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samedi, 08 octobre 2011

LETTRE OUVERTE DU GTT INTERNATIONAL A LA SADC ET A LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE


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MADAGASCAR


Nous demandons le retour aux dispositions originales de SANDTON et la suppression de la Présidence de la Transition et du Parlement de la Transition (CT et CST)


Avant même la signature de la Feuille de Route du 16 Septembre dernier, nous, GTT INTERNATIONAL GENEVE, étions opposés à toute forme de Transition qui n'appliquerait pas à la lettre les décisions des Chefs d'Etat réunis à Sandton le 12 juin 2011 concernant la crise malgache.

Actuellement, force est de constater que la suite des événements a montré une toute autre pratique qui amène aux constats suivants:

 la sortie de crise est loin d'être acquise avec le putschiste Rajoelina comme Président de la Transition. Il continue d'agir de façon unilatérale et bafoue dès le lendemain l'accord signé par lui même ou par sa mouvance.

 La France persiste à piloter et soutenir ouvertement le régime putschiste.

 Le retour des exilés politiques reste soumis à des conditions inacceptables.

 Une centaine de prisonniers politiques croupissent encore dans les geôles du régime putschiste.

 Le pays continue d'être la proie de voyous qui le pillent avec impunité.

Rappelons que le Parlement Européen a pris nettement position contre le régime putschiste en écartant toute reconnaissance mais aussi en refusant à Rajoelina la légitimité d'engager des élections en affirmant que "les autorités qui ont pris le pouvoir en bafouant la Constitution ne sont pas habilitées à les [élections] organiser".

De même, l'Union Européenne a manifesté à maintes reprises sa « position ferme en ce qui concerne Madagascar » et «prévient contre toute décision qui s'écarte de la voie consensuelle et inclusive». Récemment encore, M. Baroso l'a confirmé en refusant de recevoir Rajoelina.

Par ailleurs, les révélations sur les agissements du Chef de la Médiation (Mr Chissano) ainsi que ses hommes de terrain (Mrs Simao et Salamao) sur leur "parti pris" en faveur des putschistes sont tout simplement scandaleuses et tristes et n'honorent pas la Diplomatie Africaine.

Aussi, au vu de tous ces éléments et pour une sortie de crise crédible menant vers des élections libres et transparentes, nous demandons :

le retrait de la France avec ses organismes satellites (OIF, COI) de tout processus de sortie de crise,

le renvoi de l'équipe de Médiation pour manquement grave à l'éthique de la neutralité,

le retour et l'application des dispositions originales décidées à Sandton,

la suppression de la Présidence de la Transition et du Parlement (CT et CST) qui est inutile et surtout budgétivore avec les quelques 500 membres. D'autant plus que ces Institutions n'apportent aucune plus value dans l'organisation des élections sauf de perpétuer la bagarre des postes.

la mise en place d'un Gouvernement de Transition constitué d'une équipe réduite de techniciens dont la mission se limiterait à la gestion des affaires courantes et à l'organisation rapide des élections libres et transparentes et ce, avec la contribution de l'armée, la gendarmerie et la police qui doivent être au service du peuple,

le retour sans conditions du Président RAVALOMANANA et de tous les exilés politiques,

la libération sans conditions ni délais des prisonniers politiques.

Bien entendu, les sanctions Internationales doivent être maintenues, tant que règne l'unilatéralisme et le non respect de la démocratie. Et que l'ordre et la liberté tout court soient de nouveau présents dans la vie quotidienne du peuple malgache.


Note sur les négociations menées par la Communauté Internationale :


Nous avons observé que l'enlisement des négociations, bientôt trois ans, était volontaire. Car les tractations, sans discernement ni honte, furent menées par une médiation qui avait oubliée l'éthique et le sens fondamental de la neutralité. Elle est aidée par la France par le biais de l'OIF et ses hommes "diplomates ! ! !". Pour ne citer que les plus actifs visibles : Mr Guéant, alors conseiller à l'Elysée, Mr Bourgi sans poste officiel mais connu comme Mr de la Francafrique ou "porteur de mallettes", l'ambassadeur Mr Chataignier qui s'immisce dans les affaires malgaches aux côtés des putschistes. Ce dernier agissait aux commandes des affaires de l'île, comme un véritable gouverneur auprès d'un royaume sous tutelle française. C'est sans doute ce que l'on appelle le "néo-colonialisme".


GTT INTERNATIONAL GENEVE


Collectif de la Diaspora Malagasy

15, rue des Savoises

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