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jeudi, 30 juin 2011

CHER MONSIEUR DRAMANE OUATTARA, J'AI L'HONNEUR DE DIRE NON !

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La chronique de Hassane Magued

Votre accession, on ne peut plus bruyante, à la tête des institutions ivoiriennes, ne m'a pas laissé indifférent comme beaucoup d'autres personnes d'ailleurs. Vous devinez donc pourquoi je suis venu au bord de la lagune Ebrié pour essayer de vous comprendre beaucoup mieux. Entre gens civilisés, ce genre de démarche s'appelle la bienséance. Aussi ai-je pris la résolution qu'entre vous et moi, les choses se passent désormais comme entre personnes civilisées. C'est pourquoi je voudrais vous traduire pour compter de maintenant, ma ferme opposition à votre manière de plus en plus maladroite de faire les choses.

Certes, cela fait partie des méthodes qui vous ont permis de progresser à ce niveau de votre vie. Mais comme des médicaments, certains comportements, je dirai, la plupart de nos comportements, ont des effets secondaires dramatiques pour nous-mêmes, mais aussi et surtout pour tous ceux qui nous sont proches par convoitise ou par pure amitié ou simplement par parenté. Peut-être que ce genre de paroles vous importe très peu. J'en conviens avec vous. Mais vous n'êtes pas le seul dans l'histoire de l'humanité moderne à avoir éprouvé l'envie de faire les choses pour lesquelles j'ai jugé bon de vous dire « Non » ce matin. Avant vous, il y a eu un certain Augusto Pinochet, dictateur Chilien. Il y a eu Mobutu. Il y a eu aussi Milosevic. C'est même très récent. Il a organisé une épuration ethnique en Bosnie. Hier, il y a eu Ben Ali. Et beaucoup d'autres encore. Ils avaient tous eu le soutien des bras occultes ou visibles qui vous tiennent aujourd'hui. Mais ils ont tous été lâchés au moment où ils s'y attendaient le moins. Croyez-moi, les mêmes causes entraînent les mêmes effets.

Alors première chose pour laquelle je vous dis « Non », votre ivresse de la Vengeance. Il est vrai que vous faites vôtre, la pensée de cet auteur célèbre qui a écrit que la parole a été inventée par Dieu pour permettre à l'Homme de cacher sa pensée. Vous parlez de réconciliation alors que votre pensée réelle est la vengeance. Peut-être que vous faites une confusion entre ces deux mots. Alors, j'aimerais vous dire qu'ils ne sont pas synonymes. Ils ne sont non plus inclusifs. Ils sont exclusifs, incompatibles, inconciliables. L'erreur est humaine. Je vous concède cette erreur. Mais quand on fini par se tromper de la même façon plusieurs fois, si ce n'est la mauvaise foi, c'est que vous vous vengez délibérément. Mais de quoi ? Ou bien, croyez-vous que la vengeance est un nouveau métier ? Et même si vous l'érigiez en métier, j'aimerais vous dire qu'il ne peut pas être un métier d'avenir à votre âge. Alors, il est temps pour vous d'arrêter dès aujourd'hui. Votre haine pour tout ce qui sent GBAGBO, à l'air de pro-GBAGBO ou proche de GBAGBO, est comme un venin dans votre cœur. Il finira par vous paralyser toutes les fonctions vitales et vos projets vous seront imputés à titre posthume.

La deuxième raison pour laquelle je vous dis « Non ! », c'est votre tendance à vouloir vous faire passer pour un martyr. Mais diantre ! Un martyr de quoi ? Je connais les martyrs des luttes émancipatrices. Je connais des martyrs des luttes anticolonialistes. Lumumba. Nkrumah. Sékou Touré. Je ne veux citer que ceux-là. Mais vous ? Vous êtes martyr de quoi ? De votre propre imposture ? De l'acquisition hors la loi de la citoyenneté d'un pays qui n'est pas le vôtre ? Des crimes contre l'humanité que vous continuez de commettre ? Soyons sérieux ! Je vous l'ai dit de façon un peu moins gentille dans l'Article 16ème de la Révolution Permanente. Si vous ne changez pas vos envies de jouer les martyrs, vous serez le seul et premier martyr de l'histoire de l'imposture dans l'humanité moderne. Alors arrêtez, je vous en prie !

Et cette autre raison là de vous dire « Non ! » et encore « Non ! », ça suffit ! Vous voulez jouer les redresseurs de tort. Ce n'est pas bien dit. Vous voulez jouer le monsieur Justice et anti-impunité. Mais s'il y a quelqu'un à punir, c'est bien vous ! De quoi vous nous parlez-là ? Avant votre entrée en Côte d'Ivoire, ce pays était le plus paisible de l'Afrique. Vous y aviez introduit la haine, la méfiance, la mort, la manipulation ethnique et que sais-je encore. C'est vous qui avez fait chuter le pouvoir ivre de BEDIE Konan. Il était si ivre qu'il ne s'en souvient même plus aujourd'hui. C'est encore vous qui avez organisé et financé la rébellion de 2002. Il y a eu plusieurs morts. Vous en souvenez-vous ? Non ; naturellement. Vous êtes innocent. Et la création de la horde de bandits armés baptisée FRCI ? C'est votre armée régulière. Et pourquoi recourez-vous aux légionnaires français et mercenaires pour assurer votre sécurité ? Une armée régulière protège son chef suprême. Mais vous avez peur d'eux, parce qu'il ne sont pas de votre "race". Ces analphabètes qui manquent de se castrer lorsqu'ils croisent les pieds brutalement pour vous saluer. Vous avez le droit d'avoir peur d'eux. Ce ne sont pas des militaires. Ce sont des criminels à votre service. Alors je vous dis « Non ! ». La Côte d'Ivoire mérite beaucoup mieux que cette insulte. Arrêtez de parler d'impunité. Votre environnement immédiat grouille de gens à punir. Votre Gouvernement tout entier mérite de prendre ses locaux à la MACA (Maison d'Arrêt et de Correctionnel d'Abidjan). Citez-moi un seul nom dans votre organisation appelée gouvernement qui ne mérite pas une cellule à la MACA ? Cette maison pénitentiaire est en réfection. Peut-être que c'est pour y aménager vos locaux de travail. Ainsi vous auriez lutté contre l'impunité en Côte d'Ivoire.

Nous y voici enfin. Votre théorie du peuplement de la Côte d'Ivoire. Je vous dis « Non ! ». Ce pays n'était pas une terre sans propriétaire. Rien qu'à regarder les terres occupées par chaque peuple, vous comprenez que la Côte d'Ivoire a toujours été peuplée par ses autochtones d'aujourd'hui. Acceptez d'être traité comme un étranger. Ce n'est pas une insulte. L'étranger, c'est celui qui vient trouver quelqu'un qui est arrivé avant lui dans un lieu. Si la Côte d'Ivoire était une terre si vierge, pourquoi vous et vous aïeux avez préféré la poussière du Sahara au lieu de venir vitre sur ces terres humides et riches qui font pousser tout et, qui vous ont fait perdre la tête à la première découverte en 1991 ? Personne n'est venu d'ailleurs si ce n'est vous. Alors, entre nous, collez la paix à ce pays. Vous ne pourrez pas lui fabriquer une autre histoire comme vous vous êtes fabriqué une autre nationalité. Un jour, des fouilles archéologiques battront en brèche tous ces mensonges qui veulent que la Côte d'Ivoire ait été peuplée par des migrants. Même si c'est votre droit de croire cela pour avoir bonne conscience, l'histoire vous rattrapera. Et d'ailleurs, pour les Ivoiriens que j'écoute, cela n'a aucun sens. Vous restez un étranger, celui qui est arrivé alors que les frontières avaient été tracées. Il en est ainsi partout dans le monde. Même les terres d'immigration comme les USA, quand vous arrivez après le tracé des frontières, il vous faut un Visa, une autorisation de séjour, un statut d'étranger autorisé à entrer et à vivre aux Etats-Unis d'Amérique. On ne se lève pas, baluchon sur la tête, pour débarquer aux USA et dire qu'on est un migrant comme Georges Bush et consorts. Ils ont des gardes côtes. Des unités anti-immigration. Demandez aux latinos. Ils vous en diront quelques mots. Comme vous le voyez, dès que les frontières entre la Haute Volta et la Côte d'ivoire ont été marquées par un partage administratif des villages frontaliers, vous qui êtes restés de l'autre côté, ne pouvez plus décréter unilatéralement que vous êtes vous aussi des Ivoiriens. La double nationalité, voulue par Houphouët a été supprimée. Pour votre information, pour être Ivoirien, après le tracé des limites territoriales de chaque nouvel Etat, il faut formuler une demande, justifier l'utilité de votre demande, et attendre patiemment que les fils du pays vous accepte. On ne tord pas la main aux fils du pays.

On ne fait pas tirer des obus contre eux. On ne les fait pas bombarder. On attend. De temps à autre, on téléphone pour voir comment le dossier introduit avance. Puis un jour, on vous appelle et on vous dit, c'est bon. Vous avez votre nouvelle nationalité. C'est si simple ! Pourquoi vous vous y êtes pris d'une façon haineuse et méprisante ? Ne vous a-t-on pas appris les bonnes manières à l'école des Blancs ? Votre méthode a révolté certains Ivoiriens qui se sont sentis humiliés, agressés, trompés et ils crient Justice ! Légitime défense ! Abat l'imposteur ! Tout ça par votre seule faute. Personne n'est dupe. Même ceux qui vous utilisent aujourd'hui comme un dromadaire pour accéder de nouveau ou pour la première fois aux caisses de l'Etat, vous liquideront le moment venu. C'est Machiavel qui l'a dit dans son livre intitulé « Le Prince ». Il dit entre autres, dans ce livre, que quand dans la Cité, des personnes se trouvent en face d'un roi qu'ils n'arrivent pas à vaincre, ils s'allient au premier étranger puissant qui pointe le nez. Mais dès qu'ils ont vaincu le roi avec l'aide de l'étranger, les fils de la cité se retournent vers cet étranger et le chassent de leurs terres. Machiavel n'est pas mon ami. Mais il dit la vérité. Une vérité universelle. Une vérité qui sonne comme le glas de votre destinée d'imposture. C'est pourquoi je vous en parle.

Et permettez-moi d'insister, je vous dis « Non ! ». Vous avez emprunté depuis le début le mauvais chemin. Un groupe de chanteurs ivoiriens, aujourd'hui proche de vous l'a déjà chanté : « si vous prenez le chemin de je m'en fous, vous vous retrouverez au village de si je savais. » Je vous en fais une spéciale dédicace. Je suis Hassane Magued, Guerrier et Combattant de la liberté de l'Afrique.

 


A très bientôt!


Chronique du 28/6/2011


Hassane Magued, in La Révolution Permanente N° 0017/06/11

LA FELONIE DU DESESPOIR

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Affaire 15 membres du camp Gbagbo mis en examen par le ministre de la Justice: Que fait un caméraman sur la liste ?


Un caméraman de la RTI figure parmi les 15 membres du camp Gbagbo mis en examen par le ministre de la Justice Ahoussou Kouadio Jeannot. Il s'agit de Germain Guézé, ex-caméraman à la RTI détaché à la Présidence.

Ce dernier est également accusé de crimes de sang et détournement de fonds publics. Quand les Ong telles que Amnesty international, la Croix Rouge et Human Rights Watch parlent d'une justice partiale des vainqueurs par le camp Ouattara, l'inculpation de ce pauvre cameraman en est la preuve flagrante. Car qu'est-ce qu'un cameraman, dont le rôle est juste de filmer ce qu'on lui dit de filmer, a-t-il à faire dans une affaire des crimes de sang et de détournements publics ? Quel crime de sang peut commettre un simple caméraman ? Quel argent du contribuable ivoirien peut-il détourner ? S'il a été arrêté parce qu'il soutenait le Président Gbagbo, qu'on nous le dise !

Qu'est-ce qu'une jeune fille comme Chantal Leba, simple fesciste, soutien de Gbagbo, qui n'est nommée à aucun poste par Gbagbo, et qui n'est pas non plus une élue, fait-elle sur cette liste des 15 pro-Gbagbo inculpés pour crimes de sang et détournements de fonds publics ?

Ces inculpations anarchiques de pro-Gbagbo par le camp Ouattara montrent à quel point la peur et la fébrilité se sont emparées du nouveau pouvoir dont l'amateurisme n'est plus à démontrer.

C'est la panique en cascade devant les révélations quasi-journalières par les ONG, y compris par l'Onuci pourtant leur fidèle alliée, des atrocités et crimes de sang perpétrés par les Frci de Ouattara.

Le camp Ouattara veut cacher la forêt avec l'arbre en inculpant l'ex-Premier ministre de Laurent Gbagbo, Gilbert Marie Aké N'Gbo, et plusieurs de ses anciens ministres, comme Alcide Djédjé, Désiré Dallo, Christine Adjobi, Danielle Boni Claverie, mais aussi l'ancien gouverneur de la BCEAO, Philippe Henri Dacoury-Tabley. Et en retenant 18 chefs d'accusation, dont crimes de sang et détournements de fonds publics contre ces 15 personnalités du régime Gbagbo.

La nouvelle de leur inculpation est tombée, vendredi 24 juin, par la voix du ministre de la Justice, Me Ahoussou Kouadio Jeannot.


Patrice Lecomte


La liste des 15 personnes inculpées :

1- Gilbert-Marie Aké N'Gbo, ex-Premier ministre.

2- Alcide Djédjé, ex-ministre des Affaires étrangères.

3- Désiré Dallo, ex-ministre de l'Économie et des Finances.

4- Ettien Amoakon, ex-ministre des Postes, des Télécommunications et des Nouvelles technologies de l'information.

5- Christine Adjobi, ex-ministre de la Santé et de la lutte contre le Sida.

6- Danielle Boni Claverie, ex-ministre de la Famille, de la Femme et de l'Enfant.

7- George Armand Ouégnin, ex-secrétaire d'État chargé de l'Assurance mutuelle universelle (AMU).

8- Philippe Henri Dacoury-Tabley, ancien gouverneur de la BCEAO.

9- Franck Anderson Kouassi, ex-président du Conseil national de la communication audiovisuelle (CNCA).

10- Armand Bohui Komé, ex-journaliste au cabinet de l'ex-Première dame Simone Gbagbo et ex-membre du Conseil national de la presse.

11- Norbert Gnahoua Zibrabi, ex-directeur de publication du journal L'Œil du peuple et ex-conseil technique de Laurent Gbagbo.

12- Simone Hué Lou, ex-directrice générale adjointe de "La Refondation", société éditrice du journal du FPI Notre Voie.

13- Germain Guézé, ex-caméraman à la RTI détaché à la Présidence.

14- Chantal Leba, ex-membre de la FESCI, présidente d'un mouvement patriotique.

15- Parfait Atsé Acho, ex-chef de cabinet de Ahoua Don Mello au ministère de l'Équipement et des Assainissements.



Patrice Lecomte, in IvoireBusiness.Com


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

mercredi, 29 juin 2011

PASTEUR HOUEDJISSI RUTH: MESSAGE PROPHETIQUE AUX PASTEURS DE LA COTE D’IVOIRE

 

UNION CHRETIENNE DES EGLISES EN AFRIQUE. ABIDJAN.jpg

Les pasteurs et hommes de DIEU ivoiriens interpellés par une consoeur de la sous-région ouest-africaine, à travers cette prophétie poignante que nous vous invitons à découvrir. Soyez bénis! Bien à tous.


« Ainsi parle l'Eternel ! « Je vous ai choisis et je vous ai établis, pour montrer à mon peuple le chemin du salut, pour montrer à mes enfants le chemin et la vie qu'ils doivent mener pour hériter mon Royaume. Mais pourquoi vous êtes vous éloignés de ce qui est essentiel, de ce qui peut sauver mon peuple : le pardon des péchés et la vie de sainteté sans laquelle personne ne me verra ? (Hébreux 12/14). Je suis Saint et celui qui veut me suivre doit se sanctifier, voilà le salut ! (1 Pierre 1/15 à 16). Pourquoi vous êtes vous éloignés de ce précieux message pour vous adonner à des enseignements sans vie : la prospérité, qui ne peut envoyer personne au ciel.

Vous avez éloigné plusieurs de mes enfants du droit chemin parce que vous-mêmes êtes éloignés de moi par vos mauvaises vies : des discussions inutiles, la vengeance, la cupidité, l'adultère, les mépris, les calomnies, les esprits sectaires, la rébellion, l'orgueil, la colère, l'amour du monde et des choses du monde, vous vous dressez les uns contre les autres et vous vous faites du mal les uns aux autres, vous me blessez, vous me mettez un couteau dans le cœur, je souffre par vos vies, vous me servez par intérêt, vos cœurs sont éloignés de moi, vous avez les cœurs attachés au matériel, à l'argent, aux honneurs, à la gloire, à la nourriture.

L'évangile pour lequel je vous ai choisis qui est de conduire mon peuple à la vie de sainteté, la transformation du caractère pour me ressembler, a été mis de coté et vous enseignez à mon peuple à rechercher et à s'attacher au monde et aux choses du monde. C'est pourquoi, ma Parole n'est plus vécue. Vos jeunes filles se livrent à la débauche, vos adolescents à la prostitution, même dans vos maisons, vos maris à l'adultère, vos filles sont confondues aux filles du monde ainsi que les jeunes gens et vos enfants. Ma crainte a disparu des cœurs parce que les bergers ont perdu la vision (Luc 24/46 à 47). Ecoutez ceci : Je reviens très bientôt; heureux le serviteur que je trouverai en train de paître mes brebis selon mon cœur et non pour ses intérêts.

Mon troupeau souffre, réveillez-vous donc, prenez conscience car l'essentiel pour moi n'est pas que tu aies un temple de mille membres et que seulement dix soient vrais avec moi pendant que le reste, les autres, soient des amoureux du monde et des choses du monde, des religieux et non des personnes qui me craignent et qui m'honorent. Vous avez des clubs d'amis et non des gens que vous battissez pour hériter de la vie éternelle. Vous avez des sources de gain et non des disciples pour lesquels vous avez sacrifié vos vies afin qu'ils soient sauvés. Vous êtes pasteurs pour vos ventres et non pour me servir, à partir du débordement d'amour pour moi et pour les âmes. Vous avez égaré mon troupeau. Sachez ceci: Je reviens bientôt, mon retour sera brusque et je suis debout, je suis à la porte.

Plusieurs me diront : Seigneur n'avons-nous pas prophétisé, chassé des démons, guéri les malades, fait des délivrances en ton NOM, et je vous dirai ouvertement, je ne vous ai jamais connus, car vous ne l'avez pas fait par amour pour moi et pour mon troupeau mais pour vos ventres, vous ne m'avez pas donné la gloire et plusieurs d'entre vous travaillent par « Beelzébul ». Je suis vivant, mon jugement est pour très bientôt et contre vous, je serai très sévère car je vous ai choisis pour montrer le chemin de la vérité et vous êtes égarés, vous qui êtes sensés indiquer le chemin.

Arrêtez maintenant, vous m'avez assez blessé. Arrêtez, sinon ma colère va s'enflammer contre vous, je vous rejetterai et retirerai mon chandelier de sa place. « Je vous appelle à la prise de conscience et à la repentance. Revenez à moi de tous vos cœurs, soyez sincères, changez de vie, de vision, de mentalité, de message car vos vies sont une abomination à mes yeux. Seulement une minorité me cherche et me sert de tout son cœur. Revenez au message de la vie, revenez à votre premier amour, revenez à moi et je reviendrai à vous (Jérémie chap. 4/1 à 4, Jérémie chap. 2/1 à 12). »

Cher(e) bien-aimé(e), fais des photocopies et distribue-les à au moins 5 personnes, pour aider l'Eglise du SEIGNEUR JESUS à revenir à lui, pour le servir jusqu'à le satisfaire; si tu ne te sens pas concerné(e), prie pour les autres qui blessent DIEU par leurs vies.



Que CHRIST vous bénisse !



Fait le 18 décembre 2010


Pasteur Houédjissi Ruth

MAMADOU KOULIBALY : BILAN DU FPI, EVALUATION DE OUATTARA, DETTE PUBLIQUE, RELATIONS AVEC LA FRANCE, RESPECT DE LA CONSTITUTION, ELECTIONS LEGISLATIVES…





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Alors que le microcosme ivoirien bruisse des rumeurs de restructuration du Front populaire ivoirien, et qu'Alassane Dramane Ouattara brade les fleurons économiques et industriels aux entreprises françaises, Mamadou Koulibaly, président de l'Assemblée nationale et leader de l'opposition, s'exprime sur les sujets cruciaux et rappelle à l'ordre un Alassane Ouattara qui, à peine investi, s'est déjà mué en satrape hors-la-loi. Un entretien sans fard et constructif, qui augure d'une opposition salvatrice dans un pays à la dérive. Mahalia Nteby.


