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jeudi, 08 décembre 2011

DETENUS ARBITRAIREMENT PAR ALASSANE DRAMANE OUATTARA: LES TROIS JOURNALISTES DE NOTRE VOIE LIBERES

 

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Accusés d'abord par le parquet d'Abidjan d'offense à Alassane Dramane Ouattara, puis d'incitation au vol, pillage et de destruction de bien publics, Lawa Souanga alias César Etou, Didier Dépry et Boga Dago Joachim alias Boga Sivori, respectivement Directeur de publication, rédacteur en chef et Chef de service politique au quotidien Notre voie ont été libérés hier mardi 6 décembre. Ce, à l'issue de l'audience qui a lieu au Palais du tribunal d'Abidjan.

Les deux charges retenues contre eux, ont été requalifiées de délits de presse par le même parquet. Qui, apparemment a trouvé finalement ce dossier vide de toute substance. Une occasion pour la défense de dire que ces différentes requalifications des charges cachent quelque chose d'étrange. C'est pourquoi, elle a conclu que ses clients ont été retenus pendant 13 bons jours à la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (Maca) pour rien.

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En effet, c'est suite à deux articles que ces confrères ont été arrêtés. Le premier article écrit de Boga Sivori, piqué dans la lettre du continent est intitulé «Pendant que les Ivoiriens meurent de faim, Ouattara s'offre 40 Mercédès au gouvernement». Le second papier écrit par Didier Dépry porte sur «la dévaluation prochaine du Fcfa». Ce sont ces deux écrits qui ont valu l'arrestation des confrères sur instruction du Procureur de la République, Simplice Koffi Kouadio.

En tout cas, après le verdict, les parents, amis et autres confrères des journalistes ont éclaté de joie. Pour eux, c'est une première victoire que vient de remporter la presse libre en Côte d'Ivoire sous le pouvoir d'Alassane Dramane Ouattara.


Joseph Atoumgbré


Source: LE TEMPS

Commentaires

Enfin LIBERES devais-je dire...OFFENSE à ALLASSANE OUATTARA,j'aurais tout vu et tout entendu de ce Nouveau POUVOIR.Et avec toute cette INJUSTICE faite AUX JOURNALISTES de l'OPPOSITION,il faut quand meme CONTINUER à l'APPELER"CHEF d'ETAT"ou PRESIDENT de la REPUBLIQUE de COTE d'IVOIRE!lui qui n'a que du MEPRIS et du CYNISME pour tous ceux qui le contredisent encor

Écrit par : RitaFlower | jeudi, 08 décembre 2011

Nous au moins a n'a pas abattu des journalistes et pour certains dont le corps n'a pas été retrouvé jusqu'a present croyez le ou pas nous sommes dans un etat de droit et quiconque dira des propos non verifiés se verra en taule s'est aussi simple que ça. Maintenant fermez la 1peu et laisser nous travailler.

Écrit par : youssouf Diabaté | jeudi, 08 décembre 2011

YOUSSOUF DIABATE,

Quel travail faites-vous?

- Universités fermées pour au moins 2 ou 3 ans (pas d'argent pour restaurer ce que vous avez détruit. Les étudiants sont obligés de s'exiler pour poursuivre leurs études).

- Réconciliation nationale au point zéro (Gbagbo a fait infiniment mieux que vous, de ce point de vue, nul ne peut le nier).

- Cherté aggravée de la vie. Tous les ménages s'en plaignent.

- Pas de médicaments dans les hôpitaux. Vous avez annoncé la gratuité mais il n'y a rien dans nos centres de santé. Même les consommables de radios et d'échographie, les simples médicaments d'usage courant, sont introuvables. Nos hôpitaux sont devenus des mouroirs, pire qu'au moment de l'embargo européen contre la Côte d'Ivoire, sous Gbagbo.

- Racket jamais égalé des FRCI. Au point où les opérateurs économiques Maliens et Nigériens se sont détournés de nos ports.

- Insécurité prononcée à Abidjan et dans tout le pays (il ne se passe pas un jour qu'on ne déplore les crimes et exactions des FRCI).

- Élections législatives avec un découpage électoral fraudé qui donne plus de postes de député au Nord qu'au Sud et au Centre. La CEI entièrement RHDP et la persécution des meetings du FPI cautionnée par le pouvoir Ouattara. D'ailleurs, la campagne électorale a basculée dans la violence. On compte déjà des morts et des blessés graves. Entre partisans du RHDP, s'il te plaît. Le FPI-CNRD a eu raison de ne pas y fourrer le nez: ça aurait été l'hécatombe. Et ça n'allait pas aller quelque part, comme disent les Ivoiriens. Justice des "vainqueurs" oblige. Depuis que Ouattara est au pouvoir, le Droit est mort et l'impunité, érigée en devise nationale!

- Nomination à base ethnique et tribale dans toute l'Administration.

