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jeudi, 20 octobre 2011

SUPPRESSION DU FINANCEMENT DES PARTIS POLITIQUES: BEDIE SE FACHE ET MENACE

 

HENRI KONAN BEDIE.jpg

Le nouveau locataire du palais a décidé de ranger au placard la Loi n° 2004-494 du 10 septembre 2004, relative au financement sur fonds publics des partis et groupements politiques et des candidats à l'élection présidentielle. En effet, pour l'année 2011, les annexes à la loi de finance indiquent qu'aucune ressource n'a été allouée à ce chapitre. Une situation qui n'est pas faite pour plaire aux alliés de Ouattara au sein du Rhdp. En particulier à Henri Konan Bédié dont le parti est l'un des plus grands bénéficiaires de cette manne. Le président du Pdci aurait exprimé dans son entourage sa colère quant à cette décision douloureuse qui le prive des ressources pour faire vivre son parti.

Mieux, il aurait menacé, façon voilée, de remettre en cause certaines clauses du pacte qui le lie au mentor du Rdr dans le partage du gâteau après leur installation au pouvoir. La question qui est en train de fâcher au Rhdp est d'autant plus sensible que l'échéance des élections législatives se rapproche à grands pas. Les temps sont durs et le président Henri Konan Bédié ne semble pas en mesure de casquer des centaines de millions pour soutenir les candidats de son parti aux législatives. De ce fait, ceux-ci pourraient être amenés à se débrouiller seuls pour financer leur campagne.

En fait, cette pilule jugée trop amère n'était pas au programme. Au contraire, les alliés de Ouattara se frottaient plutôt les mains, dans la perspective d'un accroissement de l'enveloppe alloué par le président Gbagbo aux partis politiques, conformément à la loi susmentionnée.

«Là où Gbagbo lui-même qu'on combattait nous donnait de quoi vivre, ce n'est pas Ouattara qui va nous affamer, tout de même !», s'est exclamé, irrité, un cadre du vieux parti. Et cette préoccupation est loin de se limiter au Pdci. cette mesure de suppression du financement sur fonds de l'Etat des partis politiques qui vise surtout à asphyxier le Front populaire ivoirien (Fpi) pour le priver de moyen de survie fait tout aussi bien grincer des dents dans la « périphérie » du Rhdp. Dans les autres partis comme l'Udpci de Mabri Toikeusse et le Pit de Wodié qui s'est « rallié », l'Udcy et le Mfa, on fait grise mine à l'idée que cette oseille ne soit plus qu'un vieux souvenir, un « luxe » des temps Gbagbo que l'on regrette déjà.

Même, au Rdr, le parti de Ouattara, on boude cette mesure qui annonce des jours sans pain pour les partis. Il faut rappeler que ce sont au total 5 milliards de FCFA qui ont été alloués aux formations politiques jusqu'en 2010. Que de regrets. Car, sur ce point, les alliés de Ouattara au Rhdp semblent unanimes sur le fait que « Gbagbo ka fissa ». Ils confessent que « la suppression du financement de partis politiques n'est pas un acte de bonne gouvernance et de rigueur dans la gestion ».

Et que loin d'être une forme de gaspillage des ressources de l'Etat, elle permet, reconnaissent- ils avec Laurent Gbagbo, une meilleure traçabilité du financement des partis et concourt à éviter la mobilisation, par détournement ou par gabegie, de fonds occultes. Aussi Bédié attend-il que le mentor du Rdr revienne à de meilleurs sentiments. A moins que Ouattara permette aux ministres, aux directeurs généraux et autres cadres du Rhdp de mettre en place des caisses noires pour financer leurs partis.

Pendant que le Fpi se retrouvera dans un total dénuement.


K. Kouassi Maurice, in le quotidien ivoirien « Le Temps » N° 2470 du mercredi 19 octobre 2011.

Commentaires

UN COMMENTAIRE DE NATHALIE YAMB SUR L'ARTICLE (FACEBOOK):


" C'est du cinéma. Ouattara a déjà accepté de continuer l'application bancale de la loi des finances telle que pratiquée par Gbagbo, qui l'avait tordue jusqu'à en faire une affaire de "financement des partis politiques signataires de Marcoussis", ce qui n'est absolument pas prévu par la loi! Dans quelques jours, l'annonce sera faite ".

REPONSE D'UNE INTERNAUTE:

" Nathalie, mais tu n'y vas pas du dos de la cuillère hein, crucifier le mort, waw! Mais la CIV connaîtra vraiment la paix, hein! ".

Écrit par : Dindé | jeudi, 20 octobre 2011

GBAGBO KAFISSA n'est-ce pas la vérité ? ou bien ? Ce n'est que le début du commencement des suppressions à réalisées.Le PR ADO n'a pas encore dit son dernier mot,vous le savez.Pourquoi s'est-il évertué à prendre le pouvoir,sinon mettre la cote d'ivoire à genou vis à vis des autres nations.Il n'est venu regarder la largeur ou la longueur ou en l'étendue de la mer.Attendez de voir ! patience,patience,patience...

Écrit par : angaman | samedi, 22 octobre 2011

la trahison ne paye pas

Écrit par : moussinga alfred | samedi, 22 octobre 2011

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