topblog Ivoire blogs

vendredi, 14 octobre 2011

LE REGARD DE LAURENT GBAGBO SUR LA COTE D'IVOIRE ET OUATTARA, DEPUIS KORHOGO, 5 MOIS APRES AVOIR ETE RENVERSE PAR LA FRANCE

 


LAURENT GBAGBO 6.jpg

Une interview du Président Laurent Gbagbo que nous avons reçue dans notre boîte e-mail et dont nous ne pouvons garantir l'authenticité. Néanmoins, son extrême proximité avec la ligne de pensée de son auteur présumé sur certains points, nous a finalement décidé à la publier sur votre blog préféré. Réalité ou manipulation? A chacun son appréciation. Bonne lecture!


Laurent Gbagbo dans tous ses états... Fernand Malgeer a interviewé le président ivoirien déchu le mois dernier, en septembre 2011. L'homme reste convaincu que la partie n'est pas encore perdue pour la démocratie. L'adversaire l'a certes neutralisé, mais l'animal politique, spécialiste du pocker menteur, qu'on appelle aussi le boulanger est étrangement animé d'un espoir voilé comme s'il détenait le joker secret de la crise ivoirienne.

 

FM : Comment vous portez-vous après cinq mois à Korhogo loin du pouvoir?

LG : Bien. Je vous le souhaite à vous et tous mes compatriotes exilés internes et externes qui souffrent encore de cette situation dramatique. 

FM: L'hebdomadaire Jeune Afrique L'intelligent nous apprend que vous êtes un peu perturbé.

LG : N'ayez pas peur des mots. Dites plutôt que je deviens fou. Je confonds mon lieu de détention au palais présidentiel, je donne des ordres, convoque des conseils des ministres... (rires). Il se dit beaucoup sur mon compte. Ne vous y trompez pas, cela fait partie du processus: on vous diabolise, on vous renverse, et on vous fait passer pour débile. Ai-je le parlé de quelqu'un qui perd la tête? 

FM: Vivez-vous en permanence dans la résidence présidentielle à Korhogo? Qu'en est-il exactement de vos conditions de détention? Vous avez été formellement inculpé, que dites-vous des chefs d'accusation qui justifient votre inculpation?

LG : Souffrez que je n'en dise pas un mot.

FM : Pourtant l'opinion nationale et internationale souhaiterait en savoir du concerné que vous êtes.

LG : Cela révèle du domaine judiciaire. Seuls mes avocats peuvent vous entretenir là-dessus. Le prévenu qu'on dit que je suis, ne souhaite donc pas se prononcer sur ces sujets. Pour le reste, excepté la politique intérieur des autres pays, je suis ouvert à vous, monsieur.

FM : Savez-vous que monsieur Koulibaly Mamadou l'ex-N° 2 de votre régime a crée son parti politique, le LIDER?

LG : J'en suis heureux pour lui. (rires).

FM : Mais il n'est pas tendre avec vous.

LG : Personne n'a jamais été tendre avec moi depuis mon entrée en politique.

FM: Vous semblez être sa cible préférée à chacune de ses sorties. Cela ne vous interpelle pas?

LG : Pourquoi cela devrait m'interpeller? (rires).  À chaque nouveau parti sa stratégie de positionnement ! Si ma modeste personne peut l'y aider, pourquoi voulez-vous qu'il s'en prive? Laissez Mamadou tranquille, c'est comme ça qu'il est, et comme ça que nous l'aimons. (rires).

FM : Que répondez-vous, lorsqu'il accuse le FPI d'être un parti tribal qui l'aurait accepté pour se donner une caution nordique?

LG : Rien qui puisse engager la polémique, si c'est que vous attendez de moi. Je suis simplement peiné, parce que nous le savons capable de mieux. S'il y a un mot ou sujet que j'évite en politique, où tout ce que vous dites, vous suit à vie, c'est bien celui-là. Nous savons où cette façon de faire la politique nous a conduit. Il faut se méfier de ceux qui jouent avec les ethnies.

FM : Est-ce à dire que le FPI (Front Populaire Ivoirien), votre formation politique, n'est pas tribal?

LG : Je vous renvoie à la carte électorale de la présidentielle. Nous comptons au moins soixante ethnies dans ce pays où, en plus de cinquante années de vie commune, le lien du mariage nous a entremêlés. Vous ne pouvez pas pointer du doigt l'autre sans que votre doigt ne soit dans votre direction. Il en est de même pour les 35% d'étrangers qui nous font l'honneur de vivre avec nous. Vous ne pouvez pas toucher à un seul d'entre eux sans toucher à un ivoirien, parce qu'il n'y a pas d'ivoirien, je dis bien un seul, qui puisse se targuer de ne pas avoir d'étranger au sein de sa famille....

C'est pourquoi malgré la prise de position de certains d'entre eux, qui continuent encore à tort de croire que la guerre faite à la Cote d'Ivoire l'est pour eux, aucune conduite à la frontière n'a été envisagée en violation de certaines lois de la sous-région, comme ce fut le cas pour des burkinabé vivant dans le sud-ouest, sous Bédié.

FM : Pourtant, il se dit que votre passage aux affaires a été des plus meurtriers pour beaucoup d'entre eux, tout comme il l'a été pour les ressortissants du nord acquis à la cause d'Alassane Ouattara.

LG : A vous entendre, on aurait dit qu'il n'y a pas de ressortissants du nord avec moi, mais pire je faisais la chasse à une certaine population. Non, c'est un mauvais procès qu'on me fait, il n'en est rien de tout ce qui se dit. Entre un président qui dirige un Etat de droit dont un des rôles régaliens est d'assurer la sécurité et un opposant qui excelle dans l'art du communautarisme à la limite du fanatisme religieux, à qui la faute s'il y a mort d'hommes? Qui réunit ces hommes et femmes très souvent armés, sur la base de la région et de la religion, pour aller défier les forces de l'ordre qui, elles-mêmes, sont représentatrices d'une Côte d'Ivoire diverse? Il n'y a qu'un seul que les ivoiriens désigneront facilement, si vous leur posez la question. C'est la deuxième fois que le même me met en prison sans que j'en appelle à la révolte de ma communauté religieuse, de ma région voire de ma tribu. Dommage que les autres veuillent forcement se voir en moi.

FM : Robert Bourgui a récemment révélé que vous avez financé la campagne de Jacques Chirac. Qu'en est-il? Je suppose que, comme les autres mis en cause, vous me direz que ce n'est pas vrai.

