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dimanche, 04 décembre 2011

GBAGBO A LA CPI: DECLARATION OFFICIELLE DU FPI - LE PROCESSUS DE RECONCILIATION AU POINT MORT

 

LAURENT AKOUN 2.jpg

«Tenez-vous prêts pour des mots d'ordre à venir»

 

Le lundi 28 novembre 2011, dans une procédure complètement illégale, la doyenne des juges d'instruction du tribunal de première instance du Plateau engage une audition du président Laurent Gbagbo sur les infractions de «crimes économiques». Le mardi 29 novembre 2011, contre toute attente, la Chambre d'accusation de la Cour d'appel d'Abidjan notifie au Président Laurent Gbagbo un mandat d'arrêt international émanant de la Cpi. On assiste alors à un emballement de l'appareil juridico-politique pour aboutir le même jour au transfèrement du Président Laurent Gbagbo à la Cpi à la Haye selon une procédure toute aussi illégale.

Cette opération n'est qu'une mascarade et une parodie de justice mises en oeuvre par le Président Ouattara pour obéir aux injonctions de ses parrains. Elle n'est que la manifestation suprême d'une haine qu'ils vouent au Président Laurent Gbagbo pour sa vision politique ancrée sur la souveraineté nationale. Elle finit de convaincre le Fpi et ses alliés, ainsi que l'opinion nationale et internationale sur le refus définitif du Président Ouattara de voir une Côte d'Ivoire réconciliée.

C'est pourquoi le Comité central instruit instamment le Secrétariat général de prendre des mesures légales appropriées, notamment la mobilisation des structures, de l'opinion nationale et internationale et ce, dans le cadre de l'action unitaire au sein du Cnrd, afin d'obtenir la libération définitive et le retour du Président Laurent Gbagbo en Côte d'Ivoire.

Par ailleurs, le Comité central:

- condamne ce véritable hold-up politico-judiciaire de transfèrement du Président Laurent Gbagbo à la Haye alors que les enquêtes sont en cours; ce qui constitue une violation grave de la présomption d'innocence reconnue à tout être humain;

- s'insurge contre cet enlèvement politique qui s'apparente plus à une contrainte à l'exil sous le prétexte de «mandat d'arrêt internationale» alors que les vrais criminels sont les rebelles et leurs vrais chefs dont les dossiers sont pendants à la Cpi depuis 2004 ;

- dénonce la collusion du procureur Ocampo avec Alassane Ouattara sur fond de corruption massive dont les indicateurs sont, entre autres, la rencontre secrète récente entre les deux hommes à Paris et l'affrètement d'un avion privé par le Président Ouattara pour le transfèrement du Président Gbagbo, alors que le Cpi dispose de moyens à cet effet ;

- assure le Président Laurent Gbagbo du soutien et de la solidarité indéfectibles du parti dans cette épreuve qu'il bravera pour le bonheur des Ivoiriens et des Africains. En attendant que le Secrétariat général, en liaison avec les organes exécutifs respectifs de nos alliés du Cnrd, entreprenne des actions idoines, le Fpi, sur décision du Comité central:

- suspend sa participation à tout processus de réconciliation et demande à tous ses cadres de s'abstenir de toute activité y afférant ;

- affirme que le transfèrement du Président Laurent Gbagbo signe la rupture du dialogue républicain en cours avec le pouvoir et ses alliés. Enfin, le Comité central du Fpi demande à tous les militants sympathisants, démocrates ivoiriens et africains de se tenir prêts et de rester à l'écoute de la Direction pour les mots d'ordre imminents à venir.


Fait à Abidjan, le 30 novembre 2011


Pour le Comité central du Front populaire ivoirien,

Le Secrétaire général, Porte-parole

 

Laurent Akoun


Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

Commentaires

SI CHARLES KONAN BANNY A UNE ONCE DE DIGNITÉ ET D'HONNEUR, IL DOIT DÉMISSIONNER. OUATTARA A DÉFINITIVEMENT TORPILLÉ LA RÉCONCILIATION NATIONALE!!!

Écrit par : Dindé | dimanche, 04 décembre 2011

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