Vous êtes d'ordinaire très critique à l'égard du Fpi. Peut-on globalement dire que les 10 années de gestion du Fpi ont été profitables à la nation ?

Le bilan du FPI est difficile à dresser lorsque l'on sait que dès son arrivée au pouvoir Laurent Gbagbo a opté pour un partage du pouvoir avec les partis d'opposition. Ce partage a ensuite été «institutionnalisé» par les accords de Marcoussis et le FPI a été nettement minoritaire dans les gouvernements qui se sont succédé avec de surcroît des premiers ministres d'opposition. Dans ce contexte, il est difficile d'appliquer un programme et d'avancer efficacement. Sûrement, ce constat est un point positif puisqu'il nous a permis aujourd'hui de refuser d'entrer au gouvernement pour laisser une chance à la nouvelle équipe de mettre en place en toute responsabilité sa politique. Il est important que la notion de responsabilité émerge enfin dans le pays. Le partage du pouvoir n'est non seulement pas propice à cela mais va contre la démocratie même qui nécessite des contre-pouvoirs pour exercer un contrôle sur les dirigeants en place. Si nous partageons tous «le gâteau», plus personne ne contrôle rien et chacun rejette les responsabilités sur l'autre.

Je crois cependant qu'il est important de souligner les actions positives de la politique de refondation du FPI. La Côte d'Ivoire n'a pas connu une seule crise que l'on appelle la crise postélectorale. Elle en a connu plusieurs, dont une que l'on a tendance à oublier. C'est la sévère crise économique des années 80 dont les effets sont encore vivaces de nos jours. Quand nous sommes arrivés au pouvoir en 2000, la Côte d'Ivoire était en faillite avec un taux de croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) négatif de -3%. Au moment où nous partions aux élections en octobre dernier, la Côte d'Ivoire avait un taux de croissance du PIB de près de 4%. C'est-à-dire qu'entre 2000 et 2010, nous avons fait un bond de 7 points. Aucun pays au monde, dans une situation de crise comme celle de la Côte d'Ivoire n'a jamais réalisé une telle performance. Et ça été bien pour la Nation en construction.

En ce qui concerne la démocratie, le FPI a à son actif l'élection démocratique de Laurent Gbagbo en 2000. Aussi imparfait qu'ait été le scrutin, il est arrivé au pouvoir par les urnes et cela était un pas en avant après les pages noires de la bataille de la succession d'Houphouët puis du coup d'Etat de 1999. Et ça aussi a été bien pour la Nation en construction.

On peut également mettre à l'actif du FPI l'explosion de la libéralisation de la presse écrite. On a vu ces dernières années nombres de journaux de tous bords fleurir et s'exprimer librement. On ne peut pas dire que cela a fait du mal à la Nation en construction.

Le FPI a également aboli la carte de séjour qui avait été mise en place par le gouvernement Ouattara dans les années 90 et, contrairement à l'idée reçue que le FPI est xénophobe, c'est durant ces dernières années que le nombre de naturalisation a augmenté de manière exponentielle. Et cela a aussi été très bien pour la Nation en construction.

Il faut également souligner le travail réalisé dans le recul de la dette. Notons que la dette de la Côte d'Ivoire remonte essentiellement aux années 70, 80 et 90. C'est au cours de ces trois décennies qu'elle a connu une évolution fulgurante. De 100 milliards de francs CFA, équivalant à 17,7% du PIB en 1973, le montant de la dette est passé successivement à 2371 milliards, soit 75,6% du PIB en 1985 puis 8468 milliards, soit 136% du PIB en 1996. Il a donc fallu être économe et stratège pour faire reculer ce fléau. Grace à la discipline budgétaire, en mars 2009 la Côte d'Ivoire a pu être élue, pour la première fois, à l'initiative PPTE qui vise à annuler cet héritage empoisonné. Nous avions obtenu que les créanciers de la Côte d'Ivoire annulent, à partir de mars 2011, plus de 6400 milliards de francs CFA. Cette bonne gestion mérite d'être soulignée même si la guerre est venue retarder cette perspective. Et Ouattara ne peut construire que sur la base du point de décision obtenu en 2009 par le FPI auprès de la communauté des créanciers de son Etat. N'est-ce pas bien çà pour la Nation en construction ?

N'oublions pas également que sous l'action du FPI, l'organisation de l'Etat a connu une importante métamorphose par une promotion intensive de la décentralisation. Nous sommes passés de la vision du centralisme étatique des quarante premières années de notre Nation à une vision plus libérale où l'Etat concède aux populations la capacité de s'auto déterminer elles-mêmes dans certains domaines du développement local. Il reste encore du chemin à faire pour améliorer ce modèle décentralisé mais le principe a été posé durant cette dernière décennie. Et les populations ont apprécié nous les en remercions.

Il est vrai, comme vous le dites dans votre question, que je ne suis pas tendre avec le bilan du parti car je crois qu'il est inutile de masquer les dérives, mais il est tout aussi important de souligner les acquis et les actes que nous avons posés dans le sens de la démocratie et du progrès. Cela aussi raffermit la démocratie et le FPI est le seul parti capable de se le permettre pour le moment. L'autocritique ne peut faire que du bien à une Nation en construction.

Si tant que est que le bilan de Gbagbo est aussi positif, pourquoi les Ivoiriens ne l'ont pas reconduit lors de l'élection du 28 novembre ?

Il y a tellement eu d'urgences à gérer et de négociations stériles après la tentative de coup d'Etat de 2002 et la rébellion qui l'a suivie que la communication dans le pays s'est limitée à la gestion de la crise et aux commentaires sur les accords successifs signés. La communication n'a pas été bonne puisqu'on a donné l'impression d'être dans une situation d'attente de la résolution de la crise, d'attente des élections, alors que cette attente n'était pas dépourvue d'aspects constructifs malgré les freins imposés par le gouvernement d'union nationale. Il faut dire qu'il est moins glorieux d'annoncer que l'on a fait des économies pour réduire le montant de la dette héritée de ses prédécesseurs que de contracter un énorme emprunt pour réaliser des routes, des hôpitaux, des écoles. La bonne gestion n'est pas très populaire car elle ne se voit pas.

De plus, nous avons commis la faute politique qu'il ne fallait pas: aller aux élections sans qu'il n'y ait eu application intégrale de l'accord de Ouaga. Nous sommes allés aux élections sans désarmement, sans redéploiement de l'administration, sans unicité de caisse, sans réunification du pays, et sans la réalisation de bien d'autres exigences de l'APO, qui n'a été qu'un mauvais accord de surcroît mal appliqué. L'issue nous aura été fatale.

Pensez-vous que Ouattara est-il bien ou mal parti pour relever les défis qu'il s'est imposés ?

J'avoue qu'il est un peu tôt pour poser un jugement intangible mais les premiers mois de gouvernance d'Alassane Ouattara interrogent. En effet, s'il ne maîtrise pas ses chefs de guerre, s'il ne libère pas le pays de ces hommes en armes marginaux qui règnent par la terreur, se rémunèrent des vols et rackets, il sera difficile de relever le défi de l'état de droit qui pourtant est le socle de tout notre développement. Quel Ivoirien va vouloir investir dans le pays dans les conditions actuelles de chaos ? Quel investisseur étranger va prendre le risque de lancer des activités ici alors qu'il n'y a de sécurité pour personne? Pourtant si l'économie ne redémarre pas, nous allons de nouveau entrer dans le cycle cauchemardesque de la dette publique. En Côte d'Ivoire, on a coutume de parler de dons de la part des institutions financières internationales mais gardons en tête que ce sont des prêts à l'Etat et au gouvernement à taux non marchands qui, depuis cinq décennies, handicapent l'avenir. De même que nous payons la dette des générations passées, de même nous endettons nos enfants et nos petits-enfants. Au lieu de la richesse, nous transmettons plutôt la pauvreté aux  générations à venir. Et çà ce n'est pas bien pour la Nation en construction.

Notons également que comme son prédécesseur, le Président Ouattara gouverne par ordonnances illégales et par décrets dans l'attente des prochaines élections législatives qui ne pourront être organisées qu'en fin d'année. C'est la porte ouverte à tous les abus car il n'y a aucun garde-fou. Rien ne l'empêche pourtant de travailler avec le Parlement au sein duquel ses alliés politiques pourraient lui apporter la majorité des voix. Il y a des décisions importantes à prendre. Le pouvoir absolu sans contrôle et sans contre-pouvoir est très dangereux pour la Nation en construction.

Le budget vient d'être adopté cette semaine par ordonnance sans même avoir recueilli l'avis des représentants du peuple à l'Assemblée nationale. C'est de mon point de vue une grave erreur que je ne manquais pas non plus de relever dans les pratiques de l'ancien pouvoir. On note de toutes parts des critiques du FPI formulées par le nouveau régime, mais on reproduit ses erreurs les plus graves. De surcroît, le Président Ouattara verrouille son système en positionnant ses amis dans les secteurs stratégiques... C'est assez inquiétant car nous sommes loin de cette démocratie au nom de laquelle tant d'ivoiriens sont tombés.

Ce qui me semble inquiétant également, c'est cette passion exercée par l'Etat français sur le Président. Certes il doit beaucoup aux autorités françaises. De ce fait, certaines grandes entreprises françaises se sont taillées la part du lion dans les premiers chantiers mis en œuvre depuis le début de son mandat. Je ne dis pas qu'il faille marginaliser les entreprises françaises, bien au contraire, mais notre pays ne doit pas être la chasse gardée de quelques-unes à l'exclusion de nombreuses et performantes entreprises européennes, américaines ou provenant des pays émergents. Ouattara qui se dit libéral devrait avoir une vision plus ouverte du libre-échange, de l'appel d'offre et de la transparence des contrats et éviter les pièges du protectionnisme qui à terme appauvrit nécessairement. Le monde est grand et ouvert plus que jamais. Nous ne pouvons rester immuablement le regard tourné exclusivement vers Paris car nous risquons de perdre des opportunités intéressantes dans le monde globalisé. Et l'Etat en France a ses propres contraintes avec les déficits énormes de son budget et de son commerce extérieur qui tendent à la présenter comme un Etat qui vit au-dessus de ses moyens.

Je compte sur le temps et espère vivement que l'équipe en place rétablisse l'état de droit, la sécurité et les libertés individuelles au plus vite. Nous avons, à travers ses discours, noté des volontés, il convient désormais de poser des actes concrets. La gouvernance ne peut se limiter à une bonne communication.

Donc, pour répondre à votre question, j'ai le sentiment que le Président Ouattara part mal pour relever ses défis mais il est encore temps de redresser la barre, donc nous attendons avec un œil vigilant.

Le budget 2011 adopté par ordonnance s'élève à 3050 milliards, avez-vous des réserves à poser ?

J'ai répondu à cela dans votre précédente question. Il est inquiétant que le budget n'ait pas été présenté à l'Assemblée nationale pour être débattu entre les députés. Les ordonnances qui instituent ce budget sont illégales. Nous ne savons même pas si ce budget corrige le défaut d'unicité des caisses. Comment ce budget sera-t-il exécuté s'il n'y a pas d'administration redéployée ? Ce budget réunifie-t-il la Côte d'Ivoire ?

Chez Ouattara, on estime que votre Parlement n'est plus représentatif du peuple ivoirien qui l'avait élu pour 5 ans et qu'aucun texte ne permet de proroger le mandat des députés. Doit-t-on soumettre des lois à un parlement illégal ?

Alassane Ouattara, lors de sa prestation de serment, a juré de respecter et de défendre fidèlement la Constitution. Rien dans la Constitution ne lui donne le droit de décréter la fin du mandat du Parlement. Au mieux, il pourrait demander son avis au Conseil constitutionnel, à moins qu'il considère que le Conseil constitutionnel est illégal également. Auquel cas, la prestation de serment qui a eu lieu le serait aussi.

On ne peut pas violer la Constitution et le Président de la République n'est pas au-dessus de la Constitution que je sache. Ceux qui estiment, comme vous dites, chez Ouattara, que le Parlement est illégal devraient mettre aux arrêts tous les députes pour exercice illégal d'activités législatives. Il devrait leur être interdit de mettre les pieds à l'Assemblée nationale. Et chaque fois que quelqu'un se présenterait comme député, il devrait être poursuivi pour faux, usage de faux et d'usurpation de titre.

Dire qu'aucun texte ne permet de proroger le mandat des députes relève d'une bien curieuse façon de lire le droit chez ceux qui le disent. La législature qui devait durer cinq ans dure jusqu'à ce jour. Quelles en sont les raisons? La réponse à cette question doit être à la fois recherchée dans la lettre et l'esprit de l'alinéa 4 de l'article 59 de la Constitution et également dans l'avis du Conseil Constitutionnel de décembre 2005 sur la prorogation du mandat de l'Assemblée nationale. 

Selon l'alinéa 4 de l'article 59 de la Constitution, les élections législatives ont lieu 20 jours au moins et 50 jours au plus avant l'expiration des pouvoirs de l'Assemblée Nationale. L'expiration des pouvoirs de l'Assemblée Nationale élue en 2000 devant prendre fin le 16 décembre 2005, l'élection des nouveaux députés aurait dû intervenir 20 jours au moins et 50 jours au plus avant le 16 décembre 2005, soit entre le 27 octobre et le 26 novembre 2005.

L'élection n'étant pas intervenue, les pouvoirs de l'Assemblée Nationale ne pouvaient prendre fin. Simple question de bon sens. Il résulte de ce qui précède que l'élection des nouveaux députés doit impérativement avoir lieu avant l'expiration du mandat des députés en cours.

La lettre de l'alinéa 4 de l'article 59 de la Constitution est confirmée par la pratique constante de l'élection des députés depuis 1960. Le débat sur les pouvoirs de l'Assemblée Nationale au-delà de décembre 2005 a été soulevé en son temps et le Conseil constitutionnel, saisi à cet effet, a rendu un avis concluant au maintien de ladite institution dans ses prérogatives jusqu'à l'élection des nouveaux députés. Peut-on ignorer cet avis et prétendre respecter la Constitution et ses Institutions?

Abréger le mandat parlementaire en cours pourrait être interprété comme une violation des dispositions constitutionnelles et légales préjudiciable à l'avènement de l'Etat de droit prôné par le Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara. Il conviendrait conséquemment de laisser survivre l'Assemblée Nationale pour donner toute plénitude au pouvoir nouvellement élu de prendre les dispositions diligentes pour convoquer le collège électoral en vue du renouvellement de l'Assemblée nationale. La fin prématurée du mandat parlementaire ne peut intervenir que dans les cas suivants: démission, déchéance, décès ou acceptation de certaines fonctions, notamment gouvernementales. Le cas d'espèce soulevé ne correspond à aucune prescription constitutionnelle et réglementaire.

Au surplus, contrairement aux législations prescrivant les motions de censure du Parlement à l'encontre du gouvernement ou de dissolution du Parlement par l'Exécutif, le système institutionnel ivoirien, qui est un régime de séparation des pouvoirs, n'autorise nullement l'Exécutif à abréger le mandat parlementaire, ni le Législatif à renverser l'Exécutif. Si le gouvernement en place veut passer outre les dispositions constitutionnelles, c'est leur affaire mais qu'ils ne nous disent pas qu'il n'y a pas de texte en la matière. Il y a des textes, et ces textes seront alors violés.

Qu'attendez-vous de Ouattara aujourd'hui ?

Il est important qu'il rétablisse la sécurité dans le pays et qu'il mette en place un véritable état de droit. Il est crucial qu'il veille à ce que la justice fasse son travail dans le processus de réconciliation. Il faut en effet mettre en exergue toutes les culpabilités sans couleur politique. Il n'y a pas le clan des gentils au pouvoir et le clan des méchants perdants. Il y a des responsabilités de toutes parts et je compte sur lui pour ne pas biaiser le processus au risque d'anéantir toute possibilité de cohésion sociale.

Dans les jours à venir, en vue de préparer les élections locales, en tant qu'opposant, j'attends de lui que l'on engage une discussion sur des sujets de fond : le redécoupage électoral, la future liste des électeurs, l'augmentation du nombre des députés, la recomposition de la Commission électorale, la sécurisation de la campagne et des scrutins. Je souhaite également aborder le sujet du financement des partis politiques. L'accord de Marcoussis a instauré le financement public des partis politiques et il est important de maintenir cette disposition qui permet à l'opposition d'exister, d'exercer sa mission constitutionnelle et de faire connaître leurs droits et leurs obligations aux citoyens électeurs et aux populations en général. N'oublions pas qu'une opposition libre, au même titre qu'une presse libre, est un contre-pouvoir essentiel dans une démocratie. La démocratie ne peut se limiter à un bulletin dans l'urne au risque de muer vers l'autocratie.

Etes-vous, oui ou non, le dauphin constitutionnel ? La question se pose entre quatre murs ?

Votre question est étrange. Pourquoi «entre quatre murs» alors qu'un quotidien (Nord-Sud) s'est également inquiété de cette question dans son édition du 24 juin dernier, et qu'au RHDP cela fait l'objet de spéculations incessantes ? La terreur que laissait transparaitre l'analyse de vos confrères face à l'hypothèse d'empêchement du Président de la République m'a fait sourire ! Cette crainte démesurée pourrait inquiéter les populations quant à la santé du Président !

Pour vous répondre, expliquons que la Constitution de 2000 a supprimé le dauphinat en Côte d'ivoire. Dans l'ancienne Constitution, le Président de l'Assemblée nationale était le dauphin au sens où la constitution lui permettait, en cas de vacance du pouvoir, de terminer le mandat du Président de la République avec les pleins pouvoirs de celui-ci.

Mais, dans la nouvelle Constitution, le Président de l'Assemblée nationale ne peut plus terminer le mandat du Président de la République. Il a au plus 90 jours pour organiser les élections auxquelles il peut être candidat ou pas. En outre, il n'a pas les pleins pouvoirs d'un Président de la République et ne peut changer de gouvernement, ni renvoyer ou nommer un ministre. Il ne peut modifier la Constitution et ne peut organiser de referendum. L'intérim n'est pas le dauphinat. Les deux notions sont totalement différentes. Le premier se réfère aux structures monarchiques tandis que le second à l'environnement démocratique.

Donc, il faut que les populations le comprennent bien et que le RHDP arrête de paniquer à force de ressasser les mêmes arguments fallacieux. Koulibaly n'est pas le dauphin de Ouattara. Koulibaly n'usurpera pas le pouvoir du RHDP. Koulibaly a une opposition à construire face à Alassane Ouattara pour que la démocratie s'ancre en profondeur dans notre pays et en Afrique. Pour l'heure, je suis ma voie qui est celle du plaidoyer en faveur de la construction de la démocratie, du combat pour l'avancée de la liberté, de l'état de droit et de la souveraineté des peuples et des individus dans une Afrique moins violente, plus harmonieuse, plus heureuse et plus ouverte sur le monde.


Interview par Traoré M. Ahmed, in L'Expression, le 28 Juin 2011

 

Source: SAOTI, le blog de Mahalia Nteby

mardi, 28 juin 2011

DECES DE LA MERE DU PRESIDENT GBAGBO

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"Devant les cheveux blancs tu te lèveras, et tu honoreras la personne du vieillard" (Lévitique 19:32)


Je viens de lire incidemment dans des articles et sur des forums que la mère du Président Gbagbo est décédée le 15 juin au Ghana. A SEM Laurent Gbagbo, illégalement et injustement privé de sa liberté, d'innombrables Ivoiriens ont à cœur de présenter toutes leurs affectueuses condoléances.

Rappelez-vous (Voir ICI), elle avait été arrêtée en même temps que le reste de la famille après les bombardements intensifs et constants du palais présidentiel par notre Licorne de la paix, la semaine précédant ce noir jour du 11 avril 2011.

Ce jour là, les termes démocratie ivoirienne, constitution ivoirienne ont perdu leur sens. Le président Sarkozy, nouvel académicien spécialisé "ès ingérence humanitaire", impose de nouvelles lois, un nouveau droit, et tel un apprenti sorcier, sûr de lui, il voit après trois mois d'impensable chaos qu'il n'a pas misé sur un bon cheval !

Sarkozy ne pensait certainement pas que cette "reddition" de Gbagbo serait si longue, si douloureuse : plus de 150 morts après l'anéantissement du palais et l'arrestation du "clan" Gbagbo; famille, amis, collaborateurs, débusqués à coup de bombes françaises puis livrés lâchement aux "bons ivoiriens "d'Ado-solution, embarqués manu militari à l'hôtel du golf, l'hôtel-prison et quartier de jour du nouveau gouvernement installé par la France.

Il est presque impossible de trouver des détails sur cette dame très âgée, madame Koudou Gbagbo, âgée de plus de 90 ans -92, ai-je lu une fois-, et à qui rien n'a été épargné. Selon certaines sources, son arrestation ne s'est pas faite en douceur, et c'est probablement très discrètement qu'elle a été "libérée", sachant que ses jours étaient comptés.

