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vendredi, 25 novembre 2011

MALGRE LE DEMENTI DU CAMP OUATTARA, LE CFA SERA BEL ET BIEN DEVALUE: LA PREUVE


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Comme il fallait s'y attendre, le scoop livré par Notre Voie, dans son édition N° 3988 du lundi 21 novembre 2011 relativement à la dévaluation du franc Cfa, annoncée pour janvier 2012, suscite des réactions divergentes. Pendant que des économistes africains trouvent cette triste réalité inévitable au regard de la rude crise économique qui frappe l'Europe, les gouverneurs des banques centrales africaines concernées (Bceao et Beac) tentent de nier l'éventualité. Et pourtant, le franc Cfa se situe à un micron de sa deuxième profonde dévaluation.

 

«Si rien ne vient entre temps changer la donne, dès le 1er janvier 2012, c'est-à-dire dans moins de 40 jours, le Fcfa sera dévalué à nouveau. La parité fixe qui jusque-là était de 1 euro = 655,59 Fcfa passera à 1 euro = 1000 Fcfa. Selon une source diplomatique occidentale, c'est pour apporter cette information aux chefs d'Etat de l'Uemoa qu'Alassane Dramane Ouattara a fait le tour de la sous-région, la semaine dernière. Il a été mandaté, selon la source, par le Président français, Nicolas Sarkozy. En Afrique centrale, c'est à Denis Sassou N'Guesso que la mission a été confiée par Paris d'informer ses homologues de la Cemac mais aussi des Comores. Le diplomate assure que Sarkozy, compte tenu des problèmes que le Président sénégalais rencontre actuellement et surtout à cause de sa grande susceptibilité, a tenu à parler personnellement à Abdoulaye Wade lequel devrait informer son petit voisin bissau-guinéen».

Cette exclusivité publiée par le quotidien Notre Voie n°3988 du lundi 21 novembre 2011 a visiblement créé un séisme à la rencontre annuelle de concertation entre la Bceao et la Beac qui se tient à Abidjan, depuis mardi 22 pour prendre fin aujourd'hui 24 novembre 2011. Au point où, au sortir d'une audience avec Alassane Dramane Ouattara, le mardi 22 novembre, lendemain de la publication de l'article de Notre Voie, le gouverneur de la Beac, Lucas Abaga, a déclaré : «La dévaluation n'est pas d'actualité. La croissance reste rigoureuse en 2011 ; le taux de couverture monétaire est presque de 100% alors qu'il faut un minimum de 20%, tous les indicateurs sont dans le bon sens». Le nouveau gouverneur de la Bceao, Tiémoko Meyliet Koné, qui se tenait à ses côtés, a partagé la même vision que son homologue.

Le prêteur en difficultés financières

Ces propos du gouverneur de la Beac sont plus du registre de la politique, qui vise à amadouer les populations afin de prévenir toute manifestation de rue, que celui de l'économie, où la démagogie ne prospère pas face aux clignotants rouges. Si une timide croissance est constatée en Afrique depuis quelques années, ce n'est pas le cas en Europe où sévit une crise économique rude qui menace même les fondements de l'euro, la monnaie commune à 27 pays européens. Dont la France, ex-pays colonisateur de la majorité des pays, membres de la Bceao et de la Beac. Mais surtout «parrain» du Fcfa et principal pourvoyeur de «l'aide» au développement des Etats de la zone monétaire. Frappée par la crise économique qui touche l'Europe, la France se trouve profondément dans l'incapacité de jouer son rôle comme par le passé.

De son côté, l'Allemagne, la première puissance économique européenne, se refuse à servir de «parapluie» à la France en Afrique au risque de mettre en péril tout l'édifice européen. D'autant qu'en Europe, les conséquences de la crise se font durement ressentir. L'exemple de la Grèce est bien récent. «Le prêteur est en difficulté, c'est cela la réalité. Pour prêter de l'argent aux pays de la zone Cfa dans le cadre de l'aide au développement, la France empruntait, avant la crise, sur le marché européen à un taux de 2%. Elle prêtait ensuite aux pays africains à un taux de 4%. Avec la crise, le taux d'emprunt de la France sur le marché européen s'est accru. La France ne peut plus continuer puisqu'elle est frappée de plein fouet par la crise. Elle a donc décidé de dévaluer le Fcfa pour ne pas porter les pays de la zone Bceao et Beac comme un boulet au pied», soutient une source informée.

