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dimanche, 31 juillet 2011

HALLUCINANT: ALASSANE OUATTARA AFFIRME NE RIEN SAVOIR DES MASSACRES EN COTE D'IVOIRE!



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En visite officielle aux Etats-Unis, le président ivoirien Alassane Ouattara réaffirme que le processus de réconciliation nationale est en cours. Dans un entretien à l'Associated Press, le président ivoirien assure ne rien savoir des exactions contre des partisans de Laurent Gbagbo dont Amnesty International et d'autres ONG accusent ses forces.

Plus de deux mois après son investiture, M. Ouattara assure que tous ceux qui seront reconnus coupables d'atrocités seront punis, quels qu'ils soient. "Je suis contre l'impunité", déclare-t-il dans cet entretien accordé vendredi soir.

Un rapport d'Amnesty International publié cette semaine accuse pourtant les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) de Ouattara, aidées par une milice composées de Dozos (chasseurs traditionnels), de continuer à s'en prendre à des populations supposées favorables à l'ancien président Laurent Gbagbo, du fait de leurs ethnies. Selon l'ONG, plus d'un demi-million de personnes déplacées qui font partie de ces mêmes groupes ethniques n'osent pas rentrer chez elles.

Un rapport d'une autre ONG, Human Rights Watch (HRW), daté de juin, accusait pour sa part les forces du président d'avoir tué 149 partisans présumés de Gbagbo depuis son arrestation, le 11 avril. Le document pointe notamment le rôle de Chérif Ousmane, chef de guerre dans la région de Bouaké (nord) et ancien pilier de la rébellion ivoirienne, qui aurait ordonné l'exécution de 29 personnes.

"Ca ne peut pas être vrai (...) Chérif Ousmane est l'un de nos meilleurs soldats", répond Alassane Ouattara, affirmant que les soldats servant sous les ordres d'Ousmane sont connus pour être particulièrement bien entraînés et respectueux.

"Dans tous les cas, si nous découvrons que quelqu'un a commis des atrocités, cette personne sera jugée comme il convient et des sanctions seront prises", affirme-t-il, estimant que le rapport de HWR est basé sur des témoignages de mercenaires.

Les violences signalées depuis plusieurs semaines posent toutefois la question du contrôle que parvient à conserver le président ivoirien sur les forces qui l'ont aidé à prendre le pouvoir après une crise politique de quatre mois. "Si le président Ouattara est sérieux dans sa volonté de rendre une justice impartiale, il doit s'assurer de manière plus efficace que les commandants de ses forces de sécurité n'ont pas de sang sur les mains", souligne Matthew Wells, auteur du rapport de Human Rights Watch.

Dans son entretien à l'AP, Alassane Ouattara souligne qu'il faudra du temps pour que la Côte d'Ivoire panse ses plaies, après des années de violence. Il rappelle également la mise en place d'une commission d'enquête indépendante, annoncée la semaine dernière, qui sera chargée de faire la lumière sur les violations des droits de l'Homme commises durant la crise post-électorale. Cette commission doit rendre ses conclusions d'ici la fin de l'année.

Il affirme également avoir déjà fait beaucoup depuis sa prise de fonctions fin mai, disant notamment avoir restructuré les forces de sécurité et redonné confiance en l'économie ivoirienne.

Il invite enfin les réfugiés installés dans des camps au Liberia et en Guinée, ainsi que les militaires en exil à rentrer chez eux. "S'il n'y a rien contre eux, ils seront bien sûr libres (...) Surtout, je leur ai dit que leur sécurité serait assurée", déclare-t-il. "Je pense que la réconciliation a débuté".

Washington — AP


Source: YAHOO ACTUALITES

samedi, 30 juillet 2011

COTE D'IVOIRE: LA PEUR, ENCORE!

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« Maintenant que Ouattara est au pouvoir, il règne une atmosphère de représailles » note Amnesty International qui a recueilli deux semaines durant en juin, des témoignages accablants d’exécutions, d’arrestations arbitraires, de tortures, de viols et de mauvais traitements. Mais surtout l’ONG dénonce le caractère ethnique des violences, accusant tout particulièrement les FCRI et les Dozos pro-Ouattara.


Trois mois après l’arrestation du Président Laurent Gbagbo, la Côte d’Ivoire est loin d’avoir retrouvé la sérénité. Au contraire, selon un récent rapport d’Amnesty International, un « climat de peur » accompagné de représailles serait toujours entretenu par les forces républicaines ivoiriennes et les milices pro-Ouattara, le président en place.

Amnesty International a publié ce jeudi un rapport alarmant sur la situation en Côté d’Ivoire qui dénonce le « climat de peur » entretenu désormais par les Forces républicaines ivoiriennes et les milices pro-Ouattara. »Si, fin avril et début mai 2011, les crimes au regard du droit international pouvaient être attribués aux deux parties en conflit, note l’organisation internationale en référence aux violences postélectorales qui ont opposé les forces de Laurent Gbagbo, président sortant aux Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) de son adversaire Allasane Ouattara, à partir de la mi-mai, ce sont les FRCI et les Dozos (chasseurs traditionnels du Nord, pro-Ouattara, Ndlr) qui se sont rendus responsables de la majorité de ces crimes ».

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Des violences ciblées contre certains groupes ethniques

« Maintenant que Ouattara est au pouvoir, il règne une atmosphère de représailles » note Amnesty International qui a recueilli deux semaines durant en juin, des témoignages accablants d’exécutions, d’arrestations arbitraires, de tortures, de viols et de mauvais traitements. Mais surtout l’ONG dénonce le caractère ethnique des violences, accusant tout particulièrement les FCRI et les Dozos pro-Ouattara de s’en prendre aux jeunes hommes du groupe ethnique des Guérés, considérés comme favorables à Laurent Gbagbo. En tout, un demi-million d’Ivoiriens partis en raison des violences postélectorales seraient actuellement dans l’impossibilité de rentrer chez eux. Non seulement, parce que les forces officielles ont confié aux Dozos la surveillance de postes de contrôle sur les routes principales à l’ouest du pays mais aussi parce que bien souvent leurs maisons et plantations sont désormais occupées par ces mêmes milices.


Source: AFRICAN LIBERTY

vendredi, 29 juillet 2011

COTE D'IVOIRE, LA RECONCILIATION TRAQUENARD


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Hermann Aboa a-t-il eu raison de croire Alassane Dramane Ouattara appelant les Ivoiriens en exil à rentrer dans leur pays et à ne s'inquiéter de rien ? Sûrement pas ! Hermann Aboa, c'est la dernière victime en date de la réconciliation à l'ivoirienne. Une réconciliation atypique où, comme dans la fable du « Petit Chaperon Rouge », on travaille souterrainement à mettre le grappin sur des opposants, des proches et collaborateurs de l'ancien régime, réels ou supposés, en tenant des discours mielleux et faussement conciliateurs.

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Ainsi, le jeudi 21 juillet 2011, ce jeune journaliste ivoirien, chic, toujours bien mis et passionné de son métier, sera mis aux arrêts, après avoir été auditionné, inculpé et placé sous mandat de dépôt. Cinq chefs d'accusation seraient retenus contre lui : atteinte à la défense nationale (Articles 145, 151, 154, 155 du Code pénal ivoirien), attentat, complot et autres infractions contre l'autorité de l'Etat et l'intégrité du territoire national (Art. 158), organisation de bandes armées (Art. 164. Hallucinant!), participation à un mouvement insurrectionnel (Art. 166 et 168) et atteinte à l'ordre public (Art. 169, 174 et 175).

Toutes choses en rapport avec ses prestations en tant qu'agent de la RTI pendant la crise postélectorale. Prestations, somme toute, d'un bon journaliste qui ne faisait que le travail pour lequel il émargeait au budget de l'Etat ivoirien. Ce sont ainsi, au total, onze articles du Code pénal ivoirien, qui ont permis de qualifier les charges retenues contre le journaliste co-présentateur de l'émission « Raison d'Etat » de la RTI, selon le Comité Ivoirien pour la Protection des Journalistes (CIPJ). Inutile d'ajouter que tout ceci est totalement surréaliste!

« Raison d'Etat », en guise de rappel, c'était cette émission patriotique mise sur pied par la direction de la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne, au plus fort de la crise postélectorale, pour apporter des éclairages sur le complot international ourdi contre la Côte d'Ivoire et Laurent Gbagbo et pour contrebalancer toutes les attaques injustifiées ou tendancieuses contre le régime ivoirien d'alors.

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Hermann Aboa était fraîchement revenu d'exil, suite à toute la campagne médiatique mise en branle par le pouvoir en place pour convaincre les Ivoiriens partis se mettre à l'abri des exactions des FRCI sous d'autres cieux, et notamment dans la sous-région ouest-africaine, de revenir sur leur terre natale et de reprendre toutes leurs activités, dans la plus grande quiétude. Au nom de l'unité nationale.

Et pourtant, l'actuel chef de l'Etat avait clamé, doctoral, au cours d'un meeting politique : « La loi ivoirienne n'autorise pas d'emprisonner les journalistes, depuis 2004. Quand on vote des lois, il faut les appliquer. Nous demandons donc la libération des journalistes emprisonnés ! ». Cette injonction au pouvoir Gbagbo était relative à la détention à la MACA (Maison d'Arrêt et de Correction d'Abidjan) de trois journalistes du Nouveau Courrier, Saint Claver Oula, rédacteur en chef, Stéphane Guédé, directeur de publication et Théophile Kouamouo, directeur de rédaction, interpellés par la police criminelle suite à la publication d'un article d'investigation journalistique, relatif à l'enquête sur les détournements de la filière Café-Cacao, ayant éventé des informations du réquisitoire du Parquet (relevant des rapports entre le Juge d'instruction et le Procureur de la république). La démarche - le plaidoyer, dirions-nous plus exactement - avait alors paru tellement noble, devant les méthodes expéditives du Procureur de la république Tchimou Féhou Raymond, engagé dans une citation forcenée en vol de documents administratifs contre nos trois hommes de presse, citation qui ne tenait pas du tout la route, au regard du principe de la protection des sources qui est un principe fondamental de la pratique du journalisme.

Mais aujourd'hui, face à la réalité du pouvoir, nous assistons à tout autre chose, à une métamorphose (loin de celles qu'on peut souhaiter), de la part du « justicier » d'il y a près d'une année. Au-delà de la dichotomie absolue que révèle l'analyse objective des propos tenus dans l'opposition et les actes de gouvernement du nouvel homme fort d'Abidjan, c'est la foi même en la réconciliation nationale ivoirienne qui est en cause.

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En effet, avec l'acte intriguant qui vient d'être posé par le parquet du Tribunal de première instance d'Abidjan Plateau (répondant du pouvoir), à travers sa « Cellule spéciale d'enquêtes » sise à Angré 7ème tranche, dans la commune de Cocody, c'est toute la bonne foi voire le sens même de la campagne de réconciliation nationale, ainsi que la sincérité de la volonté de nos gouvernants actuels de ressouder le tissu social ivoirien mis en compote par la crise postélectorale, qui vont à vau l'eau.

Nous comprenons avec plus d'acuité pourquoi il y a tant de réticence de la part des nos ex-FDS, et des collaborateurs et proches de Laurent Gbagbo en exil, à rentrer au pays, à revenir en terre ivoirienne. Il est désormais clair pour tous (et surtout pour ceux qui en doutaient encore) qu'ils ne pouvaient se fier à la parole du pouvoir en place. Ils ont subodoré le traquenard qui leur était tendu et n'y ont guère mordu.

L'on a encore en mémoire la démarche entreprise au Ghana auprès du Com-théâtre de Laurent Gbagbo, le Colonel-major Konan Boniface, par les émissaires du nouveau locataire du palais présidentiel ivoirien en vue de le rassurer sur sa volonté de le voir revenir en Côte d'Ivoire et participer à son projet de bâtir une nouvelle armée républicaine, en s'appuyant sur de jeunes et valeureux officiers comme lui. Il a même, à l'adresse de tous les ex-FDS en exil, le jeudi 21 juillet 2011, réaffirmé ce désir, à sa récente rencontre avec les chefs de l'Armée, de la Gendarmerie et de la Police, cérémonie au cours de laquelle il a martelé ses vérités aux forces armées nationales. Ses émissaires avaient alors essuyé un refus courtois du marine's ivoirien dont la réponse a été sans équivoque : « Il n'y a aucune urgence pour moi. Je rentrerai au moment opportun ».

