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samedi, 24 septembre 2011

POUR QUI SE BAT L'OTAN EN LIBYE?

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Combattants anti-Kadhafi à Bani Walid, le 23 septembre 2011. REUTERS/Youssef Boudlal

 

L'alliance atlantique a annoncé le 21 septembre qu'elle allait prolonger de trois mois son intervention en Libye. Pour les Libyens ou pour ses intérêts personnels?

 

Le 5 septembre 2011, Anders Fogh Rasmussen, le secrétaire général de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (Otan) n'hésitait pas à annoncer la fin prochaine des opérations de l'alliance en Libye.

Deux semaines plus tard, alors que les communiqués en provenance de la rive sud de la Méditerranée ne cessent de nous promettre la chute définitive des «derniers bastions» du régime du colonel Kadhafi et nous décrivent la marche triomphale des forces du Conseil national de transition (CNT) sur Syrte, Sebha et Béni Walid, l'Otan décidait le 21 septembre de prolonger de trois mois supplémentaires son intervention. Se pourrait-il que d'aucuns aient vendu la peau de l'ours kadhafiste avant de l'avoir tué?

Elle court, elle court, la rumeur

L'Otan s'efforce de dédramatiser et tient malgré tout à donner de la Libye l'image d'un pays en passe de sortir de la crise. Sur son site, dans un article qui brosse un tableau pittoresque et sympathique de la vie quotidienne à Tripoli, on peut lire que les préoccupations des militaires occidentaux ne sont pas que guerrières:

Ainsi, «il est essentiel, pour un retour rapide à la normale, que les services d'électricité et d'eau soient vite rétablis. C'est ici que le choix de l'Otan de ne pas s'en prendre aux infrastructures porte ses fruits», se félicite l'auteur du texte. Toutefois, «la mission de l'Otan visant à protéger les civils est maintenue car le conflit se poursuit contre les poches de résistance pro-Kadhafi. La rapidité avec laquelle le CNT pourra en finir avec le reste des forces de l'ancien régime conditionnera son aptitude à normaliser la situation en Libye».

Pour l'heure, les combats ne sont pas terminés. 6.000 combattants du CNT se masseraient pour«l'assaut final» sur Syrte, tandis que des rumeurs -comme toujours contradictoires- nous parviennent de Béni Walid et de Sebha. Cette dernière ville serait depuis quelques jours aux mains des anciens rebelles.

C'est en tout cas ce qu'affirment la BBC et le Guardian de Londres. Lequel assure en outre que«les forces libyennes libres» -toute ressemblance avec les Forces Françaises Libres étant sans doute médiatiquement voulue- «se sont emparées de points clés de la ville de Sebha, dans le désert au sud du pays, un bastion des partisans de Mouammar Kadhafi et d'autres personnalités du régime en fuite, a annoncé le nouveau gouvernement rebelle à Tripoli».

La chute de Sebha, nœud essentiel sur la route du Niger, permettrait au CNT de couper toute retraite aux kadhafistes dans la région:

«La confirmation de la prise de la citadelle [sic] et de l'aéroport de Sebha constitue une importante percée militaire, bien que l'on ne sache pas avec exactitude ce qu'il en est du reste de la ville. Mais de violents combats se poursuivent à Béni Walid, à environ 150 kilomètres au sud de Tripoli, où Seif al Islam al-Kadhafi, fils du dirigeant déchu, aurait été aperçu».

Seif al Islam est à la fois l'Arlésienne et le croquemitaine de cette nouvelle phase de la guerre en Libye, que l'on croit voir partout depuis la chute de Tripoli-quand on ne l'a pas capturé ou tué, comme quelques-uns de ses nombreux frères. Il est certain qu'il incarne aujourd'hui le visage de la résistance kadhafiste, là où son père, dont nul ne sait vraiment où il s'est retranché, se contente d'émettre régulièrement des messages galvanisants où il appelle ses fidèles à continuer le combat.

