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mardi, 04 octobre 2011

ALASSANE OUATTARA, LE NOUVEAU BEN ALI DE LA FRANCE?


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C’était le 13 septembre dernier. Laurence Ferrari recevait, sur le plateau de TF1, Alassane Ouattara, le nouveau chef de l’Etat ivoirien. Durant cet entretien, la présentatrice de la chaîne parvenait à faire l’impasse sur les sujets les plus dérangeants pour son interlocuteur. Pas un mot sur la grande insécurité qui règne dans le pays, entretenue par les éléments les plus criminalisés de la nouvelle armée, dominée par les ex-rebelles qui ont combattu Laurent Gbagbo durant neuf ans. Aucune question sur les promotions dont ont bénéficié les chefs de guerre accusés, dans des rapports de  l’ONU et des organisations de défense de droits de l’Homme, d’exécutions sommaires ou de recrutement d’enfants-soldats.

Quelques mois plus tôt, une présentatrice de CNN, interviewant Alassane Ouattara, insistait sur le sort d’Hermann Aboa, journaliste de la RTI arrêté pour des faits relevant de l’exercice normal de sa profession, et dont Reporters sans frontières, le Comité pour la protection des journalistes, et même certains quotidiens pro-Ouattara, ont demandé la libération. Cette question n’était visiblement pas prioritaire pour la journaliste française, qui a préféré donner l’occasion à Ouattara de parler du phénoménal taux de croissance que la Côte d’Ivoire devrait avoir en 2012, et des grands travaux d’infrastructure engagés par son exécutif. Les mauvaises langues diront que ce tropisme n’est pas étonnant, dans la mesure où Martin Bouygues, actionnaire principal de TF1 et  ami proche d’Alassane Ouattara depuis une vingtaine d’années, à qui la construction du troisième pont d’Abidjan a d’ores et déjà été confiée, est un professionnel du béton…

Aucune enquête sur la fortune de Dominique Ouattara et ses liens avec les «biens mal acquis»

Au-delà de l’anecdote, de nombreux observateurs africains sont frappés par l’incroyable protection dont bénéficie Alassane Ouattara en France, où tout est mis en œuvre dans les cercles politiques et médiatiques les plus influents, pour sculpter sa légende. Opposant, il passait pour la victime immaculée de l’ivoirité, un concept tellement flou qu’il a servi à diaboliser successivement Henri Konan Bédié, Robert Guei et Laurent Gbagbo. Ses propos incendiaires attisant, dès 1999, le «dolorisme» nordique et la fameuse «charte du Nord» rédigée dès le début des années 1990 par ses partisans n’ont quant à eux presque jamais été relevés dans les médias français. Ses relations troubles avec la rébellion qui a éclaté le 19 septembre 2002 alors que son parti avait des représentants au sein du gouvernement de réconciliation mis en place par Laurent Gbagbo n’ont jamais été véritablement interrogés, y compris après que des enquêtes d’ONG comme Global Witness aient mis en lumière la forte implication de cadres de premier plan de sa formation politique dans l’économie de contrebande en zone «occupée» et le trafic du «cacao de la guerre». La fortune de son épouse, dont l’agence immobilière a géré le patrimoine de chefs d’Etat comme Omar Bongo Ondimba, symbole de toute la lutte contre les «biens mal acquis» des  présidents africains en Occident, n’a jamais fait l’objet d’enquêtes sérieuses dans la presse parisienne.

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Durant l’épreuve de force qui a suivi l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, toute la classe politique française s’est alignée derrière Ouattara, au nom de la validation onusienne de son élection, sur laquelle de nombreuses zones d’ombre persisteront toujours. En effet, pour la première fois dans l’histoire mondiale, un organisme chargé de proclamer les résultats d’un scrutin donnait un taux de participation officiel (70%), puis se ravisait plusieurs jours plus tard, et augmentait de 11% ce taux, en validant des centaines de procès-verbaux où le nombre d’électeurs dépassait largement le nombre d’inscrits… Ce détail plutôt comique n’est que l’une des nombreuses données troublantes qui, mises à la disposition de l’opinion, auraient soutenu la demande du camp Gbagbo, qui sollicitait alors un recomptage des voix, comme cela a été fait dans le même type de circonstances à Haïti. Mais, une fois de plus, l’omerta pro-Ouattara a prévalu.