LG : Comment voulez-vous que je réponde à des accusations de quelqu'un qui dit ne pas avoir de preuve de ce qu'il avance? Où bien on attend de moi que je dise que je ne l'ai pas fait, mais je manque aussi de preuve pour clamer mon innocence? 

FM : Monsieur Koulibaly Mamadou le confirme...

LG : Espérons qu'il lui procure des preuves, dans la mesure où, lui, était du même camp que moi, lors de la remise de cet argent... Croyez-vous vraiment que si je faisais partie de ces magouilles, on m'aurait largué toutes ces bombes sur la tête? Le bon sens n'a jamais été une tare...

FM : Pourquoi monsieur Konan Bédié Henri, l'ex-président ivoirien et président du PDCI, vous voue-t-il cette haine viscérale?

LG : Vous l'a-t-il dit?

FM : Non... Mais il en donne l'air. Après avoir aidé monsieur Ouattara à vous ravir le poste de chef de l'Etat, il ne ferait pas d'effort pour vous sortir de là où vous êtes.

LG : Écoutez, c'est à monsieur Bédié qu'il faut poser la question, puisque personne ne m'accuse de lui avoir fait du mal, bien au contraire. Quant à me sortir d'ici, ne vous inquiétez pas, je suis assez responsable.

FM : Reconnaissez-vous maintenant monsieur Alassane Ouattara comme président de la République de la Côte d'Ivoire, après plusieurs mois de détention?

LG : Je suis allé à une élection où mon adversaire et moi soutenons tous les deux avoir remporté le scrutin. J'attends qu'on me dise qui de lui et moi est le vrai vainqueur.

FM : Mais le conseil constitutionnel l'a déclaré vainqueur !

LG : Après m'avoir déclaré en premier... Est-ce à dire que nous le sommes tous les deux? Ce serait impensable. Un pays comme le nôtre, riche de sa diversité, ne devrait pas s'éloigner de la démocratie et du respect des lois dont il s'est librement doté. Cela y va de sa stabilité. Ce serait hasardeux de croire qu'on pourra éternellement bâillonner cette énorme partie du peuple qui croit en cette voie.

FM : Etes-vous déçu de votre ami Yao Paul N'dré, l'ex-président du conseil constitutionnel?

LG : Je n'ai rien à dire.

FM : Souhaitez-vous toujours le recomptage des voix? N'avez-vous pas peur d'être perçu comme celui qui veut ressusciter la crise électorale?

LG : Ah bon ! Parce qu'elle était terminée? C'est vous qui me l'apprenez... Je sais que la France m'a renversé militairement à la demande de mon adversaire pour y être installé. Mais le fond du problème demeure. Qui de Ouattara et moi a remporté l'élection? Le candidat que je suis a le droit et le devoir de le savoir. Ceux qui ont voté pour Gbagbo ont le droit de savoir. Tout démocrate devrait le réclamer.

FM : Certains des vôtres soutiennent que vous avez perdu la présidentielle.

LG : Et d'autres, s'ils ne se posent pas des questions, affirment que je l'ai remporté.

FM : Ceux qui le soutiennent sont-ils des traîtres ou des cadres qui veulent vous régler leur compte?

LG : J'en sais rien, moi ! Mais ceux que vous appelez traîtres et que je crois manquer de conviction sont inhérents à la vie politique. La conviction est celle qui à mon sens détermine l'homme politique. Si elle vous manque, vous êtes un mâle en jupette. Dieu merci, les hommes et femmes déterminés, il y en a encore assez au FPI et dans La majorité présidentielle (LMP) qui m'a accompagné à la présidentielle, tout comme au sein du peuple de Côte d'Ivoire qu'on sous-estime gravement, à tort.

FM : Savez-vous qu'Abidjan a fière allure et qu'on y respire mieux?

LG : Dommage que je n'y sois pas pour profiter de cet air !  (rires).

FM : La population ou du moins les partisans de Ouattara célèbrent leur champion qui aurait réussi en quelques mois, ce que vous n'avez pas pu faire en dix ans. Il est au travail pour le bonheur du pays, disent-ils.

LG : Mais si c'était pour embellir Abidjan, il n'avait pas à me faire la guerre pendant des années ! Il m'aurait demandé le poste de gouverneur du district d'Abidjan, qu'il l'aurait obtenu. Ne riez pas... Honnêtement... Soyons sérieux, cher ami... Qui n'aurait pas nettoyé la ville d'Abidjan après ces violents combats qui ont fait des milliers de morts avec des ordures ménagères qui exposaient la population à des maladies? Moi, Gbagbo?

FM : Mais la situation n'était pas reluisante avant la bataille d'Abidjan.

LG : Soit, mais nettement acceptable en comparaison à celle d'après les combats. C'est vrai que le respect des lois n'est pas leur fort, mais s'ils sont honnêtes, ils vous diront que le cadre légal qui leur permet de dégager les domaines publics, malheureusement, sans dédommagement et recasement, a été défini sous mon autorité. Mais nous avons du ajourner son application pour des questions évidentes d'humanisme. Depuis 2002, tous ceux qui ont fui les combats de la rébellion se sont réfugiés à Abidjan et ne sont plus repartis jusqu'à ce jour, pour la plupart. Abidjan a vu sa population doubler. Ceux qui les ont accueillis ont du se lancer dans le système D que nous, gouvernants, avons décidés de laisser faire jusqu'à l'unification réelle du pays afin que chacun regagne sa base et que cette loi soit appliquée sans trop de désagréments. Gouverner, c'est aussi être humain. À quoi ça sert de s'en prendre aux plus démunis quand on a rien à leur donner en retour? Seraient-ils dans une logique de rendre Abidjan agréable pour le plaisir de leurs maîtres venus les encadrer et assurer leur sécurité? Ou bien le font-ils pour les ivoiriens? Si oui, où mettent-ils toutes ces ordures collectées? La Côte d'Ivoire n'a pas encore d'usine d'incinération ou de transformation des déchets que nous prévoyions. Certains seraient-ils plus aptes à vivre avec des ordures ménagères de près de 5 millions d'habitants que d'autres? Non, Ouattara ne travaille pas. Il fait du tape à l'oeil. Ses partisans feraient mieux de l'attendre sur l'Etat de droit, la sécurité des personnes et des biens, la pauvreté qui a gagné toutes les populations, la réouverture de toutes ces entreprises sinistrées par la faute de son appel à la guerre... 