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L'humiliation subie par les siens, le stress des bombardements, puis l'arrestation et les probables mauvais traitements signalés par des témoins, au moment de l'arrestation, ont du grignoter son capital santé et sa force de vivre. Elle se trouvait semble-t-il, réfugiée au Ghana, car toutes les résidences ivoiriennes du couple présidentiel et de leurs proches ont été méticuleusement pillées et saccagées, visitées plusieurs fois par les nouveaux représentants de l'ordre ivoirien, les fameux FRCI-Dozo, que Ouattara ne contrôle toujours pas, malgré ses promesses, et sa réconciliation en marche !

Les médias ont bien caché ce décès, et malgré les plus de 1200 "articles"ou occurrences sur le sujet qui apparaissent dans le référencement Google, il n'y a rien ! Bravo les nouveaux révisionnistes : il n'y a jamais eu de vieille dame, mère d'un président d'État démocratique et en exercice, puisque Laurent Gbagbo n'a jamais démissionné, - emprisonnée, exilée puis décédée à l'étranger des suites du 11 avril !

Après la mort fantôme du professeur Philippe Reymond, le silence sur la mort honteuse du ministre Désiré Tagro, voici la mort fantôme de madame Gbagbo mère, pour que Ouattara puisse continuer de jouer au Monopoly présidentiel, et acheter à crédit, vendre pour un franc symbolique les richesses du pays, s'endetter, pardon, endetter la Côte d'ivoire pour de longues années ...

Mais attention aux mauvaises cartes : Ouattara ne peut indéfiniment ouvrir seulement les cartes "chance" distribuées par la France, il faut des résultats, maintenant ! La "communauté internationale" est impatiente de prouver rapidement au monde que "son choix" est celui des ivoiriens, que les méchants seront punis par la très sérieuse CPI, et que l'avenir radieux auquel les ivoiriens virtuels du tandem Sarkozy -Ouattara aspirent est encore à portée demain !

Attention Ouattara, plus le temps passe, plus les cartes "chance" s'épuisent, et la case "prison" se présentera peut-être plus tôt que prévu !


Shlomit Abel


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

 

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4 juillet 2011 - RECTIFICATIF: LA MAMAN DU PRESIDENT GBAGBO EST EN VIE !

 

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Après avoir annoncé le décès de madame Gbagbo mère, en l'ayant vu plusieurs fois dans des forums et repris dans des articles, je suis heureuse de pouvoir confirmer que ceci n'était qu'une rumeur, et que cette dernière est en vie, quelque part, en dehors de la Côte d'Ivoire ! Quelques sites m'ont corrigée dès le début, mais d'autres ont relayé mon post, qui n'est plus d'actualité. Il est vrai que les nouvelles circulent mal; beaucoup d'informations demandent à être vérifiées; Celles qui suivent émanent de Brigitte Kuyo, la représentante du FPI, une proche du couple présidentiel Gbagbo et rétablissent la vérité. Shlomit Abel.

La Représentation du Front Populaire Ivoirien en France (FPI-France) vous informe que contrairement aux rumeurs maladroitement diffusées dans l'opinion par le camp du putschiste Alassane Dramane OUATTARA dont l'objectif principal est de saper le moral de nos troupes, la maman du Président Laurent GBAGBO, Madame Marguerite GADO est bel et bien en vie.

C'est le lieu de rappeler que cette pauvre dame, éloignée de son illustre fils, est en train de subir un exil forcé dont elle se serait bien passée à son âge.

C'est également le lieu d'exiger la libération immédiate et sans condition du président Laurent GBAGBO, de son épouse, du président AFFI N'Guessan et de tous nos camarades arbitrairement détenus par les forces du mal.

C'est enfin le lieu d'exiger le retour pacifique de nos camarades, contraints à l'exil, au mépris de l'article 12 de la Constitution ivoirienne.

Vive une Côte d'Ivoire libre et véritablement indépendante !


Fait à Paris le 30 Juin 2011

Brigitte KUYO, la Représentante (fpifrance@hotmail.fr)


In Ivorian.Net

SourceRESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

lundi, 27 juin 2011

CHARLES RODEL DOSSO A COEUR OUVERT: «J’AI ETE CHOQUE DE LA DELINQUANCE D’ETAT DE LA FRANCE ET DE L’INSTRUMENTALISATION DE L’ONU»


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Dosso Charles Rodel : Secrétaire d'Etat Chargé des victimes de guerre (Gouvernement Aké N'Gbo)

 

Abidjandirect.net : Pouvez-vous vous présenter aux internautes?

Je suis Charles Rodel Dosso, Secrétaire d'Etat chargé des Victimes de Guerre du Gouvernement Aké N'Gbo.


Abidjandirect.net : Comment avez-vous vécu la guerre qui a précédé la chute du gouvernement Aké N'Gbo ?


Je ne dirai pas la chute du gouvernement car elle ne fut qu'une conséquence de la capture du Président de la République LAURENT GBAGBO par l'armée française et donc de la chute du régime.


Quant à la guerre qui a précédé cette capture qui est au fait une poursuite de celle que messieurs Ouattara et Soro mènent depuis 2002 avec l'appui du Burkina et de la France : c'était simplement choquant !!!


J'ai été choqué de la délinquance d'Etat de la France et de l'instrumentalisation de l'ONU au profit des intérêts à l'antipode de ceux du peuple ivoirien.

Ce choc a été d'autant plus grand quand je voyais des ivoiriens au nom de la quête du pouvoir se liguer avec l'extérieur pour mettre à mort le peuple ivoirien par des pluies de bombes.

J'ai été et demeure encore sidéré face à la contradiction que revêt le RHDP dans son entreprise à mettre la Côte d'Ivoire sous tutelle de la France quand on sait que la plus grande victoire politique d'Houphouët a été l'indépendance de notre pays. Même si celle-ci demeurait encore partielle.


Abidjandirect.net : Vous n'étiez pas à la résidence du chef d'Etat comme certains de vos collègues. Est-ce à dire que vous saviez déjà l'issue ?


Il a plu à Dieu que je ne sois pas à la résidence du PR en ce moment surtout que j'y étais, la veille (10 avril). Ce, pour que je sois où je suis, pour faire ce que je suis en train de faire. Notamment continuer d'arroser la graine de la liberté, d'amour et de dignité de l'ivoirien que Laurent Gbagbo a semé dans le cœur de chaque fils de ce pays. En d'autres termes, poursuivre la lutte pour la restauration de notre mère Patrie, continuer la bataille que Gbagbo a initié et entretenu au risque de sa vie. Nous devons obtenir pour notre pays, l'indépendance aussi bien politique qu'économique vis-à-vis de la puissance colonisatrice française dont Mr Ouattara Dramane Alassane constitue aujourd'hui la représentation en Côte d'Ivoire.


Pour répondre à votre question, je suis tenté de vous en poser une autre. De quelle issue parlez-vous ?

Parce que, s'il s'agit de la crise ivoirienne, elle est loin d'être à son terme car elle est plus profonde et ne pourrait se résumer au remplacement à sa tête, par la force des armes, dans le sang du Président élu Laurent Gbagbo par l'homme de la France.

Concernant la capture du Président, face à l'armée mondiale menée par la France, on ne pouvait s'attendre à mieux malgré la bravoure de nos soldats qu'il faut encore féliciter. Mais, aux côtés du Président, l'équipe gouvernemental a fait front jusqu'au bout, au nom de l'amour pour la Côte d'ivoire et des ivoiriens qui lui ont renouvelé leur confiance lors des dernières élections présidentielles.


Je voudrais profiter pour féliciter le Président de la république, Laurent Gbagbo qui a donné une leçon d'amour, de dignité aux ivoiriens et par extension à toute l'Afrique dont les dirigeants se comportent malheureusement comme des marionnettes de l'Occident au détriment de leur peuple. Le Président Laurent Gbagbo a défié la mort pour l'autonomie et la dignité de son pays, ils sont très rares les présidents qui le feront de nos jours. J'espère que le peuple ivoirien saura reconnaitre à ce digne fils ce dévouement pour sa cause.


Abidjandirect.net : Après l'arrestation du président plusieurs dignitaires de son régime sont allés se refugier à l'Hôtel Pergola. Pourquoi n'y êtes-vous pas allé ?


Je n'y suis pas allé pour être libre de mes mouvements et de mes opinons même si je suis obligé de vivre en clandestinité dans mon propre pays. Je pense que je n'ai pas eu tort, au regard du traitement inhumain subi par ceux qui y sont.


Abidjandirect.net : Certains dignitaires ont été libérés de la Pergola. Quelle appréciation faites-vous de cela ?


Une liberté acquise est toujours source de joie. J'ose croire que ces autorités doivent être heureuses de savourer leur liberté. Je partage pleinement et totalement cette joie. Toutefois, nos pensées restent tournées vers ceux qui continuent de croupir injustement dans les geôles de Mr Ouattara, aux mains de ses chiens de guerre sans aucune inculpation.


Je constate cependant, que cette libération ainsi que la mise en place dare-dare d'une commission pour étudier les grades dans l'armée interviennent en fin de la semaine du 13 au 19 juin après une publication fustigeant en début de cette semaine des incongruités du pouvoir Alassane Ouattara. Notamment son incapacité à réconcilier les militaires pour espérer réconcilier les ivoiriens avec lui.


Ceci est une satisfaction que de savoir que seule l'option de dignité, de vérité et de lutte vraie face au pouvoir sanguinaire de Mr Alassane Ouattara en ce moment crucial de l'histoire de notre pays reste la seule panacée pour la reconquête de la liberté des nôtres et de celle de la Cote d'Ivoire toute entière. Il ne peut pas avoir et il ne doit pas y avoir des compromis avec cette représentation de l'Etat Français en Côte d'Ivoire de sorte à ne pas compromettre le devenir de notre pays.


La liberté de Laurent Gbagbo, Affi N'guessan, Aboudramane, Simone et autres ainsi que la Cote d'Ivoire toute entière ne nous sera pas octroyé par la France, le Burkina Faso et Alassane Ouattara. Chaque ivoirien doit chercher en lui-même les ressources nécessaires à la reconquête de notre liberté commune. Ayons en mémoire ces milliers d'ivoiriens qui sont tombés depuis le début de cette guerre pour cet idéal. La peur doit commencer à disparaitre.


Abidjandirect.net : Quels mots de soutien à l'endroit de vos amis assignés à résidence ?


Du courage, gardez la foi en un Dieu qui est juste. Que ce moment d'isolement soit un moment mis à profit pour se rapprocher davantage de Dieu qui n'a point abandonné la Côte d'Ivoire et ses fils dont eux. La liberté, c'est pour bientôt !!!!


Abidjandirect.net : Avec notre nom à consonance nordique, pourquoi n'avez-vous pas fait allégeance et solliciter une médiation de vos parents au lieu de vivre en clandestinité ?


Je ne suis pas du nord mais plutôt de l'ouest montagneux, plus précisément de la sous-préfecture de Gbonné, dans le département de Biankouma.


Ce ne sont pas des invitations à aller faire allégeance à Ouattara Alassane qui ont manqué. Mais, j'ai choisi la clandestinité pour marquer mon refus de laisser mon ventre apprivoiser mon esprit, ma dignité, mon idéal de justice et de liberté pour mon pays.


En clair, je ne suis pas sûr d'avoir quelque chose en commun avec Mr Alassane Ouattara pour être subitement son griot surtout que tout nous divise. J'ai foi en la démocratie, le pouvoir du peuple par le peuple et non la prospérité dans le sang d'autrui. Je crois en une Cote d'Ivoire qui doit utiliser ses richesses pour sa prospérité et celle de ses fils et non d'une Cote d'Ivoire dont les richesses serviront à la prospérité de l'Occident pendant que ses enfants ploient sous le poids de la misère.


Par ailleurs, ma conscience ne peut s'accommoder avec l'idée selon laquelle, après une décennie, que j'eusse consacré mes nuits et mes jours à dénoncer les assassinats perpétrés par la rébellion dont les maitres sont Mr Ouattara Alassane et Soro Guillaume, je puisse me retrouver à leur adresser des louanges parce qu'ils ont réussi leur funeste mission. Ce, dans le sang encore de milliers d'autres innocentes victimes.


J'ai choisi d'être respectueux de la mémoire de tous ceux qui ont été tués dans cette folle course au pouvoir. Aussi, me tiendrai-je loin du festin de leur dépouille et celle de la mère patrie ivoire, de sorte à ne point être au banc des accusés devant le tribunal de l'histoire et le tribunal divin.


Pour finir, je dirai que Dieu ne m'en a pas donné la conviction.


Abidjandirect.net : Vous avez fait une publication tout récemment dans laquelle vous dites que Ouattara ne peut pas conduire les ivoiriens à la réconciliation. Et vous prédisez un renversement de situation. Y croyez-vous vraiment ?


J'ai dit que ce serait utopique de croire que Monsieur Ouattara pourrait amener la Cote d'Ivoire à la réconciliation. Je veux le réaffirmer sans hésitation et Monsieur Ouattara le sait.


Veut-il réconcilier les ivoiriens, avec quelle légitimité? Pour bon nombre d'ivoiriens, le contentieux électoral court toujours. Les tueries perpétrées par l'armée Française et celles de la sous-région sous le couvert de l'ONU pour l'installer en lieu et place d'un recomptage de voix souhaité par le Président Laurent Gbagbo hantent les fils et filles de ce pays. Mr Alassane Ouattara apparait à tort ou à raison comme un pion de la France pour assujettir la Cote d'Ivoire et piller ses richesses. Ses premiers pas à la tête de nation le confirment. Sa sécurité, ses démarches et ses sollicitations à l'endroit de la France ont fini par convaincre ceux qui en doutaient encore. Et pourtant, 50 ans après la proclamation de notre indépendance, les ivoiriens aspirent à une autonomie réelle et non à la présence d'un sbire de la France à la tête de la nation. Mr Alassane Ouattara doit donc préalablement régler son problème de légitimité en acceptant les recomptages des voix afin que les ivoiriens sachent qui a gagné les élections présidentielles.


Au demeurant, le réconciliateur doit être propre, Monsieur Ouattara ne l'est pas du tout. Dans son cas, l'humilité devrait être une vertu qui pourrait attendrir les cœurs meurtris par son obsession du pouvoir et les moyens peu orthodoxes utilisés dont une rébellion et son corollaire de meurtres pour y accéder. La réconciliation dont il s'agit le plus, est celle de monsieur Ouattara avec le peuple qui souffre de sa manière atypique de faire la politique. Ainsi, devrait-il commencer à demander le pardon du peuple. Malheureusement, il poursuit dans son désir d'écraser. Celui-ci devient de plus en plus grand quand il ajoute des jours à ses jours au pouvoir.


Par ailleurs, j'ai dit que cette situation ne restera pas à l'état. Je le réitère. Toutefois, je veux faire la précision que je n'aspire point à un coup de force contre Monsieur Ouattara selon l'interprétation faite par certaines presses de ma déclaration datée du 11 juin 2011. Ceux qui nourrissent cette ambition doivent se raviser.


Et pourtant, la situation sera renversée. Mais pas du fait des hommes mais du fait de Dieu. Je voudrais rappeler que je ne tiens pas cela des prophéties faites çà et là mais de mon intimité avec mon Dieu.


Il est bon que chacun sache que l'homme ne frappera pas ce pouvoir pour qu'il tombe (comme lui-même avait promis et a fait à Mr Bédié) mais Dieu le brisera sans l'aide d'aucune main. Afin que personne n'y tire gloire. Cette gloire reviendra à Dieu et Dieu seul. A cet effet, chacun peut méditer des versets révélés que sont : Daniel 8 v 22-25 et Esaïe 2.


Dieu agit en son temps. Et son temps est le meilleur, il nous appartient de garder la foi et regarder à lui. Gardons le silence car Dieu combat pour nous.


Abidjandirect.net : Et que dites-vous des sorties du président Mamadou Koulibaly ?


Souffrez que je sois muet sur ce point. Nous sommes victimes du pacte colonial qu'il a tant décrié. Je veux refuser de croire ce que je pense. Donnez-moi un peu plus de temps pour mettre de l'ordre dans mes idées sur ce point qui me semble essentiel.


Abidjandirect.net : Votre mot de fin aux internautes.


Pour finir, je voudrais demander aux ivoiriens de sortir des considérations claniques, d'appartenance politique et ne regarder aujourd'hui qu'à la Côte d'Ivoire. Cette Côte d'Ivoire, riche dont la richesse suscite convoitise de la France et des pays de la sous-région. Ensemble, unis, engageons résolument, sans retenue, la lutte pour la restauration de notre héritage commun qu'est notre pays. Nul ne le fera à notre place.


La longanimité du peuple ivoirien doit prendre fin. Les ivoiriens doivent croire en une justice divine au-delà des attelages humains. Dieu est au contrôle de ce combat, il n'attend que ta résolution à te tenir debout, en gardant les yeux rivés sur lui.



Que Dieu bénisse la Côte d'Ivoire !!!!!!



Réalisé par Abidjandirect.net


Source: ABIDJANDIRECT.NET

YOPOUGON - APRES LES AFFRONTEMENTS AVEC LES FRCI: DES GENDARMES MENACENT

 

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Le deuxième affrontement entre les éléments des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (Frci) et les gendarmes de l'escadron de Yopougon Toits rouges, le mercredi 22 juin 2 0 11, pourrait constituer la goutte d'eau de trop dans le vase.

Au lendemain de cette sanglante altercation, au cours de laquelle une femme est décédée d'une balle perdue, les gendarmes sont rentrés dans une colère noire.

De fait, plusieurs éléments de ce corps d'élite qui nous ont joints ont été sans retenue. « Il faut que ceux qui sont en face (éléments de Frci, Ndlr) aient du respect pour nous. Nous faisons tout pour éviter des affrontements, alors que c'est tout à fait le contraire chez eux, comme s'ils voulaient nous pousser à bout.

Nous avons été formés au métier des armes, à la discipline et au respect des lois. C'est pourquoi, jusqu'à présent, nous observons et quelquefois acceptons les humiliations que nous subissons. Mais chaque chose a une fin. Et c'est ce que nous voulons maintenant», a martelé l'un de nos interlocuteurs qui s'est présenté comme un maréchal des logis chef (Mdl/chef), issu d'une unité de gendarmerie.

Un autre à ses côtés, qui s'est voulu plus clair, a dévoilé une partie des intentions des gendarmes en cas d'une nouvelle provocation. «C'est la dernière fois que nous sommes attaqués sans que nous n'apportions la riposte appropriée. Nous avons toujours été à l'écoute de notre hiérarchie qui nous demande de mettre balle à terre chaque fois que nous faisons des rapports. Elle est en train de régler tous les problèmes liés à la cohabitation. Il n'est donc pas normal qu'ils s'en prennent aux gendarmes», a-t-il déploré, évoquant des cas d'exactions, sous le couvert de perquisitions de domiciles. Il a cité un exemple à Koumassi où un gendarme avait été abattu en avril et deux de ses compagnons rudoyés bien qu'ils aient présenté leurs cartes professionnelles.

Pour ces gendarmes, entourés au moment de la conversation par plusieurs de leurs frères d'armes, beaucoup d'entre eux partagent leur envie d'en découdre en cas de «dérapage injustifié». Sans le dire ouvertement, des gendarmes sont prêts à faire face à «toute tentative de les humilier ou de les spolier de leur matériel de travail», a fait remarquer un observateur. La hiérarchie militaire doit intensifier les démarches afin que gendarmes et Frci cohabitent pacifiquement.


M'BRA Konan, in le quotidien ivoirien "Soir Info"

dimanche, 26 juin 2011

DRAMANE OUATTARA ET L'ILLUSION DU DEVELOPPEMENT

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La chronique de Hassane Magued

J'ai lu comme vous, avec beaucoup d'émotion mais aussi, avec beaucoup d'étonnement, certains commentaires postés par certains lecteurs des Articles de la Révolution Permanente demandant l'appui de tous à Monsieur Dramane OUATTARA pour mener à bien son programme de développement pour la Côte d'Ivoire au lieu de formuler contre lui, des critiques acerbes. Certains d'entre vous ont répondu sans porter gant, à ces lecteurs des Articles de la Révolution Permanente que je remercie et encourage du fond du cœur.

Comme vous et moi, ces personnes soucieuses du bien-être des Ivoiriens depuis l'intrusion de Dramane OUATTARA en Côte d'Ivoire, n'ont, de cesse, souffert le martyr. Je vous invite par conséquent, Patriotes et amis de la Côte d'Ivoire, à voir en ces réactions, un cri du cœur mal formulé, ou béatement exprimé. Aussi ai-je jugé bon, de consacrer l'Article N°0011 de la Révolution Permanente, à la question du Développement, telle qu'elle se pose aujourd'hui en Côte d'Ivoire.

