa tête une stratégie de ré-établissement de contre-pouvoirs. Il veut contraindre ADO à retourner à une démocratie constitutionnelle. Pour mieux le combattre politiquement. Les Ivoiriens, à mon avis, doivent lui donner une chance...", dixit Théophile Kouamouo.

Mais en ce qui nous concerne, les propos du président de l'Assemblée Nationale (même s'il faut reconnaître qu'il a asséné quelques bonnes vérités qui ont ramené les épurateurs et les putschistes dans leurs petites chaussures) auraient pu revêtir plus d'audace et d'exigence, eut égard à l'estime que lui accorde le nouvel homme fort d'Abidjan et compte tenu de l'extrême gravité des évènements que vit la Côte d'Ivoire. Nous sommes notamment outré du fait qu'il n'ait pas évoqué un certain nombre de choses capitales: Pas un traitre mot de ce speech sur mon président qui a été kidnappé par l'armée française, battu et illégalement privé de liberté avec son épouse, la Première Dame de Côte d'Ivoire! Sont-ils encore vivants et bien traités? Silence radio! Or une simple évocation dans ce sens aurait eu le mérite de rasséréner les Ivoiriens. Pas un mot non plus sur la violente guerre de la France contre mon pays et sur les patriotes et les civiles qui continuent de se faire massacrer par la force Licorne, l'ONUCI et les forces pro-Ouattara, à Yopougon, et qui quittent massivement la commune! N'aurait-il pas fallu qu'il se proposât d'effectuer une médiation auprès de ces jeunes qu'ils ont contribué à armer mentalement pour la résistance, en vue de les convaincre de déposer les armes et de s'inscrire dans la dynamique de la "réconciliation", si dynamique il existe vraiment? Car ils ont promis ne pas déposer les armes tant qu'ils n'auraient pas vu le Président Gbagbo. Car, qu'on se le tienne pour dit: il ne peut y avoir de réconciliation sans Gbagbo. Et que dire de l'investiture que s'apprêterait à faire Paul Yao-Ndré? Vais-je enfin me réveiller de mon cauchemar? Pardonnez mon intransigeance... Vivent le pardon et la "paix" (sur des nappes de sang et dans l'insécurité totale) en Côte d'Ivoire!

 

«J'étais à Accra, j'ai reçu un appel du président Ouattara qui souhaitait s'entretenir avec moi. J'avais moi aussi un certain nombre de choses à discuter avec lui.Je suis arrivé hier [mardi, ndlr] et ce matin je sors d'une audience avec lui. Nous avons parlé de plusieurs sujets. En particulier, je lui ai fait part des préoccupations des députés qui aimeraient bien qu'en tout début de mandat, nous puissions nous inscrire dans la légalité constitutionnelle. Donc que les ordonnances qui ont été prises puissent faire l'objet d'une autorisation de l'Assemblée nationale, d'une régularisation. Le président a donné son accord.

Les députés ont suggéré aussi que l'on puisse entrer dans l'application de la Constitution, le respect de l'Etat de droit, le respect des libertés individuelles. Le président de la République m'a dit qu'il était conscient de la question et qu'il prenait toutes les dispositions pour qu'il en soit ainsi.

Au nom des députés, je lui ai signalé des problèmes de sécurité, l'assemblée nationale ayant été pillée, mon domicile à Abidjan et à Azaguié, ma famille menacée et pillée. C'est aussi vrai pour l'ensemble des députés. Nous avons trouvé à l'Assemblée nationale un cadavre en putréfaction, tous les bureaux cassés et pillés. Les députés se sont demandé dans quelle mesure ils pouvaient avoir la sécurité, puisqu'ils se sont déjà inquiétés de la situation auprès des ministres concernés mais que rien n'avait encore été fait. Le président a donc donné des instructions pour qu'assez rapidement l'Assemblée nationale soit sécurisée. Parce qu'il y a des pillages chaque jour. Il y a des gens qui passent pour ramasser ce qui est resté.

Nous avons parlé de l'Etat de droit pour expliquer qu'en début de mandat, conformément au vœu de l'Union africaine, le président de la République puisse avoir une prestation de serment régulière. Il a donné son accord et je crois savoir, si je ne trahis de secret, que le président du Conseil constitutionnel, Yao N'dré, est en route pour Abidjan, où il arrive probablement demain. Et très rapidement, le président m'a dit qu'une cérémonie serait organisée pour rester conforme au vœu de l'Union africaine.