FM: Vous ne pouvez pas lui en vouloir de manquer d'effort. Il est à la recherche de 13.000 milliards qu'il serait en passe d'obtenir pour exécuter son programme et démarrer ses grands chantiers. Tout ce que vous citez-là ne sera que mauvais souvenirs pour les ivoiriens, d'ici peu.

LG : Ne me faites pas rire, monsieur... Qui va-t-il les lui donner, ces milliards? Les ivoiriens sont ouverts au reste du monde et voient que des mesures d'austérités se mettent  en place partout en Europe et en Amérique. Depuis qu'ils l'ont installé, a-t-il un traitement particulier de la part de la Banque Mondiale et du FMI? Non. La Côte d'Ivoire suit les mêmes procédures et a droit aux mêmes montants de prêts qui avait occasionné son endettement par le passé, et dont nous avons tenté de rembourser une bonne partie. Demandez donc à Ouattara d'avoir un peu de respect pour ceux qui ont eu à voter pour lui. Car, nous autres savons qu'il a la frime facile et le mensonge aisé. Ce n'est pas parce que vous vous croyez ami des milliardaires qu'ils vous rendront milliardaire ! Si tel étaient le cas, avouions que leurs épouses feraient partie de la liste Forbes des fortunés. Parce qu'elles, au moins, ont l'avantage d'être plus proche de leurs époux milliardaires que le prétendu ami. Non, Ouattara n'apportera rien à la Côte d'Ivoire. Juste quelques temps et vous le découvrirez dans toute son incapacité.

FM : Que faites-vous de ses nombreuses années dans la haute finance et son carnet d'adresses qu'il met souvent en avant !

LG : Combien de fois vais-je vous le dire, cher monsieur. Ce type-là n'apportera rien à ce pays. C'est de là-bas qu'il venait, lorsqu'il fut premier ministre d'Houphouët. Il s'en est allé d'ici avec un blâme du FMI pour le plan qu'il était censé appliquer et une Cote d'Ivoire en cessation de paiement ! Le temps serait long pour vous énumérer ses méfaits de 90 à 93. Montrez-moi les pays qu'il a développé comme il le prétend de la BCEAO au FMI. Aucun ! Il excelle dans la mystification comme un gourou de secte.

FM : Aimerez-vous qu'il échoue?

LG : Honnêtement non, si tel est que c'est lui le vrai vainqueur de la présidentielle comme il le prétend. Parce qu'il est celui dont les agissements ont mis ce pays dans ce gouffre. Quoi de plus normal qu'on attende de lui réparation. Mais je suis sceptique quant à sa capacité à unir les ivoiriens d'abord et à trouver les  moyens pour réussir cette remise sur pied du pays. Observez-le, vous retiendriez qu'il est friand du superflu, du cérémonial, du beau décor, du coté martial du pouvoir...que du travail lui-même. On fait jurer les membres du gouvernement, chose qui n'existe nulle part dans notre constitution ; on dit aux chefs militaires qu'ils sont les seuls responsables des erreurs de la troupe, comme si on voulait être chef d'Etat sans être le chef suprême de son armée des temps anciens... Les plus enchantés de son camp commenceront bientôt à se poser des questions sur ses prétendues relations qui feraient pleuvoir des milliards sur le pays. Et puis, cela m'étonnerait qu'on l'ait installé pour le bonheur du peuple ivoirien après 18 ans de déstabilisation. Depuis 1993, lui et ses soutiens extérieurs empêchent les ivoiriens de vivre décemment.

FM : Pourtant, je me souviens que vous avez confié à Jeune Afrique qu'il était plutôt travailleur. Ou bien, je me trompe?

LG : Non, j'ai dit : de Bédié et lui, il est travailleur pendant que Bédié, lui, sait se faire entourer. Toute la nuance est là.

FM : Il n'a que quelques mois de pouvoir. Attendons de voir, pourrait-on être tenté de vous dire...

LG : Le début est très souvent un bon indicateur de la fin. Et ceux qui l'ont installé au mépris des règles démocratiques et de celui d'un peuple souverain qu'ils sous-estiment totalement, y compris lui-même, savent bien ce qu'ils font. Ils veulent un semblant de chef qui soit malléable parce qu'entre deux pressions : la leur et celle d'un peuple qui ne tardera pas à se faire entendre. Voyez l'état global du pays... Les problèmes qu'ils croyaient me créer lui retombent aujourd'hui dessus : l'insécurité est totale ; les bandes armées contrôlent encore le pays ; l'ouest montagneux est meurtri par un génocide ; les forêts classées sont occupées par des populations venues d'ailleurs ; le chômage a atteint son point crucial ; les concours et examens de la Fonction publique annulés ; les salaires des fonctionnaires ont du mal à être payés chaque mois ; le cacao fuit vers les pays limitrophes ; les universités sont encore fermées pendant que le primaire, le secondaire convergent vers elles. C'est très facile de créer un désordre. Mais il n'est pas donné à tous de ramener l'ordre, surtout quand vous êtes l'instigateur de ce désordre.

FM : On est un peu étonné de la virulence de vos propos alors que vous n'êtes pas libre de vos mouvements.

 

LG : Ce n'est pas parce qu'on fait des critiques qui ne plaisent pas qu'on est virulent. Je suis encore très loin de menacer de frapper un quelconque pouvoir moribond, le moment venu. Et puis, qu'est-ce qu'on me montrerait encore après tout ce que j'ai vu? La mort, me direz-vous. Celui qui me la donne, aura en héritage mes péchés.

FM : Y a-t-il des erreurs à mettre à votre compte en 10 ans de règne?

LG : Bien sûr que oui. Tous ceux qui travaillent ont droit à l'erreur.

FM : Lesquelles par exemple?

LG : La première qui peut nous être souvent fatale à tous : faire confiance.

FM : Quoi d'autre?

LG : Le reste n'est pas important...

FM : Vous ne vous sentez pas responsable de cette crise?

LG : Je ne sais pas ce que vous entendez par responsable, mais pas de la manière que l'entendent mes adversaires. Est-ce moi qui ai envoyé l'ivoirité qui leur a servi de base de revendication? Non. Est-ce moi qui ai demandé à mes militants d'aller prendre le pouvoir dans la rue après le départ du général Guéi, lors de la présidentielle qui nous a opposés? Non. Est-ce encore moi qui ai attaqué mon propre pouvoir, le 18 septembre 2002? Non. Alors, d'où vient-il que les gens soient devenus subitement amnésiques?