Sans entrer dans les théories économiques de type académique qui ne vous apporteront rien de nouveau, permettez-moi de partager avec vous, une bien sobre définition de la notion de Développement. En règle générale, le Développement pourrait se définir comme la capacité pour une cité humaine, de satisfaire les besoins primaires de la collectivité qui l'habite, grâce à un système stable de production de richesses, dont l'accès est garanti pour tous, selon le niveau d'instruction, de la force de travail, des mécanismes solidaires mis en place, pour assurer le bien être social, matériel et spirituel de tous. Le Développement est donc à la fois social et économique. Et en tant que tel, il s'apparente à un processus dynamique, qui évolue avec l'environnement social, culturel et le marché de la consommation locale ou internationale. Bref. Au-delà de la difficulté qu'il y a de donner une définition technique ou sociologique raisonnable de la notion de Développement, il importe de relever à l'attention de tous, que la question du Développement en Côte d'Ivoire, s'est inscrite depuis les années coloniales, dans une dynamique de "production pour compte de".

En effet, à la différence des colonies de peuplement comme le Sénégal, la Côte d'Ivoire est une Colonie de production dont l'essentiel de la production agricole, a été réalisé pour le compte du colon qui devait développer son industrie. Depuis cette période jusqu'à la recolonisation actuelle de la Côte d'Ivoire, le pays n'a fait que produire pour l'industrie française et occidentale. Chose qui, si elle s'inscrivait dans un environnement de souveraineté nationale effective, constituerait un accélérateur de progrès économique pour la Côte d'Ivoire, car l'argent qui enrichi est celui qui vient des autres pays. Mais à quoi assistons-nous ? Examinons ensemble les grandes époques du processus de développement de la Côte d'Ivoire.

L'époque d'Houphouët Boigny et le "miracle ivoirien"

Ce fut l'époque de l'âge d'or du commerce du cacao et du café. Houphouët Boigny, par un jeu savant, a su encourager la production agricole et faciliter l'accès aux terres cultivables sans une véritable politique agraire. Bien entendu, cela allait entrainer les problèmes de terres dans les régions cacaoyères. Mais en attendant, il fallait produire et enrichir le pays. L'homme était lui-même paysan, et il connaissait les secrets de la terre. La balance commerciale extérieure de la Côte d'Ivoire fut et demeura excédentaire pendant des années. C'était normal. Le pays exportait plus qu'il n'importait. Ce fut dans les années 1970. La Côte d'Ivoire avait atteint le niveau d'un pays émergent. Il avait les mêmes indicateurs du développement que la Chine et la Corée du Sud. Mais la Bourse du cacao était à Londres. Et c'est le colonisateur qui fixait les règles du marché. Il créa une inflation de l'offre en encourageant une forte production de cacao et de café de moindre qualité gustative en Asie, notamment dans les pays comme le Vietnam, la Thaïlande ... Le prix des instruments de la puissance économique de la Côte d'ivoire s'effondra brutalement. La Côte d'Ivoire fut dès lors plongée dans une conjoncture économique désastreuse. C'était la fin du miracle Ivoirien.

L'époque de Laurent GBAGBO et le développement autocentré

Enseignant et politicien, l'Homme ne s'est jamais présenté comme un paysan ni même comme un intellectuel. Son métier, c'est la politique. La politique pour gouverner des hommes dans un environnement de développement axé sur le potentiel national. Sur la question des piliers du Développement de la Côte d'Ivoire, il a très vite concentré son espérance sur le monde agricole. Il avait très vite compris que ce n'était pas en vain qu'Houphouët disait que « le succès de ce pays repose sur l'agriculture ». Mais l'Homme GBAGBO est dans une dynamique de Refondation. Il oriente sa stratégie du développement autocentré sur deux axes : d'une part, il confie la gestion de la filière agricole aux agriculteurs, encourage la transformation locale des matières premières et réussit à obtenir des prix d'achat record pour le cacao. Au moment où la France le capturait pour installer Dramane OUATTARA à la tête de la Côte d'Ivoire, le cacao s'achetait au prix bord champ à 1200 francs CFA (soit 1.83 euros) le kilogramme. Avec les ressources tirées du cacao et du café, Laurent GBAGBO paie les dettes contractées par ses prédécesseurs. Il supporte les charges publiques de l'Etat. Et initie des actions de développement en direction des jeunes. Mais Laurent GBAGBO n'est pas vigilant. Ou il est attentiste. Des paysans dirigeant la filière se partagent des deniers collectifs et soulèvent la question cruciale de la bonne gouvernance. Laurent GBAGBO fait réaliser des audits qui aboutiront à l'incarcération des patrons de la filière café-cacao. Mais le mal était presque déjà fait, faute de vigilance.

D'autre part, Laurent GBAGBO invente un mécanisme de financement des infrastructures publiques à partir des ressources pétrolières. Avec l'architecte Pierre Fakhouri, le partenariat public-privé fonctionne et permet aux grands projets comme le Transfert de la Capitale à Yamoussoukro, le Palais Présidentiel de Yamoussoukro, l'extension du Port d'Abidjan à l'Ile Bouley, de voir le jour. Laurent GBAGBO n'emprunte pas 1 franc à qui que ce soit. Toutes les avances de trésoreries qui lui sont accordées sur ses projets sont garanties par les ressources du sous-sol immensément riche de la Côte d'Ivoire.

En effet, il était en disgrâce. Frappé d'anathème parce que la rébellion que la France lui a offerte, peine à le vaincre. Sans ami dans les loges des réseaux d'influence, passant ses vacances auprès de sa mère dans son village à Mama, ce fils de pauvre qui s'est invité à la politique ne pouvait que compter sur le potentiel du peuple ivoirien. Il a payé très cher, cette indépendance économique en filigrane de son action de développement. Depuis le 11 avril 2011, il a été fait prisonnier au profit de Dramane OUATTARA et il attend dans le silence, comme un agneau abandonné, un orphelin méprisé, le temps de la délivrance par le Père des orphelins, l'Eternel des Armées. Combattant de la liberté, nous sommes à la tâche. Tiens bon. Ce n'est plus qu'une question de ...

L'époque de Dramane OUATTARA et l'art de développer sans production de richesses

C'est l'épopée des pluies de milliards. A maintes reprises, Dramane OUATTARA l'a dit. Il ne veut pas que les jeunes aillent à l'école. Il les a invités, pendant sa période d'incubation à l'Hôtel du Golf, à ne plus aller à l'école. Il a des armes pour eux, à quoi bien peut leur servir l'école ? La richesse est au bout du canon. Et les pluies de milliards tomberont drues et soutenues.

Mieux, Dramane OUATTARA n'a pas besoin d'impôt. Il fait cadeau à tous les transporteurs, de la fiscalité liée à leur secteur d'activité. Il ne veut d'aucun impôt. En droit économique, pour supprimer un impôt, une ressource acquise à l'Etat, il faut proposer une ressource de substitution. Cela s'appelle l'amendement compensé. Mais OUATTARA a plus d'un tour dans son sac. Abracadabra ! Les caisses de l'Etat seront pleines. Il est féticheur de naissance et bouddhiste doublé d'un statut très convoité d'illuminati. C'est le summum du spiritualisme luciférien.

Plus important, Dramane OUATTARA va construire 5 universités sans étudiants pour les occuper, 2000 écoles par an, créer 20 000 emplois également par an. Mais il ne compte pas sur l'argent du cacao ou du café. De 1200 francs CFA par kilogramme au moment où il enjambait les corps des Ivoiriens pour s'asseoir sur son fauteuil virtuel de Président, il ramène le prix du kilogramme de cacao bord-champ à 300 francs CFA. Les paysans avaient commencé à s'enrichir. Cela poserait problème à moyen terme. Il fallait y mettre fin.

Dramane OUATTARA ne veut pas que les fonctionnaires se fatiguent à la tâche. Des pluies de milliards arrivent. Ils ne doivent pas travailler pour assurer la continuité de l'Etat. S'ils le font, ils passeront de longs séjours en prison ou perdront leurs emplois. Là encore, l'Homme surprend par l'originalité de son approche du développement.

Mieux Dramane OUATTARA croit que les coupures du franc CFA attachées à la Côte d'Ivoire, notamment les fameux billets « A » doivent être démonétarisés. Il paie son armée d'indigènes venus du Nord avec des faux billets. Chez ce monétariste, l'argent est meilleur pour les autres, quand il n'a pas de valeur monétaire.

Enfin, pour réaliser ses projets pharaoniques, il ne propose aucune stratégie de production de richesse. En tout cas, je ne m'en souviens pas. Il veut juste dépenser. C'est cela l'essentiel de son programme de Gouvernement.

Alors question. C'est l'argent de qui que Dramane OUATTARA veut dépenser ? Un humoriste ivoirien vous dira : il y a deux cas. Soit, c'est de l'argent emprunté, soit c'est de l'argent falsifié. Si c'est l'argent emprunté, là aussi, il y a deux cas : soit c'est une dette qui sera accordée, soit refusée. Si la dette est accordée, là aussi il y a deux cas : soit elle le sera entièrement en tenant compte de la capacité de remboursement du pays, soit elle le sera au prorata de la capacité réelle de remboursement du pays. Mais si le prêteur veut être exigeant, là encore, il y aura deux cas : soit il refusera d'accorder le prêt parce que tous les indicateurs de production sont au rouge, soit, il acceptera à condition de conduire des réformes pour rendre visible la stratégie de production durable de richesse.

Mais OUATTARA n'a aucune stratégie de production de richesse. Il veut vivre de dette. Il veut endetter la Côte d'Ivoire. Il utilise le nom de la Côte d'Ivoire et ses richesses comme une carte de crédit. C'est cela l'illusion du Développement. Elle est l'art de dépenser à crédit ou de formuler des projets pharaoniques en comptant sur une entrée d'argent peu probable. Soyons sérieux ! Il s'agit de gérer un pays tout de même ! En théorie économique, le réflexe de dépenser ou de projeter de dépenser l'argent qu'on n'a pas encore reçu, s'appelle "l'illusion monétaire". Côte d'Ivoire, tu es en danger. Tu es en pleine illusion économique. Tu es victime d'arnaque. Si tu ne fais rien, tu seras plus qu'appauvrie. Tu seras réduite à rien. Tu es abusée et en pleine illusion du Développement avec Dramane OUATTARA. Réveille-toi !

A très bientôt.

Hassane Magued

La Révolution Permanente N°0011/06/11

Source: IVORIAN.NET

samedi, 25 juin 2011

MICHEL GALY: «ARRETONS LA FAUSSE SYMETRIE ENTRE LES DEUX CAMPS: CES MASSACRES SONT BIEN LE FAIT DES PRO-OUATTARA»



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Côte d'Ivoire: l'état des massacres

 

Villages incendiés, habitants brûlés vifs, paysans traqués en brousse - par centaines. Et parfois plus: un millier, lors de l'entrée des pro-Ouattara à Duékoué, à l'ouest du pays: crime de guerre ou crime contre l'humanité?

Mais aussi des quartiers entiers d'Abidjan pillés, des militants pro-gbagbo assassinés tous les jours pour leur nom, leur âge, leur ethnie (l'ethnocide au Sud concerne en particulier les bété, attié et guéré): par centaines, sans compter les torturés ou les liquidés de l'Hôtel du Golf, siège du nouveau pouvoir et base de ses escadrons de la mort.

Trois fois plus de morts - de 3000 à 5000 cadavres - pour les deux mois d'Alassane Ouattara, ce héros de l'Occident, que pendant les 10 ans de la gouvernance de Laurent Gbagbo! Où sont les humanitaires et leurs relais, les dénonciations politiques à Paris et les résolutions de l'ONU?

Arrêtons la fausse symétrie entre les deux camps: ces massacres sont bien le fait des pro-Ouattara, cautionnés par l'armée française et onusienne, dans une complicité implicite ou passive. Chacun sait maintenant que les hélicoptères d'assaut de la force Licorne et ses supplétifs onusiens ont réalisé la pire intervention coloniale depuis la répression de l' UPC au Cameroun et la guerre d'Algérie.

Décapiter l'élite politique et intellectuelle sudiste, proche de Laurent Gbagbo et du Front populaire ivoirien au profit d'un « mercenaire » des intérêts occidentaux - selon l'expression de Jean Ziegler. Bombarder les lieux de pouvoir d'un pays qui n'a plus de souverain que le nom: présidence, résidence, camp militaire, télévision... La leçon est terrible: 50 ans après les Indépendances formelles, il n'y plus que sujétion et humiliation!

Et voilà qui remet en cause bien des analyses à la mode: à l'aune du coup d'Etat franco-onusien, on n'est pas encore en « post-colonie », ni prêt à sortir de la nuit coloniale. Décidément, chaque fois que l'homme africain s'essaie à rentrer dans l'histoire, on lui écrase le visage à coup de bottes!

Malgré un formatage médiatique et une certaine lâcheté chez des analystes patentés qui ont cautionné ces massacres, la vérité se fait jour. Il faut arrêter la fausse symétrie entre les deux camps et la politique d'occultation des « spécialistes des droits de l'homme » : depuis la prise du pouvoir du camp Ouattara, c'est bien eux qui massacrent, en fonction des cartes d' identité - comme au Rwanda -, qui torturent ou massacrent, embastillent ou déportent les opposants, tandis que les journalistes pro-Gbagbo sont traqués et que l'« Etat Dioula » s'est mis en place: tout le reste est révisionnisme.

Quel recours à Yopougon, quartier martyr, quand les tueurs font des « patrouilles communes » avec la force Licorne et l'ONUCI ? Plus qu'au Rwanda, notre institution militaire est complice ou coupable: où est la fameuse « éthique » dont se targuent les philosophes en kaki - notamment l'obligation de désobéir à des ordres illégaux?

A qui a sillonné le pays depuis 20 ans, suivi les élections sur le terrain et mené de récentes missions en zone rebelle, le doute n'est pas permis: oui, les élections largement truquées au Nord ont bien été « la continuation de la guerre par d'autres moyens » (Bertrand Badie). Oui, l'ambassade de France a été et reste une officine anti-Gbagbo. Et oui, la déportation en terre ennemie et l'incarcération à la Lumumba, dans des conditions ignobles, des responsables pro-Gbagbo ont été autant planifiée que la désinformation continue ou l'armement des rebelles - jusqu'à la logistique, les pick-up ou les uniformes !

C'est pourquoi, les responsables onusiens ou français, donneurs d'ordre illégaux, en regard des résolutions onusiennes, risquent la Haute cour de justice ou les juridictions internationales, tandis que Guillaume Soro et Alassane Ouattara sont passibles de la CPI, pour ce qui se passe en Cote d' Ivoire!

A propos, comment s'appelle-t-il, un régime qui massacre sa propre population, qui est arrivé au pouvoir dans les fourgons (pardon, les hélicoptères!) de l'étranger, qui n'a de forces que des bandes armées incontrôlables et des délinquants sans foi ni loi? Sans Parlement ni Cour constitutionnelle, contrôlé par deux corps expéditionnaires, en train de brader les richesses du pays sans contrôle et de tuer, comme au Rwanda, sur des bases ethniques? Vous avez dit « dictature »?



Michel Galy
Politologue,
Paris

Source: M.LVDPG.COM

SILENCE, ADO FAIT DE L'EPURATION... POLITIQUE!

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Les cadres et élus Fpi ainsi que tous ceux qui sont soupçonnés d'avoir collaboré avec l'ancien régime continuent de broyer du noir. La chasse aux proches et sympathisants du président Gbagbo se poursuit et les Ivoiriens se demandent jusqu'où iront les nouveaux tenants du pouvoir.

Malgré les pressions des organisations des droits de l'Homme sur le nouveau régime, la chasse aux proches et sympathisants du président Gbagbo, assigné à résidence à Korhogo dans le fief de l'ex-rébellion, prend de l'ampleur au fil des jours. La libération d'une poignée de personnalités et proches de Laurent Gbagbo maintenus sous la contrainte à l'Hôtel Pergola est peut-être un bon signe mais ne saurait être interprétée comme un gage de bonne volonté des nouvelles autorités.

Celles-ci n'ont pas l'intention de renoncer à la traque des cadres ayant travaillé avec le président Laurent Gbagbo. Ouattara et son gouvernement avaient besoin d'un répit et c'est cela qui a motivé la libération des 17 prisonniers de la Pergola. La campagne de «dégbagboïsation » à grande échelle de l'administration, lancée au lendemain du renversement de l'ancien régime, suit son cours. Sous différentes formes.

De nombreuses personnalités - cadres du parti d'Affi N'Guessan ou simples technocrates ayant servi à des niveaux de responsabilité au sein de l'administration et des sociétés d'Etat - sont encore maintenues injustement dans les liens de détention. A la Pergola, à Bouna, Odienné, Korhogo, etc.

D'autres sont contraintes de prolonger aujourd'hui encore leur exil forcé, plus de deux mois après l'arrestation du président Gbagbo, pour échapper à la furie du pouvoir Rdr, animé par un sentiment de vengeance que même ses soutiens extérieurs supportent de plus en plus mal.

Des membres de la societé civile sur la liste noire

Les premiers résultats de cette opération d'épuration sont déjà visibles. En témoigne la révocation de nombreux maires indésirables, contraints à abandonner leurs postes pour avoir la vie sauve.  Outre ces postes politiques, les Ivoiriens s'indignent des déboires de Gadji Céli, dont les biens ont été pillés par les Frci de Ouattara, et qui a été remplacé par un cadre Rdr à la tête du Bureau ivoirien du droit d'auteur (Burida) dont il était le président du Conseil d'administration. Il s'agit pourtant d'un poste électif. Avec lui, le Directeur général de la structure a dû quitter son poste. Aucun secteur d'activité n'est épargné, en réalité, et les méthodes usitées pour faire payer aux Ivoiriens leur soutien à Gbagbo sont innombrables.

Dans la filière café-cacao, des producteurs tels que Sansan Kouao et Bléhoué Aka, pour ne citer que ceux-là, ont été placés sur la liste de sanctions du régime Ouattara. Leurs avoirs - fruit de durs labeurs dans leurs plantations - ont été gelés. Au grand étonnement de tous, des membres de la société civile, notamment des leaders des associations de défense des droits des consommateurs dont Marius Comoé Brou de la Facaci et Doukoua Godé de la Fac-Ci ,figurent sur cette liste noire.

En mai dernier, plus de 300 agents de banque ont été licenciés, avec la caution des nouveaux tenants du pouvoir, pour avoir travaillé à sauver les Ivoiriens d'un désastre humanitaire, alors que Ouattara avaient obtenu des patrons de la Bicici et la Sgbci leur fermeture. La situation est plus sérieuse dans l'armée où les Forces de défense et de sécurité (Fds) sont clairement stigmatisées et menacées de poursuite devant les tribunaux nationaux et internationaux.

A la Garde républicaine par exemple, le prétexte d'une infiltration de miliciens sert de prélude à une opération d'épuration. Quand on ajoute à cela la liberté de parole retirée à l'opposition dont les têtes fortes sont détenues dans des conditions inhumaines, l'on se rend compte qu'on est en train de mener la Côte d'Ivoire tout droit vers une dictature qui ne dit pas son nom. Signe des temps : même Jeune Afrique, qui soutient aveuglément Ouattara depuis plus de quinze ans, le qualifie d'hyper-président et met en garde contre le fait que le président du RDR «concentre aujourd'hui la plupart des pouvoirs entre ses mains». Et continue : «Une situation inédite depuis la mort d'Houphouët-Boigny. Et qui n'est pas sans dangers.»



Edouard Amichia, in Le Nouveau Courrier


Source: CAMEROON VOICE.COM

vendredi, 24 juin 2011

EXCLUSIF - ARRESTATION DE LAURENT GBAGBO : L’EX-DAME DE COMPAGNIE DE SIMONE GBAGBO FAIT DES REVELATIONS (SUITE ET FIN)

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Après nous avoir livré, dans un entretien précédent, les derniers instants dans le bunker et l'arrestation du Président Gbagbo, Mme TANOH Agnès nous raconte comment les personnes arrêtées au Palais présidentiel ont été conduites à l'Hôtel du Golf et traitées dans cette prison.

 

Abidjandirect.net : Comment avez-vous été traités au Golf hôtel ?

Mais avant d'arriver au golf, il fallait traverser la cour de la résidence. Déjà, dans la salle où les militaires nous ont trouvés, ils ont pris tout ce que nous avions : téléphones, ordinateurs portables, argent, pièces d'identité, clefs de voitures, sac à main. A chaque étape, on vous prenait ce qui restait sur vous. Ma montre bracelet m'a été prise par une rebelle quand je m'apprêtais à monter à bord du KIA et mon alliance de mariage m'a été enlevée par un autre quand nous étions entassés dans la camionnette. Le seul pagne qui me restait m'a été enlevé quand je suis arrivée au Golf.

