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samedi, 12 novembre 2011

400 AGENTS MENACES DE RENVOI A LA RTI: LES DESSOUS D'UNE CHASSE AUX SORCIERES

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L’heure n’est pas à la sérénité au sein de la Radiodiffusion télévision ivoirienne. Les esprits des agents sont tourmentés par une mesure inique qui à tout moment pourrait s’abattre sur bon nombre d’entre eux. Ce qui se murmurait dans les coulisses est devenu depuis hier officiel : la direction de la RTI a décidé de se débarrasser de plusieurs agents. Selon une source au sein de la télévision que nous avons contactée dans la soirée d’hier, la direction de la télé nationale, sous un prétexte fallacieux, va remercier plusieurs centaines d’agents taxés de pro-Gbagbo.

Sans nous avancer un chiffre exact, notre contact qui n’avait pris part lui-même à la rencontre tenue au stade de la haute fréquence parce qu’à son poste, situe le nombre d’agents visés par les mesures iniques d’Aka Sayé Lazare dans une fourchette se situant entre quatre cent cinquante (450) et six cents (600). En ligne de mire, la génération 2009. Le motif officiel évoqué, la Maison bleue de Cocody aurait des difficultés financières pour faire face à ses obligations.

Les vraies raisons d’un acharnement

Pourquoi la génération 2009 spécifiquement alors que tout le travail de la télévision ivoirienne ne repose que sur cette génération ? Pour Aka Sayé Lazare et son binôme Brou Aka Pascal, les trois cents agents recrutés en 2009 dans les règles de l’art, c’est-à-dire sur exigence du conseil d’administration et appuyée par le ministre de la Communication d’alors, Ibrahim Sy Savané, ne sont que des pro-Gbagbo. D’où l’acharnement dont ils sont l’objet depuis l’avènement, dans les conditions que tous savent, des promoteurs du «vivre ensemble» au pouvoir. En effet, il y a environ un mois, le directeur général de la Rti, Aka Sayé convoquait neuf agents à son bureau pour les «exhorter au travail» alors que le dynamisme et le professionnalisme de ces derniers est avéré et reconnu au sein de la Maison bleue. Le DG les aurait rassurés quant à quelconque renvoi. Ces derniers en sont encore aujourd’hui à se demander qui a dressé cette liste d’agents et sur quelle base elle a été dressée. Les agents s’interrogent sur l’opportunité du « dégraissage » programmé car en réalité, c’est cette génération qui a apporté du sang neuf à la chaine nationale. Elle constitue en outre la colonne vertébrale autour de laquelle fonctionne la télé. Là où le bon sens aurait voulu qu’une sortie en souplesse soit proposée à la vieille classe devenue moins productive et plus coûteuse pour l’entreprise, la direction de la télé a opté pour la chasse aux sorcières. Certains évoquent, thèse plausible, le renvoi des agents qualifiés pour les faire remplacer par les supporters d’Alassane Ouattara qui seraient tapis dans l’ombre, question de dégager un peu d’espace pour eux au sein de l’institution.


Gérard Koné





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CHOMAGE TECHNIQUE ABUSIF A LA RTI: DESOLATION ET EMOTION

Pour régler ses comptes politiques, le directeur de la Radiodiffusion télévision ivoirienne (Rti), Aka Sayé Lazare, a décidé de faire le ménage par un vaste mouvement de chômage technique à la Maison bleue sise à Cocody. Déjà jeudi, il a annoncé, au Stade de la Haute fréquence, la nouvelle : «Une grande partie du personnel sera mise en chômage technique pour deux mois renouvelables une fois, si les attentes de cette mesure ne sont pas probants…».

Avant que la liste des agents mis en chômage technique pour, dit-on officiellement, raison économique, ne soit affichée, hier dans l’après-midi. Les agents concernés ont donc pris connaissance de cet état de fait. Désolation et émotion se lisaient sur le visage des nouveaux « chômeurs techniques » d’Aka Sayé Lazare. On avait l’impression que le ciel leur était tombé sur la tête et même sur la Maison de la télévision. Cette première vague de mise en chômage technique sera suivie d’une seconde dans deux mois, selon Aka Sayé Lazare. A l’en croire, c’est une injonction du Conseil d’administration, et «l’Etat soutient cette réforme en profondeur». Le chômage technique, a poursuivi l’homme fort de la Rti, ne procède pas d’une éventuelle chasse aux sorcières. Il a soutenu que les agents, objets de la mesure, ont été répertoriés par les différentes directions opérationnelles des organes de la Rti, avec la direction des ressources humaines au cœur du dispositif.

Cinq critères, a indiqué M. Aka Sayé, ont guidé leur choix: les nouveaux venus (après 2009), ceux qui sont à 5 ans et moins de la retraite, les «bras cassés», c’est-à-dire les agents qui ne répondent plus aux attentes des organes, les absents chroniques et les grands malades. «Si nous aimons la Rti, nous devons accepter ce sacrifice», a-t-il justifié. Mais derrière ces raisons, se cachent une seule, la vraie : la chasse aux personnes jugées proches du président Laurent Gbagbo. Ce sont elles qui font les frais de la furia de leur nouveau patron. Ces dernières vont percevoir moitié salaire, le temps de leur chômage technique.