Je lui ai dit par ailleurs, toujours concernant la sécurité, que de nombreux militants du Fpi et de Lmp, ceux qu'on appelle pro-Gbagbo, étaient très inquiets pour leur sécurité dans les quartiers. Qu'ils étaient dénoncés, indexés, comme si être militant de ce parti ou de ce mouvement était une tare. Ils se cachent, ils se sentent brimés. Nombreux sont également ceux qui ont fui et qui se sont réfugiés au Ghana, au Togo ou au Bénin. Il serait bien d'aller vers une détente pour que ces militants se sentent bien sécurisés. Et de surcroit, je lui ai signalé plusieurs appels reçus d'amis et de proches de populations bété qui me disent, «Nous sommes poursuivis, tués dans des quartiers simplement parce que nous sommes Bété.» Et l'ethnie ne peut pas être un défaut. Et si l'on peut reprocher des choses au Fpi, ce n'est pas aux Bété qu'il faut le faire payer. Si l'on peut reprocher des choses à Gbagbo Laurent, ce n'est pas aux Bété qu'il faut le faire payer. Si nous rentrons dans ce jeu, jamais nous n'aurons de réconciliation et nous n'aurons de paix. Le président de la République a pris le téléphone, il a appelé les ministres concernés. Il a demandé que des enquêtes soient faites rapidement afin que cette situation s'estompe. Parce qu'il n'a pas envie de gouverner au nom d'une ethnie.

J'en ai profité aussi pour lui dire que l'Assemblée nationale faisait sa séance solennelle d'ouverture le mercredi 27 avril 2011, la première session ordinaire pour l'année 2011.

J'en ai profité pour lui dire la méfiance, la tension, l'absence d'Etat pour le moment, les fonctionnaires qui ne vont pas au travail, les policiers, les gendarmes apeurés, les militaires effrayés... Je lui ai dit que ce serait peut-être bien qu'il parle aux Ivoiriens encore une fois, mais pas dans le cadre d'une interview classique comme nous l'avons déjà vu. Mais qu'il saisisse la tribune de l'Assemblée nationale pour dire aux Ivoiriens où il va, comment il veut y aller, avec qui, dans quelles conditions de sécurité, de réconciliation, de détente. Et qu'à ce propos, les députés m'avaient demandé de lui adresser une invitation pour le 27 pour qu'il vienne s'adresser aux Ivoiriens. Le président m'a dit qu'il donnait son accord et qu'il se préparerait pour le mercredi 27 pour s'adresser aux Ivoiriens.

Je pense qu'en allant dans ce sens, et si les uns et les autres acceptaient d'arrêter de se bagarrer, si ceux qui ont des armes arrêtaient de menacer ceux qui n'en ont pas, si ceux qui sont Rhdp arrêtaient de faire peur à ceux qui ne sont pas Rhdp, si les représentants locaux du Pdci ou du Rdr arrêtaient de faire peur aux représentants locaux du Fpi, peut-être que nous aurions une chance extraordinaire de reconstruire ce pays après ce chaos. Mais, si jamais certains pensent que l'arrivée de Ouattara au pouvoir, c'est le pouvoir aux Dioula ou aux Nordistes alors, ils peuvent faire ce qu'ils veulent, alors c'est le chaos promis. Jamais il n'y aura de réconciliation, jamais il n'y aura de paix, jamais il n'y aura d'Etat, jamais il n'y aura de nation. Et là où nous sommes, nous sommes encore loin du fond du puits. C'est vrai que les temps sont durs, les Ivoiriens pensent que nous sommes tombés, que c'est grave. Mais il y a pire que la situation dans laquelle nous sommes. Il faut regarder ce qui est arrivé à Haïti, il faut regarder ce qui est arrivé en Somalie. On n'a pas encore vu le pire, faisons donc tout pour l'éviter.»

Le 20 avril 2011

 

Source: SAOTI, le blog de Mahalia Nteby

 

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Mamadou Koulibaly: le sens d'un retour

 

"Je partage avec vous cette analyse du journaliste ivoirien Simplice Allard, relative au retour dans l'arène de Mamadou Koulibaly, président de l'Assemblée nationale et numéro deux de l'Etat ivoirien. Une analyse que j'ai aimé lire..." Théophile Kouamouo.

 

Le Pr Koulibaly Mamadou est de retour, mardi 19 avril 2011, de son abri ghanéen. Information capitale, le président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire met fin à son exil en rentrant dans son pays, deux semaines après le coup d'Etat qui a enlevé le Président Laurent Gbagbo et déchu le régime Fpi, cerise sur le gâteau : par un avion spécial affrété par le tombeur, Alassane Dramane Ouattara. Que penser d'un tel acte de la part du président de l'Assemblée nationale, par ailleurs vice-président du Front populaire ivoirien (Fpi) ? Pour ma part, il s'agit d'une démarche très sage et d'une très grande lucidité politique, j'allais dire, une saine appréciation de la réalité du terrain comme le recommandent les stratèges politiques. Au demeurant, le retour de ''Koul'' par un avion spécialement affrété par Ouattara prouve que le président par coup d'Etat, reconnu par la communauté internationale, est coincé et qu'aucune autre issue institutionnelle et légale ne s'offre à lui. Le fait que M. Ouattara n'a pas prêté serment devant le Conseil constitutionnel est, en effet, un gros handicap politique, un boulet qu'il traine au pied dont il est véritablement conscient. D'où la négociation, car c'en est bien une, entre le Fpi représenté (officiellement ou officieusement peu importe) par le Pr Koulibaly et le camp Ouattara qui a besoin de se faire entourer des compagnons - dont l'autre Professeur Paul Yao N'Dré président du Conseil constitutionnel -, de Laurent Gbagbo pour se faire une couverture légaliste.

