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mardi, 14 juin 2011

LE DEAL SECRET DES VAUTOURS QUI RODENT AUTOUR DE LA COTE D'IVOIRE: SORO GUILLAUME FUTUR PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE



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La situation post-putsch n'est toujours pas gérée à souhait par le camp Ouattara resté tétanisé par la peur d'un probable coup d'Etat dont on ne sait s'il viendrait des militaires pro-Gbagbo ou des forces fidèles à Soro Guillaume.

La situation d'insécurité actuelle est sagement entretenue par les deux camps qui en usent pour évaluer leur force. Aussi longtemps que la situation sera instable, Soro aura démontré que Ouattara et son ministre de l'intérieur Ahmed Bakayoko ne maîtrisent pas la situation sécuritaire du pays. Le fait même pour Ouattara de faire appel à la France pour le sécuriser est un aveu d'incapacité qui ne fait que confirmer la thèse du camp de Soro qui, on l'imagine aisément, en rigole.

Les rumeurs de tentatives de coup d'état sont bien entendu entretenues par Soro et ses hommes pour faire peser l'épée de Damoclès sur la tête de Ouattara et fonctionne comme une menace voilée sur lui, si l'idée lui venait de le dégommer de la primature. Soro a des ambitions au-delà de la simple primature, ça tout le monde le sait. Pour atteindre son but, il est prêt à tout, même tuer son maître d'hier Ouattara. Soro l'a déjà fait à Laurent Gbagbo, un homme qu'il a toujours admiré.

Les sceptiques seront prêts à réfuter notre argumentation, arguant que si Soro pose tant problème pour asseoir le pouvoir de Ouattara, celui que Sarkozy a choisi, pourquoi la France ne l'assassinerait-il pas. C'est une hypothèse à écarter. Car tout antagonisme entre les camps arrange toujours le prédateur. Pendant qu'ils sont occupés à se battre, ils signent tout de même les contrats nécessaires à la survie de l'économie française.

Et puis les autorités françaises ont déjà fait leur calcul macabre qui tourne toujours autour de la protection de leurs intérêts. La France sait que Ouattara est malade. Il a déjà, au plus fort de la crise, eu deux attaques cardiaques. Les pressions diverses peuvent l'emporter d'un instant à l'autre. Du côté du PDCI, personne n'est capable d'assurer la relève et tenir tête aux pro-Gbagbo. Seul Soro constitue une alternative possible en l'absence de Ouattara. Soro est un véritable sanguinaire pour qui tuer est un jeu. Il a la capacité d'en commettre pour mettre au pas ses adversaires. Il ne résistera pas à la tentation de le faire à nouveau. Tous ces crimes font de lui un homme facilement malléable. Si l'envie lui venait demain de se rebeller comme avait voulut le faire Omar Bongo, la grande France s'en servira pour le mettre au pas.

Concernant ces crimes, on voit déjà que plusieurs crimes commis par les hommes de Soro sont en train d'être banalisés par les autorités françaises avec l'aide de leur presse. Ainsi lorsque Amnesty International sort un rapport accablant pour les hommes de Ouattara, RFI titre que le rapport est plutôt accablant pour les hommes de Gbagbo. Pire, lorsque des ressortissants français considérés hier comme des proches du Président Gbagbo, sont enlevés par les hommes de Ouattara, la presse française impute ces enlèvements aux hommes de Gbagbo.

En somme, les soi-disant enquêtes sur les violations de droit de l'homme sont dévoyées d'avance. On a déjà désigné les coupables. Pour l'heure, ils ne sont pas du camp de Ouattara. Mais croyez-moi, il y aura deux copies différentes de ces rapports d'enquête. L'une officielle qui ne mentionnera pas grand'chose de Soro, Ouattara et de leurs hommes, une sorte de synthèse. Puis la vraie copie qui sera gardée par la France avec copie au camp Ouattara. Cette copie, qui sera plus sévère contre le camp Ouattara servira à faire le chantage honteux pour les emmener à brader nos ressources.

Soro Guillaume, le futur dauphin constitutionnel de la République de Côte d'Ivoire

Pour éviter l'actuel bicéphalisme, le plan concocter par Ouattara et ses conseillers, nous rapporte une source, est de faire en sorte que Soro Guillaume devienne le futur dauphin constitutionnel de Ouattara. Ce qui ferait de lui le Président de la République de Côte d'Ivoire si Ouattara venait à passer. Ce plan à l'avantage de permettre à Ouattara de résoudre deux problèmes qui menacent son pouvoir. Ouattara aura ainsi la possibilité de tenir sa promesse faite au PDCI de lui confier le poste de Premier Ministre que Soro refuse de céder pour l'instant. Par la même occasion, Ouattara se serait calmement "débarrassé" de Soro sans le fâcher.

Des gens sont déjà cooptés pour réfléchir à la faisabilité de ce plan. La première étape sera l'organisation d'un congrès d'union entre le PDCI et le RDR afin de formaliser l'union jusque-là connue sous le nom de RHDP en un parti unique, qui, avec la terreur exercée dans tout le pays sur toute forme d'opposition, donnerait une victoire sans ambages au camp Ouattara. C'est la mise en exécution de ce plan-là qui, selon nos sources, provoque les remous actuels au PDCI.