FM : Pourquoi 50 ans après, l'Afrique est encore à la traîne avec des guerres un peu partout où des populations d'un même pays se tirent dessus?

LG : Le refus du respect des lois. Tout bêtement. Les plus simplistes vous diront à cause des impérialistes. Mais si vous respectez la loi qui vous interdit de mettre le feu à votre pays, l'impérialiste ne peut pas vous contraindre à prendre ses armes pour le faire. Eux, sont dans leur logique de déstabilisation d'un continent qui regorge encore assez de ressources pour le piller. Mais que faisons-nous pour bâtir une unité qui les en dissuaderait? Pas grande chose ! L'occident sait qu'il est l'auteur de la balkanisation de l'Afrique, il peut donc quand bon lui semble opposer qui il veut, dans un pays qui lui doit ses frontières. Demandez à une ethnie ou région A de se mettre ensemble pour revendiquer, et vous verrez que de façon contagieuse le rival d'en face B fera de même. Une fois que les deux camps sont créés, il n'y plus qu'à aller à l'affrontement pour en sortir avec une grosse fracture sociale sur laquelle il pourra jouer à l'infini au gré de ses intérêts

FM : Vous ne faites pas cas de l'iniquité de certaines lois dans votre raisonnement.

LG : Si les lois sont iniques, faisons comprendre à celui ou ceux qui les ont mis en place, qu'elles le sont par des protestations démocratiques que sont les marches, grèves et autres. Mais jamais par les armes. Faute de quoi, les mêmes armes viendront vous arracher, tôt ou tard, ce que vous avez acquis. Dans son jeu, l'impérialisme n'a pas d'amis. Il n'a que des intérêts. Il n'aura aucune gêne à se mettre avec celui qu'il a fait chasser par vous pour vous évincer un jour.

FM : L'Afrique a donc intérêt à promouvoir le droit dans un vrai état de droit, si je vous suis?

LG : Absolument. À condition que ceux qui l'enseignent et le pratique au plus haut niveau ne donnent pas le mauvais exemple en cautionnant le faux.

FM : Qu'en est-il des milliards que vous aurez détournés pendant la décennie de pouvoir?

LG : C'est la aussi un stéréotype du président africain. On ne peut pas imaginer l'exercice du pouvoir sans détournement de deniers publics. Eh bien, j'en suis l'exception. On ne m'a pas encore montré un seul compte m'appartenant, au solde de milliards. Et quand c'est un ancien de la haute finance, comme vous le dites, qui dit n'avoir rien trouvé, (rires) vous pouvez croire que Gbagbo n'est pas venu se servir, mais servir le peuple de Côte d'Ivoire.

FM : Mais monsieur Ouattara a dit récemment, depuis New York, que vous irez en prison.

LG : Parce que je n'y suis pas encore? Laissez Ouattara à son cirque. Ce n'est pas avec cela qu'on fait  peur à un mortel de mon âge. Mieux il veut montrer qu'il est à la tête de ce pays en lambeaux, plus il nous étale sa dictature. Quand la moins attractive des marionnettes se mue en juge, cela donne aux démocrates l'idée du combat qui les attend. Ce monsieur ne fera pas reculer ce  pays sur le chemin de la démocratie.

FM : Et son envie de vous envoyez à la CPI, par exemple...

LG : Qui vous dit que je le mérite mieux que d'autres? Et en quoi cela résoudra quelque chose? On pourra m'enfermer dans une cellule en Europe, parce que je serais celui qui veut que la démocratie s'exerce dans ce pays. Mais est-ce qu'on l'aura fait pour chacun de tous ces ivoiriens qui se sentent concernés, abusés, révoltés par ce que traverse leur pays? L'histoire nous démontre que face au peuple, il n'y pas d'armée aussi puissante. En choisissant de faire la politique, j'ai aussi choisi d'accepter ce qu'elle m'offrirait comme fin. Mais qu'en est-il pour ceux d'en face? Accepteraient-ils la leur? En partant pour la CPI, je me permettrais de leur souhaiter une paix durable et une stabilité à tout épreuve.

FM : Est-ce une menace? Il ne se passe pas de jour sans rumeur de coup d'Etat. Vos partisans réfugiés au Ghana sont fortement soupçonnés de vouloir tenter un coup de force.

LG : Non, je n'ai pas l'habitude des menaces. Le FPI n'est pas non plus abonné aux putschs, son parcours le démontre. Ce n'est pas avec nous que cette pratique a gagné ce pays jadis stable.

FM : Etes-vous pour une participation du FPI aux législatives?

LG : Je n'ai aucune responsabilité au sein du FPI, le président Affi et d'autres hauts responsables du parti sont en prison comme moi. Mais, si c'est ma position que vous voulez savoir, elle a déjà été exprimée par mon porte-parole, le ministre Katinan.

FM : La réconciliation, mais justice d'abord, attend-on dire du côté du palais présidentiel, à Abidjan.

LG : On ne peut pas être démocrate et ne pas aimer la justice qui nous ramène au respect des lois. Je suis donc à l'aise dans ce schéma de réconciliation avec la justice. Cela nous amènera à comprendre beaucoup de choses. Par exemple, qui sont les agresseurs et qui sont les agressés. Comment la rébellion est née et est partie d'ici au Nord, en 2002, pour prendre le pouvoir en 2011, au Sud. Et non dans le sens inverse où on aurait vu les forces régulières partir du Sud, où elles sont le plus basées, pour reconquérir le Nord. Rien qu'avec ce tableau, l'on peut savoir qui voulait la guerre et qui était pour la paix. Bien sûr, il y a aussi les crimes de sang et économiques à élucider.

FM : Avec le recul n'avez-vous pas l'impression d'avoir été piégé en organisant la présidentielle sans le désarmement?

LG : Piégé, moi? S'il y a eu piège, il se refermera sur celui qui me l'a tendu. En politique, rien n'est jamais gagné ou perdu d'avance. On peut faire le dos rond au début et se convaincre après de la nécessité de ce qu'on vous avait proposé au début. Que les ivoiriens restent sereins et très mobilisés, la vérité éclatera. Jamais le faux n'a eu raison du vrai.

FM : Justement, à propos d'ivoiriens, ceux qui sont pour vous vous reprochent d'être trop clément avec vos adversaires.

LG : Ils ont peut-être raison. Mais, moi, je fais de la politique et non la guerre.