Pour décider de notre destination, les soldats de la force licorne dont les chars étaient positionnés depuis la résidence jusqu'au boulevard de France « Carrefour Konan Banny » et les forces rebelles ont discutés longuement. J'en ai été informé par un jeune militaire français qui était à coté de notre camionnette. Nous attendions à ce carrefour sous le soleil. Je lui ai ensuite posé la question. «Pourquoi, ne nous emmèneraient-ils pas dans une Ambassade». Il m'a répondu attendons la fin de leur discussion. La suite, c'était le golf !

Arrivés au Golf, nous avons été accueillis par une cohorte de rebelles. C'est là que beaucoup d'entre nous ont pris des coups. Le Ministre Jean Jacques BECHIO et un autre monsieur ont été blessés à la tête. Le maire Adèle DEDY a été aussi blessée à la tête et à l'arcade sourcilière. Des militaires ont été blessés, tous avec des points de suture. Une des nounous, qui s'appelle Oumou, a reçu une balle dans la jambe. Le Ministre Geneviève BRO GREBE, fut piétinée par les rebelles avec leurs godasses à telle enseigne que pendant trois jours, elle ne pouvait ni s'asseoir, ni se lever. C'est après qu'elle a pu marcher, à l'aide de béquilles. L'Ambassadeur Boubacar KONE, lui, a pris des balles avant de monter dans le KIA. C'est certainement dans les mêmes conditions que le Ministre TAGRO Désiré a subi le sort dramatique.

Après être entrés dans la pièce où nous étions au nombre de 59, nous n'avons plus été battus. Ce nombre va être complété par les serveurs, les infirmiers, un médecin-colonel, qui ont fait quelques jours sur le terrain de tennis. Cependant, les deux premiers jours, chaque nuit, il y avait un groupe de personnes qui entrait dans notre cellule pour nous insulter et qui menaçaient de nous tuer. C'est suite à la plainte du ministre BECHIO à celui qui disait avoir notre charge que nous avions eu la paix. Nous avons eu trois gardes dont un de l'ONUCI et deux FAFN qui avaient le brassard « Sécurité ». Ces gardes nous accompagnaient pour les toilettes ou nous allions en groupe de 5 ou 10. Cela n'a pas empêché qu'un jour, Diabaté Bèh soit battu dans les toilettes. Nous dormions à même le sol, les uns collés aux autres comme dans un carton de poissons.

Hormis quelques-uns qui voulaient se donner de l'importance comme un certain Mr. Porquet et la Dame du PDCI à la grosse perruque, les autres nous traitaient avec humanisme. Une Dame nous a acheté des sandales parce que nous sommes arrivés au Golf nu-pieds. Une autre a apporté également du coton hygiénique aux jeunes dames et des habits pour ceux qui étaient nus car tous les hommes sont arrivés presque nus. La secrétaire de Soro a envoyé quelques effets à la secrétaire du Président, Mme OBODOU, et une Bible pour moi. Les médecins que nous avons eus ont été très aimables sauf un (rires). C était le second du médecin qui n'était pas content quand on n'avait pas aimé le repas ou quand on ne finissait pas notre assiette. Nous ne nous sommes pas lavés pendant tout le temps que nous sommes restés là-bas. Nous n'avions pas droit au téléphone et aux visites.

Abidjandirect.net : Qu'en était-il des autres dans d'autres cellules?

Je suis chrétienne catholique convaincue et je ne peux témoigner que de ce que j'ai vu. Nous n'avions aucune nouvelle d'eux, seule la jeune dame dont j'ai parlée plus haut nous disait qu'ils allaient bien. Il ne faut pas oublier que nous étions en prison, comme se plaisait à nous rappeler un commissaire qui nous visitait. Et, en prison, je crois savoir qu'on ne rend pas visite à ses co-détenus. Et j'ai été surprise de voir Mme KACOU Rolande sur la liste des personnes libérées parce que, pour moi, elle était avec la Première Dame dans le nord du pays car pendant notre séjour, ils sont venus la chercher en disant que la Première Dame avait besoin d'elle.

Abidjandirect.net : Comment est intervenue votre libération ?

Quand nous sommes arrivés, deux équipes ont fait notre identification: un commissaire et un responsable des rebelles. Un jour, avant notre libération, les militaires (gardes et autres personnels militaires de Gbagbo, Ndlr) qui étaient avec nous ont été déportés au nord, alors qu'il nous avait été dit qu'ils rentraient chez eux. Nous avons donc été quelque peu surpris par notre libération car auparavant, M. Porquet, un monsieur très zélé, est passé nous rappeler que nous étions des prisonniers. Un autre jour, M. Ahoussou Koffi est venu nous dire que nous serions jugés. C'est dans l'attente de notre jugement que le matin de notre libération, un monsieur a informé la secrétaire du Président, Mme OBODOU, que les membres de la famille présidentielle devraient se tenir prêts à quitter le Golf. La Première Dame leur avait demandé de les déposer à Moossou. Mme OBODOU a dit aux membres du Cabinet que nous sommes, de partir en tant que membres de cette famille. Depuis 10 heures, heure à laquelle nous avions eu l'information, nous étions prêts. C'est à 13 heures que nous avons été exfiltrés par l'arrière-porte.

Abidjandirect.net : Pourquoi avez-vous quitté le pays ?

Avec tout ce que j'ai subi (maison pillée, prison ...) et ce qui se passait à Bonoua, mon village, les domiciles de Major Amangoua, du Président du Conseil général, du Ministre Adjobi saccagés, les assassinats à Larabia où j'allais souvent, les parents ont insisté que je m'éclipse un peu.

Abidjandirect.net : Etes-vous prêtes à continuer la lutte ?

C'est une question qui ne se pose pas à moi. Naturellement, la lutte continue car l'idéal pour lequel je me suis engagée au FPI, en 90, alors que j'avais été sollicitée par l'AFI (Association des femmes ivoiriennes, Ndlr) de mon quartier, n'est pas encore atteint.

Vous savez, être née d'une ethnie ne se choisit pas. Les ethnies et les langues sont du Divin. Et c'est ce qui définit notre appartenance à une portion de la terre dans ce monde. Est-ce que vous me comprenez ? L'ethnie wolof est du Sénégal ; le peuple Juif est d'Israël. Le Mossi est du Burkina Faso. Le Fon est du Bénin, le Zoulou de l'Afrique du Sud. Le Sénoufo, l'Abouré, le Bété, l'Alladian, l'Ebrié, et d'autres ethnies sont de la Côte d'Ivoire. C'est Divin et l'homme ne peut effacer ce que Dieu lui a donné. Dieu m'a faite Abouré. Il ne m'a pas faite Peulh. L'Abouré est en Côte d'Ivoire, mon pays, alors je me battrai pour mon pays, tant que Dieu m'en donnera la force.

Je continue la lutte parce que je rêve d'une Côte d'Ivoire libérée de la tutelle du colon, je rêve d'une Côte d'Ivoire souveraine. Je rêve d'une Côte d'Ivoire démocratique. Pour les 63 ethnies que nous sommes, chacune à sa manière d'accéder au pouvoir suprême dans sa communauté. Seule la démocratie, importée soit-elle, peut résoudre ce problème. Je rêve d'une Côte d'Ivoire où tous les enfants ont la même chance de réussite. D'une Côte d'Ivoire dont les paysans, comme mon père, ne meurent pas pauvres mais avec une retraite assurée par le fruit de leur dur labeur. Où la décentralisation aura un effet réel et de bien-être. Une Côte d'Ivoire où dans le petit campement comme celui de mon père, l'on pourra regarder la télévision. Je rêve d'une Côte d'Ivoire solidaire où le pauvre peut se soigner, boire de l'eau potable. Je rêve d'une Côte d'Ivoire où le nom n'est pas sujet de stigmate. Ma fille mariée à un Koné du Nord; ma grande sœur est avec un Thé de l'Ouest, mon neveu avec Sarah de Korhogo ne pose pas problème, Soro marié a une Tagro, Ottro Laurent à Feue Sarata Touré.

Je rêve de la Côte d'Ivoire qui m'a été proposée par Laurent GBAGBO, le FPI et tous les ivoiriens qui n'ont de patrie que ma chère Côte d'Ivoire. Je rêve d'une Côte d'Ivoire où l'on pourra chanter le travail de mille générations.

Abidjandirect.net : Bientôt les élections locales; avez-vous des projets dans ce sens ?

Bien sûr que oui, quelles que soient les difficultés. Sinon, la démocratie que nous voulons tant pour notre pays ne viendra pas. Il ne faut plus retourner à la pensée unique, mais plutôt laisser nos différences nous enrichir. Alors, aussi difficile que cela puisse paraître, si rien ne change dans la conduite des nouveaux tenants du pouvoir, il faudra quand même y aller ; c'est l'occasion pour moi d'adresser toute ma compassion et mes encouragements aux prisonniers de la Pergola qui ont été libérés. Particulièrement, nos représentants à l'Assemblée. Le président Laurent GBAGBO nous a déjà ouvert la voie en se présentant aux présidentielles de 1990. Mais chaque chose à son temps, et la discipline du parti est une contrainte.

Abidjandirect.net : Un mot à l'endroit des lecteurs d'Abidjandirect?

Je voudrais remercier très sincèrement Abidjandirect.net et ses responsables, car ils m'ont donné de revivre et de reprendre la lutte. Ma première intervention, une note adressée au Président Koulibaly, a été sur ce site. Je voudrais vous encourager à persévérer, quelles que soient les difficultés. Je vous aime et l'Eternel, Dieu créateur qui a décidé de faire de nous des Ivoiriens et non une autre nationalité, nous garde. Dieu bénisse la Côte d'Ivoire!

 

Source : ABIDJANDIRECT.NET

LES EMISSAIRES DE OUATTARA ECHOUENT A CONVAINCRE LE COLONEL-MAJOR KONAN BONIFACE

 

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Depuis son exil, le Col-major Konan Boniface parle: «Je rentrerai au moment opportun».


D'ordinaire peu bavard, on n'avait eu aucune nouvelle de lui depuis l'arrestation du président Gbagbo. Le Colonel-major Konan Boniface, ex-Commandant du théâtre des opérations et des célèbres Fumaco (fusiliers marins commando), une unité d'élite de l'armée ivoirienne, a fait parler de lui récemment.

Le Commandant Konan Boniface dit « Konan la guerre », comme on l'appelle affectueusement au sein de l'appareil militaire, fait partie des officiers supérieurs qui ont défendu la souveraineté jusqu'à la dernière minute. Peu bavard et fin stratège militaire, il est à la fois respecté, adulé et craint aussi bien au sein des Forces de défense et de sécurité que des Forces nouvelles devenues Forces républicaines de Côte d'Ivoire (Frci). Il fait partie de ses officiers qui se sont retrouvés hors des frontières nationales aux lendemains de l'arrestation de Gbagbo.

Celui qui avait presqu'une relation de « père et fils » avec le président Laurent Gbagbo, juge prématuré son retour au pays, malgré les incessantes médiations engagées par le nouveau pouvoir en place « pour ramener tous les fils et filles de la Côte d'Ivoire à la maison ». «Je ne vois aucune raison de rentrer en Côte d'Ivoire actuellement. Cela dit, je le ferai à un moment où je jugerai opportun», a déclaré le Cdt Konan à l'«émissaire» de Ouattara.

Par ailleurs, il a tenu à rappeler qu'il n'est pas le porte-parole des militaires en exil et que par conséquent, il ne pouvait ni leur donner des ordres, ni les exhorter à rentrer au pays.

Les premières tentatives de connexion entre les envoyés de Ouattara et le Commandant Konan Boniface se sont faites sans grand succès dans le courant du mois de mai par l'intermédiaire d'un Officier-général «rallié». Puis, un autre Général en rupture de banc avec l'ex-régime du président Laurent Gbagbo, a proposé ses services pour ramener au bercail l'ex Com-théâtre et tous les militaires en exil. C'est ce dernier qui a pris contact avec le Colonel-major Konan Boniface et quelques officiers, la semaine dernière dans un pays de la sous-région.

Il n'a pas manqué d'égrener une panoplie de garanties que le pouvoir Ouattara offrait à Konan Boniface et ses frères d'armes, afin qu'ils viennent prendre part à l'édification de la nouvelle armée. Qui selon la vision d' Alassane Ouattara, poursuit le «médiateur», va faire la part belle aux jeunes officiers valeureux et ayant fait leurs preuves sur le terrain. «Je ne rentrerai que le moment opportun. Et les nouvelles autorités peuvent me considérer comme démissionnaire, si elles se trouvent dans l'urgence », a fait savoir le marine's Konan (major de sa promotion dans l'armée américaine, ndlr).



In Le Nouveau Courrier du jeudi 23 juin 2011

 

Source : COTE D'IVOIRE LA VRAIE

EMEUTES A DAKAR CONTRE LA TENTATION MONARCHIQUE DE WADE

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Dans la capitale sénégalaise, les manifestants ont obtenu le retrait d'un projet de loi qui modifiait le mode de scrutin. Reportage.


(De Dakar) Plusieurs blessés, des jets de pierre, des tirs de grenades lacrymogènes, des canons à eau, bastonnades et voitures brûlées... La situation a tourné à l'émeute, jeudi dans le centre-ville de Dakar, lors de manifestations contre un projet de loi perçu par l'opposition comme préparant une succession « monarchique » au pouvoir du président Abdoulaye Wade. Ce dernier a entendu le message, et a annoncé jeudi soir le retrait pur et simple de son projet.

Crainte d'une « dévolution monarchique du pouvoir ».

Jeudi, l'Assemblée nationale, dont les membres sont à 88% membres du PDS, le parti au pouvoir, examinait le projet de loi du président Wade, qui institue en particulier l'élection au suffrage universel d'un président et d'un vice-président, un « ticket » qui remplace la désignation du seul président.

Le projet de loi prévoyait :

« En cas de démission, d'empêchement définitif ou de décès en cours de mandat, le président de la République est remplacé par le vice-président ».

Une décision qui a suscité la polémique alors qu'opposition et société civile craignent depuis des mois une « dévolution monarchique du pouvoir » d'Abdoulaye Wade, 85 ans, au profit de son fils Karim, 42 ans, actuellement à la tête de pas moins de quatre ministères.

Une autre disposition prévoyait l'instauration d'un « quart bloquant » : un ticket était déclaré élu s'il réunissait au moins 25% des suffrages exprimés. Opposition et société civile considèrent qu'il s'agit ni plus ni moins d'une suppression du second tour.

Coup de théâtre jeudi soir, puisque la réforme du mode de scrutin a été retirée. La prochaine élection présidentielle sénégalaise, en 2012, se fera donc sous l'ancien système, comparable au modèle français.

Il reste désormais à voir si ce recul du président Wade suffira à apaiser le climat particulièrement tendu.

La « préoccupation » des Etats-Unis

Mercredi soir, l'ambassade des Etats-Unis à Dakar avait exprimé sa préoccupation face à ce projet de loi qui menace de plonger le Sénégal, l'un des pays-clés de l'Afrique de l'Ouest, dans une période de profonde instabilité. Les affrontements avaient commencé la veille dans la capitale sénégalaise, avec l'apparition de pancartes inspirées par la révolution tunisienne : « Wade dégage ! » (Voir la vidéo)

Plusieurs personnes ont été blessées dans les nouveaux affrontements de jeudi. Parmi les blessés, selon l'AFP, figure Alioune Tine, président de la Rencontre africaine des droits de l'homme, à la pointe de la contestation contre le projet de réforme constitutionnelle.

Alioune Tine se trouvait en compagnie de l'ancien ministre des Affaires étrangères Cheikh Tidiane Gadio lorsqu'il a été attaqué par des présumés « hommes de main » d'un responsable du parti présidentiel.

Les émeutiers s'en sont notamment pris à l'hôtel des députés, qui se trouve à Dakar Plateau, à coté du marché Sandaga, qui a été incendié. (Voir la vidéo)


Source : RUE89

14:17 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Sénégal | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : sénégal, émeutes à dakar, tentative monarchique d'abdoulaye wade | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

ASSAUT FRANÇAIS CONTRE LA RESIDENCE DE GBAGBO: SIDIKI BAKABA TEMOIGNE

 

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Par Théophile Kouamouo, in Le Nouveau Courrier du 21 juin 2011.

 

Il a failli mourir, ciblé par un hélicoptère de Licorne puis battu à coups de crosse par les soldats d'Alassane Ouattara. Mais il a été jusqu'au bout de sa destinée de témoin des chocs de l'Histoire nationale. Il ne regrette rien. De son lieu de rééducation en France, il se souvient...



«On dit que ce qui échappe à la conscience nous revient sous forme de destin». Dans le «refuge» où il s'est retiré, au coeur de la France profonde, pour panser ses plaies,  Sidiki Bakaba, présent à la Résidence présidentielle de Cocody au moment du kidnapping de  Laurent Gbagbo et de sa suite, soigne son âme à coups d'introspection philosophique.

Il en est persuadé : son destin et sa vocation d'artiste engagé l'ont toujours amené à  être le témoin privilégié d'événements importants pour son pays et son continent. Une  fois de plus, il a donc été jeté au coeur de la fournaise ardente. Comme dans d'autres pays africains, au Burkina Faso durant la période «révolutionnaire», ou en Guinée lors de  la première purge du règne de Lansana Conté, en 1985. Comme en novembre 2004, lors du  premier«épisode» de la guerre de la France contre la Côte d'Ivoire. Une page tragique de l'histoire de la Côte d'Ivoire qu'il a «offerte» aux générations futures sous la forme d'un documentaire au nom évocateur : «La Victoire aux Mains Nues».

Témoin d'une résistance héroïque

«Je n'avais pas forcément l'intention de faire un film sur la crise postélectorale. Contrairement à ce qu'une légende bien orientée prétend, je ne suis pas allé sur le front  avec l'intention de me battre arme au poing. C'est le front qui estvenu vers moi! Ma maison se trouve dans le pourtour présidentiel, à quelques minutes à pied de la Résidence présidentielle.

Progressivement,les bruits de guerre se sont rapprochés. Un jour, je me réveille, et je vois devant mon domicile quelques centaines de jeunes combattants loyalistes. Ils m'expliquent qu'Abidjan est divisée, et que seuls les combattants sont dans la rue. Ils se reconnaissent par des noms de code bien spéciaux. Les uns, c'est «ami ami», les autres c'est «miaou miaou».

Bref, ils m'expliquent que je ne peux pas sortir seul même pour acheter du pain. Et ils me proposent de m'escorter, de me protéger d'une certaine manière. J'écoute ces jeunes soldats, qui sont mes compagnons par la force des choses. Et il me semble que je retrouve dans leur bouche les mêmes mots que ceux des jeunes qui, les mains nues, ont affronté les chars français en novembre 2004. Sauf que là, ils sont armés. Ils disent qu'ils sont prêts à mourir... Ils répètent :«Nous voulons libérer la Côte d'Ivoire, nous voulons libérer l'Afrique. L'indépendance que vous, nos oncles, avez eue, elle n'est pas réelle. Nous avons la mémoire de 2004. Cette fois, cela ne se pas sera pas comme ça, ils ne nous trouveront pas les mains nues». La phrase «il faut libérer l'Afrique » crée une résonance en moi. Nous l'avions prononcée il y a longtemps, quand j'étais jeune, quand nous commencions à remettre en cause les indépendances dans nos pays. Je suis donc allé voir, sentir, et pourquoi pas témoigner de ce qui apparaissait déjà comme un remake de novembre 2004».

Sidiki Bakaba ne pense pas forcément à un documentaire. Mais dans sa tête trotte l'idée d'un film de fiction  reconstituant l'histoire de la Côte d'Ivoire. Il se dit : «Dans ce cas, il me faut du matériau». Et ajoute : «Je ne voulais pas travailler à partir de ce qui a été écrit ou raconté par d'autres, mais vivre cette histoire-là, à l'endroit où je me trouvais». Du côté où il se trouvait aussi, peut-on ajouter. Comme les équipes de la chaîne de télévision franco-allemande Arte ont filmé la descente sanglante des FRCI à Abidjan, lui, il filmait ce qui est très vite apparue comme une résistance «héroïque».

Il filme quelques centaines de combattants qui font face aux assauts répétés d'adversaires soutenus logistiquement par l'armée française et par l'ONUCI. Mais qui, systématiquement, battent en retraite, perdent des hommes en masse, s'enfuient en laissant des liasses de faux billets offerts par leurs commanditaires politiques - un mensonge fondamental qui explique sans doute aujourd'hui les actes de sabotage économique et de pillage forcené des FRCI.