Les kadhafistes n'ont pas dit leur dernier mot

Tant que Seif al Islam et le colonel resteront insaisissables, au point de narguer les forces de l'Otan et les troupes du CNT, la guerre continuera. Cependant, on voit mal comment les loyalistes pourraient reprendre l'initiative. Et ce n'est probablement pas un hasard si l'alliance a choisi de prolonger de trois mois -presque jusqu'à Noël- ses opérations de couverture aérienne.

A Béni Walid, par exemple, toutes les tentatives de pénétration des rebelles ont été repoussées avec de lourdes pertes. Dès qu'ils se cassent les dents sur des positions ennemies, les hommes du CNT, comme le faisaient les combattants albanais de l'UÇK au Kosovo en 1999, réclament un appui aérien de l'Otan.

Preuve que les avions français, britanniques et américains, entre autres, ne chôment pas, le point de situation n° 44 du ministère français de la Défense dresse la liste des objectifs «traités» du 15 au 22 septembre:

«Une dizaine de véhicules militaires et d'armements (véhicules légers armés, lance-roquette multiples) dans la région de Syrte, Béni Walid, Waddan et Sebha; une dizaine de bâtiments de commandement et de stockage de matériel dans les régions de Syrte, Béni Walid, Waddan et Sebha».

Les forces de Kadhafi ont peut-être trouvé une certaine forme de parade à ces frappes, puisqu'elles semblent capables de reprendre le combat après les bombardements et d'interdire pour l'instant à leurs ennemis l'accès aux villes qu'elles défendent. Si l'alliance s'octroie généreusement une rallonge de trois mois pour mener à bien ses opérations, peut-être faut-il y déceler des indices quant à la capacité de nuisance des kadhafistes, qui semblent loin d'avoir dit leur dernier mot.

Le CNT sur la sellette

En Occident, d'ailleurs, des voix s'élèvent pour s'inquiéter de cet après-Kadhafi qui tarde à venir. Les rebelles du CNT n'inspirent pas que la confiance. Ils sont divisés, leur programme paraît incohérent, pour ne rien dire de leur volonté de fonder leur Constitution sur la charia (loi islamique). Aux États-Unis, le Washington Post tire la sonnette d'alarme:

«[...] alors que les loyalistes de Mouammar Kadhafi résistent avec acharnement dans les villes assiégées de Syrte et Béni Walid, et que des querelles éclatent entre les révolutionnaires, il est de plus en plus à craindre que le renversement de Kadhafi ne soit pas synonyme de la fin des combats dans la nouvelle Libye. En fait, certains estiment que la défaite de l'ancien dirigeant pourrait ouvrir la voie à un conflit beaucoup plus complexe».

L'Occident se paye-t-il la Libye de ses rêves?

Le problème tiendrait peut-être, à en croire l'auteur britannique Greg Muttitt, interviewé par Al Jazeera, au principe même des interventions occidentales. Muttitt ne mâche pas ses mots. Pour lui, l'Ouest n'intervient qu'à ses propres fins, et se soucie en fin de compte fort peu de satisfaire les aspirations des peuples au côté desquels il intervient:

«Autrement dit, commente-t-il, les puissances occidentales trouveront la Libye qui leur convient dans les mois qui viennent. Elles peuvent préférer [une Libye] divisée entre tribus, ou entre "modérés" et "islamistes". Les Américains et les Britanniques chercheront à soutenir les politiciens libyens avec lesquels ils estimeront qu'il est possible de faire des affaires. Ils auront tout naturellement tendance à penser qu'ils aident les modérés, mais ces derniers seront également prêts à tout pour plaire aux puissances occidentales».

Il reste trois mois à l'Occident pour s'offrir cette Libye rêvée, peut-être, effectivement, en guise de cadeau de Noël.