FM : Même quand l'adversaire vous malmène comme c'est le cas présentement?

LG : Vous savez, n'est pas cruel qui veut. C'est d'abord et avant tout une question de nature. Et puis, je crois... Si on part d'une logique, pour pouvoir assassiner son adversaire politique (c'est peut-être ce que certains me reprochent, ici), il faut être sûr qu'il est seul dans sa famille et qu'il n'a pas de militants, pour espérer ne pas subir la vengeance des siens. Or cela est impossible. Dans les pays où d'autres ont pris ce raccourci, la paix n'est plus jamais revenue. Voilà pourquoi face à un adversaire qui vous brandit la force des armes, brandissez-lui, celle du droit et soyez déterminé jusqu'à ce qu'il cède. Si vous voulez, je préfère la légitime défense, qui a un fondement juridique.

FM : Est-ce vrai qu'on vous promet la libération contre la reconnaissance d'Alassane Ouattara comme président? On se rappelle qu'au plus fort de la crise, monsieur Alain Jupé, ministre des affaires étrangères français, avait parlé d'un document à signer par vous, votre reddition.

LG : Je ne crois pas être le mieux placé pour vous répondre.

FM : Comment va votre mère qui serait réfugiée au Ghana, après que sa maison ait été pillée comme la vôtre au village?

LG : D'après mes avocats, elle va bien, merci. Si ma mère a eu le tort de m'avoir mis au monde, les ivoiriens eux ne méritent pas d'être pris en otage sur leurs propres terres par des bandes armées. Ce n'est pas bon, ce n'est pas humain. Que ceux qui ont pensé, ordonné et exécuté cette dérive y mette immédiatement fin. Evitons le chaos total au pays.

FM : Que diriez-vous d'un tête-à-tête avec Alassane Ouattara?

LG : Tout ce qui peut sortir le pays de cette impasse est le bienvenu. Mais, qu'on libère ces hommes et femmes qui sont détenus parce qu'ils ont été, pour certains, soit nommés par moi, soit mes partisans, soit des parents à  moi. Je le répète à qui veut l'entendre, le régime présidentiel qui est le nôtre fait de moi le seul responsable de ce qu'on pourrait leur reprocher.

FM : Jamais de jour sans que vous ne soyez en couverture des quotidiens ivoiriens. Est-ce à dire que vous hanter encore la scène politique ivoirienne et le pouvoir actuel?

LG : C'est peut-être là une des facettes de la gestion du pouvoir qui nous oppose. La méthode dictatoriale rend plus service à l'opposition qu'aux tenants d'un quelconque pouvoir. Peut-être aussi la crise qu'on dit être terminée ne l'est pas du tout, en réalité.

FM : Avez-vous noté que je me suis gardé d'user du titre de président pour désigner Monsieur Alassane Ouattara?

LG : Non, pas du tout. Pourquoi me le demandez-vous?

FM : Cela vous aurait peut-être fâché.

LG : Pour si peu? Non, je ne suis pas un malade du pouvoir. Ce n'est pas moi non plus qui désigne le président ivoirien. (rires).

FM : Au revoir, monsieur le président !

LG : Au revoir monsieur et que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !

Commentaires

Ecoutez,ma réaction à chaud:je doute de l'authenticité de cette interwieu accordée au PRESIDENT GBAGBO: deux motifs qui justifient ce choix.Premièrement,le president GBAGBO est coupé du monde extérieur,meme ses AVOCATS n'ont pas ACCES à lui.A plus forte raison un JOURNALISTE.Son GEOLIER à KHOROGO,FOFIE ne le permettrait pas ni le NOUVEAU POUVOIR qui tient à maintenir son isolement le plus longtemps possible,sans aucune forme de procès.Deuxièment:les prétentus réponses du PRESIDENT me confirment cette théorie.En effet,à la question reconnaissez vous Allassane Ouattara comme PRESIDENT de la REPULIQUE de Cote d'Ivoire,après plusieurs mois de détention.Je pense que le PRESIDENT GBAGBO aurait dit qu'il était le vrai vainqueur du srutin présidentiel!!!!!

Écrit par : RitaFlower | samedi, 15 octobre 2011

Je me demande bien à quoi obéit réellement ce type de farce quand on considère les conditions carcérales du PRÉSIDENT GBAGBO ?

L’auteur de ce tour déplaisant prend-il la mesure des propos qu’il veut attribuer au PRÉSIDENT GBAGBO face des geôliers illuminés ?

Certes, tout peut être permis pour la cause du PRÉSIDENT mais tout peut ne pas être forcement utile.

Écrit par : DIDIER F. | samedi, 15 octobre 2011

Cher frère,DIDIER F,je ne saurais meme pas te dire à ce jour,le nombre de SITES INTERNET de SOUTIENS au PRESIDENT GBAGBO qui existent,tellement il y a un tel ENGOUEMENT pour sa LIBERATION.Et comme il fallait s'y attendre il ya des DERIVES,des ABUS sur l'image de mon PRESIDENT.CERTAINS se croient alors tout permis et ne se rendent pas compte que leurs attitudes négatives DESSERT cette noble CAUSE.C'est la deuxieme INTERWIEU accordé au PRESIDENT GBAGBO.Tout le monde veut se faire un nom sur son dos!C'est Inadmissible qui les a envoyé,pas le PRESIDENT GBAGBO en tout cas!Il ya eu tout récemment des timbres VENDUS à l'effigie de GBAGBO!Heureusement,son PORTE-PAROLE vigilant,KONE KATINAN a réussi à interdire cette VENTE ILLEGALE et INTERDITE.Il me semble que c'était au GHANA.Tu vois,ce COMBAT a dépassé les frontières de la COTE d'IVOIRE.Le MONDE ENTIER se mobilise pour GBAGBO et ses proches.Le PRESIDENT GBAGBO est un homme politique d'une INTEGRITE TOTALE.Je pense que ses nombreux partisans se doivent de l'etre également.Lorsque je vois que l'on fait du BIZNESS en son nom,je ne le supporte pas.Je sais que là ou il est en ce moment,le PRESIDENT GBAGBO n'apprécierait pas qu'on se verve de lui à des fins purement mercantiles.Voilà DIDIER F.Je m'arrete là.Dè que je commence à parler de GBAGBO?difficile pour moi de m'arreter,tu sais.Je suis plus que FIERE qu'il soit RENTRE de le CERCLE FERME des GRANDS HOMMES sur le continent AFRICAIN et dans le MONDE ENTIER

Écrit par : RitaFlower | samedi, 15 octobre 2011

La question sur l'authenticite de cette interview a failli me decourage,plane le doute.Mais,je suis convaincu que ces propos viennent de S.E.M.L.G.Le style n'a pas change,avec des propos coherents,chaque question ayant une reponse claire sans crainte ni frayeur.
cette interview rassure de l'etat d'esprit de mon PR.A l'entendre,je crois que le combat est loin d'etre gagne par ceux qui sont en train de se croire les maitres de Cote d'Ivoire et du monde.
Merci pour ce mail

Écrit par : constant gueda | samedi, 15 octobre 2011

Je penses personnellement que ces propos ne pas du Président Laurent Gbagbo. C'est un peu vulgaire par endroit. Ce qui ne ressemble pas.