Sidiki Bakaba, qui ne peut plus dormir chez lui dans ce contexte explosif, filme également le petit monde qui s'est aggloméré autour de Laurent Gbagbo à la Résidence, préparé à partager une destinée tragique. Il voit arriver là les généraux Philippe Mangou (chef d'état-major des Armées) et Edouard Tiapé Kassaraté (patron de la gendarmerie). Des généraux que la rumeur accuse déjà de trahison. Très vite, Laurent Gbagbo les éconduit,

le cameraman de la RTI et lui. «Nous avons à nous dire des choses qui ne se disent pas devant les caméras», explique le chef de l'Etat. Bakaba pressent une atmosphère houleuse...

Le bureau de Gbagbo mitraillé alors qu'il s'y trouve. Progressivement, la pression des coalisés se renforce. Un autre témoin présent à la Résidence, dont nous taisons le nom pour des raisons de sécurité évidentes, raconte.
«A partir du 7 avril, les attaques des hélicos se sont intensifiées. On était obligés de se réfugier au sous-sol. Le 9 avril, la dégradation s'est accélérée. La bibliothèque de la Résidence a pris feu, contaminée en quelque sorte par des voitures qui se trouvaient dans la cour et qui, bombardées, avaient explosé littéralement». Ce témoin là fait une révélation troublante. «Le vendredi, le bureau du président a été mitraillé au moment où il venait d'y entrer pour travailler un peu, comme si ses ennemis maîtrisaient ses mouvements.» Miraculeusement, Gbagbo s'en sort, et retourne au sous-sol. L'atmosphère est apocalyptique dans ce que les médias occidentaux appellent«le bunker».

Les veillées de prière se succèdent. «On n'espérait qu'en Dieu seul», se souvient ce témoin. Le dimanche 10 avril, en milieu d'après-midi, l'amiral Vagba Faussignaux annonce que les forces internationales vont venir chercher l'ambassadeur d'Israël, et demande aux soldats de ne pas tirer sur leurs hélicos. Il est 16h40. Très rapidement, une intense campagne de bombardements - la plus terrible! - est engagée. Et Sidiki Bakaba, qui se trouve dans la cour, au niveau de la guérite, à l'entrée de la Résidence, est pris pour  cible, contrairement à un canon bitube, qui ne se trouve pas trop loin. Et est provisoirement épargné. Une caméra accusatrice est sans doute une arme lourde bien plus menaçante...

«Je sens quelque chose d'animal. Je me dis: «Cet hélico va me tirer dessus». Je rentre dans le poste de contrôle. Je me couche par terre, et le mur s'effondre. Je suis comme projeté en l'air. Je retombe par terre. Je psalmodie. «Il n'y a de Dieu que Dieu». Trois fois. Je me lève : une de mes jambes ne répond plus. Je sautille. Je me traîne jusqu'à l'infirmerie. Mon sang gicle de partout. Ils essaient de me soigner. Mais mon instinct de survie me pousse à ramper jusqu'au bâtiment principal.

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Je veux aller y mourir dignement. Là-bas, les médecins commencent à m'inciser avec des rasoirs, sans anesthésie. Ils sortent des éclats d'obus tout noirs de mon corps. C'est atroce. J'ai des moments de perte de connaissance. Et des fois je reprends connaissance. Je dis des choses, je les chante. Je répète que cette indépendance réelle, dont ces jeunes qui sacrifient leurs vies rêvent, deviendra réalité un jour. A titre personnel, je suis persuadé que je vais mourir. Des rideaux brûlent. Les personnes les plus religieuses parmi nous semblent partagées entre transe et peur. Je sens que c'est fini, avec la force des explosions. J'accepte le principe de ma mort. Je me dis que j'ai atteint plus de 60 ans, sur un continent où l'espérance de vie est de moins de 50 ans. Je n'ai ni le  sentiment d'être un héros ni celui d'être un lâche, mais un homme qui meurt dignement».

Des incendies provoqués délibérément

Les incendies, méticuleusement provoqués par les frappes françaises pour faire sortir les «rats» de leur tanière, se multiplient dans le sous-sol. Héroïquement, les ultimes compagnons de Laurent Gbagbo luttent pour éteindre le feu qui menace de les dévorer. Prient. Et se remettent à l'ouvrage. Bakaba est hors jeu. Sa caméra n'a pas survécu. Lors de ses moments de conscience, il sent l'affection forte d'un homme qu'il ne connait pas vraiment, mais dont les paroles affectueuses tentent de le maintenir en vie : il s'agit  de Désiré Tagro (photo), qui ne sait pas qu'il vit lui-même ses dernières heures.

Notre témoin raconte. «Le lundi 11, les bombardements ont repris avec une force inédite. Trente chars français et six hélicos. Ce sont les chars qui détruisent le portail d'entrée à la résidence. Les hélicos crachent leur déluge de flammes... et le sous-sol prend feu à nouveau. On veut remonter par la buanderie. Mais un commandant de l'armée nous dit que si
on le fait, ils vont nous canarder. Nous sommes coincés dans un tunnel. Avec le chef de l'Etat, son épouse, les ministres. Il n'y a pas d'issue de secours. Le portail de secours est bloqué. Celui qui en avait les clés a disparu.

Avec les clés. Notre seul choix : mourir canardés ou asphyxiés. Pendant près de trente minutes, le commandant mitraille ce portail. Il réussit à le défoncer.Nous cachons le chef de l'Etat dans un endroit pas loin de la bibliothèque. C'est à ce moment-là que Désiré Tagro appelle les Français pour demander l'arrêt des tirs. On lui 
remet un drapeau blanc pour qu'il sorte négocier. Quand il sort, on lui tire dessus. Il revient pour dire au chef de l'Etat :
«ils vont nous tuer». Cinq minutes après, des rebelles pénètrent dans la Résidence.»

Le carnaval de violence commence, malgré le fait qu'Hervé Touré dit
«Vétcho», s'oppose à l'assassinat des civils. Des personnes ont été tuées au rez-de-chaussée. Des coups de kalach, des coups de couteau, des balles dans les fesses... Les nouveaux «prisonniers», y compris les religieux, mis entièrement nus,sans le moindre cache-sexe, doivent chanter, sous la menace des armes, «on va installer ADO». Certaines personnes sont mitraillées dans la cour. Et tombent. Mortes ? Très probablement. Les autres n'ont pas le temps de voir s'ils sont récupérables. Un homme filme sans relâche ce spectacle macabre. C'est un militaire français, un Blanc, le seul qui est franchement visible aux côtés des FRCI, qui est descendu des chars avec eux. Ce sont ses images à lui qui seront présentées par le ministre de la Défense français, Gérard Longuet, comme ayant été prises par la troupe 
d'Alassane Ouattara.

Sauvé par Paul Madys et un militaire français

Quand Sidiki Bakaba reprend conscience  -avant de s'évanouir à nouveau quelques temps après -, il est face à trois personnes, habillées en treillis. Chacune est coiffée d'un bonnet et d'une plume sur la tête. L'un d'entre eux dit, comme dans une scène de western : «Ah ! Sidiki Bakaba, toujours fidèle !  Fidèle jusqu'au bout ! Moi, j'aime les gens fidèles !» Il a un drôle de sourire aux lèvres. Il informe une personne, par téléphone et par talkie walkie, de la présence du premier directeur général du Palais de la Culture d'Abidjan. «Au moins, il me connaît», se dit Bakaba. Le plus jeune des trois hommes en treillis dévisage le «kôrô» mal en point, incapable de se défendre, à l'article de la mort.

«Il m'insulte en malinké, soulève la crosse de sa kalach, me donne un coup violent sur la tête,puis en plein dans l'arcade sourcilière, me promettant de me bousiller un œil. Malgré mon état, je sens une agression terrible. Il me prend ma montre et un talisman en argent. Il ne me reste que le chapelet de ma mère»
, raconte Bakaba. Qui retombe dans les pommes. Après avoir entendu dire : «On l'a attrapé, on le tient maintenant, Gbagbo».
Quand l'artiste se réveille, il est dans une brousse qu'il ne parvient pas à distinguer. En réalité, il se trouve à proximité de la brigade de gendarmerie en contrebas de la Résidence de Madame Thérèse Houphouët-Boigny avec d'autres blessés considérés comme trop amochés pour arriver à l'hôtel du Golf, où les caméras des journalistes de la presse internationale sont déjà allumées.

Il est donc question, pour l'armée de Ouattara, de les achever là. Mais les FRCI se heurtent au refus des soldats français. «Derrière nous, il y a plusieurs soldats des FRCI avec des kalachs qui nous promettent une mort certaine. En face de moi, je vois trois silhouettes de militaires français, qui semblent s'opposer. A ma 
gauche, le chanteur Paul Madys. Avec toute son énergie, il est en train de plaider pour nous auprès des soldats français. Il dit : «On vous demande pardon, ne nous laissez pas. Ceux qui sont derrière-là, vont nous tuer».
En désespoir de cause, il offre sa vie pour la mienne. Il me regarde et dit aux soldats français : «Celui-là, vous ne pouvez pas le laisser. Prenez-le et laissez-moi, je vais mourir à sa place». A ces mots, Bakaba, entre la vie et la mort, ressent une sorte de «bouffée», un «élan de foi en l'homme»«C'était le contraire de l'inhumanité, de la 
violence que m'avait infligée le «blakoro» des FRCI à la Résidence présidentielle. Dans cette Côte d'Ivoire, à ce moment-là, un homme, un frère, qui n'avait rien de mandingue, qui avait au moins vingt ans de moins que moi, donnait sa vie pour moi...»

Alors que ses collègues veulent s'en aller, promettant aux blessés agglutinés là que l'ONUCI viendra les chercher, un militaire français fait le tour de son visage de son doigt, regarde Paul Madys dans les yeux et lui fait le serment de ne pas les abandonner, quand bien même ses collègues le feraient. Il se débrouille pour trouver un char pour conduire les blessés au CHU de Cocody. L'armée française qui, par les airs, a failli ôter la vie à l'acteur 
principal de Bako, l'autre rive, lui sauve la vie à travers l'initiative personnelle d'un jeune homme juste.«Pour la première fois depuis longtemps, je ressens de la fraîcheur, je me sens bien, je perds connaissance».

A son réveil, Sidiki Bakaba est dans un tout autre décor. «J'ouvre les yeux, je suis dans un hôpital. Les gens qui Arrivé à l'aéroport dans une ambulance, Sidiki Bakaba se déplace en fauteuil roulant. A sa vue, la petite foule des voyageurs et du personnel en service fond en larmes.
«Mon Dieu ! On nous a dit que vous étiez morts !», crient certains. Bakaba s'engouffre dans l'avion, rempli à 70% de militaires français rentrant au pays, leur «mission» accomplie. «Marqué par la haine» selon son expression, il se prépare à de longs mois de soins et de rééducation.

Pourquoi Bakaba ne renie pas Gbagbo

Les Ivoiriens le savent. Sidiki Bakaba entretenait des rapports passionnels et compliqués avec le président Laurent Gbagbo, avec qui il n'a pas toujours été sur la même longueur d'ondes. En conflit avec des ministres qui, estime-t-il, lui ont savonné la planche, il a souvent attendu de nombreux - et douloureux - mois une audience présidentielle. Mais il est hors de question pour lui, hier, aujourd'hui ou demain, de renier le chef de l'Etat renversé. Et il l'explique, avec passion.

«Je retiens qu'aux derniers moments avant son arrestation,il m'aura vu. L'ami est l'ami, dans ma culture. Aujourd'hui qu'il est dans une situation difficile, je ne crache pas sur Gbagbo. Il a certes des défauts, mais il n'est pas le monstre qu'on dépeint.

Je n'aurais pas composé avec un monstre. Il y a une sagesse qui dit chez nous «le fou de quelqu'un ici est le sage de quelqu'un ailleurs». L'homme que je connais est un homme qui m'a respecté, qui a respecté mes créations même s'il n'en a pas toujours fait une promotion à la mesure de ce que j'attendais. Je retiens qu'il m'a respecté, qu'il a respecté mon travail en se refusant à interférer, et c'est très important pour un homme de culture soninkée. Je pense que ces derniers jours là, il a dû penser aux petites anecdotes que je lui rappelais quand on avait l'occasion d'avoir des moments d'intimité.

Comme celle du rapport entre Samory, le dernier empereur résistant face à la pénétration coloniale, avec son ami et aîné Morifindian Diabaté, griot, mémoire vivante du pays et capitaine. Quand Samory a été arrêté à Guélémou en Côte d'Ivoire, Diabaté a proposé d'aller avec lui en prison. Les Français ont dit «non», et sont allés avec Samory au Gabon. Plusieurs mois plus tard, Morifindian est arrivé au  Gabon par ses propres moyens. Ils se sont parlé, se sont rappelé les moments de gloire et les moments tristes. Quand Samory est mort, Diabaté l'a enterré. Les Français lui ont  proposé de le ramener en Côte d'Ivoire. Il a refusé. Il a creusé sa propre tombe à côté de celle de Samory. Et il leur a dit : «Quand je mourrai, vous m'enterrerez ici». Et ses dernières volontés ont été respectées. Ce n'est qu'à la fin de son règne que Sékou Touré a ramené leurs cendres dans leur terroir ancestral mandingue, en Guinée.

Ce n'est pas leurs faits de guerre, leur gloire, qui ont alors été célébrés, mais leur serment d'amitié, la valeur du serment d'amitié. Là où il est, peut-être mon grand-frère se dira que je ne suis pas Louis Sépulvéda, romancier et compagnon de route d'Allende jusqu'à sa fin tragique au palais de la Moneda.

Je ne suis pas Morifindian Diabaté, mais je suis Sidiki Bakaba avec mon histoire. Ceux qui racontent que j'ai combattu les armes à la main doivent savoir que je ne suis pas André Malraux qui s'est engagé et s'est battu dans un avion militaire contre le franquisme en Espagne. Il l'a fait par conviction. Il n'a pas été diabolisé pour autant. De Gaulle en a fait son ministre de la Culture. Moi, Sidiki, j'attends mon De Gaulle."



Source: Le blog de Théophile Kouamouo

EUGENE KACOU N'A VRAIMENT PAS HONTE!

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Sous Gbagbo, les pires vacheries avaient été dites et écrites contre le Président de la République, son épouse et contre l'Etat de Côte d'Ivoire par les journaux de l'opposition. On n'a pas senti Eugène Kacou, Président du CNP, de la même façon. Il a eu la main plutôt molle et condescendante. Posture qui n'était pas étrangère à son limogeage antérieur. Revenu aux affaires grâce au RHDP, il retrouve subitement du poil de la bête pour sévir contre tous ceux qui osent s'attaquer au régime Ouattara et à son armée bigarrée et hétéroclite pompeusement baptisée "Forces Républicaines de Côte d'Ivoire". Deux poids, deux mesures. Ainsi va la vie. Seuls DIEU et l'histoire nous jugeront!

 

Presse : Ecrits offensants et injurieux pour le président et les FRCI - Le CNP va frapper fort


Avec le retour des journaux dans les kiosques, le CNP se réjouit des efforts fournis par les Rédactions pour proposer aux lecteurs des informations traitées avec beaucoup plus de rigueur professionnelle. Cependant, depuis quelques semaines, le CNP relève dans certaines publications des écrits émanant de journalistes ou de contributeurs extérieurs, tendant à :

- ne pas reconnaître la légitimité du président de la République ;


- traiter les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) «de milices, de rebelles, d'hommes, de combattants ou de forces de OUATTARA»;


- opposer, du point de vue de la légalité, les FRCI aux autres forces de défense et de sécurité, notamment la Police et la Gendarmerie.

Le CNP relève, d'une part, que Monsieur Alassane OUATTARA a été régulièrement élu Président da le République de Côte d'Ivoire et a prêté serment en cette qualité devant le Conseil constitutionnel, et, d'autre part que les Forces Républicaines de Côte d'Ivoire, instituées par l'Ordonnance n° 2011-002 du 17 mars 2011 suite à la fusion des ex Forces Armées Nationales de Côte d'Ivoire (FANCI) et des ex Forces Armées des Forces Nouvelles (FAFN), constituent désormais l'armée régulière de l'Etat.

En conséquence, le CNP rappelle l'ensemble des responsables de publications au respect de leurs obligations professionnelles et informe qu'il ne saurait tolérer davantage des écrits, d'où qu'ils viennent, offensants pour le Président de la République et injurieux pour l'Institution Militaire de l'Etat.



Pour le CNP, Le Président
Eugène DIE KACOU


Source: ABIDJAN.NET

jeudi, 23 juin 2011

LA COTE D’IVOIRE, UN PAYS SINISTRE - TAUX DE CROISSANCE PREVISIONNEL 2011: - 7,3% !


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De mémoire d’Ivoiriens et d’économistes, jamais la Côte d’Ivoire ne se sera portée aussi mal, après l’expédition punitive sarko-onusienne de mars-avril 2011 qui aura ouvert la boîte de Pandores d’un véritable désossement de notre pays : le pillage systématique des FRCI, forces pro-Ouattara, qui n’ont rien épargné sur leur passage.

Le nouveau régime ivoirien et sa soldatesque nous ont donné le net sentiment qu’ils ne venaient pas pour régner mais tout juste pour casser du Gbagbo et s’en aller. Sinon, comment comprendre qu’ils aient pu tout détruire et piller avec autant de minutie ? Commerces, entreprises, micro-finances, domiciles, véhicules de luxe, véhicules utilitaires (4x4), installations électriques, canalisations d’eau, administrations, églises, pharmacies, stations d’essence, universités, cités universitaires, commissariats, casernes de police, camps militaires, centres émetteurs, matériels de diffusion et de production (RTI), prisons. Tout y est passé. Tant et si bien qu’aujourd’hui en Côte d’Ivoire, tout est à refaire.

Comme le dit une analyste politique ivoirienne : « Presque tous les voyants sont au rouge après la tempête de pillages systématiques qui a marqué le changement de régime et mis à genoux la plupart des entreprises exerçant dans le pays. Même son de cloche dans l’administration publique, paralysée après le passage des troupes FRCI dans les différents services. Tout est à refaire là où les chefs d’entreprise n’ont pas encore mis la clé sous le paillasson. Une situation chaotique qui selon les spécialistes, porte les prévisions de croissance pour cette année au chiffre record de – 7,3% contre 3% l’année dernière (sous Gbagbo, Ndlr). Un chiffre jamais atteint, même pendant la dure crise économique des années 80 et la décennie de guerre que vient de vivre la Côte d’Ivoire ».

Faut-il s’en étonner ? Non ! Les forces pro-Ouattara sont d’un illettrisme souverain. Comment pourraient-elles donc savoir qu’il ne faut pas piller les universités, par exemple, ou l’appareil de production, qui devait aider leurs mentors à bien reprendre en main le pays, après la victoire ? Boule de gomme !

Alassane Ouattara qui sait parfaitement ce qu’il a fait subir à la Côte d’Ivoire et entièrement conscient du drame, s’en est allé en Occident, à la faveur du dernier G8 en France, en quête de 13.000 milliards de francs CFA auprès des bailleurs de fonds internationaux. La récolte a été maigre à en pleurer : des promesses, rien que de vagues promesses. Or la Côte d’Ivoire ne peut se satisfaire actuellement de promesses. Il faut de la liquidité. Beaucoup de liquidité. Ici et maintenant. Alassane Dramane Ouattara nous avait certifié, pendant sa campagne présidentielle, que son métier était de trouver des fonds. Qu’il nous les trouve donc pour relancer notre économie. En attendant, la Côte d’Ivoire vit à crédit. Même les salaires sont payés à crédit, faute d’entrée de recettes significatives dans les régies financières de l’Etat. Comme le disait trivialement un ami : « On ne s’endette pas pour manger. On s’endette pour investir. Un pays qui s’endette pour son quotidien est un pays en faillite ». Il ne croit pas si bien dire. Plus de 400 entreprises en dépôt de bilan ou en grande difficulté, 120.000 emplois détruits, selon Monsieur Jean-Louis Billon, Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire. Monsieur Jean Kacou Diagou, Président du Patronat ivoirien enfonce le clou : « Tout le monde porte des treillis. Il y a entre 2.000 et 3.000 prisonniers qui errent dans la ville et menacent nos activités. On ne fait plus la différence entre les FRCI et les bandits ». Quant à Monsieur Farikou, Président de la Fédération des Commerçants de Côte d’Ivoire, il ne décolère pas : « Le racket s’est aggravé comme jamais auparavant sur nos routes nationales. Tout le monde est en treillis ! ».

Il faut donc désarmer les FRCI et les faire entrer en caserne. Ils s’y refusent tout net. Leur hiérarchie ne les maîtrise pas. La force Licorne entre donc en lice, comme en avril, pour les y contraindre et – pour ne rien arranger à la situation économique de la Côte d’Ivoire – les tirs à l’arme lourde reprennent à Abidjan, entre FRCI et entre FRCI et Licorne, à Abobo et à Yopougon. Vous parlez d’une armée républicaine ! Quelle poisse ! Le chef de guerre et Com-zone d’Anyama, le commandant Bauer, pro-IB invétéré, est très clair en ce qui le concerne : « J’attends de pied ferme celui qui viendra me déloger ». A bon entendeur, … ! Ça promet pour la sérénité des populations!

