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samedi, 13 août 2011

COTE D'IVOIRE: UNE INFORMATION SOUS INFLUENCE


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Selon le politologue français Michel Galy, les médias occidentaux n'ont pas pris la juste mesure de la crise ivoirienne.


Pour l'Elysée, le Quai d'Orsay et... la presse française, «Laurent Gbagbo doit partir» et «Alassane Ouattara est le président reconnu par la communauté internationale» (en particulier, ces «éléments de langage» officiels sont repris en boucle par RFI). Cette étonnante et suspecte unanimité fait problème et on en vient presque à regretter la presse de combat d'Abidjan, dans laquelle, au moins, le lecteur a le choix entre les polémiques des deux camps «bleus» et «verts»!

Le formatage des esprits

Dans la durée, cet alignement des médias sur les positions officielles a déjà été fortement critiqué, et toujours a posteriori... Ainsi, en 2004, Daniel Schneidermann, réalisant au jour le jour une insolente et indispensable critique des médias (au point qu'il a été licencié de l'émission de télévison Arrêt sur images) ironisait déjà, à propos des massacres de civils ivoiriens (à propos d'une presse française «embarquée», comme en Irak ou en Afghanistan) qu'il fallait trois semaines pour rétablir la vérité, connue sur place, y compris des occidentaux. Pour avoir vu à l'époque des confrères littéralement happés dans les hélicoptères de la force française Licorne vers Bouaké, «retour à 16 heures à l'Ivoire», on peut garantir qu'il ne s'agit pas que de métaphores...

Dans le temps... et l'espace. En ce moment la Libye, hier la Côte d'Ivoire, autrefois l'Irak. Dans l'urgence, les emballements de la presse se déclinent sur trois axes: unanimité politique, ethnocentrisme franco-français, alignement sur des positions militaristes. A vrai dire, ce dernier point résume souvent les précédents: c'est ce que Schneidermann nomme heureusement la «kakisation des esprits», en 2004 comme aujourd'hui!

Pour autant la presse, enfin toute la presse, n'est pas «aux ordres». Pas tous et tout le temps en tout cas. Comment s'explique alors cet alignement, si ce n'est par ces «présupposés» que Pierre Bourdieu opposait aux journalistes dans un débat célèbre et un livre stimulant (Sur la télévision)? Ici et maintenant la «fabrique de l'opinion» formate les esprits, sur la Côte d'Ivoire comme sur d'autres sujets, mais selon des topoï repérables et des processus souvent inconscients. Tout se passe comme si, à un moment donné, le courant dominant produisait un consensus idéologico-médiatique dont il est alors extrêmement difficile de sortir, quitte à ce qu'il vole en éclat quelques mois ou années plus tard, voire s'inverse!

Est-on si loin de 1984? Un social-démocrate devient «un dictateur»; un légaliste forcené se retrouverait pris à son atavisme pour redevenir un «guerrier bété»; ou un libéral du FMI un grand démocrate... Qu'il ait depuis 2002 (comme Foday Sankoh ou Charles Taylor en leur pays) mis la Côte d'Ivoire à feu et à sang par rebelles interposés ne compte pas, ne compte plus. Ces soldats perdus ne sont-ils pas des «rebelles qui sourient», et qu'importe si, dans ces guerres nomades, ce sont littéralement les mêmes qu'à Monrovia ou Freetown. De toute façon, si des exactions et même une violence continue comme «méthode de gouvernement» se produisent au Nord, les journalistes sont au Sud, et dénoncent vertueusement les contre-violences causées par le «coup d'Etat permanent» et la déstabilisation continue. Et alors? «La guerre c'est la paix», comme le savaient déjà les héros d'Orwell -et notre presse française, forcément libre et objective, est bien sûr composée de journalistes héros, intègres et clairvoyants!

Pour La Boétie déjà, l'énigme du pouvoir était non la sujétion au Prince, mais le plaisir, voire le désir des sujets à se soumettre...