Un establishment politico-médiatique parisien déterminé à soutenir Ouattara

Aujourd’hui, Alassane Ouattara est au pouvoir. Amnesty International a accusé ses troupes d’avoir perpétré le plus grave massacre de l’histoire contemporaine de la Côte d’Ivoire dans le quartier Carrefour à Duékoué. Un massacre aux motivations purement ethniques, comme le prouvent les cartes d’identité collectées et jetées à proximité des charniers. Amadé Ouérémi, le chef de milice burkinabé accusé d’avoir dirigé ce massacre, n’a été ni inculpé ni même désarmé. Il continue de semer la terreur dans la région. Imaginons un seul instant qu’il s’agissait d’un mercenaire à la solde de Laurent Gbagbo durant sa présidence. Qu’aurait écrit la presse hexagonale ?

La détermination de l’establishment politico-médiatique parisien à soutenir Alassane Ouattara est telle que même la mort de Philippe Rémond, un professeur d’Université français, tué selon ses amis par les forces soutenant Alassane Ouattara lors de leur entrée à Yamoussoukro en mars dernier, a été fort peu médiatisée. L’enquête n’a pas avancé d’un pas, aucune inculpation n’a été enregistrée, l’enterrement s’est déroulé dans la plus grande indifférence… Ressortissant français, le fils aîné de Laurent Gbagbo, qui n’a jamais été un activiste de premier plan, est incarcéré depuis plus de cinq mois à Bouna, petite ville du nord du pays. Motif officiel : «il était avec son père», nous apprend le ministre de la Justice de Ouattara.

Sur le terrain du dialogue politique, les choses ne s’améliorent pas en Côte d’Ivoire. Le FPI, parti de Laurent Gbagbo, a suspendu sa participation aux travaux de la Commission électorale indépendante (CEI), pour une raison qui mérite que l’on s’y attarde. La CEI est contrôlée à 95% par des membres de la coalition au pouvoir. En clair, ce sont les partisans de Ouattara qui doivent organiser de bout en bout un scrutin au cours duquel ils seront arbitre et partie. Quand l’on sait qu’en 2003, à la faveur des accords de Linas-Marcoussis, la France faisait pression pour que cette Commission soit plus «équilibrée», alors qu’elle était nettement moins favorable au pouvoir de l’époque, l’on mesure le degré d’amertume qui peut être celui de l’opposition d’aujourd’hui en Côte d’Ivoire.

Les Français, qui aiment à croire que leur exécutif est l’héroïque accompagnateur des révolutions arabes, avec les promesses de démocratisation qu’elles charrient, doivent se souvenir d’une chose. C’est le soutien œcuménique de la classe politique française, gauche et droite confondues, et l’aveuglement de la presse de leur pays face aux dérives progressives de Zine-el-Abidine Ben Ali, qui ont contribué à forger et à renforcer sa dictature «développementaliste». Petit signe qui vaut son pesant de signification. Ouattara et Ben Ali ont un point commun. Ils ont l’un et l’autre signé des contrats globaux de communication avec Anne Méaux, la patronne d’Image 7, une société chargée de dompter les médias hexagonaux à leur profit.


Théophile Kouamouo


Source: LE NOUVEAU COURRIER.INFO

Commentaires

Les chretiens doivent apprendre a prier pour le pays . Aux des choses nous retournons au parti unique. Que Dieu nous soutinne.

Écrit par : KONOU BI,IRIE FAUSTIN | mardi, 04 octobre 2011

N'est-ce pas là le monde à l'envers, ce à quoi nous assistons dans l'appréciation de la situation ivoirienne devenue un cas particulier dans le monde, où tout est sens dessus dessous par la seule volonté des occidentaux, principalement des français, qui ne se désolidarisent pas quand il s'agit de leurs intérêts ? Même les plus irréalistes.
Face à ce comportement de la France par hommes politiques, média et même par des citoyens lambda interposés, la seule chose qui reste à l'Afrique dans un sursaut d'orgueil et une prise de conscience de l'état d'abêtissement de ses populations voulu et entretenu par les groupes ci-dessus visés, c'est d'engager une lutte sans merci de sa délivrance du joug colonial et impérialiste occidental. Car tant qu'elle demeurera dans la situation d'un continent aphone face aux dérives occidentales, restera enfermée dans sa peur bleue du blanc, les victimes passeront pour les bourreaux, et les bourreaux pour les victimes comme c'est aujourd'hui encore le cas en Côte d'Ivoire et ailleurs sur le continent, à la plus grande joie des valets africains, des lèse -bottes. Afrique, réponds à l'appel solennel que le Président Thabo MBéki te lance chaque fois qu'il doit intervenir sur le cas atypique du mauvais traitement de son continent au nom de l'humanisme démocratique des occidentaux!