Écrit par : james | lundi, 17 octobre 2011

A lire cet échange, je constate que cet interview a duré plus d'une heure trente. Où était Fofié qui empêche des avocats qui detiennent une autorisation du parquet pour voir leur client de le faire.

Qui est ce journaliste?
N'y avait il pas de gardes armées pendant l'interview? je ne pense pas.
Comment LG sait il tout ce qu'il avance sur la crise financière, les propos de Koulibaly? ces avocats qui eux l'ont vu nous confirme qu'il est coupé du monde.
Je pense que nous sommes en face d'une manipulation, pour atteindre quels objectifs je ne sais pas? Mais restons vigilants, c'est une vraie farce.

Écrit par : Cheickna | lundi, 17 octobre 2011

Interrogations extrêmement lucides et pertinentes, cher frère CHEICKNA!

En plus, ce journaliste, jamais entendu parler; un illustre inconnu qui sort comme un lapin d'un chapeau magique. Franchement... Et on ne sait pas même à quel organe il appartient.

Une mauvaise farce dont l'objectif secret reste à décrypter et les auteurs, à débusquer.

Écrit par : Dindé | lundi, 17 octobre 2011

COTE D’IVOIRE EN DETRESSE GLORIEUSE


Je me nomme Prophète ISRAËL, le fou de Dieu.
Je ne me trouve nulle part, sur ordre de l’Eternel des armées.
J’avais prévenu le président Laurent Gbagbo et tout le peuple de Côte d’Ivoire, mais personne ne m’a écouté.

Voici le contenu de la prophétie telle qu’elle a été dite :
Des gens venus du Nord, appuyés par l’armée de Babylone attaqueront le pouvoir de Laurent Gbagbo. Le pays sera coupé en deux, il y aura de multiples accords, le président Gbagbo fera des concessions, les rebelles viendront manger à la même table que les FANCI, le président Laurent Gbagbo fera croire que tout est rentré dans l’ordre en se fiant à son génie politique, les rebelles envahiront le Sud, il y aura de grandes nominations, la vie reprendra normalement, le pouvoir en place fera de grands projets pour l’avenir.
Après ces moments, la guerre va reprendre. L’armée connaîtra une très grande trahison, à telle enseigne qu’elle se mordra les doigts.
On entrera dans des maisons et on en égorgera des humains, puis on pillera le contenu de ces maisons.
A ce moment-là, Gbagbo connaîtra la pire humiliation de sa vie. Il sera abandonné de tous ses amis parce que tous le trahiront à cause de l’argent.
''Côte d’Ivoire, ta côte te trahira.''
Les hommes religieux feront tous croire à Gbagbo que c’est lui que l’Eternel Dieu a choisi pour le mettre sur le trône. Ils donneront des révélations qui ne se réaliseront jamais. C’est ainsi que Dieu les a confondu parce que ces religieux ne parlent pas de sa part.
Des enfants auront des visions et des rêves. Des vieillards auront des visions, des rêves, mais ils ne comprendront pas son explication parce que Dieu a décidé de frapper.
A partir de ces signes, ceux qui ont envoyés la guerre domineront pour un temps et le peuple sera dans le désespoir total. D’autres seront en exile, le peuple chrétien sera tourmenté et ses guides seront chassés comme des rats. Mais, le monde entier n’en dira pas un mot. On verra toutes formes de tribulations.

Mais, au moment où ceux qui dominent croiront qu’ils maîtrisent tout le système (« Quand tout semblera parfait… »), la guerre reprendra pour la 2ème et dernière partie du match, « c’est une finale d’un match de football ».
Voici les écritoires du tableau numérique :
Côte d’Ivoire - France
Score : 3 - O
Tous les perdants doivent mourir. Ce qui veut dire que la Côte d’Ivoire triomphera. Le France et l’ONU dans son entièreté disparaîtra.
La Côte d’ivoire ne sera plus jamais dans aucun de ces organismes mondiaux. Elle changera de nom, de devise, de monnaie et sera le flambeau de l’humanité.

La guerre sera très rude. Ce jour-là, chacun invoquera son Dieu. Et c’est ce jour-là que tu sauras vraiment lequel des dieux tu as adoré. Seul Jésus, le Vrai Dieu sauvera ceux qui auront été sur le chemin de la lumière.
Même si toute l’armée du monde s’unissait contre la Côte d’Ivoire, la Côte d’Ivoire gagnera la guerre. Tous ceux et celles qui pensent mal de son prochain disparaîtront de la surface de la terre.
''Quand tout semblera parfait, Côte d’Ivoire, tu connaîtras une détresse glorieuse''.