Une presse africaniste en question

A l'occasion du printemps arabe, un certain nombre de désinformateurs ont été pris la main dans le sac; patrons d'hebdomadaires «africains», directeurs de «revues» panarabes ont dû reconnaître qu'ils étaient redevables au dictateur Moubarak, à M. Ben Ali -et pas que moralement! Les mêmes ou d'autres écrivent des dossiers systématiquement favorables à M. Ouattara, qui a toujours su traiter les journalistes et les directeurs d'organes de presse -et pas qu'en tenant table ouverte à Paris, Mougins ou Abidjan!

Dans ce contexte de corruption des esprits généralisée se posent des interrogations sur la «presse Rothschild» -pour inverser le stigmate que ses «experts» ont publiquement affiché sur la «presse Bolloré», jugée par eux non pas tant favorable à Laurent Gbagbo que trop tiède dans ses condamnations.

Depuis les années 90, le journaliste Stephen Smith, successivement responsable Afrique à Libération, puis au Monde, a mené une campagne acharnée contre Laurent Gbagbo et en faveur d'Alassane Ouattara. Dénoncé par les intellectuels africains pour ses écrits méprisants, il fut un temps soutenu par des politologues africanistes qui lui ouvrirent leurs colonnes.

Quand, dans un procédé digne d'époques que l'on croyait révolues (procédés typiques de la presse factieuse d'entre deux guerres), on amalgame hommes d'affaires et intellectuels, politiques et militants, pour les dénoncer coram populo, on doit s'attendre à rendre des comptes.

Sans être des admirateurs sans faille de Roland Dumas et de Jacques Vergès, l'un ancien ministre des Affaires étrangères et président du Conseil constitutionnel, l'autre brillant et inlassable avocat «de rupture» depuis la guerre d'Algérie, est-il inadmissible de traiter leur séjour à Abidjan comme «les deux grigous de Gbagbo»? On atteint là des sommets d'une certaine ignominie médiatique... Listes noires et insultes dépassent les bornes de la déontologie ordinaire des journalistes.

Le plus étonnant aujourd'hui: des trois grands quotidiens français, le Figaro est certainement le plus modéré dans son approche du conflit ivoirien.

La rhétorique de la désinformation

La désinformation n'est pas un discours intellectuellement construit: c'est une série de pratiques plus ou moins visibles (plus ou moins conscientes d'ailleurs dans leurs effets de falsification, répétition et mimesis), articulée dans une rhétorique d'inversion ou de déplacement.

On a fait allusion à une «politique de l'information» qui va de la ligne plus ou moins explicite d'un organe de presse, s'inscrivant dans un champ médiatique, dominé à un moment donné par une idéologie consensuelle. Cette politique se décline dans le nombre des articles et leur place, envoi (ou non) d'envoyés spéciaux (et leurs pratiques de terrain), l'acceptation ou le refus de tribunes ou d'entretiens extérieurs, les analyses «maison» des événements culminant dans des éditoriaux parfois signés, souvent courageusement anonymes...

Le recyclage des acteurs, intellectuels ou journalistes étrangers constitue une tactique de choix dans la propagande de masse, à laquelle la blogosphère n'échappe pas; suffit-il, comme Venance Konan par exemple, d'être une «bonne plume» ivoirienne pour pouvoir écrire n'importe quoi (et faire oublier son passé de chantre de l'ivoirité et son militantisme actuel pro-Ouattara)? Loin de tout devoir de réserve (les amis du Prince, réfugiés ou étrangers, n'y sont bien sûr pas tenus!), on peut se permettre ainsi d'user des procédés les plus classiques de l'extrémisme: tribune ignoble sur le physique ou la vie privée du «dictateur» dénoncé; lettre collective dans Le Monde un jour, personnelle dans Libération le lendemain -toujours dans des termes où l'insulte ne cède qu'à l'outrance.

