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mercredi, 23 novembre 2011

LES BALAYEUSES DES RUES D'ABIDJAN TROMPEES ET GAZEES HIER PAR OUATTARA


MANIFESTATION DES BALAYEUSES D'ABIDJAN.gif

Salam n'a pas pu pointer, hier, à son boulot de vigile en poste à la principale grille d'entrée d'un grand groupe de la place qui officie dans le cosmétique. Il a dû supplier Kouadio, son collègue de service, de le remplacer ce jour tout en promettant à ce dernier de lui renvoyer l'ascenseur dans les tous prochains jours. Aussi a- t-il pris soin auparavant d'avertir les grands patrons de la maison. Il n'eût aucune difficulté à obtenir le feu vert de ses chefs parce que Salam, ce ressortissant Burkinabé qui a récemment obtenu la nationalité ivoirienne dans des conditions qui restent encore troubles pour tous ses voisins de quartier, n'est pas homme à inventer des raisons pour ne pas venir au service. Amoureux du travail, l'homme jouit d'une grande sympathie de la part de ses supérieurs hiérarchiques qui le prennent souvent en exemple pour fouetter l'orgueil des autres employés de l'entreprise. C'est que hier, Salam a été contraint de garder la maisonnette qu'il occupe à Abobo Derrière-rails, en l'absence de Korotoumou, sa tendre épouse, partie la veille à la mairie d'Adjamé pour percevoir sa paie, en sa qualité de balayeuse des rues d'Abidjan. Son premier salaire depuis six mois, à raison de 60.000 Fcfa/mois. Ce qui donne un bon petit pactole de 360.000 Fcfa autour desquels le couple nourrissait déjà bien de projets.

Malheureusement, la course de Korotoumou fut infructueuse car les payeurs n'ont pas honoré le rendez-vous pris pourtant fermement la veille avec les techniciens de surface. Et cela sans explication aucune. Même le siège des lieux fait en compagnie de ses collègues d'infortune, toute la journée, n'a donné aucun résultat attendu. Sans le moindre sou pour assurer le transport retour, la dulcinée de Salam fut contrainte d'y passer la nuit, surtout que la décision fut prise avec tous les autres d'aller se faire entendre bruyamment dès les premières heures de la matinée, devant les locaux de la primature. Une tournure des évènements qui naturellement a contraint le compagnon de Korotoumou à veiller sur la fratrie de quatre gosses dont un nourrisson qui a passé toute la nuit à pleurer, réclamant la chaleur maternelle.

Suivant de près cette actualité, ce dernier fut pris hier matin de rage lorsqu'il apprit que les balayeuses qui ont convergé devant la primature ont été gazées sans ménagement, pendant un bon quart d'heure, par des éléments des FRCI « sans cœur ». Salam ne manqua pas de lancer au passage, des jurons à l'endroit des nouvelles autorités dont il avait pourtant applaudi la prise de pouvoir à la suite de la violente crise post-électorale ivoirienne, les traitant de vils menteurs et d'incapables. Un sentiment largement partagé par les techniciens de surface désabusés par les promesses non tenues du régime. Face à la mobilisation de ceux-ci, la ministre Anne Ouloto a vite fait de dépêcher sur les lieux, son directeur de cabinet pour tenter de ramollir le mouvement de revendication. Dans sa besace, une proposition de payer non seulement trois mois mais à raison de 15000 Fcfa mensuel au lieu de 60000 Fcfa. Face au refus des manifestants, le directeur de cabinet s'est finalement engagé à verser dans les prochaines heures, les 60.000 Fcfa pour trois mensualités. Au moment où nous mettions sous presse hier, aucun paiement n'avait encore débuté, au grand dam des ouvriers. Notons que les balayeuses et les balayeurs ont été engagés sur la base d'une rémunération journalière de 2000 Fcfa pendant que les éboueurs et autres cureurs de caniveaux sont à 5000 Fcfa/jour. C'est tout ce beau monde qui réclame aujourd'hui six mois de salaire à la ministre de la salubrité.

Contexte

Plusieurs milliers de balayeurs ont tenté d'envahir la Primature hier au petit matin pour se faire payer six mois de salaire. Sans succès.


Enjeu

Le gouvernement fait face à une situation financière difficile due à la rareté des ressources internes mais aussi en raison d'une situation sécuritaire chaotique.


Le gouvernement ne veut plus tenir sa promesse

Les balayeuses et éboueurs embauchés dans le cadre de la lutte contre l'insalubrité totalisent six mois de salaire impayés. Le gouvernement espérait payer trois mois sans succès. Sur l'ensemble du District, ils sont 2000 à avoir travaillé pour le gouvernement dans le cadre de cette opération.