 

Roman Rijka

 

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Source : SLATE AFRIQUE

Commentaires

Les médias des fennecs enragés et leurs acolytes étrangers

se répandent dans leur délire contre le Maroc.

Il m’a été permis de constater à la lecture d’une certaine presse, citée dans le titre, qu’une campagne dénigrement, il est vrai savamment orchestrée par certaines officines hostiles au Maroc, est actuellement menée tambour battant depuis le début du procès des prévenus impliqués dans l’attentat du café Argana de Marrakech du 28 avril 2011.

Ce rush médiatique mensonger est toujours concomitant à des démantèlements par les services de sécurité marocains de cellules terroristes liées à l’AQMI ou à la pieuvre Al Qaida.

Il est vrai que le professionnalisme, la vigilance, la réactivité et les résultats positifs obtenus par la sécurité marocaine sur le terrain de la lutte antiterroriste, reconnus sur le plan international, ont fait que le Maroc suscite bien des jalousies de la part de certains de nos voisins.

Parmi, les arguments fallacieux repris par ces médias hostiles au Maroc, je ne citerai que celui-ci, car très éloquent en matière d’intoxication et de désinformation digne de la période soviétique :

l’implication directe des services de sécurité marocains dans la planification d’actes terroristes afin de détourner l’opinion nationale et internationale sur les évènements en cours dans la région du monde arabe et, partant, porter préjudice au mouvement du 20 février. Il faut l’avouer que c’est bien trop court comme argumentaire, surtout lorsque des citoyens étrangers ont été tués lors de l’attentat du café d’Argana et que des avocats étrangers ainsi que des membres de famille de personnes décédées ou blessées sont présents au procès.

Par ailleurs, et pour apporter des éléments contradictoires à ces pourfendeurs à trois sous et qui prouvent que le Maroc est très bien outillé en matière de lutte antiterroriste, contrairement à son voisin de l’est totalement incapable d’endiguer la vague d’attentats qui sévit sur son territoire quotidiennement et dans l’incapacité de démanteler une quelconque cellule terroriste et de présenter ses membres devant la justice. Pour preuve, l’arrestation dernièrement au Maroc de trois membres d’une cellule terroriste liée à Al Qaida qui projetaient de perpétrer des actes criminels contre des cibles sécuritaires et juives marocaines et des intérêts occidentaux.

Ces nouvelles arrestations prouvent sans conteste la réelle volonté du Maroc à combattre sans répit, le phénomène terroriste dans le respect total des réglementations en vigueur.

A signaler, que l’AQMI s’acharne par tous les moyens vouloir s'implanter au Maroc afin de porter sa menace sur l'Europe, notamment la France et l'Espagne. Jusqu’à présent Le Maroc a fait barrage à ce sinistre dessein.

Toutefois, et pour plus d’efficacité dans cette lutte contre l’AQMI, il serait hautement utile d’associer le Maroc, qui pour l’heure est exclu, à toutes les réunions relatives aux questions sécuritaires des pays du Sahel. Cette exclusion résulte d’une décision exclusive d’Alger mais aussi de Bamako.

J’ajouterais, que les autorités maliennes se doivent de développer leur coopération avec des pays comme le Niger, le Nigeria, et le Tchad, et ne pas laisser l'exclusivité de la lutte antiterroriste à l'Algérie.

En effet, les liens entre Boko Haram du Nigeria et AQMI doivent amener le gouvernement malien à diversifier ses relations et ses méthodes de lutte. Des membres de la secte islamiste nigériane Boko Haram, dont Mamman Nur, cerveau présumé de l'attentat contre l'ONU à Abuja le 26 août dernier, ont des liens avérés avec Al-Qaîda.