Le sommet a sans doute été atteint en reprochant à Laurent Gbagbo la responsabilité de la guerre urbaine d'Abidjan: tous les observateurs savent que le «commando invisible» d'Abobo vient de la rébellion et de la mouvance Ouattara. Ou encore d'indexer les morts civils de 2000 qui affrontèrent les militaires soutenant le putschiste R. Gueï, se faisant massacrer pour un régime civil et le respect des élections. Ici, l'ironie n'est plus de mise: attribuer les victimes du général Gueï à Laurent Gbagbo est ignoble et digne des procédés de Goebbels: «plus c'est gros, plus ça passe»! Tout comme un quarteron de chercheurs sous influence, ayant en commun de ne pas avoir connu la Côte d'Ivoire depuis dix ans, recyclent l'ivoirité ou attribuent ce faux concept, «l'ethnocratie», à celui qui a un électorat multiethnique! La responsabilité dans ces cas est partagée entre les auteurs et ceux qui laissent passer ces textes: à supposer que la presse se relise, dans quelques années, le rôle des rédactions n'en sortira pas grandi.

Les procédés de désinformation sont légion, et l'ignorance du terrain ne saurait les résumer. Certains sont conscients et servent de marqueur, de repérage dans le champ médiatique: ainsi entendre un «expert» journaliste évoquer sciemment 2004 en déplorant les 10 morts et les 30 blessés de l'armée française à Bouaké sans citer les 60 morts et plus de 1.000 blessés ivoiriens semble significatif. Plus récemment, dans les pseudo débats télévisés (on pense par exemple à un débat de «spécialistes» à 100% ouattaristes: si la conversation manquait de diversité, le forum en ligne était plutôt animé, ayant sans mal remarqué le procédé...), le fait de citer le Conseil constitutionnel ivoirien constitué de pro-Gbagbo (sans d'ailleurs faire référence à l'identique situation française) sans mettre en regard la composition de la CEI à plus des deux tiers pro-Ouattara parait un marqueur évident de partis pris tout à fait voulus.

Les procédés d'inversion, plus scandaleux, ne manquent pas: on se souvient de Jacques Chirac -lui qui a 2004 sur la conscience- traitant Laurent Gbagbo de...  «fasciste»! On a pu récemment entendre des journalistes prendre les commandos d'Abobo pour le «soulèvement du peuple» ou la «désertion de l'armée ivoirienne».

La diabolisation de l'adversaire se fait par calomnies successives, procédant de l'inversion systématique, ou du déplacement victimaire: tactique langagière courante chez les promoteurs de génocide, si l'on en croit les analyses de Jacques Semelin.

Tout ne ressort pas cependant d'une diabolique volonté de désinformation, de la corruption des esprits ou d'une obéissance à des rédactions inféodées: même si cela existe et si l'Afrique, depuis longtemps, a servi de miroir déformant à nos turpitudes. Notons au passage ce que l'on pourrait nommer le «rendement décroissant de l'information», qu'il faudrait approfondir: de la télévision, à la radio et à la presse écrite occidentale, la désinformation régresse, ou se fait moins flagrante; d'autres ont pu travailler bien mieux sur les procédés de «construction» audiovisuelle, qui concernent aussi les réseaux sociaux ou les blogs (comme la fiction, bien écrite et entièrement inventée, du décès de Ouattara au Val-de-Grâce).

Beaucoup vient, au-delà de l'ethos (qui n'est pas qu'une absence d'éthique ou de déontologie!), d'un certain habitus journalistique: pour en avoir partagé quelques épisodes au plus fort des événements de décembre et janvier, on peut assurer de l'intérêt d'une recherche anthropologique sur le journalisme occidental à Abidjan...

Ni presse locale, ni profondeur historique, ni éclairage socioanthropologique: faute de mise en perspective, les journalistes occidentaux interagissent sur le terrain, vivant dans un monde d'autoréférencement. Leur dépendance des «fixeurs» autoproclamés n'en est que plus flagrante, et parfois pitoyable; demi-journalistes, demi-informateurs fonctionnant eux aussi en réseaux (d'ailleurs très majoritairement pro-Ouattara), ces derniers fonctionnent eux aussi en réseaux et jouent un rôle aussi important dans la désinformation que dans l'information.