Parmi ces travailleurs - ils sont 322, le tiers de l’effectif de la Rti -, on retrouve des noms célèbres. Notamment Fernand Dedeh, Laurence Sauthier, Guy Romain Brissi, Albéric Niango Agbassi, Rebecca Koné, Marie-Laure Aka Zakri, Yo Claude, Maxime Zobo To, Awa Ehoura, Claude Franck About, Hermann Aboa, Laurent Séri, Jérémie Ahouré, Barthélémy Inabo, Marie Claire Sèye, Adolphe Zadi, Aron Badé, Ballo Adams, Eric Boly, Guy Roger Yobouet, Eloi Picard Koré, Stéphane Sé, Edy Mosson, Patrick Nguessan, Eugénie Agoh, Brice Eugène Dagou Zouzoua, Ben Zahoui, Ange Gossé, Benson Pierre Acka, Kathy Touré, Roger Dédy, Jean Noël Béhi, Félix Brou Atché, Ange Assoukrou, Félicien Koffi, George Alain Doumouya, Ricardo Somone, Dominique Régine Thalmas Tayoro. Selon les responsables de la RTI, ces travailleurs ont jusqu’à dimanche pour ramasser leurs affaires et partir de la RTI. Ils ne peuvent y revenir qu’en cas de maladie pour se faire consulter par le médecin.

Comme quoi, le nouveau pouvoir ne badine pas avec la rancœur.

 

Marcellin Boguy

 

Source: NOTRE VOIE

Commentaires

Meme si c'était une décision prévisible et attendue par le personnel de la RTI,n'empeche que ça doit etre un choc pour ces fonctionnaires de la télévision.Ce n'est pas un non plus un VOTE SANCTION du public à qui personne n'a demandé son avis.Ces agents ont été utilisés et jetés comme des mouchoirs en papier,traité comme des pallassons sur lesquels le régime s'essuie les pieds à tout moment,sans vergogne.Le traumatisme est réelle vu que chacun aura du mal à retrouver un JOB. Que dit le CODE du travail,la DIRECTION a t-elle le droit de les licencier d'une manière aussi brutale sans préavis.Peut-etre valait-il partir de soi-meme que d'etre jeté de cette façon absude et abjecte à la fois.A l'image d'un pouvoir qui ne respecte ni rien ni personne.Si c'est une questions de moyens financiers comment se fait-il qu'il y a des fortes chances que ces agents virés soient remplacés par d'autres.Avec quoi vont-ils les payer puisqu'ils disent n'y ont pas d'argent?dans la nouvelle COTE D'IVOIRE,il faut etre partisan du RHDP,originaire du Nord,musulman et soutenir la politique de OUATTARA pour avoir un job et le conserver.C'est un vrai SCANDALE!!!Attendez vous à ce que les ivoiriens ZAPPENT et BOYCOTTENT cette rti!

Écrit par : RitaFlower | samedi, 12 novembre 2011

La RTI version OUATTARA a ouvert ses portes le 9 AOUT 2011,pourquoi avoir attendu plusieurs mois avant de les LICENCIER.Pourquoi ne pas l'avoir fait dè le début?je suppose que la DIRECTION qui a elle-meme changé de DG en avait encore besoin à ce moment là.Il y a des journalistes qui n'y travaillaient déjà plus:HERMAN ABOA est en prison,AWA EHOURA ne fait plus partie de l'effectif depuis la chute du PRESIDENT GBAGBO pour citer que ces deux exemples.Un signe pour leurs faire comprendre que ce sont des PRESON NON GRATA désormais à"MAISON BLEUE"de COCODY.L'ancienneté,la popularite de la personnalité,la qualité du travail,la compétence et le professionalisme n'entre pas en ligne en compte,pour cette DIRECTION qui agit à la tete du client en vérité...qui dit que tous ceux qui ont éjectés sont PROS-GBAGBO?meme si la majorité d'entre eux était favorables au camp GBAGBO,oui!

Écrit par : RitaFlower | samedi, 12 novembre 2011

Il y a longtemps que nous ne la regardons plus, cette RTI-là, RITAFLOWER!!! Moi, en tête de liste.

On ne peut pas avoir accusé les autres d'une chose (exclusion notamment, du reste, inexistante) et faire 4 fois pire, en tout point de vue.

Tu parles d'une "nouvelle Côte d'Ivoire"!

Écrit par : Dindé | samedi, 12 novembre 2011

pendant que DRAMANE renvoie, il recrute et embauche ses agent de TCI.
dans cet pays, plus rien de m’étonne. s'ils sont trop fort qu'il libéralise le paysage audio-visuel en terre d'eburnie. ils verrons que dans les secondes qui suivrons, tous ses agent aurons du boulot

Écrit par : taye | mardi, 15 novembre 2011

Il n'ya pas d'argent mais les Ali Diarrassouba sont passés du 12h au 20 h en moins de 6 mois.

Peut-etre que ceux-là ne sont pas remunerés par la RTI.

Écrit par : Degrange | mercredi, 16 novembre 2011

Franchement mettre des pères et des mères de famille à la rue du joue au lendemain avec tous les loyaux services qu'ils ont rendu à la nation, pour certains à l'orée de leur retraite et pour d'autres en plein début de leur carrière!!!
frachement c'est inhmain!!! Rassurez vous, il ne faut ni être musulman, ni être du nord pour faire les frais de cette mesure injuste!! Des agents originaires du nord et/ou musulmans ont été mis à la porte!! Des gens qui ont donné o moins 30 ans de leur vie à la RTI. Toutes ces familles, ke vont-elles devenir?? Et en pleine rentrée scolaire!! ça me désole tout ça!!!

Écrit par : Luna | vendredi, 18 novembre 2011

Le Dieu que j'adore JESUS CHRIST est vivant, cè un Dieu juste et il fera justice à notre nation,j'y crois.
tt ca va finir, gardons la foi. Dieu à fait son tri regardez la suite .......

Écrit par : graceetpaix | mardi, 22 novembre 2011

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