Au demeurant, les FRCI n'ont pas encore obtempéré aux ordres de leur chef suprême à cette cérémonie du Palais présidentiel du Plateau. Il avait été on ne peut plus clair : « J'invite les Chefs des commandements de toutes les armes, la Police, la Douane, et les Eaux et forêts à assainir leurs rangs en mettant sans délai un terme aux perquisitions arbitraires, pillages, barrages non autorisés, circulation sur la voie publique en armes sans ordre de mission, rackets, violations et occupations illégales de domiciles, règlements de litiges fonciers, de voisinage et autres exactions de toutes natures contre les populations, les agents du service public, notamment le personnel de santé, les enseignants, contre les opérateurs économiques, les diplomates, les touristes, etc ». Ces dérives se poursuivent bel et bien. Les cas de la guerre inter-FRCI d'Agboville, le samedi 23 juillet, et les bastonnades, pillages et blessures graves survenus dans le village de Nakiahio, dans la Sous-préfecture de Nahio, Département de Saïoua, le dimanche 24 juillet 2011, nous en donnent la preuve irréfutable ! Alassane Ouattara maîtrise-t-il ses hommes ? La question reste posée.

Nous devons également relever les quatre délégations du pouvoir qui ont parcouru la sous-région pour convaincre nos compatriotes en exil de regagner leur pays, sans craindre pour leur vie ou pour leur intégrité physique et morale. C'est en réponse à ces missions assidues de bons offices que le journaliste Hermann Aboa est revenu sur la terre de ses ancêtres. Mal lui en prit ! Nous savons désormais ce que ces démarches « fraternelles » nous ont enfanté de repoussant et de nauséeux.

Or, il nous faut absolument aller à la réconciliation. L'urgence de la reconstruction du pays et du bien-être du peuple éburnéen nous l'impose. Nous ne pouvons nous payer le luxe d'attendre davantage. Jusques à quand Alassane Ouattara jouera-t-il encore « au chat et à la souris » avec son peuple et retardera-t-il le rapprochement et la concorde entre les Ivoiriens, si ce n'est un secret projet de les renvoyer aux calendes grecques ? Nous en sommes encore à nous interroger. Et surtout à nous demander quel est finalement le rôle et le sens de la Commission dialogue, vérité et réconciliation, si l'exécutif peut ainsi mettre à plat sa meilleure matière première : la sérénité et la confiance de tous les Ivoiriens, quel que soit leur bord politique, leur emploi, leur religion, leur région d'origine et leur ethnie ?

En attendant, les exilés ivoiriens ont, aujourd'hui plus que jamais, de réels motifs de n'accorder aucun crédit aux propos conciliateurs de leur chef d'Etat et de vraies raisons de ne pas revenir sur la terre de leurs pères. Il en faudra désormais bien plus pour les rassurer et les résoudre à s'y aventurer. Pour réconcilier, il faut plus que des discours. Les croisades justicières, nous ne le dirons jamais assez, sont incompatibles avec la noblesse d'une mission de réconciliation. Alassane Ouattara devra donc choisir : soit une réconciliation vraie qui ressoudera les Ivoiriens et les conduira ensemble à la prospérité, soit une réconciliation traquenard qui les divisera davantage et assombrira irrémédiablement l'avenir de la Côte d'Ivoire. L'Histoire le regarde et le jugera.


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !


DINDE Fernand AGBO

 

In le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier" N° 279 du jeudi 28 juillet 2011.

COTE D’IVOIRE: LE REGIME OUATTARA VIENT DE FERMER L’EMPT DE BINGERVILLE. LE DANGER SEMBLE SE PRECISER



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Selon nos sources proches du pouvoir, Alassane Ouattara aurait échappé à un attentat à l’Hotel Président de la capitale ivoirienne. Suite à cet incident l’un des gardes du corp a été tué.


Depuis plusieurs jours, le régime de Alassane Ouattara est en alerte maximale. Les responsables tant politiques que réligieux ne cessent de faire des déclarations contradictoires à travers les journaux qui leur sont proches. Nous avons cherché à savoir davantage sur ce qui se passe. Nous sommes, au moment où nous mettons sous presse, à même de vous dire que la panique du camp Ouattara est fondée.

En effet, les choses ont commencé le mecredi 20 Juillet 2011 lors de la tenue du conseil des ministres à Yamoussoukro. Selon nos sources proches du pouvoir, Alassane Ouattara aurait échappé à un attentat à a l’Hotel le Président de la capitale ivoirienne. Suite à cet incident l’un des gardes du corp a été tué.

Depuis, la fébrilité a gagné tout le régime de Ouattara. Ainsi, quoiqu’il fait croire qu’il « dort bien », Alassane Ouattara et son régime dorment comme des crocodiles, c’est dire avec un oeil ouvert au point qu’ils viennent aujoud’hui même jeudi 28 juillet 2011 de fermer l’EMPT de Bingerville. Car il vient de se produire quelque chose d’étonnant dans cet établissement militaire pour une période indéterminée. En effet, un élève militaire serait rentré en transe. Au cours de sa transe, l’infortuné aurait prédit que des jours sombres attendaient les ivoiriens parce que la guerre va reprendre, cette fois plus meurtrière que jamais.

Est-ce pour juguler cette crise à venir après tant d’humiliation qu’ils ont fait subir tant aux proches de Gbagbo qu’aux élements des ex-fds que Wattao a été envoyé en mission au Ghana? Rien est moins sûr. Une chose est certaine, Wattao tenterait, selon nos sources au Ghana, de prendre contact avec des éléments importants des ex-fds dans la capitale ghanéenne.



Claude Touré


Source: AFRICAN LIBERTY

ALASSANE OUATTARA: EN COTE D'IVOIRE, LA LOI C'EST LUI

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Le président du conseil constitutionnel Paul Yao N’dré a été remercié par Alassane Ouattara alors qu’il bénéficie d’un mandant de six ans à la tête de l’institution et qu’il ne peut, au regard de la constitution ivoirienne, être révoqué par lui. Son sort ressemble par ailleurs à celui de l’Assemblée nationale privée de subsides par le bon vouloir du dieu Ouattara qui met sous coupe réglée toutes les institutions de la République.


Drôle de façon de remercier les copains. Le professeur Paul Yao N’dré, brillant universitaire, risque de rester dans la mémoire des ivoiriens comme celui qui a investi deux présidents en l’espace de quatre mois et qui s’est fait virer en violation de tous les textes de la République par celui à qui il a donné l’épée qui a servi à couper sa tête. Sans le moindre remords pour tant d’agressions constantes depuis qu’il est à la tête de la Côte d’Ivoire,Alassane Ouattara ,lui,continue de déstructurer l’Etat qui n’a désormais de repères que les siens propres.

Paul Yao N’dré croyait sûrement que la constitution serait appliquée, lui qui au regard de celle-ci veille logiquement à la constitutionnalité des lois. Peine perdue. Depuis le 25 Juillet, c’est de son domicile qu’il va suivre le débat sur la folie institutionnelle qui s’est emparée du pays et encore s’il n’est pas lui aussi arrêté comme le prédisent les mêmes qui avaient vendu très tôt le scoop bon marché de son limogeage.


Avant, l’ancien président du Conseil Constitutionnel, l’Assemblée Nationale elle-même a été privée du plus petit copeck par Alassane Ouattara au mépris de tous les textes en vigueur et oubliant que le suffrage qu’il revendique est le même que celui des députés. Même les plaidoyers, à juste titre forcement prodrome des parlementaires du Rassemblement des houphouétistes pour la paix et la démocratie (RHDP) n’ont pas suffi.


Du coup, la deuxième institution de l’Etat à même de garantir un minimum de démocratie est réduite au silence et le Chef de l’Etat règne désormais sans partage. Le pays vit ainsi une période de plomb semblable aux années noires d’Houphouët ponctués de scenarii incroyables de complots et d’arrestations. Et comme sous Houphouët, personne n’est à l’abri.


L’un des présentateurs de la défunte RTI a été arrêté depuis lundi et risque, au vu des charges retenues contre lui, la prison à vie. Le tort de ce journaliste qui n’a d’ailleurs pas fini de faire ses classes est d’avoir animer les émission de talk de la dite chaîne baptisées «
Raison d’Etat », défavorable à Ouattara du temps de sa lutte forcenée pour reprendre le pouvoir qui lui avait été octroyé par Youssouf Bakayoko, le président apprivoisé de la CEI,qui ne s’est d’ailleurs pas fait prier pour aller déclarer Ouattara vainqueur du scrutin dans son propre QG de campagne.

Chaque jour connaît désormais son lot de violation des droits de l’homme. Alors qu’on les voyait peu, la partie Ouattaraiste des forces républicaines de sécurité de Côte d’ivoire (FRCI) tourne à plein régime. Le chef de cabinet du Gl. Kassaraté, l’ancien commandant de la gendarmerie nommée ambassadeur par Alassane Ouattara qui espère peut-être sur le coup gagner du temps, a été arrêté hier et conduit au camp militaire de Koumassi. C’est la réponse du régime aux rumeurs de coup d’Etat qui déferlent sur Abidjan depuis quelques semaines et qui semblent corroborer toutes sortes de prophéties aussi effrayantes les unes que les autres.


Le gouvernement s’est même mis en tête d’arrêter les propagateurs de noires prophéties.

Koné Malachie
qui en constitue le symbole le plus achevé serait activement recherché la police du gouvernement. Le sort qui lui est promis par celle-ci renforce d’ailleurs les craintes de la population qui se barricadent très tôt peu après dix neuf heures. L’industrie de la nuit en prend forcement pour son argent et les taximan ont rarement de client à se mettre sous la dent dans un pays qui vit régulièrement dans la psychose des attaques armées depuis 2002 et où il y a très peu de petite monnaie,très peu d’argent.

Le chef de l’Etat pour sa part, s’est envolé pour les États-Unis dans le cadre d’un séjour privé qui devrait se terminer,prédisent ses hagiographes,à la Maison blanche, au pieds de Barack Obama qui réconcilie en Côte d’ivoire tous les anti-Gbagbo. Le comité international de la Croix Rouge appelle depuis avant-hier le Secrétaire général de l’ONU à arrêter la machine de répression contre les journalistes en Côte d’ivoire au moment où une délégation du Conseil de sécurité et de paix de l’Union africaine séjourne à Abidjan pour se rendre compte des conditions de sécurité des déportés des goulags nordistes.


Les exilés ne se comptent plus et le régime promet désormais de juger tous ceux qui s’y hasarderaient. La parenthèse noire contre les liberté individuelles en Côte d’ivoire s’est enrichie d’un autre phénomène : le déguerpissement sauvage. Ses premières victimes ont hué le cortège du Chef de l’Etat en route pour les États-Unis. Leur désespoir résume l’angoisse de tous les ivoiriens qui croyaient avoir vécu le plus dur.


 

Joseph Titi, in le quotidien ivoirien "Aujourd'hui" du jeudi 28 juillet 2011.


Source: BENIAN, Le blog de Djanwé Honorat

OUATTARA AU POUVOIR, LES IVOIRIENS ANGOISSES


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Pauvre Côte d’Ivoire. Après avoir vécu les affres de la guerre postélectorale, elle est en ce moment même, loin de s’être remise de ses douloureux traumatismes. Pour cause, l’on annonce ça et là, ces derniers jours, des menaces d’attaques, de déstabilisation, de coup d’état... Tantôt soupçonnées de venir de l’extérieur, tantôt supposées venir du sein même des éléments FRCI de Soro Guillaume, mécontents. A cette anxiété totale s’ajoute la toute dernière prophétie apocalyptique du pasteur Koné Malachie. La panique est alors montée d’un cran. On entend par-ci et par-là les échos de certains habitants qui auraient déjà commencé à faire leurs provisions en prélude à l’imminente ‘’guerre de six jours’’ prédite par Malachie. D’autres quant à eux, s’apprêteraient à quitter les villes et communes mentionnées dans la prophétie, avant le 1er ou le 02 du mois d’août prochain. Au regard de la situation sociopolitique en Côte d’Ivoire, cette angoisse grandissante que vivent les populations, ne se limite pas qu’à la déstabilisation du régime en place. Elle touche aussi les différentes couches sociales. Les fonctionnaires et agents de l’Etat, les élèves et étudiants, les parents d’élèves, les agents de la santé et les ménages, sont les plus exposés. De quelle façon, depuis bientôt cinq mois, la politique peu scrupuleuse initiée par Alassane Ouattara a-t-elle contribué à exaspérer cette peur intense face au sentiment d’un danger imminent ? Mais encore, comment interpréter cet état d’esprit devenu le quotidien des ivoiriens ?