Ancien gouverneur de la Bceao, Alassane Dramane Ouattara que la France a activement contribué à installer au pouvoir a été chargé par Paris d'expliquer la pilule amère de la dévaluation du Fcfa aux autres chefs d'Etat de la zone. Quant aux gouverneurs de la Bceao et de Beac réunis à Abidjan avec les autres partenaires dont la France, il s'agit de réfléchir sur comment appliquer cette mesure sans faire sombrer les économies sous-régionales.

Comme avant le 11 janvier 1994

La tâche est ardue comme ce fut le cas en 1993, quelques mois avant la dévaluation du Fcfa survenue en janvier 1994. En effet, à partir de septembre 1993, le soutien financier de la France était conditionné à l'adoption par les pays de la zone Cfa de programmes économiques et financiers crédibles soutenus par le Fmi. Ce changement d'attitude préfigurait de la dévaluation du franc Cfa. Aujourd'hui encore, le schéma est identique.

Pendant que le Fmi est sollicité par l'Europe pour appuyer les économies de certains pays de la zone euro en grande difficulté, il soumet les pays africains à des conditionnalités socio économiques qui ne seront pas sans conséquences pour la stabilité de certains Etats. Des sources parlent, par exemple, de réduction du personnel de la Fonction publique et d'une privatisation totale de tous les secteurs des économies des pays africains.

La dévaluation va renchérir le coût de la vie déjà intenable dans certains pays comme la Côte d'Ivoire. C'est à juste titre que Houphouët s'opposait vigoureusement à la dévaluation. Quelques semaines après sa mort, le 7 décembre 1993, la France et le Fmi ont décidé, le 11 janvier 1994, la dévaluation de 50% du franc Cfa pour les 13 pays africains du continent et 33% pour les îles Comores. Pour janvier 2012, des sources parlent d'une dévaluation de plus de 60% du franc Cfa. C'est dire que la catastrophe est à nos portes. Et les pluies de milliards de Fcfa dévalués n'y pourront rien. Comme en 1994...


Didier Depry, in le quotien ivoirien "Notre Voie" N° 3991 du jeudi 24 novembre 2011.

didierdepri@yahoo.fr

 

Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

00:05 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Europe, France, Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : côte d'ivoire, france, afrique, dévaluation du franc cfa, nicolas sarkozy, uemoa, bceao, beac, cemac, euro | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

Commentaires

Après les embargos sur les médicaments,le cacao,la fermeture des banques nationalisées et l'asphixie de l'économie ivoirienne toute entière.La dévaluation du franc CFA à 60% voulus par SARKOZY et OUATTARA hilmself en partie.Résultats,les pauvres seront plus pauvres.Et ce GOUVERNEMENT s'étonne que les FUTURS INVESTISSEURS ne se bousculent pas à la porte.Maintenant,en plus du climat d'insécurité permanente qui règne dans la capitatale,ils auront plus qu'une bonne raison de ne pas vouloir faire des affaires avec ce REGIME qui n'a que faire du bien-etre social de sa population.Cette DEVALUATION n'est pas la BIENVENUE maintenant!!!!

Écrit par : RitaFlower | vendredi, 25 novembre 2011

Cette mesure va aggraver la situation économique et financière de nos pays même si certains spécialistes envisagent l'inverse. Personnellement, je ne les crois pas parce qu'on sait ce qu'on a vu avec la première dévaluation, dans notre pays.

Si les retombées étaient prévues pour être si bénéfiques et si salutaires pour nos économies, dans une grisaille internationale aussi assassine, Ouattara n'aurait pas fait mettre en prison le journaliste Didier Dépry, qui l'a annoncée dans le quotidien "NOTRE VOIE", avec son Directeur de publication!!! ça coule de source! C'est le bon sens même!

En clair, rien de bon n'arrive pour nous avec Ouattara. Pire, c'est lui qui fait le tour de l'Afrique pour annoncer la nouvelle à ses pairs. Tu parles d'un serveur de thé!

