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lundi, 26 septembre 2011

COTE D'IVOIRE - TAÏ: LES AUTOCHTONES FUIENT EN MASSE LEURS VILLAGES

 

PAUL KOFFI KOFFI.JPG

Selon des informations recueillies sur place, le ministre délégué à la Défense Paul Koffi Koffi se rend aujourd'hui (mercredi 21 septembre 2011) à Ziriglo où un commando de six personnes encagoulées a exécuté des villageois parmi la population allogène et autochtone. Les dernières informations pointent d'ailleurs du doigt la réunion tenue le 14 septembre par les FRCI. Leur vengeance aurait été en effet décidée ce jour-là.


Après avoir accusé des mercenaires libériens pro-Gbagbo d'être à l'origine de l'attaque meurtrière du jeudi 15 septembre dernier dans la petite localité de Ziriglo, le gouvernement se rend aujourd'hui sur les lieux du massacre. Le ministre de la Défense Paul Koffi Koffi devrait être accompagné du chef d'Etat-major des Forces républicaines de Côte d'Ivoire Soumaïla Bakayoko après avoir annoncé la présence des gendarmes jusqu'à hier invisibles dans ladite localité.

Menacées par les FRCI locales, les populations autochtones de Ziriglo mais aussi de Ningré et Covin affluent désormais vers Taï où leur exode bat son plein. « Ne revenez plus ici », auraient menacé plusieurs soldats des FRCI. De fait, c'est à cette force que les infortunées populations ont affaire depuis le déclenchement de ce massacre attribué pour des raisons évidentes de communication aux miliciens libériens pro-Gbagbo. Pourtant les dernières informations en notre possession montrent que ce sont six personnes encagoulées qui sont à l'origine du massacre. Les populations, après avoir soupçonné un temps le riche planteur burkinabé à qui profitait à priori ce crime ont désormais de nombreux faisceaux d'indice contre les FRCI de la localité qui n'auraient  pas supporté le début de rébellion contre leur autorité dans ce patelin d'environ mille âmes. Selon des informations que nous avons recoupées avec des sources à Abidjan, deux semaines avant les événements, les jeunes du village de Ziriglo ont tenu une réunion à la Mairie de Taï . A cette occasion, deux d'entre eux, en l'occurrence Coulibaly Abou et Jean Toclin ont montré toute leur hostilité à l'ordre instauré par les soldats des FRCI. Cet ordre tient essentiellement au racket sur les populations qui va du droit de péage pour ceux qui quittent le village pour aller au champ aux 25.000 F nécessaires pour répondre à une convocation d'un commandant. Or, tout est sujet à convocation : une simple dispute anodine, des bisbilles entre amoureux... Les camions qui sortent vide du village payent pour leur part 15.000 F,  ceux qui sont chargés 320.000 F et les libérations de « prisonniers » 300.000 F. Les populations de toutes obédiences (autochtones comme allogènes) n'en peuvent plus et au cours de cette réunion, elles applaudissent Coulibaly Abou et Jean Toclan qui dénoncent ouvertement le racket des FRCI. Les deux conférenciers appellent aussi à la levée des barrages. C'est cet  affront que les FRCI auraient lavé dans le sang.

De fait, selon des sources sur place, le 14 septembre, les FRCI tiennent une réunion à Sakré dans un petit village de Taï pour arrêter le principe de l'attaque. Le lendemain, six personnes encagoulées déferlent sur le village endormi. Les récalcitrants sont les premiers visés. Coulibaly Abou est découpé à la machette et son condisciple a la chance de ne pas être dans sa maison ce soir-là. Il réussit à prendre ses deux jambes à son cou. Il serait d'ailleurs à Abidjan après avoir réussi à gagner Taï. Car le lendemain, les FRCI qui vont se donner le prétexte d'avoir été attaquées par des miliciens libériens lourdement armés lesquels seraient venus à pied, les auraient attaquées et se seraient enfuis par la même piste, vont se livrer à une vengeance surfaite mais terrible. Le chef de village Benoit Diaï est arrêté avec ses cinq garçons. Il est accusé de détention illégale d'armes et est amené par le lieutenant Roger Yah qui n'est autre que le chef de la sécurité de Ningré et Ziriglo. A la sortie du village, quatre des cinq garçons sont exécutés, le dernier blessé par balles réussit à s'enfuir. Quant au père dont on ignorait le sort jusqu'à hier, il serait détenu à la prison de Paré.