Alassane Ouattara a toujours rêvé du pouvoir. Il l’a longtemps convoité. Il a voulu ce pouvoir coûte que coûte. Grâce à la puissance des armes, il semble être parvenu à ses fins. Aujourd’hui, aux affaires, il se trouve confronté aux dures réalités de l’exercice du pouvoir d’Etat. Passé l’euphorie de sa victoire usurpée, de la prestation de serment et de la cérémonie d’investiture. Il se rend certainement à l’évidence que les choses ne sont pas aussi simples qu’elles l’étaient lors de sa fonction de premier ministre sous Houphouët Boigny (paix à son âme).


L’exercice du pouvoir d’Etat doit prendre en compte le vécu quotidien des populations, et leurs aspirations. Il doit surtout refléter le programme de société sur lequel l’on a été élu. Or, les ivoiriens vivent dans l’anxiété car ils ne voient rien de rassurant poindre à l’horizon. Fini donc l’étape des promesses farfelues: des pluies de milliards, et autres universités à construire chaque année, des collèges à bâtir chaque mois, d’hypothétiques soins gratuits, etc. Ils s’interrogent avec beaucoup d’appréhensions sur leurs lendemains. Avec la peur de ne savoir à quelle sauce ils seront bientôt mangés. Cette situation affecte en effet toutes les couches sociales. Notamment: les fonctionnaires et agents de l’Etat, naguères payés sous l’ancien régime, dès le 22 du mois en cours, vivent les fins de mois avec beaucoup d’inquiétudes. Avec Ouattara, ils ne savent plus si les virements seront effectifs, ni quand exactement ils seront faits. Cette peur est d’autant plus accentuée par la crainte de voir leurs salaires subir une diminution ou leurs avantages être systématiquement supprimés. Ces travailleurs de l’Etat n’ignorent en effet pas qu’ils ont en face d’eux le champion des mesures d’austérités des années 1990 à 1993 en Côte d’Ivoire. Mesures inoubliables qui demeurent des malheureux souvenirs pour bon nombre d’ivoiriens.


Au niveau scolaire, la situation n’est pas moins alarmante : Avec les différents examens de fin d’année qui s’annoncent, le cauchemar est partagé entre les parents et les élèves eux-mêmes. Sachant d’avance, au vu des nombreuses perturbations qu’a subit l’école ivoirienne, que les résultats s’annoncent catastrophiques. A moins qu’une vaste opération de fraudes massives au sommet, ne soit ficelée d’avance. En fait, les traumatismes subis par les uns et les autres et les désordres survenus dans ce secteur n’ont pas interpellé Alassane Ouattara et son équipe. Ouattara voulant à tout prix, selon ses proches : « Se préserver du déshonneur d’une année blanche ». Et cela, au détriment des acteurs du système éducatif eux-mêmes. D’ailleurs, la patronne de ce ministère, Mme Kandia Camara est loin de rassurer ces derniers, eu égards ses grosses boulettes devant les médias. Selon certains enseignants, elle gagnerait à prendre des cours de mise à niveau.


Dans l’enseignement supérieur, la crainte d’une année blanche n’est plus à écarter. Ces nombreux étudiants savent pertinemment qu’ils sont entrain de subir la vengeance du ‘’brave-tchè’’. Selon un quotidien de la place: « le pouvoir règle ses comptes aux étudiants qui ont refusé de recevoir Alassane Ouattara qui battait campagne en novembre 2010 ». Plus loin, on peut y lire: « il (Ouattara ndlr) craint fort que la contestation de son pouvoir ne parte des étudiants si on les laisse se regrouper facilement. Dans le milieu universitaire, il existe une force difficile à maîtriser qui se nomme la Fesci. Le chef d’Etat, Alassane Dramane Ouattara, manifeste une peur bleue de cette organisation estudiantine qui ne recule devant rien ». Les étudiants sont, à n’en point douter dans le viseur de Ouattara. On annonce même dans ce secteur la privatisation des cités universitaires. L’on devra s’attendre aussi à un renvoi massif d’étudiants certainement déjà ciblés. Sans compter la réduction inévitable, et peut-être la suppression pure et simple de la bourse d’étudiant.


L’angoisse ne s’arrête pas là, elle s’étend aussi au domaine médical. En effet, de la gratuité des soins annoncée, il n’en est rien. Le corps médical (médecins, infirmiers, etc.) crie chaque jour son désarroi. Isabelle Glah, médecin ivoirien, lance cet appel de détresse : « aidez […] le corps médical de Côte d'Ivoire afin que l’hôpital ne se meurt pas. Car contrairement à tout ce qui se dit officiellement, c'est la catastrophe! Les médecins sont déprimés, découragés et épuisés. Pas de médicaments, ni d'infrastructures pour accueillir le flot de malades qui nous arrive de plus en plus nombreux! ». Mais ADO qui est passé sur le corps de nombreux cadavres ivoiriens pour s’asseoir sur le fauteuil présidentiel, fait mine de ne rien y entendre, au grand dame des patients qui souffrent.


Dans les ménages, les femmes sont stressées à l’idée de devoir prendre la route du marché ou d’aller à la boutique, faire des achats. La cherté de la vie tantôt dénoncée à cor et à cri par le RHDP au temps de Gbagbo, ne s’est point améliorée avec l’arrivée de Ouattara. Bien au contraire. Les paniers sont remplacés désormais par des sachets noirs. Les prix des denrées de première nécessité n’obéissent plus à aucune règle mais plutôt la loi de l’anarchie.


Partout dans les rues, dans les familles, dans les bureaux et les administrations, l’angoisse est palpable. L’avenir immédiat de ce pays aux mains d’un individu sur qui les doutes subsistent, reste encore flou. Les ivoiriens ont peur. Pour leur avenir, pour l’avenir de leurs enfants, pour leurs biens et pour leur pays. Pas besoin donc d’être un expert pour comprendre : cette angoisse ambiante est la résultante même de la politique approximative d’Alassane et de son équipe gouvernementale, truffées d’incompétents. Comme le dirait l’autre : « On ne peut pas faire confiance à celui qu’on n’a pas choisi ». Remettant au goût du jour l’épineuse question de la légitimité du nouveau locataire du palais, bombardé président de la république par une ‘’pseudo-communauté internationale’’.

 


Source: LA COTE D'IVOIRE DEBOUT

jeudi, 28 juillet 2011

COTE D'IVOIRE: VOUS AVEZ DIT DEMOCRATIE?

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Alors que les combats au nom de la démocratie ont fait trembler la Côte d'Ivoire ces derniers mois ; alors que cette même démocratie a réuni un parterre impressionnant d'hommes d'Etat à Yamoussoukro autour de multiples personnalités venues du monde entier pour célébrer, le 21 mai dernier, l'investiture d'Alassane Ouattara ; alors que le Président ivoirien est reçu dans divers sommets internationaux et à la Maison Blanche en tant que démocrate modèle, que disent les faits en Côte d'Ivoire ? Où en sont la démocratie et l'Etat de droit tant annoncés et attendus ?


Le Président Ouattara, lors de sa prestation de serment, a juré solennellement de respecter et de défendre fidèlement la Constitution ivoirienne. Le bilan de ses premiers mois d'exercice du pouvoir conduit cependant à s'interroger car les irrégularités juridiques et les manifestations d'un glissement vers l'autocratie ne manquent pas d'éveiller l'attention et l'inquiétude.

En effet, la constitution ne l'autorise nullement à décréter la fin du mandat du Parlement. Cette dissolution de fait de l'Assemblée nationale est même totalement illégale, d'autant que la Constitution ivoirienne instaure une séparation rigide des pouvoirs au sens où l'Exécutif ne peut dissoudre le Législatif et inversement. Toutes les tentatives de justifications de cet acte grave, toutes tergiversations juridiques sont nulles et non avenues. Il s'agit bel et bien d'un viol de la Constitution. Cet évènement préoccupant qui marquait les prémisses de la nature autocratique du pouvoir ne semble pourtant pas avoir ému outre mesure les Ivoiriens ni le reste du monde. Sans Assemblée nationale, le pays est gouverné par des ordonnances totalement illégales et des décrets. Même le budget n'a pas été soumis aux représentants du peuple.

Les dernières nominations au Conseil constitutionnel vont également dans cette logique du non respect des textes fondamentaux car ni la durée des mandats, ni le quota de nominations qui revient au Président de l'Assemblée nationale n'ont été respectés. Le nouveau Président de l'institution a été nommé pour 3 ans alors que les textes prévoient un mandat de 6 ans. La situation est d'autant plus loufoque que le mandat de l'ancien président ayant pourtant investi Alassane Ouattara n'avait pas encore expiré.

D'autres faits méritent d'être soulignés car hautement inquiétants :

- Le gouvernement se permet de procéder à des nominations à des postes administratifs. A l'époque le l'ancien Président Gbagbo, on s'insurgeait, à juste titre, contre le favoritisme dans les concours administratifs, aujourd'hui nous en sommes à des nominations discrétionnaires ;

- Le chef de l'ancienne rébellion a été nommé chef d'état major des armées ce qui, indépendamment de toutes hypothétiques compétences, est moralement indéfendable. Cette récompense semble ostensiblement signer les accointances entre la rébellion et Alassane Ouattara ;

- Le protectionnisme économique s'enracine à travers des marchés de gré à gré protégés et réservés prioritairement à des entreprises françaises. Ce favoritisme constitue un brigandage économique grave qui exclut les Ivoiriens et les autres nations de la compétition. En période de reconstruction chacun devrait avoir une chance de conquérir une part du marché et le jeu de la concurrence permettrait de stimuler la qualité, la baisse des prix et l'esprit d'entreprise ;

- Le financement public repose essentiellement sur l'aide publique internationale ce qui brise la relation entre les dirigeants et les populations, sachant qu'ils sont plus soumis au diktat des prêteurs qu'à la volonté des Ivoiriens. De plus, cette augmentation massive du volume de la dette fragilise grandement les générations futures et l'indépendance de la Côte d'ivoire ;

- Le gel des avoirs des opposants qui se fait de manière totalement anachronique signe la volonté de liquidation de toute opposition ;

- La répression dans le milieu des médias se fait ouvertement. Le siège d'un journal pro-Gbagbo est toujours occupé par des hommes en armes. De nombreux journalistes figurent sur la liste des personnalités sanctionnées ou emprisonnées pour des raisons juridiques demeurant floues. On ne peut assoir la justice sur l'émotion. La liberté de la presse est un principe intangible. Il ne peut y avoir de décisions arbitraires à l'encontre des journalistes. Si leurs écrits sont contestables ou dangereux, il convient de s'appuyer sur des faits précis pour les traduire en justice. Le mélange de genre est inquiétant car il signe cette volonté de gouverner sans limite et sans contestation.

Est-ce pour ce modèle de société que tant d'Ivoiriens sont tombés ces derniers mois ? Tout cela pour ça ? Au-delà, le silence de la communauté internationale et singulièrement de la France et des Etats-Unis d'Amérique semble signer une vérité que tout le monde tait car elle n'est pas politiquement correcte à savoir que les grandes puissances ont intérêt à installer des dictatures tropicales. En effet, elles leur assurent des monopoles protégés dans les secteurs stratégiques de l'économie ainsi que la domination nécessaire à la perpétuation de leur impérialisme, synonyme de recul de l'envahisseur chinois. Quel investisseur étranger voudrait tenter sa chance dans un pays où l'Etat de droit est inexistant si ce n'est en ayant la certitude d'un marché protégé ? C'est ainsi la porte ouverte à une économie de réseau et à la corruption.

A ceux qui crient que le libéralisme est injuste car il favoriserait la domination des plus forts sur les plus faibles, la situation ivoirienne apporte concrètement un argument bien opposé car d'évidence, les monopoles ne peuvent exister que dans un environnement politique autoritaire dans lequel l'Etat a un pouvoir arbitraire. Cela est bien lointain du libéralisme qui favorise lui un secteur concurrentiel profitable au plus grand nombre et un Etat minimum qui limite son action à ses prérogatives premières : la justice et l'environnement sécuritaire pour tous.

La Côte d'Ivoire s'éloigne de l'Etat de droit et, osons dire, l'Etat de droit y est totalement inexistant actuellement. Le mot démocratie est totalement vidé de son essence sachant qu'une démocratie qui se limite à un simple bulletin dans l'urne ne représente rien et peut même devenir tyrannique si elle n'est enrichie de libertés et de contre-pouvoirs protégeant les populations des abus. Il est donc important de rester vigilant et de ne pas noyer pudiquement l'inacceptable dans une sorte de fatalisme compréhensif. « Nous n'y pouvons rien », « ça va aller ! » Certes ça va aller mais plutôt vers la dictature si le fatalisme anéantit toute volonté de combat pour la liberté. Cette liberté qui, partout ailleurs, permet à la pauvreté de reculer serait-elle interdite aux Ivoiriens ? Libertés individuelles, liberté d'entreprendre, droit de propriété, économie de marché, sont le véritable socle du progrès.