Il est vrai que le milieu politique ivoirien est préstructuré, dans une inégalité flagrante devant les attentes, collaboration ou refus avec la presse occidentale; globalement tenus pour des ennemis virtuels par le camp Gbagbo -avares de contacts et de données-, les journalistes  venus d'Europe sont accueillis à bras ouverts... et désinformés à proportion par le camp Ouattara... depuis 2002! Ce sont d'ailleurs les supplétifs, on veut bien croire involontaires, de la rébellion: quant au mythe du «smiling rebel» de 2002, lui correspond celui du «commandant du Vent», chef du commando invisible de 2011; et qu'importe si ce sont les mêmes guerriers nomades ayant mis à feu et à sang Liberia, Sierra Leone et Nord de la Côte d'Ivoire, qui s'apprêtent à des massacres de masse à Abidjan et dans le Sud: ce n'est que trop tard que les mêmes s'apercevront que le sourire n'était qu'un rictus complaisant et que le vent d'Abobo ne charriait que l'odeur des cadavres. Aucun mea culpa à attendre de ce que Sartre nommait les «belles âmes», ces idiots utiles de la sanglante Histoire à venir. «On ne savait pas...» diront-ils, comme toujours. Pour autant, à écrire une prose éphémère, faut-il encore qu'elle soit irresponsable?


Michel Galy


Source : SLATE AFRIQUE

Commentaires

Face à l'INSTRUMENTALISATION,la MANIPULATION,l'INTOXICATION,la DESINFORMATION et les MENSONGES REPETITIFS de l'OPINION PUBLIC,le FRANCAIS MOYEN n'a pas pu se faire une OPINION OBJECTIVE de la CRISE POST-OLECTORALE en COTE d'IVOIRE.Le GOUVERNEMENT FRANCAIS ayant pris FAIT et CAUSE(SARKOZY était à la fois JUGE et PARTI dans ce CONFLIT INTER-IVOIRIEN)du CAMP OUATTARA.Les MEDIAS FRANCAIS ont DIABOLISE le CAMP GBAGBO de facon à DISCREDITER son GOUVERNEMENT qui était alors au POUVOIR.L'OBJECTIF de SARKOZY était de POUSSER GBAGBO à céder le POUVOIR,à son AMI ALLASSANE OUATTARA Par tous les MOYENS.Dommage que notre cher,PRESIDENT SARKOZY ne fasse pas la DIFFERENCE entre des RELATIONS PRIVEES d'AMITIE et des RELATIONS DIPLOMATIQUES.Il s'est SERVI des MOYENS COLOSSAUX de la FRANCE pour s'IMMISSER et REGLER des COMPTES PERSONNELLES avec le PRESIDENT DECHU par la FRANCE,LAURENT GBAGBO.Il faut que CHAQUE CITOYEN IVOIRIEN SACHE que la PLUPART des MEDIAS FRANCAIS(presse écrite et télévision)ne CONNAISSENT pas la COTE d'IVOIRE.Pour EUX,ce PAYS se résumait à l'HOTEL du GOLF.Ils se SAVENT donc pas de quoi ils PARLENT.Et ne font meme pas l'EFFORT de s'INFORMER avant de donner des INFORMATIONS souvent meme CONTRADICTOIRES.Lorsqu'il s'agit de parler de GBAGBO,il n'y plus AUCUNE DEONTOLOGIE.Quand à la PRESSE PANAFRICANISTE,comme JEUNE AFRIQUE qui aurait pu se DEMARQUER des AUTRES,elle a fait le CHOIX de SOUTENIR OUATTARA.Depuis ce TEMPS là,le SEUL mOYEN de me faire ENTENDRE en tant que LECTRICE est de BOYCOTTER ces JOURNAUX.Je ne les ACHETE plus car pour moi,la PRESSE FRANCAISE a perdu sa CREDIBILITE.La PRESSE IVOIRIENNE dans son ENSEMBLE n'a AUCUNE LECON à RECEVOIR de la PRESSE FRANCAISE qui AFFICHE OUVERTEMENT son MEPRIS pour le PEUPLE DIGNE IVOIRIEN.Après avoir été le SUJET PRINCIPAL des MEDIAS FRANCAIS et l'ARRIVEE au POUVOIR de CELUI que la FRANCE a IMPOSE comme PRESIDENT de la REPUBLIQUE de COTE d'IVOIRE,le PAYS est PASSE de MODE!HELAS!!!!