Les comptes ne sont pas bons


A Koumassi, le nombre de balayeurs concerné est de 300 personnes. Le gouvernement a consenti à payer seulement 78 personnes sur les 300. Ce qui provoque la colère des balayeurs qui avaient investi, tôt dans la matinée, les alentours de la primature. A Treichville, 52 sur les 182 devraient être payés.


« On nous a gazés »

« Nous sommes sur pied depuis hier. On nous a dit que le gouvernement a débloqué l'argent nécessaire et que nous devrions être payés à la mairie d'Adjamé. Mais nous sommes restés toute la nuit à Adjamé et ce matin nous avons décidé de marcher sur la Primature mais ils nous ont gazés ». Un manifestant.


Source : AFRICAN LIBERTY

Commentaires

Des promesses non tenues à l'endroit des femmes qui balayent, le père céleste nous dit : si vous êtes fidèles dans les petites choses ,je vous confierez les grandes (choses) ! Dans les petites choses ,ce pouvoir est infidèle que peut-il nous offrir de grands ? Rien,rien,rien,............................................zéro pointé !

Écrit par : Léopold | mercredi, 23 novembre 2011

ADO est désespérément fauché. Il ne sait pas comment tenir sa foule de promesses électorales.

Universités fermées pour un an, soient deux années blanches de suite, fermeture de tous les concours de la Fonction Publique, licenciements à tour de bras, chômage exacerbé, insécurité totale, cherté aggravée de la vie, injustice et exactions de toutes sortes, règne de la haine et de la vengeance: voici en quelques mots résumée la réalité du pouvoir OUATTARA!

DIEU ait pitié de la Côte d'Ivoire!

Écrit par : Dindé | mercredi, 23 novembre 2011

Vraiment, mon frère LEOPOLD, un grand YAKO à ma Côte d'Ivoire et à tous les Ivoiriens!

Écrit par : Dindé | mercredi, 23 novembre 2011

En tout cas, avec encore la monnaie (le franc CFA) qui va être dévaluée, début janvier 2012, la liste n'est pas limitative... ......................côte-d'ivoire yako !

Écrit par : Léopold | mercredi, 23 novembre 2011

Ces BALAYEUSES de rues sont tout de meme très COURAGEUSES vu les brimades et les sanctions qui pleuvent contre elles par le POUVOIR. Je ne comprends meme pas comment on peut employer du personnel sans les rénumérer et trouver ça tout à fait juste et normal à la fois.Mais bon,il est vrai que dans la NOUVELLE COTE d'IVOIRE,tout se fait!du jamais vu ailleurs dans aucun pays au monde,faut le souligner. Tant que ce GOUVERNEMENT ne sera pas SANCTIONNE par le PEUPLE, il continuera malheuresement à se foutre des gens comme il l'a toujours fait sans état d'ame.Le role de la MINISTRE,Anne OULOTO?réprimer les manifestations pacifiques de ces employées.En ce qui concerne le salaire,les promesses ne seront pas tenues,comme d'habitude.Aujourd'hui les balayeuses,demain au tour de qui à cette allure folle?il FAUT PARALYSER tout le PAYS pour espérer se faire entendre,dialoguer ne sert à rien,il ne comprenne que le language de la force et de la violence!que tous les fonctionnaires fassent une GREVE ILLIMITTEE,ils obtiendront peut-etre GAIN de CAUSE,pas SURS!

Écrit par : RitaFlower | mercredi, 23 novembre 2011

Tous ce qu'ils font n'est que de façade. Des écrans de fumés. TCI zéro,
balayage des rues zéro, FRCI zéro rien que de l’insécurité. Destruction de biens des pauvres zéro. Pluie de milliards zéro on passe nos temps à mendier. Comme quoi rien que du vent.

Écrit par : jack | mercredi, 23 novembre 2011

UN BONUS SUR LE SUJET.


ARRIERES DE SALAIRES : DES CENTAINES DE BALAYEUSES MANIFESTENT A ABIDJAN

Nouveau Courrier.info

Par La rédaction le 23/11/11 à 7:45


Des centaines de balayeuses ont marché ce mercredi sur le boulevard Valéry Giscard d'Estaing pour exiger six mois de salaires, estimé à 360 000 FCFA, dont le gouvernement n'a payé que 60 000 FCFA, soit un mois. Le mouvement des balayeuses a provoqué un embouteillage monstre entre Prima Center et le grand carrefour de Koumassi, obligeant les automobilistes à des détours, selon des témoins. Ces balayeuses avaient été recrutées au lendemain de la guerre postélectorale dans l'informel par des employeurs très proches du pouvoir Ouattara.

Écrit par : Dindé | mercredi, 23 novembre 2011

c'est ça la solution d'ADO , même les simples balayeuses pas de salaires pour elles: TRAVAILLEZ SANS SALAIRE. Pourtant il plane dans les airs chaque semaine. Où on va?

Écrit par : ago | vendredi, 25 novembre 2011

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