Entre temps, Soro Guillaume sera coopté pour être candidat aux législatives dans une localité du Sud pour faire croire que "Gbagbo n'est rien", même dans le Sud. Les experts penchent pour une commune d'Abidjan, probablement Abobo ou Adjamé. Avec le principe des listes uniques et l'aide de la CEI, Soro n'aura aucune difficulté pour être élu. Selon nos sources, ce plan a déjà eu l'aval du PDCI (malgré quelques soubresauts ça et là). Entendez donc qu'après dix années de lutte armée, Soro Guillaume parviennent au plus haut du sommet de l'Etat. Comme quoi la fin justifie toujours les moyens.


Marie-Laure Koutouan


Source: INFO D'ABIDJAN.NET


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SITUATION SOCIO-POLITIQUE: LES FRCI PORTENT UN MAUVAIS COUP A ALASSANE OUATTARA



L'humeur joyeuse, du chef de l'Etat Alassane Ouattara, selon une source diplomatique à Abidjan, a pris un sacré coup depuis le vendredi 7 juin 2011. La raison, le report, dans trois ans, du retour de la Banque africaine de développement (Bad) à Abidjan. Le... président de la République tenait à ce retour dans l'immédiat. C'est pourquoi il s'est personnellement investi et a mis tout ce qui était en son pouvoir pour obtenir ce retour, dans un délai n'excédant pas six mois. A Abidjan, on était d'autant plus sûr que le président de cette institution, le Rwandais Donald Kaberuka, avait décalé, récemment, que « le retour de la Bad à Abidjan est imminent ». Le ministre d'Etat, ministre chargé du Plan et du développement, Abdallah Mabri Toikeusse et sa délégation, en se sont rendant à Lisbonne (Portugal) dans le cadre des Assemblées annuelles de la Bad, étaient loin d'imaginer qu'un mauvais sort viendrait tout mettre à l'eau.


De fait, les gouverneurs de la Banque africaine de développement ont décidé que la Bad reste à Tunis, pour encore trois ans. Selon Nkosana D. Moyo, "la banque a décidé qu'elle se donnait encore trois ans en Tunisie", où elle s'était installée provisoirement en 2003 en raison des troubles en Côte d'Ivoire, mais "peut à tout moment, au cours de cette période, retourner à Abidjan", a précisé M. Moyo, lors d'une conférence de presse à l'issue des Assemblées annuelles de la Banque. Le retour de la Bad dépendra du "rétablissement des conditions de sécurité acceptables" et de la "réhabilitation des bâtiments de la banque, endommagés", a-t-il ajouté. Selon notre source, la Côte d'Ivoire était à deux doigts d'obtenir ce retour dans un délai d'au moins six mois quand un coup de fil passé de Paris, est venu tout annuler. C'est qu'en Côte d'Ivoire, des éléments des Forces républicaines de Côte d'Ivoire ( Frci) ont fait une descente, récemment dans la région du Bas-Sassandra, où ils ont pillé une exploitation agro-industrielle appartenant à des Français. Ceux-ci ont été séquestrés avant d'être dépouillés de tous leurs biens. Après leur passage, l'Ambassade de France en Côte d'Ivoire est immédiatement saisie, qui informe, à son tour le ministère des Affaires étrangères. Emoi et colère s'entremêlent à Paris. La devise de Nicolas Sarkozy, le président français, est connue. « On ne touche pas impunément aux cheveux d'un Français ». Le rapt, le 4 avril 2011 au Novotel Hôtel, suivi de la mort de Yves Lambelin (Sifca) et Stéphane Frantz di Rippel, en compagnie d'un Béninois et d'un Malaisien, par un groupe armé, est encore présent dans les esprits à Paris. Un axe téléphonique va s'établir entre Paris, Abidjan et Lisbonne et la décision du report est tout de suite arrêtée...Abidjan doit être puni pour « son incapacité à tenir ses troupes ». Le Président Ouattara a accusé durement le coup, soutient notre source. Toujours, selon celle-ci, un chef de groupement tactique dont les éléments seraient mis en cause, a « été convoqué d'urgence à Ouagadougou » pour rencontrer le président du Faso. L'onde de choc est d'autant plus forte à Abidjan que le Premier ministre Guillaume Soro a entrepris, en compagnie du général Bakayoko Soumaïla, avant-hier, une tournée visant à « mettre de l'ordre dans les rangs des Frci ». Dans les prochains jours, des mesures énergiques devraient être prises, pour mettre hors d'état de nuire « toutes les brebis galeuses » qui, il faut le dire, sont en train d'écorner sérieusement, l'image du gouvernement Ouattara. Ce retour à Abidjan de la Banque africaine de développement aurait été une première grande victoire pour le président de la République Alassane Ouattara. Alors que ce retour était quasiment acquis, par la faute d'éléments incontrôlés des Frci, les autorités ivoiriennes devraient donc attendre encore 3 ans... Néanmoins, Mabri Toikeusse et sa délégation ne sont pas rentrés les mains vides. Les gouverneurs de la Bad ont décidé d'accorder à la Côte d'Ivoire une aide de 160 millions de dollars (111 millions d'Euros), consacrée à l'éducation, à la santé et aux infrastructures.


Cette aide devrait être suivie "d'ici la fin de l'année" d'un financement supplémentaire équivalent, a précisé le président de la Bad, Donald Kaberuka.

 


Armand B. DEPEYLA (Soir Info)

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