Mais là où la malhonnêteté est poussée à son comble, c’est quand le pouvoir Ouattara veut faire imputer ce désastre économique au Président Laurent Gbagbo. Un membre illustre du gouvernement RHDP clame, pince sans rire : « C’est Gbagbo qui a mis le pays en faillite avant de partir. Ils ont commis des crimes économiques. Ils doivent en répondre ». Eh bien, Monsieur le Ministre, vous aller devoir répondre à 10 petites questions pas si idiotes que cela, que nous vous posons pour nous éclairer, un tant soit peu, sur le sujet :

1- Qui a donné à la Côte d’Ivoire un taux de croissance de 3% en pleine crise, en 2010 ?

2- Qui a payé les salaires des fonctionnaires, fin mars 2011, sans aucun appui extérieur et en pleine offensive militaire (virement bancaire que vous vous êtes indûment attribué, au paiement des deux mois de salaire de la fin du mois d’avril 2011) ?

3- Qui a pillé les entreprises et déboulonné leurs machines de production, en avril 2011, au moment où Gbagbo avait été renversé et ses partisans, traqués et assassinés, avaient fondu dans la nature ?

4- Qui a libéré et enrôlé les 6.000 prisonniers de la MACA (Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan) et les milliers d’autres de nos villes, qui sèment la terreur à Abidjan et à l’intérieur du pays ?

5- Qui a instauré une économie parallèle au Nord du pays depuis 2002, encore en place à ce jour ?

6- Qui a exploité les minerais et pierres précieuses de la zone CNO (Centre, Nord et Ouest du pays), instauré un trafic en règle du bois, du café et du cacao ivoiriens (ce qui a d’ailleurs fait du Burkina Faso, un pays désertique, un gros exportateur de cacao) pour acheter des armes et financer la guerre contre la Côte d’Ivoire ?

7- Qui a procédé au casse des agences ivoiriennes de la BCEAO à Bouaké, Korhogo et Man pour ce constituer un fonds de guerre contre Gbagbo ?

8- Les coupables de ces crimes économiques ont-ils été poursuivis devant les tribunaux ?

9- Le seront-ils, un jour, sous vos auspices ?

10- Qui a nous promis une pluie de milliards, qui n’honore toujours pas sa parole pour permettre à la Côte d’Ivoire de rebondir, et qui se cherche des boucs émissaires ?

Si vous répondez en toute honnêteté à ces questions, Monsieur le Ministre d’Etat, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, vous saurez sans coup férir qui a commis des crimes économiques contre notre pays, qui l’a mis en faillite et qui doit en répondre devant les instances judiciaires.

Oui, la Côte d’Ivoire va mal. Alassane Dramane Ouattara et les FRCI l’ont mise en faillite. Il lui faudra un traitement de choc pour se remettre des effets induits de la sanglante alternance d’avril 2011 qui plombent sa croissance et, partant, son développement. Une seule porte de sortie possible : la maîtrise de la question sécuritaire et la remise à flot des caisses de l’Etat par la reprise économique, sur la base d’une réconciliation vraie et non pas celle des vainqueurs, triomphaliste et justicière.

« La solution » (surnom d’Alassane Ouattara, émanant de son slogan de campagne) pourra-t-il relever le défi ? Une gageure à forts relents de suspense ! En ce qui nous concerne, nous nous astreindrons à une posture d’attente et d’observation patiente, pour nous faire ensuite une opinion définitive sur la question et sur l’individu. « Wait and see », comme disent les anglophones.


Que DIEU bénisse la Côte d’Ivoire !



DINDE Fernand AGBO

mercredi, 22 juin 2011

COTE D’IVOIRE: DES DETENTIONS ARBITRAIRES SOUS LES YEUX DE L’ONU (AMNESTY)


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Amnesty International a dénoncé mercredi la détention sans aucune charge de dizaines de partisans de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, dont certains ont été "battus" par les forces d'Alassane Ouattara dans un hôtel devant lequel sont postés des Casques bleus.

"La présence de soldats de l'ONU devant l'hôtel où des partisans supposés de Laurent Gbagbo sont détenus arbitrairement soulève de troublantes questions", déclare Véronique Aubert, directrice adjointe d'Amnesty pour l'Afrique, citée dans un communiqué de l'ONG.

"C'est loin d'être un début encourageant pour la présidence d'Alassane Ouattara", ajoute Mme Aubert.

L'organisation de défense des droits de l'homme affirme que "les autorités ivoiriennes détiennent au moins 50 personnes sans charge, parmi lesquelles figurent des hommes politiques de haut rang", deux mois après l'arrestation de Laurent Gbagbo par les forces armées (FRCI) de M. Ouattara à l'issue d'affrontements sanglants.

Au moins "21 personnes" sont retenues à l'hôtel La Pergola d'Abidjan, la capitale économique, selon l'ONG.

Plusieurs d'entre elles "ont été battues par les FRCI (...) au moment de leur arrestation, dont l'une assez violement pour avoir perdu connaissance", poursuit le texte.

"Des soldats français (de la force Licorne déployée sans la bannière de l'ONU) et de l'ONUCI (Mission de l'ONU en Côte d'Ivoire) étaient présent au moment de ces arrestations et du transfert des détenus à l'hôtel, mais n'ont rien fait pour empêcher ces mauvais traitements", déplore l'ONG.

Amnesty relève que les FRCI sont en charge de la sécurité à l'intérieur du complexe hôtelier de La Pergola, mais que des Casques bleus de l`ONUCI sont postés devant l'hôtel pour la sécurisation à l'extérieur du bâtiment. "Cela signifie qu'ils (les Casques bleus) exercent un degré de supervision concernant les personnes autorisées à y entrer."

Amnesty appelle les autorités ivoiriennes à inculper les personnes détenues ou à les "libérer immédiatement", et appelle l'ONUCI à s'assurer que ses soldats ne sont pas impliqués "dans la sécurisation de centres où des personnes sont détenues illégalement".


AFP

Source: LA DEPECHE D'ABIDJAN


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DEPUIS SON EXIL, LE MINISTRE LAZARE KOFFI KOFFI: "OUATTARA N'A PAS GAGNE LES ELECTIONS!"


Lazare Koffi Koffi était ministre de l'Environnement et des Eaux et Forêts dans le gouvernement d’Aké N'gbo. Depuis le 11 avril 2011, il est en exil suite à l'offensive des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci). Il nous a accordé cette interview par le truchement d'Internet.



Où êtes-vous depuis la chute de Laurent Gbagbo ?

Lazare Koffi Koffi : Je suis au Ghana, un pays devenu depuis quelque temps, le pays où l'on savoure la liberté. J'y suis arrivé deux jours après l'arrestation du Président Laurent Gbagbo. Je bénis Dieu et je le loue chaque jour de m'avoir préservé d'une mort certaine puisque du lieu où je m'étais réfugié après la destruction et le pillage systématique de mon domicile à Abidjan, j'ai côtoyé la mort. J'ai vu des gens sauvagement abattus comme des animaux sans raison. Aujourd'hui, grâce à Dieu, je me porte bien. Mon moral est au beau fixe ainsi que toutes mes facultés pour apprécier sainement les événements douloureux que vit notre pays depuis mars 2011. Je tiens à dire également qu’après avoir attaqué et pillé ma résidence d'Abidjan, les rebelles ont investi mon domicile du village d'Eboué (dans la nouvelle sous-préfecture d'Adjouan). Après avoir à coups de kalachs et machettes porté atteinte à l’intégrité physique de mes parents (ma mère a été molestée et Koffi Amichia mon petit frère a été rudoyé et tailladé à la machette, il a été abandonné dans un état comateux), ils ont tout pris dans la maison y compris les habits et autres ornements sacerdotaux de l'Abbé Koffi Gnassou Bruno, mon jeune frère prêtre défunt. Récemment encore, dans la nuit du 6 au 7 juin dernier, pour la troisième fois, les Frci sont encore venues chez moi au village pour tout briser. Tout le village se trouve aujourd'hui choqué même parmi les pro-Ouattara qui ne comprennent pas cet acharnement contre ma personne et qui s'interrogent sur cette manière de gouverner. Mais moi, je reste serein, habité par l'esprit de Job de la Bible. La perte de ces biens, du reste périssables, n'est pas importante. Ce qui est important, c'est d'avoir la vie.

Le Procureur de la République a gelé vos avoirs. Comment arrivez-vous à vivre?

L.K.K : Le Procureur de la République a gelé nos avoirs sans une décision de justice. C’est une grave atteinte aux droits de l’Homme. Et le plus cocasse dans cette affaire, c'est qu'il vise des décisions du Conseil de l'Union européenne. Pour le reste, comment je vis ? Dieu a dit que je vaux mieux que les passereaux ; donc il me demande de ne pas me soucier du lendemain.

Regrettez-vous d'avoir accepté d'être ministre dans le gouvernement d'Aké N'Gbo?

L.K.K : Et pourquoi devrais-je le regretter ? J'ai appartenu à un gouvernement légal dans lequel les Ivoiriens se sont reconnus et identifiés. Pendant quatre mois, j'ai été accueilli partout dans la liesse populaire et non sous la baillonnette. J'ai échangé avec les Ivoiriens en toute liberté dans le respect mutuel en ayant toujours à l’esprit que c'est le peuple qui détient la réalité du pouvoir. C'est pourquoi je ne comprends pas ceux des nôtres qui pensent que nous avons tout perdu, allant même jusqu'à renier toute légitimité à Gbagbo. Ils sont devenus des démarcheurs quotidiens pour faire reconnaitre Ouattara comme un Président légal et légitime.

De qui parlez-vous ?

L.K.K : De tous ceux qui, dans nos rangs, pensent que leur heure est venue pour se faire une place au soleil.

Comment avez-vous vécu les derniers moments du règne du Président Gbagbo?

L.K.K : J'ai été traversé simultanément par trois sentiments. D'abord la nausée. Face à l'acte criminel perpétré par la France contre notre pays, un pays indépendant et souverain. J'ai été écœuré de voir comment nuitamment, dans la lâcheté, les Institutions républicaines ont été renversées et notre Armée détruite. La France, depuis, n'est plus pour moi un pays de référence en matière de respect du droit international et de droit de l'Homme. Ensuite, j'ai éprouvé de l'admiration pour le Président Laurent Gbagbo qui a fait montre d'un courage exceptionnel qui fera date dans l'histoire. Face au déluge de feux sur Abidjan et particulièrement sur sa résidence de Cocody, il est resté digne. Il a montré encore une fois que pour la confiance placée en lui par les Ivoiriens, il était prêt à défendre le pays même au prix de sa vie. Enfin, j'ai été horrifié, meurtri et franchement dégouté de constater que ce sont ceux qui se disent héritiers d'Houphouët, regroupés au sein du Rhdp, qui, avec l'appui de la France et de l'Onu, ont détruit ce que Houphouët, toute sa vie durant, a construit, et qui constitue aujourd'hui l'âme de la Côte d'Ivoire moderne. Le Palais présidentiel, la Rti, l'Atci, les bases militaires et, scandale des scandales, la résidence mythique d'Houphouët, symbole de notre souveraineté, tout a été détruit par les enfants d'Houphouët. Un véritable parricide. Ce que Gbagbo, le célèbre opposant à Houphouët, n'a osé faire, sinon que chercher à restaurer ce qui tombait en ruine, Ouattara, Bédié et leurs alliés l'ont fait pour satisfaire leur volonté de venir au pouvoir.

A quel moment avez-vous senti que c'était la fin de votre régime?

L.K.K : Je n'ai jamais senti la fin de notre régime et même encore aujourd'hui, je crois en sa survie. Car tout le monde le sait, Gbagbo n'a pas perdu les élections. Face aux canons de la France, il a crié cette phrase : « Mais Ouattara n’a pas gagné les élections !» Cette phrase retentira pendant longtemps dans les esprits des démocrates. Gbagbo n'a pas été vomi par son peuple. Bien au contraire, celui-ci reste fidèle et uni à sa personne. Non, Gbagbo n'a pas perdu les élections. Il a seulement perdu la guerre contre la France, une guerre qui n'a jamais été ouvertement déclarée, une guerre lâche dans laquelle la France sous Sarkozy a démontré toute sa laideur sur la question du droit des peuples à s'autodéterminer. La conséquence de tout cela, c'est qu'Abidjan ayant (re) perdu son indépendance et sa souveraineté, titube dans les décisions à prendre.

Vous avez dit que vous croyez en la survie de votre régime. Mais plusieurs cadres de votre parti dont Mamadou Koulibaly ont fait allégeance. Ce qui fait dire que c’est fini pour le Fpi…

Ceux de nos camarades qui ont fait allégeance à Ouattara savent ce qu'ils font. Nous serons tous jugés par l'Histoire. Le peuple ivoirien est mature. Il sait discerner. Il sait que la vérité est de notre coté. Même ceux de nos frères qui ont soutenu honnêtement Ouattara commencent à déchanter face aux pillages, aux assassinats sommaires dont ils sont témoins au quotidien.

Que pensez-vous des menaces de Koulibaly à quitter le Fpi et créer son parti politique ?

L.K.K :C’est son droit et il ne sera pas le premier. Seulement s’il veut partir, il faut qu’il le fasse dans l’élégance et non donner l’impression qu’il a eu mission de mains noires pour « tuer » le Fpi. Il ne réussira pas. Il ne faut pas qu’il donne de lui, dans l’opinion, l’image d’un homme inconstant qui a abandonné ses camarades et surtout Gbagbo et Simone qui l’ont fait, dans les geôles de Ouattara dont il est devenu l’admirateur attitré. S’il part, il ne nous reste qu’à lui souhaiter bonne chance. En toute camaraderie.

Selon vous est-il possible pour les Ivoiriens de se réconcilier?

L.K.K : Vous avez dit réconciliation? Que signifie ce mot aujourd'hui? Réconciliation entre qui et qui? En tout cas, pas entre les Ivoiriens. Il n'y a jamais eu de problèmes entre les Ivoiriens. Même quand on a voulu les opposer de manière artificielle, les sentiments forts qui les unissent ont bravé toutes les adversités. Les Ivoiriens s'entendent bien entre eux. Mais s'il s'agit de réconcilier le peuple au nouveau pouvoir qui lui a été imposé alors qu'on le dise. Donc, j'attends de voir comment il va procéder pour se réconcilier avec les Ivoiriens encore traumatisés par toutes les pertes en biens matériels et en vies humaines de leurs proches à cause du pouvoir à conquérir.

Charles Konan Banny a été nommé à la tête de la commission Dialogue vérité et réconciliation. Quels commentaires ?

L.K.K : Laissons Charles Konan Banny là où il est. Il ne réconciliera personne. Il ne peut réussir une mission dans laquelle juge, il a pris déjà parti. Dans plusieurs déclarations, il a déjà condamné Gbagbo et ses partisans. De plus, tout le monde sait qu'on l'a nommé à ce poste juste pour l'éloigner de la Primature.

Que pensez-vous de la décision du président Ouattara de faire juger Gbagbo par la Cpi?

L.K.K : Ouattara ne fera jamais juger Gbagbo par la Cpi (Cour pénale internationale, Ndlr) parce que le faisant, il s'exposera lui-même à des poursuites internationales ainsi que tous ceux qui l'ont soutenu c'est-à-dire Bédié, Soro, Mabri, et autres. ainsi que tous les chefs de guerre. Envoyer Gbagbo devant la Cpi, c'est se faire hara-kiri.

Pourquoi ?

L.K.K : S'il accepte de faire juger Gbagbo par la Cpi, ce dernier poursuivra immanquablement Soro, ainsi que les chefs qui ont tué en son nom. Ouattara se gardera bien de présenter Gbagbo devant la Cpi. D’ailleurs, ces derniers temps, les Frci ne manquent pas de donner de la voix lorsqu’on évoque cette question ou lorsque les organisations humanitaires les épinglent.

Monsieur le ministre, vous êtes très dur dans vos propos. Ne craignez-vous pas pour votre retour en Côte d’Ivoire ? Comptez-vous rentrer au pays un jour ?

L.K.K : En quoi suis-je dur dans mes propos? Je ne fais que dépeindre la situation actuelle que tous les Ivoiriens vivent. Pour ma vie, il ne faut pas vous en faire. Il faut bien mourir un jour mais au moins pour une bonne cause. Moi, depuis 1990, je me bats auprès du Président Gbagbo pour qu'il y ait un nouvel ordre démocratique en Côte d'Ivoire. Cette démocratie doit s'enraciner pour le bonheur de notre peuple. Je me bats pour que les Ivoiriens soient respectés. C'est pourquoi il faut parler, il faut dénoncer, il ne faut pas se rendre complice de quelque manière que ce soit de ce qui se déroule sous nos yeux. Pour ce qui est de mon retour au pays, tout dépend de Dieu.



Réalisée via Internet

K.A.Parfait


Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

EXCLUSIF - ARRESTATION DE LAURENT GBAGBO : L’EX-DAME DE COMPAGNIE DE SIMONE GBAGBO FAIT DES REVELATIONS


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Chef de Service chargé des Finances et Moyens Généraux au cabinet de la Première dame, et membre du comité de contrôle du Front populaire Ivoirien (Fpi) jusqu'au 11 Avril 2011, Mme Agnès TANOH, fut anciennement Secrétaire particulière et Dame de compagnie de Simone Gbagbo. Elle a été respectivement secrétaire nationale adjointe de l'Offpi, membre du secrétariat chargé des Fédérations d'Abidjan. Présente à la résidence présidentielle lors de l'arrestation du président Laurent Gbagbo, elle nous livre dans cet entretien les derniers instants dans le bunker...


Abidjandirect.net : Vous étiez à la résidence présidentielle avec la Président Laurent GBAGBO jusqu'à sa capture. Pouvez-vous nous raconter comment se sont passés les derniers moments?

Il faut dire que depuis un mois, pour les habitants d'Angré que nous sommes, ce n'était pas du tout le repos car la nuit c'était les bruits d'armes en provenance d'Abobo. Cela ne nous empêchait pas de vaquer tranquillement comme tous les abidjanais (habitants d'Abidjan, ndlr) à nos occupations habituelles.

Ainsi, le 30 mars je suis allée au travail comme d'habitude. Ce jour là, vers 11 heures, mes enfants, de la maison ont appelé ma fille avec qui j'ai été arrêtée, pour nous demander de ne pas revenir à la maison car des rebelles étaient postés devant notre maison ; surtout que la semaine d'avant nous avions été informés que j'étais sur une liste dressée par le RHDP de mon quartier, lieu où j'habite depuis 1998. Nous avons donc passé la nuit à la résidence.

Le 31 Mars, j'apprends que non seulement ma maison a été pillée la veille mais que les rebelles ont établi leur barrage à la pharmacie des ''Allées'' et aussi que les combats se sont déportés sur le boulevard des martyrs vers SOCOCE qui est sur le trajet qui mène à mon domicile. Depuis lors, je suis restée à la résidence jusqu' à l'arrestation du Président Gbagbo. D'ailleurs, je préférais être sur les lieux dans ces circonstances.

Le 19 septembre 2002, je me suis retrouvée dans les mêmes circonstances et je me suis rendue utile. J'ai ouvert les bureaux de la Première dame pour permettre au ministre Lida Kouassi d'être en contact avec le couple présidentiel alors en Italie. Ensuite, est arrivé le Ministre TAGRO et Paul Dokoui pour la Radio et la Télé. J'étais là quand Dr Tabley a ramené le corps du Ministre BOGA à la résidence.

Revenant à votre question, le mot capture est inapproprié car Laurent GBAGBO n'était pas en fuite. J'ai même appris que le ministre Alcide DJEDJE a entrepris des démarches auprès de l'Ambassadeur de France en Côte d'Ivoire et obtenu le départ du Président Laurent GBAGBO en exil sans l'accord de ce dernier mais tout naturellement, il a refusé.

Pour ce qui s'est passé, il faut noter qu'avant le 11 avril, date fatidique, il y a eu plusieurs tentatives de prise de points stratégiques et d'arrestation du Président qui avait échoué avant que la force Licorne ne rentre en action. Ainsi, il y a eu l'attaque de l'école de gendarmerie, la RTI, du Palais de la République, la Garde Républicaine, le camp de gendarmerie d'Agban (etc).

Constatant ces échecs, la force Licorne prétextant du bombardement de l'Ambassade du Japon, a détruit les chars de la Garde Républicaine à la résidence du chef de l'Etat et bombardée les patriotes qui campaient depuis quelques jours à l'entrée de la résidence. C'est à partir de ce moment que la force LICORNE est entrée officiellement dans l'arène et a mené des actions offensives.