On ne sort pas d'une guerre comme on sortirait d'un dîner gala, disait Laurent Gbagbo. Ouattara sait combien de plumes il a perdues dans son ambition présidentielle : les entreprises privées comme publiques sont pillées systématiquement ou rançonnées comme c'est le cas à San Pedro où les soldats pro-Ouattara exigent la somme de huit millions (8.000.000 Fcfa) à chaque société industrielle ; des crimes sont perpétrés par les mêmes soldats à sa solde, il y a destructions de biens publics et privés, pillages de domiciles privés partout dans le pays, les Forces républicaines de Côte d'Ivoire pro-Ouattara sèment mort et désolation dans presque tous les foyers ivoiriens. La ville de Duékoué à l'ouest de la Côte d'Ivoire, avec plus de huit cent (800) morts en trois jours, en est le symbole le plus illustratif. C'est un Alassane D. Ouattara qui convoite le pouvoir ivoirien depuis des lustres et qui y est presque, mais dont l'ambition pourrait être contrariée par ses actes qui ne sont pas dignes de l'image d'aristocrate doublé de grand banquier reconnu comme tel dans la haute finance internationale qu'il donne de lui-même.

Il faut savoir qu'une République, pour son fonctionnement dans la stabilité doit être à l'image d'un carré. Dont les différents pieds institutionnels sont: la présidence de la République, l'Assemblée nationale, la défense et les médias d'Etat. Or, c'est de notoriété publique, pour le moment et deux semaines après le coup d'Etat militaire qui a enlevé Laurent Gbagbo, il n'y a toujours pas de présidence. Tout le monde le sait, Ouattara n'a pas encore prêté serment. Pour la défense, inutile de dire qu'il n'y a non plus pas d'armée nationale en tant qu'institution. Chaque parcelle du pays est « sécurisée » par une floraison de milices armées, les combattants de l'armée nationale : les Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire (Fds-Ci) se sont évanouies dans la nature sans prêter une oreille attentive à l'appel de la hiérarchie qu'ils soupçonnent d'être soucieuse de son avenir et de sa sécurité. La situation n'est pas non plus reluisante pour les médias, deux semaines après le coup d'Etat de Ouattara, l'Etat de Côte d'Ivoire ne dispose pas d'institutions médiatiques officielles pour porter sa parole. La Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (Rti) et Fraternité Matin ont cessé toute activité. Il reste l'Assemblée nationale, l'autre socle du carré d'as institutionnel. Et c'est une des principales raisons de la « magnanimité » d'Alassane Dramane Ouattara qui a mis à la disposition du président de l'Assemblée nationale un avion spécial qui l'a ramené du Ghana avec toutes les garanties sécuritaires que cela suppose.

Je dirais que le retour du Pr Koulibaly ouvre de nouvelles perspectives et donne un semblant de vie à la Côte d'Ivoire. Car, à sa sortie d'audience, mercredi 20 avril 2011, avec Ouattara, Koulibaly annonce la réouverture des travaux avec une prise de contact avec les députés responsables des groupes parlementaires le même jour, et éventuellement une adresse les jours prochains devant ceux-ci d'Alassane Ouattara. Sans oublier l'autre pan, celui de la garantie sécuritaire des députés, obtenue par le président Koulibaly de la part de l'homme fort du moment, Ouattara, et qui permet à la Côte d'Ivoire de revivre. L'acte du président Koulibaly Mamadou est très important en ce sens qu'il permet une détente dans le marigot politique ivoirien. Détente profitable à tous sans oublier au Fpi son parti politique qui pourra se donner des coudées franches et sortir de l'étreinte des Forces républicaines, l'armée de Ouattara, qui s'illustrent avec leur lot de pillages et d'exécutions physiques à relents d'épuration ethnique dont les Bété, ethnie du Président Gbagbo, sont les principales cibles. On pourrait espérer que ces tueries cesseront comme le promet Ouattara.

Koulibaly Mamadou desserre également l'étau et permet à son parti le Front populaire ivoirien (Fpi) de sortir la tête de l'eau, d'affiner et de dégager une stratégie pour reconquérir le pouvoir d'Etat perdu, non pas par élection mais par la force des armes. Le Fpi en a les ressources humaines et les instruments. C'est donc un geste que les cadres du Fpi doivent applaudir des deux mains, celui posé par le président de l'Assemblée nationale que le hasard a voulu du même bord politique que le président Laurent Gbagbo. Je puis dire que le Pr Koulibaly sauve des meubles, à commencer par ceux de la République dont il pourrait - en toute éventualité - en assumer l'intérim, et partant, ceux de sa famille politique.

Simplice ALLARD

al08062317@yahoo.fr

Source: Le Blog de Théophile Kouamouo