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jeudi, 19 mai 2011

DROIT DE REPONSE DU «NOUVEAU COURRIER» AU «MANDAT»


LE NOUVEEAU COURRIER.jpg

 

Abidjan, le 15 mai 2011


A Monsieur Le Directeur de Publication du journal Le Mandat


Objet : Droit de réponse au Mandat


Monsieur le Directeur,


Dans votre parution du samedi 14 mai 2011, vous publiez un article intitulé Liberté de la Presse - Voici pourquoi "les journaux bleus" ne paraissent plus, signé de Adaye Kouakou. Grande a été notre surprise de lire certaines « informations » nous concernant, émanant d'un confrère qui n'a pas pris la peine de nous joindre.

Premièrement, votre journal croit savoir que les problèmes de sécurité que nous évoquons n'existent pas et que le ministre de l'Intérieur aurait donné des garanties le 3 mai dernier lors de la journée internationale de la liberté de la presse.

Deuxièmement, vous prétendez que Le Nouveau Courrier est financé par Simone Gbagbo et aurait donc des problèmes financiers qui l'empêchent de revenir dans les kiosques.

Enfonçant le clou dans une sorte de dérision, vous préconisez une solution à ceux que vous qualifiez de ''presse bleue'' : «En entendant de trouver une solution idoine aux vrais problèmes qu'ils ont, ces organes de presse devront opter pour la presse en ligne, comme le fait ''Le Nouveau Courrier'' actuellement ». Sur quel site ? Nous nous interrogeons encore.

Nous protestons face à de telles contrevérités qui visent à dédouaner les autorités ivoiriennes face au musellement d'une partie de la presse.

Nous avons les moyens financiers de paraître, mais nous en sommes empêchés par des obstacles sécuritaires réels qui ont été relevés par Reporters sans frontières (RSF) et le Comité pour la protection des journalistes (CPJ). Au demeurant, de quelles garanties sécuritaires parle Le Mandat ? Le discours musclé du ministre de l'Intérieur le 3 mai a fait un tollé dans la corporation et au sein des organisations de protection de la liberté de la presse ; et nulle part nous ne voyons les garanties sécuritaires dont fait cas Le Mandat.

Au demeurant, nous n'avons jamais été financés par Simone Gbagbo, et nous nous réservons le droit de porter plainte pour diffamation à ce sujet. Nous sommes une entreprise privée qui s'équilibre en dépenses et en recettes grâce aux ventes et à la publicité. Devons-nous ajouter que nos ventes sont sans commune mesure avec celles du Mandat ?

Merci de bien vouloir publier ce droit de réponse, dans les meilleurs délais et dans les mêmes conditions, ainsi que vous l'avez fait pour l'article incriminé.


Pour Le Nouveau Courrier

Stéphane GUEDE

 

Source: LE NOUVEAU COURRIER

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