Enfin, je conclurais ma démonstration analytique sur les tentatives fallacieuses de certains médias hostiles au Maroc par le fait que :

1/ les efforts entrepris par les autorités marocaines en matière de lutte antiterroriste en 2010 ont permis de réduire de manière effective la menace terroriste au Maroc. Ces efforts ont été notamment soulignés par le Département d'Etat américain dans son rapport annuel sur le terrorisme dans le monde, rendu public jeudi soir 22 septembre 2011 à Washington,

2/ ce même rapport indique que le Maroc a renforcé les mesures de sécurité et de vigilance et intensifié sa coopération régionale et internationale en matière de lutte antiterroriste, ajoutant que les autorités marocaines ont également renforcé les politiques visant à contrer le radicalisme et l'extrémisme religieux,

3/ que le Département d'Etat américain s'est félicité de la solidité de la coopération antiterroriste entre le Maroc et les Etats-Unis, notant que les autorités marocaines ont réussi à faire avorter des complots visant à s'attaquer à des cibles marocaines, américaines et occidentales tout en enquêtant de manière approfondie sur plusieurs individus liés à des groupes terroristes internationaux,

4/ ne voulant pas répondre aux multiples appels de l'Algérie, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a affirmé, lors du Forum coprésidé par les Etats-Unis et la Turquie, qu'aucun pays ne peut combattre seul le terrorisme, il est désormais question d'unir les forces pour lutter contre l'émergence du phénomène qui pèse lourd sur la région du Sahel,

5/ c’est pourquoi ce Forum sera constitué de cinq groupes de travail. La réunion du groupe de travail chargé du renforcement des capacités au Sahel, relevant du Forum global de lutte antiterroriste, est prévue les 16 et 17 novembre prochain à Alger, et verra la participation du Maroc.

Ainsi donc, l’Algérie, qui se considérait comme axe central et pivot incontournable dans la lutte contre le terrorisme au Sahel et dans le monde, se voit notablement gêner dans ses entournures par le Maroc sur ce domaine spécifique en raison de ses échecs répétés à développer une stratégie à même de combattre de manière efficiente le terrorisme sur son territoire et, à plus forte raison, dans la région sahélienne.

Tous ces éléments expliquent, en conséquence, concrètement le titre de cette analyse, à savoir que certaines officines hostiles aux réussites du Maroc dans tous les domaines, social, éducation, santé, logement, infrastructures, équipements, de lutte contre la pauvreté, judiciaire, politique, législatif et sécuritaire, ont ordonné aux médias à leur solde de le discréditer par tous les moyens honteux .

Ainsi donc, les fennecs enragés et les médias à leur botte sont lâchés contre le Maroc. Une tentative vouée heureusement à l’échec.

Enfin, et je me dois de terminer mon intervention par un message que j’adresse aux autorités algériennes.

Depuis le départ de la France en 1962, la question kabyle vous hante. Guérilla du FFS en 1963, manifestation du Printemps berbère en 1980, grève du cartable en 1994-95, émeutes de 1998 suite à l’assassinat du poète-chanteur Matoub Lounès, immense mouvement de protestation dit « des Aarchs » en 2001-2002, sans oublier le triste évènement d’octobre 1988, etc. Cette région de langue et culture amazighes (berbères) s’est régulièrement distinguée des autres contrées algériennes. Votre nature coloniale à l’égard des Kabyles et de la Kabylie n’est un secret pour personne. Votre régime n’est en fait que le reflet du système jacobin arabo-islamiste, digne héritier du pouvoir colonial qui l’a précédé. Il est à l’image de celui qui élève un singe ; il ne produit ni fourrure ni lait.

En vous demandant de bien vouloir publier et diffuser ce papier. Une réponse par courriel à cette demande serait appréciée. Merci. Farid Mnebhi.

Écrit par : Farid Mnebhi | dimanche, 25 septembre 2011

mnebhi, HORS SUJET, casse toi avec tes commentaires nationalistes !

Écrit par : armo | dimanche, 02 octobre 2011

mnebhi, HORS SUJET, casse toi avec tes commentaires nationalistes !

Écrit par : armo | dimanche, 02 octobre 2011

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