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mercredi, 07 décembre 2011

CPI: GBAGBO CREVE L'ECRAN A LA HAYE

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Un peu moins de trente minutes, c'est le temps qu'a duré hier, la comparution initiale du président Laurent Gbagbo devant les juges de la cour pénale internationale (CPI), à la Haye. Une sortie fort attendue en Côte d'Ivoire et dans bien d'autres contrées de la planète où l'on s'intéresse à ce procès qualifié déjà, par certains observateurs, de « procès du siècle » ou encore de l'ultime confrontation entre les souverainistes Africains et des tenants de l'ordre colonial ancien.

Devant les caméras des grandes chaînes de télévision mondiales, comme voulu par le président Laurent Gbagbo lui-même, parce que dit-il, « je n'ai rien à cacher », ce dernier est apparu serein et décontracté devant la Cour. Habillé dans un impeccable costume bleu-nuit qui lui allait comme un gant, avec une éclatante chemise blanche et une cravate bleu-ciel bien nouée, le champion de l'ex-majorité présidentielle ivoirienne a présenté hier, un visuel aux antipodes de l'image du déporté détenu dans des conditions exécrables à Korhogo et débarqué à la Haye avec en tout et pour tout bagage, le pantalon-chemise qu'il portait le jour de son transfèrement, comme il l'a expliqué lui-même à la barre, devant les des juges totalement médusés.

A l'image de la présidente Silvia Fernandez de Gourmandie, qui dirigeait hier les débats préliminaires et qui avait du mal à cacher sa grande émotion, pendant et après l'exposé liminaire du président Laurent Gbagbo. Si l'homme est apparu quelque peu amaigri, et a fait cas de certains bobos nés des conditions de détention décrites plus haut, il n'a en revanche rien perdu de sa verve, de son latin et de sa légendaire bonne humeur. Sans haine et sans rancune, mais digne dans l'épreuve, le mentor du FPI et des résistants ivoiriens a donné le ton de ce que seront les débats à la Haye, dans les prochains mois. A savoir, faire toute la lumière sur la crise postélectorale ivoirienne. Avec notamment, le rôle joué par les autorités françaises, le président Nicolas Sarkozy en tête.

Un militantisme massif en faveur de la manifestation de la vérité et une détermination à toute épreuve qui ont rempli de bonheur ses partisans aussi bien en Côte d'Ivoire qu'au-delà des frontières nationales. A Abidjan comme à l'intérieur du pays, la vie s'est pratiquement arrêtée hier à 13 heures GMT, poussant un peu plus dans l'anonymat la campagne pour les législatives prévues pour le dimanche prochain. Les rues se sont vidées et les bureaux désertés peu avant l'heure H. La préoccupation de tous était de se retrouver devant un poste téléviseur pour suivre en direct la première audition du président Laurent Gbagbo.

Visiblement, personne ne voulait se  faire conter l'évènement, comme la jeune Habiba, scotchée devant le petit écran et qui a fait cramer la nourriture de la maisonnée de maman Katia. Heureusement pour elle, la cause de cette faute professionnelle était Laurent Gbagbo. Une cause largement suffisante pour que sa patronne passe par pertes et profits la méprise de la jeune servante.

D'ailleurs la maîtresse des lieux, à l'autorité si d'ordinaire cassante, était hier, particulièrement dans un bel état d'esprit, surtout après avoir revu huit mois après, les images rassurantes de son champion, Koudou Laurent Gbagbo. Ceux qui comme maman Katia ont suivi l'audience ont noté au passage, la mine pleine de gêne du procureur de la CPI, Louis Moreno Ocampo tout au long du temps de parole de l'ex-N°1 ivoirien.

De l'avis de la plupart des observateurs, Laurent Gbagbo a, d'entrée, crevé l'écran en faisant une belle prestation depuis le pénitencier de la Haye. Un brillant exercice que les communicants de Ouattara auront du mal à discréditer et à effacer dans l'esprit de tous ceux qui ont écouté, hier, le fils de Zêpê Koudou Paul.


Yves de Séry, in le quotidien ivoirien « Aujourd'hui » N° 113 du mardi 6 décembre 2011.


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PREMIERE COMPARUTION DE LAURENT GBAGBO A LA HAYE: SERENITE, EMOTION ET HONTE SUR LE PLATEAU DE LA CPI


Parade spectaculaire que celle qui a été donnée de voir au monde entier de voir hier, lundi O5 décembre 2011, dans la salle d'audience de la chambre préliminaire de la Cour pénale internationale. A l'affiche, la première comparution de Laurent Gbagbo, ex-Chef d'Etat de la République de Côte d'Ivoire devant les juges de la CPI. Comme il fallait s'y attendre, cette première comparution d'un ancien Chef d'Etat ivoirien a, d'évidence, cristallisé toutes les énergies psychologiques des Africains, notamment ceux issus de l'Afrique digne. Et qui n'ont pas voulu se laisser compter l'évènement du siècle.