L'histoire nous enseigne que l'autoritarisme conduit toujours à la violence. La Côte d'Ivoire a suffisamment souffert depuis la mort de Félix Houphouët Boigny. Il est temps que les populations prennent conscience qu'un avenir meilleur est possible sur la voie de la liberté et que cet avenir ne pourra être arraché que dans l'effort acharné et déterminé d'une société civile qui se doit de devenir forte au nom des principes même de l'humanité et en la mémoire de tous ceux qui sont tombés au nom de la démocratie dans le pays.

La politique de l'autruche, le fatalisme, la complicité silencieuse, la complaisance malsaine, doivent faire place à une société civile forte qui dénonce les dérives de leurs dirigeants. Peu importe d'ailleurs la couleur politique, la roue tourne inexorablement et ceux qui profitent du pouvoir absolu aujourd'hui seront un jour dans le groupe des opposants. Cependant, si les fondements de la démocratie sont ébranlés et réduits à néant, ils le seront durablement et eux-mêmes en subiront les affres lorsqu'ils ne seront plus dans le clan des protégés. Dire Non, mettre en garde, dénoncer, c'est également aider le pouvoir à canaliser sa puissance. C'est aussi l'aider à résister aux tentatives hégémoniques de forces extérieures. Une société civile forte et active est un argument à disposition de l'Etat pour ne pas se laisser mener n'importe où par des puissances étrangères et singulièrement l'ancien colonisateur d'autant que celui-ci est intervenu activement dans la crise ivoirienne ce qui lui laisse penser que tout est désormais permis pour lui dans le pays.

Selon la Constitution de Côte d'Ivoire, le véritable souverain est l'individu. Le souverain est donc l'Ivoirien et à ce titre le gouvernement a des comptes à lui rendre. L'homme doit prendre conscience de sa place réelle au sein de son propre pays. La société civile doit agir en conséquence de manière responsable et se doit de dénoncer par la plume et la voix tant qu'il est encore temps. Lorsque les armes gronderont, il sera déjà trop tard. A cette heure, il ne restera face au peuple que de fades miroirs dont les reflets crieront : « Et si ! » Et si les abus étaient dénoncés aujourd'hui pour éviter le chaos de demain ?


Gisèle Dutheuil, directrice d'Audace Institut Afrique, in audace-afrique.net, le 27 juillet 2011

 

*Audace Institut Afrique est un think tank fondé et présidé par le Professeur Mamadou Koulibaly



Source: SAOTI, Le blog de Mahalia Nteby

mercredi, 27 juillet 2011

RECOMMANDATION DE NAVIGATEUR POUR VOTRE BLOG REGARDS CROISES


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DINDE Fernand AGBO

VOICI POURQUOI BUSH, OBAMA, SARKOZY, BAN-KI-MOON, CHOI ET AUTRES NE SERONT JAMAIS POURSUIVIS POUR CRIMES DE GUERRE, GENOCIDE OU CRIMES CONTRE L’HUMANITE

 
 
 
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L'ALLIANCE ATLANTIQUE


- A tous les chefs d'états africains
- A tous les gouvernements des états africains

- A tous les ambassadeurs africains dans le monde

- Aux armées africaines en Afrique
- A toutes les agences de presse africaine dans le monde

- Au président Barack Obama
- Aux grandes écoles africaines en Afrique

- Aux universités africaines en Afrique
- Aux lycées africains en Afrique

 

Selon un document confidentiel et découvert au «Musée royal de l’Afrique centrale», à Tervuren (1), une commune néerlandophone de Belgique située en Région flamande, dans la province du Brabant flamand, les Occidentaux avaient déjà programmé l’exploitation des pays pauvres et le massacre de leurs habitants depuis la « traite négrière » à Washington. Le document historique qui suit est la preuve que les dirigeants occidentaux ne seront jamais poursuivis pour tous les crimes qu’ils commettent dans le monde.

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LA CHARTE DE L’IMPÉRIALISME

La présente «charte» a été élaborée à Washington pendant la «traite négrière», ensuite discrètement négociée à la «Conférence de Berlin en 1885» pendant que les puissances occidentales se partageaient l’Afrique ; renégociée secrètement pendant la création de la « Société des Nations», l’ancêtre de l’«ONU» et à Yalta au moment du partage du monde en deux blocs après la deuxième guerre mondiale. Source: «Musée de Tervuren et envoyé par : Jean-Jacques Ngangweshe».

I. DISPOSITIONS GÉNÉRALES

Article 1° : De la Devise : - Devise de l’impérialisme : Gouverner le monde et contrôler les richesses de la planète ; Notre politique est de diviser pour mieux régner, dominer, exploiter et piller pour remplir nos banques et faire d’elles les plus puissantes du monde.


Article 2° : Aucun pays du tiers-monde ne constitue un Etat souverain et indépendant.


Article 3° : Tout pouvoir dans les pays du tiers-monde émane de nous, qui l’exerçons par la pression sur les dirigeants qui ne sont que nos marionnettes. Aucun organe du tiers-monde ne peut s’en attribuer l’exercice.

Article 4° : Tous les pays du tiers-monde sont divisibles et leurs frontières déplaçables selon notre volonté. Le respect de l’intégrité territoriale n’existe pas pour le tiers-monde.

Article 5° : Tous les dictateurs doivent mettre leurs fortunes dans nos banques pour la sécurité de nos intérêts. Cette fortune servira de dons et crédits accordés par nous comme assistance et aide au développement aux pays du tiers-monde.

II. DU RÉGIME POLITIQUE

Article 6° : Tout pouvoir et gouvernement établi par nous est légal, légitime et démocratique. Mais tout autre pouvoir ou gouvernement qui n’émane pas de nous est illégal, illégitime et dictatorial, quelles que soient sa forme et sa légitimité.

Article 7° : Tout pouvoir qui oppose la moindre résistance à nos injonctions perd par le fait même sa légalité, sa légitimité et sa crédibilité. Il doit disparaître.

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III. DES TRAITES ET DES ACCORDS

Article 8° : On ne négocie pas les accords et les contrats avec les pays du tiers-monde, on leur impose ce qu’on veut et ils subissent notre volonté.

Article 9° : Tout accord conclu avec un autre pays ou une négociation sans notre aval est nul et de nul effet.

IV. DES DROITS FONDAMENTAUX

Article 10° : Là où il y va de nos intérêts, les pays du tiers-monde n’ont pas de droit; dans les pays du sud, nos intérêts passent avant la loi et le droit international.

Article 11° : La liberté d’expression, la liberté d’association et les droits de l’homme n’ont pas de sens dans le pays où les dirigeants s’opposent à notre volonté.

Article 12° : Les peuples du tiers-monde n’ont pas d’opinion ni de droit, ils subissent notre loi et notre droit.

Article 13° : Les pays du tiers-monde n’ont ni culture ni civilisation sans se référer à la civilisation occidentale.

Article 14° : On ne parle pas de génocide, de massacre ni de « crimes de guerre » ou de « crimes contre l’humanité » dans les pays où nos intérêt sont garantis. Même si le nombre des victimes est très important.

V. DES FINANCES PUBLIQUES

Article 15° : Dans les pays du tiers-monde, nul n’a le droit de mettre dans leurs banques un plafond d’argent fixé par nous. Lorsque la fortune dépasse le plafond, on la dépose dans l’une de nos banques pour que les bénéfices retournent sous forme de prêts ou d’aide économique au développement en espèce ou en nature.

Article 16° : N’auront droit à l’aide précitée que les pays dont les dirigeants font preuve d’une soumission totale à nous, nos marionnettes et nos valets.

Article 17° : Notre aide doit être accompagnée de recommandations fortes de nature à empêcher et briser toute action de développement des pays du tiers-monde.

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VI. DES TRAITES MILITAIRES

Article 18° : Nos armées doivent être toujours plus fortes et plus puissantes que les armées des pays du tiers-monde. La limitation et l’interdiction d’armes de destruction massive ne nous concernent pas, mais les autres.

Article 19° : Nos armées doivent s’entraider et s’unir dans la guerre contre l’armée d’un pays faible pour afficher notre suprématie et nous faire craindre par les pays du tiers-monde.

Article 20° : Toute intervention militaire a pour objectif de protéger nos intérêts et ceux de nos valets.

Article 21° : Toute opération d’évacuation des ressortissants des pays Occidentaux cache notre mission réelle, celle de protéger nos intérêts et ceux de nos valets.

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VII. ACCORDS INTERNATIONAUX

Article 22° : L’ONU est notre instrument, nous devons l’utiliser contre nos ennemis et les pays du tiers-monde pour protéger nos intérêts.

Article 23° : Notre objectif est de déstabiliser et détruire les régimes qui nous sont hostiles et installer nos marionnettes, sous la protection de nos militaires, sous la couverture de mandats des forces de l’«ONU ».

Article 24° : Les résolutions de l’« ONU » sont des textes qui nous donnent le droit et les moyens de frapper, de tuer et de détruire les pays dont les dirigeants et les peuples refusent de se soumettre à nos injonctions sous la couverture des résolutions du Conseil de Sécurité de l’« ONU».

Article 25° : Notre devoir est de maintenir l’Afrique et d’autres pays du monde dans le sous-développement, la misère, la division, les guerres, le chaos pour bien les dominer, les exploiter et les piller à travers les Missions des Nations Unies.

Article 26° : Notre règle d’or est la liquidation physique des leaders et dirigeants nationalistes du tiers-monde.

Article 27° : Les lois, les résolutions, les cours et tribunaux des « Nations-Unies » sont nos instruments de pression contre les dirigeants et les leaders des pays qui défendent les intérêts de leurs peuples.

Article 28° : Les dirigeants des puissances Occidentales ne peuvent être poursuivis, arrêtés ni incarcérés par les cours et tribunaux de l’«ONU», même s’ils commettent des « crimes de guerre », des « génocides » ou des « crimes contre l’humanité ».


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(1) À Tervuren se trouve le « Musée royal de l’Afrique centrale », Tervuren (anciennement Tervueren et également en français) est une commune néerlandophone de Belgique située en Région flamande, dans la province du Brabant flamand. C'est la seule commune périphérique de la Région de Bruxelles-Capitale à être située dans l'arrondissement de Louvain (les autres sont situées dans l'arrondissement de Hal-Vilvorde).

LE MINISTRE DOSSO CHARLES RODEL A COEUR OUVERT DEPUIS SON EXIL

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Dosso Charles Rodel : Secrétaire d'Etat Chargé des victimes de guerre (Gouvernement Aké N'Gbo)

 

Le ministre Dosso Charles Rodel se lâche sur le dossier de la crise ivoirienne: réconciliation nationale, Alassane Ouattara et son pouvoir, mandats d'arrêts internationaux contre des leaders Lmp, démission de Mamadou Koulibaly du Fpi, résultat de l'élection présidentielle, rumeurs de coup d'état en préparation... Une interview accordée au quotidien ivoirien "Le Temps".

1- Comment vous vous êtes retrouvé en exil?

Je me suis retrouvé en exil pour éviter la barbarie qui s'abat sur les proches du Président Laurent Gbagbo depuis son arrestation le 11 Avril 2011 par l'armée française et l'instauration par celle-ci du régime totalitariste de Monsieur Alassane Dramane Ouattara. Donnant suite ainsi au coup d'Etat démarré le 19 septembre 2002.

2-
Quelles sont vos conditions de vie?

Elles sont dures, peut-être même trop dures. Cependant, nous les supportons avec joie, fierté et dignité pour l'honneur de la Cote d'Ivoire et à la mémoire des milliers d'ivoiriens qui ont été mis à mort pour que Monsieur Ouattara s'installe dans le fauteuil présidentiel.  Mais surtout heureux de défendre une cause juste qui est de permettre à l'ivoirien de jouir des immenses richesses de son pays et non se rendre complice de sa spoliation en l'assujettissant à la puissance colonisatrice et acceptant sa vassalisation par le Burkina Faso. Au désir de démocratie, d'autonomie, de justice pour son pays du Président Laurent Gbagbo, on impose à lui et ses collaborateurs, assassinats, humiliations et souffrance. Mais nous gardons l'assurance d'une victoire certaine au terme de cette souffrance à nous imposer par la France et ses affidés. Le désert n'a-t-il pas précédé Canaan ?

3-Cela fait plus de trois mois que le Président Laurent Gbagbo est parti, le pays tarde à décoller. Quelles sont vos impressions ?