- Les concours de la Fonction Publique qui donnaient un peu de travail aux jeunes et permettaient aux fonctionnaires d'avoir un peu de promotion, fermés. Les seuls concours encore en lice sont ceux des Instituteurs et des Infirmiers. Gnamien Konan a dit sur RTI1 que l’État ne recrute plus. Parce qu'il n'y a pas d’argent et qu'il y a trop de fonctionnaires. A quoi servent donc ces concours? Je vais te le dire: A remplir les caisses vides du Trésor. Plus de 50.000 inscrits pour le seul concours du CAFOP (Instituteurs ordinaires, sans les Instituteurs adjoints, plus nombreux), à raison de pratiquement 40.000 F de frais par candidat. Cagnotte pour l’État: 2 milliards!!! Quelle est cette comédie?

- Non respect de la Constitution: ADO est toujours le président du RDR et il n'a toujours pas déclaré ses biens devant la Cour des Comptes. Il a illégalement suspendu l'Assemblée nationale et reconstitué le Conseil Constitutionnel.

- Surendettement de la Côte d'Ivoire (Gbagbo dirigeait le pays avec nos propres ressources et remboursait les dettes d'Houphouet-Ouattara et de Bédié. Il avait bouclé l'initiative PPTE pour Mars 2011, vous, vous l'avez renvoyée aux calendes grecques par votre gestion chaotique, toutes vos destructions et pillages d'entreprises et vos dettes illogiques, si ce n'est insensées. Génial, non?).

Quel travail faites-vous?

- Vous avez fermé le carrefour de la Riviera 2 pour les travaux du nouvel échangeur, il a été rouvert en seulement trois jours (caisses vides. Ils devaient le savoir, mais Soro et Ouattara comptaient sur Bruxelles. Ils ont, aujourd'hui, le bec dans l'eau).

- Les travaux du 3ème pont Riviera-Marcory sont au point mort après un lancement pompeux et inutilement festif. Ils n'ont d'ailleurs jamais démarré. Ouattara est paumé.

Quel travail faites-vous?

Écrit par : Dindé | jeudi, 08 décembre 2011

Aucun Etat qui se dit moderne ne saurait faire usage de la justice pour bâillonner la presse. Je regrette que certains puisse penser que mettre des journalistes en prison est un moindre mal.
La liberté de la presse est le pendant de la liberté de penser. Ce principe est fondamental dans toute démocratie. Le pouvoir en place doit s'obliger à le respecter. S'il ne le fait pas, le peuple doit l'y contraindre en empruntant la voie démocratique.
Pour autant, la liberté de la presse n'est pas une licence à l'injure ou à la calomnie. Comme tout droit, cette liberté à une finalité: informer sainement le peuple. Ce faisant, au motif de jouir d'une liberté, le journaliste ne peut pas tout se permettre au motif de compromettre le droit qui lui est reconnu.
La Côte-d'Ivoire a fait le choix d'avoir une presse partisane. Mais parti pris comporte des inconvénients qui prennent un relief particulièrement grave lorsqu'on se trouve en période post-crise, comme c'est le cas actuellement.
La toute première urgence du gouvernement ivoirien doit être de créer un climat de confiance qui permette à la presse d'exercer sereinement ses activités, dans le respect de la loi. En outre, il doit s'astreindre à civiliser sa législation sur la presse en dépénalisant les délit de presse.
Dans un contexte où on affirme urbi et orbi rechercher la réconciliation, il ne sert à rien d'exacerber les antagonismes en pourchassant les journalistes de l'opposition et en cherchant à les museler.
De son côté, la presse pro-Gbagbo doit reconnaître que son champion n'est blanc-bleu dans ce qui est arrivé à la Côte-d'Ivoire. Continuer de présenter M. Gbagbo comme une victime sans jamais exercer un droit d'inventaire sue ses dix ans passé au pouvoir relève d'une curieuse façon de faire du journalisme. Nous ne sommes plus au temps des pères fondateurs où il fallait que le journaliste soit la voix de son maître. Un peu d'esprit critique et de critique ne ferait pas de mal à la construction démocratique en Côte-d'Ivoire.
L'histoire en mouvement attend de nous autre chose que les invectives partisanes du haut de la répression ou du fond de la salle de rédaction.
Mais, il se peut que je me trompe. La Côte-d'Ivoire est trop compliquée et on a parfois de la peine à décrypter les rationalités en présence. L'ethnie, le village, la religion, la famille sont des étalons que l'on refuse d'interroger. Pourtant, il faut bien y arriver. C'est le prix à payer.

Écrit par : Blincky Bill | vendredi, 09 décembre 2011

Il faut faire montre d'honnêteté intellectuelle et ne pas se forvoyer ni se voiler la face simplement parce que nous sommes qu'on le veuille ou non,en présence d'un spectacle désolant pour la Côte d'Ivoire.La conception purement égratignée du pouvoir vient de recréer une société émiettée , désarticulée et fonncièrement meurtrie . C'est là la piètre considération d'une légitimité bien légère.

Écrit par : manules | samedi, 10 décembre 2011

Tout ceci me paraît bien confus.

Écrit par : Blincky Bill | dimanche, 11 décembre 2011

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