L'audience elle-même débute à 13H,  heure locale, avec l'entrée en scène de Mme Silvia Fernandez de Gurmendi, présidente du tribunal à la Cour, qui va dans un premier temps, demander à Laurent Gbagbo de se présenter à l'auditoire et, ensuite va l'interroger pour savoir s'il avait été informé des charges qui sont retenues contre lui, les conditions de sa remise à la CPI, puis celles de sa détention à la Haye et enfin, celles de son transfèrement dans ce quartier pénitentiaire de la cour pénale internationale.

En réalité, ces différentes questions, comme si Laurent Gbagbo s'y attendait, lui ont servi d'occasion pour surprendre le monde entier. Avec la maitrise du verbe et la sérénité légendaire qui le caractérise en pareille situation, Koudou Gbagbo Laurent, a servi la vérité à Silvia Fernandez de Gurmendi. La juge qui croyait ainsi se trouver en face d'un vulgaire criminel ivoirien, s'est très tôt ravisée. En face d'elle, était donc Laurent Gbagbo. L'homme qui, dans un speech magistral pour une si petite audience, se laissait découvrir avec admiration. Visage rayonnant, regard impérial et en coin, un sourire de malabar, le prisonnier du couple Sarko-Ouattara a averti. « Nous irons bien jusqu'au bout. » Une phrase qui situe sur la longueur du périple juridico-politique que va connaitre cette affaire à la Haye.

A toutes les questions qui lui ont été posées, des réponses ont été données. Sans rancune, ni haine. Même si, a-t-il précisé, il subit ce qu'il n'a jamais été capable de servir à ses adversaires. Et quand la présidente du Tribunal lui demande s'il parlait correctement le français, Laurent Gbagbo répondra par l'affirmative tout en précisant son sentiment de regret. « Oui, je ne parle que le français, malheureusement ». L'Argentine, Silvia Fernandez de Gurmendi qui, sans s'en rendre compte, s'est laissée embourbée psychologiquement par l'explication de Laurent Gbagbo n'en finissait pas d'acquiescer. Si ce n'est pas par la bouche qu'elle marquait son étonnement, c'est par les bras ou, quelque fois, par le regard. A vrai dire, elle a été surprise par les conditions de détention, du reste illégales, auxquelles Gbagbo était confronté. Toutefois, elle ne s'éloignait pas du dossier.

A l'inverse, le procureur de la cour pénale internationale, Luis Ocampo n'en pouvait pas d'assister longtemps à cette audience. La raison, personne ne l'ignore, les révélations de Laurent Gbagbo sur son transfèrement à la Haye, la mascarade bien orchestrée par lui, la justice ivoirienne et le régime d'Abidjan mettaient à nue le visage hideux de l'homme. Luis Ocampo est resté tête baissée. Les doigts entrelacés et les pieds dansant au rythme de la gène. Tout au long de l'audience, et surtout pendant l'explication à tonalité pathétique de Laurent Gbagbo relative à sa détention et son transfèrement humiliants à la Haye, Luis Ocampo qui a fait la pluie et le beau temps lors de son bref séjour en terre ivoirienne est subitement devenu petit, non seulement dans le regard, mais aussi petit dans ses souliers.

Rappelons que Laurent Gbagbo a été arrêté par la CPI pour sa responsabilité pour crime contre l'humanité en tant que coauteur indirect de meurtres, de viols et de violences sexuelles, d'autres actes de persécution et d'autres actes inhumains. Pour Gbagbo, avec ce procès, il est prêt à aller  jusqu'au bout.


Simplice Zahui, in le quotidien ivoirien « Aujourd'hui » N° 113 du mardi 6 décembre 2011.

Commentaires

Très belle analyse,de l'entrée en scène du WOODY!je suis d'accord de ce REGARD autre que celle qu'on n'a l'habitude de nous servir souvent.Avec une VOIX CASSEE mais CLAIRE,il a exprimé son VECU avec le language DIRECT qu'on lui connait si bien.LEADER CHARRISMATIQUE,il sait vraiment CAPTIVE son AUDITOIRE!il ne veut pas qu'on s'apitoie sur son sort mais il met un POINT d'HONNEUR à RACONTER sa VERITE.C'est important,de préciser comme le dit l'auteur de l'article que c'est à sa demande express que cette COMPARUTION se passe devant les CAMERAS du MONDE ENTIER.Comme s'il voulait prendre les téléspectateurs en TEMOIN de la suite des EVENEMENTS.S'il s'en sort de cette EPREUVE,à partir de là,tout le MONDE le RESPECTERA,la COTE d'IVOIRE,les Ivoiriens et PERSONNE n'osera s'en PRENDRE lui,sans RAISON.Il aura démontré sa FORCE MENTALE et SPYCHOLOGIQUE aux plus SCEPTIQUES d'entres eux.Je suis CONSCIENTE que le COMBAT sera RUDE mais il n'a rien à PERDRE alors il joue le TOUT pour le TOUT!SOUTENONS le TOUJOURS!!