Écrit par : Dindé | vendredi, 25 novembre 2011

C'est quand même bizarre et étrange mais si des gens ne veulent fournir aucun effort pour se dégager de la tutelle de ces bandits de grands chemins que sont ces européens, ce sera ainsi jusqu'à la fin des temps en Afrique et dans nos pays. Comment comprendre que quand les pays africains traversent des crises économiques, l'europe propose comme solution à leur probleme la dévaluation de leur monnaie et quand c'est l'inverse c'est à dire l'europe traverse une crise économique grave on ne demande pas à ses pays la dévaluation de leur monnaie mais c'est plutôt aux pays africains qu'on demande de dévaluer leur monnaie ? Cette économie est bizarre et étrange à cerner pour nous autres. Avons nous des économistes en Afrique?. En toute sincérité la question ou réaction que j'attendais depuis longtemps de nos soit-disant économistes africains est la suivante. Au vu de la crise économique que traverse l'europe, le FCFA devrait être sureévaluée? je l'ai attendue en vain. C'est plutôt des affirmations sans fondement du genre puisque l'europe traverse une crise économique grave alors les pays africains devraient s'attendre à une dévaluation de leur monnaie. Tout ceci accompagné d'explication peu convainquante defiant toute intelligence humaine pour ne pas dire des demonstrations obscures, diffuses et confuses. Mais diantre pourquoi? Une monnaie est déterminée par la santé economique du pays et d'après leur propre analyse les économies africaines se portent bien.Alors dites moi qu'est ce qui peut donc expliquer une dévaluation? Pour le commun des mortels c'est une aberration et encore plus pour nous les non initiés de cette science c'est encore de l'occultisme.
Au-delà de tout tant qu'il y aura des africains à l'instar de nos gouvernants actuels pardon de nos gouverneurs actuels se promenant comme des coyotes, des oiseaux de mauvais augure sur des tarmacs des aéroports européens, l'Afrique boira jusqu'à la lie le jus de l'humiliation et de la honte.Honte à toi
sommes nous obligés de rester lier par des accords quand bien même que ces dits accords ne nous arrengent plus (ne sont plus à notre avantage) à un moment donné de l'histoire? Il n y a aucune raison qui explique cela.Si ce n'est la fainéantise, la couardise, l'égocentrisme, la méchanceté de nos gouverneurs d'outre-mer. Illustration: ils ont tous leurs comptes bancaires en europe alors une dévaluation de nos monnaies leur est favorable car une fois rapatriés ils accroissent leur pouvoir d'achat et continuent de regner en maitre absolu tandis que le peuple supposé nous avoir confié son destin s'appauvrit davantage comme un rat fauché. Oui encore et encore un bradage de nos ressources et immenses richesses par nos gouverneur d'outre-mer. Explication: ce que vous ne voyez pas, au-delà de ces actions c'est un deal entre ces suppôts et leurs maitres car 1 euro est deboursé pour rafler toute la cagnotte (nos ressources et matières 1ères) et les dividendes leur sont versées sur leurs comptes bancaires ouverts à cet effet par le maitre lors de leur accession au pouvoir. Et ils continueront de s'enrichir et de conforter leur pseudo pouvoir. Et quant au peuple il doit davantage fournir d'effort pour acquerir la même chose qu'il obtenait jadis au bout d'un petit effort. Voilà la réalité. Mais ils oublient une chose fondamentale: le plus fort n'est jamais assez fort pour demeurer toujours le maître.
J'ai mal et honte à cette Afrque des pantins, des beni oui oui OOOh mon Dieu oh mon Dieu qu'ai-je fait pour naître sur un continent peu fier et ayant une propension à la médiocrité chronique.
Honte à toi Afrique, Honte à toi Afrque, Honte à toi ouattara, soro, wade, compaoré, savimbi, juma,searleaf, goodluck pardon badluck.
Que Dieu bénisse les dignes fils de ce continent.

Écrit par : intelligenciahomme | vendredi, 25 novembre 2011

je parie que ADO va dire comme dans les années 90 ne vous en fait pas la dévaluation va permettre au pays d'être un grand pays comme la France
mon oeil

Écrit par : janus | samedi, 26 novembre 2011

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