Semer la mort, désorganiser le tissu social et économique à la quête du pouvoir est une chose et l'exercice du pouvoir en lui-même en est une toute autre. Si Monsieur Ouattara a réussi avec maestriaavec ses appuis extérieurs dans la première, il semble tituber dans la gestion du pouvoir. Je ne suis pas surpris quand on sait qu'il érige la haine, le tribalisme, les rancœurs, la vengeance, la domination personnelle  comme mode de gouvernance. De toutes les façons, Mr Ouattara est obligé de réussir ne serait-ce que pour ces milliers d'innocentes personnes tombées sous les balles assassines de sa rébellion, de ses alliés Français et Burkinabés dans cette guerre sans Merci déclenchée contre le Pouvoir Gbagbo depuis 2002.

4-Que pensez-vous de la réconciliation?

La réconciliation est l'action de rétablir l'amitié entre des personnes ou groupes de personnes brouillés. En Côte d'Ivoire, il y a deux groupes qui sont aujourd'hui très divisés à l'issue de la guerre et la crise postélectorale. D'un côté, il y a ceux qui ont pris les armes depuis 2002 et installés au pouvoir par l'armée Française le 11 Avril 2011 dont Mr Ouattara Alassane est le porte-étendard et de l'autre, ceux qui ont été attaqués, qui ont résisté neuf ans durant avant de plier sous les bombes de la France à la  ladite date dont le Président Laurent Gbagboconstitue l'icône.

Cette réconciliation devrait être d'abord le rapprochement entre ces deux personnalités pour espérer ensuite l'adhésion de leurs partisans.

5-croyez-vous en ce processus en cours en Côte d'Ivoire?

Je n'y crois pas du tout. Monsieur Ouattara n'a pas la légitimité pour réussir à se réconcilier avec les ivoiriens et les réconcilier. La conscience populaire retient qu'il est arrivé à la Présidence sur des chars Français. Là où Laurent Gbagbo demandait les recomptages des voix, lui et la France ont choisir la guerre pour dit-on régler le contentieux électoral. Que non, la France ne peut vider le contentieux électoral ivoirien par son armée. Il court toujours. Aussi, Monsieur Ouattara apparait-il comme une marionnette installée par la France pour vampiriser notre économie. Peut-il aujourd'hui au nom de la nécessaire vérité qu'exige la réconciliation, accepter le recomptage des voix afin que la Cote d'Ivoire sache qui a gagné ces élections ? Apres quoi,  le véritable perdant pourra subir le courroux de la justice.

Au-delà de la personne de Monsieur Ouattara qui constitue un problème à la réconciliation, le processus en cours est  une vendetta en règle,  On assiste à une justice des victorieux, à la célébration de la victoire des armes sur la démocratie. Monsieur Alassane ne tient même pas compte de la douleur de ceux qui sont encore en sanglot après les assassinats de leurs parents par la rébellion rebaptisée FRCI et l'armée Française lors des récents assauts qui l'ont amené au pouvoir au point de tenir des propos désobligeants tels que '' le chien aboie la caravane passe''. Ce qui dénote de son mépris de la souffrance qu'il fait subir au peuple ivoirien par le bien de sa rébellion depuis 2002. Les morts, les invalides à vie, les veufs, les veuves, les orphelins, les milliers de chômeurs et de sans emploi du fait de la guerre, importent peu pourvu qu'il soit au pouvoir.

Vouloir réconcilier les ivoiriens ou se réconcilier avec eux sur le dos de Gbagbo, à son détriment, en le martyrisant, l'humiliant, en le vilipendant, il faut s'appeler Alassane Ouattara pour y croire.

Le réconciliateur ne doit pas chercher à falsifier l'histoire surtout quand elle est récente comme celle de la guerre en Côte d'Ivoire. Il doit l'assumer avec responsabilité et courage même quand ta partition est hideuse comme c'est le car pour Monsieur Ouattara.

On ne peut pas vouloir se réconcilier avec les ivoiriens après les avoir humiliés,ruinés par une guerre absurde et enjamber leur ruine, leur souffrance pour faire face en priorité aux problèmes des Français victimes de la même guerre. Que fait-il des milliers de personnes réduites à la misère parce que les rebelles et les amis de Monsieur Ouattara ont détruit toutes leurs unités de productions dans sa folle course au pouvoir. Quelle injure !!!!

Comment espérer une réconciliation quand l'humiliation des perdants (face à l'armée Français) est sans limite. En plus des autorités politiques déchues, Monsieur Ouattara demeure sans pitié  pour les FDS (Forces de défense et de sécurité). Ceux qui n'ont pas été exécuté ou pousser à l'exile sont mis en prison. Les plus chanceux ont de la peine à recevoir leur paie mensuelle comme pour leur rappeler qu'ils ont perdu la guerre face à ses forces, la rébellion armée. Pour matérialiser cette suprématie, il a nommé récemment le chef d'Etat-major de la rébellion comme chef d'Etat-major de l'armée dite ivoirienne.

Pis, au nom de la réconciliation, Monsieur Ouattara a baptisé l'armée dite nationale du nom de son parti politique, Forces Républicaines certainement au service du Rassemblement Des Républicains.

Non, Monsieur Ouattara ne veut pas de la  réconciliation, ce qu'il est et fait parle mieux que ce qu'il dit. Pour paraphraser son nouveau griot.

6-Que dites-vous de Banny qui conduit l'opération?

Monsieur Banny a tout en lui pour échouer. Il est trop marquer politiquement, c'est juste une caisse à  résonnance de Monsieur Ouattara, un anti-Gbagbo qui a pour mission de refaire l'image de son maitre  en faisant en sorte de faire porter le chapeau de la misère des ivoiriens par le Président Gbagbo. Pis, son échec retentissant  à la Primature ne plaide pas en sa faveur.

7-Des leaders de LMP sont traqués à travers le pays. D'autres ont été arrêtés et inculpés. Vos impressions.

C'est une épreuve de feu à laquelle toutes les personnalités de LMP sont soumises. Monsieur Ouattara regarde tout le monde dans son miroir à lui.Celui du déstabilisateur, du putschiste effréné qu'il est.  C'est pour se mettre à l'abri et consolider son pouvoir  illégitime qu'il est obligé de traquer. Ce, pour réduire au silence son opposition. Je crains pour lui.Car à  trop tirer sur la corde, il risque de  rompre.  Le règnepar la force comme nous levivons,  avec un peuple qui a épousé ladémocratie,  est toujours éphémère. Elle dure tout juste le moment d'évacuer la peur. Ce temps n'est pas loin.

Aux responsables LMP, restons dignes et intègres dans cette épreuve,  C'est certainement le prix à payer pour que la Côte d'Ivoire dispose d'elle-même et de ses richesses, Passons la sans murmures aucuns. Dans peu de temps, les larmes de douleur, de  souffrance, de tristesse se transformeront en larme de joie afin que Dieu soit glorifié.

8-Que dites-vous des mandats internationaux contre Don Mello, Blé Goudé, Atté Philippe... ?

C'est un non-sens. Des tueurs, violeurs, voleurs  veulent se mettre dans une posture de justicier ! C'est le monde à l'envers. Mais ce qui est le plus dommage, c'est que Monsieur Ouattara comme cela est de son habitude se cache derrière les autres dans ses actions macabres. Hier s'était Soro Guillaume qu'il a transformé en chef de guerre dans sa tendre enfance pour vouloir le livrer actuellement, lui et ses com.zones au TPI. Aujourd'hui, pour assouvir son désir d'humilier Gbagbo, ses collaborateurs et son parti, Monsieur Ouattara a décidé d'utiliser le PDCI dont les cadres sont lancés impitoyablement aux trousses des cadres LMP par le biais du procureur et du Ministre de la Justice. En véritable poltron.Ne soyons pas étonnés demain que Monsieur Ouattara dans une mauvaise posture dise qu'ils ont agi en leur âme et conscience.

9 - D'aucuns accusent le Président Gbagbo d'avoir été trop démocrate?

Peut-on reprocher à quelqu'un de vouloir le meilleur pour lui et les siens. Laurent Gbagbo a toujours dit qu'il était l'enfant des élections. En ceci qu'il n'a profité d'aucun héritage. Il a tout obtenu par le combat et grâce à sa foi en la démocratie. Il aurait voulu asseoir une véritable démocratie, forte qui n'aurait rien à envier à la démocratie Occidentale. Une démocratie dans laquelle l'exécutive n'écrase pas les autres Institutions. Les innovations du Président Laurent Gbagbo en la matière sont légions. On, se souvient qu'il a osé  choisir les DG des régis financiers par appel à candidature dans un pays accoutumé à la présence desproches du Président de la République à ces postes. C'est également au nom de la démocratie qu'il a convié l'Institution chargée des élections à  son opposition armée et civile.Il n'avait certainement pas compté avec la mauvaise foi de ses adversaires politiques.Gbagbo Laurent a toujours voulu et  continu du lieu où ses bourreaux le détiennent, de vouloir le meilleur pour son pays et ses concitoyens

10-Que dites-vous des sorties du président de l'Assemblée nationale, de sa démission du FPI ?

Je n'ai rien à dire sur ses sorties. La liberté d'opinion et d'association est consacrée par la constitution ivoirienne. Pourquoi vouloir faire des prises de positions d'un citoyen et de la création d'une association privée un évènement ? Je voudrais simplement souhaiter plein succès au professeur Koulibaly Mamadou. Toutefois, la porte du FPI lui restera largement ouverte quand il voudra y revenir.

Quant à nous, nous continuons de percevoir la justesse du combat du Président Gbagbo mieux aujourd'hui dans ces dures épreuves qu'hier dans le beurre et dans l'opulence. L'histoire témoignera  de chacun de nos actes.

Concernant les défections çà et là  de LMP au profit des victorieux du 11 Avril, je voudrais une fois de plus dire aux ivoiriens que la crise ivoirienne est hautement spirituelle. Cette crise est à la gloire de Dieu. Dieu ne partage pas sa gloire. Tout ce qui est mis à l'envers dans notre nation, sera mis à l'endroit par l'Eternel sans l'aide d'aucune main. Que les défections ne troublent point. Cette crise prépare l'éveil spirituel de la Cote d'Ivoire et des ivoiriens pour ne pas dire de l'Afrique et des Africains. Aussi, pour de telle action Dieu n'utilisera-t-il jamais  des figures de proue afin de ne pas partager sa gloire. En pareil situation, il révèle des sans-grades, des personnes de peu d'importance pour se glorifier afin que sa gloire sa totale. Certainement les défections intègrent le plan de Dieu pour peser notre Foi. Les ivoiriens peuvent se rassurer d'un fait, Yao Paul N'DRE, Mamadou Koulibaly et autres ne seront pas les derniers à sauter hors du bateau FPI ou LMP en plein naufrage. A chaque départ, rendons gloire à Dieu. Quand le dernier ne devant pas jouir de la Gloire de l'Eternel aura sauté dans cette Mer trouble, Dieu menacera les flots des vagues et du vent. Le silence reviendra et nous le glorifierons.

En ce moment précis, je voudrais demander à chaque ivoirien de tendre l'oreille vers son Dieu et lui demander qu'elle doit être sa partition à jouer dans la restauration très prochaine de sa nation. Que l'ivoirien ne doute point. Quand Dieu appelle, il qualifie.Ne regarde pasà ta situation présente. Tu n'es peut-être rien à tes propres yeux pour jouer un rôle important dans la libération de ton pays. Pourtant, tu peux être la solution de Dieu pour ta nation. Ne cherche plus la solution de la crise, de la libération de ton pays en l'autre mais plutôt en toi-même. Tu es certainement le DAVID (petit berger, négligé de tous, oint par Dieu qui terrassa le grand Goliath, libera Israël pour en devenir même plus tard roi) de notre nation. Pourquoi doutes-tu ? Lève-toi car le devenir de ta nation en dépend !

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mardi, 26 juillet 2011

LA CPI DESAVOUEE

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Après des mois de «révolution» en Libye, l'OTAN commence à comprendre qu'on ne fait pas de révolution à la place des peuples. Ce qui est une bonne chose pour l'Afrique, qui a fini par sortir de son mutisme et qui s'est permis de ne pas hurler avec les loups. L'OTAN ne dit pas qu'elle s'est rendue compte qu'elle s'est fourvoyée dans une guerre sans fin et que son Conseil National de Transition est une bande d'opportunistes qui  n'iront pas loin. Elle se met juste à amorcer des retraits mesurés de façon à ne pas trop perdre la face. Même si elle consacre son CNT comme «seul et légitime représentant du peuple libyen».