Écrit par : phileas | mardi, 04 octobre 2011

La COMPARAISON est tout à fait JUSTE et appropriée au cas OUATTARA!puisque dans une attention délibérée de TRAVESTIR et DETOURNER la vérité,OUATTARA comparait la"REVOLUTION TUNISIENNE"appellée la"REVOLUTION du JASMIN"à l'INTERVENTION MILITAIRE FRANCAISE en COTE d'IVOIRE.2 CAS pourtant OPPOSES.OUATTARA voulant à tout prix se présenter comme un VRAI DEMOCRATE aux yeux du MONDE acquis à sa CAUSE.Le 2eme PRESIDENT de la TUNISIE,BEN ALI à la suite d'un COUP d'ETAT a quand meme tenu 20 ANS,dans cette DICTATURE PURE et DURE soutenue par la FRANCE.Il fut le"CHOUCHOU"de l'ELYSEE jusqu'à sa CHUTE BRUTALE renversée par une MAREE POPULAIRE du peuple Tunisien qui aspirait tant au cHANGEMENT.En effet,le REGIME de OUATTARA et celui de BEN ALI ont des RESSEMBLANCES FRAPPANTES!2 MAFIAS:IVOIRIENNE et TUNISIENNE à la tete de ces deux pays.BEN ALI au moins controlait TOUT avec ses alliés OCCIDENTANX!par rapport à OUATTARA qui n'a AUCUNE PERSONNALITE PRESIDENTIELLE qui pioche un peu chez HOUPHOUET-BOIGNY et un peu chez BEDIE.GBAGBO étant son ENNEMI JURE!LA MORALE de TOUT ça qu'il faut souligner,c'est que BEN ALI a été CHASSE du pouvoir par son peuple!et LACHE par son soutien,la FRANCE dépassé par les évènements survenus.Sans etre une VISIONNAIRE,je pense que OUATTARA finira probablement comme BEN ALI!laché par tous et chassé par les IVOIRIENS RASASIES de ce BURKINABE IMMONDE et CRUEL à la fois avec une population qui l'a pas choisi!j'attends donc avec impatience,la"REVOLUTION des ELEPHANTS" qui viendra tot ou tard!tous les BIENS VOLES par le couple OUATTARA REVIENDRONT à la COTE d'IVOIRE VOLEE.C'est du grand,THEOPHILE KOUAMOUO,redacteur en chef et journaliste du"NOUVEAU COURRIER"et COMBATTANT pour la LIBERTE et la DEMOCRATIE en CI.

Écrit par : RitaFlower | mercredi, 05 octobre 2011

En quoi est ce que la fortune ou les biens de Mme Dominique Ouattara vous concerne? Elle a gagné tout cela honnêtement en travaillant, elle n'a volé ni escroqué personne. C'est de l'argent bien acquis qu'elle a en sa possession. Vous êtes tellement jaloux et aigris que vous ne savez plus quoi publier. Si c'est le cas et bien ne le faites pas c'est encore mieux. Elle s'est investi dans l'humanitaire pour venir en aide aux personnes en difficulté, notamment les femmes et les enfants, on le constate par toutes ses actions posées. Merci de la respecter.

Écrit par : Yvane | jeudi, 10 mai 2012

Yvane,REVEILLE-TOI avant qu'il ne soit trop tard.En tout cas ne compte pas sur moi pour RESPECTER ta DOMINIQUE OUATTARA.Ok. Décidément ce gouvernement peut vous faire avaler n'importe quoi. Mme DOMINIQUE OUATTARA et sa FONDATION:CHILDREN OF AFRICA n'est que la partie visible de l'iceberg pour cacher les biens mals acquis depuis le PREMIER PRESIDENT, FEU FELIX HOUPHOUET-BOIGNY.C'est un secret de polichinelle pour la Cote d'Ivoire.Au fait toi qui la défends bec et ongle qu'à t-elle fait au juste, pour toi, qui mérite ton RESPECT à part être une femme de... Arrête de nous faire rire.

Écrit par : RitaFlower | jeudi, 10 mai 2012

Hypocondriaque Théophile Kouamouo !

Écrit par : Malick | jeudi, 07 juin 2012

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