La terreur depuis s'est emparée des populations autochtones directement visées par les menaces des forces républicaines de Côte d'Ivoire. Les Ouibis, une ethnie minoritaire Guéré qui vit au milieu des populations allogènes a préféré aller se réfugier à Taï pour fuir les exactions qui continuent. Le gouvernement avait annoncé à grand renfort médiatique des gendarmes pour protéger les populations civiles. Mais jusqu'à hier, seul le commandant Doumbia de la légion de Daloa a été vu à Ziriglo. Pour le reste, ce sont les FRCI qui quadrillent et contrôlent le village. Les gendarmes en poste à Taï qui s'étaient rendus sur place pour procéder, comme il est de coutume en pareilles circonstances, aux enquêtes préliminaires ont été menacés et congédiés. Les maîtres du village plus que jamais demeurent les dozos, les burkinabé et un certain Ouremi Amadi, tous des hommes du commandant Loss, le vrai dieu de ce bout de terre ivoirien où l'insécurité est chronique.

 

Joseph Titi, in le quotidien ivoirien "Aujourd'hui" N° 69 du mercredi 21 septembre 2011.

Commentaires

"...Que celui qui n'aime pas les FRCI quitte le pays...", dixit Paul Koffi Koffi, ministre de la défense de Ouattara!

Écrit par : yao patrice | lundi, 26 septembre 2011

Les villageois ont compris depuis longtemps qu'ils ne pouvaient pas compter sur ce GOUVERNEMENT OUATTARA NULLISSIME pour assurer leurs sécurités.Ils sont eux-memes obligés de se défendre contre ces REBELLES TERRORISTES qui ont des METHODES DIGNES des PARRAINS de la PEGRE MAFIEUSE.Des TUEURS ENCAGOULES QUI DEFERLENT sur le VILLAGE ENDORMI.Un POUVOIR QUI MATTE toute REVOLTE,toute CONTESTATION,toute OPPOSITION et toute PROTESTATION dans un BAIN de SANG.C'est signé OUATTARA,ils tuent puisqu'il faut se rendre à l'évidence,OUATTARA n'a AUCUNE AUTORITE,aucun CONTROLE sur ses HOMMES ARMES qui obéissent à leurs seuls pulsions de VENGENCE,de REGLEMENTS de COMPTE de COMPTE et de TERREUR sur des PAUVRES POPULATIONS INNONCENTES qui n'aspirent qu'a VIVRE tout simplement.LAISSEZ LES TRANQUILLES!ARRETEZ de TUER,EGORGER,MASSACRER,TUEURS!

Écrit par : RitaFlower | lundi, 26 septembre 2011

VU ET ENTENDU SUR RTI 1. Le ministre délégué de la défense de Ouattara, M. Paul Koffi Koffi (Pdci), aux populations ivoiriennes meurtries de TAÏ (ouest du pays) a affirmé ce week-end :

" Si vous ne voulez pas de Frci, changez de pays, quittez la Côte d'Ivoire. Si vous ne voulez pas de Frci on va fermer vos écoles, il n'y aura plus d'eau et d'électricité, ni d'administration... " SANS COMMENTAIRE !"

Écrit par : PY | lundi, 26 septembre 2011

Cet homme ne mérite même pas d'être un chef de cabinet dans le plus quelconque des ministères de ce pays, encore moins un directeur de cabinet, et à plus forte raison un ministre de la "République de Côte d'Ivoire"!

Écrit par : Dindé | mardi, 27 septembre 2011

VU ET ENTENDU SUR RTI 1. Le ministre délégué de la défense de Ouattara, M. Paul Koffi Koffi (Pdci), aux populations ivoiriennes meurtries de TAÏ (ouest du pays) a affirmé ce week-end :

" Si vous ne voulez pas de Frci, changez de pays, quittez la Côte d'Ivoire. Si vous ne voulez pas de Frci on va fermer vos écoles, il n'y aura plus d'eau et d'électricité, ni d'administration... " SANS COMMENTAIRE !"

KE c'est pénible d'entendre tout ça.

Dans ce pays rien ne surprend plus de la part de ses tueurs à gage.
Ke Dieu les benisse

Écrit par : Kady | mardi, 27 septembre 2011

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