Côte d’Ivoire, ainsi parle l’Eternel des armées :
J’ai annoncé l’arrivée des déchets toxiques et même dit que certains membres du gouvernement prendront de l’argent pour faire passer ce mauvais produit, mais personne ne m’a écouté ;
J’ai encore dit que les vaccins du tétanos étaient le virus du SIDA, et qu’ils ont reçus de l’argent pour accepter ces vaccins sachant très bien que c’était mauvais, mais personne ne m’a écouté ;
Je me suis adressé aux religieux dans tout leur ensemble, et je leur ai dit : '' arrêtez de mentir à mon peuple, que ces bâtisses dites maisons de Dieu ne sont de moi'', mais ils ne m’ont pas écouté ;
J’ai parlé aux médecins qui ne voient que l’argent au lieu de guérir mes enfants,
J’ai parlé aux sages-femmes qui injectaient des substances empêchant mes enfants d’accoucher normalement, dans le but de leur faire subir une césarienne et aussi gagner beaucoup d’argent, mais personne ne m’a écouté ;
J’ai parlé à l’administration, d’arrêter toutes formes de corruption,
J’ai parlé aux corps habillés, d’arrêter toutes formes de corruption,
J’ai parlé à la population en générale, d’arrêter toutes formes de corruption,
J’ai parlé aux femmes de se débarrasser de leurs mèches, pantalons, d’arrêter de changer la couleur de leur peau, mais personne ne m’a écouté ;
J’ai demandé à ceux qui croient qu’ils me suivent de ''sortir du milieu d’eux'', mais personne ne m’a écouté ;
J’ai encore demandé aux uns et aux autres de m’adresser directement leurs prières, mais personne ne m’a écouté ;
J’ai parlé aux différentes types de religions, de revenir à moi, mais personne ne m’a écouté ;
J’ai envoyé des hommes et des femmes pour vous avertir, mais ils ont tous été traités de fous et de folles, et vous ne m’avez pas écouté ;
Je me suis révélé aux musulmans, vous ne m’avez pas écouté ;
Je me suis révélé aux chrétiens, vous ne m’avez pas écouté ;
Je me suis révélé aux non-chrétiens, vous ne m’avez pas écouté ;
J’ai dit : ''il n’y aura plus d’élection dans cette Nation'',
Je vous ai dit d’arrêter de me mettre en colère, vous ne m’avez pas écouté ;
Je vous ai frappé de maladies terribles, de grandes difficultés, dans l’intention de vous voir revenir à moi, vous ne m’avez pas écouté ;
Je vous ai dit de réserver de l’eau, vous ne m’avez pas écouté ;
Je vous avais dit : ''Quand tout semblera parfait, je me glorifierai'', mais vous ne m’avez pas écouté ;
Je vous avais dit : ''je frapperai cette Nation et la quantité de personne qui restera en vie flottera entre les mains de mon serviteur'', mais vous ne m’avez pas écouté ;

Maintenant, écoutez pour la dernière fois :
Mon épée est levée contre toi, ''Nation à race de vipère'', j’enverrai sur toi l’épée, la peste, la famine.
Personne ne pourra se cacher à mes yeux. Même si tu montes dans le ciel, je te ferai descendre. Même si tu vas au fond de la mer, j’enverrai les serpents marins contre toi.
Même si tu te constitue prisonnier, j’ordonnerai qu’on te tue.
Je vais t’épurer comme on épure l’or par le feu. Je te ferai voir de grands malheurs que tu n’as jamais vu ni entendu depuis l’histoire des nations
Ainsi, tu sauras que je suis un Dieu redoutable.

Toi, Alassane Dramane Ouattara, qui a engendré toutes formes de méchancetés, je t’arrache le pouvoir et je le donne à mon oint.

Aux puissances étrangères, une météorite vous frappera.
Ceux que je laisserai en vie parmi vous dans cette Nation, iront raconter ma gloire qu’ils auront vue sous leurs yeux. En dehors de ces derniers, aucun d’entre vous ne sortira vivant de la Côte d’Ivoire.
''Je frapperai toute la terre, à commencer par la Côte d’Ivoire qui ne mérite aucun survivant''.
Je ferai de cette Nation un modèle pour toute l’humanité.

Ils vont dominer pour un temps, mais dans une deuxième phase, je montrerai ma gloire à toute l’humanité. J’exercerai un jugement redoutable sur tout ce qui ne glorifie pas mon nom.

Que les Ivoiriens arrêtent de rêver, Laurent Gbagbo ne reviendra jamais, jamais sur le trône de cette Nation.

« Quand tout semblera parfait… !
Est-ce tu as compris ?
…Quand ils croiront qu’ils contrôlent tout.
Pèse ces deux phrases et cherche à comprendre »

Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux églises

PROPHETE ISRAËL


Côte d’Ivoire en détresse glorieuse

Écrit par : Edonte David | lundi, 17 octobre 2011

Quel est votre message,Edonte David à l'égard de vos frères et soeurs?

Écrit par : RitaFlower | lundi, 17 octobre 2011

Mon frère FERNAND,

N’étais- tu pas rendu toi même complice de cette ‘’ mauvaise farce ‘’ en la publiant ?

Si l’auteur de la prétendu interview reste à ‘’ débusquer ‘’ , pour quoi le démarche d’authentification n’a pas précédé la publication ?

Écrit par : DIDIER F. | mardi, 18 octobre 2011

Comme c'est drole d'entendre ce guvernement de pushistes parler de calme!!!qui a enseigne aux ivoiriens qu'on peut prendre des armes pour exprimer ses divergences d'opinions?qui a enseigner aux ivoiriens qu'on peut prendre des armes pour reparer une soit disant injustice??
Maintenant que la lecon a ete bien assimilee et que les autres ivoiriens utilisent les memes moyens de protestation pourquoi vous vous excitez?vous devriez etre plutot fiers d'avoir ete de bons enseignants!!!

Écrit par : fds | mardi, 18 octobre 2011

DIDIER F.,

Il est toujours bon d'exposer les basses manœuvres. D'où qu'elles viennent. Cela contribue à les désactiver ou à désamorcer leurs intentions sous-jacentes. Car ce qui est caché attire toujours et suscite, par sa nature même, une curiosité malsaine.

Je n'étais pas dupe.

Juste cela.

Écrit par : Dindé | mardi, 18 octobre 2011

Si un simple soldat ISRAELIEN,GILAD SHALIT a été LIBERE aujourd'hui MARDI 18 OCTOBRE 2011 après 1 941 JOURS(5 ANS) de DETENTION aux MAINS du MOUVEMENT ISLAMISTE PALESTINIEN HAMAS à GAZA.Il y a eu une MONNAIE d'ECHANGE.Que VEUT OUATTARA en ECHANGE de la LIBERATION du PRESIDENT IVOIRIEN KOUDOU LAURENT GBAGBO?lui qui a déjà BRADE la COTE d'IVOIRE,toute ENTIERE.La VIE des IVOIRIENS n'a AUCUNE VALEUR à ses YEUX.Nous DEVONS NOUS aussi EXIGER la LIBERATION de GBAGBO RETENU dans le NORD par les REBELLES-TERRORISTES sans FOI NI LOI d'ALLASSANE DRAMANE OUATTARA.Je m'étonne qu'à ce jour il n'y ait pas de COMITE OFFICIEL de SOUTIEN à GBAGBO.Les DIFFERENTS MOUVEMENTS de RESISTANCE qui EXISTENT à l'ETRANGER souffrent d'une LEGITIMITE et d'une VISIBILITE sur la SCENE INTERNATIONALE!