Écrit par : RitaFlower | lundi, 15 août 2011

Exact, chère sœur RITAFLOWER!

Motion de soutien!

Écrit par : Dindé | lundi, 15 août 2011

Petit à petit la presse internationale majoritairement acquise à Ouattara a réussi à formater une opinion fausse sur la Côte d'Ivoire corrompant même des Ivoiriens. Les procédés de désinformation et d'inversion que dénonce l'auteur de cet article, au demeurant excellent, s'observent, avec le récul, de façon implacable en Côte d'Ivoire: de nombreux ivoiriens n'ont plus la même analyse des origines de la guerre en 2002 et en 2010. Les assaillants-rebelles-terroristes et leur chef commanditaire ado pour ne pas le nommer, autrefois indésirables et littéralement dégoûtants aux yeux des Ivoiriens sont aujourd'hui acceptés par certains. Ce retournement à 180 dégrés n'a pu être opéré que par la magie de la presse française qui agit en réseau avec la presse africaine inféodée, en infraction au principe de liberté et d'indépendance qui caractérise cette profession. Doit-on prendre pour vraie une information donnée par rfi et france 24 pourtant dénuée de tout fondement, surtout quand elle concerne les africains? Malheureusement le complexe d'anciens exclaves devant les maîtres se substitue à l'esprit critique des ivoiriens qui consomment sans modération une telle information sans se rendre compte de l'oeuvre de formatage orchestrée par ces médias agissant pour un but précis. Assurément, les médias suscités sont devenus les principaux instruments de néocolonisation avec un mode opératoire impliquant des esprits corrompus. Les victimes sont les esprits fragiles, recherchant la paix à tout prix même au prix de leur dignité. M. Dona Fologo a raison de dénoncer l'accès trop aisé de nos citoyens à ces chaines d'information contre lesquelles nos médias nationaux ne peuvent opposer aucune résistance vu le rapport de force très inégal. Quel malheur! Les Africains doivent avoir une conscience plus éveillée, une mentalité tournée vers le développement par la promotion des valeurs patriotiques et l'amour du prochain. Sachons reconnaitre les manoeuvres de l'occident visant à nous maintenir dans l'esclavage, car contrairement à ce qu'on croit, nous n'en sommes pas encore sortis.

Écrit par : Thomas | samedi, 20 août 2011

Excellente ANALYSE,Thomas.Pour ne prendre que l'exemple de la RTI 1,la TELEVISION PUBLIQUE IVOIRIENNE NUMERO 1 ou je vois des JOURNALISTES de JOURNAUX TELEVISES qui se CONTENTENT juste D'etre des PORTES-PAROLES du POUVOIR ACTUEL et lisent des TEXTES ECRITS PREPARES sans AUCUN DISCERNEMENT,ANALYSE et REFLEXION.Une TELEVISION NATIONALE qui devait etre le reflet de la DIVERSITE CULTURELLE du PAYS.C'est une TELEVISION TRIBALISTE ou on met en LUMIERE 2 ETHENIES:Djoula et Baoulé sur les 60 que la COTE d'IVOIRE a ou l'ISLAM est la RELIGION de REFERENCE au detriment des AUTRES RELIGIONS.C'est une VOLONTE DELIBEREE du GOUVERNEMENT OUATTARA d'INFLUENCER les IVOIRIENS et de les INDUIRE en ERREUR PERMANENTE.OUATTARA qui a DECRIE la RTI VERSION GBAGBO ne fait VISIBLEMENT pas MIEUX AUJOURD'HUI.

Écrit par : RitaFlower | samedi, 20 août 2011

ouattara will destroy ivory coast.... it is a danger for all...

Écrit par : godson | samedi, 20 août 2011

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