Le 04 avril, un hélico détecteur de son avec à son bord des snippers voulant abattre le Président, se positionne au dessus de la résidence, juste au-dessus de sa chambre alors qu'il y était pour téléphoner. La sécurité a donc demandé à tous ceux qui étaient dans les appartements de descendre au deuxième sous sol. Depuis cette date, nous dormions tous au sous-sol car c'est la nuit que la force Licorne faisait ses grandes manœuvres.

D'autres manœuvres vont se dérouler du 07 au 10 avril 2011. Toutes les nuits, de 21 heures à 05 heures du matin, la Licorne lançait les obus sur la résidence et elle disparaissait au lever du jour. Le bureau de la Première dame, le bâtiment D et sa chambre ont été atteint. Dans la nuit du 09 au 10 avril, ils ont tenté sans succès de forcer le tunnel qui relie la résidence de l'Ambassadeur de France à la résidence présidentielle. Rappelons que le Président GBAGBO avait fait fermer l'accès à sa résidence quelques années plutôt. Je crois que c'est cet énième échec qui a déclenché le bombardement continu jusqu'à l'arrestation du Président.

En effet, ce jour du 10 avril, alors que nous, nous attendions 21 heures pour la ''pluie de feux'', comme cela était de coutume depuis quelques jours, ils ont commencé un peu plutôt. Dès 17 heures déjà et cela s'est poursuivi jusqu' à 11 heures du matin. La résidence a pris feu et les voitures du coté du plan lagunaire aussi. Le feu, cependant n'a pas atteint l'intérieur du sous-sol.

Vers midi, ils ont mis le feu et du gaz lacrymogène par les sorties d'égouts. Cela s'est transformé en une fumée opaque. Ils l'ont fait à dessein pour nous calciner car les conduits de gaz et d'électricité étaient à cet endroit. Le commandant Séka nous à donc demandé, avec la garde rapprochée du Président de remonter au premier sous-sol pour éviter de mourir asphyxiés ou cramés.

Une fois à ce niveau, nous avons été repartis dans plusieurs salles. Dans la nôtre, il n'y avait que des civils : des femmes et trois hommes (Sidjiri Vakaba, le pasteur Adjé Nzi et un autre Monsieur). Le Président était dans une autre avec ''certainement'' la Première dame, le Ministre Aboudramane Sangaré, etc.

Le Ministre Tagro s'est proposé à la négociation. Je l'ai vu et entendu téléphoner à quelqu'un. Il a dit un numéro dans lequel il y avait le nombre 936 ou 906. Il a dit à cette personne, «demandez leur d'arrêter de tirer, je viens discuter». J'ai appris plus tard que cette personne était l'ambassadeur de France en Côte d'Ivoire. Ce dernier a coordonné personnellement l'attaque de la résidence présidentielle car après le départ du Président, alors que nous sortions en file indienne du sous-sol, il était encore à l'entrée de la résidence, téléphone à l'oreille.

Pour aller à la discussion, le ministre Tagro a demandé un drapeau blanc en signe de paix. Nous lui avons donné une nappe blanche. A peine a-t-il mis le nez dehors qu'il est revenu sur ses pas en criant, « ils ont tiré sur moi, ils ont tiré sur moi ». Des militaires adverses qui étaient sans doute à la porte des escaliers se sont engouffrés derrière lui. Je ne sais pas combien ils étaient, toutefois trois d'entre eux sont entrés dans notre salle. Ils nous ont demandé où se trouvait le Président. Nous avons répondu que nous sommes des civils et que nous ne savions pas grand'chose. Quelques instants après, d'autres (soldats rebelles, ndlr) ont retrouvé Michel GBAGBO (fils de Laurent Gbagbo, ndlr) qu'ils ont emmené dans notre salle. Ils lui ont dit qu'ils abattraient les civils, femmes et hommes que nous sommes, s'il ne disait pas où se trouve son père. Il leur a répondu : « Si c'est mon père que vous êtes venu arrêter, il est dans la pièce à coté ». Ils ont emmené Michel avec eux en laissant d'autres garder notre porte. La suite de l'arrestation, vous l'avez vu par les images qu'ils ont voulu vous montrer.

Une fois hors de la résidence, nous autres, le gouverneur de la BCEAO Dakoury, le Ministre Adjobi Christine, l'ambassadeur Boubacar Koné qui avait reçu une balle juste en-dessous de l'aisselle et une autre dans le pied, étions entassés devant la maison du Président de l'Assemblée nationale Koulibaly Mamadou quand nous avons vu venir le ministre TAGRO Désiré, titubant, complètement trempé de son sang. Il est allé s'adosser au mur de la résidence de l'Ambassadeur de France quand notre camionnette a démarré, encadrée par les chars de la force Licorne.

Nous avions eu beaucoup de chances car l'un d'eux nous a rapporté ceci : « La mission était pour la mort. L'objectif des deux groupes (forces Licorne et des forces rebelles, ndlr) était de tuer le Président Laurent GBAGBO et d'éliminer tous les témoins ». Fort heureusement, aucun d'entre eux ne voulait porter cette responsabilité. Les français étant arrivés les premiers sur les lieux ont attendu les Fafn (Forces armées des forces nouvelles, ndlr) pour commettre l'exploit de l'assassinat de plus d'une centaine de personnes avec le Président Gbagbo, mais ceux qui répondaient aux ordres de Soro, n'ont pas voulu prendre cette responsabilité. La France qui travaille avec et pour Alassane Ouattara pourrait retourner ces meurtres contre eux. C'est Dieu qui a travaillé en notre faveur, Psaume 23.

Abidjandirect.net : Qu'en est-il des jeunes patriotes qui étaient rassemblés devant le palais ?

Entre le 7 et le 10 Avril, il nous a été déconseillé de sortir de l'enceinte de la résidence. Je me rappelle que lorsque la gouvernante et la Dame de compagnie parties prendre des nouvelles d'une des cuisinières qui a été projetée au sol par le souffle d'un obus la veille, n'ont pu traverser la cour à cause des manœuvres des hélicos. Je sais qu'après la destruction des chars de la Garde Républicaine à la résidence du Président liée aux soi-disant bombardements de l'Ambassade du Japon, ils étaient moins nombreux quand je suis sortie de la résidence.

Abidjandirect.net : Le quartier présidentiel était déjà encerclé, comment les jeunes leaders présents à la résidence ont pu s'échapper ?

Ceux qui sont partis ont pu le faire dans la matinée du 10 Avril s'ils y étaient encore parce que comme je le disais plus haut, dans la matinée, il y avait un répit. C'est comme cela que la deuxième secrétaire du Président bloquée depuis une semaine a pu rejoindre son bébé qu'elle avait laissé, contrainte à rester à la résidence à cause des combats dans la commune de Cocody. Aussi, les jeunes n'étaient pas dans la même enceinte que nous. Ce que je peux affirmer c'est qu'il y avait plusieurs chars de la Licorne à la résidence du chef de l'Etat. Ils ont jalonnés notre parcours jusqu' au golf.

 

Réalisé par AbidjanDirect.Net


Source: Blog Emile Constant Bombey



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COTE D'IVOIRE, LA JUSTICE A SENS UNIQUE


Human Rights Watch a signalé, le mercredi, la justice à sens unique en Côte d'Ivoire, en disant: Personne dans le camp de Mr Alassane Ouattara, n'avait encore été arrêté pour les abus dans le conflit postélectoral.


L'agence des droits de l'Homme a exhorté Ouattara à répondre aux exigences d'une commission d'enquête onusienne pour les enquêtes impartiales sur les violations, y compris les meurtres politiques et ethniques et les viols commis par les deux camps durant les cinq mois de bataille.

«Il y a un fossé croissant entre la  rhétorique du gouvernement Ouattara qui dit que nul n'est au-dessus des lois et la réalité qui montre que la justice apparaît unilatérale et retardée», a déclaré dans un communiqué le chercheur principal en Afrique de l'ouest, Corinne Dufka.

L'enquête de l'ONU présentée mercredi, a été appuyée d'autres conclusions selon lesquelles les deux camps ont été impliqués dans des abus de violence déclenchée par le soi-disant refus de Laurent Gbagbo de céder le pouvoir à Ouattara, après avoir perdu les élections en Novembre à 2010.

Il s'agit notamment de potentiels crimes de guerre  et crimes contre l'humanité, avec des dizaines de femmes violées et un nombre de morts estimé à au moins 3 000, indique la déclaration.

Gbagbo a été kidnappé de sa résidence, le 11 avril, et mis en résidence surveillée, permettant à Ouattara à travers ce putsch, d'occuper son bureau. Toutefois, aucune accusation n'avait été portée contre lui ou des dizaines de ses alliés, dit Human Right Watch.

Il a été recommandé aux putschistes "de mettre fin à ce vide juridique et à engager des poursuites rapidement contre les personnes en détention, conformément au droit, ou à les libérer".

Se référant aux forces armées de Ouattara, il a déclaré: "À l'opposé, aucun membre des forces républicaines n'a été arrêté ou détenu pour de graves crimes commis pendant la crise postélectorale».

Plusieurs Ong des droits de l'homme les ont (Ouattara et ses troupes) impliqués dans des atteintes graves.

«Si  la Côte d'Ivoire veut faire le break du passé promis par Ouattara, une justice impartiale pour les milliers de victimes est  essentielle", a déclaré Mme Dufka.

Ouattara a promis une enquête impartiale sur les violences dans le cadre d'un effort pour ramener une réconciliation compromise par la guerre, dans le premier pays producteur mondial de cacao.

Comment peut-on laisser un criminel mener des enquêtes sur des crimes qu'il a commis ?

L'évidence même de cette justice à sens unique est que la première personne à condamner, Mr Ouattara, sur laquelle les enquêtes doivent se porter n'a jamais été cité par Human Right Watch comme responsable. En gros, il y a déjà une distorsion de la réalité, et en plus quand on parle des droits de l'homme. Et quand on ne condamne pas des arrestations et détentions sans motifs, on ne peut s'empêcher de dénoncer la complicité de cette ONG, qui donne indirectement des indications à leur complice, concernant le mobile de l'accusation. Du coup, on a un pseudo procureur de la République du nom de Simplice Kouadio Koffi, qui saisit la perche au bond et nous déclare que le motif de l'arrestation du Président Laurent Gbagbo est "le refus de céder le pouvoir à Ouattara, après avoir perdu les élections en Novembre 2010". Quelqu'un disait une fois, "le diable se pend très souvent", une expression pour dire qu'il s'expose à tous les coups; car cette accusation débouchera à tout prix sur la vérification des résultats. En un mot, on revient à la case départ que les terroristes ont voulu éviter : le recomptage des voix. Qu'est ce qu'ils sont plouk!


Patrick Cohen, un coup de gueule sur sa page Facebook.

MAMADOU KOULIBALY: UN DISCOURS DEVENU ILLISIBLE

UNE DE JEUNE AFRIQUE.jpg

Je l'avoue, je ne me retrouve plus dans le discours et dans la nouvelle posture du Professeur Mamadou Koulibaly, un homme que j'ai toujours considéré comme une icône de la lutte contre le néocolonialisme et pour l'indépendance africaine. Que craint-il ou que redoute-t-il tant pour tourner ainsi casaque? La perte des siens ou de sa propre vie? Ou qu'espère-t-il? Faire le procès de ses camarades de lutte (qui, du reste, ne sont pas toujours exempts de reproches), régler des comptes personnels, torpiller Laurent Gbagbo, déjà au sol et qui a plus besoin, en ce moment, de compassion que de récriminations? Pourquoi s'acoquine-t-il avec l'innommable? En toute franchise, je donne ma langue au chat. Je retiendrai, néanmoins, la leçon que c'est face à l'épreuve qu'on découvre les grands hommes. Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire et l'Afrique! Fernand Dindé.


Le président de l'Assemblée nationale fait sans Gbagbo et souhaite tourner une page qu'il regrette amèrement. En prenant les rênes du parti de l'ex-président de la République, il n'a qu'un seul but: remettre l'appareil en ordre de marche et préparer la présidentielle de 2015. Mis sur la touche par Laurent Gbagbo pour, entre autres, avoir dénoncé les excès des durs du régime, écarté lors de la campagne pour la présidentielle, exilé au Ghana durant la crise postélectorale, Mamadou Koulibaly signe son grand retour sur la scène politique. Interlocuteur du nouveau pouvoir, le président de l'Assemblée nationale veut sauver un Front populaire ivoirien (FPI, ancien parti au pouvoir) assommé par la défaite électorale et militaire. «L'objectif est de proposer un nouveau projet de société pour gagner la présidentielle de 2015», explique-t-il. En attendant, il dresse un bilan sévère de la décennie écoulée.

Fidèle à ses principes, intransigeant sur la morale et les règles de droit, il se pose en défenseur de la souveraineté de la Côte d'Ivoire. Avec, en filigrane, une phrase qu'il ne prononce jamais mais que l'on entrevoit à chacune de ses réponses; «si Gbagbo m'avait écouté ...»

Jeune Afrique: On vous a peu entendu pendant la crise postélectorale. Pourquoi?

Mamadou Koulibaly : Je n'avais pas le choix. Ma présence n'était pas désirée; l'Assemblée nationale ne fonctionnait plus. Mais aujourd'hui, j'ai la lourde responsabilité d'assurer la présidence par intérim du FPI. Cela m'oblige à rassurer les militants, à aider à la libération des cadres du parti qui ont été arrêtés et à faciliter le retour des exilés.

Êtes-vous en contact avec les cadres du parti en exil?

MK : Oui, notamment avec Kadet Bertin, qui est au Ghana. Aussi surprenant que cela puisse paraître, il est l'un des premiers à avoir reconnu notre défaite et il souhaite qu'on tourne rapidement la page. J'ai aussi rendu visite à ceux qui sont en résidence surveillée à l'hôtel de La Pergola à Abidjan: Alcide Djédjé, Dano Djédjé, Philippe-Henri Dacoury-Tabley ... Ils reconnaissent Alassane Ouattara comme chef de l'État et me demandent de plaider leur cause auprès de lui. Ils promettent de ne pas perturber son travail. Certains se mettent même à sa disposition.

Avez-vous des nouvelles du couple Gbagbo?

MK : Non. On ne m'a pas permis de les rencontrer. J'en ai parlé avec Charles Konan Banny, qui préside la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation. Il prévoit d'aller les voir prochainement et m'a promis de tout faire pour que je puisse leur rendre visite.

À quand remonte votre dernier contact?

MK : J'ai rencontré Laurent Gbagbo quelques jours après le retour de Pascal Affi Nguessan d'Addis-Abeba [rencontre avec le panel des cinq chefs d'État, le 11 mars, NDLR]. Je lui avais conseillé d'accepter le verdict de l'Union africaine.

Laurent Gbagbo a-t-il, selon vous, perdu l'élection présidentielle?

MK : Il a fini par reconnaître sa défaite. D'ailleurs, le 11 avril, il a demandé à Désiré Tagro [alors secrétaire général de la présidence, NDLR] de sortir avec un mouchoir blanc.

N'était-ce pas plutôt la reconnaissance d'une défaite militaire?

MK : C'est la continuation du résultat électoral. Nous avons dénoncé la fraude, dans le nord du pays. Nous sommes les premiers responsables, car le FPI n'avait pas de représentant dans de nombreux bureaux de vote. Nous avons réalisé une très mauvaise campagne électorale, mal organisée. Il n'y avait pas de stratégie, pas de discours cohérent, et trop de personnes étaient en première ligne, avec des moyens colossaux mais mal utilisés. Certains cadres n'ont pas travaillé; ils ont détourné de l'argent pour acheter notamment des véhicules.

Le pouvoir leur est-il monté à la tête?

MK : Le problème, c'est l'usure du pouvoir. Lorsque nous étions dans l'opposition, on faisait mieux avec moins de moyens. On rêvait d'une nouvelle Côte d'Ivoire et on déplaçait des montagnes. Dix ans plus tard, nous étions pleins de fric. On disait qu'on voulait ouvrir le marché ivoirien au monde entier mais, dans les faits, on a fait des deals avec les plus grosses entreprises françaises. Alassane Ouattara a proposé une vision plus cohérente.

Sur quelles bases faut-il reconstruire le FPI?

MK : La priorité, c'est de refaire du FPI un grand parti d'opposition. Cela veut dire qu'il faut dresser un bilan en profondeur, prendre des dispositions institutionnelles, remobiliser les militants et donner des signaux forts aux Ivoiriens, en modifiant complètement notre discours et nos méthodes. Il faut revenir aussi à plus d'humilité et reprendre le travail à la base. Ensuite, on pourra peut-être penser à organiser un grand congrès du parti.

Que pensez-vous des poursuites judiciaires et des sanctions financières engagées contre le camp Gbagbo?

MK : La justice n'est pas un problème en soi. Si Koulibaly ou d'autres sont coupables, ils méritent de payer pour leurs actes. Mais dans ce cas, il faut enquêter sur tous les crimes de sang et tous les crimes économiques perpétrés depuis 2002. Je crains que l'on ne prépare quelque chose de spécial pour Gbagbo et ses compagnons. On peut dire qu'ils ont braqué la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest, à Abidjan. Mais les banques ont également été dévalisées dans la zone nord. Si Ouattara cherche à se venger, il va créer de nouvelles frustrations.

Simone Gbagbo a-t-elle persuadé son époux de s’accrocher au pouvoir ?

MK : Je ne pense pas que quelqu'un puisse influencer Laurent Gbagbo. Il est toujours resté maître de ses actes. Mais tous, les militants, les cadres, se demandent pourquoi il s'est à ce point entêté, à la limite de l'irrationnel. Pendant la cérémonie d'investiture de Ouattara, je me suis mis à rêver. Laurent Gbagbo était en train de lui remettre les insignes de la République. Cette passation aurait ancré la démocratie dans notre pays. Cinq ans plus tard, il avait toutes ses chances pour redevenir président.

Dans quel état d’esprit sont les militants du FPI ?

MK : Ils craignent pour leur sécurité. Je reçois régulièrement des messages de détresse.

En tant que président de l’Assemblée nationale, avez-vous reçu des garanties du président Ouattara ?

MK : Il a promis d'assurer la pérennité des institutions. Mais, dans le même temps, il m'a fait savoir que son conseiller juridique considérait que mon mandat avait pris fin avec l'élection du 28 novembre 2010.

Acceptez-vous que le chef de l’Etat, dont le parti n’a pas de représentant à l’Assemblée nationale, puisse gouverner par ordonnance et par décret jusqu’aux législatives ?

MK : C'est une situation intolérable. Le mandat des députés expire après l'élection de la nouvelle Assemblée. Le nouveau président a prêté serment et doit respecter la Constitution. Il n’y a effectivement pas de députés du RDR (Rassemblement des républicains, NDLR), mais ses alliés du RHDP (Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix, NDLR) occupent la moitié de l’hémicycle.

Se dirige-t-on vers une hyper-présidence ?

MK : C'est mon sentiment. C'est la raison pour laquelle nous n'avions pas intérêt à entrer dans ce gouvernement d'union. Dans ce système, les présidents se sentent obligés d'avoir des "shadow cabinets'' pour diriger. Gbagbo n'aurait jamais dû accepter- je le lui avais dit - les accords de Marcoussis, qui sont l'origine de ce mode de gouvernance.

Quel doit être le chantier prioritaire du nouveau président ?

MK : La refonte de l'armée. L'insécurité règne et le phénomène de racket est pire qu'avant. Le président Ouattara a appelé les militaires des deux camps à se considérer désormais comme des frères. Il faut poser des actes qui le montrent vraiment. C'est comme une maison à reconstruire. Nous avons les briques. Encore faut-il qu'elles soient positionnées de manière à ce qu’il y ait des chambres, des toilettes et un salon !

Alassane Ouattara a dit à Nicolas Sarkozy que l’armée française était la bienvenue. Qu’en pensez-vous ?

MK : Nous sommes indépendants depuis plus de cinquante ans. Il n'est pas dans notre intérêt d'entretenir ce type de relation infantilisante. Les accords de défense devront donc être révisés.

Selon vous, quelles sont les priorités économiques de la Côte d’Ivoire ?

MK : L'Etat a quasiment disparu. Il faut redéployer l'administration sur l'ensemble du territoire, mais, pour cela, il faut rétablir la sécurité. On doit aussi faire en sorte qu'il n'y ait plus d'administration parallèle, celle des FN (Forces nouvelles, dans le Nord, NDLR) en l'occurrence. En fait, ce sont les mêmes problèmes qui se posaient à Gbagbo.



Interview par Pascal Airault in Jeune Afrique, le 5 Juin 2011


Source: SAOTI, le blog de Mahalia Nteby

mardi, 21 juin 2011

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DINDE Fernand AGBO