Écrit par : RitaFlower | mardi, 18 octobre 2011

RITAFLOWER,

N'attends pas une quelconque reconnaissance des différents mouvements de résistance et pour la libération du président Laurent Gbagbo. Cela est ainsi voulu pour les museler. Combien de leurs manifs sont couvertes par la presse dite "professionnelle" des impérialistes?

Pire, ils sont gazés et brutalisés, pourchassés, blessés, arrêtés. A chacune de leur sortie. Les soutiens de Ouattara n'ont aucun intérêt que le monde entier les entende ou les reconnaisse. Et ils y travaillent, quotidiennement.

C'est donc à nous de les légitimer par une adhésion MASSIVE, en nous constituant en force politique africaine en France et en Europe, et en nous y structurant en groupe de pression incontournable dans toutes leurs élections, selon la vision de l'écrivaine franco-camerounaise Calixthe Béyala.

C'est la seule voie de salut.

Bien à toi!

Écrit par : Dindé | mardi, 18 octobre 2011

mr DINDE il y longtemps que je vous lis . vous etes tres sage et intelligent que le DIEU TOUT PUISSANT vous fortifie.

Écrit par : francoise | mardi, 18 octobre 2011

Waw!!! Quel honneur!

Merci, chère soeur FRANçOISE.

Je dis AMEN à ta prière!

Sois bénie.

Écrit par : Dindé | mercredi, 19 octobre 2011

Vrai ou faux , je ne vois rien dans cette interview ou prétendue interview qui desserve la cause du président Gbagbo...
Si celle-ci est fausse , je dirais plutôt qu'il s'agit d'un exercice de style bienveillant , et bien réussi , comme ceux auquel se livre certains écrivains , pour faire parler des auteurs ou grands hommes morts des siècles passé.Exemple : on peut faire une fausse interview de Voltaire sur des sujets actuel , en se servant de ce qu'on sait de ses idées
Pour cela , il suffit de bien comprendre la pensée de la personne qu'on veut faire parler en ayant évidemment lu l'ensemble de ces propos , interviews passé etc....

Quoi qu'il en soit , je pense plutôt pour l’œuvre de quelqu'un de proche de Gbagbo , que de celui d'un désinformateur a la solde de Ouattara.......la réponse sur le fait que Ouattara soit président ou non , en est un exemple..."Gbagbo" ne dit pas Ouattara est président et confirme par les propos précédents , que le C.C. libre , l'a désigné lui , en tant que président.
La manipulation d'un Ouattariste , n'aurait pas manqué de faire dire à "Gbagbo" , qu'il reconnaissait la victoire de Ouattara...ce qu'on ne lit pas dans ce texte

Écrit par : VSNEOCOLON | jeudi, 20 octobre 2011

VSNEOCOLON,mais enfin ou veux-tu en venir?Je ne COMPREND pas ton RAISONNEMENT.Le simple fait que l'on attribue des PROPOS qui ne sont pas du PRESIDENT GBAGBO dessert cette noble CAUSE.Il est vrai que nous ne sommes pas des JOURNALISTES d'INVESTIGATIONS pour le PROUVER mais ça se voit que c'est du FAUX,RIEN que du FAUX.Il a un porte-parole,KONE KATINAN qui parle en son nom et pas à sa place,si tu saisis la nuance.Et pour citer LAURENT GBAGBO aux IVOIRIENS:"JAMAIS le FAUX A EU RAISON DU VRAI"fin de citation.Je pense qu'il sait mieux que personne ce dont il parle.Avec ce REGIME OUATTARA,nous sommes dans le FAUX,l'imposture et l'usurpation,Frère

Écrit par : RitaFlower | jeudi, 20 octobre 2011

Bonjour mes frères et sœurs ivoiriens,

J'ai reçu ce qui suit:” DIEU a brisé les refondateurs à cause de leur orgueil et leurs orgies publiques. Ils n'étaient pas un exemple pour la construction d'une société juste et prospère. Que de dégâts sous un pouvoir ki refusait d'écouter les critiques. Alassane Ouattara a été l'instrument par lequel Dieu a frappé les refondateurs qui se sont écroulés et reçoivent une cure de brisement dans les prisons dans des conditions de vie précaire.

Retenez ceci GBAGBO ne reviendra plus au pouvoir, et je voudrais que mes frères et sœurs patriotes, républicains et tout le peuple de côte d'ivoire le retiennent.

L'année 2011 va avaler OUATTARA alassane pour avoir usurper le pouvoir de notre nation et investi ses biens pour tuer. Ouattara mourra entre le 17 NOV et le 15 DEC 2011. Des violences sont en route encore. A sa mort ki sera une mort naturelle et brusque, la panique va s'emparer de tout son système ki va s'écrouler, tous ceux ki ont les nominations maintenant n'en bénéficieront pas. C'est du pipeau, k'ils le sachent.

Soro guillaume ira à la CPI contrairement à ce qu'il pense, les chefs de guerre seront rattrapés par leurs crimes. y'a du feu dans l'air. Je met en garde quiconque tentera de faire un coup d'état contre OUATTARA, il va mourir cadeau. laissez, DIEU a déjà scellé son sort.

Sachez que MAMADOU KOULIBALY assurera l'intérim après la mort de OUATTARA. Désolé pour lui , il ne va gérer que la transition pour une prochaine élection Présidentielle. Sachez que MAMADOU KOULIBALY se présentera à ses élections, mais il perdra les élections présidentielles devant un citoyen ordinaire ki va gagner les élections.

Cet homme va déclencher une vague de restauration pour le pays. Les ivoiriens ne doivent pas s'inquiéter, les accords entre la France et la Cote d'Ivoire vont changer, ceux ki sont chaud pour le faire maintenant se fatiguent. Ce président ki sera élu va réhabiliter GBAGBO et son épouse.

Mais frère et sœurs, avertissez vos amis étrangers ki sont en cote d'ivoire, ils ont violé l'alliance entre les peuples en s'investissant dans la politique de notre nation, UN JUGEMENT ARRIVE POUR EUX;Je m'arrête là.

Merci et Sincères salutations. DIEU vous bénisse!

Écrit par : GML | dimanche, 23 octobre 2011

Voici un homme humain, courageux, béni par le très haut

Écrit par : cote d'ivoire ma patrit | mercredi, 26 octobre 2011

Les commentaires sont fermés.