Mouammar Kadhafi peut désormais ne pas quitter la Libye et y élire résidence. On peut se révolter devant un tel délit d'arrogance, qui autorise des puissances étrangères à décider à la place d'une population de qui doit la diriger, mais c'est pire que cela. On sait que la Cour pénale internationale, cette instance de justice pour indigènes, a mis Kadhafi en accusation ; ce serait lettre morte pour les maîtres du monde. Ils passent l'éponge sur la décision de la juge qui, si elle a la moindre miette de dignité, devrait démissionner, faute de pouvoir dédire Obama et ses affidés. Elle n'en fera rien, parce qu'aucune décision de ce type ne peut être prise sans une injonction. Maintenant on le sait. Il fallait une preuve pour les nigauds qui croient à la justice internationalisée, elle est là dans tout son cynisme.

Un problème surgit avec ce que certains vivent en coup de théâtre. Même si le colonel Kadhafi refuse de «bénéficier» de cette faveur. Il ne sera plus possible pour la CPI de conserver sa crédibilité pour autant qu'elle en ait une. Et ce n'est pas une simple question de jurisprudence, plutôt de validité d'une institution qui apparaît au grand-jour en tant qu'arme de guerre contre ceux qui veulent résister à la domination.

Kadhafi, après avoir été «déligitimé», lui et son entourage, après avoir été sommé de partir dès les premières heures de la mise en branle de l'opération CNT, après avoir été mis sous mandat d'arrêt international, est «autorisé à rester en Libye». Au passage, il semble que cela n'a pas plu à Bernard-Henri Lévy qui est sorti de ses gonds (oui, il gère de près et au plus haut niveau les affaires du CNT). Malheureusement pour lui, les Etats-Unis ont pris le dossier en main depuis une semaine ou plutôt ont rappelé à leurs satellites qu'ils étaient les maîtres. Le «Guide» se voit donc offrir une atténuation des mesures qui pesaient sur lui.

Dans le même temps, on est en présence du douloureux aveu  que les massacres et les destructions des infrastructures et du patrimoine d'un peuple n'ont servi à rien. Ce qui rend plus pathétique cette façon aussi grossière que désespérée de vouloir obtenir la défaite d'un homme, quand il s'agit désormais de la lutte d'un peuple. Tant l'aveuglement est total et tant le peuple n'a jamais été concrètement envisagé. On en vient à la condition posée. Il faudrait qu'il se retire de la vie politique. Tout est dit. Il faut assurer au CNT le pouvoir, tout le pouvoir, alors  que Kadhafi dans un regain de patriotisme des Libyens est devenu le symbole de la résistance.


Ahmed Halfaoui


Source: LES DEBATS.COM

CONSEIL CONSTITUTIONNEL: OUATTARA DEBARQUE YAO N’DRE ET INSTALLE WODIE


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Le Conseil constitutionnel change de tête. Depuis hier, le nouveau chef de l’Etat, Alassane Dramane Ouattara, a pris un décret pour débarquer le professeur Paul Yao N’Dré, président de cette institution depuis 2009. Il l’a remplacé par un autre professeur de Droit, en la personne de Romain Francis Wodié, par ailleurs, président démissionnaire du parti ivoirien des travailleurs (Pit) et allié du Rhdp. Aussi Ouattara a-t-il nommé pour 3 ans, le professeur Boniface Ouraga Obou et Mme Suzanne Joseph Tohé épouse Ebah comme conseiller.

Quand au professeur Hyacinthe Sarassoro Kabogo, de son statut de conseiller de 3 ans, il passe à 6 ans. Avec lui, il y a Guéi François et Emmanuel Kouadio Tanoh qui deviennent des conseillers pour une durée de 6 ans. Sur ces nominations, la loi impose que le président de l’Assemblée nationale désigne un conseiller sur les 3 trois conseillers qui ont une durée de 6 ans et un autre conseiller sur les 3 pour ceux doivent faire 3 ans. Est-ce que Alassane Dramane Ouattara a tenu compte de cette disposition de la loi ? Sûrement non, étant donné qu’il nie l’existence même l’Assemblée nationale.

Un autre décret change également la tête de la Médiature de la République. Ouattara a remercié le doyen Mathieu Ekra, compagnon d’Houphouët-Boigny, pour asseoir N’Golo Fatogoma Coulibaly, fils de M’Bengué, militant du Rdr et président du Conseil général de Korhogo.

Comme à la présidence de la Cour suprême, en plus de Koné Mamadou, militant du Rdr et de l’ex- rébellion armée, qui a remplacé récemment Tia Koné, le chef de l’Etat ivoirien a désigné les présidents des chambres. Il s’agit de Chantal Nanaba Camara, présidente de la Chambre judiciaire, Pierre Claver Kobo à la tête de la Chambre administrative, et la Chambre des comptes sera désormais présidée par Moussa Koné.

Au regard de ces changements opérés en désordre dont le limogeage de Paul Yao N’Dré qui n’est pas allé à terme des 6 années édictées par la loi, à la tête du Conseil constitutionnel, on comprend aisément qu’après avoir juré de respecter la Constitution ivoirienne, Alassane Dramane Ouattara s’est résolument engagé dans une violation de la loi fondamentale de la Côte d’Ivoire. Le faisant, Ouattara se comporte exactement comme un dirigeant parvenu au pouvoir suite à un coup d’Etat.

Tout se précise chaque jour même si les Ivoiriens le savent depuis longtemps.

Benjamin Koré

 

Source: NOTRE VOIE

REHABILITATION DES PRISONS ALORS QUE LA FORMATION SE MEURT: LE MEPRIS DE OUATTARA POUR L’ECOLE



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Les travaux de réhabilitation de la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca) sont achevés. Et pourtant la réhabilitation de l’Université n’a toujours pas commencé. Ce choix de Ouattara montre clairement son mépris pour l’école, et donc pour l’avenir de ce pays.



Les journaux proches du pouvoir Ouattara ont diffusé, la semaine dernière, les photos de la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (Maca) totalement rénovée. Nos confrères ne faisaient pas mystère de leur joie quand à la réhabilitation de cette prison contrôlée par les forces pro-Ouattara depuis la prise de la ville d’Abidjan, en avril dernier. Si l’on peut se féliciter de la célérité avec laquelle le gouvernement a réhabilité la Maca, on peut déplorer volontiers le fait que les travaux de réhabilitation des Universités de Cocody et d’Abobo-Adjamé n’aient pas encore démarré. Ces universités ont été totalement pillées et détruites par les forces pro-Ouattara lors de l’attaque de la ville d’Abidjan.

L’université d’Abobo-Adjamé a même été transformée en camp militaire occupé par les Frci, forces pro-Ouattara. Il en est de même pour les cités universitaires. Elles ont toutes été pillées, détruites et occupées par les mêmes forces armées. Conséquence, les Universités sont fermées et le pays tend vers une année scolaire blanche que le chef de l’Etat, Alassane Dramane Ouattara et son équipe n’ont pas le courage d’annoncer. Parce que cela pourrait les priver de beaucoup de financements venant de l’extérieur. En réalité, ce que vit l’école ivoirienne n’est rien d’autre qu’une année blanche. Car l’école est une locomotive. Quand le wagon de tête est bloqué, ceux qui suivent sont forcément dans le désarroi. Tous les élèves qui vont passer le Bac, le Bepc, le Cepe et l’entrée en sixième, le feront, par conséquent, en vain. C’est donc plusieurs générations d’élèves et d’étudiants qui seront sacrifiées cette année, du fait de la guerre. Parce que M.Ouattara voulait le pouvoir par tous les moyens.

Le choix de Ouattara de réhabiliter en priorité les prisons, là où les Universités et autres établissements scolaires se meurent, montre tout le mépris qu’il a pour la formation des jeunes. En effet, c’est une lapalissade d’affirmer que la formation constitue la colonne vertébrale de toute société qui aspire au développement. Tout pouvoir qui ne fait donc pas de la formation, une priorité, est voué à l’échec. C’est le cas du pouvoir Ouattara.

Mais faut-il s’étonner du choix du chef de l’Etat, Alassane Dramane Ouattara? Manifestement non ! En effet, déjà en tant que Premier ministre d’un Houphouët-Boigny au soir de sa vie, Alassane Dramane Ouattara avait montré toute sa philosophie méprisante à l’égard de l’école par la prise de mesures impopulaires ayant conduit à la destruction de tout le système éducatif ivoirien. Au niveau des enseignants, il a réduit de moitié les salaires des enseignants recrutés à partir de 1991. De sorte que ceux-ci touchaient la moitié du salaire de leurs prédécesseurs avec qui ils effectuaient pourtant les mêmes heures de travail, et dans les mêmes conditions. Même volume de travail pour les salaires différents.

Première conséquence de cette mesure inique, le corps enseignant a été gagné par la démotivation. Désormais préoccupés par la recherche de moyens additionnels pour arrondir les fins de mois, les enseignants vont reléguer aux calendes grecques, la conscience professionnelle. La deuxième conséquence, la fuite des cerveaux vers d’autres cieux, parce que la fonction enseignante n’était plus attirante en Côte d’Ivoire. Il a fallu l’arrivée de Laurent Gbagbo au pouvoir, pour mettre fin à cette disparité salariale.

Au niveau des élèves et étudiants, Ouattara avait supprimé les bourses scolaires, fermeté les restaurants universitaires, les bus scolaires et de nombreuses cités universitaires. Ces mesures ont exclu des milliers d’enfants du circuit scolaire. Notamment ceux issus de parents pauvres. Depuis toujours donc, Alasane Dramane Ouattara n’a jamais montré d’intérêt pour l’enseignement et la formation des jeunes. En réalité, ce qu’il faut comprendre par le choix de la réhabilitation des prisons là où l’école se meurt, c’est qu’Alassane Dramane Ouattara n’est pas venu au pouvoir pour travailler dans l’intérêt des Ivoiriens et de la Côte d’Ivoire. La France l’a placé par coup d’Etat à la tête de ce pays pour lui permettre de le recoloniser. Sa mission n’est donc pas de faire le bonheur des ivoiriens, mais celui de la France qui a besoin de nos richesses pour faire le bonheur de ses populations.

Autre chose, sachant très bien qu’il spolie le pays au profit de la France, Ouattara redoute la fronde sociale. Et sur ce point, il craint les organisations syndicales du milieu scolaire et universitaire.



Boga Sivori


Bogasivo@yahoo.fr


Source: NOTRE VOIE

ILS NE VEULENT PAS D'UNE OPPOSITION CIVILISEE!


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Lejournaliste ivoirien Hermann Aboa

Là où il croupit, arrêté pour des crimes imaginaires, en attendant un procès hypothétique mais qui s’annonce ubuesque s’il se tient finalement, Hermann Aboa a-t-il seulement le droit de lire ? Des quotidiens, des magazines, des livres ? La préoccupation semble étrange, mais pas pour ceux qui connaissent et aiment ce jeune homme pétri de talent, passionné de journalisme jusqu’au bout des doigts, qui vit son métier comme un sacerdoce. Hermann Aboa embastillé, et c’est votre quotidien préféré, Le Nouveau Courrier, qui se retrouve une fois de plus comme en prison. Un an jour pour jour après l’épreuve carcérale qui a frappé Théophile Kouamouo, Saint-Claver Oula et Stéphane Bahi.

Car Hermann est de la famille. Depuis qu’il a ouvert la porte du Temps en 2003, porteur d’une brillante contribution de lecteur qui a « accroché » son rédacteur en chef d’alors, il a dit adieu à ses chères études de géologie pour embrasser notre belle et périlleuse profession. Il nous a accompagnés au Courrier d’Abidjan, quotidien dans lequel il a publié de beaux reportages, avant d’être happé par l’audiovisuel. La RTI, qu’il a jusqu’ici servi avec passion et engagement, même s’il a été – comme d’autres – souvent persécuté par une hiérarchie qui l’a plus d’une fois remis à sa place. Il a avalé de grosses couleuvres, même pendant la crise postélectorale. Bref, Hermann Aboa n’est pas le deus ex machina ayant la haute main sur la communication de guerre du camp Gbagbo, comme les nouveaux dirigeants veulent le faire croire, pour justifier leur méchanceté.

Il est important de s’attarder sur la signification politique du martyre d’Hermann Aboa. Voilà un journaliste « de l’autre bord », ayant fui le pays après le 11 avril et l’orgie punitive qui a suivi, qui a écouté les appels du nouveau pouvoir aux « exilés » à venir rejoindre l’effort collectif au nom de la nécessaire « réconciliation ». Dans une interview, il a tenu envers le nouveau pouvoir des propos conciliants, qualifiant une éventuelle tentative de coup d’Etat contre Ouattara d’aventure suicidaire – ce qui lui a valu des vives critiques des soutiens les plus extrémistes du président renversé sur les réseaux sociaux en ligne. Revenu au pays, il a regagné la RTI, engagé les démarches évoquées par le pouvoir lui-même pour voir ses maigres avoirs « dégelés ». Puis, patatras. Il a été arrêté. Le message est clair. Les appels à la réconciliation sont au mieux une opération de com’ menteuse destinée en réalité à la communauté internationale. Au pire, il s’agit d’un piège cynique pour remplir au plus vite la MACA d’un maximum de prisonniers politiques.

