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vendredi, 28 octobre 2011

ADO ET LA GENDARMERIE: COMME L'HUILE ET L'EAU

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Le régime d'Alassane Dramane Ouattara  a maille à partir avec le corps de la gendarmerie nationale de Côte d'Ivoire. C'est le contraire qui nous aurait surpris. Ce corps d'armée est réputé pour son respect de la loi et pour son sens de la légalité républicaine. « Pro patria pro lege » telle est la devise de cette unité de l'armée qui ne recrute pas dans les rues, les prisons et autres champs de sorgho. On y accède et on évolue dans ce corps avec un certain niveau de connaissances. C'est donc un corps qui a une haute idée de la République et des lois qui la régissent.  C'est donc à juste titre que le corps de la gendarmerie a toujours été du côté de l'Etat pour défendre ses institutions. Elle fut pendant longtemps en Côte d'Ivoire une forteresse imprenable pour la défense des valeurs républicaines. Tous les coups d'Etat qui ont précédé celui du 19 septembre 2002 ont échoué après avoir buté sur le fameux camp de la gendarmerie d'Agban. La déroute des assaillants du 19 septembre est partie de la perte du combat épique que ces derniers ont mené dans cette caserne.

On se souvient qu'à cause de cette loyauté qui leur colle à la peau et qui a pendant longtemps empêché les putschistes de tourner en rond, Alassane Ouattara qui a cru que c'était sa personne qui était visée in fine, s'était même juré de la supprimer dès son accession au pouvoir. Aujourd'hui, personne ne devrait donc être surpris qu'il les malmène autant. Nous pensons même que c'est un manque de courage politique qui fait qu'au lieu de la supprimer totalement, on procède à ce vaste mouvement d'affectations qui ressemble bien plus à une chasse aux sorcières qu'à autre chose.

Un régime qui fait la promotion de chefs de guerre ne peut logiquement cohabiter avec un corps d'armée légaliste.


Joseph Marat, in le quotidien ivoirien « Aujourd'hui » N° 85 du vendredi 28 octobre 2011.

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