Écrit par : RitaFlower | mercredi, 07 décembre 2011

Il est bon à préciser que la comparution de notre champion nous a fait du bien.
Bien entendu, cela a fait beaucoup de bouleversement et ça, il fallait s' y attendre. Moi, je reste serein jusqu'au bout car bien de choses seront révélées. Disons que notre chef se porte bien et est prêt pour aller jusqu'à la fin de ce procès.
Prions pour lui.

Écrit par : Habachie Gontran | jeudi, 08 décembre 2011

COMBATTANT JUSQUE DANS L'AME, GBAGBO LE RESTERA; COMME UN SPHINX IL RENAIT TOUJOURS DE SES CENDRES. AGIL COMME UN CHAT, IL RETOMBE TOUJOURS SUR SES PATTES. CEUX QUI NE CONNAISSAIENT PAS LE WOODY DE MAMA, VIENNENT DE FAIRE SA CONNAISSANCE. CEUX QUI ONT ENTENDU PARLER DE LUI LE DECOUVRE ET CELA NE FAIT QUE COMMENCER. QUELQU'UN DISAIT QUE QUAND SATAN VEUT TE PERDRE IL TE REND AROGANT. L'AROGANCE DE OUATTARA ET SARKOZY LES PERDRA. ILS VOULAIENT QUE WOODY SOIT DANS LA PLACE, HE BIEN ! IL Y EST POUR LEUR PROPRE MALHEUR.

Écrit par : gnonsoa sihan | jeudi, 08 décembre 2011

Le Big Show de notre Woody national! Il ne manquait que la musique (devant c'est maïs) et des pas endiablés de ziglibity pour agrémenter le tableau. Pitoyable!

Écrit par : Blincky Bill | jeudi, 08 décembre 2011

kiakiakiahh s'est pathétique a qu'elle point vous pourriez ètre si naif qu'elle que soit sa pertinence son eclat de langage sa robusté et j'en passe le boucher des lagunes croupira en prison et ce pour très longtemps voir infini c'est a juste que vous puissiez vous tarir d'eloge a son egardmais si j'étais a votre place et ça ne risque pas d'arrivé je cesserai de me voilé la face mais vous connaissant cela est impossible.

Écrit par : youssouf Diabaté | jeudi, 08 décembre 2011

Tais-toi un instant et écoute le vent qui siffle! Mets-toi vite à l’abri de peur d'être aussi emporté. Sache lire le signe des temps et sois lent à la parole, à la condamnation, surtout quand tu n'as rien reçu de Dieu ou quand tu ne sais pas lire Sa parole pour en interpréter le sens. Dieu se révèle à toi et t'oriente dans tes voies, tes choix. Dieu bénisse la Côte d'Ivoire!

Écrit par : Marie | jeudi, 08 décembre 2011

ca ne fait que commencer

Écrit par : JEAN ROLAND | jeudi, 08 décembre 2011

En tout cas, ça ne fait que commencer. Mais qu'est-ce qui ne fait que commencer? That is the question?

Écrit par : Blincky Bill | vendredi, 09 décembre 2011

Blincky Bill tu me fait pitié quant je pense que tes parent t'on mis a l'ecole pour refléchir et les éclairer dans tout ce qui se passe toi tu les conduit vers l'abîme en leur racontant des bétises . Prend un instant et réfléchi un peu même si c'est un exercice pénible pour toi et tous ceux de ta race et dit moi qui est le véritable bouché d'abidjan

Écrit par : suchoi 27 | vendredi, 09 décembre 2011

SEM- Koudou Gbagbo n'a pas CREVE l'ECRAN a la Haye(CPI); chez moi, il s'est un peu "RIDICULISE".
SEM- Koudou Gbagbo, se CROYAIT a son PROCES-OUVERT et pourtant ce n'etait pas le CAS.
C'etait simplement une SIMPLE PRISE de CONTACTE..... et NON...une affaire sous "l'ARBRE-a-PALABRE" de chez nous au pays.

Écrit par : srika Blah | vendredi, 09 décembre 2011

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