Ainsi agit le pouvoir Ouattara en matière de reconstitution du tissu social. Comme un lézard qui détruit avec sa queue ce qu’il a construit avec ses pattes, il multiplie les signaux négatifs à peine le premier acte positif posé. Il est évident que les nouvelles autorités entretiennent à dessein un climat de tension et de psychose destiné à paralyser l’opposition civilisée, ou même les simples citoyens ayant le moindre rapport avec l’ancien pouvoir – et ils sont nombreux – dans une peur panique permanente. Si Hermann Aboa est arrêté, plus de 100 jours après la prise effective de pouvoir d’ADO, parce qu’il a « soutenu » Gbagbo en continuant de travailler pendant la crise postélectorale, cela signifie que des milliers de personnes peuvent être, du jour au lendemain, prises dans les rêts d’un arbitraire sans scrupules ni complexes. Il est donc sage, dans ce contexte, de se tenir à carreau.

Consciemment ou non, nos nouveaux gouvernants affaiblissent chaque jour l’opposition « modérée », qui a – pour des raisons qu’on ne discutera pas ici – choisi de « composer ». Grands doivent être les regrets de Paul Yao N’Dré, qui s’est humilié au nom de la paix en « intronisant » Alassane Ouattara. Aujourd’hui, le nouvel aboyeur public, Alphonse Soro, tente de le pousser à la démission en utilisant des méthodes inacceptables, là où nos institutions empêchent ses « mandants » de le débarquer. La ligne Mamadou Koulibaly ne cesse de s’affaiblir dans l’opinion pro-Gbagbo. A peine le président de l’Assemblée nationale a-t-il reconnu le chef de l’exécutif que ce dernier, de manière anticonstitutionnelle, a entrepris de « dissoudre » le Parlement. Il refuse tout dialogue sérieux avec l’opposition sur des questions élémentaires comme la composition de la CEI.

Du coup, ceux qui lui ont tendu la main parmi ses adversaires sont assimilés à des traîtres incompétents. Dans ce contexte, la relecture de l’interview accordée à RFI par l’actuel président de LIDER, en rajoute à l’inquiétude générale. « La priorité, c’est d’abord de reconstituer cette opposition républicaine face à Ouattara. Il n’est pas question que l’on retombe dans un régime de parti unique. Si dans cette dynamique, je réussissais, alors Ouattara pourrait avoir en face de lui une bonne opposition et ce serait ma contribution à la réconciliation. Mais si j’échouais sur ce terrain, que le FPI disparaissait, alors monsieur Ouattara aurait en face des factions dispersées sur l’ensemble du territoire et organisées n’importe comment, qui lui rendraient la vie très difficile. Et cela n’est pas souhaitable », disait-il.

On a pourtant l’impression que le camp d’en face, que le « bouclier » franco-onusien rend arrogant, veut à tout prix pousser l’adversaire à la reprise des armes. Pour « finir le travail » et justifier une nouvelle épuration politique de masse. Plus que jamais, comme le disait une blogueuse passionnée il y a quelques mois, « l’argent n’a pas d’odeur mais Abidjan sent l’hydrogène ».


Sylvie Kouamé, in Le Nouveau Courrier.


Source: Le blog de Théophile Kouamouo

lundi, 25 juillet 2011

AFFRONTEMENTS A L'ARME LOURDE ENTRE FRCI: AGBOVILLE ETAIT EN GUERRE, CE SAMEDI 23 JUILLET



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Alors que sous la contrainte, certains chefs de village célébraient samedi, le ministre de l'Intégration africaine d'Alassane Ouattara, M. Adama Bictogo, dans le village d'Erymacouguié I, à environ 1, 5 km d'Agboville, des éléments des FRCI s'affrontaient à l'arme lourde dans la capitale de l'Agnéby. Il était environ 12 heures quand de nombreux véhicules pick-up surmontés d'armes d'assaut, avec des soldats portant des armes de guerre et des lances roquettes venus d'Abidjan et d'autres villes de Côte d'Ivoire semaient la panique dans la ville d'Agboville.

La raison, ils étaient en mission pour déloger leurs frères d'arme qui occupent illégalement presque 99% des 50 complexes hôteliers du département. Les tirs ont duré, selon des témoins, jusqu'à 17 heures. Les rues et les marchés se sont vidés. Les boutiques ont fermé. La circulation s'est interrompue. Les populations se sont terrées chez elles pendant que les éléments des Frci faisaient le rodéo dans la ville. Après les tirs pour lesquels nous ne disposons pas encore de bilan officiel, les soldats d'Alassane Ouattara qui devraient être délogés des hôtels, ont simplement continué de les occuper comme si de rien n'était. Ce qui a fait dire aux populations de l'Agnéby que les soldats de Ouattara ont une fois de plus créer inutilement le désordre et le chaos dans leur localité.

Entre temps, à la cérémonie en l'honneur de Bictogo, reporté quatre fois avant de se tenir ce samedi, s'il n'y a pas eu d'incident majeur, elle est surtout passée inaperçue pour les populations du département qui n'y voyaient absolument aucun intérêt. Surtout que pour ce type de cérémonie dont les contours n'ont jamais été clairement définis, puisqu'on parlait tantôt de «cérémonie de bénédiction», tantôt de «cérémonie d'intronisation », les populations ont majoritairement rappelé que de tels événements n'ont jamais été organisés pour les ministres autochtones du département que sont Appetey Kouassi, Nicolas Kouandi Angba, Attey Kouassi, Abouo N'dory Raymond et Attey Phillipe.

Sous le couvert de l'anonymat, de nombreux chefs ont tout simplement soutenu que c'était une cérémonie d'hypocrisie qui consistait simplement à faire en sorte que les hommes en arme d'Alassane Ouattara dans le département, au nombre de 400, ne continuent pas de tuer les populations, de piller leurs biens, de commettre des viols, des braquages, d'emprisonner sans raison des personnes, de réclamer des rançons comme ils le font depuis mars 2011.


Fatou Cissé


Source: NOTRE VOIE

dimanche, 24 juillet 2011

UN CRI DE DETRESSE POUR LA COTE D’IVOIRE


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Partagé sur Facebook par Yanne N'da : Appel à l'aide – Un message d'Isabelle Glah, médecin ivoirien, sur « Facebookers du cœur » – Urgent !

« Je viens à vous encore une fois pour vous demander, vous, « Facebookers du cœur », de nous aider, nous le corps médical de Côte d'Ivoire afin que l’hôpital ne se meurt pas. Car contrairement à tout ce qui se dit officiellement, c'est la catastrophe! Les médecins sont déprimés, découragés et épuisés.

Pas de médicaments, ni d'infrastructures pour accueillir le flot de malades qui nous arrive de plus en plus nombreux! A l'heure où je vous écris, il y a des personnes qui meurent par manque de soins, tellement nous sommes débordés! J’ai un collègue qui opère depuis hier 14h (vendredi 22 juillet 2011, Ndlr), dans un hôpital de la place, parce que tous les autres ne sont pas fonctionnels : pas de place ou pas de médicaments ou infrastructures sanitaires inutilisables ou fermées depuis plusieurs mois!

A l'heure où je vous parle, il y a une dame qui se bat pour faire vivre son bébé, depuis 15 h hier ; elle est en oligoamnios, c'est-à-dire plus de liquide amniotique dans le ventre (poche des eaux de l’utérus). Elle doit subir une césarienne et jusqu’à présent, pas de place dans un seul hôpital périphérique ou CHU! Elle est partie d’Abobo, Hôpital Général, pour le CHU de Cocody, renvoyée à Abobo, puis à l’Hôpital Général de Port-Bouët! Imaginez son calvaire!

Le gynécologue de MSF qui est à Port-Bouët est épuisé! Il opère depuis 15h, cet après-midi (samedi 23 juillet 2011, Ndlr)! Chers amis, aidez votre pays et sauvez le système sanitaire. Comment ? Je ne sais pas. Et il y a plein de personnes partout qui vivent cela dans tous les hôpitaux de Côte d'Ivoire. Je lance un cri de détresse pour tout le corps médical et pour tous ces malades désespérés! Je suis chez moi et on m’appelle de partout pour me demander où aller et on nous appelle tous! « Facebookers du cœur » est une grande chaîne de solidarité ; il y a des médecins, des économistes, des banquiers éminents – j’espère qu'il y en a encore en Côte d'Ivoire ! – que nous appelons pour que la catastrophe sanitaire ne s’aggrave pas.

Merci à tous et que DIEU garde toutes ces personnes en détresse sanitaire et morale.

DIEU bénisse la Côte d'Ivoire! ».


Dans l'espoir que de bonnes volontés voleront au secours des Ivoiriennes et des Ivoiriens!


DINDE Fernand AGBO

LE REGIME OUATTARA ENGAGE LA CHASSE AUX JOURNALISTES - HERMANN ABOA: TOUT SUR UNE ARRESTATION SCANDALEUSE



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In Le Nouveau Courrier N°274 du 22 Juillet 2011 par Gilles Naismon

 

Après Hermann Aboa, journaliste, ex-présentateur du journal télévisé à la Radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI), arrêté, hier (jeudi 21 juillet 2011, Ndlr), par les services de l’administration judiciaire d’Alassane Ouattara, à qui le tour ? Retour sur quatre journées de cauchemar.

 

«La loi de la Côte d’Ivoire n’autorise pas d’emprisonner les journalistes depuis 2004. Quand on vote des lois, il faut les appliquer. Nous demandons donc la libération des journalistes emprisonnés», déclarait Alassane Dramane Ouattara, lors d’un meeting de campagne, dans une ville de l’intérieur du pays l’an dernier. Le leader du Rdr à l’époque, qui aspirait à diriger la Côte d’Ivoire, prenait ainsi publiquement la défense des responsables du Nouveau Courrier à qui le procureur Raymond Tchimou opposait un délit fantaisiste.

Arrivé au pouvoir, les actes d’Alassane Ouattara trahissent ses promesses de campagne. Du viol flagrant de la Constitution à la traque des proches de Gbagbo en passant par l’emprisonnement de certains, le nouvel homme fort d’Abidjan n’a pas encore dit son dernier mot. Quand son ministre d’Etat, ministre de la Justice, Me Ahoussou Jeannot, avait annoncé que des journalistes seraient poursuivis dès l’avènement au pouvoir du régime Ouattara, les organisations internationales de défense des droits de l’homme avaient cru à un effet d’annonce. Elles avaient produit un communiqué à cet effet pour attirer l’attention du nouveau régime sur ses velléités totalitaires.

Eh bien, Alassane Ouattara, le «protecteur des journalistes», au pied du mur, révèle sa vraie nature. Sa première victime : Hermann Aboa, journaliste, co-animateur, avec Ahoua Ehoura et Claude Franck About, de l’émission «Raison d’Etat» sur la RTI après le deuxième tour de l’élection présidentiel qui a vu, selon le Conseil constitutionnel (avant qu’il se dédise au profit de Ouattara), la victoire de Laurent Gbagbo. Rentré d’exil, il y a quelques semaines, après l’appel du nouveau chef d’Etat aux «fuyards», à qui il demande à longueur de journée de «rentrer pour reconstruire le pays», Hermann Aboa avait rejoint son poste à la RTI où il a réalisé des reportages pour le compte de son entreprise. Tout en étant confronté à une sanction : le gel de ses avoirs par les nouvelles autorités. Qui ont néanmoins demandé aux personnes concernées par cette mesure d’engager une procédure de dégel.

Début d’un harcèlement judiciaire

24 heures avant son arrestation, Hermann Aboa explique (sur son mur Facebook) : «Je sors d'une journée d'audition à la «Cellule Spéciale d'Enquêtes» en ce qui concerne la crise post-électorale.

Là je vous dis tout de suite, c'était une journée vraiment chargée. D'abord avant-hier lundi, je fais porter au Bureau du Procureur de la République au Plateau à Abidjan mon courrier de demande de dégel de mes avoirs bancaires tel que me l'a indiqué un des substituts du Procureur. L'on fait savoir au porteur du courrier qu'il y a une «cellule spéciale» ouverte à cet effet et que c'est moimême en personne qui devrais aller déposer ce courrier. Je m'exécutai aussitôt le lendemain, c'est à dire hier mardi, mon audition est donc fixée à ce jour mercredi à 9h00 dans les locaux de cette «cellule spéciale d'enquête» sis à Cocody-Angré, 7ème tranche. A cause des bouchons sur le trajet, j'arrive dix minutes après l'heure du rendez-vous.

Mon audition commence alors à 9h15 pour ne prendre fin qu'à13h51 mn. Vous comprenez que je ne révélerai pas le contenu de cette audition puisque je suis tenu aux secrets judiciaires. Retenez simplement que cette audition est en rapport avec mes prestations en tant qu'agent de la RTI pendant la crise postélectorale.

Où j'ai eu chaud, c'est une fois que l'audition terminée, l'on me demanda d'attendre que l'un des substituts du Procureur donne son avis. Ce fut alors la longue et interminable attente à partir de 13h51. Dès lors je ne pouvais quitter les lieux. Instructions fermes ont été données. Jusqu'à ce que vers 16h45mn, l'officier de police judiciaire en charge de mon audition vint me demander de rentrer d'où je viens mais de me tenir prêt à tout moment pour venir répondre à d'autres questions dans le cadre des enquêtes. Et puis, un quart d'heure plus tard, mon téléphone sonne dans le taxi, je décroche ; c'est le même officier de police qui dit que le substitut du Procureur me convoque encore demain (hier jeudi) à la même heure. Je ne sais pas quoi dire, mais franchement, j'ai peur.»

Depuis hier, la peur d’Hermann Aboa se justifie. Le journaliste de la RTI, convoqué au parquet, a été entendu, inculpé et placé sous mandat de dépôt. Il a été conduit au camp de gendarmerie d’Agban selon une source crédible sur place. Il est reproché à Hermann Aboa son «implication ou supposée implication dans la crise post électorale». De cette charge-il faut retenir les déroulés suivants : atteinte à la défense nationale, participation à une insurrection, constitution de bandes armées…

 

Source: LE NOUVEAU COURRIER

LA COTE D’IVOIRE VA-T-ELLE S’EMBRASER A NOUVEAU: UN EX-FDS LIVRE SES CONFIDENCES


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Soldats du Bataillon Blindé d'Agban

 

A entendre le récit qui nous a était fait des confidences d’un ex-FDS en colère, la question mérite d’être posée.


C’est hier que nous ont été rapportées les confidences d’un ex-FDS encore en service à Abidjan dont les initiales sont D.R.A. Selon ce dernier, la Côte d’ivoire devrait connaître des jours sombres car la menace qui plane sur elle est grande et annonce un embrasement jamais vu, qui conduira à sa libération totale.

C’est un soldat très en colère qui a déclaré que l’humiliation faite au président Gbagbo sera lavée, et cela ne fait aucun doute pour lui, et de renchérir pour dire qu’Alassane Ouattara sait très bien qu’aucun président au monde ne cherche à avoir l’armée à dos.

Mais lui a décidé de nous humilier, il nous doit deux mois de solde et nous nargue en allant acheter un avion plutôt que de nous donner ce qu’il nous doit. Nous sommes des vaillants soldats qui ont combattus pour le président Gbagbo jusqu’à ce qu’il nous demande de nous retirer, n’eut été cela, avant de le prendre à sa résidence nous aurions fait vivre un calvaire aux Français.

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Eléments du 1er Bataillon de Commando Parachutistes d'Akouédo

Nous n’avons pas affaire aux FRCI parce que d’eux à nous ils savent qu’il n’y a pas match comme on dit en Côte d’ivoire. Mais nous avons affaire à ces envahisseurs qui sont venus enlever notre président, le déshabiller et le présenter ainsi à la face du monde.

Je voudrais dire à nouveau que cette humiliation sera lavée et les ingrédients pour y arriver sont déjà en place. Je ne voudrais pas entrer dans les détails, mais que les Ivoiriens sachent que leur libération est pour bientôt, et que leurs vaillants FDS sont prêts pour ce combat de libération.

Après la sortie du prophète Malachie qui annonce la libération de la Côte d’ivoire pour la première semaine du mois d’Août, ces révélations viennent certainement jeter l’émoi au sein des Ivoiriens qui pour la plupart ne voulaient plus revivre ces moments difficiles qu’on a connu, mais comme disent la plupart d’entre eux, si c’est le prix à payer pour retrouver la paix et l’unité, alors que la volonté de Dieu soit faite.


Regis Kouamé


SourceINFO D'ABIDJAN.NET

samedi, 23 juillet 2011

AFFAIRE «GBAGBO RECLAME NADY BAMBA»: UN CASQUE BLEU DENONCE UNE MANIPULATION DU CAMP OUATTARA

 

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In Le Nouveau Courrier N°272 du 20 Juillet 2011 par Gilles Naismon.


Les langues ont commencé à se délier pour prendre le contre-pied des allégations véhiculées sur le compte du président Laurent Gbagbo assigné à résidence surveillée au nord depuis plus de quatre mois. Et qui ont pour but de salir son image.

 

Ne dit-on pas, de façon triviale, que «qui veut tuer son chien l'accuse de rage ?» Les nouvelles autorités ivoiriennes veulent faire passer «leur» prisonnier politique, Laurent Gbagbo, pour un criminel, un époux irresponsable, un mauvais père... mais ils s'y prennent mal. Si bien que leur mensonge finit toujours par être rattrapé par la vérité. Que n'a-t-on pas entendu sur le traitement « princier » des Affi N'Guessan, Michel Gbagbo et autres véhiculés par Me Ahoussou Jeannot, ministre de la Justice ? Que n'a-t-on pas distillé dans les médias, à propos du « secours » apporté aux barons du Front populaire ivoirien (Fpi) mis en lieu sûr à l'hôtel Pergola pour leur propre sécurité ? Le temps a fini par révéler que ce n'était qu'une manipulation des nouvelles autorités pour se donner bonne conscience. Les organisations de défense des droits de l'Homme et des images parlantes qui font le tour de la planète... ont fini par révéler la face hideuse du camp Ouattara.

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Nadiana Bamba dite Nady Bamba

Dans la foulée, des propos selon lesquels «Gbagbo réclame Nady Bamba (du nom de sa compagne en secondes noces)» sont attribués à l'ex-chef de l'Etat capturé par les forces coalisées et déporté au nord.

Cette information publiée sur le site d'un confrère panafricain avait été relayée à profusion par des confrères sur la place.

Gbagbo, qui est difficile d'accès, a-t-il vraiment tenu ces propos ? Est-ce une manipulation des nouvelles autorités pour mettre en conflit Laurent Gbagbo, son épouse Simone et sa famille ?

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Heureusement qu'un soldat de l'Onuci, qui a dit avoir ressenti de «l'admiration» pour Gbagbo durant quelques moments de sa garde à la résidence qui abrite le président déchu, nous permet d'en savoir davantage.

Selon cet élément des casques bleus de l'Onuci, qui a eu «le privilège d'échanger quelques mots avec le président Gbagbo», ces propos distillés dans la presse ne sont pas de lui.

«Lorsqu'il a une opportunité de se détendre, de marcher un peu, le président vient de temps en temps nous taquiner, nous raconter quelques blagues. C'est l'occasion pour nous aussi de tester son moral. C'est un homme moralement fort, lui-même nous demande quelquefois de ne pas nous inquiéter pour lui et dit que si un besoin se fait sentir à son niveau, il n'hésitera pas à nous le signifier», révèle le soldat de l'Onuci, qui a voulu garder l'anonymat à l'issue de ce rendez-vous. «Vu qu'il avait besoin de s'informer régulièrement sur l'actualité, sur ce que nous apprenons de lui, nous lui avons dit un jour que des journaux ont écrit qu'il regrettait l'absence sa seconde épouse à ses côtés, et que sa première épouse l'aurait induit en erreur», nous a rapporté ce soldat. Qui a déclaré ceci : «Il (Gbagbo) a marqué une surprise, la main droite sur la bouche, les yeux fixés au sol un instant avant de déclaré que c'est du n'importe quoi. Les gens racontent n'importe quoi pour me salir. Je n'ai jamais parlé de ma vie de couple à qui que ce soit. Laissez les dire ce qu'ils ont envie que les journaux écrivent».

Après cet échange, le casque bleu de l'Onuci a fini par se rendre compte que le camp Ouattara utilise l'arme de la manipulation pour discréditer le président Gbagbo et ses proches.


Source : LE NOUVEAU COURRIER

A PROPOS DES 55 SOLDATS PRO-GBAGBO ARRETES AU GHANA


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«Menace de déstabilisation: 55 ex-combattants ivoiriens arrêté au Ghana», voici le flop qui barrait la Une de certains journaux parmi les plus sérieux de la place le mercredi 20 juillet dernier. N'eut été le souci de booster un peu le moral des ivoiriens qui souffrent déjà suffisamment de la psychose qu'on leur sert quotidiennement depuis le 11 avril passé, on aurait fait comme si ces unes n'avaient pas existé. Mais cela n'a rien coûté pour comprendre que cette prétendue capture de 55 soldats pro Gbagbo au Ghana est un coup de communication mal ficelé autour d'un gros mensonge d'Etat. De sources concordantes il n'en est rien. Les officines de rumeurs se sont simplement remises au travail pour équilibrer quelque peu le tsunami de réprobations qui s'abat sur un régime qui ne sait même pas être dictatorial.

Ce qu'on a voulu faire passer pour un scoop de pointe, n'est en fait qu'une vieille information réchauffée pour la circonstance pour cacher l'incompétence notoire qui caractérise la gestion actuelle de l'Etat de Cote d'ivoire. Selon les sources proches du chef de l'Etat lui-même, les soldats dont il est question, à moins qu'on ne nous serve l'une de ces mises en scène macabres de personnes séquestrées, n'existent pas. S'ils avaient existé, ce qui est probable, la source fait comprendre que se sont les soldats qui avaient été surpris par l'attaque de la coalition international ONUCI-Licorne dès les premières heures de la guerre postélectorale et qui en essayant de traverser la frontière Ghanéenne du coté de Boudoukou ont été presque tous éliminés. Pour ceux qui ont réussi à atteindre le Ghana, il faut qu'ils soient pires que les zozos des rues d'Abidjan pour se promener en grappe avec leurs armes dans les rues d'Accra et se faire cueillir comme des novices.

Alors en attendant que la diplomatie Ghanéenne ne s'actionne elle-même pour démentir cette machination sulfureuse, on s'interroge sur les véritables enjeux de cette information. Les ivoiriens peinent à voir le bout du tunnel avec ce régime qui a érigé les slogans démagogiques en programme de société. Pouvait-il en être autrement ? Quand on a consacré sa vie politique dans l'opposition à comploter au lieu de réfléchir aux véritables solutions sociales de ses concitoyens, on ne peut que leur servir ce qu'on a préparé. Les complots à la place d'un véritable programme de société.

UNE FRAT-MAT DU 20 JUILLET 2011.jpg

Les étudiants sont retournés à la terre laissant les cités universitaires à des dozos. Le chômage on n'ose même pas en parler. Avant d'embaucher, On s'accorde un petit mandat de licenciement abusif pour assouvir le désir compulsionnel de régler le compte de ceux qui ont osé gagner leur pain sous le régime Gbagbo. On dit que les soins sont gratuits, mais on n'a cure de savoir que ce ne sont pas les ordonnances médicales qui soignent. Quant à la question sécuritaire, c'est actuellement la foire au banditisme. Il a conquis le pouvoir d'Etat et le premier des soucis c'est l'aménagement des prisons pour y enfermer tous les honnêtes opposants. Pour l'éducation des ivoiriens on a trouvé Kandia Camara... Politiquement la tension est à couper au couteau parce qu'on a décidé d'ériger la vengeance mesquine en programme de gouvernement. Pour ce qui est du développement économique du pays, il faut repasser plus tard. C'est la bérézina pour la Côte d'Ivoire et le jackpot pour la France. Sarkozy, Jupe, Longuet, Fillon sont tous déjà venus. Mais aucun n'a été préoccupé par le sort des ivoiriens. Si ! Ils ont envoyé Fillon pour dire qu'ils renouvelleront la force de travail des esclaves en assurant au moins les salaires.

En somme, avec un projet de société et un programme de gouvernement qui tienne à peine sur 02 feuillets, une équipe constituée de personnes rongées par la myopie intellectuelle, on peut comprendre qu'on ait rien à proposer aux ivoiriens. Mais alors de grâce, les conquistadors de notre jeune histoire peuvent-ils continuer leur commerce triangulaire et laisser les ivoiriens ronger leur frein dans l'attente de leur rédemption?

 

Joseph Marat


Source: Le blog de Joseph Marat